Etude sur le disciple de Jésus-Christ appelé Simon et surnommé Pierre
Module trois : Ce travail concerne une préparation de cours dans le but d’expliquer l’appel et la personnalité de celui qui a reçu pour tâche de paître le troupeau de brebis de l’ekklésia de Jésus-Christ dans le Royaume de Dieu.
Cette étude est la troisième d’une série de vingt cours qui aura pour objectif de prouver que Jésus-Christ est bien le Messie attendu et qu’il est venu réaliser les prophéties annoncées concernant le Royaume de Dieu.
Ce travail de recherche se terminera par une thèse de doctorat ayant pour titre le Royaume de Dieu vu par Jésus-Christ
L’ensemble des travaux est dirigé par BibleDoc
Le doctorant est Bernard IRRMANN
Sommaire
Introduction....................................................................................................... page 4
Définition du terme disciple.............................................................................. page 5
La réponse immédiate des disciples.................................................................. page 5
La pêche miraculeuse et l’appel à devenir disciple........................................... page 5
Ils laissèrent leurs filets..................................................................................... page 6
Nous avons trouvé le Messie............................................................................. page 6
Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon église......................................... page 6
Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière................................. page 7
Jésus-Christ avertit les disciples des règles pour le suivre................................ page 7
Jésus insiste sur le fait qu’il n’est pas venu apporter la paix sur la terre........... page 7
Que connaissons-nous de Simon surnommé Pierre........................................... page 7
La femme de Simon........................................................................................... page 8
La maison de André et Simon à Capernaüm..................................................... page 8
La langue araméenne remplie de l’accent de la Galilée.................................... page 8
Des gens du peuple sans instruction.................................................................. page 8
André disciple de Jean-Baptiste........................................................................ page 8
Nous avons trouvé le Messie............................................................................. page 8
Explique-nous cette parabole............................................................................. page 9
Combien de fois dois-je pardonner à mon frère................................................ page 9
Qu’en sera-t-il pour nous ?................................................................................ page 9
Le figuier maudit............................................................................................... page 9
La femme atteinte d’une perte de sang.............................................................. page 9
Cette parabole concerne-t-elle les disciples ou bien est-elle pour tous..............page 10
Pas seulement les pieds mais aussi les mains et la tête......................................page 10
Que veux-tu dire en disant vous ne pouvez pas venir avec moi.........................page 10
On le voit présent dans la résurrection de la fille de Jaïrus................................page 11
Il propose de dresser trois tentes.........................................................................page 11
Le dernier repas de la Pâque que Jésus a pris avec ses disciples........................page 11
Quelle était la personnalité de Pierre..................................................................page 12
La remarque de Pierre à Jésus.........................................................................page 12
La violence de Pierre...................................................................................... page 12
La présomption de Pierre................................................................................page 13
Les pleurs de Pierre après son reniement........................................................page 13
La miséricorde de Jésus..................................................................................page 13
Pais mes Brebis...............................................................................................page 13
Pierre après la pentecôte.................................................................................page 14
Pierre et Jean montaient ensemble au temple................................................ page 15
L’arrestation de Pierre et de Jean...................................................................page 16
L’accomplissement de la promesse de Jésus-Christ pour Pierre...................page 17
Pierre et les non-juifs.....................................................................................page 17
Une réprimande publique...............................................................................page 17
Le neveu de Pierre.........................................................................................page 17
Conclusion.....................................................................................................page 18
Bibliogaphie..................................................................................................page 18
Introduction
Bonjour à toutes et à tous,
Nous en sommes à notre troisième cours, lors des deux études précédentes nous avons de façon succincte découvert la naissance de Jean-Baptiste et celle de Jésus-Christ ainsi que le contexte familial, social et spirituel qui rapprochait ces deux hommes dans le premier cours, puis dans la seconde étude nous avons détaillé les premiers éléments du commencement de leurs ministères respectifs, en insistant d’une façon plus particulière sur le ministère de Jésus-Christ. Ses premiers pas après son baptême et sa préparation lors des quarante jours au désert, le choix de ses disciples et les premiers miracles qui accompagnaient l’annonce du Royaume de Dieu.
Aujourd’hui, j’aimerais diriger votre attention sur l’un des premiers disciples choisi par Jésus-Christ. Il s’agit de l’apôtre Pierre qui s’appelait Simon avant sa rencontre avec le Christ-Jésus.
Nous découvrirons au cours de cette étude où et comment se fit l’appel de Pierre à devenir disciple du Messie Yeshoua. Nous irons à la recherche de son origine sociale qui comportera sa situation géographique, sa profession, sa vie familiale ainsi que l’aspect spirituel de son existence avant sa rencontre avec celui qui devait devenir son Seigneur, son Sauveur, le Christ, le Fils du Dieu vivant. Nous regarderons comment cet homme a compris qui était le Christ et quels ont été les changements qui se produisirent dans son existence suite à cette rencontre qu’il a faite avec Jésus de Nazareth. Enfin nous pourrons examiner ce que signifie l’appel de Christ dans nos vies et comment un simple pêcheur de poissons est devenu celui qui a les clés des cieux et qui a le pouvoir de lier ou de délier les choses de la terre afin qu’elles soient liées ou déliées dans les cieux.
Pour commencer cette étude nous irons voir dans le nouveau testament et particulièrement dans les évangiles pour découvrir Simon. Cependant, pour pouvoir faire des comparaisons ou montrer des similitudes, nous regarderons aussi certains livres de l’Ancien Testament.
Mais tout d’abord cherchons la définition du terme disciple :
- Personne qui reçoit l'enseignement d'un maître, fait partie de son école ; élève : Les disciples de Jésus-Christ.
- Personne qui suit l'exemple de quelqu'un qu'il considère comme son maître à penser, qui adhère à une doctrine, une conception, etc. ; partisan, fidèle, adepte : On voit en lui un disciple de Jésus.
La réponse immédiate des disciples
En observant avec attention l’évangile de Marc et l’appel de Simon, « Comme il passait le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs. Jésus leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent leurs filets, et le suivirent. (Marc 1 : 16-18). Nous pouvons nous apercevoir qu’il y a une sorte de parallélisme avec l’appel d’Elisée tel qu’il est relaté dans le premier livre des rois « Elie partit de là, et il trouva Elisée, fils de Schaphath, qui labourait. Il y avait devant lui douze paires de bœufs, et il était avec la douzième. Elie s’approcha de lui, et il jeta sur lui son manteau. Elisée, quittant ses bœufs, courut après Elie, et dit : Laisse-moi embrasser mon père et ma mère, et je te suivrai. Elie lui répondit : Va, et reviens ; car pense à ce que je t’ai fait. Après s’être éloigné d’Elie, il revint prendre une paire de bœufs, qu’il offrit en sacrifice ; avec l’attelage des bœufs, il fit cuire leur chair, et la donna à manger au peuple. Puis il se leva, suivit. Elie, et fut à son service » (1 Rois :19-20).
La pêche miraculeuse et l’appel de Pierre à devenir disciple
Si nous regardons dans l’Évangile de Luc, nous comprenons mieux pourquoi Pierre, qui s’appelait encore Simon, a suivi Jésus. « Comme Jésus se trouvait auprès du lac de Génésareth, et que la foule se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu, il vit au bord du lac deux barques, d’où les pêcheurs étaient descendus pour laver leurs filets. Il monta dans l’une de ces barques, qui était à Simon, et il le pria de s’éloigner un peu de terre. Puis il s’assit, et de la barque il enseignait la foule. Lorsqu’il eut cessé de parler, il dit à Simon : Avance en pleine eau, et jetez vos filets pour pêcher. Simon lui répondit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je jetterai le filet. L’ayant jeté, ils prirent une grande quantité de poissons, et leur filet se rompait. Ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l’autre barque de venir les aider. Ils vinrent et ils remplirent les deux barques, au point qu’elles enfonçaient. Quand il vit cela, Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus, et dit : Seigneur, retire-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur. Car l’épouvante l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la pêche qu’ils avaient faite. Il en était de même de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Alors Jésus dit à Simon : Ne crains point ; désormais tu seras pêcheur d’hommes. Et, ayant ramené les barques à terre, ils laissèrent tout, et le suivirent ». (Luc 5 :1-11).
Ils laissèrent leurs filets
Matthieu nous raconte l’appel de Pierre et des trois autres disciples André, Jacques et Jean de la même manière que Marc « Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André, son frère, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs. Il leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent les filets, et le suivirent. De là étant allé plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère, qui étaient dans une barque avec Zébédée, leur père, et qui réparaient leurs filets. Il les appela, et aussitôt ils laissèrent la barque et leur père, et le suivirent ». (Matthieu 4 :18-22)
Nous avons trouvé le Messie
Pour obtenir d’autres renseignements concernant l’appel de Pierre. Il nous faut aussi lire ce que l’évangéliste Jean a écrit « Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ; et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu. Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus. Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi ce qui signifie Maître, où demeures-tu ? Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure. André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus. Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie ce qui signifie Christ. Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas ce qui signifie Pierre ». (Jean 1 : 35-42)
Tu es Pierre et sur cette pierre, Je bâtirai mon église.
Nous avons appris que Jésus avait changé le Nom de Simon en celui de Pierre (Jean 1 : 42). En Matthieu nous découvrons ce que signifie ce nom pour Jésus-Christ « Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples : Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme ? Ils répondirent : Les uns disent que tu es Jean-Baptiste ; les autres, Elie ; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes. Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis ? Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux. Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » (Matthieu 16 : 13-19). Mais j’aimerais que nous revenions à l’appel des disciples par Jésus. Nous avons vu en comparant l’appel d’Elisée à celui de Pierre qu’ils se ressemblaient beaucoup, en effet de part et d’autre chacun a laissé sa famille, son travail et est devenu disciple. Toutefois la différence est dans la manière dont la séparation s’est produite pour Elisée, celui-ci dit au revoir à sa famille et Elie lui rappelle de se souvenir de ce qui vient de se passer et particulièrement pour l’onction reçue lorsqu’il lui a lancé son manteau.
Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière
Pour les disciples de Jésus cela semble différent en effet, comme on a pu se rendre compte en observant avec soin les écritures, les disciples quittent leur travail immédiatement et suivent Jésus. Nous voyons aussi dans les évangiles certains disciples demander à Jésus la permission de dire au revoir à leurs parents ou d’ensevelir son père. « Pendant qu’ils étaient en chemin, un homme lui dit : Seigneur, je te suivrai partout où tu iras. Jésus lui répondit : Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids : mais le Fils de l’homme n’a pas un lieu où il puisse reposer sa tête. Il dit à un autre : Suis-moi. Et il répondit : Seigneur, permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon père. Mais Jésus lui dit : Laisse les morts ensevelir leurs morts ; et toi, va annoncer le royaume de Dieu. Un autre dit : Je te suivrai, Seigneur, mais permets-moi d’aller d’abord prendre congé de ceux de ma maison. Jésus lui répondit : Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n’est pas propre au royaume de Dieu » (Luc 9 : 57-62 ; Matthieu 8 : 21-22). Mais Jésus ne leur permet pas.
Jésus-Christ avertit les disciples des règles nécessaires pour le suivre.
Tout d’abord, il nous faut mettre en premier notre foi en Jésus-Christ et l’annonce du Royaume de Dieu « Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple » (Luc 14 :26-27).
Jésus insiste sur le fait qu’il n’est pas venu apporter la paix sur la terre.
« Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère ; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi. Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera ». (Matthieu 10 : 34-39).
Nous venons de voir par le biais de la parole les exigences demandées par Jésus-Christ pour être de ses disciples, maintenant nous allons approfondir notre connaissance de l’apôtre Pierre.
Que connaissons nous de Simon surnommé Pierre.
Syméon en Hébreux ou Simon qui est la forme grecque qui est employé fréquemment dans le Nouveau testament « Lorsqu’ils eurent cessé de parler, Jacques prit la parole, et dit : Hommes frères, écoutez-moi ! Simon a raconté comment Dieu a d’abord jeté les regards sur les nations pour choisir du milieu d’elles un peuple qui portât son nom ». (Actes 15 : 13-14 ; 2 Pierre 1 : 1).
Nous savons que le nom de son père était Jonas « Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 16 :17).
La femme de Simon
L’évangile de Marc nous apprend qu’il était marié. « La belle-mère de Simon était couchée, ayant la fièvre ; et aussitôt on parla d’elle à Jésus » (Marc 1 :30). Paul nous dit dans son épitre première aux Corinthiens que son épouse l’accompagnait.
« N’avons-nous pas le droit de mener avec nous une sœur qui soit notre femme, comme font les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas ? ». (1Corinthiens 9 :5). Nous voyons dans l’évangile de Jean que Pierre avait résidé à Bethsaïda en Gaulanitide,
La maison de André et Simon à Capernaüm
Pour l’évangéliste Marc, celui-ci nous indique dans son écrit que Simon et André avaient une maison à Capernaüm en Galilée. « 21 Ils se rendirent à Capernaüm. Et, le jour du sabbat, Jésus entra d’abord dans la synagogue, et il enseigna ; 29 En sortant de la synagogue, ils se rendirent avec Jacques et Jean à la maison de Simon et d’André ». (Marc 1 : 21 ; 29).
La langue Araméenne remplie de l’accent de la Galilée
Que nous apprend la Bible sur la langue pratiquée par Pierre, selon toujours l’évangéliste Marc, Pierre parlait l’Araméen avec l’accent issu de la Galilée.
« Et il le nia de nouveau. Peu après, ceux qui étaient présents dirent encore à Pierre : Certainement tu es de ces gens-là, car tu es Galiléen » (Marc 14 ;70).
Des gens du peuple sans instruction
Il semble que Pierre n’ait pas reçu d’enseignement spécifique sur la loi en dehors de celle qui pouvait être donnée dans les synagogues. Lorsque lui et Jean sont arrêtés par les sacrificateurs ceux-ci les considèrent comme des personnes sans instruction, hormis celle reçue de la part de Jésus-Christ. « Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction ; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus » (Actes 4 : 13).
André disciple de Jean-Baptiste
Avant de connaître Jésus-Christ, Pierre était en relation avec le mouvement de Jean-Baptiste, son frère étant disciple de celui-ci. « Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ; et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu. Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus. Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi ce qui signifie Maître, où demeures-tu ? Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure. André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus.
Nous avons trouvé le Messie
Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie ce qui signifie Christ. Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas ce qui signifie Pierre » (Jean 1 : 35-40).
Regardons maintenant les aptitudes, les qualités et les défauts de ce disciple.
Explique-nous cette parabole
Une des premières aptitudes de Pierre est son caractère de meneur, on le voit plusieurs fois prendre la parole au nom des douze disciples. « Pierre, prenant la parole, lui dit : Explique-nous cette parabole » (Matthieu 15 :15).
Combien de fois dois-je pardonner à mon frère
C’est encore lui qui demande à Jésus combien de fois il faut pardonner à son frère « Alors Pierre s’approcha de lui, et dit : Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu’à sept fois ? Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à septante fois sept fois » (Matthieu 18 : 21-22).
Qu’en sera-t-il pour nous ?
Nous le voyons encore demander à Jésus-Christ ce qu’il adviendra de ses disciples eux qui ont tout quitté pour le suivre. « Pierre, prenant alors la parole, lui dit : Voici, nous avons tout quitté, et nous t’avons suivi ; qu’en sera-t-il pour nous ? Jésus leur répondit : Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël. Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle. Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers » (Matthieu 19 :27-30).
Le figuier maudit
C’est encore lui qui rappellera à Jésus devant les autres disciples l’épisode du figuier qui a été maudit : « Le matin, en passant, les disciples virent le figuier séché jusqu’aux racines. Pierre, se rappelant ce qui s’était passé, dit à Jésus : Rabbi, regarde, le figuier que tu as maudit a séché » (Marc 11 : 20-21).
La femme atteinte d’une perte de sang
Ce fut encore lui qui lors du miracle de la femme qui avait une perte de sang prit la parole pour dire à Jésus qu’il se trompait quand le Christ affirmait que quelqu’un l’avait touché et qu’une force était sortie de lui : « Or, il y avait une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans, et qui avait dépensé tout son bien pour les médecins, sans qu’aucun ait pu la guérir. Elle s’approcha par derrière, et toucha le bord du vêtement de Jésus. Au même instant la perte de sang s’arrêta. Et Jésus dit : Qui m’a touché ? Comme tous s’en défendaient, Pierre et ceux qui étaient avec lui dirent : Maître, la foule t’entoure et te presse, et tu dis : Qui m’a touché ? Mais Jésus répondit : Quelqu’un m’a touché, car j’ai connu qu’une force était sortie de moi » (Luc 8 : 43-46).
Cette parabole concerne-t-elle les disciples ou bien elle est pour tous
Une nouvelle fois nous le trouvons en train d’interroger Jésus sur le sens d’une parabole qui parle de serviteurs et d’un maître qui doit rentrer à l’improviste. Pierre demande à Jésus si cette parabole concerne les disciples ou bien si celle-ci est pour tous (Luc 12 : 41).
Pas seulement les pieds mais aussi les mains et la tête
Lors du lavement des pieds que Jésus fit à ses disciples avant de subir la crucifixion, Pierre une fois encore s’adresse à Jésus et lui demande de ne pas seulement lui laver les pieds mais aussi les mains et la tête « Il vint donc à Simon Pierre ; et Pierre lui dit : Toi, Seigneur, tu me laves les pieds ! Jésus lui répondit : Ce que je fais, tu ne le comprends pas maintenant, mais tu le comprendras bientôt. Pierre lui dit : Non, jamais tu ne me laveras les pieds. Jésus lui répondit : Si je ne te lave, tu n’auras point de part avec moi. Simon Pierre lui dit : Seigneur, non seulement les pieds, mais encore les mains et la tête. Jésus lui dit : Celui qui est lavé n’a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur ; et vous êtes purs, mais non pas tous. Car il connaissait celui qui le livrait ; c’est pourquoi il dit : Vous n’êtes pas tous purs. Après qu’il leur eut lavé les pieds, et qu’il eut pris ses vêtements, il se remit à table, et leur dit : Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m’appelez Maître et Seigneur ; et vous dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres ; car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait » (Jean 13 : 6-15).
Que veux tu dire en disant vous ne pouvez venir avec moi
Une des interrogations de Pierre qui permet à chacun de nous de voir la patience et la compréhension de Jésus à notre égard, comme cela l’a été pour Pierre, se trouve dans le passage où Judas est sorti pour livrer Jésus aux sacrificateurs. Pierre pose une question au Christ que veux-tu dire en disant vous ne pouvez pas venir avec moi. L’apôtre Pierre insiste en disant qu’il donnerait sa vie pour Jésus. La réponse du Christ marquera son disciple à jamais. « Lorsque Judas fut sorti, Jésus dit : Maintenant, le Fils de l’homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui. Si Dieu a été glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même, et il le glorifiera bientôt. Mes petits-enfants, je suis pour peu de temps encore avec vous. Vous me chercherez ; et, comme j’ai dit aux Juifs : Vous ne pouvez venir où je vais, je vous le dis aussi maintenant. Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. Simon Pierre lui dit : Seigneur, où vas-tu ? Jésus répondit : Tu ne peux pas maintenant me suivre où je vais, mais tu me suivras plus tard. Seigneur, lui dit Pierre, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ? Je donnerai ma vie pour toi. Jésus répondit : Tu donneras ta vie pour moi ! En vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne chantera pas que tu ne m’aies renié trois fois » (Jean 13 : 31-38). Pierre s’est surtout fait remarquer par son discernement en reconnaissant Jésus comme le Messie attendu (Matthieu 16 : 16-17).
Pierre faisait partie avec Jean et Jacques de ceux que le Seigneur prenait avec lui dans différentes circonstances.
On le voit présent dans la résurrection de la fille de Jaïrus :
« Comme il parlait encore, survinrent de chez le chef de la synagogue des gens qui dirent : Ta fille est morte ; pourquoi importuner davantage le maître ? Mais Jésus, sans tenir compte de ces paroles, dit au chef de la synagogue : Ne crains pas, crois seulement. Et il ne permit à personne de l’accompagner, si ce n’est à Pierre, à Jacques, et à Jean, frère de Jacques » (Marc 5 : 35-37).
Il propose de dresser trois tentes
Pierre est présent lors de la transfiguration de Jésus-Christ, il propose de dresser trois tentes. Il reçoit l’ordre de ne parler à personne de cette vision avant que le fils de l’homme soit ressuscité. Il comprend suite à l’explication de Jésus qu’Elie est déjà venu. Pierre comprit que le Christ leur parlait de Jean-Baptiste.
« Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, et il les conduisit à l’écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voici, Moïse et Elie leur apparurent, s’entretenant avec lui. Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : Seigneur, il est bon que nous soyons ici ; si tu le veux, je dresserai ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Elie. Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. Et voici, une voix fit entendre de la nuée ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection : écoutez-le ! Lorsqu’ils entendirent cette voix, les disciples tombèrent sur leur face, et furent saisis d’une grande frayeur. Mais Jésus, s’approchant, les toucha, et dit : Levez-vous, n’ayez pas peur ! Ils levèrent les yeux, et ne virent que Jésus seul. Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : Ne parlez à personne de cette vision, jusqu’à ce que le Fils de l’homme soit ressuscité des morts. Les disciples lui firent cette question : Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Elie doit venir premièrement ? Il répondit : Il est vrai qu’Elie doit venir, et rétablir toutes choses. Mais je vous dis qu’Elie est déjà venu, qu’ils ne l’ont pas reconnu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’homme souffrira de leur part. Les disciples comprirent alors qu’il leur parlait de Jean-Baptiste ». (Matthieu 17 : 1-13).
Pierre fut celui qui avec Jean prépara le dernier repas de la pâque que Jésus a pris avec ses disciples :
« Le jour des pains sans levain, où l’on devait immoler la Pâque, arriva, et Jésus envoya Pierre et Jean, en disant : Allez nous préparer la Pâque, afin que nous la mangions. Ils lui dirent : Où veux-tu que nous la préparions ? Il leur répondit : Voici, quand vous serez entrés dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d’eau ; suivez-le dans la maison où il entrera, et vous direz au maître de la maison : Le maître te dit : Où est le lieu où je mangerai la Pâque avec mes disciples ? Et il vous montrera une grande chambre haute, meublée : c’est là que vous préparerez la Pâque. Ils partirent, et trouvèrent les choses comme il le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque »
(Luc 22 : 7-13).
Quelle était la personnalité de Pierre ?
Quand on observe les situations dans lesquelles s’est trouvé Pierre, on remarque qu’il a tendance à réagir de manière impétueuse !
On le voit sortir de la barque et s’avancer sur l’eau vers le Seigneur quand Jésus vient vers eux, mais il coule rapidement dès qu’il sent le vent.
« La barque, déjà au milieu de la mer, était battue par les flots ; car le vent était contraire. A la quatrième veille de la nuit, Jésus alla vers eux, marchant sur la mer Quand les disciples le virent marcher sur la mer, ils furent troublés, et dirent : C’est un fantôme ! Et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris, Jésus leur dit aussitôt : Rassurez-vous, c’est moi ; n’ayez pas peur ! Pierre lui répondit : Seigneur, si c’est toi, ordonne que j’aille vers toi sur les eaux. Et il dit : Viens ! Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus. Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria : Seigneur, sauve-moi ! Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit : Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » (Matthieu 14 :24-31).
Pierre se permet de faire une remarque à Jésus, quand le Christ lui annonce qu’il va souffrir et mourir puis ressusciter.
« Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour. Pierre, l’ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit : A Dieu ne plaise, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas. Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre : Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale ; Car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes »
(Matthieu 16 : 21-23).
La violence de Pierre
Pierre fut très violent lors de l’arrestation de Jésus par les gardes envoyés par les principaux sacrificateurs.
« Lorsqu’il eut dit ces choses, Jésus alla avec ses disciples de l’autre côté du torrent du Cédron, où se trouvait un jardin, dans lequel il entra, lui et ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait ce lieu, parce que Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis. Judas donc, ayant pris la cohorte, et des huissiers qu’envoyèrent les principaux sacrificateurs et les pharisiens, vint là avec des lanternes, des flambeaux et des armes.
Jésus, sachant tout ce qui devait lui arriver, s’avança, et leur dit : Qui cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Jésus de Nazareth. Jésus leur dit : C’est moi. Et Judas, qui le livrait, était avec eux. Lorsque Jésus leur eut dit : C’est moi, ils reculèrent et tombèrent par terre. Il leur demanda de nouveau : Qui cherchez-vous ? Et ils dirent : Jésus de Nazareth. Jésus répondit : Je vous ai dit que c’est moi. Si donc c’est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci. Il dit cela, afin que s’accomplît la parole qu’il avait dite : Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés. Simon Pierre, qui avait une épée, la tira, frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui coupa l’oreille droite. Ce serviteur s’appelait Malchus. Jésus dit à Pierre : Remets ton épée dans le fourreau. Ne boirai-je pas la coupe que le Père m’a donnée à boire ? » (Jean 18 : 1-11).
La présomption de Pierre
L’aspect présomptueux de Pierre apparaît lors de l’annonce par Jésus qu’il serait pour chacun d’eux une occasion de chute. Pierre crie à qui veut l’entendre que ce ne sera pas le cas pour lui.
« Alors Jésus leur dit : Je serai pour vous tous, cette nuit, une occasion de chute ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais, après que je serai ressuscité, je vous précèderai en Galilée. Pierre, prenant la parole, lui dit : Quand tu serais pour tous une occasion de chuter, tu ne le seras jamais pour moi. Jésus lui dit : Je te le dis en vérité, cette nuit même, avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Pierre lui répondit : Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas. Et tous les disciples dirent la même chose » (Matthieu 26 : 35).
Les pleurs de Pierre après son reniement.
« Cependant, Pierre était assis dehors dans la cour. Une servante s’approcha de lui, et dit : Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen. Mais il le nia devant tous, disant : Je ne sais ce que tu veux dire. Comme il se dirigeait vers la porte, une autre servante le vit, et dit à ceux qui se trouvaient là ; Celui-ci était aussi avec Jésus de Nazareth. Il le nia de nouveau, avec serment : Je ne connais pas cet homme. Peu après, ceux qui étaient là, s’étant approchés, dirent à Pierre : Certainement tu es aussi de ces gens-là, car ton langage te fait reconnaître. Alors il se mit à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme. Aussitôt le coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Et étant sorti, il pleura amèrement » (Matthieu 26 : 69-75).
La miséricorde de Jésus-Christ
Heureusement pour Pierre et pour chacun de nous Dieu en Jésus-Christ est miséricordieux. Jésus qui avait auparavant changé le nom de Simon en Pierre (Matthieu 16 : 18-19), fera dire à Pierre par Marie-Madeleine et Marie mère de Jacques et Salomé par l’intermédiaire d’un ange, qu’il le retrouvera en Galilée.
« Lorsque le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin d’aller embaumer Jésus. Le premier jour de la semaine, elles se rendirent au sépulcre, de grand matin, comme le soleil venait de se lever. Elles disaient entre elles : Qui nous roulera la pierre loin de l’entrée du sépulcre ? Et, levant les yeux, elles aperçurent que la pierre, qui était très grande, avait été roulée. Elles entrèrent dans le sépulcre, virent un jeune homme assis à droite vêtu d’une robe blanche, et elles furent épouvantées. Il leur dit : Ne vous épouvantez pas ; vous cherchez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié ; il est ressuscité, il n’est point ici ; voici le lieu où on l’avait mis. Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu’il vous précède en Galilée : c’est là que vous le verrez, comme il vous l’a dit » (Marc 16 : 1-7).
Pais mes brebis
Pierre étant retourné à son activité de pêcheur de poissons après la mort et la résurrection de Jésus-Christ fut confondu lorsqu’il vit Jésus sur le bord de mer lui indiquer l’endroit où il devait jeter son filet. Après cet épisode de pêche miraculeuse et de repas pris en commun, le Christ posa par trois fois une question à Pierre en insistant jusqu’à quel point ce disciple avait de l’amour pour lui. Pierre répondit à Jésus et affirma son amour par trois fois mais de manière différente et se fit confier le troupeau du Seigneur. C’était la troisième fois que les disciples revoyaient le Seigneur.
« Après cela, Jésus se montra encore aux disciples, sur les bords de la mer de Tibériade. Et voici de quelle manière il se montra. Simon Pierre, Thomas, appelé Didyme, Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples de Jésus, étaient ensemble. Simon Pierre leur dit : Je vais pêcher. Ils lui dirent : Nous allons aussi avec toi. Ils sortirent et montèrent dans une barque, et cette nuit-là ils ne prirent rien.
Le matin étant venu, Jésus se trouva sur le rivage ; mais les disciples ne savaient pas que c’était Jésus. Jésus leur dit : Enfants, n’avez-vous rien à manger ? Ils lui répondirent : Non. Il leur dit : Jetez le filet du côté droit de la barque, et vous trouverez. Ils le jetèrent donc, et ils ne pouvaient plus le retirer, à cause de la grande quantité de poissons. Alors le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : C’est le Seigneur ! Et Simon Pierre, dès qu’il eut entendu que c’était le Seigneur, mit son vêtement et sa ceinture, car il était nu, et se jeta dans la mer. Les autres disciples vinrent avec la barque, tirant le filet plein de poissons, car ils n’étaient éloignés de terre que d’environ deux cents coudées. Lorsqu’ils furent descendus à terre, ils virent là des charbons allumés, du poisson dessus, et du pain. Jésus leur dit : Apportez des poissons que vous venez de prendre. Simon Pierre monta dans la barque, et tira à terre le filet plein de cent cinquante-trois grands poissons ; et quoiqu’il y en eût tant, le filet ne se rompit point. Jésus leur dit : Venez, mangez. Et aucun des disciples n’osait lui demander : Qui es-tu ? sachant que c’était le Seigneur. Jésus s’approcha, prit le pain, et leur en donna ; il fit de même du poisson. C’était déjà la troisième fois que Jésus se montrait à ses disciples depuis qu’il était ressuscité des morts. Après qu’ils eurent mangé, Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ne m’aiment ceux-ci ? Il lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit une seconde fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : M’aimes-tu ? Et il lui répondit : Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne voudras pas. Il dit cela pour indiquer par quelle mort Pierre glorifierait Dieu. Et ayant ainsi parlé, il lui dit : Suis-moi » (Jean 21 : 1-19).
Pierre après la pentecôte
Il semble que Pierre soit transformé après avoir reçu le baptême de l’Esprit Saint le jour de la pentecôte. Nous le voyons prendre la parole pour témoigner de Jésus-Christ devant 3000 personnes qui deviendront des croyants en Jésus-Christ.
« Alors Pierre, se présentant avec les onze, éleva la voix, et leur parla en ces termes : Hommes Juifs, et vous tous qui séjournez à Jérusalem, sachez ceci, et prêtez l’oreille à mes paroles ! Ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez, car c’est la troisième heure du jour. Mais c’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël : Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair ; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos jeunes gens auront des visions, Et vos vieillards auront des songes. Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, Dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit ; et ils prophétiseront. Je ferai paraître des prodiges en haut dans le ciel et des miracles en bas sur la terre, Du sang, du feu, et une vapeur de fumée ; Le soleil se changera en ténèbres, Et la lune en sang, Avant l’arrivée du jour du Seigneur, De ce jour grand et glorieux. Alors quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Hommes Israélites, écoutez ces paroles ! Jésus de Nazareth, cet homme à qui Dieu a rendu témoignage devant vous par les miracles, les prodiges et les signes qu’il a opérés par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes ; cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l’avez crucifié, vous l’avez fait mourir par la main des impies. Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il fût retenu par elle. Car David dit de lui : Je voyais constamment le Seigneur devant moi, Parce qu’il est à ma droite, afin que je ne sois point ébranlé. Aussi mon cœur est dans la joie, et ma langue dans l’allégresse ; Et même ma chair reposera avec espérance, Car tu n’abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts, Et tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption. Tu m’as fait connaître les sentiers de la vie, Tu me rempliras de joie par ta présence. Hommes frères, qu’il me soit permis de vous dire librement, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son sépulcre existe encore aujourd’hui parmi nous. Comme il était prophète, et qu’il savait que Dieu lui avait promis avec serment de faire asseoir un de ses descendants sur son trône, c’est la résurrection du Christ qu’il a prévue et annoncée, en disant qu’il ne serait pas abandonné dans le séjour des morts et que sa chair ne verrait pas la corruption. C’est ce Jésus que Dieu a ressuscité ; nous en sommes tous témoins. Elevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint-Esprit qui avait été promis, et il l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez. Car David n’est point monté au ciel, mais il dit lui-même : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié » (Actes 2 : 14-36).
Nous le verrons ensuite avec Jean devoir affronter le Sanhédrin après la guérison d’un homme boiteux de naissance et le témoignage devant la foule. Son arrestation, les coups qu’il a reçus, les menaces prononcées ne sont pas arrivées à le faire taire. Nous le voyons une nouvelle fois annoncer le salut et le royaume de Dieu en Jésus-Christ.
Pierre et Jean montaient ensemble au temple
« Pierre et Jean montaient ensemble au temple, à l’heure de la prière : c’était la neuvième heure. Il y avait un homme boiteux de naissance, qu’on portait et qu’on plaçait tous les jours à la porte du temple appelée la Belle, pour qu’il demandât l’aumône à ceux qui entraient dans le temple. Cet homme, voyant Pierre et Jean qui allaient y entrer, leur demanda l’aumône. Pierre, de même que Jean, fixa les yeux sur lui, et dit : Regarde-nous. Et il les regardait attentivement, s’attendant à recevoir d’eux quelque chose. Alors Pierre lui dit : Je n’ai ni argent, ni or ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche. Et le prenant par la main droite, il le fit lever. Au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes ; d’un saut il fut debout, et il se mit à marcher. Il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant, et louant Dieu. Tout le monde le vit marchant et louant Dieu. Ils reconnaissaient que c’était celui qui était assis à la Belle porte du temple pour demander l’aumône, et ils furent remplis d’étonnement et de surprise au sujet de ce qui lui était arrivé. Comme il ne quittait pas Pierre et Jean, tout le peuple étonné accourut vers eux, au portique dit de Salomon. Pierre, voyant cela, dit au peuple : Hommes Israélites, pourquoi vous étonnez-vous de cela ? Pourquoi avez-vous les regards fixés sur nous, comme si c’était par notre propre puissance ou par notre piété que nous eussions fait marcher cet homme ? Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son serviteur Jésus, que vous avez livré et renié devant Pilate, qui était d’avis qu’on le relâchât. Vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé qu’on vous accordât la grâce d’un meurtrier. Vous avez fait mourir le Prince de la vie, que Dieu a ressuscité des morts ; nous en sommes témoins. C’est par la foi en son nom que son nom a raffermi celui que vous voyez et connaissez ; c’est la foi en lui qui a donné à cet homme cette entière guérison, en présence de vous tous. Et maintenant, frères, je sais que vous avez agi par ignorance, ainsi que vos chefs. Mais Dieu a accompli de la sorte ce qu’il avait annoncé d’avance par la bouche de tous ses prophètes, que son Christ devait souffrir. Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, (3-20) afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur, et qu’il envoie celui qui vous a été destiné, Jésus-Christ, que le ciel doit recevoir jusqu’aux temps du rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé anciennement par la bouche de ses saints prophètes. Moïse a dit : Le Seigneur votre Dieu vous suscitera d’entre vos frères un prophète comme moi ; vous l’écouterez dans tout ce qu’il vous dira, et quiconque n’écoutera pas ce prophète sera exterminé du milieu du peuple. Tous les prophètes qui ont successivement parlé, depuis Samuel, ont aussi annoncé ces jours-là. Vous êtes les fils des prophètes et de l’alliance que Dieu a traitée avec nos pères, en disant à Abraham : Toutes les familles de la terre seront bénies en ta postérité. C’est à vous premièrement que Dieu, ayant suscité son serviteur, l’a envoyé pour vous bénir, en détournant chacun de vous de ses iniquités » (Actes 3 : 1-26).
L’arrestation de Pierre et de Jean
« Tandis que Pierre et Jean parlaient au peuple, survinrent les sacrificateurs, le commandant du temple, et les sadducéens, mécontents de ce qu’ils enseignaient le peuple, et annonçaient en la personne de Jésus la résurrection des morts. Ils mirent les mains sur eux, et ils les jetèrent en prison jusqu’au lendemain ; car c’était déjà le soir.
Cependant, beaucoup de ceux qui avaient entendu la parole crurent, et le nombre des hommes s’éleva à environ cinq mille. Le lendemain, les chefs du peuple, les anciens et les scribes, (4-5) s’assemblèrent à Jérusalem, (4-6) avec Anne, le souverain sacrificateur, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui étaient de la race des principaux sacrificateurs. Ils firent placer au milieu d’eux Pierre et Jean, et leur demandèrent : Par quel pouvoir, ou au nom de qui avez-vous fait cela ? Alors Pierre, rempli du Saint-Esprit, leur dit : Chefs du peuple, et anciens d’Israël, puisque nous sommes interrogés aujourd’hui sur un bienfait accordé à un homme malade, afin que nous disions comment il a été guéri, sachez-le tous, et que tout le peuple d’Israël le sache ! C’est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, que vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts, c’est par lui que cet homme se présente en pleine santé devant vous. Jésus est La pierre rejetée par vous qui bâtissez, Et qui est devenue la principale de l’angle. Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction ; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus. Mais comme ils voyaient là près d’eux l’homme qui avait été guéri, ils n’avaient rien à répliquer. Ils leur ordonnèrent de sortir du sanhédrin, et ils délibérèrent entre eux, disant : Que ferons-nous à ces hommes ? Car il est manifeste pour tous les habitants de Jérusalem qu’un miracle signalé a été accompli par eux, et nous ne pouvons pas le nier. Mais, afin que la chose ne se répande pas davantage parmi le peuple, défendons-leur avec menaces de parler désormais à qui que ce soit en ce nom-là. Et les ayant appelés, ils leur défendirent absolument de parler et d’enseigner au nom de Jésus. Pierre et Jean leur répondirent : Jugez s’il est juste, devant Dieu, de vous obéir plutôt qu’à Dieu ; car nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu. Ils leur firent de nouvelles menaces, et les relâchèrent, ne sachant comment les punir, à cause du peuple, parce que tous glorifiaient Dieu de ce qui était arrivé.
Car l’homme qui avait été l’objet de cette guérison miraculeuse était âgé de plus de quarante ans » (Actes 4 : 1-22).
L’accomplissement de la promesse de Jésus-Christ pour Pierre s’est précisé en plusieurs étapes.
Nous l’avons vu témoigner de Jésus-Christ et prendre la direction de la première communauté, le jour de la pentecôte (Actes 2 : 1-47), il a un rôle important dans l’affaire qui concerne Ananias et Saphira. (Actes 5 : 1-11). On le voit être acteur et témoin du baptême du Saint Esprit pour les Samaritains. (Actes 8 : 14-17). C’est encore lui qui est participant lors du baptême du Saint Esprit de Corneille et de sa famille. (Actes 10 : 1-48). Il a donc les clés des portes du Royaume de Dieu, pour les Juifs en premier, pour les Samaritains en second et pour les non-juifs c’est-à-dire les gentils.
Pierre et les non-juifs
Pourtant la personnalité, son origine juive, sa pratique des commandements de la loi ont été dans certains moments un problème de conscience pour Pierre. C’est ainsi que lorsqu’il doit aller voir Corneille Dieu doit lui montrer une vision d’animaux impurs par trois fois, Pierre restera pensif et perplexe quant à cette vision, il ne la comprendra qu’au moment où arrivent les envoyés de corneille. (Actes 10 : 9-17). Il comprendra que Dieu veut ouvrir la porte aux non-Juifs. (Actes 10 : 34-35). Suite à cela, quand Paul et Barnabas sont venus à Jérusalem pour demander aux apôtres et aux anciens leurs avis sur la circoncision et l’observance de la loi pour les croyants issus du paganisme, Pierre s’exprima dans le sens de ne pas mettre un joug sur les épaules des nouveaux convertis (Actes 15 : 1-29).
Une réprimande publique
Pourtant Pierre était loin d’être parfait et l’esprit de crainte qui lui avait faire ou dire certaines choses n’était pas complètement évincé de sa vie. On le voit à Antioche en compagnie de non-juifs à leur table mais dès que des juifs légalistes arrivent il s’éloigne des non-juifs pour éviter des conflits. Paul s’étant rendu compte de son attitude le reprend publiquement (Galates 2 :11-14). Ce moment a certainement été pour Pierre une expérience salutaire qui lui a permis de mieux servir Dieu et son Royaume.
Le neveu de Pierre
Dans sa première épître Pierre nous parle de son neveu Jean surnommé Marc qui s’est peut-être converti par le témoignage de son oncle, il semble que celui-ci lui était très utile (I pierre 5 :13). On pense que l’évangile de Marc est en fait celui qui a été dicté par Pierre. Pierre a écrit deux épîtres.
Concernant sa mort, la Bible ne nous en parle pas.
Conclusion
Nous avons découvert une partie de la vie de Pierre ainsi que de sa personnalité. Jésus-Christ avait vu en lui l’homme et le leader qui allait devenir pour son église. Pierre après quelques difficultés a assumé parfaitement le rôle que le Christ lui avait demandé d’accomplir. Pierre n’a pas seulement été l’apôtre des premiers croyants, il est aussi notre apôtre car comme le dit l’épître aux Hébreux « Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu ; considérez quelle a été la fin de leur vie, et imitez leur foi » (Hébreux 13 : 7).
Que pouvons nous retenir de cette étude sur l’apôtre Pierre : que Christ lui a montré de ne plus avoir peur, soit de marcher sur l’eau ou soit de rencontrer des personnes inconnues. Il y a bien des domaines dans nos vies où il nous faut la même foi que Pierre pour avancer dans l’inconnu, il en est de même de nos rencontres avec certaines personnes qui nous paraissent inabordables.
Un élément important, voire essentiel, est celui du pardon que Dieu en Jésus-Christ nous accorde. Il arrivera peut-être dans notre vie où nous entendrons la voix du Christ nous dire m’aimes-tu.
En Pierre nous découvrons aussi la volonté et la patience de Dieu pour nous instruire.
Toujours à travers la vie de l’apôtre Pierre nous nous apercevons que Dieu ne se trompe pas quand il nous appelle. Quand Jésus a regardé Pierre il savait ce que cet homme était capable de faire « tu es Pierre est sur cette pierre, je bâtirai mon église »
(Matthieu 16 : 18).
Maintenant pourquoi Dieu a-t-il choisi un pêcheur sans instruction de surcroit Galiléen pour en faire un pêcheur d’hommes (Luc 5 : 10). Pour ma part je pense que Dieu connaissait parfaitement le cœur de cet homme, il savait que pour l’amour de Jésus-Christ, il irait jusqu’au bout afin d’annoncer le salut et la bonne nouvelle du Royaume de Dieu. Cet exemple doit nous inciter à faire de même. Dans le prochain cours nous regarderons ce que peuvent nous apporter comme enseignement les autres disciples de Jésus-Christ.
Bibliographie
Cours BibleDoc 2005
Bible Online 2011
Le grand dictionnaire de la Bible Editions Excelsis 2017
Etude sur le disciple de Jésus-Christ appelé Simon et surnommé Pierre
Module trois : Ce travail concerne une préparation de cours dans le but d’expliquer l’appel et la personnalité de celui qui a reçu pour tâche de paître le troupeau de brebis de l’ekklésia de Jésus-Christ dans le Royaume de Dieu.
Cette étude est la troisième d’une série de vingt cours qui aura pour objectif de prouver que Jésus-Christ est bien le Messie attendu et qu’il est venu réaliser les prophéties annoncées concernant le Royaume de Dieu.
Ce travail de recherche se terminera par une thèse de doctorat ayant pour titre le Royaume de Dieu vu par Jésus-Christ
L’ensemble des travaux est dirigé par BibleDoc
Le doctorant est Bernard IRRMANN
Sommaire
Introduction....................................................................................................... page 4
Définition du terme disciple.............................................................................. page 5
La réponse immédiate des disciples.................................................................. page 5
La pêche miraculeuse et l’appel à devenir disciple........................................... page 5
Ils laissèrent leurs filets..................................................................................... page 6
Nous avons trouvé le Messie............................................................................. page 6
Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon église......................................... page 6
Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière................................. page 7
Jésus-Christ avertit les disciples des règles pour le suivre................................ page 7
Jésus insiste sur le fait qu’il n’est pas venu apporter la paix sur la terre........... page 7
Que connaissons-nous de Simon surnommé Pierre........................................... page 7
La femme de Simon........................................................................................... page 8
La maison de André et Simon à Capernaüm..................................................... page 8
La langue araméenne remplie de l’accent de la Galilée.................................... page 8
Des gens du peuple sans instruction.................................................................. page 8
André disciple de Jean-Baptiste........................................................................ page 8
Nous avons trouvé le Messie............................................................................. page 8
Explique-nous cette parabole............................................................................. page 9
Combien de fois dois-je pardonner à mon frère................................................ page 9
Qu’en sera-t-il pour nous ?................................................................................ page 9
Le figuier maudit............................................................................................... page 9
La femme atteinte d’une perte de sang.............................................................. page 9
Cette parabole concerne-t-elle les disciples ou bien est-elle pour tous..............page 10
Pas seulement les pieds mais aussi les mains et la tête......................................page 10
Que veux-tu dire en disant vous ne pouvez pas venir avec moi.........................page 10
On le voit présent dans la résurrection de la fille de Jaïrus................................page 11
Il propose de dresser trois tentes.........................................................................page 11
Le dernier repas de la Pâque que Jésus a pris avec ses disciples........................page 11
Quelle était la personnalité de Pierre..................................................................page 12
La remarque de Pierre à Jésus.........................................................................page 12
La violence de Pierre...................................................................................... page 12
La présomption de Pierre................................................................................page 13
Les pleurs de Pierre après son reniement........................................................page 13
La miséricorde de Jésus..................................................................................page 13
Pais mes Brebis...............................................................................................page 13
Pierre après la pentecôte.................................................................................page 14
Pierre et Jean montaient ensemble au temple................................................ page 15
L’arrestation de Pierre et de Jean...................................................................page 16
L’accomplissement de la promesse de Jésus-Christ pour Pierre...................page 17
Pierre et les non-juifs.....................................................................................page 17
Une réprimande publique...............................................................................page 17
Le neveu de Pierre.........................................................................................page 17
Conclusion.....................................................................................................page 18
Bibliogaphie..................................................................................................page 18
Introduction
Bonjour à toutes et à tous,
Nous en sommes à notre troisième cours, lors des deux études précédentes nous avons de façon succincte découvert la naissance de Jean-Baptiste et celle de Jésus-Christ ainsi que le contexte familial, social et spirituel qui rapprochait ces deux hommes dans le premier cours, puis dans la seconde étude nous avons détaillé les premiers éléments du commencement de leurs ministères respectifs, en insistant d’une façon plus particulière sur le ministère de Jésus-Christ. Ses premiers pas après son baptême et sa préparation lors des quarante jours au désert, le choix de ses disciples et les premiers miracles qui accompagnaient l’annonce du Royaume de Dieu.
Aujourd’hui, j’aimerais diriger votre attention sur l’un des premiers disciples choisi par Jésus-Christ. Il s’agit de l’apôtre Pierre qui s’appelait Simon avant sa rencontre avec le Christ-Jésus.
Nous découvrirons au cours de cette étude où et comment se fit l’appel de Pierre à devenir disciple du Messie Yeshoua. Nous irons à la recherche de son origine sociale qui comportera sa situation géographique, sa profession, sa vie familiale ainsi que l’aspect spirituel de son existence avant sa rencontre avec celui qui devait devenir son Seigneur, son Sauveur, le Christ, le Fils du Dieu vivant. Nous regarderons comment cet homme a compris qui était le Christ et quels ont été les changements qui se produisirent dans son existence suite à cette rencontre qu’il a faite avec Jésus de Nazareth. Enfin nous pourrons examiner ce que signifie l’appel de Christ dans nos vies et comment un simple pêcheur de poissons est devenu celui qui a les clés des cieux et qui a le pouvoir de lier ou de délier les choses de la terre afin qu’elles soient liées ou déliées dans les cieux.
Pour commencer cette étude nous irons voir dans le nouveau testament et particulièrement dans les évangiles pour découvrir Simon. Cependant, pour pouvoir faire des comparaisons ou montrer des similitudes, nous regarderons aussi certains livres de l’Ancien Testament.
Mais tout d’abord cherchons la définition du terme disciple :
- Personne qui reçoit l'enseignement d'un maître, fait partie de son école ; élève : Les disciples de Jésus-Christ.
- Personne qui suit l'exemple de quelqu'un qu'il considère comme son maître à penser, qui adhère à une doctrine, une conception, etc. ; partisan, fidèle, adepte : On voit en lui un disciple de Jésus.
La réponse immédiate des disciples
En observant avec attention l’évangile de Marc et l’appel de Simon, « Comme il passait le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs. Jésus leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent leurs filets, et le suivirent. (Marc 1 : 16-18). Nous pouvons nous apercevoir qu’il y a une sorte de parallélisme avec l’appel d’Elisée tel qu’il est relaté dans le premier livre des rois « Elie partit de là, et il trouva Elisée, fils de Schaphath, qui labourait. Il y avait devant lui douze paires de bœufs, et il était avec la douzième. Elie s’approcha de lui, et il jeta sur lui son manteau. Elisée, quittant ses bœufs, courut après Elie, et dit : Laisse-moi embrasser mon père et ma mère, et je te suivrai. Elie lui répondit : Va, et reviens ; car pense à ce que je t’ai fait. Après s’être éloigné d’Elie, il revint prendre une paire de bœufs, qu’il offrit en sacrifice ; avec l’attelage des bœufs, il fit cuire leur chair, et la donna à manger au peuple. Puis il se leva, suivit. Elie, et fut à son service » (1 Rois :19-20).
La pêche miraculeuse et l’appel de Pierre à devenir disciple
Si nous regardons dans l’Évangile de Luc, nous comprenons mieux pourquoi Pierre, qui s’appelait encore Simon, a suivi Jésus. « Comme Jésus se trouvait auprès du lac de Génésareth, et que la foule se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu, il vit au bord du lac deux barques, d’où les pêcheurs étaient descendus pour laver leurs filets. Il monta dans l’une de ces barques, qui était à Simon, et il le pria de s’éloigner un peu de terre. Puis il s’assit, et de la barque il enseignait la foule. Lorsqu’il eut cessé de parler, il dit à Simon : Avance en pleine eau, et jetez vos filets pour pêcher. Simon lui répondit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je jetterai le filet. L’ayant jeté, ils prirent une grande quantité de poissons, et leur filet se rompait. Ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l’autre barque de venir les aider. Ils vinrent et ils remplirent les deux barques, au point qu’elles enfonçaient. Quand il vit cela, Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus, et dit : Seigneur, retire-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur. Car l’épouvante l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la pêche qu’ils avaient faite. Il en était de même de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Alors Jésus dit à Simon : Ne crains point ; désormais tu seras pêcheur d’hommes. Et, ayant ramené les barques à terre, ils laissèrent tout, et le suivirent ». (Luc 5 :1-11).
Ils laissèrent leurs filets
Matthieu nous raconte l’appel de Pierre et des trois autres disciples André, Jacques et Jean de la même manière que Marc « Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André, son frère, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs. Il leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent les filets, et le suivirent. De là étant allé plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère, qui étaient dans une barque avec Zébédée, leur père, et qui réparaient leurs filets. Il les appela, et aussitôt ils laissèrent la barque et leur père, et le suivirent ». (Matthieu 4 :18-22)
Nous avons trouvé le Messie
Pour obtenir d’autres renseignements concernant l’appel de Pierre. Il nous faut aussi lire ce que l’évangéliste Jean a écrit « Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ; et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu. Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus. Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi ce qui signifie Maître, où demeures-tu ? Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure. André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus. Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie ce qui signifie Christ. Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas ce qui signifie Pierre ». (Jean 1 : 35-42)
Tu es Pierre et sur cette pierre, Je bâtirai mon église.
Nous avons appris que Jésus avait changé le Nom de Simon en celui de Pierre (Jean 1 : 42). En Matthieu nous découvrons ce que signifie ce nom pour Jésus-Christ « Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples : Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme ? Ils répondirent : Les uns disent que tu es Jean-Baptiste ; les autres, Elie ; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes. Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis ? Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux. Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » (Matthieu 16 : 13-19). Mais j’aimerais que nous revenions à l’appel des disciples par Jésus. Nous avons vu en comparant l’appel d’Elisée à celui de Pierre qu’ils se ressemblaient beaucoup, en effet de part et d’autre chacun a laissé sa famille, son travail et est devenu disciple. Toutefois la différence est dans la manière dont la séparation s’est produite pour Elisée, celui-ci dit au revoir à sa famille et Elie lui rappelle de se souvenir de ce qui vient de se passer et particulièrement pour l’onction reçue lorsqu’il lui a lancé son manteau.
Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière
Pour les disciples de Jésus cela semble différent en effet, comme on a pu se rendre compte en observant avec soin les écritures, les disciples quittent leur travail immédiatement et suivent Jésus. Nous voyons aussi dans les évangiles certains disciples demander à Jésus la permission de dire au revoir à leurs parents ou d’ensevelir son père. « Pendant qu’ils étaient en chemin, un homme lui dit : Seigneur, je te suivrai partout où tu iras. Jésus lui répondit : Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids : mais le Fils de l’homme n’a pas un lieu où il puisse reposer sa tête. Il dit à un autre : Suis-moi. Et il répondit : Seigneur, permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon père. Mais Jésus lui dit : Laisse les morts ensevelir leurs morts ; et toi, va annoncer le royaume de Dieu. Un autre dit : Je te suivrai, Seigneur, mais permets-moi d’aller d’abord prendre congé de ceux de ma maison. Jésus lui répondit : Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n’est pas propre au royaume de Dieu » (Luc 9 : 57-62 ; Matthieu 8 : 21-22). Mais Jésus ne leur permet pas.
Jésus-Christ avertit les disciples des règles nécessaires pour le suivre.
Tout d’abord, il nous faut mettre en premier notre foi en Jésus-Christ et l’annonce du Royaume de Dieu « Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple » (Luc 14 :26-27).
Jésus insiste sur le fait qu’il n’est pas venu apporter la paix sur la terre.
« Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère ; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi. Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera ». (Matthieu 10 : 34-39).
Nous venons de voir par le biais de la parole les exigences demandées par Jésus-Christ pour être de ses disciples, maintenant nous allons approfondir notre connaissance de l’apôtre Pierre.
Que connaissons nous de Simon surnommé Pierre.
Syméon en Hébreux ou Simon qui est la forme grecque qui est employé fréquemment dans le Nouveau testament « Lorsqu’ils eurent cessé de parler, Jacques prit la parole, et dit : Hommes frères, écoutez-moi ! Simon a raconté comment Dieu a d’abord jeté les regards sur les nations pour choisir du milieu d’elles un peuple qui portât son nom ». (Actes 15 : 13-14 ; 2 Pierre 1 : 1).
Nous savons que le nom de son père était Jonas « Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 16 :17).
La femme de Simon
L’évangile de Marc nous apprend qu’il était marié. « La belle-mère de Simon était couchée, ayant la fièvre ; et aussitôt on parla d’elle à Jésus » (Marc 1 :30). Paul nous dit dans son épitre première aux Corinthiens que son épouse l’accompagnait.
« N’avons-nous pas le droit de mener avec nous une sœur qui soit notre femme, comme font les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas ? ». (1Corinthiens 9 :5). Nous voyons dans l’évangile de Jean que Pierre avait résidé à Bethsaïda en Gaulanitide,
La maison de André et Simon à Capernaüm
Pour l’évangéliste Marc, celui-ci nous indique dans son écrit que Simon et André avaient une maison à Capernaüm en Galilée. « 21 Ils se rendirent à Capernaüm. Et, le jour du sabbat, Jésus entra d’abord dans la synagogue, et il enseigna ; 29 En sortant de la synagogue, ils se rendirent avec Jacques et Jean à la maison de Simon et d’André ». (Marc 1 : 21 ; 29).
La langue Araméenne remplie de l’accent de la Galilée
Que nous apprend la Bible sur la langue pratiquée par Pierre, selon toujours l’évangéliste Marc, Pierre parlait l’Araméen avec l’accent issu de la Galilée.
« Et il le nia de nouveau. Peu après, ceux qui étaient présents dirent encore à Pierre : Certainement tu es de ces gens-là, car tu es Galiléen » (Marc 14 ;70).
Des gens du peuple sans instruction
Il semble que Pierre n’ait pas reçu d’enseignement spécifique sur la loi en dehors de celle qui pouvait être donnée dans les synagogues. Lorsque lui et Jean sont arrêtés par les sacrificateurs ceux-ci les considèrent comme des personnes sans instruction, hormis celle reçue de la part de Jésus-Christ. « Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction ; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus » (Actes 4 : 13).
André disciple de Jean-Baptiste
Avant de connaître Jésus-Christ, Pierre était en relation avec le mouvement de Jean-Baptiste, son frère étant disciple de celui-ci. « Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ; et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu. Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus. Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi ce qui signifie Maître, où demeures-tu ? Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure. André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus.
Nous avons trouvé le Messie
Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie ce qui signifie Christ. Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas ce qui signifie Pierre » (Jean 1 : 35-40).
Regardons maintenant les aptitudes, les qualités et les défauts de ce disciple.
Explique-nous cette parabole
Une des premières aptitudes de Pierre est son caractère de meneur, on le voit plusieurs fois prendre la parole au nom des douze disciples. « Pierre, prenant la parole, lui dit : Explique-nous cette parabole » (Matthieu 15 :15).
Combien de fois dois-je pardonner à mon frère
C’est encore lui qui demande à Jésus combien de fois il faut pardonner à son frère « Alors Pierre s’approcha de lui, et dit : Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu’à sept fois ? Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à septante fois sept fois » (Matthieu 18 : 21-22).
Qu’en sera-t-il pour nous ?
Nous le voyons encore demander à Jésus-Christ ce qu’il adviendra de ses disciples eux qui ont tout quitté pour le suivre. « Pierre, prenant alors la parole, lui dit : Voici, nous avons tout quitté, et nous t’avons suivi ; qu’en sera-t-il pour nous ? Jésus leur répondit : Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël. Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle. Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers » (Matthieu 19 :27-30).
Le figuier maudit
C’est encore lui qui rappellera à Jésus devant les autres disciples l’épisode du figuier qui a été maudit : « Le matin, en passant, les disciples virent le figuier séché jusqu’aux racines. Pierre, se rappelant ce qui s’était passé, dit à Jésus : Rabbi, regarde, le figuier que tu as maudit a séché » (Marc 11 : 20-21).
La femme atteinte d’une perte de sang
Ce fut encore lui qui lors du miracle de la femme qui avait une perte de sang prit la parole pour dire à Jésus qu’il se trompait quand le Christ affirmait que quelqu’un l’avait touché et qu’une force était sortie de lui : « Or, il y avait une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans, et qui avait dépensé tout son bien pour les médecins, sans qu’aucun ait pu la guérir. Elle s’approcha par derrière, et toucha le bord du vêtement de Jésus. Au même instant la perte de sang s’arrêta. Et Jésus dit : Qui m’a touché ? Comme tous s’en défendaient, Pierre et ceux qui étaient avec lui dirent : Maître, la foule t’entoure et te presse, et tu dis : Qui m’a touché ? Mais Jésus répondit : Quelqu’un m’a touché, car j’ai connu qu’une force était sortie de moi » (Luc 8 : 43-46).
Cette parabole concerne-t-elle les disciples ou bien elle est pour tous
Une nouvelle fois nous le trouvons en train d’interroger Jésus sur le sens d’une parabole qui parle de serviteurs et d’un maître qui doit rentrer à l’improviste. Pierre demande à Jésus si cette parabole concerne les disciples ou bien si celle-ci est pour tous (Luc 12 : 41).
Pas seulement les pieds mais aussi les mains et la tête
Lors du lavement des pieds que Jésus fit à ses disciples avant de subir la crucifixion, Pierre une fois encore s’adresse à Jésus et lui demande de ne pas seulement lui laver les pieds mais aussi les mains et la tête « Il vint donc à Simon Pierre ; et Pierre lui dit : Toi, Seigneur, tu me laves les pieds ! Jésus lui répondit : Ce que je fais, tu ne le comprends pas maintenant, mais tu le comprendras bientôt. Pierre lui dit : Non, jamais tu ne me laveras les pieds. Jésus lui répondit : Si je ne te lave, tu n’auras point de part avec moi. Simon Pierre lui dit : Seigneur, non seulement les pieds, mais encore les mains et la tête. Jésus lui dit : Celui qui est lavé n’a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur ; et vous êtes purs, mais non pas tous. Car il connaissait celui qui le livrait ; c’est pourquoi il dit : Vous n’êtes pas tous purs. Après qu’il leur eut lavé les pieds, et qu’il eut pris ses vêtements, il se remit à table, et leur dit : Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m’appelez Maître et Seigneur ; et vous dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres ; car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait » (Jean 13 : 6-15).
Que veux tu dire en disant vous ne pouvez venir avec moi
Une des interrogations de Pierre qui permet à chacun de nous de voir la patience et la compréhension de Jésus à notre égard, comme cela l’a été pour Pierre, se trouve dans le passage où Judas est sorti pour livrer Jésus aux sacrificateurs. Pierre pose une question au Christ que veux-tu dire en disant vous ne pouvez pas venir avec moi. L’apôtre Pierre insiste en disant qu’il donnerait sa vie pour Jésus. La réponse du Christ marquera son disciple à jamais. « Lorsque Judas fut sorti, Jésus dit : Maintenant, le Fils de l’homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui. Si Dieu a été glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même, et il le glorifiera bientôt. Mes petits-enfants, je suis pour peu de temps encore avec vous. Vous me chercherez ; et, comme j’ai dit aux Juifs : Vous ne pouvez venir où je vais, je vous le dis aussi maintenant. Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. Simon Pierre lui dit : Seigneur, où vas-tu ? Jésus répondit : Tu ne peux pas maintenant me suivre où je vais, mais tu me suivras plus tard. Seigneur, lui dit Pierre, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ? Je donnerai ma vie pour toi. Jésus répondit : Tu donneras ta vie pour moi ! En vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne chantera pas que tu ne m’aies renié trois fois » (Jean 13 : 31-38). Pierre s’est surtout fait remarquer par son discernement en reconnaissant Jésus comme le Messie attendu (Matthieu 16 : 16-17).
Pierre faisait partie avec Jean et Jacques de ceux que le Seigneur prenait avec lui dans différentes circonstances.
On le voit présent dans la résurrection de la fille de Jaïrus :
« Comme il parlait encore, survinrent de chez le chef de la synagogue des gens qui dirent : Ta fille est morte ; pourquoi importuner davantage le maître ? Mais Jésus, sans tenir compte de ces paroles, dit au chef de la synagogue : Ne crains pas, crois seulement. Et il ne permit à personne de l’accompagner, si ce n’est à Pierre, à Jacques, et à Jean, frère de Jacques » (Marc 5 : 35-37).
Il propose de dresser trois tentes
Pierre est présent lors de la transfiguration de Jésus-Christ, il propose de dresser trois tentes. Il reçoit l’ordre de ne parler à personne de cette vision avant que le fils de l’homme soit ressuscité. Il comprend suite à l’explication de Jésus qu’Elie est déjà venu. Pierre comprit que le Christ leur parlait de Jean-Baptiste.
« Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, et il les conduisit à l’écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voici, Moïse et Elie leur apparurent, s’entretenant avec lui. Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : Seigneur, il est bon que nous soyons ici ; si tu le veux, je dresserai ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Elie. Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. Et voici, une voix fit entendre de la nuée ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection : écoutez-le ! Lorsqu’ils entendirent cette voix, les disciples tombèrent sur leur face, et furent saisis d’une grande frayeur. Mais Jésus, s’approchant, les toucha, et dit : Levez-vous, n’ayez pas peur ! Ils levèrent les yeux, et ne virent que Jésus seul. Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : Ne parlez à personne de cette vision, jusqu’à ce que le Fils de l’homme soit ressuscité des morts. Les disciples lui firent cette question : Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Elie doit venir premièrement ? Il répondit : Il est vrai qu’Elie doit venir, et rétablir toutes choses. Mais je vous dis qu’Elie est déjà venu, qu’ils ne l’ont pas reconnu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’homme souffrira de leur part. Les disciples comprirent alors qu’il leur parlait de Jean-Baptiste ». (Matthieu 17 : 1-13).
Pierre fut celui qui avec Jean prépara le dernier repas de la pâque que Jésus a pris avec ses disciples :
« Le jour des pains sans levain, où l’on devait immoler la Pâque, arriva, et Jésus envoya Pierre et Jean, en disant : Allez nous préparer la Pâque, afin que nous la mangions. Ils lui dirent : Où veux-tu que nous la préparions ? Il leur répondit : Voici, quand vous serez entrés dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d’eau ; suivez-le dans la maison où il entrera, et vous direz au maître de la maison : Le maître te dit : Où est le lieu où je mangerai la Pâque avec mes disciples ? Et il vous montrera une grande chambre haute, meublée : c’est là que vous préparerez la Pâque. Ils partirent, et trouvèrent les choses comme il le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque »
(Luc 22 : 7-13).
Quelle était la personnalité de Pierre ?
Quand on observe les situations dans lesquelles s’est trouvé Pierre, on remarque qu’il a tendance à réagir de manière impétueuse !
On le voit sortir de la barque et s’avancer sur l’eau vers le Seigneur quand Jésus vient vers eux, mais il coule rapidement dès qu’il sent le vent.
« La barque, déjà au milieu de la mer, était battue par les flots ; car le vent était contraire. A la quatrième veille de la nuit, Jésus alla vers eux, marchant sur la mer Quand les disciples le virent marcher sur la mer, ils furent troublés, et dirent : C’est un fantôme ! Et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris, Jésus leur dit aussitôt : Rassurez-vous, c’est moi ; n’ayez pas peur ! Pierre lui répondit : Seigneur, si c’est toi, ordonne que j’aille vers toi sur les eaux. Et il dit : Viens ! Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus. Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria : Seigneur, sauve-moi ! Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit : Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » (Matthieu 14 :24-31).
Pierre se permet de faire une remarque à Jésus, quand le Christ lui annonce qu’il va souffrir et mourir puis ressusciter.
« Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour. Pierre, l’ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit : A Dieu ne plaise, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas. Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre : Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale ; Car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes »
(Matthieu 16 : 21-23).
La violence de Pierre
Pierre fut très violent lors de l’arrestation de Jésus par les gardes envoyés par les principaux sacrificateurs.
« Lorsqu’il eut dit ces choses, Jésus alla avec ses disciples de l’autre côté du torrent du Cédron, où se trouvait un jardin, dans lequel il entra, lui et ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait ce lieu, parce que Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis. Judas donc, ayant pris la cohorte, et des huissiers qu’envoyèrent les principaux sacrificateurs et les pharisiens, vint là avec des lanternes, des flambeaux et des armes.
Jésus, sachant tout ce qui devait lui arriver, s’avança, et leur dit : Qui cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Jésus de Nazareth. Jésus leur dit : C’est moi. Et Judas, qui le livrait, était avec eux. Lorsque Jésus leur eut dit : C’est moi, ils reculèrent et tombèrent par terre. Il leur demanda de nouveau : Qui cherchez-vous ? Et ils dirent : Jésus de Nazareth. Jésus répondit : Je vous ai dit que c’est moi. Si donc c’est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci. Il dit cela, afin que s’accomplît la parole qu’il avait dite : Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés. Simon Pierre, qui avait une épée, la tira, frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui coupa l’oreille droite. Ce serviteur s’appelait Malchus. Jésus dit à Pierre : Remets ton épée dans le fourreau. Ne boirai-je pas la coupe que le Père m’a donnée à boire ? » (Jean 18 : 1-11).
La présomption de Pierre
L’aspect présomptueux de Pierre apparaît lors de l’annonce par Jésus qu’il serait pour chacun d’eux une occasion de chute. Pierre crie à qui veut l’entendre que ce ne sera pas le cas pour lui.
« Alors Jésus leur dit : Je serai pour vous tous, cette nuit, une occasion de chute ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais, après que je serai ressuscité, je vous précèderai en Galilée. Pierre, prenant la parole, lui dit : Quand tu serais pour tous une occasion de chuter, tu ne le seras jamais pour moi. Jésus lui dit : Je te le dis en vérité, cette nuit même, avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Pierre lui répondit : Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas. Et tous les disciples dirent la même chose » (Matthieu 26 : 35).
Les pleurs de Pierre après son reniement.
« Cependant, Pierre était assis dehors dans la cour. Une servante s’approcha de lui, et dit : Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen. Mais il le nia devant tous, disant : Je ne sais ce que tu veux dire. Comme il se dirigeait vers la porte, une autre servante le vit, et dit à ceux qui se trouvaient là ; Celui-ci était aussi avec Jésus de Nazareth. Il le nia de nouveau, avec serment : Je ne connais pas cet homme. Peu après, ceux qui étaient là, s’étant approchés, dirent à Pierre : Certainement tu es aussi de ces gens-là, car ton langage te fait reconnaître. Alors il se mit à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme. Aussitôt le coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Et étant sorti, il pleura amèrement » (Matthieu 26 : 69-75).
La miséricorde de Jésus-Christ
Heureusement pour Pierre et pour chacun de nous Dieu en Jésus-Christ est miséricordieux. Jésus qui avait auparavant changé le nom de Simon en Pierre (Matthieu 16 : 18-19), fera dire à Pierre par Marie-Madeleine et Marie mère de Jacques et Salomé par l’intermédiaire d’un ange, qu’il le retrouvera en Galilée.
« Lorsque le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin d’aller embaumer Jésus. Le premier jour de la semaine, elles se rendirent au sépulcre, de grand matin, comme le soleil venait de se lever. Elles disaient entre elles : Qui nous roulera la pierre loin de l’entrée du sépulcre ? Et, levant les yeux, elles aperçurent que la pierre, qui était très grande, avait été roulée. Elles entrèrent dans le sépulcre, virent un jeune homme assis à droite vêtu d’une robe blanche, et elles furent épouvantées. Il leur dit : Ne vous épouvantez pas ; vous cherchez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié ; il est ressuscité, il n’est point ici ; voici le lieu où on l’avait mis. Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu’il vous précède en Galilée : c’est là que vous le verrez, comme il vous l’a dit » (Marc 16 : 1-7).
Pais mes brebis
Pierre étant retourné à son activité de pêcheur de poissons après la mort et la résurrection de Jésus-Christ fut confondu lorsqu’il vit Jésus sur le bord de mer lui indiquer l’endroit où il devait jeter son filet. Après cet épisode de pêche miraculeuse et de repas pris en commun, le Christ posa par trois fois une question à Pierre en insistant jusqu’à quel point ce disciple avait de l’amour pour lui. Pierre répondit à Jésus et affirma son amour par trois fois mais de manière différente et se fit confier le troupeau du Seigneur. C’était la troisième fois que les disciples revoyaient le Seigneur.
« Après cela, Jésus se montra encore aux disciples, sur les bords de la mer de Tibériade. Et voici de quelle manière il se montra. Simon Pierre, Thomas, appelé Didyme, Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples de Jésus, étaient ensemble. Simon Pierre leur dit : Je vais pêcher. Ils lui dirent : Nous allons aussi avec toi. Ils sortirent et montèrent dans une barque, et cette nuit-là ils ne prirent rien.
Le matin étant venu, Jésus se trouva sur le rivage ; mais les disciples ne savaient pas que c’était Jésus. Jésus leur dit : Enfants, n’avez-vous rien à manger ? Ils lui répondirent : Non. Il leur dit : Jetez le filet du côté droit de la barque, et vous trouverez. Ils le jetèrent donc, et ils ne pouvaient plus le retirer, à cause de la grande quantité de poissons. Alors le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : C’est le Seigneur ! Et Simon Pierre, dès qu’il eut entendu que c’était le Seigneur, mit son vêtement et sa ceinture, car il était nu, et se jeta dans la mer. Les autres disciples vinrent avec la barque, tirant le filet plein de poissons, car ils n’étaient éloignés de terre que d’environ deux cents coudées. Lorsqu’ils furent descendus à terre, ils virent là des charbons allumés, du poisson dessus, et du pain. Jésus leur dit : Apportez des poissons que vous venez de prendre. Simon Pierre monta dans la barque, et tira à terre le filet plein de cent cinquante-trois grands poissons ; et quoiqu’il y en eût tant, le filet ne se rompit point. Jésus leur dit : Venez, mangez. Et aucun des disciples n’osait lui demander : Qui es-tu ? sachant que c’était le Seigneur. Jésus s’approcha, prit le pain, et leur en donna ; il fit de même du poisson. C’était déjà la troisième fois que Jésus se montrait à ses disciples depuis qu’il était ressuscité des morts. Après qu’ils eurent mangé, Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ne m’aiment ceux-ci ? Il lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit une seconde fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : M’aimes-tu ? Et il lui répondit : Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne voudras pas. Il dit cela pour indiquer par quelle mort Pierre glorifierait Dieu. Et ayant ainsi parlé, il lui dit : Suis-moi » (Jean 21 : 1-19).
Pierre après la pentecôte
Il semble que Pierre soit transformé après avoir reçu le baptême de l’Esprit Saint le jour de la pentecôte. Nous le voyons prendre la parole pour témoigner de Jésus-Christ devant 3000 personnes qui deviendront des croyants en Jésus-Christ.
« Alors Pierre, se présentant avec les onze, éleva la voix, et leur parla en ces termes : Hommes Juifs, et vous tous qui séjournez à Jérusalem, sachez ceci, et prêtez l’oreille à mes paroles ! Ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez, car c’est la troisième heure du jour. Mais c’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël : Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair ; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos jeunes gens auront des visions, Et vos vieillards auront des songes. Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, Dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit ; et ils prophétiseront. Je ferai paraître des prodiges en haut dans le ciel et des miracles en bas sur la terre, Du sang, du feu, et une vapeur de fumée ; Le soleil se changera en ténèbres, Et la lune en sang, Avant l’arrivée du jour du Seigneur, De ce jour grand et glorieux. Alors quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Hommes Israélites, écoutez ces paroles ! Jésus de Nazareth, cet homme à qui Dieu a rendu témoignage devant vous par les miracles, les prodiges et les signes qu’il a opérés par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes ; cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l’avez crucifié, vous l’avez fait mourir par la main des impies. Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il fût retenu par elle. Car David dit de lui : Je voyais constamment le Seigneur devant moi, Parce qu’il est à ma droite, afin que je ne sois point ébranlé. Aussi mon cœur est dans la joie, et ma langue dans l’allégresse ; Et même ma chair reposera avec espérance, Car tu n’abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts, Et tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption. Tu m’as fait connaître les sentiers de la vie, Tu me rempliras de joie par ta présence. Hommes frères, qu’il me soit permis de vous dire librement, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son sépulcre existe encore aujourd’hui parmi nous. Comme il était prophète, et qu’il savait que Dieu lui avait promis avec serment de faire asseoir un de ses descendants sur son trône, c’est la résurrection du Christ qu’il a prévue et annoncée, en disant qu’il ne serait pas abandonné dans le séjour des morts et que sa chair ne verrait pas la corruption. C’est ce Jésus que Dieu a ressuscité ; nous en sommes tous témoins. Elevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint-Esprit qui avait été promis, et il l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez. Car David n’est point monté au ciel, mais il dit lui-même : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié » (Actes 2 : 14-36).
Nous le verrons ensuite avec Jean devoir affronter le Sanhédrin après la guérison d’un homme boiteux de naissance et le témoignage devant la foule. Son arrestation, les coups qu’il a reçus, les menaces prononcées ne sont pas arrivées à le faire taire. Nous le voyons une nouvelle fois annoncer le salut et le royaume de Dieu en Jésus-Christ.
Pierre et Jean montaient ensemble au temple
« Pierre et Jean montaient ensemble au temple, à l’heure de la prière : c’était la neuvième heure. Il y avait un homme boiteux de naissance, qu’on portait et qu’on plaçait tous les jours à la porte du temple appelée la Belle, pour qu’il demandât l’aumône à ceux qui entraient dans le temple. Cet homme, voyant Pierre et Jean qui allaient y entrer, leur demanda l’aumône. Pierre, de même que Jean, fixa les yeux sur lui, et dit : Regarde-nous. Et il les regardait attentivement, s’attendant à recevoir d’eux quelque chose. Alors Pierre lui dit : Je n’ai ni argent, ni or ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche. Et le prenant par la main droite, il le fit lever. Au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes ; d’un saut il fut debout, et il se mit à marcher. Il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant, et louant Dieu. Tout le monde le vit marchant et louant Dieu. Ils reconnaissaient que c’était celui qui était assis à la Belle porte du temple pour demander l’aumône, et ils furent remplis d’étonnement et de surprise au sujet de ce qui lui était arrivé. Comme il ne quittait pas Pierre et Jean, tout le peuple étonné accourut vers eux, au portique dit de Salomon. Pierre, voyant cela, dit au peuple : Hommes Israélites, pourquoi vous étonnez-vous de cela ? Pourquoi avez-vous les regards fixés sur nous, comme si c’était par notre propre puissance ou par notre piété que nous eussions fait marcher cet homme ? Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son serviteur Jésus, que vous avez livré et renié devant Pilate, qui était d’avis qu’on le relâchât. Vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé qu’on vous accordât la grâce d’un meurtrier. Vous avez fait mourir le Prince de la vie, que Dieu a ressuscité des morts ; nous en sommes témoins. C’est par la foi en son nom que son nom a raffermi celui que vous voyez et connaissez ; c’est la foi en lui qui a donné à cet homme cette entière guérison, en présence de vous tous. Et maintenant, frères, je sais que vous avez agi par ignorance, ainsi que vos chefs. Mais Dieu a accompli de la sorte ce qu’il avait annoncé d’avance par la bouche de tous ses prophètes, que son Christ devait souffrir. Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, (3-20) afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur, et qu’il envoie celui qui vous a été destiné, Jésus-Christ, que le ciel doit recevoir jusqu’aux temps du rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé anciennement par la bouche de ses saints prophètes. Moïse a dit : Le Seigneur votre Dieu vous suscitera d’entre vos frères un prophète comme moi ; vous l’écouterez dans tout ce qu’il vous dira, et quiconque n’écoutera pas ce prophète sera exterminé du milieu du peuple. Tous les prophètes qui ont successivement parlé, depuis Samuel, ont aussi annoncé ces jours-là. Vous êtes les fils des prophètes et de l’alliance que Dieu a traitée avec nos pères, en disant à Abraham : Toutes les familles de la terre seront bénies en ta postérité. C’est à vous premièrement que Dieu, ayant suscité son serviteur, l’a envoyé pour vous bénir, en détournant chacun de vous de ses iniquités » (Actes 3 : 1-26).
L’arrestation de Pierre et de Jean
« Tandis que Pierre et Jean parlaient au peuple, survinrent les sacrificateurs, le commandant du temple, et les sadducéens, mécontents de ce qu’ils enseignaient le peuple, et annonçaient en la personne de Jésus la résurrection des morts. Ils mirent les mains sur eux, et ils les jetèrent en prison jusqu’au lendemain ; car c’était déjà le soir.
Cependant, beaucoup de ceux qui avaient entendu la parole crurent, et le nombre des hommes s’éleva à environ cinq mille. Le lendemain, les chefs du peuple, les anciens et les scribes, (4-5) s’assemblèrent à Jérusalem, (4-6) avec Anne, le souverain sacrificateur, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui étaient de la race des principaux sacrificateurs. Ils firent placer au milieu d’eux Pierre et Jean, et leur demandèrent : Par quel pouvoir, ou au nom de qui avez-vous fait cela ? Alors Pierre, rempli du Saint-Esprit, leur dit : Chefs du peuple, et anciens d’Israël, puisque nous sommes interrogés aujourd’hui sur un bienfait accordé à un homme malade, afin que nous disions comment il a été guéri, sachez-le tous, et que tout le peuple d’Israël le sache ! C’est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, que vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts, c’est par lui que cet homme se présente en pleine santé devant vous. Jésus est La pierre rejetée par vous qui bâtissez, Et qui est devenue la principale de l’angle. Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction ; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus. Mais comme ils voyaient là près d’eux l’homme qui avait été guéri, ils n’avaient rien à répliquer. Ils leur ordonnèrent de sortir du sanhédrin, et ils délibérèrent entre eux, disant : Que ferons-nous à ces hommes ? Car il est manifeste pour tous les habitants de Jérusalem qu’un miracle signalé a été accompli par eux, et nous ne pouvons pas le nier. Mais, afin que la chose ne se répande pas davantage parmi le peuple, défendons-leur avec menaces de parler désormais à qui que ce soit en ce nom-là. Et les ayant appelés, ils leur défendirent absolument de parler et d’enseigner au nom de Jésus. Pierre et Jean leur répondirent : Jugez s’il est juste, devant Dieu, de vous obéir plutôt qu’à Dieu ; car nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu. Ils leur firent de nouvelles menaces, et les relâchèrent, ne sachant comment les punir, à cause du peuple, parce que tous glorifiaient Dieu de ce qui était arrivé.
Car l’homme qui avait été l’objet de cette guérison miraculeuse était âgé de plus de quarante ans » (Actes 4 : 1-22).
L’accomplissement de la promesse de Jésus-Christ pour Pierre s’est précisé en plusieurs étapes.
Nous l’avons vu témoigner de Jésus-Christ et prendre la direction de la première communauté, le jour de la pentecôte (Actes 2 : 1-47), il a un rôle important dans l’affaire qui concerne Ananias et Saphira. (Actes 5 : 1-11). On le voit être acteur et témoin du baptême du Saint Esprit pour les Samaritains. (Actes 8 : 14-17). C’est encore lui qui est participant lors du baptême du Saint Esprit de Corneille et de sa famille. (Actes 10 : 1-48). Il a donc les clés des portes du Royaume de Dieu, pour les Juifs en premier, pour les Samaritains en second et pour les non-juifs c’est-à-dire les gentils.
Pierre et les non-juifs
Pourtant la personnalité, son origine juive, sa pratique des commandements de la loi ont été dans certains moments un problème de conscience pour Pierre. C’est ainsi que lorsqu’il doit aller voir Corneille Dieu doit lui montrer une vision d’animaux impurs par trois fois, Pierre restera pensif et perplexe quant à cette vision, il ne la comprendra qu’au moment où arrivent les envoyés de corneille. (Actes 10 : 9-17). Il comprendra que Dieu veut ouvrir la porte aux non-Juifs. (Actes 10 : 34-35). Suite à cela, quand Paul et Barnabas sont venus à Jérusalem pour demander aux apôtres et aux anciens leurs avis sur la circoncision et l’observance de la loi pour les croyants issus du paganisme, Pierre s’exprima dans le sens de ne pas mettre un joug sur les épaules des nouveaux convertis (Actes 15 : 1-29).
Une réprimande publique
Pourtant Pierre était loin d’être parfait et l’esprit de crainte qui lui avait faire ou dire certaines choses n’était pas complètement évincé de sa vie. On le voit à Antioche en compagnie de non-juifs à leur table mais dès que des juifs légalistes arrivent il s’éloigne des non-juifs pour éviter des conflits. Paul s’étant rendu compte de son attitude le reprend publiquement (Galates 2 :11-14). Ce moment a certainement été pour Pierre une expérience salutaire qui lui a permis de mieux servir Dieu et son Royaume.
Le neveu de Pierre
Dans sa première épître Pierre nous parle de son neveu Jean surnommé Marc qui s’est peut-être converti par le témoignage de son oncle, il semble que celui-ci lui était très utile (I pierre 5 :13). On pense que l’évangile de Marc est en fait celui qui a été dicté par Pierre. Pierre a écrit deux épîtres.
Concernant sa mort, la Bible ne nous en parle pas.
Conclusion
Nous avons découvert une partie de la vie de Pierre ainsi que de sa personnalité. Jésus-Christ avait vu en lui l’homme et le leader qui allait devenir pour son église. Pierre après quelques difficultés a assumé parfaitement le rôle que le Christ lui avait demandé d’accomplir. Pierre n’a pas seulement été l’apôtre des premiers croyants, il est aussi notre apôtre car comme le dit l’épître aux Hébreux « Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu ; considérez quelle a été la fin de leur vie, et imitez leur foi » (Hébreux 13 : 7).
Que pouvons nous retenir de cette étude sur l’apôtre Pierre : que Christ lui a montré de ne plus avoir peur, soit de marcher sur l’eau ou soit de rencontrer des personnes inconnues. Il y a bien des domaines dans nos vies où il nous faut la même foi que Pierre pour avancer dans l’inconnu, il en est de même de nos rencontres avec certaines personnes qui nous paraissent inabordables.
Un élément important, voire essentiel, est celui du pardon que Dieu en Jésus-Christ nous accorde. Il arrivera peut-être dans notre vie où nous entendrons la voix du Christ nous dire m’aimes-tu.
En Pierre nous découvrons aussi la volonté et la patience de Dieu pour nous instruire.
Toujours à travers la vie de l’apôtre Pierre nous nous apercevons que Dieu ne se trompe pas quand il nous appelle. Quand Jésus a regardé Pierre il savait ce que cet homme était capable de faire « tu es Pierre est sur cette pierre, je bâtirai mon église »
(Matthieu 16 : 18).
Maintenant pourquoi Dieu a-t-il choisi un pêcheur sans instruction de surcroit Galiléen pour en faire un pêcheur d’hommes (Luc 5 : 10). Pour ma part je pense que Dieu connaissait parfaitement le cœur de cet homme, il savait que pour l’amour de Jésus-Christ, il irait jusqu’au bout afin d’annoncer le salut et la bonne nouvelle du Royaume de Dieu. Cet exemple doit nous inciter à faire de même. Dans le prochain cours nous regarderons ce que peuvent nous apporter comme enseignement les autres disciples de Jésus-Christ.
Bibliographie
Cours BibleDoc 2005
Bible Online 2011
Le grand dictionnaire de la Bible Editions Excelsis 2017
Etude sur le disciple de Jésus-Christ appelé Simon et surnommé Pierre
Module trois : Ce travail concerne une préparation de cours dans le but d’expliquer l’appel et la personnalité de celui qui a reçu pour tâche de paître le troupeau de brebis de l’ekklésia de Jésus-Christ dans le Royaume de Dieu.
Cette étude est la troisième d’une série de vingt cours qui aura pour objectif de prouver que Jésus-Christ est bien le Messie attendu et qu’il est venu réaliser les prophéties annoncées concernant le Royaume de Dieu.
Ce travail de recherche se terminera par une thèse de doctorat ayant pour titre le Royaume de Dieu vu par Jésus-Christ
L’ensemble des travaux est dirigé par BibleDoc
Le doctorant est Bernard IRRMANN
Sommaire
Introduction....................................................................................................... page 4
Définition du terme disciple.............................................................................. page 5
La réponse immédiate des disciples.................................................................. page 5
La pêche miraculeuse et l’appel à devenir disciple........................................... page 5
Ils laissèrent leurs filets..................................................................................... page 6
Nous avons trouvé le Messie............................................................................. page 6
Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon église......................................... page 6
Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière................................. page 7
Jésus-Christ avertit les disciples des règles pour le suivre................................ page 7
Jésus insiste sur le fait qu’il n’est pas venu apporter la paix sur la terre........... page 7
Que connaissons-nous de Simon surnommé Pierre........................................... page 7
La femme de Simon........................................................................................... page 8
La maison de André et Simon à Capernaüm..................................................... page 8
La langue araméenne remplie de l’accent de la Galilée.................................... page 8
Des gens du peuple sans instruction.................................................................. page 8
André disciple de Jean-Baptiste........................................................................ page 8
Nous avons trouvé le Messie............................................................................. page 8
Explique-nous cette parabole............................................................................. page 9
Combien de fois dois-je pardonner à mon frère................................................ page 9
Qu’en sera-t-il pour nous ?................................................................................ page 9
Le figuier maudit............................................................................................... page 9
La femme atteinte d’une perte de sang.............................................................. page 9
Cette parabole concerne-t-elle les disciples ou bien est-elle pour tous..............page 10
Pas seulement les pieds mais aussi les mains et la tête......................................page 10
Que veux-tu dire en disant vous ne pouvez pas venir avec moi.........................page 10
On le voit présent dans la résurrection de la fille de Jaïrus................................page 11
Il propose de dresser trois tentes.........................................................................page 11
Le dernier repas de la Pâque que Jésus a pris avec ses disciples........................page 11
Quelle était la personnalité de Pierre..................................................................page 12
La remarque de Pierre à Jésus.........................................................................page 12
La violence de Pierre...................................................................................... page 12
La présomption de Pierre................................................................................page 13
Les pleurs de Pierre après son reniement........................................................page 13
La miséricorde de Jésus..................................................................................page 13
Pais mes Brebis...............................................................................................page 13
Pierre après la pentecôte.................................................................................page 14
Pierre et Jean montaient ensemble au temple................................................ page 15
L’arrestation de Pierre et de Jean...................................................................page 16
L’accomplissement de la promesse de Jésus-Christ pour Pierre...................page 17
Pierre et les non-juifs.....................................................................................page 17
Une réprimande publique...............................................................................page 17
Le neveu de Pierre.........................................................................................page 17
Conclusion.....................................................................................................page 18
Bibliogaphie..................................................................................................page 18
Introduction
Bonjour à toutes et à tous,
Nous en sommes à notre troisième cours, lors des deux études précédentes nous avons de façon succincte découvert la naissance de Jean-Baptiste et celle de Jésus-Christ ainsi que le contexte familial, social et spirituel qui rapprochait ces deux hommes dans le premier cours, puis dans la seconde étude nous avons détaillé les premiers éléments du commencement de leurs ministères respectifs, en insistant d’une façon plus particulière sur le ministère de Jésus-Christ. Ses premiers pas après son baptême et sa préparation lors des quarante jours au désert, le choix de ses disciples et les premiers miracles qui accompagnaient l’annonce du Royaume de Dieu.
Aujourd’hui, j’aimerais diriger votre attention sur l’un des premiers disciples choisi par Jésus-Christ. Il s’agit de l’apôtre Pierre qui s’appelait Simon avant sa rencontre avec le Christ-Jésus.
Nous découvrirons au cours de cette étude où et comment se fit l’appel de Pierre à devenir disciple du Messie Yeshoua. Nous irons à la recherche de son origine sociale qui comportera sa situation géographique, sa profession, sa vie familiale ainsi que l’aspect spirituel de son existence avant sa rencontre avec celui qui devait devenir son Seigneur, son Sauveur, le Christ, le Fils du Dieu vivant. Nous regarderons comment cet homme a compris qui était le Christ et quels ont été les changements qui se produisirent dans son existence suite à cette rencontre qu’il a faite avec Jésus de Nazareth. Enfin nous pourrons examiner ce que signifie l’appel de Christ dans nos vies et comment un simple pêcheur de poissons est devenu celui qui a les clés des cieux et qui a le pouvoir de lier ou de délier les choses de la terre afin qu’elles soient liées ou déliées dans les cieux.
Pour commencer cette étude nous irons voir dans le nouveau testament et particulièrement dans les évangiles pour découvrir Simon. Cependant, pour pouvoir faire des comparaisons ou montrer des similitudes, nous regarderons aussi certains livres de l’Ancien Testament.
Mais tout d’abord cherchons la définition du terme disciple :
- Personne qui reçoit l'enseignement d'un maître, fait partie de son école ; élève : Les disciples de Jésus-Christ.
- Personne qui suit l'exemple de quelqu'un qu'il considère comme son maître à penser, qui adhère à une doctrine, une conception, etc. ; partisan, fidèle, adepte : On voit en lui un disciple de Jésus.
La réponse immédiate des disciples
En observant avec attention l’évangile de Marc et l’appel de Simon, « Comme il passait le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs. Jésus leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent leurs filets, et le suivirent. (Marc 1 : 16-18). Nous pouvons nous apercevoir qu’il y a une sorte de parallélisme avec l’appel d’Elisée tel qu’il est relaté dans le premier livre des rois « Elie partit de là, et il trouva Elisée, fils de Schaphath, qui labourait. Il y avait devant lui douze paires de bœufs, et il était avec la douzième. Elie s’approcha de lui, et il jeta sur lui son manteau. Elisée, quittant ses bœufs, courut après Elie, et dit : Laisse-moi embrasser mon père et ma mère, et je te suivrai. Elie lui répondit : Va, et reviens ; car pense à ce que je t’ai fait. Après s’être éloigné d’Elie, il revint prendre une paire de bœufs, qu’il offrit en sacrifice ; avec l’attelage des bœufs, il fit cuire leur chair, et la donna à manger au peuple. Puis il se leva, suivit. Elie, et fut à son service » (1 Rois :19-20).
La pêche miraculeuse et l’appel de Pierre à devenir disciple
Si nous regardons dans l’Évangile de Luc, nous comprenons mieux pourquoi Pierre, qui s’appelait encore Simon, a suivi Jésus. « Comme Jésus se trouvait auprès du lac de Génésareth, et que la foule se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu, il vit au bord du lac deux barques, d’où les pêcheurs étaient descendus pour laver leurs filets. Il monta dans l’une de ces barques, qui était à Simon, et il le pria de s’éloigner un peu de terre. Puis il s’assit, et de la barque il enseignait la foule. Lorsqu’il eut cessé de parler, il dit à Simon : Avance en pleine eau, et jetez vos filets pour pêcher. Simon lui répondit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je jetterai le filet. L’ayant jeté, ils prirent une grande quantité de poissons, et leur filet se rompait. Ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l’autre barque de venir les aider. Ils vinrent et ils remplirent les deux barques, au point qu’elles enfonçaient. Quand il vit cela, Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus, et dit : Seigneur, retire-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur. Car l’épouvante l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la pêche qu’ils avaient faite. Il en était de même de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Alors Jésus dit à Simon : Ne crains point ; désormais tu seras pêcheur d’hommes. Et, ayant ramené les barques à terre, ils laissèrent tout, et le suivirent ». (Luc 5 :1-11).
Ils laissèrent leurs filets
Matthieu nous raconte l’appel de Pierre et des trois autres disciples André, Jacques et Jean de la même manière que Marc « Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André, son frère, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs. Il leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent les filets, et le suivirent. De là étant allé plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère, qui étaient dans une barque avec Zébédée, leur père, et qui réparaient leurs filets. Il les appela, et aussitôt ils laissèrent la barque et leur père, et le suivirent ». (Matthieu 4 :18-22)
Nous avons trouvé le Messie
Pour obtenir d’autres renseignements concernant l’appel de Pierre. Il nous faut aussi lire ce que l’évangéliste Jean a écrit « Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ; et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu. Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus. Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi ce qui signifie Maître, où demeures-tu ? Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure. André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus. Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie ce qui signifie Christ. Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas ce qui signifie Pierre ». (Jean 1 : 35-42)
Tu es Pierre et sur cette pierre, Je bâtirai mon église.
Nous avons appris que Jésus avait changé le Nom de Simon en celui de Pierre (Jean 1 : 42). En Matthieu nous découvrons ce que signifie ce nom pour Jésus-Christ « Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples : Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme ? Ils répondirent : Les uns disent que tu es Jean-Baptiste ; les autres, Elie ; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes. Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis ? Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux. Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » (Matthieu 16 : 13-19). Mais j’aimerais que nous revenions à l’appel des disciples par Jésus. Nous avons vu en comparant l’appel d’Elisée à celui de Pierre qu’ils se ressemblaient beaucoup, en effet de part et d’autre chacun a laissé sa famille, son travail et est devenu disciple. Toutefois la différence est dans la manière dont la séparation s’est produite pour Elisée, celui-ci dit au revoir à sa famille et Elie lui rappelle de se souvenir de ce qui vient de se passer et particulièrement pour l’onction reçue lorsqu’il lui a lancé son manteau.
Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière
Pour les disciples de Jésus cela semble différent en effet, comme on a pu se rendre compte en observant avec soin les écritures, les disciples quittent leur travail immédiatement et suivent Jésus. Nous voyons aussi dans les évangiles certains disciples demander à Jésus la permission de dire au revoir à leurs parents ou d’ensevelir son père. « Pendant qu’ils étaient en chemin, un homme lui dit : Seigneur, je te suivrai partout où tu iras. Jésus lui répondit : Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids : mais le Fils de l’homme n’a pas un lieu où il puisse reposer sa tête. Il dit à un autre : Suis-moi. Et il répondit : Seigneur, permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon père. Mais Jésus lui dit : Laisse les morts ensevelir leurs morts ; et toi, va annoncer le royaume de Dieu. Un autre dit : Je te suivrai, Seigneur, mais permets-moi d’aller d’abord prendre congé de ceux de ma maison. Jésus lui répondit : Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n’est pas propre au royaume de Dieu » (Luc 9 : 57-62 ; Matthieu 8 : 21-22). Mais Jésus ne leur permet pas.
Jésus-Christ avertit les disciples des règles nécessaires pour le suivre.
Tout d’abord, il nous faut mettre en premier notre foi en Jésus-Christ et l’annonce du Royaume de Dieu « Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple » (Luc 14 :26-27).
Jésus insiste sur le fait qu’il n’est pas venu apporter la paix sur la terre.
« Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère ; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi. Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera ». (Matthieu 10 : 34-39).
Nous venons de voir par le biais de la parole les exigences demandées par Jésus-Christ pour être de ses disciples, maintenant nous allons approfondir notre connaissance de l’apôtre Pierre.
Que connaissons nous de Simon surnommé Pierre.
Syméon en Hébreux ou Simon qui est la forme grecque qui est employé fréquemment dans le Nouveau testament « Lorsqu’ils eurent cessé de parler, Jacques prit la parole, et dit : Hommes frères, écoutez-moi ! Simon a raconté comment Dieu a d’abord jeté les regards sur les nations pour choisir du milieu d’elles un peuple qui portât son nom ». (Actes 15 : 13-14 ; 2 Pierre 1 : 1).
Nous savons que le nom de son père était Jonas « Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 16 :17).
La femme de Simon
L’évangile de Marc nous apprend qu’il était marié. « La belle-mère de Simon était couchée, ayant la fièvre ; et aussitôt on parla d’elle à Jésus » (Marc 1 :30). Paul nous dit dans son épitre première aux Corinthiens que son épouse l’accompagnait.
« N’avons-nous pas le droit de mener avec nous une sœur qui soit notre femme, comme font les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas ? ». (1Corinthiens 9 :5). Nous voyons dans l’évangile de Jean que Pierre avait résidé à Bethsaïda en Gaulanitide,
La maison de André et Simon à Capernaüm
Pour l’évangéliste Marc, celui-ci nous indique dans son écrit que Simon et André avaient une maison à Capernaüm en Galilée. « 21 Ils se rendirent à Capernaüm. Et, le jour du sabbat, Jésus entra d’abord dans la synagogue, et il enseigna ; 29 En sortant de la synagogue, ils se rendirent avec Jacques et Jean à la maison de Simon et d’André ». (Marc 1 : 21 ; 29).
La langue Araméenne remplie de l’accent de la Galilée
Que nous apprend la Bible sur la langue pratiquée par Pierre, selon toujours l’évangéliste Marc, Pierre parlait l’Araméen avec l’accent issu de la Galilée.
« Et il le nia de nouveau. Peu après, ceux qui étaient présents dirent encore à Pierre : Certainement tu es de ces gens-là, car tu es Galiléen » (Marc 14 ;70).
Des gens du peuple sans instruction
Il semble que Pierre n’ait pas reçu d’enseignement spécifique sur la loi en dehors de celle qui pouvait être donnée dans les synagogues. Lorsque lui et Jean sont arrêtés par les sacrificateurs ceux-ci les considèrent comme des personnes sans instruction, hormis celle reçue de la part de Jésus-Christ. « Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction ; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus » (Actes 4 : 13).
André disciple de Jean-Baptiste
Avant de connaître Jésus-Christ, Pierre était en relation avec le mouvement de Jean-Baptiste, son frère étant disciple de celui-ci. « Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ; et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu. Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus. Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi ce qui signifie Maître, où demeures-tu ? Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure. André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus.
Nous avons trouvé le Messie
Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie ce qui signifie Christ. Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas ce qui signifie Pierre » (Jean 1 : 35-40).
Regardons maintenant les aptitudes, les qualités et les défauts de ce disciple.
Explique-nous cette parabole
Une des premières aptitudes de Pierre est son caractère de meneur, on le voit plusieurs fois prendre la parole au nom des douze disciples. « Pierre, prenant la parole, lui dit : Explique-nous cette parabole » (Matthieu 15 :15).
Combien de fois dois-je pardonner à mon frère
C’est encore lui qui demande à Jésus combien de fois il faut pardonner à son frère « Alors Pierre s’approcha de lui, et dit : Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu’à sept fois ? Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à septante fois sept fois » (Matthieu 18 : 21-22).
Qu’en sera-t-il pour nous ?
Nous le voyons encore demander à Jésus-Christ ce qu’il adviendra de ses disciples eux qui ont tout quitté pour le suivre. « Pierre, prenant alors la parole, lui dit : Voici, nous avons tout quitté, et nous t’avons suivi ; qu’en sera-t-il pour nous ? Jésus leur répondit : Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël. Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle. Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers » (Matthieu 19 :27-30).
Le figuier maudit
C’est encore lui qui rappellera à Jésus devant les autres disciples l’épisode du figuier qui a été maudit : « Le matin, en passant, les disciples virent le figuier séché jusqu’aux racines. Pierre, se rappelant ce qui s’était passé, dit à Jésus : Rabbi, regarde, le figuier que tu as maudit a séché » (Marc 11 : 20-21).
La femme atteinte d’une perte de sang
Ce fut encore lui qui lors du miracle de la femme qui avait une perte de sang prit la parole pour dire à Jésus qu’il se trompait quand le Christ affirmait que quelqu’un l’avait touché et qu’une force était sortie de lui : « Or, il y avait une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans, et qui avait dépensé tout son bien pour les médecins, sans qu’aucun ait pu la guérir. Elle s’approcha par derrière, et toucha le bord du vêtement de Jésus. Au même instant la perte de sang s’arrêta. Et Jésus dit : Qui m’a touché ? Comme tous s’en défendaient, Pierre et ceux qui étaient avec lui dirent : Maître, la foule t’entoure et te presse, et tu dis : Qui m’a touché ? Mais Jésus répondit : Quelqu’un m’a touché, car j’ai connu qu’une force était sortie de moi » (Luc 8 : 43-46).
Cette parabole concerne-t-elle les disciples ou bien elle est pour tous
Une nouvelle fois nous le trouvons en train d’interroger Jésus sur le sens d’une parabole qui parle de serviteurs et d’un maître qui doit rentrer à l’improviste. Pierre demande à Jésus si cette parabole concerne les disciples ou bien si celle-ci est pour tous (Luc 12 : 41).
Pas seulement les pieds mais aussi les mains et la tête
Lors du lavement des pieds que Jésus fit à ses disciples avant de subir la crucifixion, Pierre une fois encore s’adresse à Jésus et lui demande de ne pas seulement lui laver les pieds mais aussi les mains et la tête « Il vint donc à Simon Pierre ; et Pierre lui dit : Toi, Seigneur, tu me laves les pieds ! Jésus lui répondit : Ce que je fais, tu ne le comprends pas maintenant, mais tu le comprendras bientôt. Pierre lui dit : Non, jamais tu ne me laveras les pieds. Jésus lui répondit : Si je ne te lave, tu n’auras point de part avec moi. Simon Pierre lui dit : Seigneur, non seulement les pieds, mais encore les mains et la tête. Jésus lui dit : Celui qui est lavé n’a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur ; et vous êtes purs, mais non pas tous. Car il connaissait celui qui le livrait ; c’est pourquoi il dit : Vous n’êtes pas tous purs. Après qu’il leur eut lavé les pieds, et qu’il eut pris ses vêtements, il se remit à table, et leur dit : Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m’appelez Maître et Seigneur ; et vous dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres ; car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait » (Jean 13 : 6-15).
Que veux tu dire en disant vous ne pouvez venir avec moi
Une des interrogations de Pierre qui permet à chacun de nous de voir la patience et la compréhension de Jésus à notre égard, comme cela l’a été pour Pierre, se trouve dans le passage où Judas est sorti pour livrer Jésus aux sacrificateurs. Pierre pose une question au Christ que veux-tu dire en disant vous ne pouvez pas venir avec moi. L’apôtre Pierre insiste en disant qu’il donnerait sa vie pour Jésus. La réponse du Christ marquera son disciple à jamais. « Lorsque Judas fut sorti, Jésus dit : Maintenant, le Fils de l’homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui. Si Dieu a été glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même, et il le glorifiera bientôt. Mes petits-enfants, je suis pour peu de temps encore avec vous. Vous me chercherez ; et, comme j’ai dit aux Juifs : Vous ne pouvez venir où je vais, je vous le dis aussi maintenant. Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. Simon Pierre lui dit : Seigneur, où vas-tu ? Jésus répondit : Tu ne peux pas maintenant me suivre où je vais, mais tu me suivras plus tard. Seigneur, lui dit Pierre, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ? Je donnerai ma vie pour toi. Jésus répondit : Tu donneras ta vie pour moi ! En vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne chantera pas que tu ne m’aies renié trois fois » (Jean 13 : 31-38). Pierre s’est surtout fait remarquer par son discernement en reconnaissant Jésus comme le Messie attendu (Matthieu 16 : 16-17).
Pierre faisait partie avec Jean et Jacques de ceux que le Seigneur prenait avec lui dans différentes circonstances.
On le voit présent dans la résurrection de la fille de Jaïrus :
« Comme il parlait encore, survinrent de chez le chef de la synagogue des gens qui dirent : Ta fille est morte ; pourquoi importuner davantage le maître ? Mais Jésus, sans tenir compte de ces paroles, dit au chef de la synagogue : Ne crains pas, crois seulement. Et il ne permit à personne de l’accompagner, si ce n’est à Pierre, à Jacques, et à Jean, frère de Jacques » (Marc 5 : 35-37).
Il propose de dresser trois tentes
Pierre est présent lors de la transfiguration de Jésus-Christ, il propose de dresser trois tentes. Il reçoit l’ordre de ne parler à personne de cette vision avant que le fils de l’homme soit ressuscité. Il comprend suite à l’explication de Jésus qu’Elie est déjà venu. Pierre comprit que le Christ leur parlait de Jean-Baptiste.
« Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, et il les conduisit à l’écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voici, Moïse et Elie leur apparurent, s’entretenant avec lui. Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : Seigneur, il est bon que nous soyons ici ; si tu le veux, je dresserai ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Elie. Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. Et voici, une voix fit entendre de la nuée ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection : écoutez-le ! Lorsqu’ils entendirent cette voix, les disciples tombèrent sur leur face, et furent saisis d’une grande frayeur. Mais Jésus, s’approchant, les toucha, et dit : Levez-vous, n’ayez pas peur ! Ils levèrent les yeux, et ne virent que Jésus seul. Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : Ne parlez à personne de cette vision, jusqu’à ce que le Fils de l’homme soit ressuscité des morts. Les disciples lui firent cette question : Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Elie doit venir premièrement ? Il répondit : Il est vrai qu’Elie doit venir, et rétablir toutes choses. Mais je vous dis qu’Elie est déjà venu, qu’ils ne l’ont pas reconnu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’homme souffrira de leur part. Les disciples comprirent alors qu’il leur parlait de Jean-Baptiste ». (Matthieu 17 : 1-13).
Pierre fut celui qui avec Jean prépara le dernier repas de la pâque que Jésus a pris avec ses disciples :
« Le jour des pains sans levain, où l’on devait immoler la Pâque, arriva, et Jésus envoya Pierre et Jean, en disant : Allez nous préparer la Pâque, afin que nous la mangions. Ils lui dirent : Où veux-tu que nous la préparions ? Il leur répondit : Voici, quand vous serez entrés dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d’eau ; suivez-le dans la maison où il entrera, et vous direz au maître de la maison : Le maître te dit : Où est le lieu où je mangerai la Pâque avec mes disciples ? Et il vous montrera une grande chambre haute, meublée : c’est là que vous préparerez la Pâque. Ils partirent, et trouvèrent les choses comme il le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque »
(Luc 22 : 7-13).
Quelle était la personnalité de Pierre ?
Quand on observe les situations dans lesquelles s’est trouvé Pierre, on remarque qu’il a tendance à réagir de manière impétueuse !
On le voit sortir de la barque et s’avancer sur l’eau vers le Seigneur quand Jésus vient vers eux, mais il coule rapidement dès qu’il sent le vent.
« La barque, déjà au milieu de la mer, était battue par les flots ; car le vent était contraire. A la quatrième veille de la nuit, Jésus alla vers eux, marchant sur la mer Quand les disciples le virent marcher sur la mer, ils furent troublés, et dirent : C’est un fantôme ! Et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris, Jésus leur dit aussitôt : Rassurez-vous, c’est moi ; n’ayez pas peur ! Pierre lui répondit : Seigneur, si c’est toi, ordonne que j’aille vers toi sur les eaux. Et il dit : Viens ! Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus. Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria : Seigneur, sauve-moi ! Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit : Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » (Matthieu 14 :24-31).
Pierre se permet de faire une remarque à Jésus, quand le Christ lui annonce qu’il va souffrir et mourir puis ressusciter.
« Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour. Pierre, l’ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit : A Dieu ne plaise, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas. Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre : Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale ; Car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes »
(Matthieu 16 : 21-23).
La violence de Pierre
Pierre fut très violent lors de l’arrestation de Jésus par les gardes envoyés par les principaux sacrificateurs.
« Lorsqu’il eut dit ces choses, Jésus alla avec ses disciples de l’autre côté du torrent du Cédron, où se trouvait un jardin, dans lequel il entra, lui et ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait ce lieu, parce que Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis. Judas donc, ayant pris la cohorte, et des huissiers qu’envoyèrent les principaux sacrificateurs et les pharisiens, vint là avec des lanternes, des flambeaux et des armes.
Jésus, sachant tout ce qui devait lui arriver, s’avança, et leur dit : Qui cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Jésus de Nazareth. Jésus leur dit : C’est moi. Et Judas, qui le livrait, était avec eux. Lorsque Jésus leur eut dit : C’est moi, ils reculèrent et tombèrent par terre. Il leur demanda de nouveau : Qui cherchez-vous ? Et ils dirent : Jésus de Nazareth. Jésus répondit : Je vous ai dit que c’est moi. Si donc c’est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci. Il dit cela, afin que s’accomplît la parole qu’il avait dite : Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés. Simon Pierre, qui avait une épée, la tira, frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui coupa l’oreille droite. Ce serviteur s’appelait Malchus. Jésus dit à Pierre : Remets ton épée dans le fourreau. Ne boirai-je pas la coupe que le Père m’a donnée à boire ? » (Jean 18 : 1-11).
La présomption de Pierre
L’aspect présomptueux de Pierre apparaît lors de l’annonce par Jésus qu’il serait pour chacun d’eux une occasion de chute. Pierre crie à qui veut l’entendre que ce ne sera pas le cas pour lui.
« Alors Jésus leur dit : Je serai pour vous tous, cette nuit, une occasion de chute ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais, après que je serai ressuscité, je vous précèderai en Galilée. Pierre, prenant la parole, lui dit : Quand tu serais pour tous une occasion de chuter, tu ne le seras jamais pour moi. Jésus lui dit : Je te le dis en vérité, cette nuit même, avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Pierre lui répondit : Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas. Et tous les disciples dirent la même chose » (Matthieu 26 : 35).
Les pleurs de Pierre après son reniement.
« Cependant, Pierre était assis dehors dans la cour. Une servante s’approcha de lui, et dit : Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen. Mais il le nia devant tous, disant : Je ne sais ce que tu veux dire. Comme il se dirigeait vers la porte, une autre servante le vit, et dit à ceux qui se trouvaient là ; Celui-ci était aussi avec Jésus de Nazareth. Il le nia de nouveau, avec serment : Je ne connais pas cet homme. Peu après, ceux qui étaient là, s’étant approchés, dirent à Pierre : Certainement tu es aussi de ces gens-là, car ton langage te fait reconnaître. Alors il se mit à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme. Aussitôt le coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Et étant sorti, il pleura amèrement » (Matthieu 26 : 69-75).
La miséricorde de Jésus-Christ
Heureusement pour Pierre et pour chacun de nous Dieu en Jésus-Christ est miséricordieux. Jésus qui avait auparavant changé le nom de Simon en Pierre (Matthieu 16 : 18-19), fera dire à Pierre par Marie-Madeleine et Marie mère de Jacques et Salomé par l’intermédiaire d’un ange, qu’il le retrouvera en Galilée.
« Lorsque le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin d’aller embaumer Jésus. Le premier jour de la semaine, elles se rendirent au sépulcre, de grand matin, comme le soleil venait de se lever. Elles disaient entre elles : Qui nous roulera la pierre loin de l’entrée du sépulcre ? Et, levant les yeux, elles aperçurent que la pierre, qui était très grande, avait été roulée. Elles entrèrent dans le sépulcre, virent un jeune homme assis à droite vêtu d’une robe blanche, et elles furent épouvantées. Il leur dit : Ne vous épouvantez pas ; vous cherchez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié ; il est ressuscité, il n’est point ici ; voici le lieu où on l’avait mis. Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu’il vous précède en Galilée : c’est là que vous le verrez, comme il vous l’a dit » (Marc 16 : 1-7).
Pais mes brebis
Pierre étant retourné à son activité de pêcheur de poissons après la mort et la résurrection de Jésus-Christ fut confondu lorsqu’il vit Jésus sur le bord de mer lui indiquer l’endroit où il devait jeter son filet. Après cet épisode de pêche miraculeuse et de repas pris en commun, le Christ posa par trois fois une question à Pierre en insistant jusqu’à quel point ce disciple avait de l’amour pour lui. Pierre répondit à Jésus et affirma son amour par trois fois mais de manière différente et se fit confier le troupeau du Seigneur. C’était la troisième fois que les disciples revoyaient le Seigneur.
« Après cela, Jésus se montra encore aux disciples, sur les bords de la mer de Tibériade. Et voici de quelle manière il se montra. Simon Pierre, Thomas, appelé Didyme, Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples de Jésus, étaient ensemble. Simon Pierre leur dit : Je vais pêcher. Ils lui dirent : Nous allons aussi avec toi. Ils sortirent et montèrent dans une barque, et cette nuit-là ils ne prirent rien.
Le matin étant venu, Jésus se trouva sur le rivage ; mais les disciples ne savaient pas que c’était Jésus. Jésus leur dit : Enfants, n’avez-vous rien à manger ? Ils lui répondirent : Non. Il leur dit : Jetez le filet du côté droit de la barque, et vous trouverez. Ils le jetèrent donc, et ils ne pouvaient plus le retirer, à cause de la grande quantité de poissons. Alors le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : C’est le Seigneur ! Et Simon Pierre, dès qu’il eut entendu que c’était le Seigneur, mit son vêtement et sa ceinture, car il était nu, et se jeta dans la mer. Les autres disciples vinrent avec la barque, tirant le filet plein de poissons, car ils n’étaient éloignés de terre que d’environ deux cents coudées. Lorsqu’ils furent descendus à terre, ils virent là des charbons allumés, du poisson dessus, et du pain. Jésus leur dit : Apportez des poissons que vous venez de prendre. Simon Pierre monta dans la barque, et tira à terre le filet plein de cent cinquante-trois grands poissons ; et quoiqu’il y en eût tant, le filet ne se rompit point. Jésus leur dit : Venez, mangez. Et aucun des disciples n’osait lui demander : Qui es-tu ? sachant que c’était le Seigneur. Jésus s’approcha, prit le pain, et leur en donna ; il fit de même du poisson. C’était déjà la troisième fois que Jésus se montrait à ses disciples depuis qu’il était ressuscité des morts. Après qu’ils eurent mangé, Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ne m’aiment ceux-ci ? Il lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit une seconde fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : M’aimes-tu ? Et il lui répondit : Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne voudras pas. Il dit cela pour indiquer par quelle mort Pierre glorifierait Dieu. Et ayant ainsi parlé, il lui dit : Suis-moi » (Jean 21 : 1-19).
Pierre après la pentecôte
Il semble que Pierre soit transformé après avoir reçu le baptême de l’Esprit Saint le jour de la pentecôte. Nous le voyons prendre la parole pour témoigner de Jésus-Christ devant 3000 personnes qui deviendront des croyants en Jésus-Christ.
« Alors Pierre, se présentant avec les onze, éleva la voix, et leur parla en ces termes : Hommes Juifs, et vous tous qui séjournez à Jérusalem, sachez ceci, et prêtez l’oreille à mes paroles ! Ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez, car c’est la troisième heure du jour. Mais c’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël : Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair ; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos jeunes gens auront des visions, Et vos vieillards auront des songes. Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, Dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit ; et ils prophétiseront. Je ferai paraître des prodiges en haut dans le ciel et des miracles en bas sur la terre, Du sang, du feu, et une vapeur de fumée ; Le soleil se changera en ténèbres, Et la lune en sang, Avant l’arrivée du jour du Seigneur, De ce jour grand et glorieux. Alors quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Hommes Israélites, écoutez ces paroles ! Jésus de Nazareth, cet homme à qui Dieu a rendu témoignage devant vous par les miracles, les prodiges et les signes qu’il a opérés par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes ; cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l’avez crucifié, vous l’avez fait mourir par la main des impies. Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il fût retenu par elle. Car David dit de lui : Je voyais constamment le Seigneur devant moi, Parce qu’il est à ma droite, afin que je ne sois point ébranlé. Aussi mon cœur est dans la joie, et ma langue dans l’allégresse ; Et même ma chair reposera avec espérance, Car tu n’abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts, Et tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption. Tu m’as fait connaître les sentiers de la vie, Tu me rempliras de joie par ta présence. Hommes frères, qu’il me soit permis de vous dire librement, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son sépulcre existe encore aujourd’hui parmi nous. Comme il était prophète, et qu’il savait que Dieu lui avait promis avec serment de faire asseoir un de ses descendants sur son trône, c’est la résurrection du Christ qu’il a prévue et annoncée, en disant qu’il ne serait pas abandonné dans le séjour des morts et que sa chair ne verrait pas la corruption. C’est ce Jésus que Dieu a ressuscité ; nous en sommes tous témoins. Elevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint-Esprit qui avait été promis, et il l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez. Car David n’est point monté au ciel, mais il dit lui-même : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié » (Actes 2 : 14-36).
Nous le verrons ensuite avec Jean devoir affronter le Sanhédrin après la guérison d’un homme boiteux de naissance et le témoignage devant la foule. Son arrestation, les coups qu’il a reçus, les menaces prononcées ne sont pas arrivées à le faire taire. Nous le voyons une nouvelle fois annoncer le salut et le royaume de Dieu en Jésus-Christ.
Pierre et Jean montaient ensemble au temple
« Pierre et Jean montaient ensemble au temple, à l’heure de la prière : c’était la neuvième heure. Il y avait un homme boiteux de naissance, qu’on portait et qu’on plaçait tous les jours à la porte du temple appelée la Belle, pour qu’il demandât l’aumône à ceux qui entraient dans le temple. Cet homme, voyant Pierre et Jean qui allaient y entrer, leur demanda l’aumône. Pierre, de même que Jean, fixa les yeux sur lui, et dit : Regarde-nous. Et il les regardait attentivement, s’attendant à recevoir d’eux quelque chose. Alors Pierre lui dit : Je n’ai ni argent, ni or ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche. Et le prenant par la main droite, il le fit lever. Au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes ; d’un saut il fut debout, et il se mit à marcher. Il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant, et louant Dieu. Tout le monde le vit marchant et louant Dieu. Ils reconnaissaient que c’était celui qui était assis à la Belle porte du temple pour demander l’aumône, et ils furent remplis d’étonnement et de surprise au sujet de ce qui lui était arrivé. Comme il ne quittait pas Pierre et Jean, tout le peuple étonné accourut vers eux, au portique dit de Salomon. Pierre, voyant cela, dit au peuple : Hommes Israélites, pourquoi vous étonnez-vous de cela ? Pourquoi avez-vous les regards fixés sur nous, comme si c’était par notre propre puissance ou par notre piété que nous eussions fait marcher cet homme ? Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son serviteur Jésus, que vous avez livré et renié devant Pilate, qui était d’avis qu’on le relâchât. Vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé qu’on vous accordât la grâce d’un meurtrier. Vous avez fait mourir le Prince de la vie, que Dieu a ressuscité des morts ; nous en sommes témoins. C’est par la foi en son nom que son nom a raffermi celui que vous voyez et connaissez ; c’est la foi en lui qui a donné à cet homme cette entière guérison, en présence de vous tous. Et maintenant, frères, je sais que vous avez agi par ignorance, ainsi que vos chefs. Mais Dieu a accompli de la sorte ce qu’il avait annoncé d’avance par la bouche de tous ses prophètes, que son Christ devait souffrir. Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, (3-20) afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur, et qu’il envoie celui qui vous a été destiné, Jésus-Christ, que le ciel doit recevoir jusqu’aux temps du rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé anciennement par la bouche de ses saints prophètes. Moïse a dit : Le Seigneur votre Dieu vous suscitera d’entre vos frères un prophète comme moi ; vous l’écouterez dans tout ce qu’il vous dira, et quiconque n’écoutera pas ce prophète sera exterminé du milieu du peuple. Tous les prophètes qui ont successivement parlé, depuis Samuel, ont aussi annoncé ces jours-là. Vous êtes les fils des prophètes et de l’alliance que Dieu a traitée avec nos pères, en disant à Abraham : Toutes les familles de la terre seront bénies en ta postérité. C’est à vous premièrement que Dieu, ayant suscité son serviteur, l’a envoyé pour vous bénir, en détournant chacun de vous de ses iniquités » (Actes 3 : 1-26).
L’arrestation de Pierre et de Jean
« Tandis que Pierre et Jean parlaient au peuple, survinrent les sacrificateurs, le commandant du temple, et les sadducéens, mécontents de ce qu’ils enseignaient le peuple, et annonçaient en la personne de Jésus la résurrection des morts. Ils mirent les mains sur eux, et ils les jetèrent en prison jusqu’au lendemain ; car c’était déjà le soir.
Cependant, beaucoup de ceux qui avaient entendu la parole crurent, et le nombre des hommes s’éleva à environ cinq mille. Le lendemain, les chefs du peuple, les anciens et les scribes, (4-5) s’assemblèrent à Jérusalem, (4-6) avec Anne, le souverain sacrificateur, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui étaient de la race des principaux sacrificateurs. Ils firent placer au milieu d’eux Pierre et Jean, et leur demandèrent : Par quel pouvoir, ou au nom de qui avez-vous fait cela ? Alors Pierre, rempli du Saint-Esprit, leur dit : Chefs du peuple, et anciens d’Israël, puisque nous sommes interrogés aujourd’hui sur un bienfait accordé à un homme malade, afin que nous disions comment il a été guéri, sachez-le tous, et que tout le peuple d’Israël le sache ! C’est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, que vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts, c’est par lui que cet homme se présente en pleine santé devant vous. Jésus est La pierre rejetée par vous qui bâtissez, Et qui est devenue la principale de l’angle. Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction ; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus. Mais comme ils voyaient là près d’eux l’homme qui avait été guéri, ils n’avaient rien à répliquer. Ils leur ordonnèrent de sortir du sanhédrin, et ils délibérèrent entre eux, disant : Que ferons-nous à ces hommes ? Car il est manifeste pour tous les habitants de Jérusalem qu’un miracle signalé a été accompli par eux, et nous ne pouvons pas le nier. Mais, afin que la chose ne se répande pas davantage parmi le peuple, défendons-leur avec menaces de parler désormais à qui que ce soit en ce nom-là. Et les ayant appelés, ils leur défendirent absolument de parler et d’enseigner au nom de Jésus. Pierre et Jean leur répondirent : Jugez s’il est juste, devant Dieu, de vous obéir plutôt qu’à Dieu ; car nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu. Ils leur firent de nouvelles menaces, et les relâchèrent, ne sachant comment les punir, à cause du peuple, parce que tous glorifiaient Dieu de ce qui était arrivé.
Car l’homme qui avait été l’objet de cette guérison miraculeuse était âgé de plus de quarante ans » (Actes 4 : 1-22).
L’accomplissement de la promesse de Jésus-Christ pour Pierre s’est précisé en plusieurs étapes.
Nous l’avons vu témoigner de Jésus-Christ et prendre la direction de la première communauté, le jour de la pentecôte (Actes 2 : 1-47), il a un rôle important dans l’affaire qui concerne Ananias et Saphira. (Actes 5 : 1-11). On le voit être acteur et témoin du baptême du Saint Esprit pour les Samaritains. (Actes 8 : 14-17). C’est encore lui qui est participant lors du baptême du Saint Esprit de Corneille et de sa famille. (Actes 10 : 1-48). Il a donc les clés des portes du Royaume de Dieu, pour les Juifs en premier, pour les Samaritains en second et pour les non-juifs c’est-à-dire les gentils.
Pierre et les non-juifs
Pourtant la personnalité, son origine juive, sa pratique des commandements de la loi ont été dans certains moments un problème de conscience pour Pierre. C’est ainsi que lorsqu’il doit aller voir Corneille Dieu doit lui montrer une vision d’animaux impurs par trois fois, Pierre restera pensif et perplexe quant à cette vision, il ne la comprendra qu’au moment où arrivent les envoyés de corneille. (Actes 10 : 9-17). Il comprendra que Dieu veut ouvrir la porte aux non-Juifs. (Actes 10 : 34-35). Suite à cela, quand Paul et Barnabas sont venus à Jérusalem pour demander aux apôtres et aux anciens leurs avis sur la circoncision et l’observance de la loi pour les croyants issus du paganisme, Pierre s’exprima dans le sens de ne pas mettre un joug sur les épaules des nouveaux convertis (Actes 15 : 1-29).
Une réprimande publique
Pourtant Pierre était loin d’être parfait et l’esprit de crainte qui lui avait faire ou dire certaines choses n’était pas complètement évincé de sa vie. On le voit à Antioche en compagnie de non-juifs à leur table mais dès que des juifs légalistes arrivent il s’éloigne des non-juifs pour éviter des conflits. Paul s’étant rendu compte de son attitude le reprend publiquement (Galates 2 :11-14). Ce moment a certainement été pour Pierre une expérience salutaire qui lui a permis de mieux servir Dieu et son Royaume.
Le neveu de Pierre
Dans sa première épître Pierre nous parle de son neveu Jean surnommé Marc qui s’est peut-être converti par le témoignage de son oncle, il semble que celui-ci lui était très utile (I pierre 5 :13). On pense que l’évangile de Marc est en fait celui qui a été dicté par Pierre. Pierre a écrit deux épîtres.
Concernant sa mort, la Bible ne nous en parle pas.
Conclusion
Nous avons découvert une partie de la vie de Pierre ainsi que de sa personnalité. Jésus-Christ avait vu en lui l’homme et le leader qui allait devenir pour son église. Pierre après quelques difficultés a assumé parfaitement le rôle que le Christ lui avait demandé d’accomplir. Pierre n’a pas seulement été l’apôtre des premiers croyants, il est aussi notre apôtre car comme le dit l’épître aux Hébreux « Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu ; considérez quelle a été la fin de leur vie, et imitez leur foi » (Hébreux 13 : 7).
Que pouvons nous retenir de cette étude sur l’apôtre Pierre : que Christ lui a montré de ne plus avoir peur, soit de marcher sur l’eau ou soit de rencontrer des personnes inconnues. Il y a bien des domaines dans nos vies où il nous faut la même foi que Pierre pour avancer dans l’inconnu, il en est de même de nos rencontres avec certaines personnes qui nous paraissent inabordables.
Un élément important, voire essentiel, est celui du pardon que Dieu en Jésus-Christ nous accorde. Il arrivera peut-être dans notre vie où nous entendrons la voix du Christ nous dire m’aimes-tu.
En Pierre nous découvrons aussi la volonté et la patience de Dieu pour nous instruire.
Toujours à travers la vie de l’apôtre Pierre nous nous apercevons que Dieu ne se trompe pas quand il nous appelle. Quand Jésus a regardé Pierre il savait ce que cet homme était capable de faire « tu es Pierre est sur cette pierre, je bâtirai mon église »
(Matthieu 16 : 18).
Maintenant pourquoi Dieu a-t-il choisi un pêcheur sans instruction de surcroit Galiléen pour en faire un pêcheur d’hommes (Luc 5 : 10). Pour ma part je pense que Dieu connaissait parfaitement le cœur de cet homme, il savait que pour l’amour de Jésus-Christ, il irait jusqu’au bout afin d’annoncer le salut et la bonne nouvelle du Royaume de Dieu. Cet exemple doit nous inciter à faire de même. Dans le prochain cours nous regarderons ce que peuvent nous apporter comme enseignement les autres disciples de Jésus-Christ.
Bibliographie
Cours BibleDoc 2005
Bible Online 2011
Le grand dictionnaire de la Bible Editions Excelsis 2017
Etude sur le disciple de Jésus-Christ appelé Simon et surnommé Pierre
Module trois : Ce travail concerne une préparation de cours dans le but d’expliquer l’appel et la personnalité de celui qui a reçu pour tâche de paître le troupeau de brebis de l’ekklésia de Jésus-Christ dans le Royaume de Dieu.
Cette étude est la troisième d’une série de vingt cours qui aura pour objectif de prouver que Jésus-Christ est bien le Messie attendu et qu’il est venu réaliser les prophéties annoncées concernant le Royaume de Dieu.
Ce travail de recherche se terminera par une thèse de doctorat ayant pour titre le Royaume de Dieu vu par Jésus-Christ
L’ensemble des travaux est dirigé par BibleDoc
Le doctorant est Bernard IRRMANN
Sommaire
Introduction....................................................................................................... page 4
Définition du terme disciple.............................................................................. page 5
La réponse immédiate des disciples.................................................................. page 5
La pêche miraculeuse et l’appel à devenir disciple........................................... page 5
Ils laissèrent leurs filets..................................................................................... page 6
Nous avons trouvé le Messie............................................................................. page 6
Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon église......................................... page 6
Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière................................. page 7
Jésus-Christ avertit les disciples des règles pour le suivre................................ page 7
Jésus insiste sur le fait qu’il n’est pas venu apporter la paix sur la terre........... page 7
Que connaissons-nous de Simon surnommé Pierre........................................... page 7
La femme de Simon........................................................................................... page 8
La maison de André et Simon à Capernaüm..................................................... page 8
La langue araméenne remplie de l’accent de la Galilée.................................... page 8
Des gens du peuple sans instruction.................................................................. page 8
André disciple de Jean-Baptiste........................................................................ page 8
Nous avons trouvé le Messie............................................................................. page 8
Explique-nous cette parabole............................................................................. page 9
Combien de fois dois-je pardonner à mon frère................................................ page 9
Qu’en sera-t-il pour nous ?................................................................................ page 9
Le figuier maudit............................................................................................... page 9
La femme atteinte d’une perte de sang.............................................................. page 9
Cette parabole concerne-t-elle les disciples ou bien est-elle pour tous..............page 10
Pas seulement les pieds mais aussi les mains et la tête......................................page 10
Que veux-tu dire en disant vous ne pouvez pas venir avec moi.........................page 10
On le voit présent dans la résurrection de la fille de Jaïrus................................page 11
Il propose de dresser trois tentes.........................................................................page 11
Le dernier repas de la Pâque que Jésus a pris avec ses disciples........................page 11
Quelle était la personnalité de Pierre..................................................................page 12
La remarque de Pierre à Jésus.........................................................................page 12
La violence de Pierre...................................................................................... page 12
La présomption de Pierre................................................................................page 13
Les pleurs de Pierre après son reniement........................................................page 13
La miséricorde de Jésus..................................................................................page 13
Pais mes Brebis...............................................................................................page 13
Pierre après la pentecôte.................................................................................page 14
Pierre et Jean montaient ensemble au temple................................................ page 15
L’arrestation de Pierre et de Jean...................................................................page 16
L’accomplissement de la promesse de Jésus-Christ pour Pierre...................page 17
Pierre et les non-juifs.....................................................................................page 17
Une réprimande publique...............................................................................page 17
Le neveu de Pierre.........................................................................................page 17
Conclusion.....................................................................................................page 18
Bibliogaphie..................................................................................................page 18
Introduction
Bonjour à toutes et à tous,
Nous en sommes à notre troisième cours, lors des deux études précédentes nous avons de façon succincte découvert la naissance de Jean-Baptiste et celle de Jésus-Christ ainsi que le contexte familial, social et spirituel qui rapprochait ces deux hommes dans le premier cours, puis dans la seconde étude nous avons détaillé les premiers éléments du commencement de leurs ministères respectifs, en insistant d’une façon plus particulière sur le ministère de Jésus-Christ. Ses premiers pas après son baptême et sa préparation lors des quarante jours au désert, le choix de ses disciples et les premiers miracles qui accompagnaient l’annonce du Royaume de Dieu.
Aujourd’hui, j’aimerais diriger votre attention sur l’un des premiers disciples choisi par Jésus-Christ. Il s’agit de l’apôtre Pierre qui s’appelait Simon avant sa rencontre avec le Christ-Jésus.
Nous découvrirons au cours de cette étude où et comment se fit l’appel de Pierre à devenir disciple du Messie Yeshoua. Nous irons à la recherche de son origine sociale qui comportera sa situation géographique, sa profession, sa vie familiale ainsi que l’aspect spirituel de son existence avant sa rencontre avec celui qui devait devenir son Seigneur, son Sauveur, le Christ, le Fils du Dieu vivant. Nous regarderons comment cet homme a compris qui était le Christ et quels ont été les changements qui se produisirent dans son existence suite à cette rencontre qu’il a faite avec Jésus de Nazareth. Enfin nous pourrons examiner ce que signifie l’appel de Christ dans nos vies et comment un simple pêcheur de poissons est devenu celui qui a les clés des cieux et qui a le pouvoir de lier ou de délier les choses de la terre afin qu’elles soient liées ou déliées dans les cieux.
Pour commencer cette étude nous irons voir dans le nouveau testament et particulièrement dans les évangiles pour découvrir Simon. Cependant, pour pouvoir faire des comparaisons ou montrer des similitudes, nous regarderons aussi certains livres de l’Ancien Testament.
Mais tout d’abord cherchons la définition du terme disciple :
- Personne qui reçoit l'enseignement d'un maître, fait partie de son école ; élève : Les disciples de Jésus-Christ.
- Personne qui suit l'exemple de quelqu'un qu'il considère comme son maître à penser, qui adhère à une doctrine, une conception, etc. ; partisan, fidèle, adepte : On voit en lui un disciple de Jésus.
La réponse immédiate des disciples
En observant avec attention l’évangile de Marc et l’appel de Simon, « Comme il passait le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs. Jésus leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent leurs filets, et le suivirent. (Marc 1 : 16-18). Nous pouvons nous apercevoir qu’il y a une sorte de parallélisme avec l’appel d’Elisée tel qu’il est relaté dans le premier livre des rois « Elie partit de là, et il trouva Elisée, fils de Schaphath, qui labourait. Il y avait devant lui douze paires de bœufs, et il était avec la douzième. Elie s’approcha de lui, et il jeta sur lui son manteau. Elisée, quittant ses bœufs, courut après Elie, et dit : Laisse-moi embrasser mon père et ma mère, et je te suivrai. Elie lui répondit : Va, et reviens ; car pense à ce que je t’ai fait. Après s’être éloigné d’Elie, il revint prendre une paire de bœufs, qu’il offrit en sacrifice ; avec l’attelage des bœufs, il fit cuire leur chair, et la donna à manger au peuple. Puis il se leva, suivit. Elie, et fut à son service » (1 Rois :19-20).
La pêche miraculeuse et l’appel de Pierre à devenir disciple
Si nous regardons dans l’Évangile de Luc, nous comprenons mieux pourquoi Pierre, qui s’appelait encore Simon, a suivi Jésus. « Comme Jésus se trouvait auprès du lac de Génésareth, et que la foule se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu, il vit au bord du lac deux barques, d’où les pêcheurs étaient descendus pour laver leurs filets. Il monta dans l’une de ces barques, qui était à Simon, et il le pria de s’éloigner un peu de terre. Puis il s’assit, et de la barque il enseignait la foule. Lorsqu’il eut cessé de parler, il dit à Simon : Avance en pleine eau, et jetez vos filets pour pêcher. Simon lui répondit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je jetterai le filet. L’ayant jeté, ils prirent une grande quantité de poissons, et leur filet se rompait. Ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l’autre barque de venir les aider. Ils vinrent et ils remplirent les deux barques, au point qu’elles enfonçaient. Quand il vit cela, Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus, et dit : Seigneur, retire-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur. Car l’épouvante l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la pêche qu’ils avaient faite. Il en était de même de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Alors Jésus dit à Simon : Ne crains point ; désormais tu seras pêcheur d’hommes. Et, ayant ramené les barques à terre, ils laissèrent tout, et le suivirent ». (Luc 5 :1-11).
Ils laissèrent leurs filets
Matthieu nous raconte l’appel de Pierre et des trois autres disciples André, Jacques et Jean de la même manière que Marc « Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André, son frère, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs. Il leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent les filets, et le suivirent. De là étant allé plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère, qui étaient dans une barque avec Zébédée, leur père, et qui réparaient leurs filets. Il les appela, et aussitôt ils laissèrent la barque et leur père, et le suivirent ». (Matthieu 4 :18-22)
Nous avons trouvé le Messie
Pour obtenir d’autres renseignements concernant l’appel de Pierre. Il nous faut aussi lire ce que l’évangéliste Jean a écrit « Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ; et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu. Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus. Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi ce qui signifie Maître, où demeures-tu ? Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure. André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus. Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie ce qui signifie Christ. Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas ce qui signifie Pierre ». (Jean 1 : 35-42)
Tu es Pierre et sur cette pierre, Je bâtirai mon église.
Nous avons appris que Jésus avait changé le Nom de Simon en celui de Pierre (Jean 1 : 42). En Matthieu nous découvrons ce que signifie ce nom pour Jésus-Christ « Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples : Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme ? Ils répondirent : Les uns disent que tu es Jean-Baptiste ; les autres, Elie ; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes. Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis ? Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux. Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » (Matthieu 16 : 13-19). Mais j’aimerais que nous revenions à l’appel des disciples par Jésus. Nous avons vu en comparant l’appel d’Elisée à celui de Pierre qu’ils se ressemblaient beaucoup, en effet de part et d’autre chacun a laissé sa famille, son travail et est devenu disciple. Toutefois la différence est dans la manière dont la séparation s’est produite pour Elisée, celui-ci dit au revoir à sa famille et Elie lui rappelle de se souvenir de ce qui vient de se passer et particulièrement pour l’onction reçue lorsqu’il lui a lancé son manteau.
Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière
Pour les disciples de Jésus cela semble différent en effet, comme on a pu se rendre compte en observant avec soin les écritures, les disciples quittent leur travail immédiatement et suivent Jésus. Nous voyons aussi dans les évangiles certains disciples demander à Jésus la permission de dire au revoir à leurs parents ou d’ensevelir son père. « Pendant qu’ils étaient en chemin, un homme lui dit : Seigneur, je te suivrai partout où tu iras. Jésus lui répondit : Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids : mais le Fils de l’homme n’a pas un lieu où il puisse reposer sa tête. Il dit à un autre : Suis-moi. Et il répondit : Seigneur, permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon père. Mais Jésus lui dit : Laisse les morts ensevelir leurs morts ; et toi, va annoncer le royaume de Dieu. Un autre dit : Je te suivrai, Seigneur, mais permets-moi d’aller d’abord prendre congé de ceux de ma maison. Jésus lui répondit : Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n’est pas propre au royaume de Dieu » (Luc 9 : 57-62 ; Matthieu 8 : 21-22). Mais Jésus ne leur permet pas.
Jésus-Christ avertit les disciples des règles nécessaires pour le suivre.
Tout d’abord, il nous faut mettre en premier notre foi en Jésus-Christ et l’annonce du Royaume de Dieu « Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple » (Luc 14 :26-27).
Jésus insiste sur le fait qu’il n’est pas venu apporter la paix sur la terre.
« Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère ; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi. Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera ». (Matthieu 10 : 34-39).
Nous venons de voir par le biais de la parole les exigences demandées par Jésus-Christ pour être de ses disciples, maintenant nous allons approfondir notre connaissance de l’apôtre Pierre.
Que connaissons nous de Simon surnommé Pierre.
Syméon en Hébreux ou Simon qui est la forme grecque qui est employé fréquemment dans le Nouveau testament « Lorsqu’ils eurent cessé de parler, Jacques prit la parole, et dit : Hommes frères, écoutez-moi ! Simon a raconté comment Dieu a d’abord jeté les regards sur les nations pour choisir du milieu d’elles un peuple qui portât son nom ». (Actes 15 : 13-14 ; 2 Pierre 1 : 1).
Nous savons que le nom de son père était Jonas « Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 16 :17).
La femme de Simon
L’évangile de Marc nous apprend qu’il était marié. « La belle-mère de Simon était couchée, ayant la fièvre ; et aussitôt on parla d’elle à Jésus » (Marc 1 :30). Paul nous dit dans son épitre première aux Corinthiens que son épouse l’accompagnait.
« N’avons-nous pas le droit de mener avec nous une sœur qui soit notre femme, comme font les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas ? ». (1Corinthiens 9 :5). Nous voyons dans l’évangile de Jean que Pierre avait résidé à Bethsaïda en Gaulanitide,
La maison de André et Simon à Capernaüm
Pour l’évangéliste Marc, celui-ci nous indique dans son écrit que Simon et André avaient une maison à Capernaüm en Galilée. « 21 Ils se rendirent à Capernaüm. Et, le jour du sabbat, Jésus entra d’abord dans la synagogue, et il enseigna ; 29 En sortant de la synagogue, ils se rendirent avec Jacques et Jean à la maison de Simon et d’André ». (Marc 1 : 21 ; 29).
La langue Araméenne remplie de l’accent de la Galilée
Que nous apprend la Bible sur la langue pratiquée par Pierre, selon toujours l’évangéliste Marc, Pierre parlait l’Araméen avec l’accent issu de la Galilée.
« Et il le nia de nouveau. Peu après, ceux qui étaient présents dirent encore à Pierre : Certainement tu es de ces gens-là, car tu es Galiléen » (Marc 14 ;70).
Des gens du peuple sans instruction
Il semble que Pierre n’ait pas reçu d’enseignement spécifique sur la loi en dehors de celle qui pouvait être donnée dans les synagogues. Lorsque lui et Jean sont arrêtés par les sacrificateurs ceux-ci les considèrent comme des personnes sans instruction, hormis celle reçue de la part de Jésus-Christ. « Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction ; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus » (Actes 4 : 13).
André disciple de Jean-Baptiste
Avant de connaître Jésus-Christ, Pierre était en relation avec le mouvement de Jean-Baptiste, son frère étant disciple de celui-ci. « Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ; et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu. Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus. Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi ce qui signifie Maître, où demeures-tu ? Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure. André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus.
Nous avons trouvé le Messie
Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie ce qui signifie Christ. Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas ce qui signifie Pierre » (Jean 1 : 35-40).
Regardons maintenant les aptitudes, les qualités et les défauts de ce disciple.
Explique-nous cette parabole
Une des premières aptitudes de Pierre est son caractère de meneur, on le voit plusieurs fois prendre la parole au nom des douze disciples. « Pierre, prenant la parole, lui dit : Explique-nous cette parabole » (Matthieu 15 :15).
Combien de fois dois-je pardonner à mon frère
C’est encore lui qui demande à Jésus combien de fois il faut pardonner à son frère « Alors Pierre s’approcha de lui, et dit : Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu’à sept fois ? Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à septante fois sept fois » (Matthieu 18 : 21-22).
Qu’en sera-t-il pour nous ?
Nous le voyons encore demander à Jésus-Christ ce qu’il adviendra de ses disciples eux qui ont tout quitté pour le suivre. « Pierre, prenant alors la parole, lui dit : Voici, nous avons tout quitté, et nous t’avons suivi ; qu’en sera-t-il pour nous ? Jésus leur répondit : Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël. Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle. Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers » (Matthieu 19 :27-30).
Le figuier maudit
C’est encore lui qui rappellera à Jésus devant les autres disciples l’épisode du figuier qui a été maudit : « Le matin, en passant, les disciples virent le figuier séché jusqu’aux racines. Pierre, se rappelant ce qui s’était passé, dit à Jésus : Rabbi, regarde, le figuier que tu as maudit a séché » (Marc 11 : 20-21).
La femme atteinte d’une perte de sang
Ce fut encore lui qui lors du miracle de la femme qui avait une perte de sang prit la parole pour dire à Jésus qu’il se trompait quand le Christ affirmait que quelqu’un l’avait touché et qu’une force était sortie de lui : « Or, il y avait une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans, et qui avait dépensé tout son bien pour les médecins, sans qu’aucun ait pu la guérir. Elle s’approcha par derrière, et toucha le bord du vêtement de Jésus. Au même instant la perte de sang s’arrêta. Et Jésus dit : Qui m’a touché ? Comme tous s’en défendaient, Pierre et ceux qui étaient avec lui dirent : Maître, la foule t’entoure et te presse, et tu dis : Qui m’a touché ? Mais Jésus répondit : Quelqu’un m’a touché, car j’ai connu qu’une force était sortie de moi » (Luc 8 : 43-46).
Cette parabole concerne-t-elle les disciples ou bien elle est pour tous
Une nouvelle fois nous le trouvons en train d’interroger Jésus sur le sens d’une parabole qui parle de serviteurs et d’un maître qui doit rentrer à l’improviste. Pierre demande à Jésus si cette parabole concerne les disciples ou bien si celle-ci est pour tous (Luc 12 : 41).
Pas seulement les pieds mais aussi les mains et la tête
Lors du lavement des pieds que Jésus fit à ses disciples avant de subir la crucifixion, Pierre une fois encore s’adresse à Jésus et lui demande de ne pas seulement lui laver les pieds mais aussi les mains et la tête « Il vint donc à Simon Pierre ; et Pierre lui dit : Toi, Seigneur, tu me laves les pieds ! Jésus lui répondit : Ce que je fais, tu ne le comprends pas maintenant, mais tu le comprendras bientôt. Pierre lui dit : Non, jamais tu ne me laveras les pieds. Jésus lui répondit : Si je ne te lave, tu n’auras point de part avec moi. Simon Pierre lui dit : Seigneur, non seulement les pieds, mais encore les mains et la tête. Jésus lui dit : Celui qui est lavé n’a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur ; et vous êtes purs, mais non pas tous. Car il connaissait celui qui le livrait ; c’est pourquoi il dit : Vous n’êtes pas tous purs. Après qu’il leur eut lavé les pieds, et qu’il eut pris ses vêtements, il se remit à table, et leur dit : Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m’appelez Maître et Seigneur ; et vous dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres ; car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait » (Jean 13 : 6-15).
Que veux tu dire en disant vous ne pouvez venir avec moi
Une des interrogations de Pierre qui permet à chacun de nous de voir la patience et la compréhension de Jésus à notre égard, comme cela l’a été pour Pierre, se trouve dans le passage où Judas est sorti pour livrer Jésus aux sacrificateurs. Pierre pose une question au Christ que veux-tu dire en disant vous ne pouvez pas venir avec moi. L’apôtre Pierre insiste en disant qu’il donnerait sa vie pour Jésus. La réponse du Christ marquera son disciple à jamais. « Lorsque Judas fut sorti, Jésus dit : Maintenant, le Fils de l’homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui. Si Dieu a été glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même, et il le glorifiera bientôt. Mes petits-enfants, je suis pour peu de temps encore avec vous. Vous me chercherez ; et, comme j’ai dit aux Juifs : Vous ne pouvez venir où je vais, je vous le dis aussi maintenant. Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. Simon Pierre lui dit : Seigneur, où vas-tu ? Jésus répondit : Tu ne peux pas maintenant me suivre où je vais, mais tu me suivras plus tard. Seigneur, lui dit Pierre, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ? Je donnerai ma vie pour toi. Jésus répondit : Tu donneras ta vie pour moi ! En vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne chantera pas que tu ne m’aies renié trois fois » (Jean 13 : 31-38). Pierre s’est surtout fait remarquer par son discernement en reconnaissant Jésus comme le Messie attendu (Matthieu 16 : 16-17).
Pierre faisait partie avec Jean et Jacques de ceux que le Seigneur prenait avec lui dans différentes circonstances.
On le voit présent dans la résurrection de la fille de Jaïrus :
« Comme il parlait encore, survinrent de chez le chef de la synagogue des gens qui dirent : Ta fille est morte ; pourquoi importuner davantage le maître ? Mais Jésus, sans tenir compte de ces paroles, dit au chef de la synagogue : Ne crains pas, crois seulement. Et il ne permit à personne de l’accompagner, si ce n’est à Pierre, à Jacques, et à Jean, frère de Jacques » (Marc 5 : 35-37).
Il propose de dresser trois tentes
Pierre est présent lors de la transfiguration de Jésus-Christ, il propose de dresser trois tentes. Il reçoit l’ordre de ne parler à personne de cette vision avant que le fils de l’homme soit ressuscité. Il comprend suite à l’explication de Jésus qu’Elie est déjà venu. Pierre comprit que le Christ leur parlait de Jean-Baptiste.
« Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, et il les conduisit à l’écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voici, Moïse et Elie leur apparurent, s’entretenant avec lui. Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : Seigneur, il est bon que nous soyons ici ; si tu le veux, je dresserai ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Elie. Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. Et voici, une voix fit entendre de la nuée ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection : écoutez-le ! Lorsqu’ils entendirent cette voix, les disciples tombèrent sur leur face, et furent saisis d’une grande frayeur. Mais Jésus, s’approchant, les toucha, et dit : Levez-vous, n’ayez pas peur ! Ils levèrent les yeux, et ne virent que Jésus seul. Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : Ne parlez à personne de cette vision, jusqu’à ce que le Fils de l’homme soit ressuscité des morts. Les disciples lui firent cette question : Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Elie doit venir premièrement ? Il répondit : Il est vrai qu’Elie doit venir, et rétablir toutes choses. Mais je vous dis qu’Elie est déjà venu, qu’ils ne l’ont pas reconnu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’homme souffrira de leur part. Les disciples comprirent alors qu’il leur parlait de Jean-Baptiste ». (Matthieu 17 : 1-13).
Pierre fut celui qui avec Jean prépara le dernier repas de la pâque que Jésus a pris avec ses disciples :
« Le jour des pains sans levain, où l’on devait immoler la Pâque, arriva, et Jésus envoya Pierre et Jean, en disant : Allez nous préparer la Pâque, afin que nous la mangions. Ils lui dirent : Où veux-tu que nous la préparions ? Il leur répondit : Voici, quand vous serez entrés dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d’eau ; suivez-le dans la maison où il entrera, et vous direz au maître de la maison : Le maître te dit : Où est le lieu où je mangerai la Pâque avec mes disciples ? Et il vous montrera une grande chambre haute, meublée : c’est là que vous préparerez la Pâque. Ils partirent, et trouvèrent les choses comme il le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque »
(Luc 22 : 7-13).
Quelle était la personnalité de Pierre ?
Quand on observe les situations dans lesquelles s’est trouvé Pierre, on remarque qu’il a tendance à réagir de manière impétueuse !
On le voit sortir de la barque et s’avancer sur l’eau vers le Seigneur quand Jésus vient vers eux, mais il coule rapidement dès qu’il sent le vent.
« La barque, déjà au milieu de la mer, était battue par les flots ; car le vent était contraire. A la quatrième veille de la nuit, Jésus alla vers eux, marchant sur la mer Quand les disciples le virent marcher sur la mer, ils furent troublés, et dirent : C’est un fantôme ! Et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris, Jésus leur dit aussitôt : Rassurez-vous, c’est moi ; n’ayez pas peur ! Pierre lui répondit : Seigneur, si c’est toi, ordonne que j’aille vers toi sur les eaux. Et il dit : Viens ! Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus. Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria : Seigneur, sauve-moi ! Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit : Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » (Matthieu 14 :24-31).
Pierre se permet de faire une remarque à Jésus, quand le Christ lui annonce qu’il va souffrir et mourir puis ressusciter.
« Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour. Pierre, l’ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit : A Dieu ne plaise, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas. Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre : Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale ; Car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes »
(Matthieu 16 : 21-23).
La violence de Pierre
Pierre fut très violent lors de l’arrestation de Jésus par les gardes envoyés par les principaux sacrificateurs.
« Lorsqu’il eut dit ces choses, Jésus alla avec ses disciples de l’autre côté du torrent du Cédron, où se trouvait un jardin, dans lequel il entra, lui et ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait ce lieu, parce que Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis. Judas donc, ayant pris la cohorte, et des huissiers qu’envoyèrent les principaux sacrificateurs et les pharisiens, vint là avec des lanternes, des flambeaux et des armes.
Jésus, sachant tout ce qui devait lui arriver, s’avança, et leur dit : Qui cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Jésus de Nazareth. Jésus leur dit : C’est moi. Et Judas, qui le livrait, était avec eux. Lorsque Jésus leur eut dit : C’est moi, ils reculèrent et tombèrent par terre. Il leur demanda de nouveau : Qui cherchez-vous ? Et ils dirent : Jésus de Nazareth. Jésus répondit : Je vous ai dit que c’est moi. Si donc c’est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci. Il dit cela, afin que s’accomplît la parole qu’il avait dite : Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés. Simon Pierre, qui avait une épée, la tira, frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui coupa l’oreille droite. Ce serviteur s’appelait Malchus. Jésus dit à Pierre : Remets ton épée dans le fourreau. Ne boirai-je pas la coupe que le Père m’a donnée à boire ? » (Jean 18 : 1-11).
La présomption de Pierre
L’aspect présomptueux de Pierre apparaît lors de l’annonce par Jésus qu’il serait pour chacun d’eux une occasion de chute. Pierre crie à qui veut l’entendre que ce ne sera pas le cas pour lui.
« Alors Jésus leur dit : Je serai pour vous tous, cette nuit, une occasion de chute ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais, après que je serai ressuscité, je vous précèderai en Galilée. Pierre, prenant la parole, lui dit : Quand tu serais pour tous une occasion de chuter, tu ne le seras jamais pour moi. Jésus lui dit : Je te le dis en vérité, cette nuit même, avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Pierre lui répondit : Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas. Et tous les disciples dirent la même chose » (Matthieu 26 : 35).
Les pleurs de Pierre après son reniement.
« Cependant, Pierre était assis dehors dans la cour. Une servante s’approcha de lui, et dit : Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen. Mais il le nia devant tous, disant : Je ne sais ce que tu veux dire. Comme il se dirigeait vers la porte, une autre servante le vit, et dit à ceux qui se trouvaient là ; Celui-ci était aussi avec Jésus de Nazareth. Il le nia de nouveau, avec serment : Je ne connais pas cet homme. Peu après, ceux qui étaient là, s’étant approchés, dirent à Pierre : Certainement tu es aussi de ces gens-là, car ton langage te fait reconnaître. Alors il se mit à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme. Aussitôt le coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Et étant sorti, il pleura amèrement » (Matthieu 26 : 69-75).
La miséricorde de Jésus-Christ
Heureusement pour Pierre et pour chacun de nous Dieu en Jésus-Christ est miséricordieux. Jésus qui avait auparavant changé le nom de Simon en Pierre (Matthieu 16 : 18-19), fera dire à Pierre par Marie-Madeleine et Marie mère de Jacques et Salomé par l’intermédiaire d’un ange, qu’il le retrouvera en Galilée.
« Lorsque le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin d’aller embaumer Jésus. Le premier jour de la semaine, elles se rendirent au sépulcre, de grand matin, comme le soleil venait de se lever. Elles disaient entre elles : Qui nous roulera la pierre loin de l’entrée du sépulcre ? Et, levant les yeux, elles aperçurent que la pierre, qui était très grande, avait été roulée. Elles entrèrent dans le sépulcre, virent un jeune homme assis à droite vêtu d’une robe blanche, et elles furent épouvantées. Il leur dit : Ne vous épouvantez pas ; vous cherchez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié ; il est ressuscité, il n’est point ici ; voici le lieu où on l’avait mis. Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu’il vous précède en Galilée : c’est là que vous le verrez, comme il vous l’a dit » (Marc 16 : 1-7).
Pais mes brebis
Pierre étant retourné à son activité de pêcheur de poissons après la mort et la résurrection de Jésus-Christ fut confondu lorsqu’il vit Jésus sur le bord de mer lui indiquer l’endroit où il devait jeter son filet. Après cet épisode de pêche miraculeuse et de repas pris en commun, le Christ posa par trois fois une question à Pierre en insistant jusqu’à quel point ce disciple avait de l’amour pour lui. Pierre répondit à Jésus et affirma son amour par trois fois mais de manière différente et se fit confier le troupeau du Seigneur. C’était la troisième fois que les disciples revoyaient le Seigneur.
« Après cela, Jésus se montra encore aux disciples, sur les bords de la mer de Tibériade. Et voici de quelle manière il se montra. Simon Pierre, Thomas, appelé Didyme, Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples de Jésus, étaient ensemble. Simon Pierre leur dit : Je vais pêcher. Ils lui dirent : Nous allons aussi avec toi. Ils sortirent et montèrent dans une barque, et cette nuit-là ils ne prirent rien.
Le matin étant venu, Jésus se trouva sur le rivage ; mais les disciples ne savaient pas que c’était Jésus. Jésus leur dit : Enfants, n’avez-vous rien à manger ? Ils lui répondirent : Non. Il leur dit : Jetez le filet du côté droit de la barque, et vous trouverez. Ils le jetèrent donc, et ils ne pouvaient plus le retirer, à cause de la grande quantité de poissons. Alors le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : C’est le Seigneur ! Et Simon Pierre, dès qu’il eut entendu que c’était le Seigneur, mit son vêtement et sa ceinture, car il était nu, et se jeta dans la mer. Les autres disciples vinrent avec la barque, tirant le filet plein de poissons, car ils n’étaient éloignés de terre que d’environ deux cents coudées. Lorsqu’ils furent descendus à terre, ils virent là des charbons allumés, du poisson dessus, et du pain. Jésus leur dit : Apportez des poissons que vous venez de prendre. Simon Pierre monta dans la barque, et tira à terre le filet plein de cent cinquante-trois grands poissons ; et quoiqu’il y en eût tant, le filet ne se rompit point. Jésus leur dit : Venez, mangez. Et aucun des disciples n’osait lui demander : Qui es-tu ? sachant que c’était le Seigneur. Jésus s’approcha, prit le pain, et leur en donna ; il fit de même du poisson. C’était déjà la troisième fois que Jésus se montrait à ses disciples depuis qu’il était ressuscité des morts. Après qu’ils eurent mangé, Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ne m’aiment ceux-ci ? Il lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit une seconde fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : M’aimes-tu ? Et il lui répondit : Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne voudras pas. Il dit cela pour indiquer par quelle mort Pierre glorifierait Dieu. Et ayant ainsi parlé, il lui dit : Suis-moi » (Jean 21 : 1-19).
Pierre après la pentecôte
Il semble que Pierre soit transformé après avoir reçu le baptême de l’Esprit Saint le jour de la pentecôte. Nous le voyons prendre la parole pour témoigner de Jésus-Christ devant 3000 personnes qui deviendront des croyants en Jésus-Christ.
« Alors Pierre, se présentant avec les onze, éleva la voix, et leur parla en ces termes : Hommes Juifs, et vous tous qui séjournez à Jérusalem, sachez ceci, et prêtez l’oreille à mes paroles ! Ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez, car c’est la troisième heure du jour. Mais c’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël : Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair ; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos jeunes gens auront des visions, Et vos vieillards auront des songes. Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, Dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit ; et ils prophétiseront. Je ferai paraître des prodiges en haut dans le ciel et des miracles en bas sur la terre, Du sang, du feu, et une vapeur de fumée ; Le soleil se changera en ténèbres, Et la lune en sang, Avant l’arrivée du jour du Seigneur, De ce jour grand et glorieux. Alors quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Hommes Israélites, écoutez ces paroles ! Jésus de Nazareth, cet homme à qui Dieu a rendu témoignage devant vous par les miracles, les prodiges et les signes qu’il a opérés par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes ; cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l’avez crucifié, vous l’avez fait mourir par la main des impies. Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il fût retenu par elle. Car David dit de lui : Je voyais constamment le Seigneur devant moi, Parce qu’il est à ma droite, afin que je ne sois point ébranlé. Aussi mon cœur est dans la joie, et ma langue dans l’allégresse ; Et même ma chair reposera avec espérance, Car tu n’abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts, Et tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption. Tu m’as fait connaître les sentiers de la vie, Tu me rempliras de joie par ta présence. Hommes frères, qu’il me soit permis de vous dire librement, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son sépulcre existe encore aujourd’hui parmi nous. Comme il était prophète, et qu’il savait que Dieu lui avait promis avec serment de faire asseoir un de ses descendants sur son trône, c’est la résurrection du Christ qu’il a prévue et annoncée, en disant qu’il ne serait pas abandonné dans le séjour des morts et que sa chair ne verrait pas la corruption. C’est ce Jésus que Dieu a ressuscité ; nous en sommes tous témoins. Elevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint-Esprit qui avait été promis, et il l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez. Car David n’est point monté au ciel, mais il dit lui-même : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié » (Actes 2 : 14-36).
Nous le verrons ensuite avec Jean devoir affronter le Sanhédrin après la guérison d’un homme boiteux de naissance et le témoignage devant la foule. Son arrestation, les coups qu’il a reçus, les menaces prononcées ne sont pas arrivées à le faire taire. Nous le voyons une nouvelle fois annoncer le salut et le royaume de Dieu en Jésus-Christ.
Pierre et Jean montaient ensemble au temple
« Pierre et Jean montaient ensemble au temple, à l’heure de la prière : c’était la neuvième heure. Il y avait un homme boiteux de naissance, qu’on portait et qu’on plaçait tous les jours à la porte du temple appelée la Belle, pour qu’il demandât l’aumône à ceux qui entraient dans le temple. Cet homme, voyant Pierre et Jean qui allaient y entrer, leur demanda l’aumône. Pierre, de même que Jean, fixa les yeux sur lui, et dit : Regarde-nous. Et il les regardait attentivement, s’attendant à recevoir d’eux quelque chose. Alors Pierre lui dit : Je n’ai ni argent, ni or ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche. Et le prenant par la main droite, il le fit lever. Au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes ; d’un saut il fut debout, et il se mit à marcher. Il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant, et louant Dieu. Tout le monde le vit marchant et louant Dieu. Ils reconnaissaient que c’était celui qui était assis à la Belle porte du temple pour demander l’aumône, et ils furent remplis d’étonnement et de surprise au sujet de ce qui lui était arrivé. Comme il ne quittait pas Pierre et Jean, tout le peuple étonné accourut vers eux, au portique dit de Salomon. Pierre, voyant cela, dit au peuple : Hommes Israélites, pourquoi vous étonnez-vous de cela ? Pourquoi avez-vous les regards fixés sur nous, comme si c’était par notre propre puissance ou par notre piété que nous eussions fait marcher cet homme ? Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son serviteur Jésus, que vous avez livré et renié devant Pilate, qui était d’avis qu’on le relâchât. Vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé qu’on vous accordât la grâce d’un meurtrier. Vous avez fait mourir le Prince de la vie, que Dieu a ressuscité des morts ; nous en sommes témoins. C’est par la foi en son nom que son nom a raffermi celui que vous voyez et connaissez ; c’est la foi en lui qui a donné à cet homme cette entière guérison, en présence de vous tous. Et maintenant, frères, je sais que vous avez agi par ignorance, ainsi que vos chefs. Mais Dieu a accompli de la sorte ce qu’il avait annoncé d’avance par la bouche de tous ses prophètes, que son Christ devait souffrir. Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, (3-20) afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur, et qu’il envoie celui qui vous a été destiné, Jésus-Christ, que le ciel doit recevoir jusqu’aux temps du rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé anciennement par la bouche de ses saints prophètes. Moïse a dit : Le Seigneur votre Dieu vous suscitera d’entre vos frères un prophète comme moi ; vous l’écouterez dans tout ce qu’il vous dira, et quiconque n’écoutera pas ce prophète sera exterminé du milieu du peuple. Tous les prophètes qui ont successivement parlé, depuis Samuel, ont aussi annoncé ces jours-là. Vous êtes les fils des prophètes et de l’alliance que Dieu a traitée avec nos pères, en disant à Abraham : Toutes les familles de la terre seront bénies en ta postérité. C’est à vous premièrement que Dieu, ayant suscité son serviteur, l’a envoyé pour vous bénir, en détournant chacun de vous de ses iniquités » (Actes 3 : 1-26).
L’arrestation de Pierre et de Jean
« Tandis que Pierre et Jean parlaient au peuple, survinrent les sacrificateurs, le commandant du temple, et les sadducéens, mécontents de ce qu’ils enseignaient le peuple, et annonçaient en la personne de Jésus la résurrection des morts. Ils mirent les mains sur eux, et ils les jetèrent en prison jusqu’au lendemain ; car c’était déjà le soir.
Cependant, beaucoup de ceux qui avaient entendu la parole crurent, et le nombre des hommes s’éleva à environ cinq mille. Le lendemain, les chefs du peuple, les anciens et les scribes, (4-5) s’assemblèrent à Jérusalem, (4-6) avec Anne, le souverain sacrificateur, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui étaient de la race des principaux sacrificateurs. Ils firent placer au milieu d’eux Pierre et Jean, et leur demandèrent : Par quel pouvoir, ou au nom de qui avez-vous fait cela ? Alors Pierre, rempli du Saint-Esprit, leur dit : Chefs du peuple, et anciens d’Israël, puisque nous sommes interrogés aujourd’hui sur un bienfait accordé à un homme malade, afin que nous disions comment il a été guéri, sachez-le tous, et que tout le peuple d’Israël le sache ! C’est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, que vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts, c’est par lui que cet homme se présente en pleine santé devant vous. Jésus est La pierre rejetée par vous qui bâtissez, Et qui est devenue la principale de l’angle. Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction ; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus. Mais comme ils voyaient là près d’eux l’homme qui avait été guéri, ils n’avaient rien à répliquer. Ils leur ordonnèrent de sortir du sanhédrin, et ils délibérèrent entre eux, disant : Que ferons-nous à ces hommes ? Car il est manifeste pour tous les habitants de Jérusalem qu’un miracle signalé a été accompli par eux, et nous ne pouvons pas le nier. Mais, afin que la chose ne se répande pas davantage parmi le peuple, défendons-leur avec menaces de parler désormais à qui que ce soit en ce nom-là. Et les ayant appelés, ils leur défendirent absolument de parler et d’enseigner au nom de Jésus. Pierre et Jean leur répondirent : Jugez s’il est juste, devant Dieu, de vous obéir plutôt qu’à Dieu ; car nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu. Ils leur firent de nouvelles menaces, et les relâchèrent, ne sachant comment les punir, à cause du peuple, parce que tous glorifiaient Dieu de ce qui était arrivé.
Car l’homme qui avait été l’objet de cette guérison miraculeuse était âgé de plus de quarante ans » (Actes 4 : 1-22).
L’accomplissement de la promesse de Jésus-Christ pour Pierre s’est précisé en plusieurs étapes.
Nous l’avons vu témoigner de Jésus-Christ et prendre la direction de la première communauté, le jour de la pentecôte (Actes 2 : 1-47), il a un rôle important dans l’affaire qui concerne Ananias et Saphira. (Actes 5 : 1-11). On le voit être acteur et témoin du baptême du Saint Esprit pour les Samaritains. (Actes 8 : 14-17). C’est encore lui qui est participant lors du baptême du Saint Esprit de Corneille et de sa famille. (Actes 10 : 1-48). Il a donc les clés des portes du Royaume de Dieu, pour les Juifs en premier, pour les Samaritains en second et pour les non-juifs c’est-à-dire les gentils.
Pierre et les non-juifs
Pourtant la personnalité, son origine juive, sa pratique des commandements de la loi ont été dans certains moments un problème de conscience pour Pierre. C’est ainsi que lorsqu’il doit aller voir Corneille Dieu doit lui montrer une vision d’animaux impurs par trois fois, Pierre restera pensif et perplexe quant à cette vision, il ne la comprendra qu’au moment où arrivent les envoyés de corneille. (Actes 10 : 9-17). Il comprendra que Dieu veut ouvrir la porte aux non-Juifs. (Actes 10 : 34-35). Suite à cela, quand Paul et Barnabas sont venus à Jérusalem pour demander aux apôtres et aux anciens leurs avis sur la circoncision et l’observance de la loi pour les croyants issus du paganisme, Pierre s’exprima dans le sens de ne pas mettre un joug sur les épaules des nouveaux convertis (Actes 15 : 1-29).
Une réprimande publique
Pourtant Pierre était loin d’être parfait et l’esprit de crainte qui lui avait faire ou dire certaines choses n’était pas complètement évincé de sa vie. On le voit à Antioche en compagnie de non-juifs à leur table mais dès que des juifs légalistes arrivent il s’éloigne des non-juifs pour éviter des conflits. Paul s’étant rendu compte de son attitude le reprend publiquement (Galates 2 :11-14). Ce moment a certainement été pour Pierre une expérience salutaire qui lui a permis de mieux servir Dieu et son Royaume.
Le neveu de Pierre
Dans sa première épître Pierre nous parle de son neveu Jean surnommé Marc qui s’est peut-être converti par le témoignage de son oncle, il semble que celui-ci lui était très utile (I pierre 5 :13). On pense que l’évangile de Marc est en fait celui qui a été dicté par Pierre. Pierre a écrit deux épîtres.
Concernant sa mort, la Bible ne nous en parle pas.
Conclusion
Nous avons découvert une partie de la vie de Pierre ainsi que de sa personnalité. Jésus-Christ avait vu en lui l’homme et le leader qui allait devenir pour son église. Pierre après quelques difficultés a assumé parfaitement le rôle que le Christ lui avait demandé d’accomplir. Pierre n’a pas seulement été l’apôtre des premiers croyants, il est aussi notre apôtre car comme le dit l’épître aux Hébreux « Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu ; considérez quelle a été la fin de leur vie, et imitez leur foi » (Hébreux 13 : 7).
Que pouvons nous retenir de cette étude sur l’apôtre Pierre : que Christ lui a montré de ne plus avoir peur, soit de marcher sur l’eau ou soit de rencontrer des personnes inconnues. Il y a bien des domaines dans nos vies où il nous faut la même foi que Pierre pour avancer dans l’inconnu, il en est de même de nos rencontres avec certaines personnes qui nous paraissent inabordables.
Un élément important, voire essentiel, est celui du pardon que Dieu en Jésus-Christ nous accorde. Il arrivera peut-être dans notre vie où nous entendrons la voix du Christ nous dire m’aimes-tu.
En Pierre nous découvrons aussi la volonté et la patience de Dieu pour nous instruire.
Toujours à travers la vie de l’apôtre Pierre nous nous apercevons que Dieu ne se trompe pas quand il nous appelle. Quand Jésus a regardé Pierre il savait ce que cet homme était capable de faire « tu es Pierre est sur cette pierre, je bâtirai mon église »
(Matthieu 16 : 18).
Maintenant pourquoi Dieu a-t-il choisi un pêcheur sans instruction de surcroit Galiléen pour en faire un pêcheur d’hommes (Luc 5 : 10). Pour ma part je pense que Dieu connaissait parfaitement le cœur de cet homme, il savait que pour l’amour de Jésus-Christ, il irait jusqu’au bout afin d’annoncer le salut et la bonne nouvelle du Royaume de Dieu. Cet exemple doit nous inciter à faire de même. Dans le prochain cours nous regarderons ce que peuvent nous apporter comme enseignement les autres disciples de Jésus-Christ.
Bibliographie
Cours BibleDoc 2005
Bible Online 2011
Le grand dictionnaire de la Bible Editions Excelsis 2017
Etude sur le disciple de Jésus-Christ appelé Simon et surnommé Pierre
Module trois : Ce travail concerne une préparation de cours dans le but d’expliquer l’appel et la personnalité de celui qui a reçu pour tâche de paître le troupeau de brebis de l’ekklésia de Jésus-Christ dans le Royaume de Dieu.
Cette étude est la troisième d’une série de vingt cours qui aura pour objectif de prouver que Jésus-Christ est bien le Messie attendu et qu’il est venu réaliser les prophéties annoncées concernant le Royaume de Dieu.
Ce travail de recherche se terminera par une thèse de doctorat ayant pour titre le Royaume de Dieu vu par Jésus-Christ
L’ensemble des travaux est dirigé par BibleDoc
Le doctorant est Bernard IRRMANN
Sommaire
Introduction....................................................................................................... page 4
Définition du terme disciple.............................................................................. page 5
La réponse immédiate des disciples.................................................................. page 5
La pêche miraculeuse et l’appel à devenir disciple........................................... page 5
Ils laissèrent leurs filets..................................................................................... page 6
Nous avons trouvé le Messie............................................................................. page 6
Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon église......................................... page 6
Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière................................. page 7
Jésus-Christ avertit les disciples des règles pour le suivre................................ page 7
Jésus insiste sur le fait qu’il n’est pas venu apporter la paix sur la terre........... page 7
Que connaissons-nous de Simon surnommé Pierre........................................... page 7
La femme de Simon........................................................................................... page 8
La maison de André et Simon à Capernaüm..................................................... page 8
La langue araméenne remplie de l’accent de la Galilée.................................... page 8
Des gens du peuple sans instruction.................................................................. page 8
André disciple de Jean-Baptiste........................................................................ page 8
Nous avons trouvé le Messie............................................................................. page 8
Explique-nous cette parabole............................................................................. page 9
Combien de fois dois-je pardonner à mon frère................................................ page 9
Qu’en sera-t-il pour nous ?................................................................................ page 9
Le figuier maudit............................................................................................... page 9
La femme atteinte d’une perte de sang.............................................................. page 9
Cette parabole concerne-t-elle les disciples ou bien est-elle pour tous..............page 10
Pas seulement les pieds mais aussi les mains et la tête......................................page 10
Que veux-tu dire en disant vous ne pouvez pas venir avec moi.........................page 10
On le voit présent dans la résurrection de la fille de Jaïrus................................page 11
Il propose de dresser trois tentes.........................................................................page 11
Le dernier repas de la Pâque que Jésus a pris avec ses disciples........................page 11
Quelle était la personnalité de Pierre..................................................................page 12
La remarque de Pierre à Jésus.........................................................................page 12
La violence de Pierre...................................................................................... page 12
La présomption de Pierre................................................................................page 13
Les pleurs de Pierre après son reniement........................................................page 13
La miséricorde de Jésus..................................................................................page 13
Pais mes Brebis...............................................................................................page 13
Pierre après la pentecôte.................................................................................page 14
Pierre et Jean montaient ensemble au temple................................................ page 15
L’arrestation de Pierre et de Jean...................................................................page 16
L’accomplissement de la promesse de Jésus-Christ pour Pierre...................page 17
Pierre et les non-juifs.....................................................................................page 17
Une réprimande publique...............................................................................page 17
Le neveu de Pierre.........................................................................................page 17
Conclusion.....................................................................................................page 18
Bibliogaphie..................................................................................................page 18
Introduction
Bonjour à toutes et à tous,
Nous en sommes à notre troisième cours, lors des deux études précédentes nous avons de façon succincte découvert la naissance de Jean-Baptiste et celle de Jésus-Christ ainsi que le contexte familial, social et spirituel qui rapprochait ces deux hommes dans le premier cours, puis dans la seconde étude nous avons détaillé les premiers éléments du commencement de leurs ministères respectifs, en insistant d’une façon plus particulière sur le ministère de Jésus-Christ. Ses premiers pas après son baptême et sa préparation lors des quarante jours au désert, le choix de ses disciples et les premiers miracles qui accompagnaient l’annonce du Royaume de Dieu.
Aujourd’hui, j’aimerais diriger votre attention sur l’un des premiers disciples choisi par Jésus-Christ. Il s’agit de l’apôtre Pierre qui s’appelait Simon avant sa rencontre avec le Christ-Jésus.
Nous découvrirons au cours de cette étude où et comment se fit l’appel de Pierre à devenir disciple du Messie Yeshoua. Nous irons à la recherche de son origine sociale qui comportera sa situation géographique, sa profession, sa vie familiale ainsi que l’aspect spirituel de son existence avant sa rencontre avec celui qui devait devenir son Seigneur, son Sauveur, le Christ, le Fils du Dieu vivant. Nous regarderons comment cet homme a compris qui était le Christ et quels ont été les changements qui se produisirent dans son existence suite à cette rencontre qu’il a faite avec Jésus de Nazareth. Enfin nous pourrons examiner ce que signifie l’appel de Christ dans nos vies et comment un simple pêcheur de poissons est devenu celui qui a les clés des cieux et qui a le pouvoir de lier ou de délier les choses de la terre afin qu’elles soient liées ou déliées dans les cieux.
Pour commencer cette étude nous irons voir dans le nouveau testament et particulièrement dans les évangiles pour découvrir Simon. Cependant, pour pouvoir faire des comparaisons ou montrer des similitudes, nous regarderons aussi certains livres de l’Ancien Testament.
Mais tout d’abord cherchons la définition du terme disciple :
- Personne qui reçoit l'enseignement d'un maître, fait partie de son école ; élève : Les disciples de Jésus-Christ.
- Personne qui suit l'exemple de quelqu'un qu'il considère comme son maître à penser, qui adhère à une doctrine, une conception, etc. ; partisan, fidèle, adepte : On voit en lui un disciple de Jésus.
La réponse immédiate des disciples
En observant avec attention l’évangile de Marc et l’appel de Simon, « Comme il passait le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs. Jésus leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent leurs filets, et le suivirent. (Marc 1 : 16-18). Nous pouvons nous apercevoir qu’il y a une sorte de parallélisme avec l’appel d’Elisée tel qu’il est relaté dans le premier livre des rois « Elie partit de là, et il trouva Elisée, fils de Schaphath, qui labourait. Il y avait devant lui douze paires de bœufs, et il était avec la douzième. Elie s’approcha de lui, et il jeta sur lui son manteau. Elisée, quittant ses bœufs, courut après Elie, et dit : Laisse-moi embrasser mon père et ma mère, et je te suivrai. Elie lui répondit : Va, et reviens ; car pense à ce que je t’ai fait. Après s’être éloigné d’Elie, il revint prendre une paire de bœufs, qu’il offrit en sacrifice ; avec l’attelage des bœufs, il fit cuire leur chair, et la donna à manger au peuple. Puis il se leva, suivit. Elie, et fut à son service » (1 Rois :19-20).
La pêche miraculeuse et l’appel de Pierre à devenir disciple
Si nous regardons dans l’Évangile de Luc, nous comprenons mieux pourquoi Pierre, qui s’appelait encore Simon, a suivi Jésus. « Comme Jésus se trouvait auprès du lac de Génésareth, et que la foule se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu, il vit au bord du lac deux barques, d’où les pêcheurs étaient descendus pour laver leurs filets. Il monta dans l’une de ces barques, qui était à Simon, et il le pria de s’éloigner un peu de terre. Puis il s’assit, et de la barque il enseignait la foule. Lorsqu’il eut cessé de parler, il dit à Simon : Avance en pleine eau, et jetez vos filets pour pêcher. Simon lui répondit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je jetterai le filet. L’ayant jeté, ils prirent une grande quantité de poissons, et leur filet se rompait. Ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l’autre barque de venir les aider. Ils vinrent et ils remplirent les deux barques, au point qu’elles enfonçaient. Quand il vit cela, Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus, et dit : Seigneur, retire-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur. Car l’épouvante l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la pêche qu’ils avaient faite. Il en était de même de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Alors Jésus dit à Simon : Ne crains point ; désormais tu seras pêcheur d’hommes. Et, ayant ramené les barques à terre, ils laissèrent tout, et le suivirent ». (Luc 5 :1-11).
Ils laissèrent leurs filets
Matthieu nous raconte l’appel de Pierre et des trois autres disciples André, Jacques et Jean de la même manière que Marc « Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André, son frère, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs. Il leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent les filets, et le suivirent. De là étant allé plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère, qui étaient dans une barque avec Zébédée, leur père, et qui réparaient leurs filets. Il les appela, et aussitôt ils laissèrent la barque et leur père, et le suivirent ». (Matthieu 4 :18-22)
Nous avons trouvé le Messie
Pour obtenir d’autres renseignements concernant l’appel de Pierre. Il nous faut aussi lire ce que l’évangéliste Jean a écrit « Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ; et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu. Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus. Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi ce qui signifie Maître, où demeures-tu ? Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure. André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus. Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie ce qui signifie Christ. Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas ce qui signifie Pierre ». (Jean 1 : 35-42)
Tu es Pierre et sur cette pierre, Je bâtirai mon église.
Nous avons appris que Jésus avait changé le Nom de Simon en celui de Pierre (Jean 1 : 42). En Matthieu nous découvrons ce que signifie ce nom pour Jésus-Christ « Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples : Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme ? Ils répondirent : Les uns disent que tu es Jean-Baptiste ; les autres, Elie ; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes. Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis ? Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux. Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » (Matthieu 16 : 13-19). Mais j’aimerais que nous revenions à l’appel des disciples par Jésus. Nous avons vu en comparant l’appel d’Elisée à celui de Pierre qu’ils se ressemblaient beaucoup, en effet de part et d’autre chacun a laissé sa famille, son travail et est devenu disciple. Toutefois la différence est dans la manière dont la séparation s’est produite pour Elisée, celui-ci dit au revoir à sa famille et Elie lui rappelle de se souvenir de ce qui vient de se passer et particulièrement pour l’onction reçue lorsqu’il lui a lancé son manteau.
Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière
Pour les disciples de Jésus cela semble différent en effet, comme on a pu se rendre compte en observant avec soin les écritures, les disciples quittent leur travail immédiatement et suivent Jésus. Nous voyons aussi dans les évangiles certains disciples demander à Jésus la permission de dire au revoir à leurs parents ou d’ensevelir son père. « Pendant qu’ils étaient en chemin, un homme lui dit : Seigneur, je te suivrai partout où tu iras. Jésus lui répondit : Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids : mais le Fils de l’homme n’a pas un lieu où il puisse reposer sa tête. Il dit à un autre : Suis-moi. Et il répondit : Seigneur, permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon père. Mais Jésus lui dit : Laisse les morts ensevelir leurs morts ; et toi, va annoncer le royaume de Dieu. Un autre dit : Je te suivrai, Seigneur, mais permets-moi d’aller d’abord prendre congé de ceux de ma maison. Jésus lui répondit : Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n’est pas propre au royaume de Dieu » (Luc 9 : 57-62 ; Matthieu 8 : 21-22). Mais Jésus ne leur permet pas.
Jésus-Christ avertit les disciples des règles nécessaires pour le suivre.
Tout d’abord, il nous faut mettre en premier notre foi en Jésus-Christ et l’annonce du Royaume de Dieu « Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple » (Luc 14 :26-27).
Jésus insiste sur le fait qu’il n’est pas venu apporter la paix sur la terre.
« Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère ; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi. Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera ». (Matthieu 10 : 34-39).
Nous venons de voir par le biais de la parole les exigences demandées par Jésus-Christ pour être de ses disciples, maintenant nous allons approfondir notre connaissance de l’apôtre Pierre.
Que connaissons nous de Simon surnommé Pierre.
Syméon en Hébreux ou Simon qui est la forme grecque qui est employé fréquemment dans le Nouveau testament « Lorsqu’ils eurent cessé de parler, Jacques prit la parole, et dit : Hommes frères, écoutez-moi ! Simon a raconté comment Dieu a d’abord jeté les regards sur les nations pour choisir du milieu d’elles un peuple qui portât son nom ». (Actes 15 : 13-14 ; 2 Pierre 1 : 1).
Nous savons que le nom de son père était Jonas « Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 16 :17).
La femme de Simon
L’évangile de Marc nous apprend qu’il était marié. « La belle-mère de Simon était couchée, ayant la fièvre ; et aussitôt on parla d’elle à Jésus » (Marc 1 :30). Paul nous dit dans son épitre première aux Corinthiens que son épouse l’accompagnait.
« N’avons-nous pas le droit de mener avec nous une sœur qui soit notre femme, comme font les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas ? ». (1Corinthiens 9 :5). Nous voyons dans l’évangile de Jean que Pierre avait résidé à Bethsaïda en Gaulanitide,
La maison de André et Simon à Capernaüm
Pour l’évangéliste Marc, celui-ci nous indique dans son écrit que Simon et André avaient une maison à Capernaüm en Galilée. « 21 Ils se rendirent à Capernaüm. Et, le jour du sabbat, Jésus entra d’abord dans la synagogue, et il enseigna ; 29 En sortant de la synagogue, ils se rendirent avec Jacques et Jean à la maison de Simon et d’André ». (Marc 1 : 21 ; 29).
La langue Araméenne remplie de l’accent de la Galilée
Que nous apprend la Bible sur la langue pratiquée par Pierre, selon toujours l’évangéliste Marc, Pierre parlait l’Araméen avec l’accent issu de la Galilée.
« Et il le nia de nouveau. Peu après, ceux qui étaient présents dirent encore à Pierre : Certainement tu es de ces gens-là, car tu es Galiléen » (Marc 14 ;70).
Des gens du peuple sans instruction
Il semble que Pierre n’ait pas reçu d’enseignement spécifique sur la loi en dehors de celle qui pouvait être donnée dans les synagogues. Lorsque lui et Jean sont arrêtés par les sacrificateurs ceux-ci les considèrent comme des personnes sans instruction, hormis celle reçue de la part de Jésus-Christ. « Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction ; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus » (Actes 4 : 13).
André disciple de Jean-Baptiste
Avant de connaître Jésus-Christ, Pierre était en relation avec le mouvement de Jean-Baptiste, son frère étant disciple de celui-ci. « Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ; et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu. Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus. Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi ce qui signifie Maître, où demeures-tu ? Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure. André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus.
Nous avons trouvé le Messie
Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie ce qui signifie Christ. Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas ce qui signifie Pierre » (Jean 1 : 35-40).
Regardons maintenant les aptitudes, les qualités et les défauts de ce disciple.
Explique-nous cette parabole
Une des premières aptitudes de Pierre est son caractère de meneur, on le voit plusieurs fois prendre la parole au nom des douze disciples. « Pierre, prenant la parole, lui dit : Explique-nous cette parabole » (Matthieu 15 :15).
Combien de fois dois-je pardonner à mon frère
C’est encore lui qui demande à Jésus combien de fois il faut pardonner à son frère « Alors Pierre s’approcha de lui, et dit : Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu’à sept fois ? Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à septante fois sept fois » (Matthieu 18 : 21-22).
Qu’en sera-t-il pour nous ?
Nous le voyons encore demander à Jésus-Christ ce qu’il adviendra de ses disciples eux qui ont tout quitté pour le suivre. « Pierre, prenant alors la parole, lui dit : Voici, nous avons tout quitté, et nous t’avons suivi ; qu’en sera-t-il pour nous ? Jésus leur répondit : Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël. Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle. Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers » (Matthieu 19 :27-30).
Le figuier maudit
C’est encore lui qui rappellera à Jésus devant les autres disciples l’épisode du figuier qui a été maudit : « Le matin, en passant, les disciples virent le figuier séché jusqu’aux racines. Pierre, se rappelant ce qui s’était passé, dit à Jésus : Rabbi, regarde, le figuier que tu as maudit a séché » (Marc 11 : 20-21).
La femme atteinte d’une perte de sang
Ce fut encore lui qui lors du miracle de la femme qui avait une perte de sang prit la parole pour dire à Jésus qu’il se trompait quand le Christ affirmait que quelqu’un l’avait touché et qu’une force était sortie de lui : « Or, il y avait une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans, et qui avait dépensé tout son bien pour les médecins, sans qu’aucun ait pu la guérir. Elle s’approcha par derrière, et toucha le bord du vêtement de Jésus. Au même instant la perte de sang s’arrêta. Et Jésus dit : Qui m’a touché ? Comme tous s’en défendaient, Pierre et ceux qui étaient avec lui dirent : Maître, la foule t’entoure et te presse, et tu dis : Qui m’a touché ? Mais Jésus répondit : Quelqu’un m’a touché, car j’ai connu qu’une force était sortie de moi » (Luc 8 : 43-46).
Cette parabole concerne-t-elle les disciples ou bien elle est pour tous
Une nouvelle fois nous le trouvons en train d’interroger Jésus sur le sens d’une parabole qui parle de serviteurs et d’un maître qui doit rentrer à l’improviste. Pierre demande à Jésus si cette parabole concerne les disciples ou bien si celle-ci est pour tous (Luc 12 : 41).
Pas seulement les pieds mais aussi les mains et la tête
Lors du lavement des pieds que Jésus fit à ses disciples avant de subir la crucifixion, Pierre une fois encore s’adresse à Jésus et lui demande de ne pas seulement lui laver les pieds mais aussi les mains et la tête « Il vint donc à Simon Pierre ; et Pierre lui dit : Toi, Seigneur, tu me laves les pieds ! Jésus lui répondit : Ce que je fais, tu ne le comprends pas maintenant, mais tu le comprendras bientôt. Pierre lui dit : Non, jamais tu ne me laveras les pieds. Jésus lui répondit : Si je ne te lave, tu n’auras point de part avec moi. Simon Pierre lui dit : Seigneur, non seulement les pieds, mais encore les mains et la tête. Jésus lui dit : Celui qui est lavé n’a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur ; et vous êtes purs, mais non pas tous. Car il connaissait celui qui le livrait ; c’est pourquoi il dit : Vous n’êtes pas tous purs. Après qu’il leur eut lavé les pieds, et qu’il eut pris ses vêtements, il se remit à table, et leur dit : Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m’appelez Maître et Seigneur ; et vous dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres ; car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait » (Jean 13 : 6-15).
Que veux tu dire en disant vous ne pouvez venir avec moi
Une des interrogations de Pierre qui permet à chacun de nous de voir la patience et la compréhension de Jésus à notre égard, comme cela l’a été pour Pierre, se trouve dans le passage où Judas est sorti pour livrer Jésus aux sacrificateurs. Pierre pose une question au Christ que veux-tu dire en disant vous ne pouvez pas venir avec moi. L’apôtre Pierre insiste en disant qu’il donnerait sa vie pour Jésus. La réponse du Christ marquera son disciple à jamais. « Lorsque Judas fut sorti, Jésus dit : Maintenant, le Fils de l’homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui. Si Dieu a été glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même, et il le glorifiera bientôt. Mes petits-enfants, je suis pour peu de temps encore avec vous. Vous me chercherez ; et, comme j’ai dit aux Juifs : Vous ne pouvez venir où je vais, je vous le dis aussi maintenant. Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. Simon Pierre lui dit : Seigneur, où vas-tu ? Jésus répondit : Tu ne peux pas maintenant me suivre où je vais, mais tu me suivras plus tard. Seigneur, lui dit Pierre, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ? Je donnerai ma vie pour toi. Jésus répondit : Tu donneras ta vie pour moi ! En vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne chantera pas que tu ne m’aies renié trois fois » (Jean 13 : 31-38). Pierre s’est surtout fait remarquer par son discernement en reconnaissant Jésus comme le Messie attendu (Matthieu 16 : 16-17).
Pierre faisait partie avec Jean et Jacques de ceux que le Seigneur prenait avec lui dans différentes circonstances.
On le voit présent dans la résurrection de la fille de Jaïrus :
« Comme il parlait encore, survinrent de chez le chef de la synagogue des gens qui dirent : Ta fille est morte ; pourquoi importuner davantage le maître ? Mais Jésus, sans tenir compte de ces paroles, dit au chef de la synagogue : Ne crains pas, crois seulement. Et il ne permit à personne de l’accompagner, si ce n’est à Pierre, à Jacques, et à Jean, frère de Jacques » (Marc 5 : 35-37).
Il propose de dresser trois tentes
Pierre est présent lors de la transfiguration de Jésus-Christ, il propose de dresser trois tentes. Il reçoit l’ordre de ne parler à personne de cette vision avant que le fils de l’homme soit ressuscité. Il comprend suite à l’explication de Jésus qu’Elie est déjà venu. Pierre comprit que le Christ leur parlait de Jean-Baptiste.
« Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, et il les conduisit à l’écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voici, Moïse et Elie leur apparurent, s’entretenant avec lui. Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : Seigneur, il est bon que nous soyons ici ; si tu le veux, je dresserai ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Elie. Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. Et voici, une voix fit entendre de la nuée ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection : écoutez-le ! Lorsqu’ils entendirent cette voix, les disciples tombèrent sur leur face, et furent saisis d’une grande frayeur. Mais Jésus, s’approchant, les toucha, et dit : Levez-vous, n’ayez pas peur ! Ils levèrent les yeux, et ne virent que Jésus seul. Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : Ne parlez à personne de cette vision, jusqu’à ce que le Fils de l’homme soit ressuscité des morts. Les disciples lui firent cette question : Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Elie doit venir premièrement ? Il répondit : Il est vrai qu’Elie doit venir, et rétablir toutes choses. Mais je vous dis qu’Elie est déjà venu, qu’ils ne l’ont pas reconnu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’homme souffrira de leur part. Les disciples comprirent alors qu’il leur parlait de Jean-Baptiste ». (Matthieu 17 : 1-13).
Pierre fut celui qui avec Jean prépara le dernier repas de la pâque que Jésus a pris avec ses disciples :
« Le jour des pains sans levain, où l’on devait immoler la Pâque, arriva, et Jésus envoya Pierre et Jean, en disant : Allez nous préparer la Pâque, afin que nous la mangions. Ils lui dirent : Où veux-tu que nous la préparions ? Il leur répondit : Voici, quand vous serez entrés dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d’eau ; suivez-le dans la maison où il entrera, et vous direz au maître de la maison : Le maître te dit : Où est le lieu où je mangerai la Pâque avec mes disciples ? Et il vous montrera une grande chambre haute, meublée : c’est là que vous préparerez la Pâque. Ils partirent, et trouvèrent les choses comme il le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque »
(Luc 22 : 7-13).
Quelle était la personnalité de Pierre ?
Quand on observe les situations dans lesquelles s’est trouvé Pierre, on remarque qu’il a tendance à réagir de manière impétueuse !
On le voit sortir de la barque et s’avancer sur l’eau vers le Seigneur quand Jésus vient vers eux, mais il coule rapidement dès qu’il sent le vent.
« La barque, déjà au milieu de la mer, était battue par les flots ; car le vent était contraire. A la quatrième veille de la nuit, Jésus alla vers eux, marchant sur la mer Quand les disciples le virent marcher sur la mer, ils furent troublés, et dirent : C’est un fantôme ! Et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris, Jésus leur dit aussitôt : Rassurez-vous, c’est moi ; n’ayez pas peur ! Pierre lui répondit : Seigneur, si c’est toi, ordonne que j’aille vers toi sur les eaux. Et il dit : Viens ! Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus. Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria : Seigneur, sauve-moi ! Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit : Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » (Matthieu 14 :24-31).
Pierre se permet de faire une remarque à Jésus, quand le Christ lui annonce qu’il va souffrir et mourir puis ressusciter.
« Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour. Pierre, l’ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit : A Dieu ne plaise, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas. Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre : Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale ; Car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes »
(Matthieu 16 : 21-23).
La violence de Pierre
Pierre fut très violent lors de l’arrestation de Jésus par les gardes envoyés par les principaux sacrificateurs.
« Lorsqu’il eut dit ces choses, Jésus alla avec ses disciples de l’autre côté du torrent du Cédron, où se trouvait un jardin, dans lequel il entra, lui et ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait ce lieu, parce que Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis. Judas donc, ayant pris la cohorte, et des huissiers qu’envoyèrent les principaux sacrificateurs et les pharisiens, vint là avec des lanternes, des flambeaux et des armes.
Jésus, sachant tout ce qui devait lui arriver, s’avança, et leur dit : Qui cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Jésus de Nazareth. Jésus leur dit : C’est moi. Et Judas, qui le livrait, était avec eux. Lorsque Jésus leur eut dit : C’est moi, ils reculèrent et tombèrent par terre. Il leur demanda de nouveau : Qui cherchez-vous ? Et ils dirent : Jésus de Nazareth. Jésus répondit : Je vous ai dit que c’est moi. Si donc c’est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci. Il dit cela, afin que s’accomplît la parole qu’il avait dite : Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés. Simon Pierre, qui avait une épée, la tira, frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui coupa l’oreille droite. Ce serviteur s’appelait Malchus. Jésus dit à Pierre : Remets ton épée dans le fourreau. Ne boirai-je pas la coupe que le Père m’a donnée à boire ? » (Jean 18 : 1-11).
La présomption de Pierre
L’aspect présomptueux de Pierre apparaît lors de l’annonce par Jésus qu’il serait pour chacun d’eux une occasion de chute. Pierre crie à qui veut l’entendre que ce ne sera pas le cas pour lui.
« Alors Jésus leur dit : Je serai pour vous tous, cette nuit, une occasion de chute ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais, après que je serai ressuscité, je vous précèderai en Galilée. Pierre, prenant la parole, lui dit : Quand tu serais pour tous une occasion de chuter, tu ne le seras jamais pour moi. Jésus lui dit : Je te le dis en vérité, cette nuit même, avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Pierre lui répondit : Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas. Et tous les disciples dirent la même chose » (Matthieu 26 : 35).
Les pleurs de Pierre après son reniement.
« Cependant, Pierre était assis dehors dans la cour. Une servante s’approcha de lui, et dit : Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen. Mais il le nia devant tous, disant : Je ne sais ce que tu veux dire. Comme il se dirigeait vers la porte, une autre servante le vit, et dit à ceux qui se trouvaient là ; Celui-ci était aussi avec Jésus de Nazareth. Il le nia de nouveau, avec serment : Je ne connais pas cet homme. Peu après, ceux qui étaient là, s’étant approchés, dirent à Pierre : Certainement tu es aussi de ces gens-là, car ton langage te fait reconnaître. Alors il se mit à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme. Aussitôt le coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Et étant sorti, il pleura amèrement » (Matthieu 26 : 69-75).
La miséricorde de Jésus-Christ
Heureusement pour Pierre et pour chacun de nous Dieu en Jésus-Christ est miséricordieux. Jésus qui avait auparavant changé le nom de Simon en Pierre (Matthieu 16 : 18-19), fera dire à Pierre par Marie-Madeleine et Marie mère de Jacques et Salomé par l’intermédiaire d’un ange, qu’il le retrouvera en Galilée.
« Lorsque le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin d’aller embaumer Jésus. Le premier jour de la semaine, elles se rendirent au sépulcre, de grand matin, comme le soleil venait de se lever. Elles disaient entre elles : Qui nous roulera la pierre loin de l’entrée du sépulcre ? Et, levant les yeux, elles aperçurent que la pierre, qui était très grande, avait été roulée. Elles entrèrent dans le sépulcre, virent un jeune homme assis à droite vêtu d’une robe blanche, et elles furent épouvantées. Il leur dit : Ne vous épouvantez pas ; vous cherchez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié ; il est ressuscité, il n’est point ici ; voici le lieu où on l’avait mis. Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu’il vous précède en Galilée : c’est là que vous le verrez, comme il vous l’a dit » (Marc 16 : 1-7).
Pais mes brebis
Pierre étant retourné à son activité de pêcheur de poissons après la mort et la résurrection de Jésus-Christ fut confondu lorsqu’il vit Jésus sur le bord de mer lui indiquer l’endroit où il devait jeter son filet. Après cet épisode de pêche miraculeuse et de repas pris en commun, le Christ posa par trois fois une question à Pierre en insistant jusqu’à quel point ce disciple avait de l’amour pour lui. Pierre répondit à Jésus et affirma son amour par trois fois mais de manière différente et se fit confier le troupeau du Seigneur. C’était la troisième fois que les disciples revoyaient le Seigneur.
« Après cela, Jésus se montra encore aux disciples, sur les bords de la mer de Tibériade. Et voici de quelle manière il se montra. Simon Pierre, Thomas, appelé Didyme, Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples de Jésus, étaient ensemble. Simon Pierre leur dit : Je vais pêcher. Ils lui dirent : Nous allons aussi avec toi. Ils sortirent et montèrent dans une barque, et cette nuit-là ils ne prirent rien.
Le matin étant venu, Jésus se trouva sur le rivage ; mais les disciples ne savaient pas que c’était Jésus. Jésus leur dit : Enfants, n’avez-vous rien à manger ? Ils lui répondirent : Non. Il leur dit : Jetez le filet du côté droit de la barque, et vous trouverez. Ils le jetèrent donc, et ils ne pouvaient plus le retirer, à cause de la grande quantité de poissons. Alors le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : C’est le Seigneur ! Et Simon Pierre, dès qu’il eut entendu que c’était le Seigneur, mit son vêtement et sa ceinture, car il était nu, et se jeta dans la mer. Les autres disciples vinrent avec la barque, tirant le filet plein de poissons, car ils n’étaient éloignés de terre que d’environ deux cents coudées. Lorsqu’ils furent descendus à terre, ils virent là des charbons allumés, du poisson dessus, et du pain. Jésus leur dit : Apportez des poissons que vous venez de prendre. Simon Pierre monta dans la barque, et tira à terre le filet plein de cent cinquante-trois grands poissons ; et quoiqu’il y en eût tant, le filet ne se rompit point. Jésus leur dit : Venez, mangez. Et aucun des disciples n’osait lui demander : Qui es-tu ? sachant que c’était le Seigneur. Jésus s’approcha, prit le pain, et leur en donna ; il fit de même du poisson. C’était déjà la troisième fois que Jésus se montrait à ses disciples depuis qu’il était ressuscité des morts. Après qu’ils eurent mangé, Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ne m’aiment ceux-ci ? Il lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit une seconde fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : M’aimes-tu ? Et il lui répondit : Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne voudras pas. Il dit cela pour indiquer par quelle mort Pierre glorifierait Dieu. Et ayant ainsi parlé, il lui dit : Suis-moi » (Jean 21 : 1-19).
Pierre après la pentecôte
Il semble que Pierre soit transformé après avoir reçu le baptême de l’Esprit Saint le jour de la pentecôte. Nous le voyons prendre la parole pour témoigner de Jésus-Christ devant 3000 personnes qui deviendront des croyants en Jésus-Christ.
« Alors Pierre, se présentant avec les onze, éleva la voix, et leur parla en ces termes : Hommes Juifs, et vous tous qui séjournez à Jérusalem, sachez ceci, et prêtez l’oreille à mes paroles ! Ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez, car c’est la troisième heure du jour. Mais c’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël : Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair ; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos jeunes gens auront des visions, Et vos vieillards auront des songes. Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, Dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit ; et ils prophétiseront. Je ferai paraître des prodiges en haut dans le ciel et des miracles en bas sur la terre, Du sang, du feu, et une vapeur de fumée ; Le soleil se changera en ténèbres, Et la lune en sang, Avant l’arrivée du jour du Seigneur, De ce jour grand et glorieux. Alors quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Hommes Israélites, écoutez ces paroles ! Jésus de Nazareth, cet homme à qui Dieu a rendu témoignage devant vous par les miracles, les prodiges et les signes qu’il a opérés par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes ; cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l’avez crucifié, vous l’avez fait mourir par la main des impies. Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il fût retenu par elle. Car David dit de lui : Je voyais constamment le Seigneur devant moi, Parce qu’il est à ma droite, afin que je ne sois point ébranlé. Aussi mon cœur est dans la joie, et ma langue dans l’allégresse ; Et même ma chair reposera avec espérance, Car tu n’abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts, Et tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption. Tu m’as fait connaître les sentiers de la vie, Tu me rempliras de joie par ta présence. Hommes frères, qu’il me soit permis de vous dire librement, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son sépulcre existe encore aujourd’hui parmi nous. Comme il était prophète, et qu’il savait que Dieu lui avait promis avec serment de faire asseoir un de ses descendants sur son trône, c’est la résurrection du Christ qu’il a prévue et annoncée, en disant qu’il ne serait pas abandonné dans le séjour des morts et que sa chair ne verrait pas la corruption. C’est ce Jésus que Dieu a ressuscité ; nous en sommes tous témoins. Elevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint-Esprit qui avait été promis, et il l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez. Car David n’est point monté au ciel, mais il dit lui-même : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié » (Actes 2 : 14-36).
Nous le verrons ensuite avec Jean devoir affronter le Sanhédrin après la guérison d’un homme boiteux de naissance et le témoignage devant la foule. Son arrestation, les coups qu’il a reçus, les menaces prononcées ne sont pas arrivées à le faire taire. Nous le voyons une nouvelle fois annoncer le salut et le royaume de Dieu en Jésus-Christ.
Pierre et Jean montaient ensemble au temple
« Pierre et Jean montaient ensemble au temple, à l’heure de la prière : c’était la neuvième heure. Il y avait un homme boiteux de naissance, qu’on portait et qu’on plaçait tous les jours à la porte du temple appelée la Belle, pour qu’il demandât l’aumône à ceux qui entraient dans le temple. Cet homme, voyant Pierre et Jean qui allaient y entrer, leur demanda l’aumône. Pierre, de même que Jean, fixa les yeux sur lui, et dit : Regarde-nous. Et il les regardait attentivement, s’attendant à recevoir d’eux quelque chose. Alors Pierre lui dit : Je n’ai ni argent, ni or ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche. Et le prenant par la main droite, il le fit lever. Au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes ; d’un saut il fut debout, et il se mit à marcher. Il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant, et louant Dieu. Tout le monde le vit marchant et louant Dieu. Ils reconnaissaient que c’était celui qui était assis à la Belle porte du temple pour demander l’aumône, et ils furent remplis d’étonnement et de surprise au sujet de ce qui lui était arrivé. Comme il ne quittait pas Pierre et Jean, tout le peuple étonné accourut vers eux, au portique dit de Salomon. Pierre, voyant cela, dit au peuple : Hommes Israélites, pourquoi vous étonnez-vous de cela ? Pourquoi avez-vous les regards fixés sur nous, comme si c’était par notre propre puissance ou par notre piété que nous eussions fait marcher cet homme ? Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son serviteur Jésus, que vous avez livré et renié devant Pilate, qui était d’avis qu’on le relâchât. Vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé qu’on vous accordât la grâce d’un meurtrier. Vous avez fait mourir le Prince de la vie, que Dieu a ressuscité des morts ; nous en sommes témoins. C’est par la foi en son nom que son nom a raffermi celui que vous voyez et connaissez ; c’est la foi en lui qui a donné à cet homme cette entière guérison, en présence de vous tous. Et maintenant, frères, je sais que vous avez agi par ignorance, ainsi que vos chefs. Mais Dieu a accompli de la sorte ce qu’il avait annoncé d’avance par la bouche de tous ses prophètes, que son Christ devait souffrir. Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, (3-20) afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur, et qu’il envoie celui qui vous a été destiné, Jésus-Christ, que le ciel doit recevoir jusqu’aux temps du rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé anciennement par la bouche de ses saints prophètes. Moïse a dit : Le Seigneur votre Dieu vous suscitera d’entre vos frères un prophète comme moi ; vous l’écouterez dans tout ce qu’il vous dira, et quiconque n’écoutera pas ce prophète sera exterminé du milieu du peuple. Tous les prophètes qui ont successivement parlé, depuis Samuel, ont aussi annoncé ces jours-là. Vous êtes les fils des prophètes et de l’alliance que Dieu a traitée avec nos pères, en disant à Abraham : Toutes les familles de la terre seront bénies en ta postérité. C’est à vous premièrement que Dieu, ayant suscité son serviteur, l’a envoyé pour vous bénir, en détournant chacun de vous de ses iniquités » (Actes 3 : 1-26).
L’arrestation de Pierre et de Jean
« Tandis que Pierre et Jean parlaient au peuple, survinrent les sacrificateurs, le commandant du temple, et les sadducéens, mécontents de ce qu’ils enseignaient le peuple, et annonçaient en la personne de Jésus la résurrection des morts. Ils mirent les mains sur eux, et ils les jetèrent en prison jusqu’au lendemain ; car c’était déjà le soir.
Cependant, beaucoup de ceux qui avaient entendu la parole crurent, et le nombre des hommes s’éleva à environ cinq mille. Le lendemain, les chefs du peuple, les anciens et les scribes, (4-5) s’assemblèrent à Jérusalem, (4-6) avec Anne, le souverain sacrificateur, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui étaient de la race des principaux sacrificateurs. Ils firent placer au milieu d’eux Pierre et Jean, et leur demandèrent : Par quel pouvoir, ou au nom de qui avez-vous fait cela ? Alors Pierre, rempli du Saint-Esprit, leur dit : Chefs du peuple, et anciens d’Israël, puisque nous sommes interrogés aujourd’hui sur un bienfait accordé à un homme malade, afin que nous disions comment il a été guéri, sachez-le tous, et que tout le peuple d’Israël le sache ! C’est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, que vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts, c’est par lui que cet homme se présente en pleine santé devant vous. Jésus est La pierre rejetée par vous qui bâtissez, Et qui est devenue la principale de l’angle. Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction ; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus. Mais comme ils voyaient là près d’eux l’homme qui avait été guéri, ils n’avaient rien à répliquer. Ils leur ordonnèrent de sortir du sanhédrin, et ils délibérèrent entre eux, disant : Que ferons-nous à ces hommes ? Car il est manifeste pour tous les habitants de Jérusalem qu’un miracle signalé a été accompli par eux, et nous ne pouvons pas le nier. Mais, afin que la chose ne se répande pas davantage parmi le peuple, défendons-leur avec menaces de parler désormais à qui que ce soit en ce nom-là. Et les ayant appelés, ils leur défendirent absolument de parler et d’enseigner au nom de Jésus. Pierre et Jean leur répondirent : Jugez s’il est juste, devant Dieu, de vous obéir plutôt qu’à Dieu ; car nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu. Ils leur firent de nouvelles menaces, et les relâchèrent, ne sachant comment les punir, à cause du peuple, parce que tous glorifiaient Dieu de ce qui était arrivé.
Car l’homme qui avait été l’objet de cette guérison miraculeuse était âgé de plus de quarante ans » (Actes 4 : 1-22).
L’accomplissement de la promesse de Jésus-Christ pour Pierre s’est précisé en plusieurs étapes.
Nous l’avons vu témoigner de Jésus-Christ et prendre la direction de la première communauté, le jour de la pentecôte (Actes 2 : 1-47), il a un rôle important dans l’affaire qui concerne Ananias et Saphira. (Actes 5 : 1-11). On le voit être acteur et témoin du baptême du Saint Esprit pour les Samaritains. (Actes 8 : 14-17). C’est encore lui qui est participant lors du baptême du Saint Esprit de Corneille et de sa famille. (Actes 10 : 1-48). Il a donc les clés des portes du Royaume de Dieu, pour les Juifs en premier, pour les Samaritains en second et pour les non-juifs c’est-à-dire les gentils.
Pierre et les non-juifs
Pourtant la personnalité, son origine juive, sa pratique des commandements de la loi ont été dans certains moments un problème de conscience pour Pierre. C’est ainsi que lorsqu’il doit aller voir Corneille Dieu doit lui montrer une vision d’animaux impurs par trois fois, Pierre restera pensif et perplexe quant à cette vision, il ne la comprendra qu’au moment où arrivent les envoyés de corneille. (Actes 10 : 9-17). Il comprendra que Dieu veut ouvrir la porte aux non-Juifs. (Actes 10 : 34-35). Suite à cela, quand Paul et Barnabas sont venus à Jérusalem pour demander aux apôtres et aux anciens leurs avis sur la circoncision et l’observance de la loi pour les croyants issus du paganisme, Pierre s’exprima dans le sens de ne pas mettre un joug sur les épaules des nouveaux convertis (Actes 15 : 1-29).
Une réprimande publique
Pourtant Pierre était loin d’être parfait et l’esprit de crainte qui lui avait faire ou dire certaines choses n’était pas complètement évincé de sa vie. On le voit à Antioche en compagnie de non-juifs à leur table mais dès que des juifs légalistes arrivent il s’éloigne des non-juifs pour éviter des conflits. Paul s’étant rendu compte de son attitude le reprend publiquement (Galates 2 :11-14). Ce moment a certainement été pour Pierre une expérience salutaire qui lui a permis de mieux servir Dieu et son Royaume.
Le neveu de Pierre
Dans sa première épître Pierre nous parle de son neveu Jean surnommé Marc qui s’est peut-être converti par le témoignage de son oncle, il semble que celui-ci lui était très utile (I pierre 5 :13). On pense que l’évangile de Marc est en fait celui qui a été dicté par Pierre. Pierre a écrit deux épîtres.
Concernant sa mort, la Bible ne nous en parle pas.
Conclusion
Nous avons découvert une partie de la vie de Pierre ainsi que de sa personnalité. Jésus-Christ avait vu en lui l’homme et le leader qui allait devenir pour son église. Pierre après quelques difficultés a assumé parfaitement le rôle que le Christ lui avait demandé d’accomplir. Pierre n’a pas seulement été l’apôtre des premiers croyants, il est aussi notre apôtre car comme le dit l’épître aux Hébreux « Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu ; considérez quelle a été la fin de leur vie, et imitez leur foi » (Hébreux 13 : 7).
Que pouvons nous retenir de cette étude sur l’apôtre Pierre : que Christ lui a montré de ne plus avoir peur, soit de marcher sur l’eau ou soit de rencontrer des personnes inconnues. Il y a bien des domaines dans nos vies où il nous faut la même foi que Pierre pour avancer dans l’inconnu, il en est de même de nos rencontres avec certaines personnes qui nous paraissent inabordables.
Un élément important, voire essentiel, est celui du pardon que Dieu en Jésus-Christ nous accorde. Il arrivera peut-être dans notre vie où nous entendrons la voix du Christ nous dire m’aimes-tu.
En Pierre nous découvrons aussi la volonté et la patience de Dieu pour nous instruire.
Toujours à travers la vie de l’apôtre Pierre nous nous apercevons que Dieu ne se trompe pas quand il nous appelle. Quand Jésus a regardé Pierre il savait ce que cet homme était capable de faire « tu es Pierre est sur cette pierre, je bâtirai mon église »
(Matthieu 16 : 18).
Maintenant pourquoi Dieu a-t-il choisi un pêcheur sans instruction de surcroit Galiléen pour en faire un pêcheur d’hommes (Luc 5 : 10). Pour ma part je pense que Dieu connaissait parfaitement le cœur de cet homme, il savait que pour l’amour de Jésus-Christ, il irait jusqu’au bout afin d’annoncer le salut et la bonne nouvelle du Royaume de Dieu. Cet exemple doit nous inciter à faire de même. Dans le prochain cours nous regarderons ce que peuvent nous apporter comme enseignement les autres disciples de Jésus-Christ.
Bibliographie
Cours BibleDoc 2005
Bible Online 2011
Le grand dictionnaire de la Bible Editions Excelsis 2017
Etude sur le disciple de Jésus-Christ appelé Simon et surnommé Pierre
Module trois : Ce travail concerne une préparation de cours dans le but d’expliquer l’appel et la personnalité de celui qui a reçu pour tâche de paître le troupeau de brebis de l’ekklésia de Jésus-Christ dans le Royaume de Dieu.
Cette étude est la troisième d’une série de vingt cours qui aura pour objectif de prouver que Jésus-Christ est bien le Messie attendu et qu’il est venu réaliser les prophéties annoncées concernant le Royaume de Dieu.
Ce travail de recherche se terminera par une thèse de doctorat ayant pour titre le Royaume de Dieu vu par Jésus-Christ
L’ensemble des travaux est dirigé par BibleDoc
Le doctorant est Bernard IRRMANN
Sommaire
Introduction....................................................................................................... page 4
Définition du terme disciple.............................................................................. page 5
La réponse immédiate des disciples.................................................................. page 5
La pêche miraculeuse et l’appel à devenir disciple........................................... page 5
Ils laissèrent leurs filets..................................................................................... page 6
Nous avons trouvé le Messie............................................................................. page 6
Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon église......................................... page 6
Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière................................. page 7
Jésus-Christ avertit les disciples des règles pour le suivre................................ page 7
Jésus insiste sur le fait qu’il n’est pas venu apporter la paix sur la terre........... page 7
Que connaissons-nous de Simon surnommé Pierre........................................... page 7
La femme de Simon........................................................................................... page 8
La maison de André et Simon à Capernaüm..................................................... page 8
La langue araméenne remplie de l’accent de la Galilée.................................... page 8
Des gens du peuple sans instruction.................................................................. page 8
André disciple de Jean-Baptiste........................................................................ page 8
Nous avons trouvé le Messie............................................................................. page 8
Explique-nous cette parabole............................................................................. page 9
Combien de fois dois-je pardonner à mon frère................................................ page 9
Qu’en sera-t-il pour nous ?................................................................................ page 9
Le figuier maudit............................................................................................... page 9
La femme atteinte d’une perte de sang.............................................................. page 9
Cette parabole concerne-t-elle les disciples ou bien est-elle pour tous..............page 10
Pas seulement les pieds mais aussi les mains et la tête......................................page 10
Que veux-tu dire en disant vous ne pouvez pas venir avec moi.........................page 10
On le voit présent dans la résurrection de la fille de Jaïrus................................page 11
Il propose de dresser trois tentes.........................................................................page 11
Le dernier repas de la Pâque que Jésus a pris avec ses disciples........................page 11
Quelle était la personnalité de Pierre..................................................................page 12
La remarque de Pierre à Jésus.........................................................................page 12
La violence de Pierre...................................................................................... page 12
La présomption de Pierre................................................................................page 13
Les pleurs de Pierre après son reniement........................................................page 13
La miséricorde de Jésus..................................................................................page 13
Pais mes Brebis...............................................................................................page 13
Pierre après la pentecôte.................................................................................page 14
Pierre et Jean montaient ensemble au temple................................................ page 15
L’arrestation de Pierre et de Jean...................................................................page 16
L’accomplissement de la promesse de Jésus-Christ pour Pierre...................page 17
Pierre et les non-juifs.....................................................................................page 17
Une réprimande publique...............................................................................page 17
Le neveu de Pierre.........................................................................................page 17
Conclusion.....................................................................................................page 18
Bibliogaphie..................................................................................................page 18
Introduction
Bonjour à toutes et à tous,
Nous en sommes à notre troisième cours, lors des deux études précédentes nous avons de façon succincte découvert la naissance de Jean-Baptiste et celle de Jésus-Christ ainsi que le contexte familial, social et spirituel qui rapprochait ces deux hommes dans le premier cours, puis dans la seconde étude nous avons détaillé les premiers éléments du commencement de leurs ministères respectifs, en insistant d’une façon plus particulière sur le ministère de Jésus-Christ. Ses premiers pas après son baptême et sa préparation lors des quarante jours au désert, le choix de ses disciples et les premiers miracles qui accompagnaient l’annonce du Royaume de Dieu.
Aujourd’hui, j’aimerais diriger votre attention sur l’un des premiers disciples choisi par Jésus-Christ. Il s’agit de l’apôtre Pierre qui s’appelait Simon avant sa rencontre avec le Christ-Jésus.
Nous découvrirons au cours de cette étude où et comment se fit l’appel de Pierre à devenir disciple du Messie Yeshoua. Nous irons à la recherche de son origine sociale qui comportera sa situation géographique, sa profession, sa vie familiale ainsi que l’aspect spirituel de son existence avant sa rencontre avec celui qui devait devenir son Seigneur, son Sauveur, le Christ, le Fils du Dieu vivant. Nous regarderons comment cet homme a compris qui était le Christ et quels ont été les changements qui se produisirent dans son existence suite à cette rencontre qu’il a faite avec Jésus de Nazareth. Enfin nous pourrons examiner ce que signifie l’appel de Christ dans nos vies et comment un simple pêcheur de poissons est devenu celui qui a les clés des cieux et qui a le pouvoir de lier ou de délier les choses de la terre afin qu’elles soient liées ou déliées dans les cieux.
Pour commencer cette étude nous irons voir dans le nouveau testament et particulièrement dans les évangiles pour découvrir Simon. Cependant, pour pouvoir faire des comparaisons ou montrer des similitudes, nous regarderons aussi certains livres de l’Ancien Testament.
Mais tout d’abord cherchons la définition du terme disciple :
- Personne qui reçoit l'enseignement d'un maître, fait partie de son école ; élève : Les disciples de Jésus-Christ.
- Personne qui suit l'exemple de quelqu'un qu'il considère comme son maître à penser, qui adhère à une doctrine, une conception, etc. ; partisan, fidèle, adepte : On voit en lui un disciple de Jésus.
La réponse immédiate des disciples
En observant avec attention l’évangile de Marc et l’appel de Simon, « Comme il passait le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs. Jésus leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent leurs filets, et le suivirent. (Marc 1 : 16-18). Nous pouvons nous apercevoir qu’il y a une sorte de parallélisme avec l’appel d’Elisée tel qu’il est relaté dans le premier livre des rois « Elie partit de là, et il trouva Elisée, fils de Schaphath, qui labourait. Il y avait devant lui douze paires de bœufs, et il était avec la douzième. Elie s’approcha de lui, et il jeta sur lui son manteau. Elisée, quittant ses bœufs, courut après Elie, et dit : Laisse-moi embrasser mon père et ma mère, et je te suivrai. Elie lui répondit : Va, et reviens ; car pense à ce que je t’ai fait. Après s’être éloigné d’Elie, il revint prendre une paire de bœufs, qu’il offrit en sacrifice ; avec l’attelage des bœufs, il fit cuire leur chair, et la donna à manger au peuple. Puis il se leva, suivit. Elie, et fut à son service » (1 Rois :19-20).
La pêche miraculeuse et l’appel de Pierre à devenir disciple
Si nous regardons dans l’Évangile de Luc, nous comprenons mieux pourquoi Pierre, qui s’appelait encore Simon, a suivi Jésus. « Comme Jésus se trouvait auprès du lac de Génésareth, et que la foule se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu, il vit au bord du lac deux barques, d’où les pêcheurs étaient descendus pour laver leurs filets. Il monta dans l’une de ces barques, qui était à Simon, et il le pria de s’éloigner un peu de terre. Puis il s’assit, et de la barque il enseignait la foule. Lorsqu’il eut cessé de parler, il dit à Simon : Avance en pleine eau, et jetez vos filets pour pêcher. Simon lui répondit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je jetterai le filet. L’ayant jeté, ils prirent une grande quantité de poissons, et leur filet se rompait. Ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l’autre barque de venir les aider. Ils vinrent et ils remplirent les deux barques, au point qu’elles enfonçaient. Quand il vit cela, Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus, et dit : Seigneur, retire-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur. Car l’épouvante l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la pêche qu’ils avaient faite. Il en était de même de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Alors Jésus dit à Simon : Ne crains point ; désormais tu seras pêcheur d’hommes. Et, ayant ramené les barques à terre, ils laissèrent tout, et le suivirent ». (Luc 5 :1-11).
Ils laissèrent leurs filets
Matthieu nous raconte l’appel de Pierre et des trois autres disciples André, Jacques et Jean de la même manière que Marc « Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André, son frère, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs. Il leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent les filets, et le suivirent. De là étant allé plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère, qui étaient dans une barque avec Zébédée, leur père, et qui réparaient leurs filets. Il les appela, et aussitôt ils laissèrent la barque et leur père, et le suivirent ». (Matthieu 4 :18-22)
Nous avons trouvé le Messie
Pour obtenir d’autres renseignements concernant l’appel de Pierre. Il nous faut aussi lire ce que l’évangéliste Jean a écrit « Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ; et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu. Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus. Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi ce qui signifie Maître, où demeures-tu ? Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure. André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus. Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie ce qui signifie Christ. Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas ce qui signifie Pierre ». (Jean 1 : 35-42)
Tu es Pierre et sur cette pierre, Je bâtirai mon église.
Nous avons appris que Jésus avait changé le Nom de Simon en celui de Pierre (Jean 1 : 42). En Matthieu nous découvrons ce que signifie ce nom pour Jésus-Christ « Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples : Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme ? Ils répondirent : Les uns disent que tu es Jean-Baptiste ; les autres, Elie ; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes. Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis ? Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux. Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » (Matthieu 16 : 13-19). Mais j’aimerais que nous revenions à l’appel des disciples par Jésus. Nous avons vu en comparant l’appel d’Elisée à celui de Pierre qu’ils se ressemblaient beaucoup, en effet de part et d’autre chacun a laissé sa famille, son travail et est devenu disciple. Toutefois la différence est dans la manière dont la séparation s’est produite pour Elisée, celui-ci dit au revoir à sa famille et Elie lui rappelle de se souvenir de ce qui vient de se passer et particulièrement pour l’onction reçue lorsqu’il lui a lancé son manteau.
Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière
Pour les disciples de Jésus cela semble différent en effet, comme on a pu se rendre compte en observant avec soin les écritures, les disciples quittent leur travail immédiatement et suivent Jésus. Nous voyons aussi dans les évangiles certains disciples demander à Jésus la permission de dire au revoir à leurs parents ou d’ensevelir son père. « Pendant qu’ils étaient en chemin, un homme lui dit : Seigneur, je te suivrai partout où tu iras. Jésus lui répondit : Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids : mais le Fils de l’homme n’a pas un lieu où il puisse reposer sa tête. Il dit à un autre : Suis-moi. Et il répondit : Seigneur, permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon père. Mais Jésus lui dit : Laisse les morts ensevelir leurs morts ; et toi, va annoncer le royaume de Dieu. Un autre dit : Je te suivrai, Seigneur, mais permets-moi d’aller d’abord prendre congé de ceux de ma maison. Jésus lui répondit : Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n’est pas propre au royaume de Dieu » (Luc 9 : 57-62 ; Matthieu 8 : 21-22). Mais Jésus ne leur permet pas.
Jésus-Christ avertit les disciples des règles nécessaires pour le suivre.
Tout d’abord, il nous faut mettre en premier notre foi en Jésus-Christ et l’annonce du Royaume de Dieu « Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple » (Luc 14 :26-27).
Jésus insiste sur le fait qu’il n’est pas venu apporter la paix sur la terre.
« Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère ; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi. Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera ». (Matthieu 10 : 34-39).
Nous venons de voir par le biais de la parole les exigences demandées par Jésus-Christ pour être de ses disciples, maintenant nous allons approfondir notre connaissance de l’apôtre Pierre.
Que connaissons nous de Simon surnommé Pierre.
Syméon en Hébreux ou Simon qui est la forme grecque qui est employé fréquemment dans le Nouveau testament « Lorsqu’ils eurent cessé de parler, Jacques prit la parole, et dit : Hommes frères, écoutez-moi ! Simon a raconté comment Dieu a d’abord jeté les regards sur les nations pour choisir du milieu d’elles un peuple qui portât son nom ». (Actes 15 : 13-14 ; 2 Pierre 1 : 1).
Nous savons que le nom de son père était Jonas « Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 16 :17).
La femme de Simon
L’évangile de Marc nous apprend qu’il était marié. « La belle-mère de Simon était couchée, ayant la fièvre ; et aussitôt on parla d’elle à Jésus » (Marc 1 :30). Paul nous dit dans son épitre première aux Corinthiens que son épouse l’accompagnait.
« N’avons-nous pas le droit de mener avec nous une sœur qui soit notre femme, comme font les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas ? ». (1Corinthiens 9 :5). Nous voyons dans l’évangile de Jean que Pierre avait résidé à Bethsaïda en Gaulanitide,
La maison de André et Simon à Capernaüm
Pour l’évangéliste Marc, celui-ci nous indique dans son écrit que Simon et André avaient une maison à Capernaüm en Galilée. « 21 Ils se rendirent à Capernaüm. Et, le jour du sabbat, Jésus entra d’abord dans la synagogue, et il enseigna ; 29 En sortant de la synagogue, ils se rendirent avec Jacques et Jean à la maison de Simon et d’André ». (Marc 1 : 21 ; 29).
La langue Araméenne remplie de l’accent de la Galilée
Que nous apprend la Bible sur la langue pratiquée par Pierre, selon toujours l’évangéliste Marc, Pierre parlait l’Araméen avec l’accent issu de la Galilée.
« Et il le nia de nouveau. Peu après, ceux qui étaient présents dirent encore à Pierre : Certainement tu es de ces gens-là, car tu es Galiléen » (Marc 14 ;70).
Des gens du peuple sans instruction
Il semble que Pierre n’ait pas reçu d’enseignement spécifique sur la loi en dehors de celle qui pouvait être donnée dans les synagogues. Lorsque lui et Jean sont arrêtés par les sacrificateurs ceux-ci les considèrent comme des personnes sans instruction, hormis celle reçue de la part de Jésus-Christ. « Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction ; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus » (Actes 4 : 13).
André disciple de Jean-Baptiste
Avant de connaître Jésus-Christ, Pierre était en relation avec le mouvement de Jean-Baptiste, son frère étant disciple de celui-ci. « Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ; et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu. Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus. Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi ce qui signifie Maître, où demeures-tu ? Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure. André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus.
Nous avons trouvé le Messie
Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie ce qui signifie Christ. Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas ce qui signifie Pierre » (Jean 1 : 35-40).
Regardons maintenant les aptitudes, les qualités et les défauts de ce disciple.
Explique-nous cette parabole
Une des premières aptitudes de Pierre est son caractère de meneur, on le voit plusieurs fois prendre la parole au nom des douze disciples. « Pierre, prenant la parole, lui dit : Explique-nous cette parabole » (Matthieu 15 :15).
Combien de fois dois-je pardonner à mon frère
C’est encore lui qui demande à Jésus combien de fois il faut pardonner à son frère « Alors Pierre s’approcha de lui, et dit : Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu’à sept fois ? Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à septante fois sept fois » (Matthieu 18 : 21-22).
Qu’en sera-t-il pour nous ?
Nous le voyons encore demander à Jésus-Christ ce qu’il adviendra de ses disciples eux qui ont tout quitté pour le suivre. « Pierre, prenant alors la parole, lui dit : Voici, nous avons tout quitté, et nous t’avons suivi ; qu’en sera-t-il pour nous ? Jésus leur répondit : Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël. Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle. Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers » (Matthieu 19 :27-30).
Le figuier maudit
C’est encore lui qui rappellera à Jésus devant les autres disciples l’épisode du figuier qui a été maudit : « Le matin, en passant, les disciples virent le figuier séché jusqu’aux racines. Pierre, se rappelant ce qui s’était passé, dit à Jésus : Rabbi, regarde, le figuier que tu as maudit a séché » (Marc 11 : 20-21).
La femme atteinte d’une perte de sang
Ce fut encore lui qui lors du miracle de la femme qui avait une perte de sang prit la parole pour dire à Jésus qu’il se trompait quand le Christ affirmait que quelqu’un l’avait touché et qu’une force était sortie de lui : « Or, il y avait une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans, et qui avait dépensé tout son bien pour les médecins, sans qu’aucun ait pu la guérir. Elle s’approcha par derrière, et toucha le bord du vêtement de Jésus. Au même instant la perte de sang s’arrêta. Et Jésus dit : Qui m’a touché ? Comme tous s’en défendaient, Pierre et ceux qui étaient avec lui dirent : Maître, la foule t’entoure et te presse, et tu dis : Qui m’a touché ? Mais Jésus répondit : Quelqu’un m’a touché, car j’ai connu qu’une force était sortie de moi » (Luc 8 : 43-46).
Cette parabole concerne-t-elle les disciples ou bien elle est pour tous
Une nouvelle fois nous le trouvons en train d’interroger Jésus sur le sens d’une parabole qui parle de serviteurs et d’un maître qui doit rentrer à l’improviste. Pierre demande à Jésus si cette parabole concerne les disciples ou bien si celle-ci est pour tous (Luc 12 : 41).
Pas seulement les pieds mais aussi les mains et la tête
Lors du lavement des pieds que Jésus fit à ses disciples avant de subir la crucifixion, Pierre une fois encore s’adresse à Jésus et lui demande de ne pas seulement lui laver les pieds mais aussi les mains et la tête « Il vint donc à Simon Pierre ; et Pierre lui dit : Toi, Seigneur, tu me laves les pieds ! Jésus lui répondit : Ce que je fais, tu ne le comprends pas maintenant, mais tu le comprendras bientôt. Pierre lui dit : Non, jamais tu ne me laveras les pieds. Jésus lui répondit : Si je ne te lave, tu n’auras point de part avec moi. Simon Pierre lui dit : Seigneur, non seulement les pieds, mais encore les mains et la tête. Jésus lui dit : Celui qui est lavé n’a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur ; et vous êtes purs, mais non pas tous. Car il connaissait celui qui le livrait ; c’est pourquoi il dit : Vous n’êtes pas tous purs. Après qu’il leur eut lavé les pieds, et qu’il eut pris ses vêtements, il se remit à table, et leur dit : Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m’appelez Maître et Seigneur ; et vous dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres ; car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait » (Jean 13 : 6-15).
Que veux tu dire en disant vous ne pouvez venir avec moi
Une des interrogations de Pierre qui permet à chacun de nous de voir la patience et la compréhension de Jésus à notre égard, comme cela l’a été pour Pierre, se trouve dans le passage où Judas est sorti pour livrer Jésus aux sacrificateurs. Pierre pose une question au Christ que veux-tu dire en disant vous ne pouvez pas venir avec moi. L’apôtre Pierre insiste en disant qu’il donnerait sa vie pour Jésus. La réponse du Christ marquera son disciple à jamais. « Lorsque Judas fut sorti, Jésus dit : Maintenant, le Fils de l’homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui. Si Dieu a été glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même, et il le glorifiera bientôt. Mes petits-enfants, je suis pour peu de temps encore avec vous. Vous me chercherez ; et, comme j’ai dit aux Juifs : Vous ne pouvez venir où je vais, je vous le dis aussi maintenant. Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. Simon Pierre lui dit : Seigneur, où vas-tu ? Jésus répondit : Tu ne peux pas maintenant me suivre où je vais, mais tu me suivras plus tard. Seigneur, lui dit Pierre, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ? Je donnerai ma vie pour toi. Jésus répondit : Tu donneras ta vie pour moi ! En vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne chantera pas que tu ne m’aies renié trois fois » (Jean 13 : 31-38). Pierre s’est surtout fait remarquer par son discernement en reconnaissant Jésus comme le Messie attendu (Matthieu 16 : 16-17).
Pierre faisait partie avec Jean et Jacques de ceux que le Seigneur prenait avec lui dans différentes circonstances.
On le voit présent dans la résurrection de la fille de Jaïrus :
« Comme il parlait encore, survinrent de chez le chef de la synagogue des gens qui dirent : Ta fille est morte ; pourquoi importuner davantage le maître ? Mais Jésus, sans tenir compte de ces paroles, dit au chef de la synagogue : Ne crains pas, crois seulement. Et il ne permit à personne de l’accompagner, si ce n’est à Pierre, à Jacques, et à Jean, frère de Jacques » (Marc 5 : 35-37).
Il propose de dresser trois tentes
Pierre est présent lors de la transfiguration de Jésus-Christ, il propose de dresser trois tentes. Il reçoit l’ordre de ne parler à personne de cette vision avant que le fils de l’homme soit ressuscité. Il comprend suite à l’explication de Jésus qu’Elie est déjà venu. Pierre comprit que le Christ leur parlait de Jean-Baptiste.
« Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, et il les conduisit à l’écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voici, Moïse et Elie leur apparurent, s’entretenant avec lui. Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : Seigneur, il est bon que nous soyons ici ; si tu le veux, je dresserai ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Elie. Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. Et voici, une voix fit entendre de la nuée ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection : écoutez-le ! Lorsqu’ils entendirent cette voix, les disciples tombèrent sur leur face, et furent saisis d’une grande frayeur. Mais Jésus, s’approchant, les toucha, et dit : Levez-vous, n’ayez pas peur ! Ils levèrent les yeux, et ne virent que Jésus seul. Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : Ne parlez à personne de cette vision, jusqu’à ce que le Fils de l’homme soit ressuscité des morts. Les disciples lui firent cette question : Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Elie doit venir premièrement ? Il répondit : Il est vrai qu’Elie doit venir, et rétablir toutes choses. Mais je vous dis qu’Elie est déjà venu, qu’ils ne l’ont pas reconnu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’homme souffrira de leur part. Les disciples comprirent alors qu’il leur parlait de Jean-Baptiste ». (Matthieu 17 : 1-13).
Pierre fut celui qui avec Jean prépara le dernier repas de la pâque que Jésus a pris avec ses disciples :
« Le jour des pains sans levain, où l’on devait immoler la Pâque, arriva, et Jésus envoya Pierre et Jean, en disant : Allez nous préparer la Pâque, afin que nous la mangions. Ils lui dirent : Où veux-tu que nous la préparions ? Il leur répondit : Voici, quand vous serez entrés dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d’eau ; suivez-le dans la maison où il entrera, et vous direz au maître de la maison : Le maître te dit : Où est le lieu où je mangerai la Pâque avec mes disciples ? Et il vous montrera une grande chambre haute, meublée : c’est là que vous préparerez la Pâque. Ils partirent, et trouvèrent les choses comme il le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque »
(Luc 22 : 7-13).
Quelle était la personnalité de Pierre ?
Quand on observe les situations dans lesquelles s’est trouvé Pierre, on remarque qu’il a tendance à réagir de manière impétueuse !
On le voit sortir de la barque et s’avancer sur l’eau vers le Seigneur quand Jésus vient vers eux, mais il coule rapidement dès qu’il sent le vent.
« La barque, déjà au milieu de la mer, était battue par les flots ; car le vent était contraire. A la quatrième veille de la nuit, Jésus alla vers eux, marchant sur la mer Quand les disciples le virent marcher sur la mer, ils furent troublés, et dirent : C’est un fantôme ! Et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris, Jésus leur dit aussitôt : Rassurez-vous, c’est moi ; n’ayez pas peur ! Pierre lui répondit : Seigneur, si c’est toi, ordonne que j’aille vers toi sur les eaux. Et il dit : Viens ! Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus. Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria : Seigneur, sauve-moi ! Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit : Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » (Matthieu 14 :24-31).
Pierre se permet de faire une remarque à Jésus, quand le Christ lui annonce qu’il va souffrir et mourir puis ressusciter.
« Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour. Pierre, l’ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit : A Dieu ne plaise, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas. Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre : Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale ; Car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes »
(Matthieu 16 : 21-23).
La violence de Pierre
Pierre fut très violent lors de l’arrestation de Jésus par les gardes envoyés par les principaux sacrificateurs.
« Lorsqu’il eut dit ces choses, Jésus alla avec ses disciples de l’autre côté du torrent du Cédron, où se trouvait un jardin, dans lequel il entra, lui et ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait ce lieu, parce que Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis. Judas donc, ayant pris la cohorte, et des huissiers qu’envoyèrent les principaux sacrificateurs et les pharisiens, vint là avec des lanternes, des flambeaux et des armes.
Jésus, sachant tout ce qui devait lui arriver, s’avança, et leur dit : Qui cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Jésus de Nazareth. Jésus leur dit : C’est moi. Et Judas, qui le livrait, était avec eux. Lorsque Jésus leur eut dit : C’est moi, ils reculèrent et tombèrent par terre. Il leur demanda de nouveau : Qui cherchez-vous ? Et ils dirent : Jésus de Nazareth. Jésus répondit : Je vous ai dit que c’est moi. Si donc c’est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci. Il dit cela, afin que s’accomplît la parole qu’il avait dite : Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés. Simon Pierre, qui avait une épée, la tira, frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui coupa l’oreille droite. Ce serviteur s’appelait Malchus. Jésus dit à Pierre : Remets ton épée dans le fourreau. Ne boirai-je pas la coupe que le Père m’a donnée à boire ? » (Jean 18 : 1-11).
La présomption de Pierre
L’aspect présomptueux de Pierre apparaît lors de l’annonce par Jésus qu’il serait pour chacun d’eux une occasion de chute. Pierre crie à qui veut l’entendre que ce ne sera pas le cas pour lui.
« Alors Jésus leur dit : Je serai pour vous tous, cette nuit, une occasion de chute ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais, après que je serai ressuscité, je vous précèderai en Galilée. Pierre, prenant la parole, lui dit : Quand tu serais pour tous une occasion de chuter, tu ne le seras jamais pour moi. Jésus lui dit : Je te le dis en vérité, cette nuit même, avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Pierre lui répondit : Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas. Et tous les disciples dirent la même chose » (Matthieu 26 : 35).
Les pleurs de Pierre après son reniement.
« Cependant, Pierre était assis dehors dans la cour. Une servante s’approcha de lui, et dit : Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen. Mais il le nia devant tous, disant : Je ne sais ce que tu veux dire. Comme il se dirigeait vers la porte, une autre servante le vit, et dit à ceux qui se trouvaient là ; Celui-ci était aussi avec Jésus de Nazareth. Il le nia de nouveau, avec serment : Je ne connais pas cet homme. Peu après, ceux qui étaient là, s’étant approchés, dirent à Pierre : Certainement tu es aussi de ces gens-là, car ton langage te fait reconnaître. Alors il se mit à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme. Aussitôt le coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Et étant sorti, il pleura amèrement » (Matthieu 26 : 69-75).
La miséricorde de Jésus-Christ
Heureusement pour Pierre et pour chacun de nous Dieu en Jésus-Christ est miséricordieux. Jésus qui avait auparavant changé le nom de Simon en Pierre (Matthieu 16 : 18-19), fera dire à Pierre par Marie-Madeleine et Marie mère de Jacques et Salomé par l’intermédiaire d’un ange, qu’il le retrouvera en Galilée.
« Lorsque le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin d’aller embaumer Jésus. Le premier jour de la semaine, elles se rendirent au sépulcre, de grand matin, comme le soleil venait de se lever. Elles disaient entre elles : Qui nous roulera la pierre loin de l’entrée du sépulcre ? Et, levant les yeux, elles aperçurent que la pierre, qui était très grande, avait été roulée. Elles entrèrent dans le sépulcre, virent un jeune homme assis à droite vêtu d’une robe blanche, et elles furent épouvantées. Il leur dit : Ne vous épouvantez pas ; vous cherchez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié ; il est ressuscité, il n’est point ici ; voici le lieu où on l’avait mis. Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu’il vous précède en Galilée : c’est là que vous le verrez, comme il vous l’a dit » (Marc 16 : 1-7).
Pais mes brebis
Pierre étant retourné à son activité de pêcheur de poissons après la mort et la résurrection de Jésus-Christ fut confondu lorsqu’il vit Jésus sur le bord de mer lui indiquer l’endroit où il devait jeter son filet. Après cet épisode de pêche miraculeuse et de repas pris en commun, le Christ posa par trois fois une question à Pierre en insistant jusqu’à quel point ce disciple avait de l’amour pour lui. Pierre répondit à Jésus et affirma son amour par trois fois mais de manière différente et se fit confier le troupeau du Seigneur. C’était la troisième fois que les disciples revoyaient le Seigneur.
« Après cela, Jésus se montra encore aux disciples, sur les bords de la mer de Tibériade. Et voici de quelle manière il se montra. Simon Pierre, Thomas, appelé Didyme, Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples de Jésus, étaient ensemble. Simon Pierre leur dit : Je vais pêcher. Ils lui dirent : Nous allons aussi avec toi. Ils sortirent et montèrent dans une barque, et cette nuit-là ils ne prirent rien.
Le matin étant venu, Jésus se trouva sur le rivage ; mais les disciples ne savaient pas que c’était Jésus. Jésus leur dit : Enfants, n’avez-vous rien à manger ? Ils lui répondirent : Non. Il leur dit : Jetez le filet du côté droit de la barque, et vous trouverez. Ils le jetèrent donc, et ils ne pouvaient plus le retirer, à cause de la grande quantité de poissons. Alors le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : C’est le Seigneur ! Et Simon Pierre, dès qu’il eut entendu que c’était le Seigneur, mit son vêtement et sa ceinture, car il était nu, et se jeta dans la mer. Les autres disciples vinrent avec la barque, tirant le filet plein de poissons, car ils n’étaient éloignés de terre que d’environ deux cents coudées. Lorsqu’ils furent descendus à terre, ils virent là des charbons allumés, du poisson dessus, et du pain. Jésus leur dit : Apportez des poissons que vous venez de prendre. Simon Pierre monta dans la barque, et tira à terre le filet plein de cent cinquante-trois grands poissons ; et quoiqu’il y en eût tant, le filet ne se rompit point. Jésus leur dit : Venez, mangez. Et aucun des disciples n’osait lui demander : Qui es-tu ? sachant que c’était le Seigneur. Jésus s’approcha, prit le pain, et leur en donna ; il fit de même du poisson. C’était déjà la troisième fois que Jésus se montrait à ses disciples depuis qu’il était ressuscité des morts. Après qu’ils eurent mangé, Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ne m’aiment ceux-ci ? Il lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit une seconde fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : M’aimes-tu ? Et il lui répondit : Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne voudras pas. Il dit cela pour indiquer par quelle mort Pierre glorifierait Dieu. Et ayant ainsi parlé, il lui dit : Suis-moi » (Jean 21 : 1-19).
Pierre après la pentecôte
Il semble que Pierre soit transformé après avoir reçu le baptême de l’Esprit Saint le jour de la pentecôte. Nous le voyons prendre la parole pour témoigner de Jésus-Christ devant 3000 personnes qui deviendront des croyants en Jésus-Christ.
« Alors Pierre, se présentant avec les onze, éleva la voix, et leur parla en ces termes : Hommes Juifs, et vous tous qui séjournez à Jérusalem, sachez ceci, et prêtez l’oreille à mes paroles ! Ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez, car c’est la troisième heure du jour. Mais c’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël : Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair ; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos jeunes gens auront des visions, Et vos vieillards auront des songes. Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, Dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit ; et ils prophétiseront. Je ferai paraître des prodiges en haut dans le ciel et des miracles en bas sur la terre, Du sang, du feu, et une vapeur de fumée ; Le soleil se changera en ténèbres, Et la lune en sang, Avant l’arrivée du jour du Seigneur, De ce jour grand et glorieux. Alors quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Hommes Israélites, écoutez ces paroles ! Jésus de Nazareth, cet homme à qui Dieu a rendu témoignage devant vous par les miracles, les prodiges et les signes qu’il a opérés par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes ; cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l’avez crucifié, vous l’avez fait mourir par la main des impies. Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il fût retenu par elle. Car David dit de lui : Je voyais constamment le Seigneur devant moi, Parce qu’il est à ma droite, afin que je ne sois point ébranlé. Aussi mon cœur est dans la joie, et ma langue dans l’allégresse ; Et même ma chair reposera avec espérance, Car tu n’abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts, Et tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption. Tu m’as fait connaître les sentiers de la vie, Tu me rempliras de joie par ta présence. Hommes frères, qu’il me soit permis de vous dire librement, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son sépulcre existe encore aujourd’hui parmi nous. Comme il était prophète, et qu’il savait que Dieu lui avait promis avec serment de faire asseoir un de ses descendants sur son trône, c’est la résurrection du Christ qu’il a prévue et annoncée, en disant qu’il ne serait pas abandonné dans le séjour des morts et que sa chair ne verrait pas la corruption. C’est ce Jésus que Dieu a ressuscité ; nous en sommes tous témoins. Elevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint-Esprit qui avait été promis, et il l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez. Car David n’est point monté au ciel, mais il dit lui-même : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié » (Actes 2 : 14-36).
Nous le verrons ensuite avec Jean devoir affronter le Sanhédrin après la guérison d’un homme boiteux de naissance et le témoignage devant la foule. Son arrestation, les coups qu’il a reçus, les menaces prononcées ne sont pas arrivées à le faire taire. Nous le voyons une nouvelle fois annoncer le salut et le royaume de Dieu en Jésus-Christ.
Pierre et Jean montaient ensemble au temple
« Pierre et Jean montaient ensemble au temple, à l’heure de la prière : c’était la neuvième heure. Il y avait un homme boiteux de naissance, qu’on portait et qu’on plaçait tous les jours à la porte du temple appelée la Belle, pour qu’il demandât l’aumône à ceux qui entraient dans le temple. Cet homme, voyant Pierre et Jean qui allaient y entrer, leur demanda l’aumône. Pierre, de même que Jean, fixa les yeux sur lui, et dit : Regarde-nous. Et il les regardait attentivement, s’attendant à recevoir d’eux quelque chose. Alors Pierre lui dit : Je n’ai ni argent, ni or ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche. Et le prenant par la main droite, il le fit lever. Au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes ; d’un saut il fut debout, et il se mit à marcher. Il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant, et louant Dieu. Tout le monde le vit marchant et louant Dieu. Ils reconnaissaient que c’était celui qui était assis à la Belle porte du temple pour demander l’aumône, et ils furent remplis d’étonnement et de surprise au sujet de ce qui lui était arrivé. Comme il ne quittait pas Pierre et Jean, tout le peuple étonné accourut vers eux, au portique dit de Salomon. Pierre, voyant cela, dit au peuple : Hommes Israélites, pourquoi vous étonnez-vous de cela ? Pourquoi avez-vous les regards fixés sur nous, comme si c’était par notre propre puissance ou par notre piété que nous eussions fait marcher cet homme ? Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son serviteur Jésus, que vous avez livré et renié devant Pilate, qui était d’avis qu’on le relâchât. Vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé qu’on vous accordât la grâce d’un meurtrier. Vous avez fait mourir le Prince de la vie, que Dieu a ressuscité des morts ; nous en sommes témoins. C’est par la foi en son nom que son nom a raffermi celui que vous voyez et connaissez ; c’est la foi en lui qui a donné à cet homme cette entière guérison, en présence de vous tous. Et maintenant, frères, je sais que vous avez agi par ignorance, ainsi que vos chefs. Mais Dieu a accompli de la sorte ce qu’il avait annoncé d’avance par la bouche de tous ses prophètes, que son Christ devait souffrir. Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, (3-20) afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur, et qu’il envoie celui qui vous a été destiné, Jésus-Christ, que le ciel doit recevoir jusqu’aux temps du rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé anciennement par la bouche de ses saints prophètes. Moïse a dit : Le Seigneur votre Dieu vous suscitera d’entre vos frères un prophète comme moi ; vous l’écouterez dans tout ce qu’il vous dira, et quiconque n’écoutera pas ce prophète sera exterminé du milieu du peuple. Tous les prophètes qui ont successivement parlé, depuis Samuel, ont aussi annoncé ces jours-là. Vous êtes les fils des prophètes et de l’alliance que Dieu a traitée avec nos pères, en disant à Abraham : Toutes les familles de la terre seront bénies en ta postérité. C’est à vous premièrement que Dieu, ayant suscité son serviteur, l’a envoyé pour vous bénir, en détournant chacun de vous de ses iniquités » (Actes 3 : 1-26).
L’arrestation de Pierre et de Jean
« Tandis que Pierre et Jean parlaient au peuple, survinrent les sacrificateurs, le commandant du temple, et les sadducéens, mécontents de ce qu’ils enseignaient le peuple, et annonçaient en la personne de Jésus la résurrection des morts. Ils mirent les mains sur eux, et ils les jetèrent en prison jusqu’au lendemain ; car c’était déjà le soir.
Cependant, beaucoup de ceux qui avaient entendu la parole crurent, et le nombre des hommes s’éleva à environ cinq mille. Le lendemain, les chefs du peuple, les anciens et les scribes, (4-5) s’assemblèrent à Jérusalem, (4-6) avec Anne, le souverain sacrificateur, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui étaient de la race des principaux sacrificateurs. Ils firent placer au milieu d’eux Pierre et Jean, et leur demandèrent : Par quel pouvoir, ou au nom de qui avez-vous fait cela ? Alors Pierre, rempli du Saint-Esprit, leur dit : Chefs du peuple, et anciens d’Israël, puisque nous sommes interrogés aujourd’hui sur un bienfait accordé à un homme malade, afin que nous disions comment il a été guéri, sachez-le tous, et que tout le peuple d’Israël le sache ! C’est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, que vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts, c’est par lui que cet homme se présente en pleine santé devant vous. Jésus est La pierre rejetée par vous qui bâtissez, Et qui est devenue la principale de l’angle. Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction ; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus. Mais comme ils voyaient là près d’eux l’homme qui avait été guéri, ils n’avaient rien à répliquer. Ils leur ordonnèrent de sortir du sanhédrin, et ils délibérèrent entre eux, disant : Que ferons-nous à ces hommes ? Car il est manifeste pour tous les habitants de Jérusalem qu’un miracle signalé a été accompli par eux, et nous ne pouvons pas le nier. Mais, afin que la chose ne se répande pas davantage parmi le peuple, défendons-leur avec menaces de parler désormais à qui que ce soit en ce nom-là. Et les ayant appelés, ils leur défendirent absolument de parler et d’enseigner au nom de Jésus. Pierre et Jean leur répondirent : Jugez s’il est juste, devant Dieu, de vous obéir plutôt qu’à Dieu ; car nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu. Ils leur firent de nouvelles menaces, et les relâchèrent, ne sachant comment les punir, à cause du peuple, parce que tous glorifiaient Dieu de ce qui était arrivé.
Car l’homme qui avait été l’objet de cette guérison miraculeuse était âgé de plus de quarante ans » (Actes 4 : 1-22).
L’accomplissement de la promesse de Jésus-Christ pour Pierre s’est précisé en plusieurs étapes.
Nous l’avons vu témoigner de Jésus-Christ et prendre la direction de la première communauté, le jour de la pentecôte (Actes 2 : 1-47), il a un rôle important dans l’affaire qui concerne Ananias et Saphira. (Actes 5 : 1-11). On le voit être acteur et témoin du baptême du Saint Esprit pour les Samaritains. (Actes 8 : 14-17). C’est encore lui qui est participant lors du baptême du Saint Esprit de Corneille et de sa famille. (Actes 10 : 1-48). Il a donc les clés des portes du Royaume de Dieu, pour les Juifs en premier, pour les Samaritains en second et pour les non-juifs c’est-à-dire les gentils.
Pierre et les non-juifs
Pourtant la personnalité, son origine juive, sa pratique des commandements de la loi ont été dans certains moments un problème de conscience pour Pierre. C’est ainsi que lorsqu’il doit aller voir Corneille Dieu doit lui montrer une vision d’animaux impurs par trois fois, Pierre restera pensif et perplexe quant à cette vision, il ne la comprendra qu’au moment où arrivent les envoyés de corneille. (Actes 10 : 9-17). Il comprendra que Dieu veut ouvrir la porte aux non-Juifs. (Actes 10 : 34-35). Suite à cela, quand Paul et Barnabas sont venus à Jérusalem pour demander aux apôtres et aux anciens leurs avis sur la circoncision et l’observance de la loi pour les croyants issus du paganisme, Pierre s’exprima dans le sens de ne pas mettre un joug sur les épaules des nouveaux convertis (Actes 15 : 1-29).
Une réprimande publique
Pourtant Pierre était loin d’être parfait et l’esprit de crainte qui lui avait faire ou dire certaines choses n’était pas complètement évincé de sa vie. On le voit à Antioche en compagnie de non-juifs à leur table mais dès que des juifs légalistes arrivent il s’éloigne des non-juifs pour éviter des conflits. Paul s’étant rendu compte de son attitude le reprend publiquement (Galates 2 :11-14). Ce moment a certainement été pour Pierre une expérience salutaire qui lui a permis de mieux servir Dieu et son Royaume.
Le neveu de Pierre
Dans sa première épître Pierre nous parle de son neveu Jean surnommé Marc qui s’est peut-être converti par le témoignage de son oncle, il semble que celui-ci lui était très utile (I pierre 5 :13). On pense que l’évangile de Marc est en fait celui qui a été dicté par Pierre. Pierre a écrit deux épîtres.
Concernant sa mort, la Bible ne nous en parle pas.
Conclusion
Nous avons découvert une partie de la vie de Pierre ainsi que de sa personnalité. Jésus-Christ avait vu en lui l’homme et le leader qui allait devenir pour son église. Pierre après quelques difficultés a assumé parfaitement le rôle que le Christ lui avait demandé d’accomplir. Pierre n’a pas seulement été l’apôtre des premiers croyants, il est aussi notre apôtre car comme le dit l’épître aux Hébreux « Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu ; considérez quelle a été la fin de leur vie, et imitez leur foi » (Hébreux 13 : 7).
Que pouvons nous retenir de cette étude sur l’apôtre Pierre : que Christ lui a montré de ne plus avoir peur, soit de marcher sur l’eau ou soit de rencontrer des personnes inconnues. Il y a bien des domaines dans nos vies où il nous faut la même foi que Pierre pour avancer dans l’inconnu, il en est de même de nos rencontres avec certaines personnes qui nous paraissent inabordables.
Un élément important, voire essentiel, est celui du pardon que Dieu en Jésus-Christ nous accorde. Il arrivera peut-être dans notre vie où nous entendrons la voix du Christ nous dire m’aimes-tu.
En Pierre nous découvrons aussi la volonté et la patience de Dieu pour nous instruire.
Toujours à travers la vie de l’apôtre Pierre nous nous apercevons que Dieu ne se trompe pas quand il nous appelle. Quand Jésus a regardé Pierre il savait ce que cet homme était capable de faire « tu es Pierre est sur cette pierre, je bâtirai mon église »
(Matthieu 16 : 18).
Maintenant pourquoi Dieu a-t-il choisi un pêcheur sans instruction de surcroit Galiléen pour en faire un pêcheur d’hommes (Luc 5 : 10). Pour ma part je pense que Dieu connaissait parfaitement le cœur de cet homme, il savait que pour l’amour de Jésus-Christ, il irait jusqu’au bout afin d’annoncer le salut et la bonne nouvelle du Royaume de Dieu. Cet exemple doit nous inciter à faire de même. Dans le prochain cours nous regarderons ce que peuvent nous apporter comme enseignement les autres disciples de Jésus-Christ.
Bibliographie
Cours BibleDoc 2005
Bible Online 2011
Le grand dictionnaire de la Bible Editions Excelsis 2017
Etude sur le disciple de Jésus-Christ appelé Simon et surnommé Pierre
Module trois : Ce travail concerne une préparation de cours dans le but d’expliquer l’appel et la personnalité de celui qui a reçu pour tâche de paître le troupeau de brebis de l’ekklésia de Jésus-Christ dans le Royaume de Dieu.
Cette étude est la troisième d’une série de vingt cours qui aura pour objectif de prouver que Jésus-Christ est bien le Messie attendu et qu’il est venu réaliser les prophéties annoncées concernant le Royaume de Dieu.
Ce travail de recherche se terminera par une thèse de doctorat ayant pour titre le Royaume de Dieu vu par Jésus-Christ
L’ensemble des travaux est dirigé par BibleDoc
Le doctorant est Bernard IRRMANN
Sommaire
Introduction....................................................................................................... page 4
Définition du terme disciple.............................................................................. page 5
La réponse immédiate des disciples.................................................................. page 5
La pêche miraculeuse et l’appel à devenir disciple........................................... page 5
Ils laissèrent leurs filets..................................................................................... page 6
Nous avons trouvé le Messie............................................................................. page 6
Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon église......................................... page 6
Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière................................. page 7
Jésus-Christ avertit les disciples des règles pour le suivre................................ page 7
Jésus insiste sur le fait qu’il n’est pas venu apporter la paix sur la terre........... page 7
Que connaissons-nous de Simon surnommé Pierre........................................... page 7
La femme de Simon........................................................................................... page 8
La maison de André et Simon à Capernaüm..................................................... page 8
La langue araméenne remplie de l’accent de la Galilée.................................... page 8
Des gens du peuple sans instruction.................................................................. page 8
André disciple de Jean-Baptiste........................................................................ page 8
Nous avons trouvé le Messie............................................................................. page 8
Explique-nous cette parabole............................................................................. page 9
Combien de fois dois-je pardonner à mon frère................................................ page 9
Qu’en sera-t-il pour nous ?................................................................................ page 9
Le figuier maudit............................................................................................... page 9
La femme atteinte d’une perte de sang.............................................................. page 9
Cette parabole concerne-t-elle les disciples ou bien est-elle pour tous..............page 10
Pas seulement les pieds mais aussi les mains et la tête......................................page 10
Que veux-tu dire en disant vous ne pouvez pas venir avec moi.........................page 10
On le voit présent dans la résurrection de la fille de Jaïrus................................page 11
Il propose de dresser trois tentes.........................................................................page 11
Le dernier repas de la Pâque que Jésus a pris avec ses disciples........................page 11
Quelle était la personnalité de Pierre..................................................................page 12
La remarque de Pierre à Jésus.........................................................................page 12
La violence de Pierre...................................................................................... page 12
La présomption de Pierre................................................................................page 13
Les pleurs de Pierre après son reniement........................................................page 13
La miséricorde de Jésus..................................................................................page 13
Pais mes Brebis...............................................................................................page 13
Pierre après la pentecôte.................................................................................page 14
Pierre et Jean montaient ensemble au temple................................................ page 15
L’arrestation de Pierre et de Jean...................................................................page 16
L’accomplissement de la promesse de Jésus-Christ pour Pierre...................page 17
Pierre et les non-juifs.....................................................................................page 17
Une réprimande publique...............................................................................page 17
Le neveu de Pierre.........................................................................................page 17
Conclusion.....................................................................................................page 18
Bibliogaphie..................................................................................................page 18
Introduction
Bonjour à toutes et à tous,
Nous en sommes à notre troisième cours, lors des deux études précédentes nous avons de façon succincte découvert la naissance de Jean-Baptiste et celle de Jésus-Christ ainsi que le contexte familial, social et spirituel qui rapprochait ces deux hommes dans le premier cours, puis dans la seconde étude nous avons détaillé les premiers éléments du commencement de leurs ministères respectifs, en insistant d’une façon plus particulière sur le ministère de Jésus-Christ. Ses premiers pas après son baptême et sa préparation lors des quarante jours au désert, le choix de ses disciples et les premiers miracles qui accompagnaient l’annonce du Royaume de Dieu.
Aujourd’hui, j’aimerais diriger votre attention sur l’un des premiers disciples choisi par Jésus-Christ. Il s’agit de l’apôtre Pierre qui s’appelait Simon avant sa rencontre avec le Christ-Jésus.
Nous découvrirons au cours de cette étude où et comment se fit l’appel de Pierre à devenir disciple du Messie Yeshoua. Nous irons à la recherche de son origine sociale qui comportera sa situation géographique, sa profession, sa vie familiale ainsi que l’aspect spirituel de son existence avant sa rencontre avec celui qui devait devenir son Seigneur, son Sauveur, le Christ, le Fils du Dieu vivant. Nous regarderons comment cet homme a compris qui était le Christ et quels ont été les changements qui se produisirent dans son existence suite à cette rencontre qu’il a faite avec Jésus de Nazareth. Enfin nous pourrons examiner ce que signifie l’appel de Christ dans nos vies et comment un simple pêcheur de poissons est devenu celui qui a les clés des cieux et qui a le pouvoir de lier ou de délier les choses de la terre afin qu’elles soient liées ou déliées dans les cieux.
Pour commencer cette étude nous irons voir dans le nouveau testament et particulièrement dans les évangiles pour découvrir Simon. Cependant, pour pouvoir faire des comparaisons ou montrer des similitudes, nous regarderons aussi certains livres de l’Ancien Testament.
Mais tout d’abord cherchons la définition du terme disciple :
- Personne qui reçoit l'enseignement d'un maître, fait partie de son école ; élève : Les disciples de Jésus-Christ.
- Personne qui suit l'exemple de quelqu'un qu'il considère comme son maître à penser, qui adhère à une doctrine, une conception, etc. ; partisan, fidèle, adepte : On voit en lui un disciple de Jésus.
La réponse immédiate des disciples
En observant avec attention l’évangile de Marc et l’appel de Simon, « Comme il passait le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs. Jésus leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent leurs filets, et le suivirent. (Marc 1 : 16-18). Nous pouvons nous apercevoir qu’il y a une sorte de parallélisme avec l’appel d’Elisée tel qu’il est relaté dans le premier livre des rois « Elie partit de là, et il trouva Elisée, fils de Schaphath, qui labourait. Il y avait devant lui douze paires de bœufs, et il était avec la douzième. Elie s’approcha de lui, et il jeta sur lui son manteau. Elisée, quittant ses bœufs, courut après Elie, et dit : Laisse-moi embrasser mon père et ma mère, et je te suivrai. Elie lui répondit : Va, et reviens ; car pense à ce que je t’ai fait. Après s’être éloigné d’Elie, il revint prendre une paire de bœufs, qu’il offrit en sacrifice ; avec l’attelage des bœufs, il fit cuire leur chair, et la donna à manger au peuple. Puis il se leva, suivit. Elie, et fut à son service » (1 Rois :19-20).
La pêche miraculeuse et l’appel de Pierre à devenir disciple
Si nous regardons dans l’Évangile de Luc, nous comprenons mieux pourquoi Pierre, qui s’appelait encore Simon, a suivi Jésus. « Comme Jésus se trouvait auprès du lac de Génésareth, et que la foule se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu, il vit au bord du lac deux barques, d’où les pêcheurs étaient descendus pour laver leurs filets. Il monta dans l’une de ces barques, qui était à Simon, et il le pria de s’éloigner un peu de terre. Puis il s’assit, et de la barque il enseignait la foule. Lorsqu’il eut cessé de parler, il dit à Simon : Avance en pleine eau, et jetez vos filets pour pêcher. Simon lui répondit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je jetterai le filet. L’ayant jeté, ils prirent une grande quantité de poissons, et leur filet se rompait. Ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l’autre barque de venir les aider. Ils vinrent et ils remplirent les deux barques, au point qu’elles enfonçaient. Quand il vit cela, Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus, et dit : Seigneur, retire-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur. Car l’épouvante l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la pêche qu’ils avaient faite. Il en était de même de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Alors Jésus dit à Simon : Ne crains point ; désormais tu seras pêcheur d’hommes. Et, ayant ramené les barques à terre, ils laissèrent tout, et le suivirent ». (Luc 5 :1-11).
Ils laissèrent leurs filets
Matthieu nous raconte l’appel de Pierre et des trois autres disciples André, Jacques et Jean de la même manière que Marc « Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André, son frère, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs. Il leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent les filets, et le suivirent. De là étant allé plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère, qui étaient dans une barque avec Zébédée, leur père, et qui réparaient leurs filets. Il les appela, et aussitôt ils laissèrent la barque et leur père, et le suivirent ». (Matthieu 4 :18-22)
Nous avons trouvé le Messie
Pour obtenir d’autres renseignements concernant l’appel de Pierre. Il nous faut aussi lire ce que l’évangéliste Jean a écrit « Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ; et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu. Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus. Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi ce qui signifie Maître, où demeures-tu ? Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure. André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus. Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie ce qui signifie Christ. Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas ce qui signifie Pierre ». (Jean 1 : 35-42)
Tu es Pierre et sur cette pierre, Je bâtirai mon église.
Nous avons appris que Jésus avait changé le Nom de Simon en celui de Pierre (Jean 1 : 42). En Matthieu nous découvrons ce que signifie ce nom pour Jésus-Christ « Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples : Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme ? Ils répondirent : Les uns disent que tu es Jean-Baptiste ; les autres, Elie ; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes. Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis ? Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux. Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » (Matthieu 16 : 13-19). Mais j’aimerais que nous revenions à l’appel des disciples par Jésus. Nous avons vu en comparant l’appel d’Elisée à celui de Pierre qu’ils se ressemblaient beaucoup, en effet de part et d’autre chacun a laissé sa famille, son travail et est devenu disciple. Toutefois la différence est dans la manière dont la séparation s’est produite pour Elisée, celui-ci dit au revoir à sa famille et Elie lui rappelle de se souvenir de ce qui vient de se passer et particulièrement pour l’onction reçue lorsqu’il lui a lancé son manteau.
Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière
Pour les disciples de Jésus cela semble différent en effet, comme on a pu se rendre compte en observant avec soin les écritures, les disciples quittent leur travail immédiatement et suivent Jésus. Nous voyons aussi dans les évangiles certains disciples demander à Jésus la permission de dire au revoir à leurs parents ou d’ensevelir son père. « Pendant qu’ils étaient en chemin, un homme lui dit : Seigneur, je te suivrai partout où tu iras. Jésus lui répondit : Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids : mais le Fils de l’homme n’a pas un lieu où il puisse reposer sa tête. Il dit à un autre : Suis-moi. Et il répondit : Seigneur, permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon père. Mais Jésus lui dit : Laisse les morts ensevelir leurs morts ; et toi, va annoncer le royaume de Dieu. Un autre dit : Je te suivrai, Seigneur, mais permets-moi d’aller d’abord prendre congé de ceux de ma maison. Jésus lui répondit : Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n’est pas propre au royaume de Dieu » (Luc 9 : 57-62 ; Matthieu 8 : 21-22). Mais Jésus ne leur permet pas.
Jésus-Christ avertit les disciples des règles nécessaires pour le suivre.
Tout d’abord, il nous faut mettre en premier notre foi en Jésus-Christ et l’annonce du Royaume de Dieu « Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple » (Luc 14 :26-27).
Jésus insiste sur le fait qu’il n’est pas venu apporter la paix sur la terre.
« Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère ; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi. Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera ». (Matthieu 10 : 34-39).
Nous venons de voir par le biais de la parole les exigences demandées par Jésus-Christ pour être de ses disciples, maintenant nous allons approfondir notre connaissance de l’apôtre Pierre.
Que connaissons nous de Simon surnommé Pierre.
Syméon en Hébreux ou Simon qui est la forme grecque qui est employé fréquemment dans le Nouveau testament « Lorsqu’ils eurent cessé de parler, Jacques prit la parole, et dit : Hommes frères, écoutez-moi ! Simon a raconté comment Dieu a d’abord jeté les regards sur les nations pour choisir du milieu d’elles un peuple qui portât son nom ». (Actes 15 : 13-14 ; 2 Pierre 1 : 1).
Nous savons que le nom de son père était Jonas « Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 16 :17).
La femme de Simon
L’évangile de Marc nous apprend qu’il était marié. « La belle-mère de Simon était couchée, ayant la fièvre ; et aussitôt on parla d’elle à Jésus » (Marc 1 :30). Paul nous dit dans son épitre première aux Corinthiens que son épouse l’accompagnait.
« N’avons-nous pas le droit de mener avec nous une sœur qui soit notre femme, comme font les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas ? ». (1Corinthiens 9 :5). Nous voyons dans l’évangile de Jean que Pierre avait résidé à Bethsaïda en Gaulanitide,
La maison de André et Simon à Capernaüm
Pour l’évangéliste Marc, celui-ci nous indique dans son écrit que Simon et André avaient une maison à Capernaüm en Galilée. « 21 Ils se rendirent à Capernaüm. Et, le jour du sabbat, Jésus entra d’abord dans la synagogue, et il enseigna ; 29 En sortant de la synagogue, ils se rendirent avec Jacques et Jean à la maison de Simon et d’André ». (Marc 1 : 21 ; 29).
La langue Araméenne remplie de l’accent de la Galilée
Que nous apprend la Bible sur la langue pratiquée par Pierre, selon toujours l’évangéliste Marc, Pierre parlait l’Araméen avec l’accent issu de la Galilée.
« Et il le nia de nouveau. Peu après, ceux qui étaient présents dirent encore à Pierre : Certainement tu es de ces gens-là, car tu es Galiléen » (Marc 14 ;70).
Des gens du peuple sans instruction
Il semble que Pierre n’ait pas reçu d’enseignement spécifique sur la loi en dehors de celle qui pouvait être donnée dans les synagogues. Lorsque lui et Jean sont arrêtés par les sacrificateurs ceux-ci les considèrent comme des personnes sans instruction, hormis celle reçue de la part de Jésus-Christ. « Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction ; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus » (Actes 4 : 13).
André disciple de Jean-Baptiste
Avant de connaître Jésus-Christ, Pierre était en relation avec le mouvement de Jean-Baptiste, son frère étant disciple de celui-ci. « Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ; et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu. Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus. Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi ce qui signifie Maître, où demeures-tu ? Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure. André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus.
Nous avons trouvé le Messie
Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie ce qui signifie Christ. Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas ce qui signifie Pierre » (Jean 1 : 35-40).
Regardons maintenant les aptitudes, les qualités et les défauts de ce disciple.
Explique-nous cette parabole
Une des premières aptitudes de Pierre est son caractère de meneur, on le voit plusieurs fois prendre la parole au nom des douze disciples. « Pierre, prenant la parole, lui dit : Explique-nous cette parabole » (Matthieu 15 :15).
Combien de fois dois-je pardonner à mon frère
C’est encore lui qui demande à Jésus combien de fois il faut pardonner à son frère « Alors Pierre s’approcha de lui, et dit : Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu’à sept fois ? Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à septante fois sept fois » (Matthieu 18 : 21-22).
Qu’en sera-t-il pour nous ?
Nous le voyons encore demander à Jésus-Christ ce qu’il adviendra de ses disciples eux qui ont tout quitté pour le suivre. « Pierre, prenant alors la parole, lui dit : Voici, nous avons tout quitté, et nous t’avons suivi ; qu’en sera-t-il pour nous ? Jésus leur répondit : Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël. Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle. Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers » (Matthieu 19 :27-30).
Le figuier maudit
C’est encore lui qui rappellera à Jésus devant les autres disciples l’épisode du figuier qui a été maudit : « Le matin, en passant, les disciples virent le figuier séché jusqu’aux racines. Pierre, se rappelant ce qui s’était passé, dit à Jésus : Rabbi, regarde, le figuier que tu as maudit a séché » (Marc 11 : 20-21).
La femme atteinte d’une perte de sang
Ce fut encore lui qui lors du miracle de la femme qui avait une perte de sang prit la parole pour dire à Jésus qu’il se trompait quand le Christ affirmait que quelqu’un l’avait touché et qu’une force était sortie de lui : « Or, il y avait une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans, et qui avait dépensé tout son bien pour les médecins, sans qu’aucun ait pu la guérir. Elle s’approcha par derrière, et toucha le bord du vêtement de Jésus. Au même instant la perte de sang s’arrêta. Et Jésus dit : Qui m’a touché ? Comme tous s’en défendaient, Pierre et ceux qui étaient avec lui dirent : Maître, la foule t’entoure et te presse, et tu dis : Qui m’a touché ? Mais Jésus répondit : Quelqu’un m’a touché, car j’ai connu qu’une force était sortie de moi » (Luc 8 : 43-46).
Cette parabole concerne-t-elle les disciples ou bien elle est pour tous
Une nouvelle fois nous le trouvons en train d’interroger Jésus sur le sens d’une parabole qui parle de serviteurs et d’un maître qui doit rentrer à l’improviste. Pierre demande à Jésus si cette parabole concerne les disciples ou bien si celle-ci est pour tous (Luc 12 : 41).
Pas seulement les pieds mais aussi les mains et la tête
Lors du lavement des pieds que Jésus fit à ses disciples avant de subir la crucifixion, Pierre une fois encore s’adresse à Jésus et lui demande de ne pas seulement lui laver les pieds mais aussi les mains et la tête « Il vint donc à Simon Pierre ; et Pierre lui dit : Toi, Seigneur, tu me laves les pieds ! Jésus lui répondit : Ce que je fais, tu ne le comprends pas maintenant, mais tu le comprendras bientôt. Pierre lui dit : Non, jamais tu ne me laveras les pieds. Jésus lui répondit : Si je ne te lave, tu n’auras point de part avec moi. Simon Pierre lui dit : Seigneur, non seulement les pieds, mais encore les mains et la tête. Jésus lui dit : Celui qui est lavé n’a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur ; et vous êtes purs, mais non pas tous. Car il connaissait celui qui le livrait ; c’est pourquoi il dit : Vous n’êtes pas tous purs. Après qu’il leur eut lavé les pieds, et qu’il eut pris ses vêtements, il se remit à table, et leur dit : Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m’appelez Maître et Seigneur ; et vous dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres ; car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait » (Jean 13 : 6-15).
Que veux tu dire en disant vous ne pouvez venir avec moi
Une des interrogations de Pierre qui permet à chacun de nous de voir la patience et la compréhension de Jésus à notre égard, comme cela l’a été pour Pierre, se trouve dans le passage où Judas est sorti pour livrer Jésus aux sacrificateurs. Pierre pose une question au Christ que veux-tu dire en disant vous ne pouvez pas venir avec moi. L’apôtre Pierre insiste en disant qu’il donnerait sa vie pour Jésus. La réponse du Christ marquera son disciple à jamais. « Lorsque Judas fut sorti, Jésus dit : Maintenant, le Fils de l’homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui. Si Dieu a été glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même, et il le glorifiera bientôt. Mes petits-enfants, je suis pour peu de temps encore avec vous. Vous me chercherez ; et, comme j’ai dit aux Juifs : Vous ne pouvez venir où je vais, je vous le dis aussi maintenant. Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. Simon Pierre lui dit : Seigneur, où vas-tu ? Jésus répondit : Tu ne peux pas maintenant me suivre où je vais, mais tu me suivras plus tard. Seigneur, lui dit Pierre, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ? Je donnerai ma vie pour toi. Jésus répondit : Tu donneras ta vie pour moi ! En vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne chantera pas que tu ne m’aies renié trois fois » (Jean 13 : 31-38). Pierre s’est surtout fait remarquer par son discernement en reconnaissant Jésus comme le Messie attendu (Matthieu 16 : 16-17).
Pierre faisait partie avec Jean et Jacques de ceux que le Seigneur prenait avec lui dans différentes circonstances.
On le voit présent dans la résurrection de la fille de Jaïrus :
« Comme il parlait encore, survinrent de chez le chef de la synagogue des gens qui dirent : Ta fille est morte ; pourquoi importuner davantage le maître ? Mais Jésus, sans tenir compte de ces paroles, dit au chef de la synagogue : Ne crains pas, crois seulement. Et il ne permit à personne de l’accompagner, si ce n’est à Pierre, à Jacques, et à Jean, frère de Jacques » (Marc 5 : 35-37).
Il propose de dresser trois tentes
Pierre est présent lors de la transfiguration de Jésus-Christ, il propose de dresser trois tentes. Il reçoit l’ordre de ne parler à personne de cette vision avant que le fils de l’homme soit ressuscité. Il comprend suite à l’explication de Jésus qu’Elie est déjà venu. Pierre comprit que le Christ leur parlait de Jean-Baptiste.
« Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, et il les conduisit à l’écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voici, Moïse et Elie leur apparurent, s’entretenant avec lui. Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : Seigneur, il est bon que nous soyons ici ; si tu le veux, je dresserai ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Elie. Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. Et voici, une voix fit entendre de la nuée ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection : écoutez-le ! Lorsqu’ils entendirent cette voix, les disciples tombèrent sur leur face, et furent saisis d’une grande frayeur. Mais Jésus, s’approchant, les toucha, et dit : Levez-vous, n’ayez pas peur ! Ils levèrent les yeux, et ne virent que Jésus seul. Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : Ne parlez à personne de cette vision, jusqu’à ce que le Fils de l’homme soit ressuscité des morts. Les disciples lui firent cette question : Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Elie doit venir premièrement ? Il répondit : Il est vrai qu’Elie doit venir, et rétablir toutes choses. Mais je vous dis qu’Elie est déjà venu, qu’ils ne l’ont pas reconnu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’homme souffrira de leur part. Les disciples comprirent alors qu’il leur parlait de Jean-Baptiste ». (Matthieu 17 : 1-13).
Pierre fut celui qui avec Jean prépara le dernier repas de la pâque que Jésus a pris avec ses disciples :
« Le jour des pains sans levain, où l’on devait immoler la Pâque, arriva, et Jésus envoya Pierre et Jean, en disant : Allez nous préparer la Pâque, afin que nous la mangions. Ils lui dirent : Où veux-tu que nous la préparions ? Il leur répondit : Voici, quand vous serez entrés dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d’eau ; suivez-le dans la maison où il entrera, et vous direz au maître de la maison : Le maître te dit : Où est le lieu où je mangerai la Pâque avec mes disciples ? Et il vous montrera une grande chambre haute, meublée : c’est là que vous préparerez la Pâque. Ils partirent, et trouvèrent les choses comme il le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque »
(Luc 22 : 7-13).
Quelle était la personnalité de Pierre ?
Quand on observe les situations dans lesquelles s’est trouvé Pierre, on remarque qu’il a tendance à réagir de manière impétueuse !
On le voit sortir de la barque et s’avancer sur l’eau vers le Seigneur quand Jésus vient vers eux, mais il coule rapidement dès qu’il sent le vent.
« La barque, déjà au milieu de la mer, était battue par les flots ; car le vent était contraire. A la quatrième veille de la nuit, Jésus alla vers eux, marchant sur la mer Quand les disciples le virent marcher sur la mer, ils furent troublés, et dirent : C’est un fantôme ! Et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris, Jésus leur dit aussitôt : Rassurez-vous, c’est moi ; n’ayez pas peur ! Pierre lui répondit : Seigneur, si c’est toi, ordonne que j’aille vers toi sur les eaux. Et il dit : Viens ! Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus. Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria : Seigneur, sauve-moi ! Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit : Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » (Matthieu 14 :24-31).
Pierre se permet de faire une remarque à Jésus, quand le Christ lui annonce qu’il va souffrir et mourir puis ressusciter.
« Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour. Pierre, l’ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit : A Dieu ne plaise, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas. Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre : Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale ; Car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes »
(Matthieu 16 : 21-23).
La violence de Pierre
Pierre fut très violent lors de l’arrestation de Jésus par les gardes envoyés par les principaux sacrificateurs.
« Lorsqu’il eut dit ces choses, Jésus alla avec ses disciples de l’autre côté du torrent du Cédron, où se trouvait un jardin, dans lequel il entra, lui et ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait ce lieu, parce que Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis. Judas donc, ayant pris la cohorte, et des huissiers qu’envoyèrent les principaux sacrificateurs et les pharisiens, vint là avec des lanternes, des flambeaux et des armes.
Jésus, sachant tout ce qui devait lui arriver, s’avança, et leur dit : Qui cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Jésus de Nazareth. Jésus leur dit : C’est moi. Et Judas, qui le livrait, était avec eux. Lorsque Jésus leur eut dit : C’est moi, ils reculèrent et tombèrent par terre. Il leur demanda de nouveau : Qui cherchez-vous ? Et ils dirent : Jésus de Nazareth. Jésus répondit : Je vous ai dit que c’est moi. Si donc c’est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci. Il dit cela, afin que s’accomplît la parole qu’il avait dite : Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés. Simon Pierre, qui avait une épée, la tira, frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui coupa l’oreille droite. Ce serviteur s’appelait Malchus. Jésus dit à Pierre : Remets ton épée dans le fourreau. Ne boirai-je pas la coupe que le Père m’a donnée à boire ? » (Jean 18 : 1-11).
La présomption de Pierre
L’aspect présomptueux de Pierre apparaît lors de l’annonce par Jésus qu’il serait pour chacun d’eux une occasion de chute. Pierre crie à qui veut l’entendre que ce ne sera pas le cas pour lui.
« Alors Jésus leur dit : Je serai pour vous tous, cette nuit, une occasion de chute ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais, après que je serai ressuscité, je vous précèderai en Galilée. Pierre, prenant la parole, lui dit : Quand tu serais pour tous une occasion de chuter, tu ne le seras jamais pour moi. Jésus lui dit : Je te le dis en vérité, cette nuit même, avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Pierre lui répondit : Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas. Et tous les disciples dirent la même chose » (Matthieu 26 : 35).
Les pleurs de Pierre après son reniement.
« Cependant, Pierre était assis dehors dans la cour. Une servante s’approcha de lui, et dit : Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen. Mais il le nia devant tous, disant : Je ne sais ce que tu veux dire. Comme il se dirigeait vers la porte, une autre servante le vit, et dit à ceux qui se trouvaient là ; Celui-ci était aussi avec Jésus de Nazareth. Il le nia de nouveau, avec serment : Je ne connais pas cet homme. Peu après, ceux qui étaient là, s’étant approchés, dirent à Pierre : Certainement tu es aussi de ces gens-là, car ton langage te fait reconnaître. Alors il se mit à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme. Aussitôt le coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Et étant sorti, il pleura amèrement » (Matthieu 26 : 69-75).
La miséricorde de Jésus-Christ
Heureusement pour Pierre et pour chacun de nous Dieu en Jésus-Christ est miséricordieux. Jésus qui avait auparavant changé le nom de Simon en Pierre (Matthieu 16 : 18-19), fera dire à Pierre par Marie-Madeleine et Marie mère de Jacques et Salomé par l’intermédiaire d’un ange, qu’il le retrouvera en Galilée.
« Lorsque le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin d’aller embaumer Jésus. Le premier jour de la semaine, elles se rendirent au sépulcre, de grand matin, comme le soleil venait de se lever. Elles disaient entre elles : Qui nous roulera la pierre loin de l’entrée du sépulcre ? Et, levant les yeux, elles aperçurent que la pierre, qui était très grande, avait été roulée. Elles entrèrent dans le sépulcre, virent un jeune homme assis à droite vêtu d’une robe blanche, et elles furent épouvantées. Il leur dit : Ne vous épouvantez pas ; vous cherchez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié ; il est ressuscité, il n’est point ici ; voici le lieu où on l’avait mis. Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu’il vous précède en Galilée : c’est là que vous le verrez, comme il vous l’a dit » (Marc 16 : 1-7).
Pais mes brebis
Pierre étant retourné à son activité de pêcheur de poissons après la mort et la résurrection de Jésus-Christ fut confondu lorsqu’il vit Jésus sur le bord de mer lui indiquer l’endroit où il devait jeter son filet. Après cet épisode de pêche miraculeuse et de repas pris en commun, le Christ posa par trois fois une question à Pierre en insistant jusqu’à quel point ce disciple avait de l’amour pour lui. Pierre répondit à Jésus et affirma son amour par trois fois mais de manière différente et se fit confier le troupeau du Seigneur. C’était la troisième fois que les disciples revoyaient le Seigneur.
« Après cela, Jésus se montra encore aux disciples, sur les bords de la mer de Tibériade. Et voici de quelle manière il se montra. Simon Pierre, Thomas, appelé Didyme, Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples de Jésus, étaient ensemble. Simon Pierre leur dit : Je vais pêcher. Ils lui dirent : Nous allons aussi avec toi. Ils sortirent et montèrent dans une barque, et cette nuit-là ils ne prirent rien.
Le matin étant venu, Jésus se trouva sur le rivage ; mais les disciples ne savaient pas que c’était Jésus. Jésus leur dit : Enfants, n’avez-vous rien à manger ? Ils lui répondirent : Non. Il leur dit : Jetez le filet du côté droit de la barque, et vous trouverez. Ils le jetèrent donc, et ils ne pouvaient plus le retirer, à cause de la grande quantité de poissons. Alors le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : C’est le Seigneur ! Et Simon Pierre, dès qu’il eut entendu que c’était le Seigneur, mit son vêtement et sa ceinture, car il était nu, et se jeta dans la mer. Les autres disciples vinrent avec la barque, tirant le filet plein de poissons, car ils n’étaient éloignés de terre que d’environ deux cents coudées. Lorsqu’ils furent descendus à terre, ils virent là des charbons allumés, du poisson dessus, et du pain. Jésus leur dit : Apportez des poissons que vous venez de prendre. Simon Pierre monta dans la barque, et tira à terre le filet plein de cent cinquante-trois grands poissons ; et quoiqu’il y en eût tant, le filet ne se rompit point. Jésus leur dit : Venez, mangez. Et aucun des disciples n’osait lui demander : Qui es-tu ? sachant que c’était le Seigneur. Jésus s’approcha, prit le pain, et leur en donna ; il fit de même du poisson. C’était déjà la troisième fois que Jésus se montrait à ses disciples depuis qu’il était ressuscité des morts. Après qu’ils eurent mangé, Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ne m’aiment ceux-ci ? Il lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit une seconde fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : M’aimes-tu ? Et il lui répondit : Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne voudras pas. Il dit cela pour indiquer par quelle mort Pierre glorifierait Dieu. Et ayant ainsi parlé, il lui dit : Suis-moi » (Jean 21 : 1-19).
Pierre après la pentecôte
Il semble que Pierre soit transformé après avoir reçu le baptême de l’Esprit Saint le jour de la pentecôte. Nous le voyons prendre la parole pour témoigner de Jésus-Christ devant 3000 personnes qui deviendront des croyants en Jésus-Christ.
« Alors Pierre, se présentant avec les onze, éleva la voix, et leur parla en ces termes : Hommes Juifs, et vous tous qui séjournez à Jérusalem, sachez ceci, et prêtez l’oreille à mes paroles ! Ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez, car c’est la troisième heure du jour. Mais c’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël : Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair ; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos jeunes gens auront des visions, Et vos vieillards auront des songes. Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, Dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit ; et ils prophétiseront. Je ferai paraître des prodiges en haut dans le ciel et des miracles en bas sur la terre, Du sang, du feu, et une vapeur de fumée ; Le soleil se changera en ténèbres, Et la lune en sang, Avant l’arrivée du jour du Seigneur, De ce jour grand et glorieux. Alors quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Hommes Israélites, écoutez ces paroles ! Jésus de Nazareth, cet homme à qui Dieu a rendu témoignage devant vous par les miracles, les prodiges et les signes qu’il a opérés par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes ; cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l’avez crucifié, vous l’avez fait mourir par la main des impies. Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il fût retenu par elle. Car David dit de lui : Je voyais constamment le Seigneur devant moi, Parce qu’il est à ma droite, afin que je ne sois point ébranlé. Aussi mon cœur est dans la joie, et ma langue dans l’allégresse ; Et même ma chair reposera avec espérance, Car tu n’abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts, Et tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption. Tu m’as fait connaître les sentiers de la vie, Tu me rempliras de joie par ta présence. Hommes frères, qu’il me soit permis de vous dire librement, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son sépulcre existe encore aujourd’hui parmi nous. Comme il était prophète, et qu’il savait que Dieu lui avait promis avec serment de faire asseoir un de ses descendants sur son trône, c’est la résurrection du Christ qu’il a prévue et annoncée, en disant qu’il ne serait pas abandonné dans le séjour des morts et que sa chair ne verrait pas la corruption. C’est ce Jésus que Dieu a ressuscité ; nous en sommes tous témoins. Elevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint-Esprit qui avait été promis, et il l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez. Car David n’est point monté au ciel, mais il dit lui-même : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié » (Actes 2 : 14-36).
Nous le verrons ensuite avec Jean devoir affronter le Sanhédrin après la guérison d’un homme boiteux de naissance et le témoignage devant la foule. Son arrestation, les coups qu’il a reçus, les menaces prononcées ne sont pas arrivées à le faire taire. Nous le voyons une nouvelle fois annoncer le salut et le royaume de Dieu en Jésus-Christ.
Pierre et Jean montaient ensemble au temple
« Pierre et Jean montaient ensemble au temple, à l’heure de la prière : c’était la neuvième heure. Il y avait un homme boiteux de naissance, qu’on portait et qu’on plaçait tous les jours à la porte du temple appelée la Belle, pour qu’il demandât l’aumône à ceux qui entraient dans le temple. Cet homme, voyant Pierre et Jean qui allaient y entrer, leur demanda l’aumône. Pierre, de même que Jean, fixa les yeux sur lui, et dit : Regarde-nous. Et il les regardait attentivement, s’attendant à recevoir d’eux quelque chose. Alors Pierre lui dit : Je n’ai ni argent, ni or ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche. Et le prenant par la main droite, il le fit lever. Au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes ; d’un saut il fut debout, et il se mit à marcher. Il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant, et louant Dieu. Tout le monde le vit marchant et louant Dieu. Ils reconnaissaient que c’était celui qui était assis à la Belle porte du temple pour demander l’aumône, et ils furent remplis d’étonnement et de surprise au sujet de ce qui lui était arrivé. Comme il ne quittait pas Pierre et Jean, tout le peuple étonné accourut vers eux, au portique dit de Salomon. Pierre, voyant cela, dit au peuple : Hommes Israélites, pourquoi vous étonnez-vous de cela ? Pourquoi avez-vous les regards fixés sur nous, comme si c’était par notre propre puissance ou par notre piété que nous eussions fait marcher cet homme ? Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son serviteur Jésus, que vous avez livré et renié devant Pilate, qui était d’avis qu’on le relâchât. Vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé qu’on vous accordât la grâce d’un meurtrier. Vous avez fait mourir le Prince de la vie, que Dieu a ressuscité des morts ; nous en sommes témoins. C’est par la foi en son nom que son nom a raffermi celui que vous voyez et connaissez ; c’est la foi en lui qui a donné à cet homme cette entière guérison, en présence de vous tous. Et maintenant, frères, je sais que vous avez agi par ignorance, ainsi que vos chefs. Mais Dieu a accompli de la sorte ce qu’il avait annoncé d’avance par la bouche de tous ses prophètes, que son Christ devait souffrir. Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, (3-20) afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur, et qu’il envoie celui qui vous a été destiné, Jésus-Christ, que le ciel doit recevoir jusqu’aux temps du rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé anciennement par la bouche de ses saints prophètes. Moïse a dit : Le Seigneur votre Dieu vous suscitera d’entre vos frères un prophète comme moi ; vous l’écouterez dans tout ce qu’il vous dira, et quiconque n’écoutera pas ce prophète sera exterminé du milieu du peuple. Tous les prophètes qui ont successivement parlé, depuis Samuel, ont aussi annoncé ces jours-là. Vous êtes les fils des prophètes et de l’alliance que Dieu a traitée avec nos pères, en disant à Abraham : Toutes les familles de la terre seront bénies en ta postérité. C’est à vous premièrement que Dieu, ayant suscité son serviteur, l’a envoyé pour vous bénir, en détournant chacun de vous de ses iniquités » (Actes 3 : 1-26).
L’arrestation de Pierre et de Jean
« Tandis que Pierre et Jean parlaient au peuple, survinrent les sacrificateurs, le commandant du temple, et les sadducéens, mécontents de ce qu’ils enseignaient le peuple, et annonçaient en la personne de Jésus la résurrection des morts. Ils mirent les mains sur eux, et ils les jetèrent en prison jusqu’au lendemain ; car c’était déjà le soir.
Cependant, beaucoup de ceux qui avaient entendu la parole crurent, et le nombre des hommes s’éleva à environ cinq mille. Le lendemain, les chefs du peuple, les anciens et les scribes, (4-5) s’assemblèrent à Jérusalem, (4-6) avec Anne, le souverain sacrificateur, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui étaient de la race des principaux sacrificateurs. Ils firent placer au milieu d’eux Pierre et Jean, et leur demandèrent : Par quel pouvoir, ou au nom de qui avez-vous fait cela ? Alors Pierre, rempli du Saint-Esprit, leur dit : Chefs du peuple, et anciens d’Israël, puisque nous sommes interrogés aujourd’hui sur un bienfait accordé à un homme malade, afin que nous disions comment il a été guéri, sachez-le tous, et que tout le peuple d’Israël le sache ! C’est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, que vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts, c’est par lui que cet homme se présente en pleine santé devant vous. Jésus est La pierre rejetée par vous qui bâtissez, Et qui est devenue la principale de l’angle. Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction ; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus. Mais comme ils voyaient là près d’eux l’homme qui avait été guéri, ils n’avaient rien à répliquer. Ils leur ordonnèrent de sortir du sanhédrin, et ils délibérèrent entre eux, disant : Que ferons-nous à ces hommes ? Car il est manifeste pour tous les habitants de Jérusalem qu’un miracle signalé a été accompli par eux, et nous ne pouvons pas le nier. Mais, afin que la chose ne se répande pas davantage parmi le peuple, défendons-leur avec menaces de parler désormais à qui que ce soit en ce nom-là. Et les ayant appelés, ils leur défendirent absolument de parler et d’enseigner au nom de Jésus. Pierre et Jean leur répondirent : Jugez s’il est juste, devant Dieu, de vous obéir plutôt qu’à Dieu ; car nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu. Ils leur firent de nouvelles menaces, et les relâchèrent, ne sachant comment les punir, à cause du peuple, parce que tous glorifiaient Dieu de ce qui était arrivé.
Car l’homme qui avait été l’objet de cette guérison miraculeuse était âgé de plus de quarante ans » (Actes 4 : 1-22).
L’accomplissement de la promesse de Jésus-Christ pour Pierre s’est précisé en plusieurs étapes.
Nous l’avons vu témoigner de Jésus-Christ et prendre la direction de la première communauté, le jour de la pentecôte (Actes 2 : 1-47), il a un rôle important dans l’affaire qui concerne Ananias et Saphira. (Actes 5 : 1-11). On le voit être acteur et témoin du baptême du Saint Esprit pour les Samaritains. (Actes 8 : 14-17). C’est encore lui qui est participant lors du baptême du Saint Esprit de Corneille et de sa famille. (Actes 10 : 1-48). Il a donc les clés des portes du Royaume de Dieu, pour les Juifs en premier, pour les Samaritains en second et pour les non-juifs c’est-à-dire les gentils.
Pierre et les non-juifs
Pourtant la personnalité, son origine juive, sa pratique des commandements de la loi ont été dans certains moments un problème de conscience pour Pierre. C’est ainsi que lorsqu’il doit aller voir Corneille Dieu doit lui montrer une vision d’animaux impurs par trois fois, Pierre restera pensif et perplexe quant à cette vision, il ne la comprendra qu’au moment où arrivent les envoyés de corneille. (Actes 10 : 9-17). Il comprendra que Dieu veut ouvrir la porte aux non-Juifs. (Actes 10 : 34-35). Suite à cela, quand Paul et Barnabas sont venus à Jérusalem pour demander aux apôtres et aux anciens leurs avis sur la circoncision et l’observance de la loi pour les croyants issus du paganisme, Pierre s’exprima dans le sens de ne pas mettre un joug sur les épaules des nouveaux convertis (Actes 15 : 1-29).
Une réprimande publique
Pourtant Pierre était loin d’être parfait et l’esprit de crainte qui lui avait faire ou dire certaines choses n’était pas complètement évincé de sa vie. On le voit à Antioche en compagnie de non-juifs à leur table mais dès que des juifs légalistes arrivent il s’éloigne des non-juifs pour éviter des conflits. Paul s’étant rendu compte de son attitude le reprend publiquement (Galates 2 :11-14). Ce moment a certainement été pour Pierre une expérience salutaire qui lui a permis de mieux servir Dieu et son Royaume.
Le neveu de Pierre
Dans sa première épître Pierre nous parle de son neveu Jean surnommé Marc qui s’est peut-être converti par le témoignage de son oncle, il semble que celui-ci lui était très utile (I pierre 5 :13). On pense que l’évangile de Marc est en fait celui qui a été dicté par Pierre. Pierre a écrit deux épîtres.
Concernant sa mort, la Bible ne nous en parle pas.
Conclusion
Nous avons découvert une partie de la vie de Pierre ainsi que de sa personnalité. Jésus-Christ avait vu en lui l’homme et le leader qui allait devenir pour son église. Pierre après quelques difficultés a assumé parfaitement le rôle que le Christ lui avait demandé d’accomplir. Pierre n’a pas seulement été l’apôtre des premiers croyants, il est aussi notre apôtre car comme le dit l’épître aux Hébreux « Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu ; considérez quelle a été la fin de leur vie, et imitez leur foi » (Hébreux 13 : 7).
Que pouvons nous retenir de cette étude sur l’apôtre Pierre : que Christ lui a montré de ne plus avoir peur, soit de marcher sur l’eau ou soit de rencontrer des personnes inconnues. Il y a bien des domaines dans nos vies où il nous faut la même foi que Pierre pour avancer dans l’inconnu, il en est de même de nos rencontres avec certaines personnes qui nous paraissent inabordables.
Un élément important, voire essentiel, est celui du pardon que Dieu en Jésus-Christ nous accorde. Il arrivera peut-être dans notre vie où nous entendrons la voix du Christ nous dire m’aimes-tu.
En Pierre nous découvrons aussi la volonté et la patience de Dieu pour nous instruire.
Toujours à travers la vie de l’apôtre Pierre nous nous apercevons que Dieu ne se trompe pas quand il nous appelle. Quand Jésus a regardé Pierre il savait ce que cet homme était capable de faire « tu es Pierre est sur cette pierre, je bâtirai mon église »
(Matthieu 16 : 18).
Maintenant pourquoi Dieu a-t-il choisi un pêcheur sans instruction de surcroit Galiléen pour en faire un pêcheur d’hommes (Luc 5 : 10). Pour ma part je pense que Dieu connaissait parfaitement le cœur de cet homme, il savait que pour l’amour de Jésus-Christ, il irait jusqu’au bout afin d’annoncer le salut et la bonne nouvelle du Royaume de Dieu. Cet exemple doit nous inciter à faire de même. Dans le prochain cours nous regarderons ce que peuvent nous apporter comme enseignement les autres disciples de Jésus-Christ.
Bibliographie
Cours BibleDoc 2005
Bible Online 2011
Le grand dictionnaire de la Bible Editions Excelsis 2017
Etude sur le disciple de Jésus-Christ appelé Simon et surnommé Pierre
Module trois : Ce travail concerne une préparation de cours dans le but d’expliquer l’appel et la personnalité de celui qui a reçu pour tâche de paître le troupeau de brebis de l’ekklésia de Jésus-Christ dans le Royaume de Dieu.
Cette étude est la troisième d’une série de vingt cours qui aura pour objectif de prouver que Jésus-Christ est bien le Messie attendu et qu’il est venu réaliser les prophéties annoncées concernant le Royaume de Dieu.
Ce travail de recherche se terminera par une thèse de doctorat ayant pour titre le Royaume de Dieu vu par Jésus-Christ
L’ensemble des travaux est dirigé par BibleDoc
Le doctorant est Bernard IRRMANN
Sommaire
Introduction....................................................................................................... page 4
Définition du terme disciple.............................................................................. page 5
La réponse immédiate des disciples.................................................................. page 5
La pêche miraculeuse et l’appel à devenir disciple........................................... page 5
Ils laissèrent leurs filets..................................................................................... page 6
Nous avons trouvé le Messie............................................................................. page 6
Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon église......................................... page 6
Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière................................. page 7
Jésus-Christ avertit les disciples des règles pour le suivre................................ page 7
Jésus insiste sur le fait qu’il n’est pas venu apporter la paix sur la terre........... page 7
Que connaissons-nous de Simon surnommé Pierre........................................... page 7
La femme de Simon........................................................................................... page 8
La maison de André et Simon à Capernaüm..................................................... page 8
La langue araméenne remplie de l’accent de la Galilée.................................... page 8
Des gens du peuple sans instruction.................................................................. page 8
André disciple de Jean-Baptiste........................................................................ page 8
Nous avons trouvé le Messie............................................................................. page 8
Explique-nous cette parabole............................................................................. page 9
Combien de fois dois-je pardonner à mon frère................................................ page 9
Qu’en sera-t-il pour nous ?................................................................................ page 9
Le figuier maudit............................................................................................... page 9
La femme atteinte d’une perte de sang.............................................................. page 9
Cette parabole concerne-t-elle les disciples ou bien est-elle pour tous..............page 10
Pas seulement les pieds mais aussi les mains et la tête......................................page 10
Que veux-tu dire en disant vous ne pouvez pas venir avec moi.........................page 10
On le voit présent dans la résurrection de la fille de Jaïrus................................page 11
Il propose de dresser trois tentes.........................................................................page 11
Le dernier repas de la Pâque que Jésus a pris avec ses disciples........................page 11
Quelle était la personnalité de Pierre..................................................................page 12
La remarque de Pierre à Jésus.........................................................................page 12
La violence de Pierre...................................................................................... page 12
La présomption de Pierre................................................................................page 13
Les pleurs de Pierre après son reniement........................................................page 13
La miséricorde de Jésus..................................................................................page 13
Pais mes Brebis...............................................................................................page 13
Pierre après la pentecôte.................................................................................page 14
Pierre et Jean montaient ensemble au temple................................................ page 15
L’arrestation de Pierre et de Jean...................................................................page 16
L’accomplissement de la promesse de Jésus-Christ pour Pierre...................page 17
Pierre et les non-juifs.....................................................................................page 17
Une réprimande publique...............................................................................page 17
Le neveu de Pierre.........................................................................................page 17
Conclusion.....................................................................................................page 18
Bibliogaphie..................................................................................................page 18
Introduction
Bonjour à toutes et à tous,
Nous en sommes à notre troisième cours, lors des deux études précédentes nous avons de façon succincte découvert la naissance de Jean-Baptiste et celle de Jésus-Christ ainsi que le contexte familial, social et spirituel qui rapprochait ces deux hommes dans le premier cours, puis dans la seconde étude nous avons détaillé les premiers éléments du commencement de leurs ministères respectifs, en insistant d’une façon plus particulière sur le ministère de Jésus-Christ. Ses premiers pas après son baptême et sa préparation lors des quarante jours au désert, le choix de ses disciples et les premiers miracles qui accompagnaient l’annonce du Royaume de Dieu.
Aujourd’hui, j’aimerais diriger votre attention sur l’un des premiers disciples choisi par Jésus-Christ. Il s’agit de l’apôtre Pierre qui s’appelait Simon avant sa rencontre avec le Christ-Jésus.
Nous découvrirons au cours de cette étude où et comment se fit l’appel de Pierre à devenir disciple du Messie Yeshoua. Nous irons à la recherche de son origine sociale qui comportera sa situation géographique, sa profession, sa vie familiale ainsi que l’aspect spirituel de son existence avant sa rencontre avec celui qui devait devenir son Seigneur, son Sauveur, le Christ, le Fils du Dieu vivant. Nous regarderons comment cet homme a compris qui était le Christ et quels ont été les changements qui se produisirent dans son existence suite à cette rencontre qu’il a faite avec Jésus de Nazareth. Enfin nous pourrons examiner ce que signifie l’appel de Christ dans nos vies et comment un simple pêcheur de poissons est devenu celui qui a les clés des cieux et qui a le pouvoir de lier ou de délier les choses de la terre afin qu’elles soient liées ou déliées dans les cieux.
Pour commencer cette étude nous irons voir dans le nouveau testament et particulièrement dans les évangiles pour découvrir Simon. Cependant, pour pouvoir faire des comparaisons ou montrer des similitudes, nous regarderons aussi certains livres de l’Ancien Testament.
Mais tout d’abord cherchons la définition du terme disciple :
- Personne qui reçoit l'enseignement d'un maître, fait partie de son école ; élève : Les disciples de Jésus-Christ.
- Personne qui suit l'exemple de quelqu'un qu'il considère comme son maître à penser, qui adhère à une doctrine, une conception, etc. ; partisan, fidèle, adepte : On voit en lui un disciple de Jésus.
La réponse immédiate des disciples
En observant avec attention l’évangile de Marc et l’appel de Simon, « Comme il passait le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs. Jésus leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent leurs filets, et le suivirent. (Marc 1 : 16-18). Nous pouvons nous apercevoir qu’il y a une sorte de parallélisme avec l’appel d’Elisée tel qu’il est relaté dans le premier livre des rois « Elie partit de là, et il trouva Elisée, fils de Schaphath, qui labourait. Il y avait devant lui douze paires de bœufs, et il était avec la douzième. Elie s’approcha de lui, et il jeta sur lui son manteau. Elisée, quittant ses bœufs, courut après Elie, et dit : Laisse-moi embrasser mon père et ma mère, et je te suivrai. Elie lui répondit : Va, et reviens ; car pense à ce que je t’ai fait. Après s’être éloigné d’Elie, il revint prendre une paire de bœufs, qu’il offrit en sacrifice ; avec l’attelage des bœufs, il fit cuire leur chair, et la donna à manger au peuple. Puis il se leva, suivit. Elie, et fut à son service » (1 Rois :19-20).
La pêche miraculeuse et l’appel de Pierre à devenir disciple
Si nous regardons dans l’Évangile de Luc, nous comprenons mieux pourquoi Pierre, qui s’appelait encore Simon, a suivi Jésus. « Comme Jésus se trouvait auprès du lac de Génésareth, et que la foule se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu, il vit au bord du lac deux barques, d’où les pêcheurs étaient descendus pour laver leurs filets. Il monta dans l’une de ces barques, qui était à Simon, et il le pria de s’éloigner un peu de terre. Puis il s’assit, et de la barque il enseignait la foule. Lorsqu’il eut cessé de parler, il dit à Simon : Avance en pleine eau, et jetez vos filets pour pêcher. Simon lui répondit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je jetterai le filet. L’ayant jeté, ils prirent une grande quantité de poissons, et leur filet se rompait. Ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l’autre barque de venir les aider. Ils vinrent et ils remplirent les deux barques, au point qu’elles enfonçaient. Quand il vit cela, Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus, et dit : Seigneur, retire-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur. Car l’épouvante l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la pêche qu’ils avaient faite. Il en était de même de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Alors Jésus dit à Simon : Ne crains point ; désormais tu seras pêcheur d’hommes. Et, ayant ramené les barques à terre, ils laissèrent tout, et le suivirent ». (Luc 5 :1-11).
Ils laissèrent leurs filets
Matthieu nous raconte l’appel de Pierre et des trois autres disciples André, Jacques et Jean de la même manière que Marc « Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André, son frère, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs. Il leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent les filets, et le suivirent. De là étant allé plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère, qui étaient dans une barque avec Zébédée, leur père, et qui réparaient leurs filets. Il les appela, et aussitôt ils laissèrent la barque et leur père, et le suivirent ». (Matthieu 4 :18-22)
Nous avons trouvé le Messie
Pour obtenir d’autres renseignements concernant l’appel de Pierre. Il nous faut aussi lire ce que l’évangéliste Jean a écrit « Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ; et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu. Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus. Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi ce qui signifie Maître, où demeures-tu ? Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure. André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus. Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie ce qui signifie Christ. Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas ce qui signifie Pierre ». (Jean 1 : 35-42)
Tu es Pierre et sur cette pierre, Je bâtirai mon église.
Nous avons appris que Jésus avait changé le Nom de Simon en celui de Pierre (Jean 1 : 42). En Matthieu nous découvrons ce que signifie ce nom pour Jésus-Christ « Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples : Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme ? Ils répondirent : Les uns disent que tu es Jean-Baptiste ; les autres, Elie ; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes. Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis ? Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux. Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » (Matthieu 16 : 13-19). Mais j’aimerais que nous revenions à l’appel des disciples par Jésus. Nous avons vu en comparant l’appel d’Elisée à celui de Pierre qu’ils se ressemblaient beaucoup, en effet de part et d’autre chacun a laissé sa famille, son travail et est devenu disciple. Toutefois la différence est dans la manière dont la séparation s’est produite pour Elisée, celui-ci dit au revoir à sa famille et Elie lui rappelle de se souvenir de ce qui vient de se passer et particulièrement pour l’onction reçue lorsqu’il lui a lancé son manteau.
Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière
Pour les disciples de Jésus cela semble différent en effet, comme on a pu se rendre compte en observant avec soin les écritures, les disciples quittent leur travail immédiatement et suivent Jésus. Nous voyons aussi dans les évangiles certains disciples demander à Jésus la permission de dire au revoir à leurs parents ou d’ensevelir son père. « Pendant qu’ils étaient en chemin, un homme lui dit : Seigneur, je te suivrai partout où tu iras. Jésus lui répondit : Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids : mais le Fils de l’homme n’a pas un lieu où il puisse reposer sa tête. Il dit à un autre : Suis-moi. Et il répondit : Seigneur, permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon père. Mais Jésus lui dit : Laisse les morts ensevelir leurs morts ; et toi, va annoncer le royaume de Dieu. Un autre dit : Je te suivrai, Seigneur, mais permets-moi d’aller d’abord prendre congé de ceux de ma maison. Jésus lui répondit : Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n’est pas propre au royaume de Dieu » (Luc 9 : 57-62 ; Matthieu 8 : 21-22). Mais Jésus ne leur permet pas.
Jésus-Christ avertit les disciples des règles nécessaires pour le suivre.
Tout d’abord, il nous faut mettre en premier notre foi en Jésus-Christ et l’annonce du Royaume de Dieu « Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple » (Luc 14 :26-27).
Jésus insiste sur le fait qu’il n’est pas venu apporter la paix sur la terre.
« Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère ; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi. Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera ». (Matthieu 10 : 34-39).
Nous venons de voir par le biais de la parole les exigences demandées par Jésus-Christ pour être de ses disciples, maintenant nous allons approfondir notre connaissance de l’apôtre Pierre.
Que connaissons nous de Simon surnommé Pierre.
Syméon en Hébreux ou Simon qui est la forme grecque qui est employé fréquemment dans le Nouveau testament « Lorsqu’ils eurent cessé de parler, Jacques prit la parole, et dit : Hommes frères, écoutez-moi ! Simon a raconté comment Dieu a d’abord jeté les regards sur les nations pour choisir du milieu d’elles un peuple qui portât son nom ». (Actes 15 : 13-14 ; 2 Pierre 1 : 1).
Nous savons que le nom de son père était Jonas « Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 16 :17).
La femme de Simon
L’évangile de Marc nous apprend qu’il était marié. « La belle-mère de Simon était couchée, ayant la fièvre ; et aussitôt on parla d’elle à Jésus » (Marc 1 :30). Paul nous dit dans son épitre première aux Corinthiens que son épouse l’accompagnait.
« N’avons-nous pas le droit de mener avec nous une sœur qui soit notre femme, comme font les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas ? ». (1Corinthiens 9 :5). Nous voyons dans l’évangile de Jean que Pierre avait résidé à Bethsaïda en Gaulanitide,
La maison de André et Simon à Capernaüm
Pour l’évangéliste Marc, celui-ci nous indique dans son écrit que Simon et André avaient une maison à Capernaüm en Galilée. « 21 Ils se rendirent à Capernaüm. Et, le jour du sabbat, Jésus entra d’abord dans la synagogue, et il enseigna ; 29 En sortant de la synagogue, ils se rendirent avec Jacques et Jean à la maison de Simon et d’André ». (Marc 1 : 21 ; 29).
La langue Araméenne remplie de l’accent de la Galilée
Que nous apprend la Bible sur la langue pratiquée par Pierre, selon toujours l’évangéliste Marc, Pierre parlait l’Araméen avec l’accent issu de la Galilée.
« Et il le nia de nouveau. Peu après, ceux qui étaient présents dirent encore à Pierre : Certainement tu es de ces gens-là, car tu es Galiléen » (Marc 14 ;70).
Des gens du peuple sans instruction
Il semble que Pierre n’ait pas reçu d’enseignement spécifique sur la loi en dehors de celle qui pouvait être donnée dans les synagogues. Lorsque lui et Jean sont arrêtés par les sacrificateurs ceux-ci les considèrent comme des personnes sans instruction, hormis celle reçue de la part de Jésus-Christ. « Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction ; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus » (Actes 4 : 13).
André disciple de Jean-Baptiste
Avant de connaître Jésus-Christ, Pierre était en relation avec le mouvement de Jean-Baptiste, son frère étant disciple de celui-ci. « Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ; et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu. Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus. Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi ce qui signifie Maître, où demeures-tu ? Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure. André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus.
Nous avons trouvé le Messie
Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie ce qui signifie Christ. Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas ce qui signifie Pierre » (Jean 1 : 35-40).
Regardons maintenant les aptitudes, les qualités et les défauts de ce disciple.
Explique-nous cette parabole
Une des premières aptitudes de Pierre est son caractère de meneur, on le voit plusieurs fois prendre la parole au nom des douze disciples. « Pierre, prenant la parole, lui dit : Explique-nous cette parabole » (Matthieu 15 :15).
Combien de fois dois-je pardonner à mon frère
C’est encore lui qui demande à Jésus combien de fois il faut pardonner à son frère « Alors Pierre s’approcha de lui, et dit : Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu’à sept fois ? Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à septante fois sept fois » (Matthieu 18 : 21-22).
Qu’en sera-t-il pour nous ?
Nous le voyons encore demander à Jésus-Christ ce qu’il adviendra de ses disciples eux qui ont tout quitté pour le suivre. « Pierre, prenant alors la parole, lui dit : Voici, nous avons tout quitté, et nous t’avons suivi ; qu’en sera-t-il pour nous ? Jésus leur répondit : Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël. Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle. Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers » (Matthieu 19 :27-30).
Le figuier maudit
C’est encore lui qui rappellera à Jésus devant les autres disciples l’épisode du figuier qui a été maudit : « Le matin, en passant, les disciples virent le figuier séché jusqu’aux racines. Pierre, se rappelant ce qui s’était passé, dit à Jésus : Rabbi, regarde, le figuier que tu as maudit a séché » (Marc 11 : 20-21).
La femme atteinte d’une perte de sang
Ce fut encore lui qui lors du miracle de la femme qui avait une perte de sang prit la parole pour dire à Jésus qu’il se trompait quand le Christ affirmait que quelqu’un l’avait touché et qu’une force était sortie de lui : « Or, il y avait une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans, et qui avait dépensé tout son bien pour les médecins, sans qu’aucun ait pu la guérir. Elle s’approcha par derrière, et toucha le bord du vêtement de Jésus. Au même instant la perte de sang s’arrêta. Et Jésus dit : Qui m’a touché ? Comme tous s’en défendaient, Pierre et ceux qui étaient avec lui dirent : Maître, la foule t’entoure et te presse, et tu dis : Qui m’a touché ? Mais Jésus répondit : Quelqu’un m’a touché, car j’ai connu qu’une force était sortie de moi » (Luc 8 : 43-46).
Cette parabole concerne-t-elle les disciples ou bien elle est pour tous
Une nouvelle fois nous le trouvons en train d’interroger Jésus sur le sens d’une parabole qui parle de serviteurs et d’un maître qui doit rentrer à l’improviste. Pierre demande à Jésus si cette parabole concerne les disciples ou bien si celle-ci est pour tous (Luc 12 : 41).
Pas seulement les pieds mais aussi les mains et la tête
Lors du lavement des pieds que Jésus fit à ses disciples avant de subir la crucifixion, Pierre une fois encore s’adresse à Jésus et lui demande de ne pas seulement lui laver les pieds mais aussi les mains et la tête « Il vint donc à Simon Pierre ; et Pierre lui dit : Toi, Seigneur, tu me laves les pieds ! Jésus lui répondit : Ce que je fais, tu ne le comprends pas maintenant, mais tu le comprendras bientôt. Pierre lui dit : Non, jamais tu ne me laveras les pieds. Jésus lui répondit : Si je ne te lave, tu n’auras point de part avec moi. Simon Pierre lui dit : Seigneur, non seulement les pieds, mais encore les mains et la tête. Jésus lui dit : Celui qui est lavé n’a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur ; et vous êtes purs, mais non pas tous. Car il connaissait celui qui le livrait ; c’est pourquoi il dit : Vous n’êtes pas tous purs. Après qu’il leur eut lavé les pieds, et qu’il eut pris ses vêtements, il se remit à table, et leur dit : Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m’appelez Maître et Seigneur ; et vous dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres ; car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait » (Jean 13 : 6-15).
Que veux tu dire en disant vous ne pouvez venir avec moi
Une des interrogations de Pierre qui permet à chacun de nous de voir la patience et la compréhension de Jésus à notre égard, comme cela l’a été pour Pierre, se trouve dans le passage où Judas est sorti pour livrer Jésus aux sacrificateurs. Pierre pose une question au Christ que veux-tu dire en disant vous ne pouvez pas venir avec moi. L’apôtre Pierre insiste en disant qu’il donnerait sa vie pour Jésus. La réponse du Christ marquera son disciple à jamais. « Lorsque Judas fut sorti, Jésus dit : Maintenant, le Fils de l’homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui. Si Dieu a été glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même, et il le glorifiera bientôt. Mes petits-enfants, je suis pour peu de temps encore avec vous. Vous me chercherez ; et, comme j’ai dit aux Juifs : Vous ne pouvez venir où je vais, je vous le dis aussi maintenant. Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. Simon Pierre lui dit : Seigneur, où vas-tu ? Jésus répondit : Tu ne peux pas maintenant me suivre où je vais, mais tu me suivras plus tard. Seigneur, lui dit Pierre, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ? Je donnerai ma vie pour toi. Jésus répondit : Tu donneras ta vie pour moi ! En vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne chantera pas que tu ne m’aies renié trois fois » (Jean 13 : 31-38). Pierre s’est surtout fait remarquer par son discernement en reconnaissant Jésus comme le Messie attendu (Matthieu 16 : 16-17).
Pierre faisait partie avec Jean et Jacques de ceux que le Seigneur prenait avec lui dans différentes circonstances.
On le voit présent dans la résurrection de la fille de Jaïrus :
« Comme il parlait encore, survinrent de chez le chef de la synagogue des gens qui dirent : Ta fille est morte ; pourquoi importuner davantage le maître ? Mais Jésus, sans tenir compte de ces paroles, dit au chef de la synagogue : Ne crains pas, crois seulement. Et il ne permit à personne de l’accompagner, si ce n’est à Pierre, à Jacques, et à Jean, frère de Jacques » (Marc 5 : 35-37).
Il propose de dresser trois tentes
Pierre est présent lors de la transfiguration de Jésus-Christ, il propose de dresser trois tentes. Il reçoit l’ordre de ne parler à personne de cette vision avant que le fils de l’homme soit ressuscité. Il comprend suite à l’explication de Jésus qu’Elie est déjà venu. Pierre comprit que le Christ leur parlait de Jean-Baptiste.
« Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, et il les conduisit à l’écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voici, Moïse et Elie leur apparurent, s’entretenant avec lui. Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : Seigneur, il est bon que nous soyons ici ; si tu le veux, je dresserai ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Elie. Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. Et voici, une voix fit entendre de la nuée ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection : écoutez-le ! Lorsqu’ils entendirent cette voix, les disciples tombèrent sur leur face, et furent saisis d’une grande frayeur. Mais Jésus, s’approchant, les toucha, et dit : Levez-vous, n’ayez pas peur ! Ils levèrent les yeux, et ne virent que Jésus seul. Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : Ne parlez à personne de cette vision, jusqu’à ce que le Fils de l’homme soit ressuscité des morts. Les disciples lui firent cette question : Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Elie doit venir premièrement ? Il répondit : Il est vrai qu’Elie doit venir, et rétablir toutes choses. Mais je vous dis qu’Elie est déjà venu, qu’ils ne l’ont pas reconnu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’homme souffrira de leur part. Les disciples comprirent alors qu’il leur parlait de Jean-Baptiste ». (Matthieu 17 : 1-13).
Pierre fut celui qui avec Jean prépara le dernier repas de la pâque que Jésus a pris avec ses disciples :
« Le jour des pains sans levain, où l’on devait immoler la Pâque, arriva, et Jésus envoya Pierre et Jean, en disant : Allez nous préparer la Pâque, afin que nous la mangions. Ils lui dirent : Où veux-tu que nous la préparions ? Il leur répondit : Voici, quand vous serez entrés dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d’eau ; suivez-le dans la maison où il entrera, et vous direz au maître de la maison : Le maître te dit : Où est le lieu où je mangerai la Pâque avec mes disciples ? Et il vous montrera une grande chambre haute, meublée : c’est là que vous préparerez la Pâque. Ils partirent, et trouvèrent les choses comme il le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque »
(Luc 22 : 7-13).
Quelle était la personnalité de Pierre ?
Quand on observe les situations dans lesquelles s’est trouvé Pierre, on remarque qu’il a tendance à réagir de manière impétueuse !
On le voit sortir de la barque et s’avancer sur l’eau vers le Seigneur quand Jésus vient vers eux, mais il coule rapidement dès qu’il sent le vent.
« La barque, déjà au milieu de la mer, était battue par les flots ; car le vent était contraire. A la quatrième veille de la nuit, Jésus alla vers eux, marchant sur la mer Quand les disciples le virent marcher sur la mer, ils furent troublés, et dirent : C’est un fantôme ! Et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris, Jésus leur dit aussitôt : Rassurez-vous, c’est moi ; n’ayez pas peur ! Pierre lui répondit : Seigneur, si c’est toi, ordonne que j’aille vers toi sur les eaux. Et il dit : Viens ! Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus. Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria : Seigneur, sauve-moi ! Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit : Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » (Matthieu 14 :24-31).
Pierre se permet de faire une remarque à Jésus, quand le Christ lui annonce qu’il va souffrir et mourir puis ressusciter.
« Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour. Pierre, l’ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit : A Dieu ne plaise, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas. Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre : Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale ; Car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes »
(Matthieu 16 : 21-23).
La violence de Pierre
Pierre fut très violent lors de l’arrestation de Jésus par les gardes envoyés par les principaux sacrificateurs.
« Lorsqu’il eut dit ces choses, Jésus alla avec ses disciples de l’autre côté du torrent du Cédron, où se trouvait un jardin, dans lequel il entra, lui et ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait ce lieu, parce que Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis. Judas donc, ayant pris la cohorte, et des huissiers qu’envoyèrent les principaux sacrificateurs et les pharisiens, vint là avec des lanternes, des flambeaux et des armes.
Jésus, sachant tout ce qui devait lui arriver, s’avança, et leur dit : Qui cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Jésus de Nazareth. Jésus leur dit : C’est moi. Et Judas, qui le livrait, était avec eux. Lorsque Jésus leur eut dit : C’est moi, ils reculèrent et tombèrent par terre. Il leur demanda de nouveau : Qui cherchez-vous ? Et ils dirent : Jésus de Nazareth. Jésus répondit : Je vous ai dit que c’est moi. Si donc c’est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci. Il dit cela, afin que s’accomplît la parole qu’il avait dite : Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés. Simon Pierre, qui avait une épée, la tira, frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui coupa l’oreille droite. Ce serviteur s’appelait Malchus. Jésus dit à Pierre : Remets ton épée dans le fourreau. Ne boirai-je pas la coupe que le Père m’a donnée à boire ? » (Jean 18 : 1-11).
La présomption de Pierre
L’aspect présomptueux de Pierre apparaît lors de l’annonce par Jésus qu’il serait pour chacun d’eux une occasion de chute. Pierre crie à qui veut l’entendre que ce ne sera pas le cas pour lui.
« Alors Jésus leur dit : Je serai pour vous tous, cette nuit, une occasion de chute ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais, après que je serai ressuscité, je vous précèderai en Galilée. Pierre, prenant la parole, lui dit : Quand tu serais pour tous une occasion de chuter, tu ne le seras jamais pour moi. Jésus lui dit : Je te le dis en vérité, cette nuit même, avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Pierre lui répondit : Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas. Et tous les disciples dirent la même chose » (Matthieu 26 : 35).
Les pleurs de Pierre après son reniement.
« Cependant, Pierre était assis dehors dans la cour. Une servante s’approcha de lui, et dit : Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen. Mais il le nia devant tous, disant : Je ne sais ce que tu veux dire. Comme il se dirigeait vers la porte, une autre servante le vit, et dit à ceux qui se trouvaient là ; Celui-ci était aussi avec Jésus de Nazareth. Il le nia de nouveau, avec serment : Je ne connais pas cet homme. Peu après, ceux qui étaient là, s’étant approchés, dirent à Pierre : Certainement tu es aussi de ces gens-là, car ton langage te fait reconnaître. Alors il se mit à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme. Aussitôt le coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Et étant sorti, il pleura amèrement » (Matthieu 26 : 69-75).
La miséricorde de Jésus-Christ
Heureusement pour Pierre et pour chacun de nous Dieu en Jésus-Christ est miséricordieux. Jésus qui avait auparavant changé le nom de Simon en Pierre (Matthieu 16 : 18-19), fera dire à Pierre par Marie-Madeleine et Marie mère de Jacques et Salomé par l’intermédiaire d’un ange, qu’il le retrouvera en Galilée.
« Lorsque le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin d’aller embaumer Jésus. Le premier jour de la semaine, elles se rendirent au sépulcre, de grand matin, comme le soleil venait de se lever. Elles disaient entre elles : Qui nous roulera la pierre loin de l’entrée du sépulcre ? Et, levant les yeux, elles aperçurent que la pierre, qui était très grande, avait été roulée. Elles entrèrent dans le sépulcre, virent un jeune homme assis à droite vêtu d’une robe blanche, et elles furent épouvantées. Il leur dit : Ne vous épouvantez pas ; vous cherchez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié ; il est ressuscité, il n’est point ici ; voici le lieu où on l’avait mis. Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu’il vous précède en Galilée : c’est là que vous le verrez, comme il vous l’a dit » (Marc 16 : 1-7).
Pais mes brebis
Pierre étant retourné à son activité de pêcheur de poissons après la mort et la résurrection de Jésus-Christ fut confondu lorsqu’il vit Jésus sur le bord de mer lui indiquer l’endroit où il devait jeter son filet. Après cet épisode de pêche miraculeuse et de repas pris en commun, le Christ posa par trois fois une question à Pierre en insistant jusqu’à quel point ce disciple avait de l’amour pour lui. Pierre répondit à Jésus et affirma son amour par trois fois mais de manière différente et se fit confier le troupeau du Seigneur. C’était la troisième fois que les disciples revoyaient le Seigneur.
« Après cela, Jésus se montra encore aux disciples, sur les bords de la mer de Tibériade. Et voici de quelle manière il se montra. Simon Pierre, Thomas, appelé Didyme, Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples de Jésus, étaient ensemble. Simon Pierre leur dit : Je vais pêcher. Ils lui dirent : Nous allons aussi avec toi. Ils sortirent et montèrent dans une barque, et cette nuit-là ils ne prirent rien.
Le matin étant venu, Jésus se trouva sur le rivage ; mais les disciples ne savaient pas que c’était Jésus. Jésus leur dit : Enfants, n’avez-vous rien à manger ? Ils lui répondirent : Non. Il leur dit : Jetez le filet du côté droit de la barque, et vous trouverez. Ils le jetèrent donc, et ils ne pouvaient plus le retirer, à cause de la grande quantité de poissons. Alors le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : C’est le Seigneur ! Et Simon Pierre, dès qu’il eut entendu que c’était le Seigneur, mit son vêtement et sa ceinture, car il était nu, et se jeta dans la mer. Les autres disciples vinrent avec la barque, tirant le filet plein de poissons, car ils n’étaient éloignés de terre que d’environ deux cents coudées. Lorsqu’ils furent descendus à terre, ils virent là des charbons allumés, du poisson dessus, et du pain. Jésus leur dit : Apportez des poissons que vous venez de prendre. Simon Pierre monta dans la barque, et tira à terre le filet plein de cent cinquante-trois grands poissons ; et quoiqu’il y en eût tant, le filet ne se rompit point. Jésus leur dit : Venez, mangez. Et aucun des disciples n’osait lui demander : Qui es-tu ? sachant que c’était le Seigneur. Jésus s’approcha, prit le pain, et leur en donna ; il fit de même du poisson. C’était déjà la troisième fois que Jésus se montrait à ses disciples depuis qu’il était ressuscité des morts. Après qu’ils eurent mangé, Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ne m’aiment ceux-ci ? Il lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit une seconde fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : M’aimes-tu ? Et il lui répondit : Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne voudras pas. Il dit cela pour indiquer par quelle mort Pierre glorifierait Dieu. Et ayant ainsi parlé, il lui dit : Suis-moi » (Jean 21 : 1-19).
Pierre après la pentecôte
Il semble que Pierre soit transformé après avoir reçu le baptême de l’Esprit Saint le jour de la pentecôte. Nous le voyons prendre la parole pour témoigner de Jésus-Christ devant 3000 personnes qui deviendront des croyants en Jésus-Christ.
« Alors Pierre, se présentant avec les onze, éleva la voix, et leur parla en ces termes : Hommes Juifs, et vous tous qui séjournez à Jérusalem, sachez ceci, et prêtez l’oreille à mes paroles ! Ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez, car c’est la troisième heure du jour. Mais c’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël : Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair ; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos jeunes gens auront des visions, Et vos vieillards auront des songes. Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, Dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit ; et ils prophétiseront. Je ferai paraître des prodiges en haut dans le ciel et des miracles en bas sur la terre, Du sang, du feu, et une vapeur de fumée ; Le soleil se changera en ténèbres, Et la lune en sang, Avant l’arrivée du jour du Seigneur, De ce jour grand et glorieux. Alors quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Hommes Israélites, écoutez ces paroles ! Jésus de Nazareth, cet homme à qui Dieu a rendu témoignage devant vous par les miracles, les prodiges et les signes qu’il a opérés par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes ; cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l’avez crucifié, vous l’avez fait mourir par la main des impies. Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il fût retenu par elle. Car David dit de lui : Je voyais constamment le Seigneur devant moi, Parce qu’il est à ma droite, afin que je ne sois point ébranlé. Aussi mon cœur est dans la joie, et ma langue dans l’allégresse ; Et même ma chair reposera avec espérance, Car tu n’abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts, Et tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption. Tu m’as fait connaître les sentiers de la vie, Tu me rempliras de joie par ta présence. Hommes frères, qu’il me soit permis de vous dire librement, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son sépulcre existe encore aujourd’hui parmi nous. Comme il était prophète, et qu’il savait que Dieu lui avait promis avec serment de faire asseoir un de ses descendants sur son trône, c’est la résurrection du Christ qu’il a prévue et annoncée, en disant qu’il ne serait pas abandonné dans le séjour des morts et que sa chair ne verrait pas la corruption. C’est ce Jésus que Dieu a ressuscité ; nous en sommes tous témoins. Elevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint-Esprit qui avait été promis, et il l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez. Car David n’est point monté au ciel, mais il dit lui-même : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié » (Actes 2 : 14-36).
Nous le verrons ensuite avec Jean devoir affronter le Sanhédrin après la guérison d’un homme boiteux de naissance et le témoignage devant la foule. Son arrestation, les coups qu’il a reçus, les menaces prononcées ne sont pas arrivées à le faire taire. Nous le voyons une nouvelle fois annoncer le salut et le royaume de Dieu en Jésus-Christ.
Pierre et Jean montaient ensemble au temple
« Pierre et Jean montaient ensemble au temple, à l’heure de la prière : c’était la neuvième heure. Il y avait un homme boiteux de naissance, qu’on portait et qu’on plaçait tous les jours à la porte du temple appelée la Belle, pour qu’il demandât l’aumône à ceux qui entraient dans le temple. Cet homme, voyant Pierre et Jean qui allaient y entrer, leur demanda l’aumône. Pierre, de même que Jean, fixa les yeux sur lui, et dit : Regarde-nous. Et il les regardait attentivement, s’attendant à recevoir d’eux quelque chose. Alors Pierre lui dit : Je n’ai ni argent, ni or ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche. Et le prenant par la main droite, il le fit lever. Au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes ; d’un saut il fut debout, et il se mit à marcher. Il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant, et louant Dieu. Tout le monde le vit marchant et louant Dieu. Ils reconnaissaient que c’était celui qui était assis à la Belle porte du temple pour demander l’aumône, et ils furent remplis d’étonnement et de surprise au sujet de ce qui lui était arrivé. Comme il ne quittait pas Pierre et Jean, tout le peuple étonné accourut vers eux, au portique dit de Salomon. Pierre, voyant cela, dit au peuple : Hommes Israélites, pourquoi vous étonnez-vous de cela ? Pourquoi avez-vous les regards fixés sur nous, comme si c’était par notre propre puissance ou par notre piété que nous eussions fait marcher cet homme ? Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son serviteur Jésus, que vous avez livré et renié devant Pilate, qui était d’avis qu’on le relâchât. Vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé qu’on vous accordât la grâce d’un meurtrier. Vous avez fait mourir le Prince de la vie, que Dieu a ressuscité des morts ; nous en sommes témoins. C’est par la foi en son nom que son nom a raffermi celui que vous voyez et connaissez ; c’est la foi en lui qui a donné à cet homme cette entière guérison, en présence de vous tous. Et maintenant, frères, je sais que vous avez agi par ignorance, ainsi que vos chefs. Mais Dieu a accompli de la sorte ce qu’il avait annoncé d’avance par la bouche de tous ses prophètes, que son Christ devait souffrir. Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, (3-20) afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur, et qu’il envoie celui qui vous a été destiné, Jésus-Christ, que le ciel doit recevoir jusqu’aux temps du rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé anciennement par la bouche de ses saints prophètes. Moïse a dit : Le Seigneur votre Dieu vous suscitera d’entre vos frères un prophète comme moi ; vous l’écouterez dans tout ce qu’il vous dira, et quiconque n’écoutera pas ce prophète sera exterminé du milieu du peuple. Tous les prophètes qui ont successivement parlé, depuis Samuel, ont aussi annoncé ces jours-là. Vous êtes les fils des prophètes et de l’alliance que Dieu a traitée avec nos pères, en disant à Abraham : Toutes les familles de la terre seront bénies en ta postérité. C’est à vous premièrement que Dieu, ayant suscité son serviteur, l’a envoyé pour vous bénir, en détournant chacun de vous de ses iniquités » (Actes 3 : 1-26).
L’arrestation de Pierre et de Jean
« Tandis que Pierre et Jean parlaient au peuple, survinrent les sacrificateurs, le commandant du temple, et les sadducéens, mécontents de ce qu’ils enseignaient le peuple, et annonçaient en la personne de Jésus la résurrection des morts. Ils mirent les mains sur eux, et ils les jetèrent en prison jusqu’au lendemain ; car c’était déjà le soir.
Cependant, beaucoup de ceux qui avaient entendu la parole crurent, et le nombre des hommes s’éleva à environ cinq mille. Le lendemain, les chefs du peuple, les anciens et les scribes, (4-5) s’assemblèrent à Jérusalem, (4-6) avec Anne, le souverain sacrificateur, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui étaient de la race des principaux sacrificateurs. Ils firent placer au milieu d’eux Pierre et Jean, et leur demandèrent : Par quel pouvoir, ou au nom de qui avez-vous fait cela ? Alors Pierre, rempli du Saint-Esprit, leur dit : Chefs du peuple, et anciens d’Israël, puisque nous sommes interrogés aujourd’hui sur un bienfait accordé à un homme malade, afin que nous disions comment il a été guéri, sachez-le tous, et que tout le peuple d’Israël le sache ! C’est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, que vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts, c’est par lui que cet homme se présente en pleine santé devant vous. Jésus est La pierre rejetée par vous qui bâtissez, Et qui est devenue la principale de l’angle. Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction ; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus. Mais comme ils voyaient là près d’eux l’homme qui avait été guéri, ils n’avaient rien à répliquer. Ils leur ordonnèrent de sortir du sanhédrin, et ils délibérèrent entre eux, disant : Que ferons-nous à ces hommes ? Car il est manifeste pour tous les habitants de Jérusalem qu’un miracle signalé a été accompli par eux, et nous ne pouvons pas le nier. Mais, afin que la chose ne se répande pas davantage parmi le peuple, défendons-leur avec menaces de parler désormais à qui que ce soit en ce nom-là. Et les ayant appelés, ils leur défendirent absolument de parler et d’enseigner au nom de Jésus. Pierre et Jean leur répondirent : Jugez s’il est juste, devant Dieu, de vous obéir plutôt qu’à Dieu ; car nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu. Ils leur firent de nouvelles menaces, et les relâchèrent, ne sachant comment les punir, à cause du peuple, parce que tous glorifiaient Dieu de ce qui était arrivé.
Car l’homme qui avait été l’objet de cette guérison miraculeuse était âgé de plus de quarante ans » (Actes 4 : 1-22).
L’accomplissement de la promesse de Jésus-Christ pour Pierre s’est précisé en plusieurs étapes.
Nous l’avons vu témoigner de Jésus-Christ et prendre la direction de la première communauté, le jour de la pentecôte (Actes 2 : 1-47), il a un rôle important dans l’affaire qui concerne Ananias et Saphira. (Actes 5 : 1-11). On le voit être acteur et témoin du baptême du Saint Esprit pour les Samaritains. (Actes 8 : 14-17). C’est encore lui qui est participant lors du baptême du Saint Esprit de Corneille et de sa famille. (Actes 10 : 1-48). Il a donc les clés des portes du Royaume de Dieu, pour les Juifs en premier, pour les Samaritains en second et pour les non-juifs c’est-à-dire les gentils.
Pierre et les non-juifs
Pourtant la personnalité, son origine juive, sa pratique des commandements de la loi ont été dans certains moments un problème de conscience pour Pierre. C’est ainsi que lorsqu’il doit aller voir Corneille Dieu doit lui montrer une vision d’animaux impurs par trois fois, Pierre restera pensif et perplexe quant à cette vision, il ne la comprendra qu’au moment où arrivent les envoyés de corneille. (Actes 10 : 9-17). Il comprendra que Dieu veut ouvrir la porte aux non-Juifs. (Actes 10 : 34-35). Suite à cela, quand Paul et Barnabas sont venus à Jérusalem pour demander aux apôtres et aux anciens leurs avis sur la circoncision et l’observance de la loi pour les croyants issus du paganisme, Pierre s’exprima dans le sens de ne pas mettre un joug sur les épaules des nouveaux convertis (Actes 15 : 1-29).
Une réprimande publique
Pourtant Pierre était loin d’être parfait et l’esprit de crainte qui lui avait faire ou dire certaines choses n’était pas complètement évincé de sa vie. On le voit à Antioche en compagnie de non-juifs à leur table mais dès que des juifs légalistes arrivent il s’éloigne des non-juifs pour éviter des conflits. Paul s’étant rendu compte de son attitude le reprend publiquement (Galates 2 :11-14). Ce moment a certainement été pour Pierre une expérience salutaire qui lui a permis de mieux servir Dieu et son Royaume.
Le neveu de Pierre
Dans sa première épître Pierre nous parle de son neveu Jean surnommé Marc qui s’est peut-être converti par le témoignage de son oncle, il semble que celui-ci lui était très utile (I pierre 5 :13). On pense que l’évangile de Marc est en fait celui qui a été dicté par Pierre. Pierre a écrit deux épîtres.
Concernant sa mort, la Bible ne nous en parle pas.
Conclusion
Nous avons découvert une partie de la vie de Pierre ainsi que de sa personnalité. Jésus-Christ avait vu en lui l’homme et le leader qui allait devenir pour son église. Pierre après quelques difficultés a assumé parfaitement le rôle que le Christ lui avait demandé d’accomplir. Pierre n’a pas seulement été l’apôtre des premiers croyants, il est aussi notre apôtre car comme le dit l’épître aux Hébreux « Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu ; considérez quelle a été la fin de leur vie, et imitez leur foi » (Hébreux 13 : 7).
Que pouvons nous retenir de cette étude sur l’apôtre Pierre : que Christ lui a montré de ne plus avoir peur, soit de marcher sur l’eau ou soit de rencontrer des personnes inconnues. Il y a bien des domaines dans nos vies où il nous faut la même foi que Pierre pour avancer dans l’inconnu, il en est de même de nos rencontres avec certaines personnes qui nous paraissent inabordables.
Un élément important, voire essentiel, est celui du pardon que Dieu en Jésus-Christ nous accorde. Il arrivera peut-être dans notre vie où nous entendrons la voix du Christ nous dire m’aimes-tu.
En Pierre nous découvrons aussi la volonté et la patience de Dieu pour nous instruire.
Toujours à travers la vie de l’apôtre Pierre nous nous apercevons que Dieu ne se trompe pas quand il nous appelle. Quand Jésus a regardé Pierre il savait ce que cet homme était capable de faire « tu es Pierre est sur cette pierre, je bâtirai mon église »
(Matthieu 16 : 18).
Maintenant pourquoi Dieu a-t-il choisi un pêcheur sans instruction de surcroit Galiléen pour en faire un pêcheur d’hommes (Luc 5 : 10). Pour ma part je pense que Dieu connaissait parfaitement le cœur de cet homme, il savait que pour l’amour de Jésus-Christ, il irait jusqu’au bout afin d’annoncer le salut et la bonne nouvelle du Royaume de Dieu. Cet exemple doit nous inciter à faire de même. Dans le prochain cours nous regarderons ce que peuvent nous apporter comme enseignement les autres disciples de Jésus-Christ.
Bibliographie
Cours BibleDoc 2005
Bible Online 2011
Le grand dictionnaire de la Bible Editions Excelsis 2017
Etude sur le disciple de Jésus-Christ appelé Simon et surnommé Pierre
Module trois : Ce travail concerne une préparation de cours dans le but d’expliquer l’appel et la personnalité de celui qui a reçu pour tâche de paître le troupeau de brebis de l’ekklésia de Jésus-Christ dans le Royaume de Dieu.
Cette étude est la troisième d’une série de vingt cours qui aura pour objectif de prouver que Jésus-Christ est bien le Messie attendu et qu’il est venu réaliser les prophéties annoncées concernant le Royaume de Dieu.
Ce travail de recherche se terminera par une thèse de doctorat ayant pour titre le Royaume de Dieu vu par Jésus-Christ
L’ensemble des travaux est dirigé par BibleDoc
Le doctorant est Bernard IRRMANN
Sommaire
Introduction....................................................................................................... page 4
Définition du terme disciple.............................................................................. page 5
La réponse immédiate des disciples.................................................................. page 5
La pêche miraculeuse et l’appel à devenir disciple........................................... page 5
Ils laissèrent leurs filets..................................................................................... page 6
Nous avons trouvé le Messie............................................................................. page 6
Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon église......................................... page 6
Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière................................. page 7
Jésus-Christ avertit les disciples des règles pour le suivre................................ page 7
Jésus insiste sur le fait qu’il n’est pas venu apporter la paix sur la terre........... page 7
Que connaissons-nous de Simon surnommé Pierre........................................... page 7
La femme de Simon........................................................................................... page 8
La maison de André et Simon à Capernaüm..................................................... page 8
La langue araméenne remplie de l’accent de la Galilée.................................... page 8
Des gens du peuple sans instruction.................................................................. page 8
André disciple de Jean-Baptiste........................................................................ page 8
Nous avons trouvé le Messie............................................................................. page 8
Explique-nous cette parabole............................................................................. page 9
Combien de fois dois-je pardonner à mon frère................................................ page 9
Qu’en sera-t-il pour nous ?................................................................................ page 9
Le figuier maudit............................................................................................... page 9
La femme atteinte d’une perte de sang.............................................................. page 9
Cette parabole concerne-t-elle les disciples ou bien est-elle pour tous..............page 10
Pas seulement les pieds mais aussi les mains et la tête......................................page 10
Que veux-tu dire en disant vous ne pouvez pas venir avec moi.........................page 10
On le voit présent dans la résurrection de la fille de Jaïrus................................page 11
Il propose de dresser trois tentes.........................................................................page 11
Le dernier repas de la Pâque que Jésus a pris avec ses disciples........................page 11
Quelle était la personnalité de Pierre..................................................................page 12
La remarque de Pierre à Jésus.........................................................................page 12
La violence de Pierre...................................................................................... page 12
La présomption de Pierre................................................................................page 13
Les pleurs de Pierre après son reniement........................................................page 13
La miséricorde de Jésus..................................................................................page 13
Pais mes Brebis...............................................................................................page 13
Pierre après la pentecôte.................................................................................page 14
Pierre et Jean montaient ensemble au temple................................................ page 15
L’arrestation de Pierre et de Jean...................................................................page 16
L’accomplissement de la promesse de Jésus-Christ pour Pierre...................page 17
Pierre et les non-juifs.....................................................................................page 17
Une réprimande publique...............................................................................page 17
Le neveu de Pierre.........................................................................................page 17
Conclusion.....................................................................................................page 18
Bibliogaphie..................................................................................................page 18
Introduction
Bonjour à toutes et à tous,
Nous en sommes à notre troisième cours, lors des deux études précédentes nous avons de façon succincte découvert la naissance de Jean-Baptiste et celle de Jésus-Christ ainsi que le contexte familial, social et spirituel qui rapprochait ces deux hommes dans le premier cours, puis dans la seconde étude nous avons détaillé les premiers éléments du commencement de leurs ministères respectifs, en insistant d’une façon plus particulière sur le ministère de Jésus-Christ. Ses premiers pas après son baptême et sa préparation lors des quarante jours au désert, le choix de ses disciples et les premiers miracles qui accompagnaient l’annonce du Royaume de Dieu.
Aujourd’hui, j’aimerais diriger votre attention sur l’un des premiers disciples choisi par Jésus-Christ. Il s’agit de l’apôtre Pierre qui s’appelait Simon avant sa rencontre avec le Christ-Jésus.
Nous découvrirons au cours de cette étude où et comment se fit l’appel de Pierre à devenir disciple du Messie Yeshoua. Nous irons à la recherche de son origine sociale qui comportera sa situation géographique, sa profession, sa vie familiale ainsi que l’aspect spirituel de son existence avant sa rencontre avec celui qui devait devenir son Seigneur, son Sauveur, le Christ, le Fils du Dieu vivant. Nous regarderons comment cet homme a compris qui était le Christ et quels ont été les changements qui se produisirent dans son existence suite à cette rencontre qu’il a faite avec Jésus de Nazareth. Enfin nous pourrons examiner ce que signifie l’appel de Christ dans nos vies et comment un simple pêcheur de poissons est devenu celui qui a les clés des cieux et qui a le pouvoir de lier ou de délier les choses de la terre afin qu’elles soient liées ou déliées dans les cieux.
Pour commencer cette étude nous irons voir dans le nouveau testament et particulièrement dans les évangiles pour découvrir Simon. Cependant, pour pouvoir faire des comparaisons ou montrer des similitudes, nous regarderons aussi certains livres de l’Ancien Testament.
Mais tout d’abord cherchons la définition du terme disciple :
- Personne qui reçoit l'enseignement d'un maître, fait partie de son école ; élève : Les disciples de Jésus-Christ.
- Personne qui suit l'exemple de quelqu'un qu'il considère comme son maître à penser, qui adhère à une doctrine, une conception, etc. ; partisan, fidèle, adepte : On voit en lui un disciple de Jésus.
La réponse immédiate des disciples
En observant avec attention l’évangile de Marc et l’appel de Simon, « Comme il passait le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs. Jésus leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent leurs filets, et le suivirent. (Marc 1 : 16-18). Nous pouvons nous apercevoir qu’il y a une sorte de parallélisme avec l’appel d’Elisée tel qu’il est relaté dans le premier livre des rois « Elie partit de là, et il trouva Elisée, fils de Schaphath, qui labourait. Il y avait devant lui douze paires de bœufs, et il était avec la douzième. Elie s’approcha de lui, et il jeta sur lui son manteau. Elisée, quittant ses bœufs, courut après Elie, et dit : Laisse-moi embrasser mon père et ma mère, et je te suivrai. Elie lui répondit : Va, et reviens ; car pense à ce que je t’ai fait. Après s’être éloigné d’Elie, il revint prendre une paire de bœufs, qu’il offrit en sacrifice ; avec l’attelage des bœufs, il fit cuire leur chair, et la donna à manger au peuple. Puis il se leva, suivit. Elie, et fut à son service » (1 Rois :19-20).
La pêche miraculeuse et l’appel de Pierre à devenir disciple
Si nous regardons dans l’Évangile de Luc, nous comprenons mieux pourquoi Pierre, qui s’appelait encore Simon, a suivi Jésus. « Comme Jésus se trouvait auprès du lac de Génésareth, et que la foule se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu, il vit au bord du lac deux barques, d’où les pêcheurs étaient descendus pour laver leurs filets. Il monta dans l’une de ces barques, qui était à Simon, et il le pria de s’éloigner un peu de terre. Puis il s’assit, et de la barque il enseignait la foule. Lorsqu’il eut cessé de parler, il dit à Simon : Avance en pleine eau, et jetez vos filets pour pêcher. Simon lui répondit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je jetterai le filet. L’ayant jeté, ils prirent une grande quantité de poissons, et leur filet se rompait. Ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l’autre barque de venir les aider. Ils vinrent et ils remplirent les deux barques, au point qu’elles enfonçaient. Quand il vit cela, Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus, et dit : Seigneur, retire-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur. Car l’épouvante l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la pêche qu’ils avaient faite. Il en était de même de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Alors Jésus dit à Simon : Ne crains point ; désormais tu seras pêcheur d’hommes. Et, ayant ramené les barques à terre, ils laissèrent tout, et le suivirent ». (Luc 5 :1-11).
Ils laissèrent leurs filets
Matthieu nous raconte l’appel de Pierre et des trois autres disciples André, Jacques et Jean de la même manière que Marc « Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André, son frère, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs. Il leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent les filets, et le suivirent. De là étant allé plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère, qui étaient dans une barque avec Zébédée, leur père, et qui réparaient leurs filets. Il les appela, et aussitôt ils laissèrent la barque et leur père, et le suivirent ». (Matthieu 4 :18-22)
Nous avons trouvé le Messie
Pour obtenir d’autres renseignements concernant l’appel de Pierre. Il nous faut aussi lire ce que l’évangéliste Jean a écrit « Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ; et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu. Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus. Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi ce qui signifie Maître, où demeures-tu ? Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure. André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus. Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie ce qui signifie Christ. Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas ce qui signifie Pierre ». (Jean 1 : 35-42)
Tu es Pierre et sur cette pierre, Je bâtirai mon église.
Nous avons appris que Jésus avait changé le Nom de Simon en celui de Pierre (Jean 1 : 42). En Matthieu nous découvrons ce que signifie ce nom pour Jésus-Christ « Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples : Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme ? Ils répondirent : Les uns disent que tu es Jean-Baptiste ; les autres, Elie ; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes. Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis ? Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux. Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » (Matthieu 16 : 13-19). Mais j’aimerais que nous revenions à l’appel des disciples par Jésus. Nous avons vu en comparant l’appel d’Elisée à celui de Pierre qu’ils se ressemblaient beaucoup, en effet de part et d’autre chacun a laissé sa famille, son travail et est devenu disciple. Toutefois la différence est dans la manière dont la séparation s’est produite pour Elisée, celui-ci dit au revoir à sa famille et Elie lui rappelle de se souvenir de ce qui vient de se passer et particulièrement pour l’onction reçue lorsqu’il lui a lancé son manteau.
Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière
Pour les disciples de Jésus cela semble différent en effet, comme on a pu se rendre compte en observant avec soin les écritures, les disciples quittent leur travail immédiatement et suivent Jésus. Nous voyons aussi dans les évangiles certains disciples demander à Jésus la permission de dire au revoir à leurs parents ou d’ensevelir son père. « Pendant qu’ils étaient en chemin, un homme lui dit : Seigneur, je te suivrai partout où tu iras. Jésus lui répondit : Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids : mais le Fils de l’homme n’a pas un lieu où il puisse reposer sa tête. Il dit à un autre : Suis-moi. Et il répondit : Seigneur, permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon père. Mais Jésus lui dit : Laisse les morts ensevelir leurs morts ; et toi, va annoncer le royaume de Dieu. Un autre dit : Je te suivrai, Seigneur, mais permets-moi d’aller d’abord prendre congé de ceux de ma maison. Jésus lui répondit : Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n’est pas propre au royaume de Dieu » (Luc 9 : 57-62 ; Matthieu 8 : 21-22). Mais Jésus ne leur permet pas.
Jésus-Christ avertit les disciples des règles nécessaires pour le suivre.
Tout d’abord, il nous faut mettre en premier notre foi en Jésus-Christ et l’annonce du Royaume de Dieu « Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple » (Luc 14 :26-27).
Jésus insiste sur le fait qu’il n’est pas venu apporter la paix sur la terre.
« Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère ; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi. Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera ». (Matthieu 10 : 34-39).
Nous venons de voir par le biais de la parole les exigences demandées par Jésus-Christ pour être de ses disciples, maintenant nous allons approfondir notre connaissance de l’apôtre Pierre.
Que connaissons nous de Simon surnommé Pierre.
Syméon en Hébreux ou Simon qui est la forme grecque qui est employé fréquemment dans le Nouveau testament « Lorsqu’ils eurent cessé de parler, Jacques prit la parole, et dit : Hommes frères, écoutez-moi ! Simon a raconté comment Dieu a d’abord jeté les regards sur les nations pour choisir du milieu d’elles un peuple qui portât son nom ». (Actes 15 : 13-14 ; 2 Pierre 1 : 1).
Nous savons que le nom de son père était Jonas « Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 16 :17).
La femme de Simon
L’évangile de Marc nous apprend qu’il était marié. « La belle-mère de Simon était couchée, ayant la fièvre ; et aussitôt on parla d’elle à Jésus » (Marc 1 :30). Paul nous dit dans son épitre première aux Corinthiens que son épouse l’accompagnait.
« N’avons-nous pas le droit de mener avec nous une sœur qui soit notre femme, comme font les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas ? ». (1Corinthiens 9 :5). Nous voyons dans l’évangile de Jean que Pierre avait résidé à Bethsaïda en Gaulanitide,
La maison de André et Simon à Capernaüm
Pour l’évangéliste Marc, celui-ci nous indique dans son écrit que Simon et André avaient une maison à Capernaüm en Galilée. « 21 Ils se rendirent à Capernaüm. Et, le jour du sabbat, Jésus entra d’abord dans la synagogue, et il enseigna ; 29 En sortant de la synagogue, ils se rendirent avec Jacques et Jean à la maison de Simon et d’André ». (Marc 1 : 21 ; 29).
La langue Araméenne remplie de l’accent de la Galilée
Que nous apprend la Bible sur la langue pratiquée par Pierre, selon toujours l’évangéliste Marc, Pierre parlait l’Araméen avec l’accent issu de la Galilée.
« Et il le nia de nouveau. Peu après, ceux qui étaient présents dirent encore à Pierre : Certainement tu es de ces gens-là, car tu es Galiléen » (Marc 14 ;70).
Des gens du peuple sans instruction
Il semble que Pierre n’ait pas reçu d’enseignement spécifique sur la loi en dehors de celle qui pouvait être donnée dans les synagogues. Lorsque lui et Jean sont arrêtés par les sacrificateurs ceux-ci les considèrent comme des personnes sans instruction, hormis celle reçue de la part de Jésus-Christ. « Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction ; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus » (Actes 4 : 13).
André disciple de Jean-Baptiste
Avant de connaître Jésus-Christ, Pierre était en relation avec le mouvement de Jean-Baptiste, son frère étant disciple de celui-ci. « Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ; et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu. Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus. Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi ce qui signifie Maître, où demeures-tu ? Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure. André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus.
Nous avons trouvé le Messie
Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie ce qui signifie Christ. Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas ce qui signifie Pierre » (Jean 1 : 35-40).
Regardons maintenant les aptitudes, les qualités et les défauts de ce disciple.
Explique-nous cette parabole
Une des premières aptitudes de Pierre est son caractère de meneur, on le voit plusieurs fois prendre la parole au nom des douze disciples. « Pierre, prenant la parole, lui dit : Explique-nous cette parabole » (Matthieu 15 :15).
Combien de fois dois-je pardonner à mon frère
C’est encore lui qui demande à Jésus combien de fois il faut pardonner à son frère « Alors Pierre s’approcha de lui, et dit : Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu’à sept fois ? Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à septante fois sept fois » (Matthieu 18 : 21-22).
Qu’en sera-t-il pour nous ?
Nous le voyons encore demander à Jésus-Christ ce qu’il adviendra de ses disciples eux qui ont tout quitté pour le suivre. « Pierre, prenant alors la parole, lui dit : Voici, nous avons tout quitté, et nous t’avons suivi ; qu’en sera-t-il pour nous ? Jésus leur répondit : Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël. Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle. Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers » (Matthieu 19 :27-30).
Le figuier maudit
C’est encore lui qui rappellera à Jésus devant les autres disciples l’épisode du figuier qui a été maudit : « Le matin, en passant, les disciples virent le figuier séché jusqu’aux racines. Pierre, se rappelant ce qui s’était passé, dit à Jésus : Rabbi, regarde, le figuier que tu as maudit a séché » (Marc 11 : 20-21).
La femme atteinte d’une perte de sang
Ce fut encore lui qui lors du miracle de la femme qui avait une perte de sang prit la parole pour dire à Jésus qu’il se trompait quand le Christ affirmait que quelqu’un l’avait touché et qu’une force était sortie de lui : « Or, il y avait une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans, et qui avait dépensé tout son bien pour les médecins, sans qu’aucun ait pu la guérir. Elle s’approcha par derrière, et toucha le bord du vêtement de Jésus. Au même instant la perte de sang s’arrêta. Et Jésus dit : Qui m’a touché ? Comme tous s’en défendaient, Pierre et ceux qui étaient avec lui dirent : Maître, la foule t’entoure et te presse, et tu dis : Qui m’a touché ? Mais Jésus répondit : Quelqu’un m’a touché, car j’ai connu qu’une force était sortie de moi » (Luc 8 : 43-46).
Cette parabole concerne-t-elle les disciples ou bien elle est pour tous
Une nouvelle fois nous le trouvons en train d’interroger Jésus sur le sens d’une parabole qui parle de serviteurs et d’un maître qui doit rentrer à l’improviste. Pierre demande à Jésus si cette parabole concerne les disciples ou bien si celle-ci est pour tous (Luc 12 : 41).
Pas seulement les pieds mais aussi les mains et la tête
Lors du lavement des pieds que Jésus fit à ses disciples avant de subir la crucifixion, Pierre une fois encore s’adresse à Jésus et lui demande de ne pas seulement lui laver les pieds mais aussi les mains et la tête « Il vint donc à Simon Pierre ; et Pierre lui dit : Toi, Seigneur, tu me laves les pieds ! Jésus lui répondit : Ce que je fais, tu ne le comprends pas maintenant, mais tu le comprendras bientôt. Pierre lui dit : Non, jamais tu ne me laveras les pieds. Jésus lui répondit : Si je ne te lave, tu n’auras point de part avec moi. Simon Pierre lui dit : Seigneur, non seulement les pieds, mais encore les mains et la tête. Jésus lui dit : Celui qui est lavé n’a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur ; et vous êtes purs, mais non pas tous. Car il connaissait celui qui le livrait ; c’est pourquoi il dit : Vous n’êtes pas tous purs. Après qu’il leur eut lavé les pieds, et qu’il eut pris ses vêtements, il se remit à table, et leur dit : Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m’appelez Maître et Seigneur ; et vous dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres ; car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait » (Jean 13 : 6-15).
Que veux tu dire en disant vous ne pouvez venir avec moi
Une des interrogations de Pierre qui permet à chacun de nous de voir la patience et la compréhension de Jésus à notre égard, comme cela l’a été pour Pierre, se trouve dans le passage où Judas est sorti pour livrer Jésus aux sacrificateurs. Pierre pose une question au Christ que veux-tu dire en disant vous ne pouvez pas venir avec moi. L’apôtre Pierre insiste en disant qu’il donnerait sa vie pour Jésus. La réponse du Christ marquera son disciple à jamais. « Lorsque Judas fut sorti, Jésus dit : Maintenant, le Fils de l’homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui. Si Dieu a été glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même, et il le glorifiera bientôt. Mes petits-enfants, je suis pour peu de temps encore avec vous. Vous me chercherez ; et, comme j’ai dit aux Juifs : Vous ne pouvez venir où je vais, je vous le dis aussi maintenant. Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. Simon Pierre lui dit : Seigneur, où vas-tu ? Jésus répondit : Tu ne peux pas maintenant me suivre où je vais, mais tu me suivras plus tard. Seigneur, lui dit Pierre, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ? Je donnerai ma vie pour toi. Jésus répondit : Tu donneras ta vie pour moi ! En vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne chantera pas que tu ne m’aies renié trois fois » (Jean 13 : 31-38). Pierre s’est surtout fait remarquer par son discernement en reconnaissant Jésus comme le Messie attendu (Matthieu 16 : 16-17).
Pierre faisait partie avec Jean et Jacques de ceux que le Seigneur prenait avec lui dans différentes circonstances.
On le voit présent dans la résurrection de la fille de Jaïrus :
« Comme il parlait encore, survinrent de chez le chef de la synagogue des gens qui dirent : Ta fille est morte ; pourquoi importuner davantage le maître ? Mais Jésus, sans tenir compte de ces paroles, dit au chef de la synagogue : Ne crains pas, crois seulement. Et il ne permit à personne de l’accompagner, si ce n’est à Pierre, à Jacques, et à Jean, frère de Jacques » (Marc 5 : 35-37).
Il propose de dresser trois tentes
Pierre est présent lors de la transfiguration de Jésus-Christ, il propose de dresser trois tentes. Il reçoit l’ordre de ne parler à personne de cette vision avant que le fils de l’homme soit ressuscité. Il comprend suite à l’explication de Jésus qu’Elie est déjà venu. Pierre comprit que le Christ leur parlait de Jean-Baptiste.
« Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, et il les conduisit à l’écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voici, Moïse et Elie leur apparurent, s’entretenant avec lui. Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : Seigneur, il est bon que nous soyons ici ; si tu le veux, je dresserai ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Elie. Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. Et voici, une voix fit entendre de la nuée ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection : écoutez-le ! Lorsqu’ils entendirent cette voix, les disciples tombèrent sur leur face, et furent saisis d’une grande frayeur. Mais Jésus, s’approchant, les toucha, et dit : Levez-vous, n’ayez pas peur ! Ils levèrent les yeux, et ne virent que Jésus seul. Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : Ne parlez à personne de cette vision, jusqu’à ce que le Fils de l’homme soit ressuscité des morts. Les disciples lui firent cette question : Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Elie doit venir premièrement ? Il répondit : Il est vrai qu’Elie doit venir, et rétablir toutes choses. Mais je vous dis qu’Elie est déjà venu, qu’ils ne l’ont pas reconnu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’homme souffrira de leur part. Les disciples comprirent alors qu’il leur parlait de Jean-Baptiste ». (Matthieu 17 : 1-13).
Pierre fut celui qui avec Jean prépara le dernier repas de la pâque que Jésus a pris avec ses disciples :
« Le jour des pains sans levain, où l’on devait immoler la Pâque, arriva, et Jésus envoya Pierre et Jean, en disant : Allez nous préparer la Pâque, afin que nous la mangions. Ils lui dirent : Où veux-tu que nous la préparions ? Il leur répondit : Voici, quand vous serez entrés dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d’eau ; suivez-le dans la maison où il entrera, et vous direz au maître de la maison : Le maître te dit : Où est le lieu où je mangerai la Pâque avec mes disciples ? Et il vous montrera une grande chambre haute, meublée : c’est là que vous préparerez la Pâque. Ils partirent, et trouvèrent les choses comme il le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque »
(Luc 22 : 7-13).
Quelle était la personnalité de Pierre ?
Quand on observe les situations dans lesquelles s’est trouvé Pierre, on remarque qu’il a tendance à réagir de manière impétueuse !
On le voit sortir de la barque et s’avancer sur l’eau vers le Seigneur quand Jésus vient vers eux, mais il coule rapidement dès qu’il sent le vent.
« La barque, déjà au milieu de la mer, était battue par les flots ; car le vent était contraire. A la quatrième veille de la nuit, Jésus alla vers eux, marchant sur la mer Quand les disciples le virent marcher sur la mer, ils furent troublés, et dirent : C’est un fantôme ! Et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris, Jésus leur dit aussitôt : Rassurez-vous, c’est moi ; n’ayez pas peur ! Pierre lui répondit : Seigneur, si c’est toi, ordonne que j’aille vers toi sur les eaux. Et il dit : Viens ! Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus. Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria : Seigneur, sauve-moi ! Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit : Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » (Matthieu 14 :24-31).
Pierre se permet de faire une remarque à Jésus, quand le Christ lui annonce qu’il va souffrir et mourir puis ressusciter.
« Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour. Pierre, l’ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit : A Dieu ne plaise, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas. Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre : Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale ; Car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes »
(Matthieu 16 : 21-23).
La violence de Pierre
Pierre fut très violent lors de l’arrestation de Jésus par les gardes envoyés par les principaux sacrificateurs.
« Lorsqu’il eut dit ces choses, Jésus alla avec ses disciples de l’autre côté du torrent du Cédron, où se trouvait un jardin, dans lequel il entra, lui et ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait ce lieu, parce que Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis. Judas donc, ayant pris la cohorte, et des huissiers qu’envoyèrent les principaux sacrificateurs et les pharisiens, vint là avec des lanternes, des flambeaux et des armes.
Jésus, sachant tout ce qui devait lui arriver, s’avança, et leur dit : Qui cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Jésus de Nazareth. Jésus leur dit : C’est moi. Et Judas, qui le livrait, était avec eux. Lorsque Jésus leur eut dit : C’est moi, ils reculèrent et tombèrent par terre. Il leur demanda de nouveau : Qui cherchez-vous ? Et ils dirent : Jésus de Nazareth. Jésus répondit : Je vous ai dit que c’est moi. Si donc c’est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci. Il dit cela, afin que s’accomplît la parole qu’il avait dite : Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés. Simon Pierre, qui avait une épée, la tira, frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui coupa l’oreille droite. Ce serviteur s’appelait Malchus. Jésus dit à Pierre : Remets ton épée dans le fourreau. Ne boirai-je pas la coupe que le Père m’a donnée à boire ? » (Jean 18 : 1-11).
La présomption de Pierre
L’aspect présomptueux de Pierre apparaît lors de l’annonce par Jésus qu’il serait pour chacun d’eux une occasion de chute. Pierre crie à qui veut l’entendre que ce ne sera pas le cas pour lui.
« Alors Jésus leur dit : Je serai pour vous tous, cette nuit, une occasion de chute ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais, après que je serai ressuscité, je vous précèderai en Galilée. Pierre, prenant la parole, lui dit : Quand tu serais pour tous une occasion de chuter, tu ne le seras jamais pour moi. Jésus lui dit : Je te le dis en vérité, cette nuit même, avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Pierre lui répondit : Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas. Et tous les disciples dirent la même chose » (Matthieu 26 : 35).
Les pleurs de Pierre après son reniement.
« Cependant, Pierre était assis dehors dans la cour. Une servante s’approcha de lui, et dit : Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen. Mais il le nia devant tous, disant : Je ne sais ce que tu veux dire. Comme il se dirigeait vers la porte, une autre servante le vit, et dit à ceux qui se trouvaient là ; Celui-ci était aussi avec Jésus de Nazareth. Il le nia de nouveau, avec serment : Je ne connais pas cet homme. Peu après, ceux qui étaient là, s’étant approchés, dirent à Pierre : Certainement tu es aussi de ces gens-là, car ton langage te fait reconnaître. Alors il se mit à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme. Aussitôt le coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Et étant sorti, il pleura amèrement » (Matthieu 26 : 69-75).
La miséricorde de Jésus-Christ
Heureusement pour Pierre et pour chacun de nous Dieu en Jésus-Christ est miséricordieux. Jésus qui avait auparavant changé le nom de Simon en Pierre (Matthieu 16 : 18-19), fera dire à Pierre par Marie-Madeleine et Marie mère de Jacques et Salomé par l’intermédiaire d’un ange, qu’il le retrouvera en Galilée.
« Lorsque le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin d’aller embaumer Jésus. Le premier jour de la semaine, elles se rendirent au sépulcre, de grand matin, comme le soleil venait de se lever. Elles disaient entre elles : Qui nous roulera la pierre loin de l’entrée du sépulcre ? Et, levant les yeux, elles aperçurent que la pierre, qui était très grande, avait été roulée. Elles entrèrent dans le sépulcre, virent un jeune homme assis à droite vêtu d’une robe blanche, et elles furent épouvantées. Il leur dit : Ne vous épouvantez pas ; vous cherchez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié ; il est ressuscité, il n’est point ici ; voici le lieu où on l’avait mis. Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu’il vous précède en Galilée : c’est là que vous le verrez, comme il vous l’a dit » (Marc 16 : 1-7).
Pais mes brebis
Pierre étant retourné à son activité de pêcheur de poissons après la mort et la résurrection de Jésus-Christ fut confondu lorsqu’il vit Jésus sur le bord de mer lui indiquer l’endroit où il devait jeter son filet. Après cet épisode de pêche miraculeuse et de repas pris en commun, le Christ posa par trois fois une question à Pierre en insistant jusqu’à quel point ce disciple avait de l’amour pour lui. Pierre répondit à Jésus et affirma son amour par trois fois mais de manière différente et se fit confier le troupeau du Seigneur. C’était la troisième fois que les disciples revoyaient le Seigneur.
« Après cela, Jésus se montra encore aux disciples, sur les bords de la mer de Tibériade. Et voici de quelle manière il se montra. Simon Pierre, Thomas, appelé Didyme, Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples de Jésus, étaient ensemble. Simon Pierre leur dit : Je vais pêcher. Ils lui dirent : Nous allons aussi avec toi. Ils sortirent et montèrent dans une barque, et cette nuit-là ils ne prirent rien.
Le matin étant venu, Jésus se trouva sur le rivage ; mais les disciples ne savaient pas que c’était Jésus. Jésus leur dit : Enfants, n’avez-vous rien à manger ? Ils lui répondirent : Non. Il leur dit : Jetez le filet du côté droit de la barque, et vous trouverez. Ils le jetèrent donc, et ils ne pouvaient plus le retirer, à cause de la grande quantité de poissons. Alors le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : C’est le Seigneur ! Et Simon Pierre, dès qu’il eut entendu que c’était le Seigneur, mit son vêtement et sa ceinture, car il était nu, et se jeta dans la mer. Les autres disciples vinrent avec la barque, tirant le filet plein de poissons, car ils n’étaient éloignés de terre que d’environ deux cents coudées. Lorsqu’ils furent descendus à terre, ils virent là des charbons allumés, du poisson dessus, et du pain. Jésus leur dit : Apportez des poissons que vous venez de prendre. Simon Pierre monta dans la barque, et tira à terre le filet plein de cent cinquante-trois grands poissons ; et quoiqu’il y en eût tant, le filet ne se rompit point. Jésus leur dit : Venez, mangez. Et aucun des disciples n’osait lui demander : Qui es-tu ? sachant que c’était le Seigneur. Jésus s’approcha, prit le pain, et leur en donna ; il fit de même du poisson. C’était déjà la troisième fois que Jésus se montrait à ses disciples depuis qu’il était ressuscité des morts. Après qu’ils eurent mangé, Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ne m’aiment ceux-ci ? Il lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit une seconde fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : M’aimes-tu ? Et il lui répondit : Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne voudras pas. Il dit cela pour indiquer par quelle mort Pierre glorifierait Dieu. Et ayant ainsi parlé, il lui dit : Suis-moi » (Jean 21 : 1-19).
Pierre après la pentecôte
Il semble que Pierre soit transformé après avoir reçu le baptême de l’Esprit Saint le jour de la pentecôte. Nous le voyons prendre la parole pour témoigner de Jésus-Christ devant 3000 personnes qui deviendront des croyants en Jésus-Christ.
« Alors Pierre, se présentant avec les onze, éleva la voix, et leur parla en ces termes : Hommes Juifs, et vous tous qui séjournez à Jérusalem, sachez ceci, et prêtez l’oreille à mes paroles ! Ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez, car c’est la troisième heure du jour. Mais c’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël : Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair ; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos jeunes gens auront des visions, Et vos vieillards auront des songes. Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, Dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit ; et ils prophétiseront. Je ferai paraître des prodiges en haut dans le ciel et des miracles en bas sur la terre, Du sang, du feu, et une vapeur de fumée ; Le soleil se changera en ténèbres, Et la lune en sang, Avant l’arrivée du jour du Seigneur, De ce jour grand et glorieux. Alors quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Hommes Israélites, écoutez ces paroles ! Jésus de Nazareth, cet homme à qui Dieu a rendu témoignage devant vous par les miracles, les prodiges et les signes qu’il a opérés par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes ; cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l’avez crucifié, vous l’avez fait mourir par la main des impies. Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il fût retenu par elle. Car David dit de lui : Je voyais constamment le Seigneur devant moi, Parce qu’il est à ma droite, afin que je ne sois point ébranlé. Aussi mon cœur est dans la joie, et ma langue dans l’allégresse ; Et même ma chair reposera avec espérance, Car tu n’abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts, Et tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption. Tu m’as fait connaître les sentiers de la vie, Tu me rempliras de joie par ta présence. Hommes frères, qu’il me soit permis de vous dire librement, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son sépulcre existe encore aujourd’hui parmi nous. Comme il était prophète, et qu’il savait que Dieu lui avait promis avec serment de faire asseoir un de ses descendants sur son trône, c’est la résurrection du Christ qu’il a prévue et annoncée, en disant qu’il ne serait pas abandonné dans le séjour des morts et que sa chair ne verrait pas la corruption. C’est ce Jésus que Dieu a ressuscité ; nous en sommes tous témoins. Elevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint-Esprit qui avait été promis, et il l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez. Car David n’est point monté au ciel, mais il dit lui-même : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié » (Actes 2 : 14-36).
Nous le verrons ensuite avec Jean devoir affronter le Sanhédrin après la guérison d’un homme boiteux de naissance et le témoignage devant la foule. Son arrestation, les coups qu’il a reçus, les menaces prononcées ne sont pas arrivées à le faire taire. Nous le voyons une nouvelle fois annoncer le salut et le royaume de Dieu en Jésus-Christ.
Pierre et Jean montaient ensemble au temple
« Pierre et Jean montaient ensemble au temple, à l’heure de la prière : c’était la neuvième heure. Il y avait un homme boiteux de naissance, qu’on portait et qu’on plaçait tous les jours à la porte du temple appelée la Belle, pour qu’il demandât l’aumône à ceux qui entraient dans le temple. Cet homme, voyant Pierre et Jean qui allaient y entrer, leur demanda l’aumône. Pierre, de même que Jean, fixa les yeux sur lui, et dit : Regarde-nous. Et il les regardait attentivement, s’attendant à recevoir d’eux quelque chose. Alors Pierre lui dit : Je n’ai ni argent, ni or ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche. Et le prenant par la main droite, il le fit lever. Au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes ; d’un saut il fut debout, et il se mit à marcher. Il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant, et louant Dieu. Tout le monde le vit marchant et louant Dieu. Ils reconnaissaient que c’était celui qui était assis à la Belle porte du temple pour demander l’aumône, et ils furent remplis d’étonnement et de surprise au sujet de ce qui lui était arrivé. Comme il ne quittait pas Pierre et Jean, tout le peuple étonné accourut vers eux, au portique dit de Salomon. Pierre, voyant cela, dit au peuple : Hommes Israélites, pourquoi vous étonnez-vous de cela ? Pourquoi avez-vous les regards fixés sur nous, comme si c’était par notre propre puissance ou par notre piété que nous eussions fait marcher cet homme ? Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son serviteur Jésus, que vous avez livré et renié devant Pilate, qui était d’avis qu’on le relâchât. Vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé qu’on vous accordât la grâce d’un meurtrier. Vous avez fait mourir le Prince de la vie, que Dieu a ressuscité des morts ; nous en sommes témoins. C’est par la foi en son nom que son nom a raffermi celui que vous voyez et connaissez ; c’est la foi en lui qui a donné à cet homme cette entière guérison, en présence de vous tous. Et maintenant, frères, je sais que vous avez agi par ignorance, ainsi que vos chefs. Mais Dieu a accompli de la sorte ce qu’il avait annoncé d’avance par la bouche de tous ses prophètes, que son Christ devait souffrir. Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, (3-20) afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur, et qu’il envoie celui qui vous a été destiné, Jésus-Christ, que le ciel doit recevoir jusqu’aux temps du rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé anciennement par la bouche de ses saints prophètes. Moïse a dit : Le Seigneur votre Dieu vous suscitera d’entre vos frères un prophète comme moi ; vous l’écouterez dans tout ce qu’il vous dira, et quiconque n’écoutera pas ce prophète sera exterminé du milieu du peuple. Tous les prophètes qui ont successivement parlé, depuis Samuel, ont aussi annoncé ces jours-là. Vous êtes les fils des prophètes et de l’alliance que Dieu a traitée avec nos pères, en disant à Abraham : Toutes les familles de la terre seront bénies en ta postérité. C’est à vous premièrement que Dieu, ayant suscité son serviteur, l’a envoyé pour vous bénir, en détournant chacun de vous de ses iniquités » (Actes 3 : 1-26).
L’arrestation de Pierre et de Jean
« Tandis que Pierre et Jean parlaient au peuple, survinrent les sacrificateurs, le commandant du temple, et les sadducéens, mécontents de ce qu’ils enseignaient le peuple, et annonçaient en la personne de Jésus la résurrection des morts. Ils mirent les mains sur eux, et ils les jetèrent en prison jusqu’au lendemain ; car c’était déjà le soir.
Cependant, beaucoup de ceux qui avaient entendu la parole crurent, et le nombre des hommes s’éleva à environ cinq mille. Le lendemain, les chefs du peuple, les anciens et les scribes, (4-5) s’assemblèrent à Jérusalem, (4-6) avec Anne, le souverain sacrificateur, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui étaient de la race des principaux sacrificateurs. Ils firent placer au milieu d’eux Pierre et Jean, et leur demandèrent : Par quel pouvoir, ou au nom de qui avez-vous fait cela ? Alors Pierre, rempli du Saint-Esprit, leur dit : Chefs du peuple, et anciens d’Israël, puisque nous sommes interrogés aujourd’hui sur un bienfait accordé à un homme malade, afin que nous disions comment il a été guéri, sachez-le tous, et que tout le peuple d’Israël le sache ! C’est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, que vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts, c’est par lui que cet homme se présente en pleine santé devant vous. Jésus est La pierre rejetée par vous qui bâtissez, Et qui est devenue la principale de l’angle. Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction ; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus. Mais comme ils voyaient là près d’eux l’homme qui avait été guéri, ils n’avaient rien à répliquer. Ils leur ordonnèrent de sortir du sanhédrin, et ils délibérèrent entre eux, disant : Que ferons-nous à ces hommes ? Car il est manifeste pour tous les habitants de Jérusalem qu’un miracle signalé a été accompli par eux, et nous ne pouvons pas le nier. Mais, afin que la chose ne se répande pas davantage parmi le peuple, défendons-leur avec menaces de parler désormais à qui que ce soit en ce nom-là. Et les ayant appelés, ils leur défendirent absolument de parler et d’enseigner au nom de Jésus. Pierre et Jean leur répondirent : Jugez s’il est juste, devant Dieu, de vous obéir plutôt qu’à Dieu ; car nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu. Ils leur firent de nouvelles menaces, et les relâchèrent, ne sachant comment les punir, à cause du peuple, parce que tous glorifiaient Dieu de ce qui était arrivé.
Car l’homme qui avait été l’objet de cette guérison miraculeuse était âgé de plus de quarante ans » (Actes 4 : 1-22).
L’accomplissement de la promesse de Jésus-Christ pour Pierre s’est précisé en plusieurs étapes.
Nous l’avons vu témoigner de Jésus-Christ et prendre la direction de la première communauté, le jour de la pentecôte (Actes 2 : 1-47), il a un rôle important dans l’affaire qui concerne Ananias et Saphira. (Actes 5 : 1-11). On le voit être acteur et témoin du baptême du Saint Esprit pour les Samaritains. (Actes 8 : 14-17). C’est encore lui qui est participant lors du baptême du Saint Esprit de Corneille et de sa famille. (Actes 10 : 1-48). Il a donc les clés des portes du Royaume de Dieu, pour les Juifs en premier, pour les Samaritains en second et pour les non-juifs c’est-à-dire les gentils.
Pierre et les non-juifs
Pourtant la personnalité, son origine juive, sa pratique des commandements de la loi ont été dans certains moments un problème de conscience pour Pierre. C’est ainsi que lorsqu’il doit aller voir Corneille Dieu doit lui montrer une vision d’animaux impurs par trois fois, Pierre restera pensif et perplexe quant à cette vision, il ne la comprendra qu’au moment où arrivent les envoyés de corneille. (Actes 10 : 9-17). Il comprendra que Dieu veut ouvrir la porte aux non-Juifs. (Actes 10 : 34-35). Suite à cela, quand Paul et Barnabas sont venus à Jérusalem pour demander aux apôtres et aux anciens leurs avis sur la circoncision et l’observance de la loi pour les croyants issus du paganisme, Pierre s’exprima dans le sens de ne pas mettre un joug sur les épaules des nouveaux convertis (Actes 15 : 1-29).
Une réprimande publique
Pourtant Pierre était loin d’être parfait et l’esprit de crainte qui lui avait faire ou dire certaines choses n’était pas complètement évincé de sa vie. On le voit à Antioche en compagnie de non-juifs à leur table mais dès que des juifs légalistes arrivent il s’éloigne des non-juifs pour éviter des conflits. Paul s’étant rendu compte de son attitude le reprend publiquement (Galates 2 :11-14). Ce moment a certainement été pour Pierre une expérience salutaire qui lui a permis de mieux servir Dieu et son Royaume.
Le neveu de Pierre
Dans sa première épître Pierre nous parle de son neveu Jean surnommé Marc qui s’est peut-être converti par le témoignage de son oncle, il semble que celui-ci lui était très utile (I pierre 5 :13). On pense que l’évangile de Marc est en fait celui qui a été dicté par Pierre. Pierre a écrit deux épîtres.
Concernant sa mort, la Bible ne nous en parle pas.
Conclusion
Nous avons découvert une partie de la vie de Pierre ainsi que de sa personnalité. Jésus-Christ avait vu en lui l’homme et le leader qui allait devenir pour son église. Pierre après quelques difficultés a assumé parfaitement le rôle que le Christ lui avait demandé d’accomplir. Pierre n’a pas seulement été l’apôtre des premiers croyants, il est aussi notre apôtre car comme le dit l’épître aux Hébreux « Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu ; considérez quelle a été la fin de leur vie, et imitez leur foi » (Hébreux 13 : 7).
Que pouvons nous retenir de cette étude sur l’apôtre Pierre : que Christ lui a montré de ne plus avoir peur, soit de marcher sur l’eau ou soit de rencontrer des personnes inconnues. Il y a bien des domaines dans nos vies où il nous faut la même foi que Pierre pour avancer dans l’inconnu, il en est de même de nos rencontres avec certaines personnes qui nous paraissent inabordables.
Un élément important, voire essentiel, est celui du pardon que Dieu en Jésus-Christ nous accorde. Il arrivera peut-être dans notre vie où nous entendrons la voix du Christ nous dire m’aimes-tu.
En Pierre nous découvrons aussi la volonté et la patience de Dieu pour nous instruire.
Toujours à travers la vie de l’apôtre Pierre nous nous apercevons que Dieu ne se trompe pas quand il nous appelle. Quand Jésus a regardé Pierre il savait ce que cet homme était capable de faire « tu es Pierre est sur cette pierre, je bâtirai mon église »
(Matthieu 16 : 18).
Maintenant pourquoi Dieu a-t-il choisi un pêcheur sans instruction de surcroit Galiléen pour en faire un pêcheur d’hommes (Luc 5 : 10). Pour ma part je pense que Dieu connaissait parfaitement le cœur de cet homme, il savait que pour l’amour de Jésus-Christ, il irait jusqu’au bout afin d’annoncer le salut et la bonne nouvelle du Royaume de Dieu. Cet exemple doit nous inciter à faire de même. Dans le prochain cours nous regarderons ce que peuvent nous apporter comme enseignement les autres disciples de Jésus-Christ.
Bibliographie
Cours BibleDoc 2005
Bible Online 2011
Le grand dictionnaire de la Bible Editions Excelsis 2017
Etude sur le disciple de Jésus-Christ appelé Simon et surnommé Pierre
Module trois : Ce travail concerne une préparation de cours dans le but d’expliquer l’appel et la personnalité de celui qui a reçu pour tâche de paître le troupeau de brebis de l’ekklésia de Jésus-Christ dans le Royaume de Dieu.
Cette étude est la troisième d’une série de vingt cours qui aura pour objectif de prouver que Jésus-Christ est bien le Messie attendu et qu’il est venu réaliser les prophéties annoncées concernant le Royaume de Dieu.
Ce travail de recherche se terminera par une thèse de doctorat ayant pour titre le Royaume de Dieu vu par Jésus-Christ
L’ensemble des travaux est dirigé par BibleDoc
Le doctorant est Bernard IRRMANN
Sommaire
Introduction....................................................................................................... page 4
Définition du terme disciple.............................................................................. page 5
La réponse immédiate des disciples.................................................................. page 5
La pêche miraculeuse et l’appel à devenir disciple........................................... page 5
Ils laissèrent leurs filets..................................................................................... page 6
Nous avons trouvé le Messie............................................................................. page 6
Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon église......................................... page 6
Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière................................. page 7
Jésus-Christ avertit les disciples des règles pour le suivre................................ page 7
Jésus insiste sur le fait qu’il n’est pas venu apporter la paix sur la terre........... page 7
Que connaissons-nous de Simon surnommé Pierre........................................... page 7
La femme de Simon........................................................................................... page 8
La maison de André et Simon à Capernaüm..................................................... page 8
La langue araméenne remplie de l’accent de la Galilée.................................... page 8
Des gens du peuple sans instruction.................................................................. page 8
André disciple de Jean-Baptiste........................................................................ page 8
Nous avons trouvé le Messie............................................................................. page 8
Explique-nous cette parabole............................................................................. page 9
Combien de fois dois-je pardonner à mon frère................................................ page 9
Qu’en sera-t-il pour nous ?................................................................................ page 9
Le figuier maudit............................................................................................... page 9
La femme atteinte d’une perte de sang.............................................................. page 9
Cette parabole concerne-t-elle les disciples ou bien est-elle pour tous..............page 10
Pas seulement les pieds mais aussi les mains et la tête......................................page 10
Que veux-tu dire en disant vous ne pouvez pas venir avec moi.........................page 10
On le voit présent dans la résurrection de la fille de Jaïrus................................page 11
Il propose de dresser trois tentes.........................................................................page 11
Le dernier repas de la Pâque que Jésus a pris avec ses disciples........................page 11
Quelle était la personnalité de Pierre..................................................................page 12
La remarque de Pierre à Jésus.........................................................................page 12
La violence de Pierre...................................................................................... page 12
La présomption de Pierre................................................................................page 13
Les pleurs de Pierre après son reniement........................................................page 13
La miséricorde de Jésus..................................................................................page 13
Pais mes Brebis...............................................................................................page 13
Pierre après la pentecôte.................................................................................page 14
Pierre et Jean montaient ensemble au temple................................................ page 15
L’arrestation de Pierre et de Jean...................................................................page 16
L’accomplissement de la promesse de Jésus-Christ pour Pierre...................page 17
Pierre et les non-juifs.....................................................................................page 17
Une réprimande publique...............................................................................page 17
Le neveu de Pierre.........................................................................................page 17
Conclusion.....................................................................................................page 18
Bibliogaphie..................................................................................................page 18
Introduction
Bonjour à toutes et à tous,
Nous en sommes à notre troisième cours, lors des deux études précédentes nous avons de façon succincte découvert la naissance de Jean-Baptiste et celle de Jésus-Christ ainsi que le contexte familial, social et spirituel qui rapprochait ces deux hommes dans le premier cours, puis dans la seconde étude nous avons détaillé les premiers éléments du commencement de leurs ministères respectifs, en insistant d’une façon plus particulière sur le ministère de Jésus-Christ. Ses premiers pas après son baptême et sa préparation lors des quarante jours au désert, le choix de ses disciples et les premiers miracles qui accompagnaient l’annonce du Royaume de Dieu.
Aujourd’hui, j’aimerais diriger votre attention sur l’un des premiers disciples choisi par Jésus-Christ. Il s’agit de l’apôtre Pierre qui s’appelait Simon avant sa rencontre avec le Christ-Jésus.
Nous découvrirons au cours de cette étude où et comment se fit l’appel de Pierre à devenir disciple du Messie Yeshoua. Nous irons à la recherche de son origine sociale qui comportera sa situation géographique, sa profession, sa vie familiale ainsi que l’aspect spirituel de son existence avant sa rencontre avec celui qui devait devenir son Seigneur, son Sauveur, le Christ, le Fils du Dieu vivant. Nous regarderons comment cet homme a compris qui était le Christ et quels ont été les changements qui se produisirent dans son existence suite à cette rencontre qu’il a faite avec Jésus de Nazareth. Enfin nous pourrons examiner ce que signifie l’appel de Christ dans nos vies et comment un simple pêcheur de poissons est devenu celui qui a les clés des cieux et qui a le pouvoir de lier ou de délier les choses de la terre afin qu’elles soient liées ou déliées dans les cieux.
Pour commencer cette étude nous irons voir dans le nouveau testament et particulièrement dans les évangiles pour découvrir Simon. Cependant, pour pouvoir faire des comparaisons ou montrer des similitudes, nous regarderons aussi certains livres de l’Ancien Testament.
Mais tout d’abord cherchons la définition du terme disciple :
- Personne qui reçoit l'enseignement d'un maître, fait partie de son école ; élève : Les disciples de Jésus-Christ.
- Personne qui suit l'exemple de quelqu'un qu'il considère comme son maître à penser, qui adhère à une doctrine, une conception, etc. ; partisan, fidèle, adepte : On voit en lui un disciple de Jésus.
La réponse immédiate des disciples
En observant avec attention l’évangile de Marc et l’appel de Simon, « Comme il passait le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs. Jésus leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent leurs filets, et le suivirent. (Marc 1 : 16-18). Nous pouvons nous apercevoir qu’il y a une sorte de parallélisme avec l’appel d’Elisée tel qu’il est relaté dans le premier livre des rois « Elie partit de là, et il trouva Elisée, fils de Schaphath, qui labourait. Il y avait devant lui douze paires de bœufs, et il était avec la douzième. Elie s’approcha de lui, et il jeta sur lui son manteau. Elisée, quittant ses bœufs, courut après Elie, et dit : Laisse-moi embrasser mon père et ma mère, et je te suivrai. Elie lui répondit : Va, et reviens ; car pense à ce que je t’ai fait. Après s’être éloigné d’Elie, il revint prendre une paire de bœufs, qu’il offrit en sacrifice ; avec l’attelage des bœufs, il fit cuire leur chair, et la donna à manger au peuple. Puis il se leva, suivit. Elie, et fut à son service » (1 Rois :19-20).
La pêche miraculeuse et l’appel de Pierre à devenir disciple
Si nous regardons dans l’Évangile de Luc, nous comprenons mieux pourquoi Pierre, qui s’appelait encore Simon, a suivi Jésus. « Comme Jésus se trouvait auprès du lac de Génésareth, et que la foule se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu, il vit au bord du lac deux barques, d’où les pêcheurs étaient descendus pour laver leurs filets. Il monta dans l’une de ces barques, qui était à Simon, et il le pria de s’éloigner un peu de terre. Puis il s’assit, et de la barque il enseignait la foule. Lorsqu’il eut cessé de parler, il dit à Simon : Avance en pleine eau, et jetez vos filets pour pêcher. Simon lui répondit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je jetterai le filet. L’ayant jeté, ils prirent une grande quantité de poissons, et leur filet se rompait. Ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l’autre barque de venir les aider. Ils vinrent et ils remplirent les deux barques, au point qu’elles enfonçaient. Quand il vit cela, Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus, et dit : Seigneur, retire-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur. Car l’épouvante l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la pêche qu’ils avaient faite. Il en était de même de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Alors Jésus dit à Simon : Ne crains point ; désormais tu seras pêcheur d’hommes. Et, ayant ramené les barques à terre, ils laissèrent tout, et le suivirent ». (Luc 5 :1-11).
Ils laissèrent leurs filets
Matthieu nous raconte l’appel de Pierre et des trois autres disciples André, Jacques et Jean de la même manière que Marc « Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André, son frère, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs. Il leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent les filets, et le suivirent. De là étant allé plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère, qui étaient dans une barque avec Zébédée, leur père, et qui réparaient leurs filets. Il les appela, et aussitôt ils laissèrent la barque et leur père, et le suivirent ». (Matthieu 4 :18-22)
Nous avons trouvé le Messie
Pour obtenir d’autres renseignements concernant l’appel de Pierre. Il nous faut aussi lire ce que l’évangéliste Jean a écrit « Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ; et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu. Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus. Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi ce qui signifie Maître, où demeures-tu ? Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure. André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus. Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie ce qui signifie Christ. Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas ce qui signifie Pierre ». (Jean 1 : 35-42)
Tu es Pierre et sur cette pierre, Je bâtirai mon église.
Nous avons appris que Jésus avait changé le Nom de Simon en celui de Pierre (Jean 1 : 42). En Matthieu nous découvrons ce que signifie ce nom pour Jésus-Christ « Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples : Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme ? Ils répondirent : Les uns disent que tu es Jean-Baptiste ; les autres, Elie ; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes. Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis ? Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux. Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » (Matthieu 16 : 13-19). Mais j’aimerais que nous revenions à l’appel des disciples par Jésus. Nous avons vu en comparant l’appel d’Elisée à celui de Pierre qu’ils se ressemblaient beaucoup, en effet de part et d’autre chacun a laissé sa famille, son travail et est devenu disciple. Toutefois la différence est dans la manière dont la séparation s’est produite pour Elisée, celui-ci dit au revoir à sa famille et Elie lui rappelle de se souvenir de ce qui vient de se passer et particulièrement pour l’onction reçue lorsqu’il lui a lancé son manteau.
Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière
Pour les disciples de Jésus cela semble différent en effet, comme on a pu se rendre compte en observant avec soin les écritures, les disciples quittent leur travail immédiatement et suivent Jésus. Nous voyons aussi dans les évangiles certains disciples demander à Jésus la permission de dire au revoir à leurs parents ou d’ensevelir son père. « Pendant qu’ils étaient en chemin, un homme lui dit : Seigneur, je te suivrai partout où tu iras. Jésus lui répondit : Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids : mais le Fils de l’homme n’a pas un lieu où il puisse reposer sa tête. Il dit à un autre : Suis-moi. Et il répondit : Seigneur, permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon père. Mais Jésus lui dit : Laisse les morts ensevelir leurs morts ; et toi, va annoncer le royaume de Dieu. Un autre dit : Je te suivrai, Seigneur, mais permets-moi d’aller d’abord prendre congé de ceux de ma maison. Jésus lui répondit : Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n’est pas propre au royaume de Dieu » (Luc 9 : 57-62 ; Matthieu 8 : 21-22). Mais Jésus ne leur permet pas.
Jésus-Christ avertit les disciples des règles nécessaires pour le suivre.
Tout d’abord, il nous faut mettre en premier notre foi en Jésus-Christ et l’annonce du Royaume de Dieu « Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple » (Luc 14 :26-27).
Jésus insiste sur le fait qu’il n’est pas venu apporter la paix sur la terre.
« Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère ; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi. Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera ». (Matthieu 10 : 34-39).
Nous venons de voir par le biais de la parole les exigences demandées par Jésus-Christ pour être de ses disciples, maintenant nous allons approfondir notre connaissance de l’apôtre Pierre.
Que connaissons nous de Simon surnommé Pierre.
Syméon en Hébreux ou Simon qui est la forme grecque qui est employé fréquemment dans le Nouveau testament « Lorsqu’ils eurent cessé de parler, Jacques prit la parole, et dit : Hommes frères, écoutez-moi ! Simon a raconté comment Dieu a d’abord jeté les regards sur les nations pour choisir du milieu d’elles un peuple qui portât son nom ». (Actes 15 : 13-14 ; 2 Pierre 1 : 1).
Nous savons que le nom de son père était Jonas « Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 16 :17).
La femme de Simon
L’évangile de Marc nous apprend qu’il était marié. « La belle-mère de Simon était couchée, ayant la fièvre ; et aussitôt on parla d’elle à Jésus » (Marc 1 :30). Paul nous dit dans son épitre première aux Corinthiens que son épouse l’accompagnait.
« N’avons-nous pas le droit de mener avec nous une sœur qui soit notre femme, comme font les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas ? ». (1Corinthiens 9 :5). Nous voyons dans l’évangile de Jean que Pierre avait résidé à Bethsaïda en Gaulanitide,
La maison de André et Simon à Capernaüm
Pour l’évangéliste Marc, celui-ci nous indique dans son écrit que Simon et André avaient une maison à Capernaüm en Galilée. « 21 Ils se rendirent à Capernaüm. Et, le jour du sabbat, Jésus entra d’abord dans la synagogue, et il enseigna ; 29 En sortant de la synagogue, ils se rendirent avec Jacques et Jean à la maison de Simon et d’André ». (Marc 1 : 21 ; 29).
La langue Araméenne remplie de l’accent de la Galilée
Que nous apprend la Bible sur la langue pratiquée par Pierre, selon toujours l’évangéliste Marc, Pierre parlait l’Araméen avec l’accent issu de la Galilée.
« Et il le nia de nouveau. Peu après, ceux qui étaient présents dirent encore à Pierre : Certainement tu es de ces gens-là, car tu es Galiléen » (Marc 14 ;70).
Des gens du peuple sans instruction
Il semble que Pierre n’ait pas reçu d’enseignement spécifique sur la loi en dehors de celle qui pouvait être donnée dans les synagogues. Lorsque lui et Jean sont arrêtés par les sacrificateurs ceux-ci les considèrent comme des personnes sans instruction, hormis celle reçue de la part de Jésus-Christ. « Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction ; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus » (Actes 4 : 13).
André disciple de Jean-Baptiste
Avant de connaître Jésus-Christ, Pierre était en relation avec le mouvement de Jean-Baptiste, son frère étant disciple de celui-ci. « Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ; et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu. Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus. Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi ce qui signifie Maître, où demeures-tu ? Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure. André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus.
Nous avons trouvé le Messie
Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie ce qui signifie Christ. Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas ce qui signifie Pierre » (Jean 1 : 35-40).
Regardons maintenant les aptitudes, les qualités et les défauts de ce disciple.
Explique-nous cette parabole
Une des premières aptitudes de Pierre est son caractère de meneur, on le voit plusieurs fois prendre la parole au nom des douze disciples. « Pierre, prenant la parole, lui dit : Explique-nous cette parabole » (Matthieu 15 :15).
Combien de fois dois-je pardonner à mon frère
C’est encore lui qui demande à Jésus combien de fois il faut pardonner à son frère « Alors Pierre s’approcha de lui, et dit : Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu’à sept fois ? Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à septante fois sept fois » (Matthieu 18 : 21-22).
Qu’en sera-t-il pour nous ?
Nous le voyons encore demander à Jésus-Christ ce qu’il adviendra de ses disciples eux qui ont tout quitté pour le suivre. « Pierre, prenant alors la parole, lui dit : Voici, nous avons tout quitté, et nous t’avons suivi ; qu’en sera-t-il pour nous ? Jésus leur répondit : Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël. Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle. Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers » (Matthieu 19 :27-30).
Le figuier maudit
C’est encore lui qui rappellera à Jésus devant les autres disciples l’épisode du figuier qui a été maudit : « Le matin, en passant, les disciples virent le figuier séché jusqu’aux racines. Pierre, se rappelant ce qui s’était passé, dit à Jésus : Rabbi, regarde, le figuier que tu as maudit a séché » (Marc 11 : 20-21).
La femme atteinte d’une perte de sang
Ce fut encore lui qui lors du miracle de la femme qui avait une perte de sang prit la parole pour dire à Jésus qu’il se trompait quand le Christ affirmait que quelqu’un l’avait touché et qu’une force était sortie de lui : « Or, il y avait une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans, et qui avait dépensé tout son bien pour les médecins, sans qu’aucun ait pu la guérir. Elle s’approcha par derrière, et toucha le bord du vêtement de Jésus. Au même instant la perte de sang s’arrêta. Et Jésus dit : Qui m’a touché ? Comme tous s’en défendaient, Pierre et ceux qui étaient avec lui dirent : Maître, la foule t’entoure et te presse, et tu dis : Qui m’a touché ? Mais Jésus répondit : Quelqu’un m’a touché, car j’ai connu qu’une force était sortie de moi » (Luc 8 : 43-46).
Cette parabole concerne-t-elle les disciples ou bien elle est pour tous
Une nouvelle fois nous le trouvons en train d’interroger Jésus sur le sens d’une parabole qui parle de serviteurs et d’un maître qui doit rentrer à l’improviste. Pierre demande à Jésus si cette parabole concerne les disciples ou bien si celle-ci est pour tous (Luc 12 : 41).
Pas seulement les pieds mais aussi les mains et la tête
Lors du lavement des pieds que Jésus fit à ses disciples avant de subir la crucifixion, Pierre une fois encore s’adresse à Jésus et lui demande de ne pas seulement lui laver les pieds mais aussi les mains et la tête « Il vint donc à Simon Pierre ; et Pierre lui dit : Toi, Seigneur, tu me laves les pieds ! Jésus lui répondit : Ce que je fais, tu ne le comprends pas maintenant, mais tu le comprendras bientôt. Pierre lui dit : Non, jamais tu ne me laveras les pieds. Jésus lui répondit : Si je ne te lave, tu n’auras point de part avec moi. Simon Pierre lui dit : Seigneur, non seulement les pieds, mais encore les mains et la tête. Jésus lui dit : Celui qui est lavé n’a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur ; et vous êtes purs, mais non pas tous. Car il connaissait celui qui le livrait ; c’est pourquoi il dit : Vous n’êtes pas tous purs. Après qu’il leur eut lavé les pieds, et qu’il eut pris ses vêtements, il se remit à table, et leur dit : Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m’appelez Maître et Seigneur ; et vous dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres ; car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait » (Jean 13 : 6-15).
Que veux tu dire en disant vous ne pouvez venir avec moi
Une des interrogations de Pierre qui permet à chacun de nous de voir la patience et la compréhension de Jésus à notre égard, comme cela l’a été pour Pierre, se trouve dans le passage où Judas est sorti pour livrer Jésus aux sacrificateurs. Pierre pose une question au Christ que veux-tu dire en disant vous ne pouvez pas venir avec moi. L’apôtre Pierre insiste en disant qu’il donnerait sa vie pour Jésus. La réponse du Christ marquera son disciple à jamais. « Lorsque Judas fut sorti, Jésus dit : Maintenant, le Fils de l’homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui. Si Dieu a été glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même, et il le glorifiera bientôt. Mes petits-enfants, je suis pour peu de temps encore avec vous. Vous me chercherez ; et, comme j’ai dit aux Juifs : Vous ne pouvez venir où je vais, je vous le dis aussi maintenant. Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. Simon Pierre lui dit : Seigneur, où vas-tu ? Jésus répondit : Tu ne peux pas maintenant me suivre où je vais, mais tu me suivras plus tard. Seigneur, lui dit Pierre, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ? Je donnerai ma vie pour toi. Jésus répondit : Tu donneras ta vie pour moi ! En vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne chantera pas que tu ne m’aies renié trois fois » (Jean 13 : 31-38). Pierre s’est surtout fait remarquer par son discernement en reconnaissant Jésus comme le Messie attendu (Matthieu 16 : 16-17).
Pierre faisait partie avec Jean et Jacques de ceux que le Seigneur prenait avec lui dans différentes circonstances.
On le voit présent dans la résurrection de la fille de Jaïrus :
« Comme il parlait encore, survinrent de chez le chef de la synagogue des gens qui dirent : Ta fille est morte ; pourquoi importuner davantage le maître ? Mais Jésus, sans tenir compte de ces paroles, dit au chef de la synagogue : Ne crains pas, crois seulement. Et il ne permit à personne de l’accompagner, si ce n’est à Pierre, à Jacques, et à Jean, frère de Jacques » (Marc 5 : 35-37).
Il propose de dresser trois tentes
Pierre est présent lors de la transfiguration de Jésus-Christ, il propose de dresser trois tentes. Il reçoit l’ordre de ne parler à personne de cette vision avant que le fils de l’homme soit ressuscité. Il comprend suite à l’explication de Jésus qu’Elie est déjà venu. Pierre comprit que le Christ leur parlait de Jean-Baptiste.
« Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, et il les conduisit à l’écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voici, Moïse et Elie leur apparurent, s’entretenant avec lui. Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : Seigneur, il est bon que nous soyons ici ; si tu le veux, je dresserai ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Elie. Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. Et voici, une voix fit entendre de la nuée ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection : écoutez-le ! Lorsqu’ils entendirent cette voix, les disciples tombèrent sur leur face, et furent saisis d’une grande frayeur. Mais Jésus, s’approchant, les toucha, et dit : Levez-vous, n’ayez pas peur ! Ils levèrent les yeux, et ne virent que Jésus seul. Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : Ne parlez à personne de cette vision, jusqu’à ce que le Fils de l’homme soit ressuscité des morts. Les disciples lui firent cette question : Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Elie doit venir premièrement ? Il répondit : Il est vrai qu’Elie doit venir, et rétablir toutes choses. Mais je vous dis qu’Elie est déjà venu, qu’ils ne l’ont pas reconnu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’homme souffrira de leur part. Les disciples comprirent alors qu’il leur parlait de Jean-Baptiste ». (Matthieu 17 : 1-13).
Pierre fut celui qui avec Jean prépara le dernier repas de la pâque que Jésus a pris avec ses disciples :
« Le jour des pains sans levain, où l’on devait immoler la Pâque, arriva, et Jésus envoya Pierre et Jean, en disant : Allez nous préparer la Pâque, afin que nous la mangions. Ils lui dirent : Où veux-tu que nous la préparions ? Il leur répondit : Voici, quand vous serez entrés dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d’eau ; suivez-le dans la maison où il entrera, et vous direz au maître de la maison : Le maître te dit : Où est le lieu où je mangerai la Pâque avec mes disciples ? Et il vous montrera une grande chambre haute, meublée : c’est là que vous préparerez la Pâque. Ils partirent, et trouvèrent les choses comme il le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque »
(Luc 22 : 7-13).
Quelle était la personnalité de Pierre ?
Quand on observe les situations dans lesquelles s’est trouvé Pierre, on remarque qu’il a tendance à réagir de manière impétueuse !
On le voit sortir de la barque et s’avancer sur l’eau vers le Seigneur quand Jésus vient vers eux, mais il coule rapidement dès qu’il sent le vent.
« La barque, déjà au milieu de la mer, était battue par les flots ; car le vent était contraire. A la quatrième veille de la nuit, Jésus alla vers eux, marchant sur la mer Quand les disciples le virent marcher sur la mer, ils furent troublés, et dirent : C’est un fantôme ! Et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris, Jésus leur dit aussitôt : Rassurez-vous, c’est moi ; n’ayez pas peur ! Pierre lui répondit : Seigneur, si c’est toi, ordonne que j’aille vers toi sur les eaux. Et il dit : Viens ! Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus. Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria : Seigneur, sauve-moi ! Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit : Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » (Matthieu 14 :24-31).
Pierre se permet de faire une remarque à Jésus, quand le Christ lui annonce qu’il va souffrir et mourir puis ressusciter.
« Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour. Pierre, l’ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit : A Dieu ne plaise, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas. Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre : Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale ; Car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes »
(Matthieu 16 : 21-23).
La violence de Pierre
Pierre fut très violent lors de l’arrestation de Jésus par les gardes envoyés par les principaux sacrificateurs.
« Lorsqu’il eut dit ces choses, Jésus alla avec ses disciples de l’autre côté du torrent du Cédron, où se trouvait un jardin, dans lequel il entra, lui et ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait ce lieu, parce que Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis. Judas donc, ayant pris la cohorte, et des huissiers qu’envoyèrent les principaux sacrificateurs et les pharisiens, vint là avec des lanternes, des flambeaux et des armes.
Jésus, sachant tout ce qui devait lui arriver, s’avança, et leur dit : Qui cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Jésus de Nazareth. Jésus leur dit : C’est moi. Et Judas, qui le livrait, était avec eux. Lorsque Jésus leur eut dit : C’est moi, ils reculèrent et tombèrent par terre. Il leur demanda de nouveau : Qui cherchez-vous ? Et ils dirent : Jésus de Nazareth. Jésus répondit : Je vous ai dit que c’est moi. Si donc c’est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci. Il dit cela, afin que s’accomplît la parole qu’il avait dite : Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés. Simon Pierre, qui avait une épée, la tira, frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui coupa l’oreille droite. Ce serviteur s’appelait Malchus. Jésus dit à Pierre : Remets ton épée dans le fourreau. Ne boirai-je pas la coupe que le Père m’a donnée à boire ? » (Jean 18 : 1-11).
La présomption de Pierre
L’aspect présomptueux de Pierre apparaît lors de l’annonce par Jésus qu’il serait pour chacun d’eux une occasion de chute. Pierre crie à qui veut l’entendre que ce ne sera pas le cas pour lui.
« Alors Jésus leur dit : Je serai pour vous tous, cette nuit, une occasion de chute ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais, après que je serai ressuscité, je vous précèderai en Galilée. Pierre, prenant la parole, lui dit : Quand tu serais pour tous une occasion de chuter, tu ne le seras jamais pour moi. Jésus lui dit : Je te le dis en vérité, cette nuit même, avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Pierre lui répondit : Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas. Et tous les disciples dirent la même chose » (Matthieu 26 : 35).
Les pleurs de Pierre après son reniement.
« Cependant, Pierre était assis dehors dans la cour. Une servante s’approcha de lui, et dit : Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen. Mais il le nia devant tous, disant : Je ne sais ce que tu veux dire. Comme il se dirigeait vers la porte, une autre servante le vit, et dit à ceux qui se trouvaient là ; Celui-ci était aussi avec Jésus de Nazareth. Il le nia de nouveau, avec serment : Je ne connais pas cet homme. Peu après, ceux qui étaient là, s’étant approchés, dirent à Pierre : Certainement tu es aussi de ces gens-là, car ton langage te fait reconnaître. Alors il se mit à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme. Aussitôt le coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Et étant sorti, il pleura amèrement » (Matthieu 26 : 69-75).
La miséricorde de Jésus-Christ
Heureusement pour Pierre et pour chacun de nous Dieu en Jésus-Christ est miséricordieux. Jésus qui avait auparavant changé le nom de Simon en Pierre (Matthieu 16 : 18-19), fera dire à Pierre par Marie-Madeleine et Marie mère de Jacques et Salomé par l’intermédiaire d’un ange, qu’il le retrouvera en Galilée.
« Lorsque le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin d’aller embaumer Jésus. Le premier jour de la semaine, elles se rendirent au sépulcre, de grand matin, comme le soleil venait de se lever. Elles disaient entre elles : Qui nous roulera la pierre loin de l’entrée du sépulcre ? Et, levant les yeux, elles aperçurent que la pierre, qui était très grande, avait été roulée. Elles entrèrent dans le sépulcre, virent un jeune homme assis à droite vêtu d’une robe blanche, et elles furent épouvantées. Il leur dit : Ne vous épouvantez pas ; vous cherchez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié ; il est ressuscité, il n’est point ici ; voici le lieu où on l’avait mis. Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu’il vous précède en Galilée : c’est là que vous le verrez, comme il vous l’a dit » (Marc 16 : 1-7).
Pais mes brebis
Pierre étant retourné à son activité de pêcheur de poissons après la mort et la résurrection de Jésus-Christ fut confondu lorsqu’il vit Jésus sur le bord de mer lui indiquer l’endroit où il devait jeter son filet. Après cet épisode de pêche miraculeuse et de repas pris en commun, le Christ posa par trois fois une question à Pierre en insistant jusqu’à quel point ce disciple avait de l’amour pour lui. Pierre répondit à Jésus et affirma son amour par trois fois mais de manière différente et se fit confier le troupeau du Seigneur. C’était la troisième fois que les disciples revoyaient le Seigneur.
« Après cela, Jésus se montra encore aux disciples, sur les bords de la mer de Tibériade. Et voici de quelle manière il se montra. Simon Pierre, Thomas, appelé Didyme, Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples de Jésus, étaient ensemble. Simon Pierre leur dit : Je vais pêcher. Ils lui dirent : Nous allons aussi avec toi. Ils sortirent et montèrent dans une barque, et cette nuit-là ils ne prirent rien.
Le matin étant venu, Jésus se trouva sur le rivage ; mais les disciples ne savaient pas que c’était Jésus. Jésus leur dit : Enfants, n’avez-vous rien à manger ? Ils lui répondirent : Non. Il leur dit : Jetez le filet du côté droit de la barque, et vous trouverez. Ils le jetèrent donc, et ils ne pouvaient plus le retirer, à cause de la grande quantité de poissons. Alors le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : C’est le Seigneur ! Et Simon Pierre, dès qu’il eut entendu que c’était le Seigneur, mit son vêtement et sa ceinture, car il était nu, et se jeta dans la mer. Les autres disciples vinrent avec la barque, tirant le filet plein de poissons, car ils n’étaient éloignés de terre que d’environ deux cents coudées. Lorsqu’ils furent descendus à terre, ils virent là des charbons allumés, du poisson dessus, et du pain. Jésus leur dit : Apportez des poissons que vous venez de prendre. Simon Pierre monta dans la barque, et tira à terre le filet plein de cent cinquante-trois grands poissons ; et quoiqu’il y en eût tant, le filet ne se rompit point. Jésus leur dit : Venez, mangez. Et aucun des disciples n’osait lui demander : Qui es-tu ? sachant que c’était le Seigneur. Jésus s’approcha, prit le pain, et leur en donna ; il fit de même du poisson. C’était déjà la troisième fois que Jésus se montrait à ses disciples depuis qu’il était ressuscité des morts. Après qu’ils eurent mangé, Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ne m’aiment ceux-ci ? Il lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit une seconde fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : M’aimes-tu ? Et il lui répondit : Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne voudras pas. Il dit cela pour indiquer par quelle mort Pierre glorifierait Dieu. Et ayant ainsi parlé, il lui dit : Suis-moi » (Jean 21 : 1-19).
Pierre après la pentecôte
Il semble que Pierre soit transformé après avoir reçu le baptême de l’Esprit Saint le jour de la pentecôte. Nous le voyons prendre la parole pour témoigner de Jésus-Christ devant 3000 personnes qui deviendront des croyants en Jésus-Christ.
« Alors Pierre, se présentant avec les onze, éleva la voix, et leur parla en ces termes : Hommes Juifs, et vous tous qui séjournez à Jérusalem, sachez ceci, et prêtez l’oreille à mes paroles ! Ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez, car c’est la troisième heure du jour. Mais c’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël : Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair ; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos jeunes gens auront des visions, Et vos vieillards auront des songes. Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, Dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit ; et ils prophétiseront. Je ferai paraître des prodiges en haut dans le ciel et des miracles en bas sur la terre, Du sang, du feu, et une vapeur de fumée ; Le soleil se changera en ténèbres, Et la lune en sang, Avant l’arrivée du jour du Seigneur, De ce jour grand et glorieux. Alors quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Hommes Israélites, écoutez ces paroles ! Jésus de Nazareth, cet homme à qui Dieu a rendu témoignage devant vous par les miracles, les prodiges et les signes qu’il a opérés par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes ; cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l’avez crucifié, vous l’avez fait mourir par la main des impies. Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il fût retenu par elle. Car David dit de lui : Je voyais constamment le Seigneur devant moi, Parce qu’il est à ma droite, afin que je ne sois point ébranlé. Aussi mon cœur est dans la joie, et ma langue dans l’allégresse ; Et même ma chair reposera avec espérance, Car tu n’abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts, Et tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption. Tu m’as fait connaître les sentiers de la vie, Tu me rempliras de joie par ta présence. Hommes frères, qu’il me soit permis de vous dire librement, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son sépulcre existe encore aujourd’hui parmi nous. Comme il était prophète, et qu’il savait que Dieu lui avait promis avec serment de faire asseoir un de ses descendants sur son trône, c’est la résurrection du Christ qu’il a prévue et annoncée, en disant qu’il ne serait pas abandonné dans le séjour des morts et que sa chair ne verrait pas la corruption. C’est ce Jésus que Dieu a ressuscité ; nous en sommes tous témoins. Elevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint-Esprit qui avait été promis, et il l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez. Car David n’est point monté au ciel, mais il dit lui-même : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié » (Actes 2 : 14-36).
Nous le verrons ensuite avec Jean devoir affronter le Sanhédrin après la guérison d’un homme boiteux de naissance et le témoignage devant la foule. Son arrestation, les coups qu’il a reçus, les menaces prononcées ne sont pas arrivées à le faire taire. Nous le voyons une nouvelle fois annoncer le salut et le royaume de Dieu en Jésus-Christ.
Pierre et Jean montaient ensemble au temple
« Pierre et Jean montaient ensemble au temple, à l’heure de la prière : c’était la neuvième heure. Il y avait un homme boiteux de naissance, qu’on portait et qu’on plaçait tous les jours à la porte du temple appelée la Belle, pour qu’il demandât l’aumône à ceux qui entraient dans le temple. Cet homme, voyant Pierre et Jean qui allaient y entrer, leur demanda l’aumône. Pierre, de même que Jean, fixa les yeux sur lui, et dit : Regarde-nous. Et il les regardait attentivement, s’attendant à recevoir d’eux quelque chose. Alors Pierre lui dit : Je n’ai ni argent, ni or ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche. Et le prenant par la main droite, il le fit lever. Au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes ; d’un saut il fut debout, et il se mit à marcher. Il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant, et louant Dieu. Tout le monde le vit marchant et louant Dieu. Ils reconnaissaient que c’était celui qui était assis à la Belle porte du temple pour demander l’aumône, et ils furent remplis d’étonnement et de surprise au sujet de ce qui lui était arrivé. Comme il ne quittait pas Pierre et Jean, tout le peuple étonné accourut vers eux, au portique dit de Salomon. Pierre, voyant cela, dit au peuple : Hommes Israélites, pourquoi vous étonnez-vous de cela ? Pourquoi avez-vous les regards fixés sur nous, comme si c’était par notre propre puissance ou par notre piété que nous eussions fait marcher cet homme ? Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son serviteur Jésus, que vous avez livré et renié devant Pilate, qui était d’avis qu’on le relâchât. Vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé qu’on vous accordât la grâce d’un meurtrier. Vous avez fait mourir le Prince de la vie, que Dieu a ressuscité des morts ; nous en sommes témoins. C’est par la foi en son nom que son nom a raffermi celui que vous voyez et connaissez ; c’est la foi en lui qui a donné à cet homme cette entière guérison, en présence de vous tous. Et maintenant, frères, je sais que vous avez agi par ignorance, ainsi que vos chefs. Mais Dieu a accompli de la sorte ce qu’il avait annoncé d’avance par la bouche de tous ses prophètes, que son Christ devait souffrir. Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, (3-20) afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur, et qu’il envoie celui qui vous a été destiné, Jésus-Christ, que le ciel doit recevoir jusqu’aux temps du rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé anciennement par la bouche de ses saints prophètes. Moïse a dit : Le Seigneur votre Dieu vous suscitera d’entre vos frères un prophète comme moi ; vous l’écouterez dans tout ce qu’il vous dira, et quiconque n’écoutera pas ce prophète sera exterminé du milieu du peuple. Tous les prophètes qui ont successivement parlé, depuis Samuel, ont aussi annoncé ces jours-là. Vous êtes les fils des prophètes et de l’alliance que Dieu a traitée avec nos pères, en disant à Abraham : Toutes les familles de la terre seront bénies en ta postérité. C’est à vous premièrement que Dieu, ayant suscité son serviteur, l’a envoyé pour vous bénir, en détournant chacun de vous de ses iniquités » (Actes 3 : 1-26).
L’arrestation de Pierre et de Jean
« Tandis que Pierre et Jean parlaient au peuple, survinrent les sacrificateurs, le commandant du temple, et les sadducéens, mécontents de ce qu’ils enseignaient le peuple, et annonçaient en la personne de Jésus la résurrection des morts. Ils mirent les mains sur eux, et ils les jetèrent en prison jusqu’au lendemain ; car c’était déjà le soir.
Cependant, beaucoup de ceux qui avaient entendu la parole crurent, et le nombre des hommes s’éleva à environ cinq mille. Le lendemain, les chefs du peuple, les anciens et les scribes, (4-5) s’assemblèrent à Jérusalem, (4-6) avec Anne, le souverain sacrificateur, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui étaient de la race des principaux sacrificateurs. Ils firent placer au milieu d’eux Pierre et Jean, et leur demandèrent : Par quel pouvoir, ou au nom de qui avez-vous fait cela ? Alors Pierre, rempli du Saint-Esprit, leur dit : Chefs du peuple, et anciens d’Israël, puisque nous sommes interrogés aujourd’hui sur un bienfait accordé à un homme malade, afin que nous disions comment il a été guéri, sachez-le tous, et que tout le peuple d’Israël le sache ! C’est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, que vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts, c’est par lui que cet homme se présente en pleine santé devant vous. Jésus est La pierre rejetée par vous qui bâtissez, Et qui est devenue la principale de l’angle. Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction ; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus. Mais comme ils voyaient là près d’eux l’homme qui avait été guéri, ils n’avaient rien à répliquer. Ils leur ordonnèrent de sortir du sanhédrin, et ils délibérèrent entre eux, disant : Que ferons-nous à ces hommes ? Car il est manifeste pour tous les habitants de Jérusalem qu’un miracle signalé a été accompli par eux, et nous ne pouvons pas le nier. Mais, afin que la chose ne se répande pas davantage parmi le peuple, défendons-leur avec menaces de parler désormais à qui que ce soit en ce nom-là. Et les ayant appelés, ils leur défendirent absolument de parler et d’enseigner au nom de Jésus. Pierre et Jean leur répondirent : Jugez s’il est juste, devant Dieu, de vous obéir plutôt qu’à Dieu ; car nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu. Ils leur firent de nouvelles menaces, et les relâchèrent, ne sachant comment les punir, à cause du peuple, parce que tous glorifiaient Dieu de ce qui était arrivé.
Car l’homme qui avait été l’objet de cette guérison miraculeuse était âgé de plus de quarante ans » (Actes 4 : 1-22).
L’accomplissement de la promesse de Jésus-Christ pour Pierre s’est précisé en plusieurs étapes.
Nous l’avons vu témoigner de Jésus-Christ et prendre la direction de la première communauté, le jour de la pentecôte (Actes 2 : 1-47), il a un rôle important dans l’affaire qui concerne Ananias et Saphira. (Actes 5 : 1-11). On le voit être acteur et témoin du baptême du Saint Esprit pour les Samaritains. (Actes 8 : 14-17). C’est encore lui qui est participant lors du baptême du Saint Esprit de Corneille et de sa famille. (Actes 10 : 1-48). Il a donc les clés des portes du Royaume de Dieu, pour les Juifs en premier, pour les Samaritains en second et pour les non-juifs c’est-à-dire les gentils.
Pierre et les non-juifs
Pourtant la personnalité, son origine juive, sa pratique des commandements de la loi ont été dans certains moments un problème de conscience pour Pierre. C’est ainsi que lorsqu’il doit aller voir Corneille Dieu doit lui montrer une vision d’animaux impurs par trois fois, Pierre restera pensif et perplexe quant à cette vision, il ne la comprendra qu’au moment où arrivent les envoyés de corneille. (Actes 10 : 9-17). Il comprendra que Dieu veut ouvrir la porte aux non-Juifs. (Actes 10 : 34-35). Suite à cela, quand Paul et Barnabas sont venus à Jérusalem pour demander aux apôtres et aux anciens leurs avis sur la circoncision et l’observance de la loi pour les croyants issus du paganisme, Pierre s’exprima dans le sens de ne pas mettre un joug sur les épaules des nouveaux convertis (Actes 15 : 1-29).
Une réprimande publique
Pourtant Pierre était loin d’être parfait et l’esprit de crainte qui lui avait faire ou dire certaines choses n’était pas complètement évincé de sa vie. On le voit à Antioche en compagnie de non-juifs à leur table mais dès que des juifs légalistes arrivent il s’éloigne des non-juifs pour éviter des conflits. Paul s’étant rendu compte de son attitude le reprend publiquement (Galates 2 :11-14). Ce moment a certainement été pour Pierre une expérience salutaire qui lui a permis de mieux servir Dieu et son Royaume.
Le neveu de Pierre
Dans sa première épître Pierre nous parle de son neveu Jean surnommé Marc qui s’est peut-être converti par le témoignage de son oncle, il semble que celui-ci lui était très utile (I pierre 5 :13). On pense que l’évangile de Marc est en fait celui qui a été dicté par Pierre. Pierre a écrit deux épîtres.
Concernant sa mort, la Bible ne nous en parle pas.
Conclusion
Nous avons découvert une partie de la vie de Pierre ainsi que de sa personnalité. Jésus-Christ avait vu en lui l’homme et le leader qui allait devenir pour son église. Pierre après quelques difficultés a assumé parfaitement le rôle que le Christ lui avait demandé d’accomplir. Pierre n’a pas seulement été l’apôtre des premiers croyants, il est aussi notre apôtre car comme le dit l’épître aux Hébreux « Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu ; considérez quelle a été la fin de leur vie, et imitez leur foi » (Hébreux 13 : 7).
Que pouvons nous retenir de cette étude sur l’apôtre Pierre : que Christ lui a montré de ne plus avoir peur, soit de marcher sur l’eau ou soit de rencontrer des personnes inconnues. Il y a bien des domaines dans nos vies où il nous faut la même foi que Pierre pour avancer dans l’inconnu, il en est de même de nos rencontres avec certaines personnes qui nous paraissent inabordables.
Un élément important, voire essentiel, est celui du pardon que Dieu en Jésus-Christ nous accorde. Il arrivera peut-être dans notre vie où nous entendrons la voix du Christ nous dire m’aimes-tu.
En Pierre nous découvrons aussi la volonté et la patience de Dieu pour nous instruire.
Toujours à travers la vie de l’apôtre Pierre nous nous apercevons que Dieu ne se trompe pas quand il nous appelle. Quand Jésus a regardé Pierre il savait ce que cet homme était capable de faire « tu es Pierre est sur cette pierre, je bâtirai mon église »
(Matthieu 16 : 18).
Maintenant pourquoi Dieu a-t-il choisi un pêcheur sans instruction de surcroit Galiléen pour en faire un pêcheur d’hommes (Luc 5 : 10). Pour ma part je pense que Dieu connaissait parfaitement le cœur de cet homme, il savait que pour l’amour de Jésus-Christ, il irait jusqu’au bout afin d’annoncer le salut et la bonne nouvelle du Royaume de Dieu. Cet exemple doit nous inciter à faire de même. Dans le prochain cours nous regarderons ce que peuvent nous apporter comme enseignement les autres disciples de Jésus-Christ.
Bibliographie
Cours BibleDoc 2005
Bible Online 2011
Le grand dictionnaire de la Bible Editions Excelsis 2017
Etude sur le disciple de Jésus-Christ appelé Simon et surnommé Pierre
Module trois : Ce travail concerne une préparation de cours dans le but d’expliquer l’appel et la personnalité de celui qui a reçu pour tâche de paître le troupeau de brebis de l’ekklésia de Jésus-Christ dans le Royaume de Dieu.
Cette étude est la troisième d’une série de vingt cours qui aura pour objectif de prouver que Jésus-Christ est bien le Messie attendu et qu’il est venu réaliser les prophéties annoncées concernant le Royaume de Dieu.
Ce travail de recherche se terminera par une thèse de doctorat ayant pour titre le Royaume de Dieu vu par Jésus-Christ
L’ensemble des travaux est dirigé par BibleDoc
Le doctorant est Bernard IRRMANN
Sommaire
Introduction....................................................................................................... page 4
Définition du terme disciple.............................................................................. page 5
La réponse immédiate des disciples.................................................................. page 5
La pêche miraculeuse et l’appel à devenir disciple........................................... page 5
Ils laissèrent leurs filets..................................................................................... page 6
Nous avons trouvé le Messie............................................................................. page 6
Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon église......................................... page 6
Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière................................. page 7
Jésus-Christ avertit les disciples des règles pour le suivre................................ page 7
Jésus insiste sur le fait qu’il n’est pas venu apporter la paix sur la terre........... page 7
Que connaissons-nous de Simon surnommé Pierre........................................... page 7
La femme de Simon........................................................................................... page 8
La maison de André et Simon à Capernaüm..................................................... page 8
La langue araméenne remplie de l’accent de la Galilée.................................... page 8
Des gens du peuple sans instruction.................................................................. page 8
André disciple de Jean-Baptiste........................................................................ page 8
Nous avons trouvé le Messie............................................................................. page 8
Explique-nous cette parabole............................................................................. page 9
Combien de fois dois-je pardonner à mon frère................................................ page 9
Qu’en sera-t-il pour nous ?................................................................................ page 9
Le figuier maudit............................................................................................... page 9
La femme atteinte d’une perte de sang.............................................................. page 9
Cette parabole concerne-t-elle les disciples ou bien est-elle pour tous..............page 10
Pas seulement les pieds mais aussi les mains et la tête......................................page 10
Que veux-tu dire en disant vous ne pouvez pas venir avec moi.........................page 10
On le voit présent dans la résurrection de la fille de Jaïrus................................page 11
Il propose de dresser trois tentes.........................................................................page 11
Le dernier repas de la Pâque que Jésus a pris avec ses disciples........................page 11
Quelle était la personnalité de Pierre..................................................................page 12
La remarque de Pierre à Jésus.........................................................................page 12
La violence de Pierre...................................................................................... page 12
La présomption de Pierre................................................................................page 13
Les pleurs de Pierre après son reniement........................................................page 13
La miséricorde de Jésus..................................................................................page 13
Pais mes Brebis...............................................................................................page 13
Pierre après la pentecôte.................................................................................page 14
Pierre et Jean montaient ensemble au temple................................................ page 15
L’arrestation de Pierre et de Jean...................................................................page 16
L’accomplissement de la promesse de Jésus-Christ pour Pierre...................page 17
Pierre et les non-juifs.....................................................................................page 17
Une réprimande publique...............................................................................page 17
Le neveu de Pierre.........................................................................................page 17
Conclusion.....................................................................................................page 18
Bibliogaphie..................................................................................................page 18
Introduction
Bonjour à toutes et à tous,
Nous en sommes à notre troisième cours, lors des deux études précédentes nous avons de façon succincte découvert la naissance de Jean-Baptiste et celle de Jésus-Christ ainsi que le contexte familial, social et spirituel qui rapprochait ces deux hommes dans le premier cours, puis dans la seconde étude nous avons détaillé les premiers éléments du commencement de leurs ministères respectifs, en insistant d’une façon plus particulière sur le ministère de Jésus-Christ. Ses premiers pas après son baptême et sa préparation lors des quarante jours au désert, le choix de ses disciples et les premiers miracles qui accompagnaient l’annonce du Royaume de Dieu.
Aujourd’hui, j’aimerais diriger votre attention sur l’un des premiers disciples choisi par Jésus-Christ. Il s’agit de l’apôtre Pierre qui s’appelait Simon avant sa rencontre avec le Christ-Jésus.
Nous découvrirons au cours de cette étude où et comment se fit l’appel de Pierre à devenir disciple du Messie Yeshoua. Nous irons à la recherche de son origine sociale qui comportera sa situation géographique, sa profession, sa vie familiale ainsi que l’aspect spirituel de son existence avant sa rencontre avec celui qui devait devenir son Seigneur, son Sauveur, le Christ, le Fils du Dieu vivant. Nous regarderons comment cet homme a compris qui était le Christ et quels ont été les changements qui se produisirent dans son existence suite à cette rencontre qu’il a faite avec Jésus de Nazareth. Enfin nous pourrons examiner ce que signifie l’appel de Christ dans nos vies et comment un simple pêcheur de poissons est devenu celui qui a les clés des cieux et qui a le pouvoir de lier ou de délier les choses de la terre afin qu’elles soient liées ou déliées dans les cieux.
Pour commencer cette étude nous irons voir dans le nouveau testament et particulièrement dans les évangiles pour découvrir Simon. Cependant, pour pouvoir faire des comparaisons ou montrer des similitudes, nous regarderons aussi certains livres de l’Ancien Testament.
Mais tout d’abord cherchons la définition du terme disciple :
- Personne qui reçoit l'enseignement d'un maître, fait partie de son école ; élève : Les disciples de Jésus-Christ.
- Personne qui suit l'exemple de quelqu'un qu'il considère comme son maître à penser, qui adhère à une doctrine, une conception, etc. ; partisan, fidèle, adepte : On voit en lui un disciple de Jésus.
La réponse immédiate des disciples
En observant avec attention l’évangile de Marc et l’appel de Simon, « Comme il passait le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs. Jésus leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent leurs filets, et le suivirent. (Marc 1 : 16-18). Nous pouvons nous apercevoir qu’il y a une sorte de parallélisme avec l’appel d’Elisée tel qu’il est relaté dans le premier livre des rois « Elie partit de là, et il trouva Elisée, fils de Schaphath, qui labourait. Il y avait devant lui douze paires de bœufs, et il était avec la douzième. Elie s’approcha de lui, et il jeta sur lui son manteau. Elisée, quittant ses bœufs, courut après Elie, et dit : Laisse-moi embrasser mon père et ma mère, et je te suivrai. Elie lui répondit : Va, et reviens ; car pense à ce que je t’ai fait. Après s’être éloigné d’Elie, il revint prendre une paire de bœufs, qu’il offrit en sacrifice ; avec l’attelage des bœufs, il fit cuire leur chair, et la donna à manger au peuple. Puis il se leva, suivit. Elie, et fut à son service » (1 Rois :19-20).
La pêche miraculeuse et l’appel de Pierre à devenir disciple
Si nous regardons dans l’Évangile de Luc, nous comprenons mieux pourquoi Pierre, qui s’appelait encore Simon, a suivi Jésus. « Comme Jésus se trouvait auprès du lac de Génésareth, et que la foule se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu, il vit au bord du lac deux barques, d’où les pêcheurs étaient descendus pour laver leurs filets. Il monta dans l’une de ces barques, qui était à Simon, et il le pria de s’éloigner un peu de terre. Puis il s’assit, et de la barque il enseignait la foule. Lorsqu’il eut cessé de parler, il dit à Simon : Avance en pleine eau, et jetez vos filets pour pêcher. Simon lui répondit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je jetterai le filet. L’ayant jeté, ils prirent une grande quantité de poissons, et leur filet se rompait. Ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l’autre barque de venir les aider. Ils vinrent et ils remplirent les deux barques, au point qu’elles enfonçaient. Quand il vit cela, Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus, et dit : Seigneur, retire-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur. Car l’épouvante l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la pêche qu’ils avaient faite. Il en était de même de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Alors Jésus dit à Simon : Ne crains point ; désormais tu seras pêcheur d’hommes. Et, ayant ramené les barques à terre, ils laissèrent tout, et le suivirent ». (Luc 5 :1-11).
Ils laissèrent leurs filets
Matthieu nous raconte l’appel de Pierre et des trois autres disciples André, Jacques et Jean de la même manière que Marc « Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André, son frère, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs. Il leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent les filets, et le suivirent. De là étant allé plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère, qui étaient dans une barque avec Zébédée, leur père, et qui réparaient leurs filets. Il les appela, et aussitôt ils laissèrent la barque et leur père, et le suivirent ». (Matthieu 4 :18-22)
Nous avons trouvé le Messie
Pour obtenir d’autres renseignements concernant l’appel de Pierre. Il nous faut aussi lire ce que l’évangéliste Jean a écrit « Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ; et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu. Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus. Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi ce qui signifie Maître, où demeures-tu ? Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure. André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus. Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie ce qui signifie Christ. Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas ce qui signifie Pierre ». (Jean 1 : 35-42)
Tu es Pierre et sur cette pierre, Je bâtirai mon église.
Nous avons appris que Jésus avait changé le Nom de Simon en celui de Pierre (Jean 1 : 42). En Matthieu nous découvrons ce que signifie ce nom pour Jésus-Christ « Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples : Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme ? Ils répondirent : Les uns disent que tu es Jean-Baptiste ; les autres, Elie ; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes. Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis ? Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux. Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » (Matthieu 16 : 13-19). Mais j’aimerais que nous revenions à l’appel des disciples par Jésus. Nous avons vu en comparant l’appel d’Elisée à celui de Pierre qu’ils se ressemblaient beaucoup, en effet de part et d’autre chacun a laissé sa famille, son travail et est devenu disciple. Toutefois la différence est dans la manière dont la séparation s’est produite pour Elisée, celui-ci dit au revoir à sa famille et Elie lui rappelle de se souvenir de ce qui vient de se passer et particulièrement pour l’onction reçue lorsqu’il lui a lancé son manteau.
Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière
Pour les disciples de Jésus cela semble différent en effet, comme on a pu se rendre compte en observant avec soin les écritures, les disciples quittent leur travail immédiatement et suivent Jésus. Nous voyons aussi dans les évangiles certains disciples demander à Jésus la permission de dire au revoir à leurs parents ou d’ensevelir son père. « Pendant qu’ils étaient en chemin, un homme lui dit : Seigneur, je te suivrai partout où tu iras. Jésus lui répondit : Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids : mais le Fils de l’homme n’a pas un lieu où il puisse reposer sa tête. Il dit à un autre : Suis-moi. Et il répondit : Seigneur, permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon père. Mais Jésus lui dit : Laisse les morts ensevelir leurs morts ; et toi, va annoncer le royaume de Dieu. Un autre dit : Je te suivrai, Seigneur, mais permets-moi d’aller d’abord prendre congé de ceux de ma maison. Jésus lui répondit : Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n’est pas propre au royaume de Dieu » (Luc 9 : 57-62 ; Matthieu 8 : 21-22). Mais Jésus ne leur permet pas.
Jésus-Christ avertit les disciples des règles nécessaires pour le suivre.
Tout d’abord, il nous faut mettre en premier notre foi en Jésus-Christ et l’annonce du Royaume de Dieu « Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple » (Luc 14 :26-27).
Jésus insiste sur le fait qu’il n’est pas venu apporter la paix sur la terre.
« Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère ; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi. Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera ». (Matthieu 10 : 34-39).
Nous venons de voir par le biais de la parole les exigences demandées par Jésus-Christ pour être de ses disciples, maintenant nous allons approfondir notre connaissance de l’apôtre Pierre.
Que connaissons nous de Simon surnommé Pierre.
Syméon en Hébreux ou Simon qui est la forme grecque qui est employé fréquemment dans le Nouveau testament « Lorsqu’ils eurent cessé de parler, Jacques prit la parole, et dit : Hommes frères, écoutez-moi ! Simon a raconté comment Dieu a d’abord jeté les regards sur les nations pour choisir du milieu d’elles un peuple qui portât son nom ». (Actes 15 : 13-14 ; 2 Pierre 1 : 1).
Nous savons que le nom de son père était Jonas « Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 16 :17).
La femme de Simon
L’évangile de Marc nous apprend qu’il était marié. « La belle-mère de Simon était couchée, ayant la fièvre ; et aussitôt on parla d’elle à Jésus » (Marc 1 :30). Paul nous dit dans son épitre première aux Corinthiens que son épouse l’accompagnait.
« N’avons-nous pas le droit de mener avec nous une sœur qui soit notre femme, comme font les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas ? ». (1Corinthiens 9 :5). Nous voyons dans l’évangile de Jean que Pierre avait résidé à Bethsaïda en Gaulanitide,
La maison de André et Simon à Capernaüm
Pour l’évangéliste Marc, celui-ci nous indique dans son écrit que Simon et André avaient une maison à Capernaüm en Galilée. « 21 Ils se rendirent à Capernaüm. Et, le jour du sabbat, Jésus entra d’abord dans la synagogue, et il enseigna ; 29 En sortant de la synagogue, ils se rendirent avec Jacques et Jean à la maison de Simon et d’André ». (Marc 1 : 21 ; 29).
La langue Araméenne remplie de l’accent de la Galilée
Que nous apprend la Bible sur la langue pratiquée par Pierre, selon toujours l’évangéliste Marc, Pierre parlait l’Araméen avec l’accent issu de la Galilée.
« Et il le nia de nouveau. Peu après, ceux qui étaient présents dirent encore à Pierre : Certainement tu es de ces gens-là, car tu es Galiléen » (Marc 14 ;70).
Des gens du peuple sans instruction
Il semble que Pierre n’ait pas reçu d’enseignement spécifique sur la loi en dehors de celle qui pouvait être donnée dans les synagogues. Lorsque lui et Jean sont arrêtés par les sacrificateurs ceux-ci les considèrent comme des personnes sans instruction, hormis celle reçue de la part de Jésus-Christ. « Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction ; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus » (Actes 4 : 13).
André disciple de Jean-Baptiste
Avant de connaître Jésus-Christ, Pierre était en relation avec le mouvement de Jean-Baptiste, son frère étant disciple de celui-ci. « Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ; et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu. Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus. Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi ce qui signifie Maître, où demeures-tu ? Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure. André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus.
Nous avons trouvé le Messie
Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie ce qui signifie Christ. Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas ce qui signifie Pierre » (Jean 1 : 35-40).
Regardons maintenant les aptitudes, les qualités et les défauts de ce disciple.
Explique-nous cette parabole
Une des premières aptitudes de Pierre est son caractère de meneur, on le voit plusieurs fois prendre la parole au nom des douze disciples. « Pierre, prenant la parole, lui dit : Explique-nous cette parabole » (Matthieu 15 :15).
Combien de fois dois-je pardonner à mon frère
C’est encore lui qui demande à Jésus combien de fois il faut pardonner à son frère « Alors Pierre s’approcha de lui, et dit : Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu’à sept fois ? Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à septante fois sept fois » (Matthieu 18 : 21-22).
Qu’en sera-t-il pour nous ?
Nous le voyons encore demander à Jésus-Christ ce qu’il adviendra de ses disciples eux qui ont tout quitté pour le suivre. « Pierre, prenant alors la parole, lui dit : Voici, nous avons tout quitté, et nous t’avons suivi ; qu’en sera-t-il pour nous ? Jésus leur répondit : Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël. Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle. Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers » (Matthieu 19 :27-30).
Le figuier maudit
C’est encore lui qui rappellera à Jésus devant les autres disciples l’épisode du figuier qui a été maudit : « Le matin, en passant, les disciples virent le figuier séché jusqu’aux racines. Pierre, se rappelant ce qui s’était passé, dit à Jésus : Rabbi, regarde, le figuier que tu as maudit a séché » (Marc 11 : 20-21).
La femme atteinte d’une perte de sang
Ce fut encore lui qui lors du miracle de la femme qui avait une perte de sang prit la parole pour dire à Jésus qu’il se trompait quand le Christ affirmait que quelqu’un l’avait touché et qu’une force était sortie de lui : « Or, il y avait une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans, et qui avait dépensé tout son bien pour les médecins, sans qu’aucun ait pu la guérir. Elle s’approcha par derrière, et toucha le bord du vêtement de Jésus. Au même instant la perte de sang s’arrêta. Et Jésus dit : Qui m’a touché ? Comme tous s’en défendaient, Pierre et ceux qui étaient avec lui dirent : Maître, la foule t’entoure et te presse, et tu dis : Qui m’a touché ? Mais Jésus répondit : Quelqu’un m’a touché, car j’ai connu qu’une force était sortie de moi » (Luc 8 : 43-46).
Cette parabole concerne-t-elle les disciples ou bien elle est pour tous
Une nouvelle fois nous le trouvons en train d’interroger Jésus sur le sens d’une parabole qui parle de serviteurs et d’un maître qui doit rentrer à l’improviste. Pierre demande à Jésus si cette parabole concerne les disciples ou bien si celle-ci est pour tous (Luc 12 : 41).
Pas seulement les pieds mais aussi les mains et la tête
Lors du lavement des pieds que Jésus fit à ses disciples avant de subir la crucifixion, Pierre une fois encore s’adresse à Jésus et lui demande de ne pas seulement lui laver les pieds mais aussi les mains et la tête « Il vint donc à Simon Pierre ; et Pierre lui dit : Toi, Seigneur, tu me laves les pieds ! Jésus lui répondit : Ce que je fais, tu ne le comprends pas maintenant, mais tu le comprendras bientôt. Pierre lui dit : Non, jamais tu ne me laveras les pieds. Jésus lui répondit : Si je ne te lave, tu n’auras point de part avec moi. Simon Pierre lui dit : Seigneur, non seulement les pieds, mais encore les mains et la tête. Jésus lui dit : Celui qui est lavé n’a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur ; et vous êtes purs, mais non pas tous. Car il connaissait celui qui le livrait ; c’est pourquoi il dit : Vous n’êtes pas tous purs. Après qu’il leur eut lavé les pieds, et qu’il eut pris ses vêtements, il se remit à table, et leur dit : Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m’appelez Maître et Seigneur ; et vous dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres ; car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait » (Jean 13 : 6-15).
Que veux tu dire en disant vous ne pouvez venir avec moi
Une des interrogations de Pierre qui permet à chacun de nous de voir la patience et la compréhension de Jésus à notre égard, comme cela l’a été pour Pierre, se trouve dans le passage où Judas est sorti pour livrer Jésus aux sacrificateurs. Pierre pose une question au Christ que veux-tu dire en disant vous ne pouvez pas venir avec moi. L’apôtre Pierre insiste en disant qu’il donnerait sa vie pour Jésus. La réponse du Christ marquera son disciple à jamais. « Lorsque Judas fut sorti, Jésus dit : Maintenant, le Fils de l’homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui. Si Dieu a été glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même, et il le glorifiera bientôt. Mes petits-enfants, je suis pour peu de temps encore avec vous. Vous me chercherez ; et, comme j’ai dit aux Juifs : Vous ne pouvez venir où je vais, je vous le dis aussi maintenant. Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. Simon Pierre lui dit : Seigneur, où vas-tu ? Jésus répondit : Tu ne peux pas maintenant me suivre où je vais, mais tu me suivras plus tard. Seigneur, lui dit Pierre, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ? Je donnerai ma vie pour toi. Jésus répondit : Tu donneras ta vie pour moi ! En vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne chantera pas que tu ne m’aies renié trois fois » (Jean 13 : 31-38). Pierre s’est surtout fait remarquer par son discernement en reconnaissant Jésus comme le Messie attendu (Matthieu 16 : 16-17).
Pierre faisait partie avec Jean et Jacques de ceux que le Seigneur prenait avec lui dans différentes circonstances.
On le voit présent dans la résurrection de la fille de Jaïrus :
« Comme il parlait encore, survinrent de chez le chef de la synagogue des gens qui dirent : Ta fille est morte ; pourquoi importuner davantage le maître ? Mais Jésus, sans tenir compte de ces paroles, dit au chef de la synagogue : Ne crains pas, crois seulement. Et il ne permit à personne de l’accompagner, si ce n’est à Pierre, à Jacques, et à Jean, frère de Jacques » (Marc 5 : 35-37).
Il propose de dresser trois tentes
Pierre est présent lors de la transfiguration de Jésus-Christ, il propose de dresser trois tentes. Il reçoit l’ordre de ne parler à personne de cette vision avant que le fils de l’homme soit ressuscité. Il comprend suite à l’explication de Jésus qu’Elie est déjà venu. Pierre comprit que le Christ leur parlait de Jean-Baptiste.
« Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, et il les conduisit à l’écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voici, Moïse et Elie leur apparurent, s’entretenant avec lui. Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : Seigneur, il est bon que nous soyons ici ; si tu le veux, je dresserai ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Elie. Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. Et voici, une voix fit entendre de la nuée ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection : écoutez-le ! Lorsqu’ils entendirent cette voix, les disciples tombèrent sur leur face, et furent saisis d’une grande frayeur. Mais Jésus, s’approchant, les toucha, et dit : Levez-vous, n’ayez pas peur ! Ils levèrent les yeux, et ne virent que Jésus seul. Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : Ne parlez à personne de cette vision, jusqu’à ce que le Fils de l’homme soit ressuscité des morts. Les disciples lui firent cette question : Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Elie doit venir premièrement ? Il répondit : Il est vrai qu’Elie doit venir, et rétablir toutes choses. Mais je vous dis qu’Elie est déjà venu, qu’ils ne l’ont pas reconnu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’homme souffrira de leur part. Les disciples comprirent alors qu’il leur parlait de Jean-Baptiste ». (Matthieu 17 : 1-13).
Pierre fut celui qui avec Jean prépara le dernier repas de la pâque que Jésus a pris avec ses disciples :
« Le jour des pains sans levain, où l’on devait immoler la Pâque, arriva, et Jésus envoya Pierre et Jean, en disant : Allez nous préparer la Pâque, afin que nous la mangions. Ils lui dirent : Où veux-tu que nous la préparions ? Il leur répondit : Voici, quand vous serez entrés dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d’eau ; suivez-le dans la maison où il entrera, et vous direz au maître de la maison : Le maître te dit : Où est le lieu où je mangerai la Pâque avec mes disciples ? Et il vous montrera une grande chambre haute, meublée : c’est là que vous préparerez la Pâque. Ils partirent, et trouvèrent les choses comme il le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque »
(Luc 22 : 7-13).
Quelle était la personnalité de Pierre ?
Quand on observe les situations dans lesquelles s’est trouvé Pierre, on remarque qu’il a tendance à réagir de manière impétueuse !
On le voit sortir de la barque et s’avancer sur l’eau vers le Seigneur quand Jésus vient vers eux, mais il coule rapidement dès qu’il sent le vent.
« La barque, déjà au milieu de la mer, était battue par les flots ; car le vent était contraire. A la quatrième veille de la nuit, Jésus alla vers eux, marchant sur la mer Quand les disciples le virent marcher sur la mer, ils furent troublés, et dirent : C’est un fantôme ! Et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris, Jésus leur dit aussitôt : Rassurez-vous, c’est moi ; n’ayez pas peur ! Pierre lui répondit : Seigneur, si c’est toi, ordonne que j’aille vers toi sur les eaux. Et il dit : Viens ! Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus. Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria : Seigneur, sauve-moi ! Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit : Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » (Matthieu 14 :24-31).
Pierre se permet de faire une remarque à Jésus, quand le Christ lui annonce qu’il va souffrir et mourir puis ressusciter.
« Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour. Pierre, l’ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit : A Dieu ne plaise, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas. Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre : Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale ; Car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes »
(Matthieu 16 : 21-23).
La violence de Pierre
Pierre fut très violent lors de l’arrestation de Jésus par les gardes envoyés par les principaux sacrificateurs.
« Lorsqu’il eut dit ces choses, Jésus alla avec ses disciples de l’autre côté du torrent du Cédron, où se trouvait un jardin, dans lequel il entra, lui et ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait ce lieu, parce que Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis. Judas donc, ayant pris la cohorte, et des huissiers qu’envoyèrent les principaux sacrificateurs et les pharisiens, vint là avec des lanternes, des flambeaux et des armes.
Jésus, sachant tout ce qui devait lui arriver, s’avança, et leur dit : Qui cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Jésus de Nazareth. Jésus leur dit : C’est moi. Et Judas, qui le livrait, était avec eux. Lorsque Jésus leur eut dit : C’est moi, ils reculèrent et tombèrent par terre. Il leur demanda de nouveau : Qui cherchez-vous ? Et ils dirent : Jésus de Nazareth. Jésus répondit : Je vous ai dit que c’est moi. Si donc c’est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci. Il dit cela, afin que s’accomplît la parole qu’il avait dite : Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés. Simon Pierre, qui avait une épée, la tira, frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui coupa l’oreille droite. Ce serviteur s’appelait Malchus. Jésus dit à Pierre : Remets ton épée dans le fourreau. Ne boirai-je pas la coupe que le Père m’a donnée à boire ? » (Jean 18 : 1-11).
La présomption de Pierre
L’aspect présomptueux de Pierre apparaît lors de l’annonce par Jésus qu’il serait pour chacun d’eux une occasion de chute. Pierre crie à qui veut l’entendre que ce ne sera pas le cas pour lui.
« Alors Jésus leur dit : Je serai pour vous tous, cette nuit, une occasion de chute ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais, après que je serai ressuscité, je vous précèderai en Galilée. Pierre, prenant la parole, lui dit : Quand tu serais pour tous une occasion de chuter, tu ne le seras jamais pour moi. Jésus lui dit : Je te le dis en vérité, cette nuit même, avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Pierre lui répondit : Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas. Et tous les disciples dirent la même chose » (Matthieu 26 : 35).
Les pleurs de Pierre après son reniement.
« Cependant, Pierre était assis dehors dans la cour. Une servante s’approcha de lui, et dit : Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen. Mais il le nia devant tous, disant : Je ne sais ce que tu veux dire. Comme il se dirigeait vers la porte, une autre servante le vit, et dit à ceux qui se trouvaient là ; Celui-ci était aussi avec Jésus de Nazareth. Il le nia de nouveau, avec serment : Je ne connais pas cet homme. Peu après, ceux qui étaient là, s’étant approchés, dirent à Pierre : Certainement tu es aussi de ces gens-là, car ton langage te fait reconnaître. Alors il se mit à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme. Aussitôt le coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Et étant sorti, il pleura amèrement » (Matthieu 26 : 69-75).
La miséricorde de Jésus-Christ
Heureusement pour Pierre et pour chacun de nous Dieu en Jésus-Christ est miséricordieux. Jésus qui avait auparavant changé le nom de Simon en Pierre (Matthieu 16 : 18-19), fera dire à Pierre par Marie-Madeleine et Marie mère de Jacques et Salomé par l’intermédiaire d’un ange, qu’il le retrouvera en Galilée.
« Lorsque le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin d’aller embaumer Jésus. Le premier jour de la semaine, elles se rendirent au sépulcre, de grand matin, comme le soleil venait de se lever. Elles disaient entre elles : Qui nous roulera la pierre loin de l’entrée du sépulcre ? Et, levant les yeux, elles aperçurent que la pierre, qui était très grande, avait été roulée. Elles entrèrent dans le sépulcre, virent un jeune homme assis à droite vêtu d’une robe blanche, et elles furent épouvantées. Il leur dit : Ne vous épouvantez pas ; vous cherchez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié ; il est ressuscité, il n’est point ici ; voici le lieu où on l’avait mis. Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu’il vous précède en Galilée : c’est là que vous le verrez, comme il vous l’a dit » (Marc 16 : 1-7).
Pais mes brebis
Pierre étant retourné à son activité de pêcheur de poissons après la mort et la résurrection de Jésus-Christ fut confondu lorsqu’il vit Jésus sur le bord de mer lui indiquer l’endroit où il devait jeter son filet. Après cet épisode de pêche miraculeuse et de repas pris en commun, le Christ posa par trois fois une question à Pierre en insistant jusqu’à quel point ce disciple avait de l’amour pour lui. Pierre répondit à Jésus et affirma son amour par trois fois mais de manière différente et se fit confier le troupeau du Seigneur. C’était la troisième fois que les disciples revoyaient le Seigneur.
« Après cela, Jésus se montra encore aux disciples, sur les bords de la mer de Tibériade. Et voici de quelle manière il se montra. Simon Pierre, Thomas, appelé Didyme, Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples de Jésus, étaient ensemble. Simon Pierre leur dit : Je vais pêcher. Ils lui dirent : Nous allons aussi avec toi. Ils sortirent et montèrent dans une barque, et cette nuit-là ils ne prirent rien.
Le matin étant venu, Jésus se trouva sur le rivage ; mais les disciples ne savaient pas que c’était Jésus. Jésus leur dit : Enfants, n’avez-vous rien à manger ? Ils lui répondirent : Non. Il leur dit : Jetez le filet du côté droit de la barque, et vous trouverez. Ils le jetèrent donc, et ils ne pouvaient plus le retirer, à cause de la grande quantité de poissons. Alors le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : C’est le Seigneur ! Et Simon Pierre, dès qu’il eut entendu que c’était le Seigneur, mit son vêtement et sa ceinture, car il était nu, et se jeta dans la mer. Les autres disciples vinrent avec la barque, tirant le filet plein de poissons, car ils n’étaient éloignés de terre que d’environ deux cents coudées. Lorsqu’ils furent descendus à terre, ils virent là des charbons allumés, du poisson dessus, et du pain. Jésus leur dit : Apportez des poissons que vous venez de prendre. Simon Pierre monta dans la barque, et tira à terre le filet plein de cent cinquante-trois grands poissons ; et quoiqu’il y en eût tant, le filet ne se rompit point. Jésus leur dit : Venez, mangez. Et aucun des disciples n’osait lui demander : Qui es-tu ? sachant que c’était le Seigneur. Jésus s’approcha, prit le pain, et leur en donna ; il fit de même du poisson. C’était déjà la troisième fois que Jésus se montrait à ses disciples depuis qu’il était ressuscité des morts. Après qu’ils eurent mangé, Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ne m’aiment ceux-ci ? Il lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit une seconde fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : M’aimes-tu ? Et il lui répondit : Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne voudras pas. Il dit cela pour indiquer par quelle mort Pierre glorifierait Dieu. Et ayant ainsi parlé, il lui dit : Suis-moi » (Jean 21 : 1-19).
Pierre après la pentecôte
Il semble que Pierre soit transformé après avoir reçu le baptême de l’Esprit Saint le jour de la pentecôte. Nous le voyons prendre la parole pour témoigner de Jésus-Christ devant 3000 personnes qui deviendront des croyants en Jésus-Christ.
« Alors Pierre, se présentant avec les onze, éleva la voix, et leur parla en ces termes : Hommes Juifs, et vous tous qui séjournez à Jérusalem, sachez ceci, et prêtez l’oreille à mes paroles ! Ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez, car c’est la troisième heure du jour. Mais c’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël : Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair ; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos jeunes gens auront des visions, Et vos vieillards auront des songes. Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, Dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit ; et ils prophétiseront. Je ferai paraître des prodiges en haut dans le ciel et des miracles en bas sur la terre, Du sang, du feu, et une vapeur de fumée ; Le soleil se changera en ténèbres, Et la lune en sang, Avant l’arrivée du jour du Seigneur, De ce jour grand et glorieux. Alors quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Hommes Israélites, écoutez ces paroles ! Jésus de Nazareth, cet homme à qui Dieu a rendu témoignage devant vous par les miracles, les prodiges et les signes qu’il a opérés par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes ; cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l’avez crucifié, vous l’avez fait mourir par la main des impies. Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il fût retenu par elle. Car David dit de lui : Je voyais constamment le Seigneur devant moi, Parce qu’il est à ma droite, afin que je ne sois point ébranlé. Aussi mon cœur est dans la joie, et ma langue dans l’allégresse ; Et même ma chair reposera avec espérance, Car tu n’abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts, Et tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption. Tu m’as fait connaître les sentiers de la vie, Tu me rempliras de joie par ta présence. Hommes frères, qu’il me soit permis de vous dire librement, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son sépulcre existe encore aujourd’hui parmi nous. Comme il était prophète, et qu’il savait que Dieu lui avait promis avec serment de faire asseoir un de ses descendants sur son trône, c’est la résurrection du Christ qu’il a prévue et annoncée, en disant qu’il ne serait pas abandonné dans le séjour des morts et que sa chair ne verrait pas la corruption. C’est ce Jésus que Dieu a ressuscité ; nous en sommes tous témoins. Elevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint-Esprit qui avait été promis, et il l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez. Car David n’est point monté au ciel, mais il dit lui-même : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié » (Actes 2 : 14-36).
Nous le verrons ensuite avec Jean devoir affronter le Sanhédrin après la guérison d’un homme boiteux de naissance et le témoignage devant la foule. Son arrestation, les coups qu’il a reçus, les menaces prononcées ne sont pas arrivées à le faire taire. Nous le voyons une nouvelle fois annoncer le salut et le royaume de Dieu en Jésus-Christ.
Pierre et Jean montaient ensemble au temple
« Pierre et Jean montaient ensemble au temple, à l’heure de la prière : c’était la neuvième heure. Il y avait un homme boiteux de naissance, qu’on portait et qu’on plaçait tous les jours à la porte du temple appelée la Belle, pour qu’il demandât l’aumône à ceux qui entraient dans le temple. Cet homme, voyant Pierre et Jean qui allaient y entrer, leur demanda l’aumône. Pierre, de même que Jean, fixa les yeux sur lui, et dit : Regarde-nous. Et il les regardait attentivement, s’attendant à recevoir d’eux quelque chose. Alors Pierre lui dit : Je n’ai ni argent, ni or ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche. Et le prenant par la main droite, il le fit lever. Au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes ; d’un saut il fut debout, et il se mit à marcher. Il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant, et louant Dieu. Tout le monde le vit marchant et louant Dieu. Ils reconnaissaient que c’était celui qui était assis à la Belle porte du temple pour demander l’aumône, et ils furent remplis d’étonnement et de surprise au sujet de ce qui lui était arrivé. Comme il ne quittait pas Pierre et Jean, tout le peuple étonné accourut vers eux, au portique dit de Salomon. Pierre, voyant cela, dit au peuple : Hommes Israélites, pourquoi vous étonnez-vous de cela ? Pourquoi avez-vous les regards fixés sur nous, comme si c’était par notre propre puissance ou par notre piété que nous eussions fait marcher cet homme ? Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son serviteur Jésus, que vous avez livré et renié devant Pilate, qui était d’avis qu’on le relâchât. Vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé qu’on vous accordât la grâce d’un meurtrier. Vous avez fait mourir le Prince de la vie, que Dieu a ressuscité des morts ; nous en sommes témoins. C’est par la foi en son nom que son nom a raffermi celui que vous voyez et connaissez ; c’est la foi en lui qui a donné à cet homme cette entière guérison, en présence de vous tous. Et maintenant, frères, je sais que vous avez agi par ignorance, ainsi que vos chefs. Mais Dieu a accompli de la sorte ce qu’il avait annoncé d’avance par la bouche de tous ses prophètes, que son Christ devait souffrir. Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, (3-20) afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur, et qu’il envoie celui qui vous a été destiné, Jésus-Christ, que le ciel doit recevoir jusqu’aux temps du rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé anciennement par la bouche de ses saints prophètes. Moïse a dit : Le Seigneur votre Dieu vous suscitera d’entre vos frères un prophète comme moi ; vous l’écouterez dans tout ce qu’il vous dira, et quiconque n’écoutera pas ce prophète sera exterminé du milieu du peuple. Tous les prophètes qui ont successivement parlé, depuis Samuel, ont aussi annoncé ces jours-là. Vous êtes les fils des prophètes et de l’alliance que Dieu a traitée avec nos pères, en disant à Abraham : Toutes les familles de la terre seront bénies en ta postérité. C’est à vous premièrement que Dieu, ayant suscité son serviteur, l’a envoyé pour vous bénir, en détournant chacun de vous de ses iniquités » (Actes 3 : 1-26).
L’arrestation de Pierre et de Jean
« Tandis que Pierre et Jean parlaient au peuple, survinrent les sacrificateurs, le commandant du temple, et les sadducéens, mécontents de ce qu’ils enseignaient le peuple, et annonçaient en la personne de Jésus la résurrection des morts. Ils mirent les mains sur eux, et ils les jetèrent en prison jusqu’au lendemain ; car c’était déjà le soir.
Cependant, beaucoup de ceux qui avaient entendu la parole crurent, et le nombre des hommes s’éleva à environ cinq mille. Le lendemain, les chefs du peuple, les anciens et les scribes, (4-5) s’assemblèrent à Jérusalem, (4-6) avec Anne, le souverain sacrificateur, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui étaient de la race des principaux sacrificateurs. Ils firent placer au milieu d’eux Pierre et Jean, et leur demandèrent : Par quel pouvoir, ou au nom de qui avez-vous fait cela ? Alors Pierre, rempli du Saint-Esprit, leur dit : Chefs du peuple, et anciens d’Israël, puisque nous sommes interrogés aujourd’hui sur un bienfait accordé à un homme malade, afin que nous disions comment il a été guéri, sachez-le tous, et que tout le peuple d’Israël le sache ! C’est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, que vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts, c’est par lui que cet homme se présente en pleine santé devant vous. Jésus est La pierre rejetée par vous qui bâtissez, Et qui est devenue la principale de l’angle. Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction ; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus. Mais comme ils voyaient là près d’eux l’homme qui avait été guéri, ils n’avaient rien à répliquer. Ils leur ordonnèrent de sortir du sanhédrin, et ils délibérèrent entre eux, disant : Que ferons-nous à ces hommes ? Car il est manifeste pour tous les habitants de Jérusalem qu’un miracle signalé a été accompli par eux, et nous ne pouvons pas le nier. Mais, afin que la chose ne se répande pas davantage parmi le peuple, défendons-leur avec menaces de parler désormais à qui que ce soit en ce nom-là. Et les ayant appelés, ils leur défendirent absolument de parler et d’enseigner au nom de Jésus. Pierre et Jean leur répondirent : Jugez s’il est juste, devant Dieu, de vous obéir plutôt qu’à Dieu ; car nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu. Ils leur firent de nouvelles menaces, et les relâchèrent, ne sachant comment les punir, à cause du peuple, parce que tous glorifiaient Dieu de ce qui était arrivé.
Car l’homme qui avait été l’objet de cette guérison miraculeuse était âgé de plus de quarante ans » (Actes 4 : 1-22).
L’accomplissement de la promesse de Jésus-Christ pour Pierre s’est précisé en plusieurs étapes.
Nous l’avons vu témoigner de Jésus-Christ et prendre la direction de la première communauté, le jour de la pentecôte (Actes 2 : 1-47), il a un rôle important dans l’affaire qui concerne Ananias et Saphira. (Actes 5 : 1-11). On le voit être acteur et témoin du baptême du Saint Esprit pour les Samaritains. (Actes 8 : 14-17). C’est encore lui qui est participant lors du baptême du Saint Esprit de Corneille et de sa famille. (Actes 10 : 1-48). Il a donc les clés des portes du Royaume de Dieu, pour les Juifs en premier, pour les Samaritains en second et pour les non-juifs c’est-à-dire les gentils.
Pierre et les non-juifs
Pourtant la personnalité, son origine juive, sa pratique des commandements de la loi ont été dans certains moments un problème de conscience pour Pierre. C’est ainsi que lorsqu’il doit aller voir Corneille Dieu doit lui montrer une vision d’animaux impurs par trois fois, Pierre restera pensif et perplexe quant à cette vision, il ne la comprendra qu’au moment où arrivent les envoyés de corneille. (Actes 10 : 9-17). Il comprendra que Dieu veut ouvrir la porte aux non-Juifs. (Actes 10 : 34-35). Suite à cela, quand Paul et Barnabas sont venus à Jérusalem pour demander aux apôtres et aux anciens leurs avis sur la circoncision et l’observance de la loi pour les croyants issus du paganisme, Pierre s’exprima dans le sens de ne pas mettre un joug sur les épaules des nouveaux convertis (Actes 15 : 1-29).
Une réprimande publique
Pourtant Pierre était loin d’être parfait et l’esprit de crainte qui lui avait faire ou dire certaines choses n’était pas complètement évincé de sa vie. On le voit à Antioche en compagnie de non-juifs à leur table mais dès que des juifs légalistes arrivent il s’éloigne des non-juifs pour éviter des conflits. Paul s’étant rendu compte de son attitude le reprend publiquement (Galates 2 :11-14). Ce moment a certainement été pour Pierre une expérience salutaire qui lui a permis de mieux servir Dieu et son Royaume.
Le neveu de Pierre
Dans sa première épître Pierre nous parle de son neveu Jean surnommé Marc qui s’est peut-être converti par le témoignage de son oncle, il semble que celui-ci lui était très utile (I pierre 5 :13). On pense que l’évangile de Marc est en fait celui qui a été dicté par Pierre. Pierre a écrit deux épîtres.
Concernant sa mort, la Bible ne nous en parle pas.
Conclusion
Nous avons découvert une partie de la vie de Pierre ainsi que de sa personnalité. Jésus-Christ avait vu en lui l’homme et le leader qui allait devenir pour son église. Pierre après quelques difficultés a assumé parfaitement le rôle que le Christ lui avait demandé d’accomplir. Pierre n’a pas seulement été l’apôtre des premiers croyants, il est aussi notre apôtre car comme le dit l’épître aux Hébreux « Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu ; considérez quelle a été la fin de leur vie, et imitez leur foi » (Hébreux 13 : 7).
Que pouvons nous retenir de cette étude sur l’apôtre Pierre : que Christ lui a montré de ne plus avoir peur, soit de marcher sur l’eau ou soit de rencontrer des personnes inconnues. Il y a bien des domaines dans nos vies où il nous faut la même foi que Pierre pour avancer dans l’inconnu, il en est de même de nos rencontres avec certaines personnes qui nous paraissent inabordables.
Un élément important, voire essentiel, est celui du pardon que Dieu en Jésus-Christ nous accorde. Il arrivera peut-être dans notre vie où nous entendrons la voix du Christ nous dire m’aimes-tu.
En Pierre nous découvrons aussi la volonté et la patience de Dieu pour nous instruire.
Toujours à travers la vie de l’apôtre Pierre nous nous apercevons que Dieu ne se trompe pas quand il nous appelle. Quand Jésus a regardé Pierre il savait ce que cet homme était capable de faire « tu es Pierre est sur cette pierre, je bâtirai mon église »
(Matthieu 16 : 18).
Maintenant pourquoi Dieu a-t-il choisi un pêcheur sans instruction de surcroit Galiléen pour en faire un pêcheur d’hommes (Luc 5 : 10). Pour ma part je pense que Dieu connaissait parfaitement le cœur de cet homme, il savait que pour l’amour de Jésus-Christ, il irait jusqu’au bout afin d’annoncer le salut et la bonne nouvelle du Royaume de Dieu. Cet exemple doit nous inciter à faire de même. Dans le prochain cours nous regarderons ce que peuvent nous apporter comme enseignement les autres disciples de Jésus-Christ.
Bibliographie
Cours BibleDoc 2005
Bible Online 2011
Le grand dictionnaire de la Bible Editions Excelsis 2017
Etude sur le disciple de Jésus-Christ appelé Simon et surnommé Pierre
Module trois : Ce travail concerne une préparation de cours dans le but d’expliquer l’appel et la personnalité de celui qui a reçu pour tâche de paître le troupeau de brebis de l’ekklésia de Jésus-Christ dans le Royaume de Dieu.
Cette étude est la troisième d’une série de vingt cours qui aura pour objectif de prouver que Jésus-Christ est bien le Messie attendu et qu’il est venu réaliser les prophéties annoncées concernant le Royaume de Dieu.
Ce travail de recherche se terminera par une thèse de doctorat ayant pour titre le Royaume de Dieu vu par Jésus-Christ
L’ensemble des travaux est dirigé par BibleDoc
Le doctorant est Bernard IRRMANN
Sommaire
Introduction....................................................................................................... page 4
Définition du terme disciple.............................................................................. page 5
La réponse immédiate des disciples.................................................................. page 5
La pêche miraculeuse et l’appel à devenir disciple........................................... page 5
Ils laissèrent leurs filets..................................................................................... page 6
Nous avons trouvé le Messie............................................................................. page 6
Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon église......................................... page 6
Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière................................. page 7
Jésus-Christ avertit les disciples des règles pour le suivre................................ page 7
Jésus insiste sur le fait qu’il n’est pas venu apporter la paix sur la terre........... page 7
Que connaissons-nous de Simon surnommé Pierre........................................... page 7
La femme de Simon........................................................................................... page 8
La maison de André et Simon à Capernaüm..................................................... page 8
La langue araméenne remplie de l’accent de la Galilée.................................... page 8
Des gens du peuple sans instruction.................................................................. page 8
André disciple de Jean-Baptiste........................................................................ page 8
Nous avons trouvé le Messie............................................................................. page 8
Explique-nous cette parabole............................................................................. page 9
Combien de fois dois-je pardonner à mon frère................................................ page 9
Qu’en sera-t-il pour nous ?................................................................................ page 9
Le figuier maudit............................................................................................... page 9
La femme atteinte d’une perte de sang.............................................................. page 9
Cette parabole concerne-t-elle les disciples ou bien est-elle pour tous..............page 10
Pas seulement les pieds mais aussi les mains et la tête......................................page 10
Que veux-tu dire en disant vous ne pouvez pas venir avec moi.........................page 10
On le voit présent dans la résurrection de la fille de Jaïrus................................page 11
Il propose de dresser trois tentes.........................................................................page 11
Le dernier repas de la Pâque que Jésus a pris avec ses disciples........................page 11
Quelle était la personnalité de Pierre..................................................................page 12
La remarque de Pierre à Jésus.........................................................................page 12
La violence de Pierre...................................................................................... page 12
La présomption de Pierre................................................................................page 13
Les pleurs de Pierre après son reniement........................................................page 13
La miséricorde de Jésus..................................................................................page 13
Pais mes Brebis...............................................................................................page 13
Pierre après la pentecôte.................................................................................page 14
Pierre et Jean montaient ensemble au temple................................................ page 15
L’arrestation de Pierre et de Jean...................................................................page 16
L’accomplissement de la promesse de Jésus-Christ pour Pierre...................page 17
Pierre et les non-juifs.....................................................................................page 17
Une réprimande publique...............................................................................page 17
Le neveu de Pierre.........................................................................................page 17
Conclusion.....................................................................................................page 18
Bibliogaphie..................................................................................................page 18
Introduction
Bonjour à toutes et à tous,
Nous en sommes à notre troisième cours, lors des deux études précédentes nous avons de façon succincte découvert la naissance de Jean-Baptiste et celle de Jésus-Christ ainsi que le contexte familial, social et spirituel qui rapprochait ces deux hommes dans le premier cours, puis dans la seconde étude nous avons détaillé les premiers éléments du commencement de leurs ministères respectifs, en insistant d’une façon plus particulière sur le ministère de Jésus-Christ. Ses premiers pas après son baptême et sa préparation lors des quarante jours au désert, le choix de ses disciples et les premiers miracles qui accompagnaient l’annonce du Royaume de Dieu.
Aujourd’hui, j’aimerais diriger votre attention sur l’un des premiers disciples choisi par Jésus-Christ. Il s’agit de l’apôtre Pierre qui s’appelait Simon avant sa rencontre avec le Christ-Jésus.
Nous découvrirons au cours de cette étude où et comment se fit l’appel de Pierre à devenir disciple du Messie Yeshoua. Nous irons à la recherche de son origine sociale qui comportera sa situation géographique, sa profession, sa vie familiale ainsi que l’aspect spirituel de son existence avant sa rencontre avec celui qui devait devenir son Seigneur, son Sauveur, le Christ, le Fils du Dieu vivant. Nous regarderons comment cet homme a compris qui était le Christ et quels ont été les changements qui se produisirent dans son existence suite à cette rencontre qu’il a faite avec Jésus de Nazareth. Enfin nous pourrons examiner ce que signifie l’appel de Christ dans nos vies et comment un simple pêcheur de poissons est devenu celui qui a les clés des cieux et qui a le pouvoir de lier ou de délier les choses de la terre afin qu’elles soient liées ou déliées dans les cieux.
Pour commencer cette étude nous irons voir dans le nouveau testament et particulièrement dans les évangiles pour découvrir Simon. Cependant, pour pouvoir faire des comparaisons ou montrer des similitudes, nous regarderons aussi certains livres de l’Ancien Testament.
Mais tout d’abord cherchons la définition du terme disciple :
- Personne qui reçoit l'enseignement d'un maître, fait partie de son école ; élève : Les disciples de Jésus-Christ.
- Personne qui suit l'exemple de quelqu'un qu'il considère comme son maître à penser, qui adhère à une doctrine, une conception, etc. ; partisan, fidèle, adepte : On voit en lui un disciple de Jésus.
La réponse immédiate des disciples
En observant avec attention l’évangile de Marc et l’appel de Simon, « Comme il passait le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs. Jésus leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent leurs filets, et le suivirent. (Marc 1 : 16-18). Nous pouvons nous apercevoir qu’il y a une sorte de parallélisme avec l’appel d’Elisée tel qu’il est relaté dans le premier livre des rois « Elie partit de là, et il trouva Elisée, fils de Schaphath, qui labourait. Il y avait devant lui douze paires de bœufs, et il était avec la douzième. Elie s’approcha de lui, et il jeta sur lui son manteau. Elisée, quittant ses bœufs, courut après Elie, et dit : Laisse-moi embrasser mon père et ma mère, et je te suivrai. Elie lui répondit : Va, et reviens ; car pense à ce que je t’ai fait. Après s’être éloigné d’Elie, il revint prendre une paire de bœufs, qu’il offrit en sacrifice ; avec l’attelage des bœufs, il fit cuire leur chair, et la donna à manger au peuple. Puis il se leva, suivit. Elie, et fut à son service » (1 Rois :19-20).
La pêche miraculeuse et l’appel de Pierre à devenir disciple
Si nous regardons dans l’Évangile de Luc, nous comprenons mieux pourquoi Pierre, qui s’appelait encore Simon, a suivi Jésus. « Comme Jésus se trouvait auprès du lac de Génésareth, et que la foule se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu, il vit au bord du lac deux barques, d’où les pêcheurs étaient descendus pour laver leurs filets. Il monta dans l’une de ces barques, qui était à Simon, et il le pria de s’éloigner un peu de terre. Puis il s’assit, et de la barque il enseignait la foule. Lorsqu’il eut cessé de parler, il dit à Simon : Avance en pleine eau, et jetez vos filets pour pêcher. Simon lui répondit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je jetterai le filet. L’ayant jeté, ils prirent une grande quantité de poissons, et leur filet se rompait. Ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l’autre barque de venir les aider. Ils vinrent et ils remplirent les deux barques, au point qu’elles enfonçaient. Quand il vit cela, Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus, et dit : Seigneur, retire-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur. Car l’épouvante l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la pêche qu’ils avaient faite. Il en était de même de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Alors Jésus dit à Simon : Ne crains point ; désormais tu seras pêcheur d’hommes. Et, ayant ramené les barques à terre, ils laissèrent tout, et le suivirent ». (Luc 5 :1-11).
Ils laissèrent leurs filets
Matthieu nous raconte l’appel de Pierre et des trois autres disciples André, Jacques et Jean de la même manière que Marc « Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André, son frère, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs. Il leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent les filets, et le suivirent. De là étant allé plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère, qui étaient dans une barque avec Zébédée, leur père, et qui réparaient leurs filets. Il les appela, et aussitôt ils laissèrent la barque et leur père, et le suivirent ». (Matthieu 4 :18-22)
Nous avons trouvé le Messie
Pour obtenir d’autres renseignements concernant l’appel de Pierre. Il nous faut aussi lire ce que l’évangéliste Jean a écrit « Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ; et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu. Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus. Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi ce qui signifie Maître, où demeures-tu ? Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure. André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus. Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie ce qui signifie Christ. Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas ce qui signifie Pierre ». (Jean 1 : 35-42)
Tu es Pierre et sur cette pierre, Je bâtirai mon église.
Nous avons appris que Jésus avait changé le Nom de Simon en celui de Pierre (Jean 1 : 42). En Matthieu nous découvrons ce que signifie ce nom pour Jésus-Christ « Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples : Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme ? Ils répondirent : Les uns disent que tu es Jean-Baptiste ; les autres, Elie ; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes. Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis ? Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux. Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » (Matthieu 16 : 13-19). Mais j’aimerais que nous revenions à l’appel des disciples par Jésus. Nous avons vu en comparant l’appel d’Elisée à celui de Pierre qu’ils se ressemblaient beaucoup, en effet de part et d’autre chacun a laissé sa famille, son travail et est devenu disciple. Toutefois la différence est dans la manière dont la séparation s’est produite pour Elisée, celui-ci dit au revoir à sa famille et Elie lui rappelle de se souvenir de ce qui vient de se passer et particulièrement pour l’onction reçue lorsqu’il lui a lancé son manteau.
Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière
Pour les disciples de Jésus cela semble différent en effet, comme on a pu se rendre compte en observant avec soin les écritures, les disciples quittent leur travail immédiatement et suivent Jésus. Nous voyons aussi dans les évangiles certains disciples demander à Jésus la permission de dire au revoir à leurs parents ou d’ensevelir son père. « Pendant qu’ils étaient en chemin, un homme lui dit : Seigneur, je te suivrai partout où tu iras. Jésus lui répondit : Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids : mais le Fils de l’homme n’a pas un lieu où il puisse reposer sa tête. Il dit à un autre : Suis-moi. Et il répondit : Seigneur, permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon père. Mais Jésus lui dit : Laisse les morts ensevelir leurs morts ; et toi, va annoncer le royaume de Dieu. Un autre dit : Je te suivrai, Seigneur, mais permets-moi d’aller d’abord prendre congé de ceux de ma maison. Jésus lui répondit : Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n’est pas propre au royaume de Dieu » (Luc 9 : 57-62 ; Matthieu 8 : 21-22). Mais Jésus ne leur permet pas.
Jésus-Christ avertit les disciples des règles nécessaires pour le suivre.
Tout d’abord, il nous faut mettre en premier notre foi en Jésus-Christ et l’annonce du Royaume de Dieu « Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple » (Luc 14 :26-27).
Jésus insiste sur le fait qu’il n’est pas venu apporter la paix sur la terre.
« Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère ; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi. Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera ». (Matthieu 10 : 34-39).
Nous venons de voir par le biais de la parole les exigences demandées par Jésus-Christ pour être de ses disciples, maintenant nous allons approfondir notre connaissance de l’apôtre Pierre.
Que connaissons nous de Simon surnommé Pierre.
Syméon en Hébreux ou Simon qui est la forme grecque qui est employé fréquemment dans le Nouveau testament « Lorsqu’ils eurent cessé de parler, Jacques prit la parole, et dit : Hommes frères, écoutez-moi ! Simon a raconté comment Dieu a d’abord jeté les regards sur les nations pour choisir du milieu d’elles un peuple qui portât son nom ». (Actes 15 : 13-14 ; 2 Pierre 1 : 1).
Nous savons que le nom de son père était Jonas « Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 16 :17).
La femme de Simon
L’évangile de Marc nous apprend qu’il était marié. « La belle-mère de Simon était couchée, ayant la fièvre ; et aussitôt on parla d’elle à Jésus » (Marc 1 :30). Paul nous dit dans son épitre première aux Corinthiens que son épouse l’accompagnait.
« N’avons-nous pas le droit de mener avec nous une sœur qui soit notre femme, comme font les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas ? ». (1Corinthiens 9 :5). Nous voyons dans l’évangile de Jean que Pierre avait résidé à Bethsaïda en Gaulanitide,
La maison de André et Simon à Capernaüm
Pour l’évangéliste Marc, celui-ci nous indique dans son écrit que Simon et André avaient une maison à Capernaüm en Galilée. « 21 Ils se rendirent à Capernaüm. Et, le jour du sabbat, Jésus entra d’abord dans la synagogue, et il enseigna ; 29 En sortant de la synagogue, ils se rendirent avec Jacques et Jean à la maison de Simon et d’André ». (Marc 1 : 21 ; 29).
La langue Araméenne remplie de l’accent de la Galilée
Que nous apprend la Bible sur la langue pratiquée par Pierre, selon toujours l’évangéliste Marc, Pierre parlait l’Araméen avec l’accent issu de la Galilée.
« Et il le nia de nouveau. Peu après, ceux qui étaient présents dirent encore à Pierre : Certainement tu es de ces gens-là, car tu es Galiléen » (Marc 14 ;70).
Des gens du peuple sans instruction
Il semble que Pierre n’ait pas reçu d’enseignement spécifique sur la loi en dehors de celle qui pouvait être donnée dans les synagogues. Lorsque lui et Jean sont arrêtés par les sacrificateurs ceux-ci les considèrent comme des personnes sans instruction, hormis celle reçue de la part de Jésus-Christ. « Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction ; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus » (Actes 4 : 13).
André disciple de Jean-Baptiste
Avant de connaître Jésus-Christ, Pierre était en relation avec le mouvement de Jean-Baptiste, son frère étant disciple de celui-ci. « Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ; et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu. Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus. Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi ce qui signifie Maître, où demeures-tu ? Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure. André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus.
Nous avons trouvé le Messie
Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie ce qui signifie Christ. Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas ce qui signifie Pierre » (Jean 1 : 35-40).
Regardons maintenant les aptitudes, les qualités et les défauts de ce disciple.
Explique-nous cette parabole
Une des premières aptitudes de Pierre est son caractère de meneur, on le voit plusieurs fois prendre la parole au nom des douze disciples. « Pierre, prenant la parole, lui dit : Explique-nous cette parabole » (Matthieu 15 :15).
Combien de fois dois-je pardonner à mon frère
C’est encore lui qui demande à Jésus combien de fois il faut pardonner à son frère « Alors Pierre s’approcha de lui, et dit : Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu’à sept fois ? Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à septante fois sept fois » (Matthieu 18 : 21-22).
Qu’en sera-t-il pour nous ?
Nous le voyons encore demander à Jésus-Christ ce qu’il adviendra de ses disciples eux qui ont tout quitté pour le suivre. « Pierre, prenant alors la parole, lui dit : Voici, nous avons tout quitté, et nous t’avons suivi ; qu’en sera-t-il pour nous ? Jésus leur répondit : Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël. Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle. Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers » (Matthieu 19 :27-30).
Le figuier maudit
C’est encore lui qui rappellera à Jésus devant les autres disciples l’épisode du figuier qui a été maudit : « Le matin, en passant, les disciples virent le figuier séché jusqu’aux racines. Pierre, se rappelant ce qui s’était passé, dit à Jésus : Rabbi, regarde, le figuier que tu as maudit a séché » (Marc 11 : 20-21).
La femme atteinte d’une perte de sang
Ce fut encore lui qui lors du miracle de la femme qui avait une perte de sang prit la parole pour dire à Jésus qu’il se trompait quand le Christ affirmait que quelqu’un l’avait touché et qu’une force était sortie de lui : « Or, il y avait une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans, et qui avait dépensé tout son bien pour les médecins, sans qu’aucun ait pu la guérir. Elle s’approcha par derrière, et toucha le bord du vêtement de Jésus. Au même instant la perte de sang s’arrêta. Et Jésus dit : Qui m’a touché ? Comme tous s’en défendaient, Pierre et ceux qui étaient avec lui dirent : Maître, la foule t’entoure et te presse, et tu dis : Qui m’a touché ? Mais Jésus répondit : Quelqu’un m’a touché, car j’ai connu qu’une force était sortie de moi » (Luc 8 : 43-46).
Cette parabole concerne-t-elle les disciples ou bien elle est pour tous
Une nouvelle fois nous le trouvons en train d’interroger Jésus sur le sens d’une parabole qui parle de serviteurs et d’un maître qui doit rentrer à l’improviste. Pierre demande à Jésus si cette parabole concerne les disciples ou bien si celle-ci est pour tous (Luc 12 : 41).
Pas seulement les pieds mais aussi les mains et la tête
Lors du lavement des pieds que Jésus fit à ses disciples avant de subir la crucifixion, Pierre une fois encore s’adresse à Jésus et lui demande de ne pas seulement lui laver les pieds mais aussi les mains et la tête « Il vint donc à Simon Pierre ; et Pierre lui dit : Toi, Seigneur, tu me laves les pieds ! Jésus lui répondit : Ce que je fais, tu ne le comprends pas maintenant, mais tu le comprendras bientôt. Pierre lui dit : Non, jamais tu ne me laveras les pieds. Jésus lui répondit : Si je ne te lave, tu n’auras point de part avec moi. Simon Pierre lui dit : Seigneur, non seulement les pieds, mais encore les mains et la tête. Jésus lui dit : Celui qui est lavé n’a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur ; et vous êtes purs, mais non pas tous. Car il connaissait celui qui le livrait ; c’est pourquoi il dit : Vous n’êtes pas tous purs. Après qu’il leur eut lavé les pieds, et qu’il eut pris ses vêtements, il se remit à table, et leur dit : Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m’appelez Maître et Seigneur ; et vous dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres ; car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait » (Jean 13 : 6-15).
Que veux tu dire en disant vous ne pouvez venir avec moi
Une des interrogations de Pierre qui permet à chacun de nous de voir la patience et la compréhension de Jésus à notre égard, comme cela l’a été pour Pierre, se trouve dans le passage où Judas est sorti pour livrer Jésus aux sacrificateurs. Pierre pose une question au Christ que veux-tu dire en disant vous ne pouvez pas venir avec moi. L’apôtre Pierre insiste en disant qu’il donnerait sa vie pour Jésus. La réponse du Christ marquera son disciple à jamais. « Lorsque Judas fut sorti, Jésus dit : Maintenant, le Fils de l’homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui. Si Dieu a été glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même, et il le glorifiera bientôt. Mes petits-enfants, je suis pour peu de temps encore avec vous. Vous me chercherez ; et, comme j’ai dit aux Juifs : Vous ne pouvez venir où je vais, je vous le dis aussi maintenant. Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. Simon Pierre lui dit : Seigneur, où vas-tu ? Jésus répondit : Tu ne peux pas maintenant me suivre où je vais, mais tu me suivras plus tard. Seigneur, lui dit Pierre, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ? Je donnerai ma vie pour toi. Jésus répondit : Tu donneras ta vie pour moi ! En vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne chantera pas que tu ne m’aies renié trois fois » (Jean 13 : 31-38). Pierre s’est surtout fait remarquer par son discernement en reconnaissant Jésus comme le Messie attendu (Matthieu 16 : 16-17).
Pierre faisait partie avec Jean et Jacques de ceux que le Seigneur prenait avec lui dans différentes circonstances.
On le voit présent dans la résurrection de la fille de Jaïrus :
« Comme il parlait encore, survinrent de chez le chef de la synagogue des gens qui dirent : Ta fille est morte ; pourquoi importuner davantage le maître ? Mais Jésus, sans tenir compte de ces paroles, dit au chef de la synagogue : Ne crains pas, crois seulement. Et il ne permit à personne de l’accompagner, si ce n’est à Pierre, à Jacques, et à Jean, frère de Jacques » (Marc 5 : 35-37).
Il propose de dresser trois tentes
Pierre est présent lors de la transfiguration de Jésus-Christ, il propose de dresser trois tentes. Il reçoit l’ordre de ne parler à personne de cette vision avant que le fils de l’homme soit ressuscité. Il comprend suite à l’explication de Jésus qu’Elie est déjà venu. Pierre comprit que le Christ leur parlait de Jean-Baptiste.
« Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, et il les conduisit à l’écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voici, Moïse et Elie leur apparurent, s’entretenant avec lui. Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : Seigneur, il est bon que nous soyons ici ; si tu le veux, je dresserai ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Elie. Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. Et voici, une voix fit entendre de la nuée ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection : écoutez-le ! Lorsqu’ils entendirent cette voix, les disciples tombèrent sur leur face, et furent saisis d’une grande frayeur. Mais Jésus, s’approchant, les toucha, et dit : Levez-vous, n’ayez pas peur ! Ils levèrent les yeux, et ne virent que Jésus seul. Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : Ne parlez à personne de cette vision, jusqu’à ce que le Fils de l’homme soit ressuscité des morts. Les disciples lui firent cette question : Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Elie doit venir premièrement ? Il répondit : Il est vrai qu’Elie doit venir, et rétablir toutes choses. Mais je vous dis qu’Elie est déjà venu, qu’ils ne l’ont pas reconnu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’homme souffrira de leur part. Les disciples comprirent alors qu’il leur parlait de Jean-Baptiste ». (Matthieu 17 : 1-13).
Pierre fut celui qui avec Jean prépara le dernier repas de la pâque que Jésus a pris avec ses disciples :
« Le jour des pains sans levain, où l’on devait immoler la Pâque, arriva, et Jésus envoya Pierre et Jean, en disant : Allez nous préparer la Pâque, afin que nous la mangions. Ils lui dirent : Où veux-tu que nous la préparions ? Il leur répondit : Voici, quand vous serez entrés dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d’eau ; suivez-le dans la maison où il entrera, et vous direz au maître de la maison : Le maître te dit : Où est le lieu où je mangerai la Pâque avec mes disciples ? Et il vous montrera une grande chambre haute, meublée : c’est là que vous préparerez la Pâque. Ils partirent, et trouvèrent les choses comme il le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque »
(Luc 22 : 7-13).
Quelle était la personnalité de Pierre ?
Quand on observe les situations dans lesquelles s’est trouvé Pierre, on remarque qu’il a tendance à réagir de manière impétueuse !
On le voit sortir de la barque et s’avancer sur l’eau vers le Seigneur quand Jésus vient vers eux, mais il coule rapidement dès qu’il sent le vent.
« La barque, déjà au milieu de la mer, était battue par les flots ; car le vent était contraire. A la quatrième veille de la nuit, Jésus alla vers eux, marchant sur la mer Quand les disciples le virent marcher sur la mer, ils furent troublés, et dirent : C’est un fantôme ! Et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris, Jésus leur dit aussitôt : Rassurez-vous, c’est moi ; n’ayez pas peur ! Pierre lui répondit : Seigneur, si c’est toi, ordonne que j’aille vers toi sur les eaux. Et il dit : Viens ! Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus. Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria : Seigneur, sauve-moi ! Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit : Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » (Matthieu 14 :24-31).
Pierre se permet de faire une remarque à Jésus, quand le Christ lui annonce qu’il va souffrir et mourir puis ressusciter.
« Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour. Pierre, l’ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit : A Dieu ne plaise, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas. Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre : Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale ; Car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes »
(Matthieu 16 : 21-23).
La violence de Pierre
Pierre fut très violent lors de l’arrestation de Jésus par les gardes envoyés par les principaux sacrificateurs.
« Lorsqu’il eut dit ces choses, Jésus alla avec ses disciples de l’autre côté du torrent du Cédron, où se trouvait un jardin, dans lequel il entra, lui et ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait ce lieu, parce que Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis. Judas donc, ayant pris la cohorte, et des huissiers qu’envoyèrent les principaux sacrificateurs et les pharisiens, vint là avec des lanternes, des flambeaux et des armes.
Jésus, sachant tout ce qui devait lui arriver, s’avança, et leur dit : Qui cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Jésus de Nazareth. Jésus leur dit : C’est moi. Et Judas, qui le livrait, était avec eux. Lorsque Jésus leur eut dit : C’est moi, ils reculèrent et tombèrent par terre. Il leur demanda de nouveau : Qui cherchez-vous ? Et ils dirent : Jésus de Nazareth. Jésus répondit : Je vous ai dit que c’est moi. Si donc c’est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci. Il dit cela, afin que s’accomplît la parole qu’il avait dite : Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés. Simon Pierre, qui avait une épée, la tira, frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui coupa l’oreille droite. Ce serviteur s’appelait Malchus. Jésus dit à Pierre : Remets ton épée dans le fourreau. Ne boirai-je pas la coupe que le Père m’a donnée à boire ? » (Jean 18 : 1-11).
La présomption de Pierre
L’aspect présomptueux de Pierre apparaît lors de l’annonce par Jésus qu’il serait pour chacun d’eux une occasion de chute. Pierre crie à qui veut l’entendre que ce ne sera pas le cas pour lui.
« Alors Jésus leur dit : Je serai pour vous tous, cette nuit, une occasion de chute ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais, après que je serai ressuscité, je vous précèderai en Galilée. Pierre, prenant la parole, lui dit : Quand tu serais pour tous une occasion de chuter, tu ne le seras jamais pour moi. Jésus lui dit : Je te le dis en vérité, cette nuit même, avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Pierre lui répondit : Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas. Et tous les disciples dirent la même chose » (Matthieu 26 : 35).
Les pleurs de Pierre après son reniement.
« Cependant, Pierre était assis dehors dans la cour. Une servante s’approcha de lui, et dit : Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen. Mais il le nia devant tous, disant : Je ne sais ce que tu veux dire. Comme il se dirigeait vers la porte, une autre servante le vit, et dit à ceux qui se trouvaient là ; Celui-ci était aussi avec Jésus de Nazareth. Il le nia de nouveau, avec serment : Je ne connais pas cet homme. Peu après, ceux qui étaient là, s’étant approchés, dirent à Pierre : Certainement tu es aussi de ces gens-là, car ton langage te fait reconnaître. Alors il se mit à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme. Aussitôt le coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Et étant sorti, il pleura amèrement » (Matthieu 26 : 69-75).
La miséricorde de Jésus-Christ
Heureusement pour Pierre et pour chacun de nous Dieu en Jésus-Christ est miséricordieux. Jésus qui avait auparavant changé le nom de Simon en Pierre (Matthieu 16 : 18-19), fera dire à Pierre par Marie-Madeleine et Marie mère de Jacques et Salomé par l’intermédiaire d’un ange, qu’il le retrouvera en Galilée.
« Lorsque le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin d’aller embaumer Jésus. Le premier jour de la semaine, elles se rendirent au sépulcre, de grand matin, comme le soleil venait de se lever. Elles disaient entre elles : Qui nous roulera la pierre loin de l’entrée du sépulcre ? Et, levant les yeux, elles aperçurent que la pierre, qui était très grande, avait été roulée. Elles entrèrent dans le sépulcre, virent un jeune homme assis à droite vêtu d’une robe blanche, et elles furent épouvantées. Il leur dit : Ne vous épouvantez pas ; vous cherchez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié ; il est ressuscité, il n’est point ici ; voici le lieu où on l’avait mis. Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu’il vous précède en Galilée : c’est là que vous le verrez, comme il vous l’a dit » (Marc 16 : 1-7).
Pais mes brebis
Pierre étant retourné à son activité de pêcheur de poissons après la mort et la résurrection de Jésus-Christ fut confondu lorsqu’il vit Jésus sur le bord de mer lui indiquer l’endroit où il devait jeter son filet. Après cet épisode de pêche miraculeuse et de repas pris en commun, le Christ posa par trois fois une question à Pierre en insistant jusqu’à quel point ce disciple avait de l’amour pour lui. Pierre répondit à Jésus et affirma son amour par trois fois mais de manière différente et se fit confier le troupeau du Seigneur. C’était la troisième fois que les disciples revoyaient le Seigneur.
« Après cela, Jésus se montra encore aux disciples, sur les bords de la mer de Tibériade. Et voici de quelle manière il se montra. Simon Pierre, Thomas, appelé Didyme, Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples de Jésus, étaient ensemble. Simon Pierre leur dit : Je vais pêcher. Ils lui dirent : Nous allons aussi avec toi. Ils sortirent et montèrent dans une barque, et cette nuit-là ils ne prirent rien.
Le matin étant venu, Jésus se trouva sur le rivage ; mais les disciples ne savaient pas que c’était Jésus. Jésus leur dit : Enfants, n’avez-vous rien à manger ? Ils lui répondirent : Non. Il leur dit : Jetez le filet du côté droit de la barque, et vous trouverez. Ils le jetèrent donc, et ils ne pouvaient plus le retirer, à cause de la grande quantité de poissons. Alors le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : C’est le Seigneur ! Et Simon Pierre, dès qu’il eut entendu que c’était le Seigneur, mit son vêtement et sa ceinture, car il était nu, et se jeta dans la mer. Les autres disciples vinrent avec la barque, tirant le filet plein de poissons, car ils n’étaient éloignés de terre que d’environ deux cents coudées. Lorsqu’ils furent descendus à terre, ils virent là des charbons allumés, du poisson dessus, et du pain. Jésus leur dit : Apportez des poissons que vous venez de prendre. Simon Pierre monta dans la barque, et tira à terre le filet plein de cent cinquante-trois grands poissons ; et quoiqu’il y en eût tant, le filet ne se rompit point. Jésus leur dit : Venez, mangez. Et aucun des disciples n’osait lui demander : Qui es-tu ? sachant que c’était le Seigneur. Jésus s’approcha, prit le pain, et leur en donna ; il fit de même du poisson. C’était déjà la troisième fois que Jésus se montrait à ses disciples depuis qu’il était ressuscité des morts. Après qu’ils eurent mangé, Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ne m’aiment ceux-ci ? Il lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit une seconde fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : M’aimes-tu ? Et il lui répondit : Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne voudras pas. Il dit cela pour indiquer par quelle mort Pierre glorifierait Dieu. Et ayant ainsi parlé, il lui dit : Suis-moi » (Jean 21 : 1-19).
Pierre après la pentecôte
Il semble que Pierre soit transformé après avoir reçu le baptême de l’Esprit Saint le jour de la pentecôte. Nous le voyons prendre la parole pour témoigner de Jésus-Christ devant 3000 personnes qui deviendront des croyants en Jésus-Christ.
« Alors Pierre, se présentant avec les onze, éleva la voix, et leur parla en ces termes : Hommes Juifs, et vous tous qui séjournez à Jérusalem, sachez ceci, et prêtez l’oreille à mes paroles ! Ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez, car c’est la troisième heure du jour. Mais c’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël : Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair ; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos jeunes gens auront des visions, Et vos vieillards auront des songes. Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, Dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit ; et ils prophétiseront. Je ferai paraître des prodiges en haut dans le ciel et des miracles en bas sur la terre, Du sang, du feu, et une vapeur de fumée ; Le soleil se changera en ténèbres, Et la lune en sang, Avant l’arrivée du jour du Seigneur, De ce jour grand et glorieux. Alors quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Hommes Israélites, écoutez ces paroles ! Jésus de Nazareth, cet homme à qui Dieu a rendu témoignage devant vous par les miracles, les prodiges et les signes qu’il a opérés par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes ; cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l’avez crucifié, vous l’avez fait mourir par la main des impies. Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il fût retenu par elle. Car David dit de lui : Je voyais constamment le Seigneur devant moi, Parce qu’il est à ma droite, afin que je ne sois point ébranlé. Aussi mon cœur est dans la joie, et ma langue dans l’allégresse ; Et même ma chair reposera avec espérance, Car tu n’abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts, Et tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption. Tu m’as fait connaître les sentiers de la vie, Tu me rempliras de joie par ta présence. Hommes frères, qu’il me soit permis de vous dire librement, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son sépulcre existe encore aujourd’hui parmi nous. Comme il était prophète, et qu’il savait que Dieu lui avait promis avec serment de faire asseoir un de ses descendants sur son trône, c’est la résurrection du Christ qu’il a prévue et annoncée, en disant qu’il ne serait pas abandonné dans le séjour des morts et que sa chair ne verrait pas la corruption. C’est ce Jésus que Dieu a ressuscité ; nous en sommes tous témoins. Elevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint-Esprit qui avait été promis, et il l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez. Car David n’est point monté au ciel, mais il dit lui-même : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié » (Actes 2 : 14-36).
Nous le verrons ensuite avec Jean devoir affronter le Sanhédrin après la guérison d’un homme boiteux de naissance et le témoignage devant la foule. Son arrestation, les coups qu’il a reçus, les menaces prononcées ne sont pas arrivées à le faire taire. Nous le voyons une nouvelle fois annoncer le salut et le royaume de Dieu en Jésus-Christ.
Pierre et Jean montaient ensemble au temple
« Pierre et Jean montaient ensemble au temple, à l’heure de la prière : c’était la neuvième heure. Il y avait un homme boiteux de naissance, qu’on portait et qu’on plaçait tous les jours à la porte du temple appelée la Belle, pour qu’il demandât l’aumône à ceux qui entraient dans le temple. Cet homme, voyant Pierre et Jean qui allaient y entrer, leur demanda l’aumône. Pierre, de même que Jean, fixa les yeux sur lui, et dit : Regarde-nous. Et il les regardait attentivement, s’attendant à recevoir d’eux quelque chose. Alors Pierre lui dit : Je n’ai ni argent, ni or ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche. Et le prenant par la main droite, il le fit lever. Au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes ; d’un saut il fut debout, et il se mit à marcher. Il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant, et louant Dieu. Tout le monde le vit marchant et louant Dieu. Ils reconnaissaient que c’était celui qui était assis à la Belle porte du temple pour demander l’aumône, et ils furent remplis d’étonnement et de surprise au sujet de ce qui lui était arrivé. Comme il ne quittait pas Pierre et Jean, tout le peuple étonné accourut vers eux, au portique dit de Salomon. Pierre, voyant cela, dit au peuple : Hommes Israélites, pourquoi vous étonnez-vous de cela ? Pourquoi avez-vous les regards fixés sur nous, comme si c’était par notre propre puissance ou par notre piété que nous eussions fait marcher cet homme ? Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son serviteur Jésus, que vous avez livré et renié devant Pilate, qui était d’avis qu’on le relâchât. Vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé qu’on vous accordât la grâce d’un meurtrier. Vous avez fait mourir le Prince de la vie, que Dieu a ressuscité des morts ; nous en sommes témoins. C’est par la foi en son nom que son nom a raffermi celui que vous voyez et connaissez ; c’est la foi en lui qui a donné à cet homme cette entière guérison, en présence de vous tous. Et maintenant, frères, je sais que vous avez agi par ignorance, ainsi que vos chefs. Mais Dieu a accompli de la sorte ce qu’il avait annoncé d’avance par la bouche de tous ses prophètes, que son Christ devait souffrir. Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, (3-20) afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur, et qu’il envoie celui qui vous a été destiné, Jésus-Christ, que le ciel doit recevoir jusqu’aux temps du rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé anciennement par la bouche de ses saints prophètes. Moïse a dit : Le Seigneur votre Dieu vous suscitera d’entre vos frères un prophète comme moi ; vous l’écouterez dans tout ce qu’il vous dira, et quiconque n’écoutera pas ce prophète sera exterminé du milieu du peuple. Tous les prophètes qui ont successivement parlé, depuis Samuel, ont aussi annoncé ces jours-là. Vous êtes les fils des prophètes et de l’alliance que Dieu a traitée avec nos pères, en disant à Abraham : Toutes les familles de la terre seront bénies en ta postérité. C’est à vous premièrement que Dieu, ayant suscité son serviteur, l’a envoyé pour vous bénir, en détournant chacun de vous de ses iniquités » (Actes 3 : 1-26).
L’arrestation de Pierre et de Jean
« Tandis que Pierre et Jean parlaient au peuple, survinrent les sacrificateurs, le commandant du temple, et les sadducéens, mécontents de ce qu’ils enseignaient le peuple, et annonçaient en la personne de Jésus la résurrection des morts. Ils mirent les mains sur eux, et ils les jetèrent en prison jusqu’au lendemain ; car c’était déjà le soir.
Cependant, beaucoup de ceux qui avaient entendu la parole crurent, et le nombre des hommes s’éleva à environ cinq mille. Le lendemain, les chefs du peuple, les anciens et les scribes, (4-5) s’assemblèrent à Jérusalem, (4-6) avec Anne, le souverain sacrificateur, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui étaient de la race des principaux sacrificateurs. Ils firent placer au milieu d’eux Pierre et Jean, et leur demandèrent : Par quel pouvoir, ou au nom de qui avez-vous fait cela ? Alors Pierre, rempli du Saint-Esprit, leur dit : Chefs du peuple, et anciens d’Israël, puisque nous sommes interrogés aujourd’hui sur un bienfait accordé à un homme malade, afin que nous disions comment il a été guéri, sachez-le tous, et que tout le peuple d’Israël le sache ! C’est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, que vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts, c’est par lui que cet homme se présente en pleine santé devant vous. Jésus est La pierre rejetée par vous qui bâtissez, Et qui est devenue la principale de l’angle. Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction ; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus. Mais comme ils voyaient là près d’eux l’homme qui avait été guéri, ils n’avaient rien à répliquer. Ils leur ordonnèrent de sortir du sanhédrin, et ils délibérèrent entre eux, disant : Que ferons-nous à ces hommes ? Car il est manifeste pour tous les habitants de Jérusalem qu’un miracle signalé a été accompli par eux, et nous ne pouvons pas le nier. Mais, afin que la chose ne se répande pas davantage parmi le peuple, défendons-leur avec menaces de parler désormais à qui que ce soit en ce nom-là. Et les ayant appelés, ils leur défendirent absolument de parler et d’enseigner au nom de Jésus. Pierre et Jean leur répondirent : Jugez s’il est juste, devant Dieu, de vous obéir plutôt qu’à Dieu ; car nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu. Ils leur firent de nouvelles menaces, et les relâchèrent, ne sachant comment les punir, à cause du peuple, parce que tous glorifiaient Dieu de ce qui était arrivé.
Car l’homme qui avait été l’objet de cette guérison miraculeuse était âgé de plus de quarante ans » (Actes 4 : 1-22).
L’accomplissement de la promesse de Jésus-Christ pour Pierre s’est précisé en plusieurs étapes.
Nous l’avons vu témoigner de Jésus-Christ et prendre la direction de la première communauté, le jour de la pentecôte (Actes 2 : 1-47), il a un rôle important dans l’affaire qui concerne Ananias et Saphira. (Actes 5 : 1-11). On le voit être acteur et témoin du baptême du Saint Esprit pour les Samaritains. (Actes 8 : 14-17). C’est encore lui qui est participant lors du baptême du Saint Esprit de Corneille et de sa famille. (Actes 10 : 1-48). Il a donc les clés des portes du Royaume de Dieu, pour les Juifs en premier, pour les Samaritains en second et pour les non-juifs c’est-à-dire les gentils.
Pierre et les non-juifs
Pourtant la personnalité, son origine juive, sa pratique des commandements de la loi ont été dans certains moments un problème de conscience pour Pierre. C’est ainsi que lorsqu’il doit aller voir Corneille Dieu doit lui montrer une vision d’animaux impurs par trois fois, Pierre restera pensif et perplexe quant à cette vision, il ne la comprendra qu’au moment où arrivent les envoyés de corneille. (Actes 10 : 9-17). Il comprendra que Dieu veut ouvrir la porte aux non-Juifs. (Actes 10 : 34-35). Suite à cela, quand Paul et Barnabas sont venus à Jérusalem pour demander aux apôtres et aux anciens leurs avis sur la circoncision et l’observance de la loi pour les croyants issus du paganisme, Pierre s’exprima dans le sens de ne pas mettre un joug sur les épaules des nouveaux convertis (Actes 15 : 1-29).
Une réprimande publique
Pourtant Pierre était loin d’être parfait et l’esprit de crainte qui lui avait faire ou dire certaines choses n’était pas complètement évincé de sa vie. On le voit à Antioche en compagnie de non-juifs à leur table mais dès que des juifs légalistes arrivent il s’éloigne des non-juifs pour éviter des conflits. Paul s’étant rendu compte de son attitude le reprend publiquement (Galates 2 :11-14). Ce moment a certainement été pour Pierre une expérience salutaire qui lui a permis de mieux servir Dieu et son Royaume.
Le neveu de Pierre
Dans sa première épître Pierre nous parle de son neveu Jean surnommé Marc qui s’est peut-être converti par le témoignage de son oncle, il semble que celui-ci lui était très utile (I pierre 5 :13). On pense que l’évangile de Marc est en fait celui qui a été dicté par Pierre. Pierre a écrit deux épîtres.
Concernant sa mort, la Bible ne nous en parle pas.
Conclusion
Nous avons découvert une partie de la vie de Pierre ainsi que de sa personnalité. Jésus-Christ avait vu en lui l’homme et le leader qui allait devenir pour son église. Pierre après quelques difficultés a assumé parfaitement le rôle que le Christ lui avait demandé d’accomplir. Pierre n’a pas seulement été l’apôtre des premiers croyants, il est aussi notre apôtre car comme le dit l’épître aux Hébreux « Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu ; considérez quelle a été la fin de leur vie, et imitez leur foi » (Hébreux 13 : 7).
Que pouvons nous retenir de cette étude sur l’apôtre Pierre : que Christ lui a montré de ne plus avoir peur, soit de marcher sur l’eau ou soit de rencontrer des personnes inconnues. Il y a bien des domaines dans nos vies où il nous faut la même foi que Pierre pour avancer dans l’inconnu, il en est de même de nos rencontres avec certaines personnes qui nous paraissent inabordables.
Un élément important, voire essentiel, est celui du pardon que Dieu en Jésus-Christ nous accorde. Il arrivera peut-être dans notre vie où nous entendrons la voix du Christ nous dire m’aimes-tu.
En Pierre nous découvrons aussi la volonté et la patience de Dieu pour nous instruire.
Toujours à travers la vie de l’apôtre Pierre nous nous apercevons que Dieu ne se trompe pas quand il nous appelle. Quand Jésus a regardé Pierre il savait ce que cet homme était capable de faire « tu es Pierre est sur cette pierre, je bâtirai mon église »
(Matthieu 16 : 18).
Maintenant pourquoi Dieu a-t-il choisi un pêcheur sans instruction de surcroit Galiléen pour en faire un pêcheur d’hommes (Luc 5 : 10). Pour ma part je pense que Dieu connaissait parfaitement le cœur de cet homme, il savait que pour l’amour de Jésus-Christ, il irait jusqu’au bout afin d’annoncer le salut et la bonne nouvelle du Royaume de Dieu. Cet exemple doit nous inciter à faire de même. Dans le prochain cours nous regarderons ce que peuvent nous apporter comme enseignement les autres disciples de Jésus-Christ.
Bibliographie
Cours BibleDoc 2005
Bible Online 2011
Le grand dictionnaire de la Bible Editions Excelsis 2017
Etude sur le disciple de Jésus-Christ appelé Simon et surnommé Pierre
Module trois : Ce travail concerne une préparation de cours dans le but d’expliquer l’appel et la personnalité de celui qui a reçu pour tâche de paître le troupeau de brebis de l’ekklésia de Jésus-Christ dans le Royaume de Dieu.
Cette étude est la troisième d’une série de vingt cours qui aura pour objectif de prouver que Jésus-Christ est bien le Messie attendu et qu’il est venu réaliser les prophéties annoncées concernant le Royaume de Dieu.
Ce travail de recherche se terminera par une thèse de doctorat ayant pour titre le Royaume de Dieu vu par Jésus-Christ
L’ensemble des travaux est dirigé par BibleDoc
Le doctorant est Bernard IRRMANN
Sommaire
Introduction....................................................................................................... page 4
Définition du terme disciple.............................................................................. page 5
La réponse immédiate des disciples.................................................................. page 5
La pêche miraculeuse et l’appel à devenir disciple........................................... page 5
Ils laissèrent leurs filets..................................................................................... page 6
Nous avons trouvé le Messie............................................................................. page 6
Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon église......................................... page 6
Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière................................. page 7
Jésus-Christ avertit les disciples des règles pour le suivre................................ page 7
Jésus insiste sur le fait qu’il n’est pas venu apporter la paix sur la terre........... page 7
Que connaissons-nous de Simon surnommé Pierre........................................... page 7
La femme de Simon........................................................................................... page 8
La maison de André et Simon à Capernaüm..................................................... page 8
La langue araméenne remplie de l’accent de la Galilée.................................... page 8
Des gens du peuple sans instruction.................................................................. page 8
André disciple de Jean-Baptiste........................................................................ page 8
Nous avons trouvé le Messie............................................................................. page 8
Explique-nous cette parabole............................................................................. page 9
Combien de fois dois-je pardonner à mon frère................................................ page 9
Qu’en sera-t-il pour nous ?................................................................................ page 9
Le figuier maudit............................................................................................... page 9
La femme atteinte d’une perte de sang.............................................................. page 9
Cette parabole concerne-t-elle les disciples ou bien est-elle pour tous..............page 10
Pas seulement les pieds mais aussi les mains et la tête......................................page 10
Que veux-tu dire en disant vous ne pouvez pas venir avec moi.........................page 10
On le voit présent dans la résurrection de la fille de Jaïrus................................page 11
Il propose de dresser trois tentes.........................................................................page 11
Le dernier repas de la Pâque que Jésus a pris avec ses disciples........................page 11
Quelle était la personnalité de Pierre..................................................................page 12
La remarque de Pierre à Jésus.........................................................................page 12
La violence de Pierre...................................................................................... page 12
La présomption de Pierre................................................................................page 13
Les pleurs de Pierre après son reniement........................................................page 13
La miséricorde de Jésus..................................................................................page 13
Pais mes Brebis...............................................................................................page 13
Pierre après la pentecôte.................................................................................page 14
Pierre et Jean montaient ensemble au temple................................................ page 15
L’arrestation de Pierre et de Jean...................................................................page 16
L’accomplissement de la promesse de Jésus-Christ pour Pierre...................page 17
Pierre et les non-juifs.....................................................................................page 17
Une réprimande publique...............................................................................page 17
Le neveu de Pierre.........................................................................................page 17
Conclusion.....................................................................................................page 18
Bibliogaphie..................................................................................................page 18
Introduction
Bonjour à toutes et à tous,
Nous en sommes à notre troisième cours, lors des deux études précédentes nous avons de façon succincte découvert la naissance de Jean-Baptiste et celle de Jésus-Christ ainsi que le contexte familial, social et spirituel qui rapprochait ces deux hommes dans le premier cours, puis dans la seconde étude nous avons détaillé les premiers éléments du commencement de leurs ministères respectifs, en insistant d’une façon plus particulière sur le ministère de Jésus-Christ. Ses premiers pas après son baptême et sa préparation lors des quarante jours au désert, le choix de ses disciples et les premiers miracles qui accompagnaient l’annonce du Royaume de Dieu.
Aujourd’hui, j’aimerais diriger votre attention sur l’un des premiers disciples choisi par Jésus-Christ. Il s’agit de l’apôtre Pierre qui s’appelait Simon avant sa rencontre avec le Christ-Jésus.
Nous découvrirons au cours de cette étude où et comment se fit l’appel de Pierre à devenir disciple du Messie Yeshoua. Nous irons à la recherche de son origine sociale qui comportera sa situation géographique, sa profession, sa vie familiale ainsi que l’aspect spirituel de son existence avant sa rencontre avec celui qui devait devenir son Seigneur, son Sauveur, le Christ, le Fils du Dieu vivant. Nous regarderons comment cet homme a compris qui était le Christ et quels ont été les changements qui se produisirent dans son existence suite à cette rencontre qu’il a faite avec Jésus de Nazareth. Enfin nous pourrons examiner ce que signifie l’appel de Christ dans nos vies et comment un simple pêcheur de poissons est devenu celui qui a les clés des cieux et qui a le pouvoir de lier ou de délier les choses de la terre afin qu’elles soient liées ou déliées dans les cieux.
Pour commencer cette étude nous irons voir dans le nouveau testament et particulièrement dans les évangiles pour découvrir Simon. Cependant, pour pouvoir faire des comparaisons ou montrer des similitudes, nous regarderons aussi certains livres de l’Ancien Testament.
Mais tout d’abord cherchons la définition du terme disciple :
- Personne qui reçoit l'enseignement d'un maître, fait partie de son école ; élève : Les disciples de Jésus-Christ.
- Personne qui suit l'exemple de quelqu'un qu'il considère comme son maître à penser, qui adhère à une doctrine, une conception, etc. ; partisan, fidèle, adepte : On voit en lui un disciple de Jésus.
La réponse immédiate des disciples
En observant avec attention l’évangile de Marc et l’appel de Simon, « Comme il passait le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs. Jésus leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent leurs filets, et le suivirent. (Marc 1 : 16-18). Nous pouvons nous apercevoir qu’il y a une sorte de parallélisme avec l’appel d’Elisée tel qu’il est relaté dans le premier livre des rois « Elie partit de là, et il trouva Elisée, fils de Schaphath, qui labourait. Il y avait devant lui douze paires de bœufs, et il était avec la douzième. Elie s’approcha de lui, et il jeta sur lui son manteau. Elisée, quittant ses bœufs, courut après Elie, et dit : Laisse-moi embrasser mon père et ma mère, et je te suivrai. Elie lui répondit : Va, et reviens ; car pense à ce que je t’ai fait. Après s’être éloigné d’Elie, il revint prendre une paire de bœufs, qu’il offrit en sacrifice ; avec l’attelage des bœufs, il fit cuire leur chair, et la donna à manger au peuple. Puis il se leva, suivit. Elie, et fut à son service » (1 Rois :19-20).
La pêche miraculeuse et l’appel de Pierre à devenir disciple
Si nous regardons dans l’Évangile de Luc, nous comprenons mieux pourquoi Pierre, qui s’appelait encore Simon, a suivi Jésus. « Comme Jésus se trouvait auprès du lac de Génésareth, et que la foule se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu, il vit au bord du lac deux barques, d’où les pêcheurs étaient descendus pour laver leurs filets. Il monta dans l’une de ces barques, qui était à Simon, et il le pria de s’éloigner un peu de terre. Puis il s’assit, et de la barque il enseignait la foule. Lorsqu’il eut cessé de parler, il dit à Simon : Avance en pleine eau, et jetez vos filets pour pêcher. Simon lui répondit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je jetterai le filet. L’ayant jeté, ils prirent une grande quantité de poissons, et leur filet se rompait. Ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l’autre barque de venir les aider. Ils vinrent et ils remplirent les deux barques, au point qu’elles enfonçaient. Quand il vit cela, Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus, et dit : Seigneur, retire-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur. Car l’épouvante l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la pêche qu’ils avaient faite. Il en était de même de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Alors Jésus dit à Simon : Ne crains point ; désormais tu seras pêcheur d’hommes. Et, ayant ramené les barques à terre, ils laissèrent tout, et le suivirent ». (Luc 5 :1-11).
Ils laissèrent leurs filets
Matthieu nous raconte l’appel de Pierre et des trois autres disciples André, Jacques et Jean de la même manière que Marc « Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André, son frère, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs. Il leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent les filets, et le suivirent. De là étant allé plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère, qui étaient dans une barque avec Zébédée, leur père, et qui réparaient leurs filets. Il les appela, et aussitôt ils laissèrent la barque et leur père, et le suivirent ». (Matthieu 4 :18-22)
Nous avons trouvé le Messie
Pour obtenir d’autres renseignements concernant l’appel de Pierre. Il nous faut aussi lire ce que l’évangéliste Jean a écrit « Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ; et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu. Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus. Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi ce qui signifie Maître, où demeures-tu ? Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure. André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus. Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie ce qui signifie Christ. Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas ce qui signifie Pierre ». (Jean 1 : 35-42)
Tu es Pierre et sur cette pierre, Je bâtirai mon église.
Nous avons appris que Jésus avait changé le Nom de Simon en celui de Pierre (Jean 1 : 42). En Matthieu nous découvrons ce que signifie ce nom pour Jésus-Christ « Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples : Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme ? Ils répondirent : Les uns disent que tu es Jean-Baptiste ; les autres, Elie ; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes. Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis ? Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux. Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » (Matthieu 16 : 13-19). Mais j’aimerais que nous revenions à l’appel des disciples par Jésus. Nous avons vu en comparant l’appel d’Elisée à celui de Pierre qu’ils se ressemblaient beaucoup, en effet de part et d’autre chacun a laissé sa famille, son travail et est devenu disciple. Toutefois la différence est dans la manière dont la séparation s’est produite pour Elisée, celui-ci dit au revoir à sa famille et Elie lui rappelle de se souvenir de ce qui vient de se passer et particulièrement pour l’onction reçue lorsqu’il lui a lancé son manteau.
Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière
Pour les disciples de Jésus cela semble différent en effet, comme on a pu se rendre compte en observant avec soin les écritures, les disciples quittent leur travail immédiatement et suivent Jésus. Nous voyons aussi dans les évangiles certains disciples demander à Jésus la permission de dire au revoir à leurs parents ou d’ensevelir son père. « Pendant qu’ils étaient en chemin, un homme lui dit : Seigneur, je te suivrai partout où tu iras. Jésus lui répondit : Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids : mais le Fils de l’homme n’a pas un lieu où il puisse reposer sa tête. Il dit à un autre : Suis-moi. Et il répondit : Seigneur, permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon père. Mais Jésus lui dit : Laisse les morts ensevelir leurs morts ; et toi, va annoncer le royaume de Dieu. Un autre dit : Je te suivrai, Seigneur, mais permets-moi d’aller d’abord prendre congé de ceux de ma maison. Jésus lui répondit : Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n’est pas propre au royaume de Dieu » (Luc 9 : 57-62 ; Matthieu 8 : 21-22). Mais Jésus ne leur permet pas.
Jésus-Christ avertit les disciples des règles nécessaires pour le suivre.
Tout d’abord, il nous faut mettre en premier notre foi en Jésus-Christ et l’annonce du Royaume de Dieu « Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple » (Luc 14 :26-27).
Jésus insiste sur le fait qu’il n’est pas venu apporter la paix sur la terre.
« Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère ; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi. Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera ». (Matthieu 10 : 34-39).
Nous venons de voir par le biais de la parole les exigences demandées par Jésus-Christ pour être de ses disciples, maintenant nous allons approfondir notre connaissance de l’apôtre Pierre.
Que connaissons nous de Simon surnommé Pierre.
Syméon en Hébreux ou Simon qui est la forme grecque qui est employé fréquemment dans le Nouveau testament « Lorsqu’ils eurent cessé de parler, Jacques prit la parole, et dit : Hommes frères, écoutez-moi ! Simon a raconté comment Dieu a d’abord jeté les regards sur les nations pour choisir du milieu d’elles un peuple qui portât son nom ». (Actes 15 : 13-14 ; 2 Pierre 1 : 1).
Nous savons que le nom de son père était Jonas « Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 16 :17).
La femme de Simon
L’évangile de Marc nous apprend qu’il était marié. « La belle-mère de Simon était couchée, ayant la fièvre ; et aussitôt on parla d’elle à Jésus » (Marc 1 :30). Paul nous dit dans son épitre première aux Corinthiens que son épouse l’accompagnait.
« N’avons-nous pas le droit de mener avec nous une sœur qui soit notre femme, comme font les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas ? ». (1Corinthiens 9 :5). Nous voyons dans l’évangile de Jean que Pierre avait résidé à Bethsaïda en Gaulanitide,
La maison de André et Simon à Capernaüm
Pour l’évangéliste Marc, celui-ci nous indique dans son écrit que Simon et André avaient une maison à Capernaüm en Galilée. « 21 Ils se rendirent à Capernaüm. Et, le jour du sabbat, Jésus entra d’abord dans la synagogue, et il enseigna ; 29 En sortant de la synagogue, ils se rendirent avec Jacques et Jean à la maison de Simon et d’André ». (Marc 1 : 21 ; 29).
La langue Araméenne remplie de l’accent de la Galilée
Que nous apprend la Bible sur la langue pratiquée par Pierre, selon toujours l’évangéliste Marc, Pierre parlait l’Araméen avec l’accent issu de la Galilée.
« Et il le nia de nouveau. Peu après, ceux qui étaient présents dirent encore à Pierre : Certainement tu es de ces gens-là, car tu es Galiléen » (Marc 14 ;70).
Des gens du peuple sans instruction
Il semble que Pierre n’ait pas reçu d’enseignement spécifique sur la loi en dehors de celle qui pouvait être donnée dans les synagogues. Lorsque lui et Jean sont arrêtés par les sacrificateurs ceux-ci les considèrent comme des personnes sans instruction, hormis celle reçue de la part de Jésus-Christ. « Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction ; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus » (Actes 4 : 13).
André disciple de Jean-Baptiste
Avant de connaître Jésus-Christ, Pierre était en relation avec le mouvement de Jean-Baptiste, son frère étant disciple de celui-ci. « Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ; et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu. Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus. Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi ce qui signifie Maître, où demeures-tu ? Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure. André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus.
Nous avons trouvé le Messie
Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie ce qui signifie Christ. Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas ce qui signifie Pierre » (Jean 1 : 35-40).
Regardons maintenant les aptitudes, les qualités et les défauts de ce disciple.
Explique-nous cette parabole
Une des premières aptitudes de Pierre est son caractère de meneur, on le voit plusieurs fois prendre la parole au nom des douze disciples. « Pierre, prenant la parole, lui dit : Explique-nous cette parabole » (Matthieu 15 :15).
Combien de fois dois-je pardonner à mon frère
C’est encore lui qui demande à Jésus combien de fois il faut pardonner à son frère « Alors Pierre s’approcha de lui, et dit : Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu’à sept fois ? Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à septante fois sept fois » (Matthieu 18 : 21-22).
Qu’en sera-t-il pour nous ?
Nous le voyons encore demander à Jésus-Christ ce qu’il adviendra de ses disciples eux qui ont tout quitté pour le suivre. « Pierre, prenant alors la parole, lui dit : Voici, nous avons tout quitté, et nous t’avons suivi ; qu’en sera-t-il pour nous ? Jésus leur répondit : Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël. Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle. Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers » (Matthieu 19 :27-30).
Le figuier maudit
C’est encore lui qui rappellera à Jésus devant les autres disciples l’épisode du figuier qui a été maudit : « Le matin, en passant, les disciples virent le figuier séché jusqu’aux racines. Pierre, se rappelant ce qui s’était passé, dit à Jésus : Rabbi, regarde, le figuier que tu as maudit a séché » (Marc 11 : 20-21).
La femme atteinte d’une perte de sang
Ce fut encore lui qui lors du miracle de la femme qui avait une perte de sang prit la parole pour dire à Jésus qu’il se trompait quand le Christ affirmait que quelqu’un l’avait touché et qu’une force était sortie de lui : « Or, il y avait une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans, et qui avait dépensé tout son bien pour les médecins, sans qu’aucun ait pu la guérir. Elle s’approcha par derrière, et toucha le bord du vêtement de Jésus. Au même instant la perte de sang s’arrêta. Et Jésus dit : Qui m’a touché ? Comme tous s’en défendaient, Pierre et ceux qui étaient avec lui dirent : Maître, la foule t’entoure et te presse, et tu dis : Qui m’a touché ? Mais Jésus répondit : Quelqu’un m’a touché, car j’ai connu qu’une force était sortie de moi » (Luc 8 : 43-46).
Cette parabole concerne-t-elle les disciples ou bien elle est pour tous
Une nouvelle fois nous le trouvons en train d’interroger Jésus sur le sens d’une parabole qui parle de serviteurs et d’un maître qui doit rentrer à l’improviste. Pierre demande à Jésus si cette parabole concerne les disciples ou bien si celle-ci est pour tous (Luc 12 : 41).
Pas seulement les pieds mais aussi les mains et la tête
Lors du lavement des pieds que Jésus fit à ses disciples avant de subir la crucifixion, Pierre une fois encore s’adresse à Jésus et lui demande de ne pas seulement lui laver les pieds mais aussi les mains et la tête « Il vint donc à Simon Pierre ; et Pierre lui dit : Toi, Seigneur, tu me laves les pieds ! Jésus lui répondit : Ce que je fais, tu ne le comprends pas maintenant, mais tu le comprendras bientôt. Pierre lui dit : Non, jamais tu ne me laveras les pieds. Jésus lui répondit : Si je ne te lave, tu n’auras point de part avec moi. Simon Pierre lui dit : Seigneur, non seulement les pieds, mais encore les mains et la tête. Jésus lui dit : Celui qui est lavé n’a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur ; et vous êtes purs, mais non pas tous. Car il connaissait celui qui le livrait ; c’est pourquoi il dit : Vous n’êtes pas tous purs. Après qu’il leur eut lavé les pieds, et qu’il eut pris ses vêtements, il se remit à table, et leur dit : Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m’appelez Maître et Seigneur ; et vous dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres ; car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait » (Jean 13 : 6-15).
Que veux tu dire en disant vous ne pouvez venir avec moi
Une des interrogations de Pierre qui permet à chacun de nous de voir la patience et la compréhension de Jésus à notre égard, comme cela l’a été pour Pierre, se trouve dans le passage où Judas est sorti pour livrer Jésus aux sacrificateurs. Pierre pose une question au Christ que veux-tu dire en disant vous ne pouvez pas venir avec moi. L’apôtre Pierre insiste en disant qu’il donnerait sa vie pour Jésus. La réponse du Christ marquera son disciple à jamais. « Lorsque Judas fut sorti, Jésus dit : Maintenant, le Fils de l’homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui. Si Dieu a été glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même, et il le glorifiera bientôt. Mes petits-enfants, je suis pour peu de temps encore avec vous. Vous me chercherez ; et, comme j’ai dit aux Juifs : Vous ne pouvez venir où je vais, je vous le dis aussi maintenant. Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. Simon Pierre lui dit : Seigneur, où vas-tu ? Jésus répondit : Tu ne peux pas maintenant me suivre où je vais, mais tu me suivras plus tard. Seigneur, lui dit Pierre, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ? Je donnerai ma vie pour toi. Jésus répondit : Tu donneras ta vie pour moi ! En vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne chantera pas que tu ne m’aies renié trois fois » (Jean 13 : 31-38). Pierre s’est surtout fait remarquer par son discernement en reconnaissant Jésus comme le Messie attendu (Matthieu 16 : 16-17).
Pierre faisait partie avec Jean et Jacques de ceux que le Seigneur prenait avec lui dans différentes circonstances.
On le voit présent dans la résurrection de la fille de Jaïrus :
« Comme il parlait encore, survinrent de chez le chef de la synagogue des gens qui dirent : Ta fille est morte ; pourquoi importuner davantage le maître ? Mais Jésus, sans tenir compte de ces paroles, dit au chef de la synagogue : Ne crains pas, crois seulement. Et il ne permit à personne de l’accompagner, si ce n’est à Pierre, à Jacques, et à Jean, frère de Jacques » (Marc 5 : 35-37).
Il propose de dresser trois tentes
Pierre est présent lors de la transfiguration de Jésus-Christ, il propose de dresser trois tentes. Il reçoit l’ordre de ne parler à personne de cette vision avant que le fils de l’homme soit ressuscité. Il comprend suite à l’explication de Jésus qu’Elie est déjà venu. Pierre comprit que le Christ leur parlait de Jean-Baptiste.
« Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, et il les conduisit à l’écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voici, Moïse et Elie leur apparurent, s’entretenant avec lui. Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : Seigneur, il est bon que nous soyons ici ; si tu le veux, je dresserai ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Elie. Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. Et voici, une voix fit entendre de la nuée ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection : écoutez-le ! Lorsqu’ils entendirent cette voix, les disciples tombèrent sur leur face, et furent saisis d’une grande frayeur. Mais Jésus, s’approchant, les toucha, et dit : Levez-vous, n’ayez pas peur ! Ils levèrent les yeux, et ne virent que Jésus seul. Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : Ne parlez à personne de cette vision, jusqu’à ce que le Fils de l’homme soit ressuscité des morts. Les disciples lui firent cette question : Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Elie doit venir premièrement ? Il répondit : Il est vrai qu’Elie doit venir, et rétablir toutes choses. Mais je vous dis qu’Elie est déjà venu, qu’ils ne l’ont pas reconnu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’homme souffrira de leur part. Les disciples comprirent alors qu’il leur parlait de Jean-Baptiste ». (Matthieu 17 : 1-13).
Pierre fut celui qui avec Jean prépara le dernier repas de la pâque que Jésus a pris avec ses disciples :
« Le jour des pains sans levain, où l’on devait immoler la Pâque, arriva, et Jésus envoya Pierre et Jean, en disant : Allez nous préparer la Pâque, afin que nous la mangions. Ils lui dirent : Où veux-tu que nous la préparions ? Il leur répondit : Voici, quand vous serez entrés dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d’eau ; suivez-le dans la maison où il entrera, et vous direz au maître de la maison : Le maître te dit : Où est le lieu où je mangerai la Pâque avec mes disciples ? Et il vous montrera une grande chambre haute, meublée : c’est là que vous préparerez la Pâque. Ils partirent, et trouvèrent les choses comme il le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque »
(Luc 22 : 7-13).
Quelle était la personnalité de Pierre ?
Quand on observe les situations dans lesquelles s’est trouvé Pierre, on remarque qu’il a tendance à réagir de manière impétueuse !
On le voit sortir de la barque et s’avancer sur l’eau vers le Seigneur quand Jésus vient vers eux, mais il coule rapidement dès qu’il sent le vent.
« La barque, déjà au milieu de la mer, était battue par les flots ; car le vent était contraire. A la quatrième veille de la nuit, Jésus alla vers eux, marchant sur la mer Quand les disciples le virent marcher sur la mer, ils furent troublés, et dirent : C’est un fantôme ! Et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris, Jésus leur dit aussitôt : Rassurez-vous, c’est moi ; n’ayez pas peur ! Pierre lui répondit : Seigneur, si c’est toi, ordonne que j’aille vers toi sur les eaux. Et il dit : Viens ! Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus. Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria : Seigneur, sauve-moi ! Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit : Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » (Matthieu 14 :24-31).
Pierre se permet de faire une remarque à Jésus, quand le Christ lui annonce qu’il va souffrir et mourir puis ressusciter.
« Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour. Pierre, l’ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit : A Dieu ne plaise, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas. Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre : Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale ; Car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes »
(Matthieu 16 : 21-23).
La violence de Pierre
Pierre fut très violent lors de l’arrestation de Jésus par les gardes envoyés par les principaux sacrificateurs.
« Lorsqu’il eut dit ces choses, Jésus alla avec ses disciples de l’autre côté du torrent du Cédron, où se trouvait un jardin, dans lequel il entra, lui et ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait ce lieu, parce que Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis. Judas donc, ayant pris la cohorte, et des huissiers qu’envoyèrent les principaux sacrificateurs et les pharisiens, vint là avec des lanternes, des flambeaux et des armes.
Jésus, sachant tout ce qui devait lui arriver, s’avança, et leur dit : Qui cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Jésus de Nazareth. Jésus leur dit : C’est moi. Et Judas, qui le livrait, était avec eux. Lorsque Jésus leur eut dit : C’est moi, ils reculèrent et tombèrent par terre. Il leur demanda de nouveau : Qui cherchez-vous ? Et ils dirent : Jésus de Nazareth. Jésus répondit : Je vous ai dit que c’est moi. Si donc c’est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci. Il dit cela, afin que s’accomplît la parole qu’il avait dite : Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés. Simon Pierre, qui avait une épée, la tira, frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui coupa l’oreille droite. Ce serviteur s’appelait Malchus. Jésus dit à Pierre : Remets ton épée dans le fourreau. Ne boirai-je pas la coupe que le Père m’a donnée à boire ? » (Jean 18 : 1-11).
La présomption de Pierre
L’aspect présomptueux de Pierre apparaît lors de l’annonce par Jésus qu’il serait pour chacun d’eux une occasion de chute. Pierre crie à qui veut l’entendre que ce ne sera pas le cas pour lui.
« Alors Jésus leur dit : Je serai pour vous tous, cette nuit, une occasion de chute ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais, après que je serai ressuscité, je vous précèderai en Galilée. Pierre, prenant la parole, lui dit : Quand tu serais pour tous une occasion de chuter, tu ne le seras jamais pour moi. Jésus lui dit : Je te le dis en vérité, cette nuit même, avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Pierre lui répondit : Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas. Et tous les disciples dirent la même chose » (Matthieu 26 : 35).
Les pleurs de Pierre après son reniement.
« Cependant, Pierre était assis dehors dans la cour. Une servante s’approcha de lui, et dit : Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen. Mais il le nia devant tous, disant : Je ne sais ce que tu veux dire. Comme il se dirigeait vers la porte, une autre servante le vit, et dit à ceux qui se trouvaient là ; Celui-ci était aussi avec Jésus de Nazareth. Il le nia de nouveau, avec serment : Je ne connais pas cet homme. Peu après, ceux qui étaient là, s’étant approchés, dirent à Pierre : Certainement tu es aussi de ces gens-là, car ton langage te fait reconnaître. Alors il se mit à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme. Aussitôt le coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Et étant sorti, il pleura amèrement » (Matthieu 26 : 69-75).
La miséricorde de Jésus-Christ
Heureusement pour Pierre et pour chacun de nous Dieu en Jésus-Christ est miséricordieux. Jésus qui avait auparavant changé le nom de Simon en Pierre (Matthieu 16 : 18-19), fera dire à Pierre par Marie-Madeleine et Marie mère de Jacques et Salomé par l’intermédiaire d’un ange, qu’il le retrouvera en Galilée.
« Lorsque le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin d’aller embaumer Jésus. Le premier jour de la semaine, elles se rendirent au sépulcre, de grand matin, comme le soleil venait de se lever. Elles disaient entre elles : Qui nous roulera la pierre loin de l’entrée du sépulcre ? Et, levant les yeux, elles aperçurent que la pierre, qui était très grande, avait été roulée. Elles entrèrent dans le sépulcre, virent un jeune homme assis à droite vêtu d’une robe blanche, et elles furent épouvantées. Il leur dit : Ne vous épouvantez pas ; vous cherchez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié ; il est ressuscité, il n’est point ici ; voici le lieu où on l’avait mis. Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu’il vous précède en Galilée : c’est là que vous le verrez, comme il vous l’a dit » (Marc 16 : 1-7).
Pais mes brebis
Pierre étant retourné à son activité de pêcheur de poissons après la mort et la résurrection de Jésus-Christ fut confondu lorsqu’il vit Jésus sur le bord de mer lui indiquer l’endroit où il devait jeter son filet. Après cet épisode de pêche miraculeuse et de repas pris en commun, le Christ posa par trois fois une question à Pierre en insistant jusqu’à quel point ce disciple avait de l’amour pour lui. Pierre répondit à Jésus et affirma son amour par trois fois mais de manière différente et se fit confier le troupeau du Seigneur. C’était la troisième fois que les disciples revoyaient le Seigneur.
« Après cela, Jésus se montra encore aux disciples, sur les bords de la mer de Tibériade. Et voici de quelle manière il se montra. Simon Pierre, Thomas, appelé Didyme, Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples de Jésus, étaient ensemble. Simon Pierre leur dit : Je vais pêcher. Ils lui dirent : Nous allons aussi avec toi. Ils sortirent et montèrent dans une barque, et cette nuit-là ils ne prirent rien.
Le matin étant venu, Jésus se trouva sur le rivage ; mais les disciples ne savaient pas que c’était Jésus. Jésus leur dit : Enfants, n’avez-vous rien à manger ? Ils lui répondirent : Non. Il leur dit : Jetez le filet du côté droit de la barque, et vous trouverez. Ils le jetèrent donc, et ils ne pouvaient plus le retirer, à cause de la grande quantité de poissons. Alors le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : C’est le Seigneur ! Et Simon Pierre, dès qu’il eut entendu que c’était le Seigneur, mit son vêtement et sa ceinture, car il était nu, et se jeta dans la mer. Les autres disciples vinrent avec la barque, tirant le filet plein de poissons, car ils n’étaient éloignés de terre que d’environ deux cents coudées. Lorsqu’ils furent descendus à terre, ils virent là des charbons allumés, du poisson dessus, et du pain. Jésus leur dit : Apportez des poissons que vous venez de prendre. Simon Pierre monta dans la barque, et tira à terre le filet plein de cent cinquante-trois grands poissons ; et quoiqu’il y en eût tant, le filet ne se rompit point. Jésus leur dit : Venez, mangez. Et aucun des disciples n’osait lui demander : Qui es-tu ? sachant que c’était le Seigneur. Jésus s’approcha, prit le pain, et leur en donna ; il fit de même du poisson. C’était déjà la troisième fois que Jésus se montrait à ses disciples depuis qu’il était ressuscité des morts. Après qu’ils eurent mangé, Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ne m’aiment ceux-ci ? Il lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit une seconde fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : M’aimes-tu ? Et il lui répondit : Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne voudras pas. Il dit cela pour indiquer par quelle mort Pierre glorifierait Dieu. Et ayant ainsi parlé, il lui dit : Suis-moi » (Jean 21 : 1-19).
Pierre après la pentecôte
Il semble que Pierre soit transformé après avoir reçu le baptême de l’Esprit Saint le jour de la pentecôte. Nous le voyons prendre la parole pour témoigner de Jésus-Christ devant 3000 personnes qui deviendront des croyants en Jésus-Christ.
« Alors Pierre, se présentant avec les onze, éleva la voix, et leur parla en ces termes : Hommes Juifs, et vous tous qui séjournez à Jérusalem, sachez ceci, et prêtez l’oreille à mes paroles ! Ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez, car c’est la troisième heure du jour. Mais c’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël : Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair ; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos jeunes gens auront des visions, Et vos vieillards auront des songes. Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, Dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit ; et ils prophétiseront. Je ferai paraître des prodiges en haut dans le ciel et des miracles en bas sur la terre, Du sang, du feu, et une vapeur de fumée ; Le soleil se changera en ténèbres, Et la lune en sang, Avant l’arrivée du jour du Seigneur, De ce jour grand et glorieux. Alors quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Hommes Israélites, écoutez ces paroles ! Jésus de Nazareth, cet homme à qui Dieu a rendu témoignage devant vous par les miracles, les prodiges et les signes qu’il a opérés par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes ; cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l’avez crucifié, vous l’avez fait mourir par la main des impies. Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il fût retenu par elle. Car David dit de lui : Je voyais constamment le Seigneur devant moi, Parce qu’il est à ma droite, afin que je ne sois point ébranlé. Aussi mon cœur est dans la joie, et ma langue dans l’allégresse ; Et même ma chair reposera avec espérance, Car tu n’abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts, Et tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption. Tu m’as fait connaître les sentiers de la vie, Tu me rempliras de joie par ta présence. Hommes frères, qu’il me soit permis de vous dire librement, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son sépulcre existe encore aujourd’hui parmi nous. Comme il était prophète, et qu’il savait que Dieu lui avait promis avec serment de faire asseoir un de ses descendants sur son trône, c’est la résurrection du Christ qu’il a prévue et annoncée, en disant qu’il ne serait pas abandonné dans le séjour des morts et que sa chair ne verrait pas la corruption. C’est ce Jésus que Dieu a ressuscité ; nous en sommes tous témoins. Elevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint-Esprit qui avait été promis, et il l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez. Car David n’est point monté au ciel, mais il dit lui-même : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié » (Actes 2 : 14-36).
Nous le verrons ensuite avec Jean devoir affronter le Sanhédrin après la guérison d’un homme boiteux de naissance et le témoignage devant la foule. Son arrestation, les coups qu’il a reçus, les menaces prononcées ne sont pas arrivées à le faire taire. Nous le voyons une nouvelle fois annoncer le salut et le royaume de Dieu en Jésus-Christ.
Pierre et Jean montaient ensemble au temple
« Pierre et Jean montaient ensemble au temple, à l’heure de la prière : c’était la neuvième heure. Il y avait un homme boiteux de naissance, qu’on portait et qu’on plaçait tous les jours à la porte du temple appelée la Belle, pour qu’il demandât l’aumône à ceux qui entraient dans le temple. Cet homme, voyant Pierre et Jean qui allaient y entrer, leur demanda l’aumône. Pierre, de même que Jean, fixa les yeux sur lui, et dit : Regarde-nous. Et il les regardait attentivement, s’attendant à recevoir d’eux quelque chose. Alors Pierre lui dit : Je n’ai ni argent, ni or ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche. Et le prenant par la main droite, il le fit lever. Au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes ; d’un saut il fut debout, et il se mit à marcher. Il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant, et louant Dieu. Tout le monde le vit marchant et louant Dieu. Ils reconnaissaient que c’était celui qui était assis à la Belle porte du temple pour demander l’aumône, et ils furent remplis d’étonnement et de surprise au sujet de ce qui lui était arrivé. Comme il ne quittait pas Pierre et Jean, tout le peuple étonné accourut vers eux, au portique dit de Salomon. Pierre, voyant cela, dit au peuple : Hommes Israélites, pourquoi vous étonnez-vous de cela ? Pourquoi avez-vous les regards fixés sur nous, comme si c’était par notre propre puissance ou par notre piété que nous eussions fait marcher cet homme ? Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son serviteur Jésus, que vous avez livré et renié devant Pilate, qui était d’avis qu’on le relâchât. Vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé qu’on vous accordât la grâce d’un meurtrier. Vous avez fait mourir le Prince de la vie, que Dieu a ressuscité des morts ; nous en sommes témoins. C’est par la foi en son nom que son nom a raffermi celui que vous voyez et connaissez ; c’est la foi en lui qui a donné à cet homme cette entière guérison, en présence de vous tous. Et maintenant, frères, je sais que vous avez agi par ignorance, ainsi que vos chefs. Mais Dieu a accompli de la sorte ce qu’il avait annoncé d’avance par la bouche de tous ses prophètes, que son Christ devait souffrir. Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, (3-20) afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur, et qu’il envoie celui qui vous a été destiné, Jésus-Christ, que le ciel doit recevoir jusqu’aux temps du rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé anciennement par la bouche de ses saints prophètes. Moïse a dit : Le Seigneur votre Dieu vous suscitera d’entre vos frères un prophète comme moi ; vous l’écouterez dans tout ce qu’il vous dira, et quiconque n’écoutera pas ce prophète sera exterminé du milieu du peuple. Tous les prophètes qui ont successivement parlé, depuis Samuel, ont aussi annoncé ces jours-là. Vous êtes les fils des prophètes et de l’alliance que Dieu a traitée avec nos pères, en disant à Abraham : Toutes les familles de la terre seront bénies en ta postérité. C’est à vous premièrement que Dieu, ayant suscité son serviteur, l’a envoyé pour vous bénir, en détournant chacun de vous de ses iniquités » (Actes 3 : 1-26).
L’arrestation de Pierre et de Jean
« Tandis que Pierre et Jean parlaient au peuple, survinrent les sacrificateurs, le commandant du temple, et les sadducéens, mécontents de ce qu’ils enseignaient le peuple, et annonçaient en la personne de Jésus la résurrection des morts. Ils mirent les mains sur eux, et ils les jetèrent en prison jusqu’au lendemain ; car c’était déjà le soir.
Cependant, beaucoup de ceux qui avaient entendu la parole crurent, et le nombre des hommes s’éleva à environ cinq mille. Le lendemain, les chefs du peuple, les anciens et les scribes, (4-5) s’assemblèrent à Jérusalem, (4-6) avec Anne, le souverain sacrificateur, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui étaient de la race des principaux sacrificateurs. Ils firent placer au milieu d’eux Pierre et Jean, et leur demandèrent : Par quel pouvoir, ou au nom de qui avez-vous fait cela ? Alors Pierre, rempli du Saint-Esprit, leur dit : Chefs du peuple, et anciens d’Israël, puisque nous sommes interrogés aujourd’hui sur un bienfait accordé à un homme malade, afin que nous disions comment il a été guéri, sachez-le tous, et que tout le peuple d’Israël le sache ! C’est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, que vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts, c’est par lui que cet homme se présente en pleine santé devant vous. Jésus est La pierre rejetée par vous qui bâtissez, Et qui est devenue la principale de l’angle. Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction ; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus. Mais comme ils voyaient là près d’eux l’homme qui avait été guéri, ils n’avaient rien à répliquer. Ils leur ordonnèrent de sortir du sanhédrin, et ils délibérèrent entre eux, disant : Que ferons-nous à ces hommes ? Car il est manifeste pour tous les habitants de Jérusalem qu’un miracle signalé a été accompli par eux, et nous ne pouvons pas le nier. Mais, afin que la chose ne se répande pas davantage parmi le peuple, défendons-leur avec menaces de parler désormais à qui que ce soit en ce nom-là. Et les ayant appelés, ils leur défendirent absolument de parler et d’enseigner au nom de Jésus. Pierre et Jean leur répondirent : Jugez s’il est juste, devant Dieu, de vous obéir plutôt qu’à Dieu ; car nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu. Ils leur firent de nouvelles menaces, et les relâchèrent, ne sachant comment les punir, à cause du peuple, parce que tous glorifiaient Dieu de ce qui était arrivé.
Car l’homme qui avait été l’objet de cette guérison miraculeuse était âgé de plus de quarante ans » (Actes 4 : 1-22).
L’accomplissement de la promesse de Jésus-Christ pour Pierre s’est précisé en plusieurs étapes.
Nous l’avons vu témoigner de Jésus-Christ et prendre la direction de la première communauté, le jour de la pentecôte (Actes 2 : 1-47), il a un rôle important dans l’affaire qui concerne Ananias et Saphira. (Actes 5 : 1-11). On le voit être acteur et témoin du baptême du Saint Esprit pour les Samaritains. (Actes 8 : 14-17). C’est encore lui qui est participant lors du baptême du Saint Esprit de Corneille et de sa famille. (Actes 10 : 1-48). Il a donc les clés des portes du Royaume de Dieu, pour les Juifs en premier, pour les Samaritains en second et pour les non-juifs c’est-à-dire les gentils.
Pierre et les non-juifs
Pourtant la personnalité, son origine juive, sa pratique des commandements de la loi ont été dans certains moments un problème de conscience pour Pierre. C’est ainsi que lorsqu’il doit aller voir Corneille Dieu doit lui montrer une vision d’animaux impurs par trois fois, Pierre restera pensif et perplexe quant à cette vision, il ne la comprendra qu’au moment où arrivent les envoyés de corneille. (Actes 10 : 9-17). Il comprendra que Dieu veut ouvrir la porte aux non-Juifs. (Actes 10 : 34-35). Suite à cela, quand Paul et Barnabas sont venus à Jérusalem pour demander aux apôtres et aux anciens leurs avis sur la circoncision et l’observance de la loi pour les croyants issus du paganisme, Pierre s’exprima dans le sens de ne pas mettre un joug sur les épaules des nouveaux convertis (Actes 15 : 1-29).
Une réprimande publique
Pourtant Pierre était loin d’être parfait et l’esprit de crainte qui lui avait faire ou dire certaines choses n’était pas complètement évincé de sa vie. On le voit à Antioche en compagnie de non-juifs à leur table mais dès que des juifs légalistes arrivent il s’éloigne des non-juifs pour éviter des conflits. Paul s’étant rendu compte de son attitude le reprend publiquement (Galates 2 :11-14). Ce moment a certainement été pour Pierre une expérience salutaire qui lui a permis de mieux servir Dieu et son Royaume.
Le neveu de Pierre
Dans sa première épître Pierre nous parle de son neveu Jean surnommé Marc qui s’est peut-être converti par le témoignage de son oncle, il semble que celui-ci lui était très utile (I pierre 5 :13). On pense que l’évangile de Marc est en fait celui qui a été dicté par Pierre. Pierre a écrit deux épîtres.
Concernant sa mort, la Bible ne nous en parle pas.
Conclusion
Nous avons découvert une partie de la vie de Pierre ainsi que de sa personnalité. Jésus-Christ avait vu en lui l’homme et le leader qui allait devenir pour son église. Pierre après quelques difficultés a assumé parfaitement le rôle que le Christ lui avait demandé d’accomplir. Pierre n’a pas seulement été l’apôtre des premiers croyants, il est aussi notre apôtre car comme le dit l’épître aux Hébreux « Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu ; considérez quelle a été la fin de leur vie, et imitez leur foi » (Hébreux 13 : 7).
Que pouvons nous retenir de cette étude sur l’apôtre Pierre : que Christ lui a montré de ne plus avoir peur, soit de marcher sur l’eau ou soit de rencontrer des personnes inconnues. Il y a bien des domaines dans nos vies où il nous faut la même foi que Pierre pour avancer dans l’inconnu, il en est de même de nos rencontres avec certaines personnes qui nous paraissent inabordables.
Un élément important, voire essentiel, est celui du pardon que Dieu en Jésus-Christ nous accorde. Il arrivera peut-être dans notre vie où nous entendrons la voix du Christ nous dire m’aimes-tu.
En Pierre nous découvrons aussi la volonté et la patience de Dieu pour nous instruire.
Toujours à travers la vie de l’apôtre Pierre nous nous apercevons que Dieu ne se trompe pas quand il nous appelle. Quand Jésus a regardé Pierre il savait ce que cet homme était capable de faire « tu es Pierre est sur cette pierre, je bâtirai mon église »
(Matthieu 16 : 18).
Maintenant pourquoi Dieu a-t-il choisi un pêcheur sans instruction de surcroit Galiléen pour en faire un pêcheur d’hommes (Luc 5 : 10). Pour ma part je pense que Dieu connaissait parfaitement le cœur de cet homme, il savait que pour l’amour de Jésus-Christ, il irait jusqu’au bout afin d’annoncer le salut et la bonne nouvelle du Royaume de Dieu. Cet exemple doit nous inciter à faire de même. Dans le prochain cours nous regarderons ce que peuvent nous apporter comme enseignement les autres disciples de Jésus-Christ.
Bibliographie
Cours BibleDoc 2005
Bible Online 2011
Le grand dictionnaire de la Bible Editions Excelsis 2017
Etude sur le disciple de Jésus-Christ appelé Simon et surnommé Pierre
Module trois : Ce travail concerne une préparation de cours dans le but d’expliquer l’appel et la personnalité de celui qui a reçu pour tâche de paître le troupeau de brebis de l’ekklésia de Jésus-Christ dans le Royaume de Dieu.
Cette étude est la troisième d’une série de vingt cours qui aura pour objectif de prouver que Jésus-Christ est bien le Messie attendu et qu’il est venu réaliser les prophéties annoncées concernant le Royaume de Dieu.
Ce travail de recherche se terminera par une thèse de doctorat ayant pour titre le Royaume de Dieu vu par Jésus-Christ
L’ensemble des travaux est dirigé par BibleDoc
Le doctorant est Bernard IRRMANN
Sommaire
Introduction....................................................................................................... page 4
Définition du terme disciple.............................................................................. page 5
La réponse immédiate des disciples.................................................................. page 5
La pêche miraculeuse et l’appel à devenir disciple........................................... page 5
Ils laissèrent leurs filets..................................................................................... page 6
Nous avons trouvé le Messie............................................................................. page 6
Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon église......................................... page 6
Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière................................. page 7
Jésus-Christ avertit les disciples des règles pour le suivre................................ page 7
Jésus insiste sur le fait qu’il n’est pas venu apporter la paix sur la terre........... page 7
Que connaissons-nous de Simon surnommé Pierre........................................... page 7
La femme de Simon........................................................................................... page 8
La maison de André et Simon à Capernaüm..................................................... page 8
La langue araméenne remplie de l’accent de la Galilée.................................... page 8
Des gens du peuple sans instruction.................................................................. page 8
André disciple de Jean-Baptiste........................................................................ page 8
Nous avons trouvé le Messie............................................................................. page 8
Explique-nous cette parabole............................................................................. page 9
Combien de fois dois-je pardonner à mon frère................................................ page 9
Qu’en sera-t-il pour nous ?................................................................................ page 9
Le figuier maudit............................................................................................... page 9
La femme atteinte d’une perte de sang.............................................................. page 9
Cette parabole concerne-t-elle les disciples ou bien est-elle pour tous..............page 10
Pas seulement les pieds mais aussi les mains et la tête......................................page 10
Que veux-tu dire en disant vous ne pouvez pas venir avec moi.........................page 10
On le voit présent dans la résurrection de la fille de Jaïrus................................page 11
Il propose de dresser trois tentes.........................................................................page 11
Le dernier repas de la Pâque que Jésus a pris avec ses disciples........................page 11
Quelle était la personnalité de Pierre..................................................................page 12
La remarque de Pierre à Jésus.........................................................................page 12
La violence de Pierre...................................................................................... page 12
La présomption de Pierre................................................................................page 13
Les pleurs de Pierre après son reniement........................................................page 13
La miséricorde de Jésus..................................................................................page 13
Pais mes Brebis...............................................................................................page 13
Pierre après la pentecôte.................................................................................page 14
Pierre et Jean montaient ensemble au temple................................................ page 15
L’arrestation de Pierre et de Jean...................................................................page 16
L’accomplissement de la promesse de Jésus-Christ pour Pierre...................page 17
Pierre et les non-juifs.....................................................................................page 17
Une réprimande publique...............................................................................page 17
Le neveu de Pierre.........................................................................................page 17
Conclusion.....................................................................................................page 18
Bibliogaphie..................................................................................................page 18
Introduction
Bonjour à toutes et à tous,
Nous en sommes à notre troisième cours, lors des deux études précédentes nous avons de façon succincte découvert la naissance de Jean-Baptiste et celle de Jésus-Christ ainsi que le contexte familial, social et spirituel qui rapprochait ces deux hommes dans le premier cours, puis dans la seconde étude nous avons détaillé les premiers éléments du commencement de leurs ministères respectifs, en insistant d’une façon plus particulière sur le ministère de Jésus-Christ. Ses premiers pas après son baptême et sa préparation lors des quarante jours au désert, le choix de ses disciples et les premiers miracles qui accompagnaient l’annonce du Royaume de Dieu.
Aujourd’hui, j’aimerais diriger votre attention sur l’un des premiers disciples choisi par Jésus-Christ. Il s’agit de l’apôtre Pierre qui s’appelait Simon avant sa rencontre avec le Christ-Jésus.
Nous découvrirons au cours de cette étude où et comment se fit l’appel de Pierre à devenir disciple du Messie Yeshoua. Nous irons à la recherche de son origine sociale qui comportera sa situation géographique, sa profession, sa vie familiale ainsi que l’aspect spirituel de son existence avant sa rencontre avec celui qui devait devenir son Seigneur, son Sauveur, le Christ, le Fils du Dieu vivant. Nous regarderons comment cet homme a compris qui était le Christ et quels ont été les changements qui se produisirent dans son existence suite à cette rencontre qu’il a faite avec Jésus de Nazareth. Enfin nous pourrons examiner ce que signifie l’appel de Christ dans nos vies et comment un simple pêcheur de poissons est devenu celui qui a les clés des cieux et qui a le pouvoir de lier ou de délier les choses de la terre afin qu’elles soient liées ou déliées dans les cieux.
Pour commencer cette étude nous irons voir dans le nouveau testament et particulièrement dans les évangiles pour découvrir Simon. Cependant, pour pouvoir faire des comparaisons ou montrer des similitudes, nous regarderons aussi certains livres de l’Ancien Testament.
Mais tout d’abord cherchons la définition du terme disciple :
- Personne qui reçoit l'enseignement d'un maître, fait partie de son école ; élève : Les disciples de Jésus-Christ.
- Personne qui suit l'exemple de quelqu'un qu'il considère comme son maître à penser, qui adhère à une doctrine, une conception, etc. ; partisan, fidèle, adepte : On voit en lui un disciple de Jésus.
La réponse immédiate des disciples
En observant avec attention l’évangile de Marc et l’appel de Simon, « Comme il passait le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs. Jésus leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent leurs filets, et le suivirent. (Marc 1 : 16-18). Nous pouvons nous apercevoir qu’il y a une sorte de parallélisme avec l’appel d’Elisée tel qu’il est relaté dans le premier livre des rois « Elie partit de là, et il trouva Elisée, fils de Schaphath, qui labourait. Il y avait devant lui douze paires de bœufs, et il était avec la douzième. Elie s’approcha de lui, et il jeta sur lui son manteau. Elisée, quittant ses bœufs, courut après Elie, et dit : Laisse-moi embrasser mon père et ma mère, et je te suivrai. Elie lui répondit : Va, et reviens ; car pense à ce que je t’ai fait. Après s’être éloigné d’Elie, il revint prendre une paire de bœufs, qu’il offrit en sacrifice ; avec l’attelage des bœufs, il fit cuire leur chair, et la donna à manger au peuple. Puis il se leva, suivit. Elie, et fut à son service » (1 Rois :19-20).
La pêche miraculeuse et l’appel de Pierre à devenir disciple
Si nous regardons dans l’Évangile de Luc, nous comprenons mieux pourquoi Pierre, qui s’appelait encore Simon, a suivi Jésus. « Comme Jésus se trouvait auprès du lac de Génésareth, et que la foule se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu, il vit au bord du lac deux barques, d’où les pêcheurs étaient descendus pour laver leurs filets. Il monta dans l’une de ces barques, qui était à Simon, et il le pria de s’éloigner un peu de terre. Puis il s’assit, et de la barque il enseignait la foule. Lorsqu’il eut cessé de parler, il dit à Simon : Avance en pleine eau, et jetez vos filets pour pêcher. Simon lui répondit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je jetterai le filet. L’ayant jeté, ils prirent une grande quantité de poissons, et leur filet se rompait. Ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l’autre barque de venir les aider. Ils vinrent et ils remplirent les deux barques, au point qu’elles enfonçaient. Quand il vit cela, Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus, et dit : Seigneur, retire-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur. Car l’épouvante l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la pêche qu’ils avaient faite. Il en était de même de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Alors Jésus dit à Simon : Ne crains point ; désormais tu seras pêcheur d’hommes. Et, ayant ramené les barques à terre, ils laissèrent tout, et le suivirent ». (Luc 5 :1-11).
Ils laissèrent leurs filets
Matthieu nous raconte l’appel de Pierre et des trois autres disciples André, Jacques et Jean de la même manière que Marc « Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André, son frère, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs. Il leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent les filets, et le suivirent. De là étant allé plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère, qui étaient dans une barque avec Zébédée, leur père, et qui réparaient leurs filets. Il les appela, et aussitôt ils laissèrent la barque et leur père, et le suivirent ». (Matthieu 4 :18-22)
Nous avons trouvé le Messie
Pour obtenir d’autres renseignements concernant l’appel de Pierre. Il nous faut aussi lire ce que l’évangéliste Jean a écrit « Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ; et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu. Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus. Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi ce qui signifie Maître, où demeures-tu ? Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure. André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus. Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie ce qui signifie Christ. Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas ce qui signifie Pierre ». (Jean 1 : 35-42)
Tu es Pierre et sur cette pierre, Je bâtirai mon église.
Nous avons appris que Jésus avait changé le Nom de Simon en celui de Pierre (Jean 1 : 42). En Matthieu nous découvrons ce que signifie ce nom pour Jésus-Christ « Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples : Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme ? Ils répondirent : Les uns disent que tu es Jean-Baptiste ; les autres, Elie ; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes. Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis ? Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux. Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » (Matthieu 16 : 13-19). Mais j’aimerais que nous revenions à l’appel des disciples par Jésus. Nous avons vu en comparant l’appel d’Elisée à celui de Pierre qu’ils se ressemblaient beaucoup, en effet de part et d’autre chacun a laissé sa famille, son travail et est devenu disciple. Toutefois la différence est dans la manière dont la séparation s’est produite pour Elisée, celui-ci dit au revoir à sa famille et Elie lui rappelle de se souvenir de ce qui vient de se passer et particulièrement pour l’onction reçue lorsqu’il lui a lancé son manteau.
Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière
Pour les disciples de Jésus cela semble différent en effet, comme on a pu se rendre compte en observant avec soin les écritures, les disciples quittent leur travail immédiatement et suivent Jésus. Nous voyons aussi dans les évangiles certains disciples demander à Jésus la permission de dire au revoir à leurs parents ou d’ensevelir son père. « Pendant qu’ils étaient en chemin, un homme lui dit : Seigneur, je te suivrai partout où tu iras. Jésus lui répondit : Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids : mais le Fils de l’homme n’a pas un lieu où il puisse reposer sa tête. Il dit à un autre : Suis-moi. Et il répondit : Seigneur, permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon père. Mais Jésus lui dit : Laisse les morts ensevelir leurs morts ; et toi, va annoncer le royaume de Dieu. Un autre dit : Je te suivrai, Seigneur, mais permets-moi d’aller d’abord prendre congé de ceux de ma maison. Jésus lui répondit : Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n’est pas propre au royaume de Dieu » (Luc 9 : 57-62 ; Matthieu 8 : 21-22). Mais Jésus ne leur permet pas.
Jésus-Christ avertit les disciples des règles nécessaires pour le suivre.
Tout d’abord, il nous faut mettre en premier notre foi en Jésus-Christ et l’annonce du Royaume de Dieu « Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple » (Luc 14 :26-27).
Jésus insiste sur le fait qu’il n’est pas venu apporter la paix sur la terre.
« Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère ; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi. Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera ». (Matthieu 10 : 34-39).
Nous venons de voir par le biais de la parole les exigences demandées par Jésus-Christ pour être de ses disciples, maintenant nous allons approfondir notre connaissance de l’apôtre Pierre.
Que connaissons nous de Simon surnommé Pierre.
Syméon en Hébreux ou Simon qui est la forme grecque qui est employé fréquemment dans le Nouveau testament « Lorsqu’ils eurent cessé de parler, Jacques prit la parole, et dit : Hommes frères, écoutez-moi ! Simon a raconté comment Dieu a d’abord jeté les regards sur les nations pour choisir du milieu d’elles un peuple qui portât son nom ». (Actes 15 : 13-14 ; 2 Pierre 1 : 1).
Nous savons que le nom de son père était Jonas « Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 16 :17).
La femme de Simon
L’évangile de Marc nous apprend qu’il était marié. « La belle-mère de Simon était couchée, ayant la fièvre ; et aussitôt on parla d’elle à Jésus » (Marc 1 :30). Paul nous dit dans son épitre première aux Corinthiens que son épouse l’accompagnait.
« N’avons-nous pas le droit de mener avec nous une sœur qui soit notre femme, comme font les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas ? ». (1Corinthiens 9 :5). Nous voyons dans l’évangile de Jean que Pierre avait résidé à Bethsaïda en Gaulanitide,
La maison de André et Simon à Capernaüm
Pour l’évangéliste Marc, celui-ci nous indique dans son écrit que Simon et André avaient une maison à Capernaüm en Galilée. « 21 Ils se rendirent à Capernaüm. Et, le jour du sabbat, Jésus entra d’abord dans la synagogue, et il enseigna ; 29 En sortant de la synagogue, ils se rendirent avec Jacques et Jean à la maison de Simon et d’André ». (Marc 1 : 21 ; 29).
La langue Araméenne remplie de l’accent de la Galilée
Que nous apprend la Bible sur la langue pratiquée par Pierre, selon toujours l’évangéliste Marc, Pierre parlait l’Araméen avec l’accent issu de la Galilée.
« Et il le nia de nouveau. Peu après, ceux qui étaient présents dirent encore à Pierre : Certainement tu es de ces gens-là, car tu es Galiléen » (Marc 14 ;70).
Des gens du peuple sans instruction
Il semble que Pierre n’ait pas reçu d’enseignement spécifique sur la loi en dehors de celle qui pouvait être donnée dans les synagogues. Lorsque lui et Jean sont arrêtés par les sacrificateurs ceux-ci les considèrent comme des personnes sans instruction, hormis celle reçue de la part de Jésus-Christ. « Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction ; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus » (Actes 4 : 13).
André disciple de Jean-Baptiste
Avant de connaître Jésus-Christ, Pierre était en relation avec le mouvement de Jean-Baptiste, son frère étant disciple de celui-ci. « Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ; et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu. Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus. Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi ce qui signifie Maître, où demeures-tu ? Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure. André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus.
Nous avons trouvé le Messie
Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie ce qui signifie Christ. Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas ce qui signifie Pierre » (Jean 1 : 35-40).
Regardons maintenant les aptitudes, les qualités et les défauts de ce disciple.
Explique-nous cette parabole
Une des premières aptitudes de Pierre est son caractère de meneur, on le voit plusieurs fois prendre la parole au nom des douze disciples. « Pierre, prenant la parole, lui dit : Explique-nous cette parabole » (Matthieu 15 :15).
Combien de fois dois-je pardonner à mon frère
C’est encore lui qui demande à Jésus combien de fois il faut pardonner à son frère « Alors Pierre s’approcha de lui, et dit : Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu’à sept fois ? Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à septante fois sept fois » (Matthieu 18 : 21-22).
Qu’en sera-t-il pour nous ?
Nous le voyons encore demander à Jésus-Christ ce qu’il adviendra de ses disciples eux qui ont tout quitté pour le suivre. « Pierre, prenant alors la parole, lui dit : Voici, nous avons tout quitté, et nous t’avons suivi ; qu’en sera-t-il pour nous ? Jésus leur répondit : Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël. Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle. Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers » (Matthieu 19 :27-30).
Le figuier maudit
C’est encore lui qui rappellera à Jésus devant les autres disciples l’épisode du figuier qui a été maudit : « Le matin, en passant, les disciples virent le figuier séché jusqu’aux racines. Pierre, se rappelant ce qui s’était passé, dit à Jésus : Rabbi, regarde, le figuier que tu as maudit a séché » (Marc 11 : 20-21).
La femme atteinte d’une perte de sang
Ce fut encore lui qui lors du miracle de la femme qui avait une perte de sang prit la parole pour dire à Jésus qu’il se trompait quand le Christ affirmait que quelqu’un l’avait touché et qu’une force était sortie de lui : « Or, il y avait une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans, et qui avait dépensé tout son bien pour les médecins, sans qu’aucun ait pu la guérir. Elle s’approcha par derrière, et toucha le bord du vêtement de Jésus. Au même instant la perte de sang s’arrêta. Et Jésus dit : Qui m’a touché ? Comme tous s’en défendaient, Pierre et ceux qui étaient avec lui dirent : Maître, la foule t’entoure et te presse, et tu dis : Qui m’a touché ? Mais Jésus répondit : Quelqu’un m’a touché, car j’ai connu qu’une force était sortie de moi » (Luc 8 : 43-46).
Cette parabole concerne-t-elle les disciples ou bien elle est pour tous
Une nouvelle fois nous le trouvons en train d’interroger Jésus sur le sens d’une parabole qui parle de serviteurs et d’un maître qui doit rentrer à l’improviste. Pierre demande à Jésus si cette parabole concerne les disciples ou bien si celle-ci est pour tous (Luc 12 : 41).
Pas seulement les pieds mais aussi les mains et la tête
Lors du lavement des pieds que Jésus fit à ses disciples avant de subir la crucifixion, Pierre une fois encore s’adresse à Jésus et lui demande de ne pas seulement lui laver les pieds mais aussi les mains et la tête « Il vint donc à Simon Pierre ; et Pierre lui dit : Toi, Seigneur, tu me laves les pieds ! Jésus lui répondit : Ce que je fais, tu ne le comprends pas maintenant, mais tu le comprendras bientôt. Pierre lui dit : Non, jamais tu ne me laveras les pieds. Jésus lui répondit : Si je ne te lave, tu n’auras point de part avec moi. Simon Pierre lui dit : Seigneur, non seulement les pieds, mais encore les mains et la tête. Jésus lui dit : Celui qui est lavé n’a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur ; et vous êtes purs, mais non pas tous. Car il connaissait celui qui le livrait ; c’est pourquoi il dit : Vous n’êtes pas tous purs. Après qu’il leur eut lavé les pieds, et qu’il eut pris ses vêtements, il se remit à table, et leur dit : Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m’appelez Maître et Seigneur ; et vous dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres ; car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait » (Jean 13 : 6-15).
Que veux tu dire en disant vous ne pouvez venir avec moi
Une des interrogations de Pierre qui permet à chacun de nous de voir la patience et la compréhension de Jésus à notre égard, comme cela l’a été pour Pierre, se trouve dans le passage où Judas est sorti pour livrer Jésus aux sacrificateurs. Pierre pose une question au Christ que veux-tu dire en disant vous ne pouvez pas venir avec moi. L’apôtre Pierre insiste en disant qu’il donnerait sa vie pour Jésus. La réponse du Christ marquera son disciple à jamais. « Lorsque Judas fut sorti, Jésus dit : Maintenant, le Fils de l’homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui. Si Dieu a été glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même, et il le glorifiera bientôt. Mes petits-enfants, je suis pour peu de temps encore avec vous. Vous me chercherez ; et, comme j’ai dit aux Juifs : Vous ne pouvez venir où je vais, je vous le dis aussi maintenant. Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. Simon Pierre lui dit : Seigneur, où vas-tu ? Jésus répondit : Tu ne peux pas maintenant me suivre où je vais, mais tu me suivras plus tard. Seigneur, lui dit Pierre, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ? Je donnerai ma vie pour toi. Jésus répondit : Tu donneras ta vie pour moi ! En vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne chantera pas que tu ne m’aies renié trois fois » (Jean 13 : 31-38). Pierre s’est surtout fait remarquer par son discernement en reconnaissant Jésus comme le Messie attendu (Matthieu 16 : 16-17).
Pierre faisait partie avec Jean et Jacques de ceux que le Seigneur prenait avec lui dans différentes circonstances.
On le voit présent dans la résurrection de la fille de Jaïrus :
« Comme il parlait encore, survinrent de chez le chef de la synagogue des gens qui dirent : Ta fille est morte ; pourquoi importuner davantage le maître ? Mais Jésus, sans tenir compte de ces paroles, dit au chef de la synagogue : Ne crains pas, crois seulement. Et il ne permit à personne de l’accompagner, si ce n’est à Pierre, à Jacques, et à Jean, frère de Jacques » (Marc 5 : 35-37).
Il propose de dresser trois tentes
Pierre est présent lors de la transfiguration de Jésus-Christ, il propose de dresser trois tentes. Il reçoit l’ordre de ne parler à personne de cette vision avant que le fils de l’homme soit ressuscité. Il comprend suite à l’explication de Jésus qu’Elie est déjà venu. Pierre comprit que le Christ leur parlait de Jean-Baptiste.
« Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, et il les conduisit à l’écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voici, Moïse et Elie leur apparurent, s’entretenant avec lui. Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : Seigneur, il est bon que nous soyons ici ; si tu le veux, je dresserai ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Elie. Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. Et voici, une voix fit entendre de la nuée ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection : écoutez-le ! Lorsqu’ils entendirent cette voix, les disciples tombèrent sur leur face, et furent saisis d’une grande frayeur. Mais Jésus, s’approchant, les toucha, et dit : Levez-vous, n’ayez pas peur ! Ils levèrent les yeux, et ne virent que Jésus seul. Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : Ne parlez à personne de cette vision, jusqu’à ce que le Fils de l’homme soit ressuscité des morts. Les disciples lui firent cette question : Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Elie doit venir premièrement ? Il répondit : Il est vrai qu’Elie doit venir, et rétablir toutes choses. Mais je vous dis qu’Elie est déjà venu, qu’ils ne l’ont pas reconnu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’homme souffrira de leur part. Les disciples comprirent alors qu’il leur parlait de Jean-Baptiste ». (Matthieu 17 : 1-13).
Pierre fut celui qui avec Jean prépara le dernier repas de la pâque que Jésus a pris avec ses disciples :
« Le jour des pains sans levain, où l’on devait immoler la Pâque, arriva, et Jésus envoya Pierre et Jean, en disant : Allez nous préparer la Pâque, afin que nous la mangions. Ils lui dirent : Où veux-tu que nous la préparions ? Il leur répondit : Voici, quand vous serez entrés dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d’eau ; suivez-le dans la maison où il entrera, et vous direz au maître de la maison : Le maître te dit : Où est le lieu où je mangerai la Pâque avec mes disciples ? Et il vous montrera une grande chambre haute, meublée : c’est là que vous préparerez la Pâque. Ils partirent, et trouvèrent les choses comme il le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque »
(Luc 22 : 7-13).
Quelle était la personnalité de Pierre ?
Quand on observe les situations dans lesquelles s’est trouvé Pierre, on remarque qu’il a tendance à réagir de manière impétueuse !
On le voit sortir de la barque et s’avancer sur l’eau vers le Seigneur quand Jésus vient vers eux, mais il coule rapidement dès qu’il sent le vent.
« La barque, déjà au milieu de la mer, était battue par les flots ; car le vent était contraire. A la quatrième veille de la nuit, Jésus alla vers eux, marchant sur la mer Quand les disciples le virent marcher sur la mer, ils furent troublés, et dirent : C’est un fantôme ! Et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris, Jésus leur dit aussitôt : Rassurez-vous, c’est moi ; n’ayez pas peur ! Pierre lui répondit : Seigneur, si c’est toi, ordonne que j’aille vers toi sur les eaux. Et il dit : Viens ! Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus. Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria : Seigneur, sauve-moi ! Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit : Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » (Matthieu 14 :24-31).
Pierre se permet de faire une remarque à Jésus, quand le Christ lui annonce qu’il va souffrir et mourir puis ressusciter.
« Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour. Pierre, l’ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit : A Dieu ne plaise, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas. Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre : Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale ; Car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes »
(Matthieu 16 : 21-23).
La violence de Pierre
Pierre fut très violent lors de l’arrestation de Jésus par les gardes envoyés par les principaux sacrificateurs.
« Lorsqu’il eut dit ces choses, Jésus alla avec ses disciples de l’autre côté du torrent du Cédron, où se trouvait un jardin, dans lequel il entra, lui et ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait ce lieu, parce que Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis. Judas donc, ayant pris la cohorte, et des huissiers qu’envoyèrent les principaux sacrificateurs et les pharisiens, vint là avec des lanternes, des flambeaux et des armes.
Jésus, sachant tout ce qui devait lui arriver, s’avança, et leur dit : Qui cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Jésus de Nazareth. Jésus leur dit : C’est moi. Et Judas, qui le livrait, était avec eux. Lorsque Jésus leur eut dit : C’est moi, ils reculèrent et tombèrent par terre. Il leur demanda de nouveau : Qui cherchez-vous ? Et ils dirent : Jésus de Nazareth. Jésus répondit : Je vous ai dit que c’est moi. Si donc c’est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci. Il dit cela, afin que s’accomplît la parole qu’il avait dite : Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés. Simon Pierre, qui avait une épée, la tira, frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui coupa l’oreille droite. Ce serviteur s’appelait Malchus. Jésus dit à Pierre : Remets ton épée dans le fourreau. Ne boirai-je pas la coupe que le Père m’a donnée à boire ? » (Jean 18 : 1-11).
La présomption de Pierre
L’aspect présomptueux de Pierre apparaît lors de l’annonce par Jésus qu’il serait pour chacun d’eux une occasion de chute. Pierre crie à qui veut l’entendre que ce ne sera pas le cas pour lui.
« Alors Jésus leur dit : Je serai pour vous tous, cette nuit, une occasion de chute ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais, après que je serai ressuscité, je vous précèderai en Galilée. Pierre, prenant la parole, lui dit : Quand tu serais pour tous une occasion de chuter, tu ne le seras jamais pour moi. Jésus lui dit : Je te le dis en vérité, cette nuit même, avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Pierre lui répondit : Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas. Et tous les disciples dirent la même chose » (Matthieu 26 : 35).
Les pleurs de Pierre après son reniement.
« Cependant, Pierre était assis dehors dans la cour. Une servante s’approcha de lui, et dit : Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen. Mais il le nia devant tous, disant : Je ne sais ce que tu veux dire. Comme il se dirigeait vers la porte, une autre servante le vit, et dit à ceux qui se trouvaient là ; Celui-ci était aussi avec Jésus de Nazareth. Il le nia de nouveau, avec serment : Je ne connais pas cet homme. Peu après, ceux qui étaient là, s’étant approchés, dirent à Pierre : Certainement tu es aussi de ces gens-là, car ton langage te fait reconnaître. Alors il se mit à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme. Aussitôt le coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Et étant sorti, il pleura amèrement » (Matthieu 26 : 69-75).
La miséricorde de Jésus-Christ
Heureusement pour Pierre et pour chacun de nous Dieu en Jésus-Christ est miséricordieux. Jésus qui avait auparavant changé le nom de Simon en Pierre (Matthieu 16 : 18-19), fera dire à Pierre par Marie-Madeleine et Marie mère de Jacques et Salomé par l’intermédiaire d’un ange, qu’il le retrouvera en Galilée.
« Lorsque le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin d’aller embaumer Jésus. Le premier jour de la semaine, elles se rendirent au sépulcre, de grand matin, comme le soleil venait de se lever. Elles disaient entre elles : Qui nous roulera la pierre loin de l’entrée du sépulcre ? Et, levant les yeux, elles aperçurent que la pierre, qui était très grande, avait été roulée. Elles entrèrent dans le sépulcre, virent un jeune homme assis à droite vêtu d’une robe blanche, et elles furent épouvantées. Il leur dit : Ne vous épouvantez pas ; vous cherchez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié ; il est ressuscité, il n’est point ici ; voici le lieu où on l’avait mis. Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu’il vous précède en Galilée : c’est là que vous le verrez, comme il vous l’a dit » (Marc 16 : 1-7).
Pais mes brebis
Pierre étant retourné à son activité de pêcheur de poissons après la mort et la résurrection de Jésus-Christ fut confondu lorsqu’il vit Jésus sur le bord de mer lui indiquer l’endroit où il devait jeter son filet. Après cet épisode de pêche miraculeuse et de repas pris en commun, le Christ posa par trois fois une question à Pierre en insistant jusqu’à quel point ce disciple avait de l’amour pour lui. Pierre répondit à Jésus et affirma son amour par trois fois mais de manière différente et se fit confier le troupeau du Seigneur. C’était la troisième fois que les disciples revoyaient le Seigneur.
« Après cela, Jésus se montra encore aux disciples, sur les bords de la mer de Tibériade. Et voici de quelle manière il se montra. Simon Pierre, Thomas, appelé Didyme, Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples de Jésus, étaient ensemble. Simon Pierre leur dit : Je vais pêcher. Ils lui dirent : Nous allons aussi avec toi. Ils sortirent et montèrent dans une barque, et cette nuit-là ils ne prirent rien.
Le matin étant venu, Jésus se trouva sur le rivage ; mais les disciples ne savaient pas que c’était Jésus. Jésus leur dit : Enfants, n’avez-vous rien à manger ? Ils lui répondirent : Non. Il leur dit : Jetez le filet du côté droit de la barque, et vous trouverez. Ils le jetèrent donc, et ils ne pouvaient plus le retirer, à cause de la grande quantité de poissons. Alors le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : C’est le Seigneur ! Et Simon Pierre, dès qu’il eut entendu que c’était le Seigneur, mit son vêtement et sa ceinture, car il était nu, et se jeta dans la mer. Les autres disciples vinrent avec la barque, tirant le filet plein de poissons, car ils n’étaient éloignés de terre que d’environ deux cents coudées. Lorsqu’ils furent descendus à terre, ils virent là des charbons allumés, du poisson dessus, et du pain. Jésus leur dit : Apportez des poissons que vous venez de prendre. Simon Pierre monta dans la barque, et tira à terre le filet plein de cent cinquante-trois grands poissons ; et quoiqu’il y en eût tant, le filet ne se rompit point. Jésus leur dit : Venez, mangez. Et aucun des disciples n’osait lui demander : Qui es-tu ? sachant que c’était le Seigneur. Jésus s’approcha, prit le pain, et leur en donna ; il fit de même du poisson. C’était déjà la troisième fois que Jésus se montrait à ses disciples depuis qu’il était ressuscité des morts. Après qu’ils eurent mangé, Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ne m’aiment ceux-ci ? Il lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit une seconde fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : M’aimes-tu ? Et il lui répondit : Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne voudras pas. Il dit cela pour indiquer par quelle mort Pierre glorifierait Dieu. Et ayant ainsi parlé, il lui dit : Suis-moi » (Jean 21 : 1-19).
Pierre après la pentecôte
Il semble que Pierre soit transformé après avoir reçu le baptême de l’Esprit Saint le jour de la pentecôte. Nous le voyons prendre la parole pour témoigner de Jésus-Christ devant 3000 personnes qui deviendront des croyants en Jésus-Christ.
« Alors Pierre, se présentant avec les onze, éleva la voix, et leur parla en ces termes : Hommes Juifs, et vous tous qui séjournez à Jérusalem, sachez ceci, et prêtez l’oreille à mes paroles ! Ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez, car c’est la troisième heure du jour. Mais c’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël : Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair ; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos jeunes gens auront des visions, Et vos vieillards auront des songes. Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, Dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit ; et ils prophétiseront. Je ferai paraître des prodiges en haut dans le ciel et des miracles en bas sur la terre, Du sang, du feu, et une vapeur de fumée ; Le soleil se changera en ténèbres, Et la lune en sang, Avant l’arrivée du jour du Seigneur, De ce jour grand et glorieux. Alors quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Hommes Israélites, écoutez ces paroles ! Jésus de Nazareth, cet homme à qui Dieu a rendu témoignage devant vous par les miracles, les prodiges et les signes qu’il a opérés par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes ; cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l’avez crucifié, vous l’avez fait mourir par la main des impies. Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il fût retenu par elle. Car David dit de lui : Je voyais constamment le Seigneur devant moi, Parce qu’il est à ma droite, afin que je ne sois point ébranlé. Aussi mon cœur est dans la joie, et ma langue dans l’allégresse ; Et même ma chair reposera avec espérance, Car tu n’abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts, Et tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption. Tu m’as fait connaître les sentiers de la vie, Tu me rempliras de joie par ta présence. Hommes frères, qu’il me soit permis de vous dire librement, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son sépulcre existe encore aujourd’hui parmi nous. Comme il était prophète, et qu’il savait que Dieu lui avait promis avec serment de faire asseoir un de ses descendants sur son trône, c’est la résurrection du Christ qu’il a prévue et annoncée, en disant qu’il ne serait pas abandonné dans le séjour des morts et que sa chair ne verrait pas la corruption. C’est ce Jésus que Dieu a ressuscité ; nous en sommes tous témoins. Elevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint-Esprit qui avait été promis, et il l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez. Car David n’est point monté au ciel, mais il dit lui-même : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié » (Actes 2 : 14-36).
Nous le verrons ensuite avec Jean devoir affronter le Sanhédrin après la guérison d’un homme boiteux de naissance et le témoignage devant la foule. Son arrestation, les coups qu’il a reçus, les menaces prononcées ne sont pas arrivées à le faire taire. Nous le voyons une nouvelle fois annoncer le salut et le royaume de Dieu en Jésus-Christ.
Pierre et Jean montaient ensemble au temple
« Pierre et Jean montaient ensemble au temple, à l’heure de la prière : c’était la neuvième heure. Il y avait un homme boiteux de naissance, qu’on portait et qu’on plaçait tous les jours à la porte du temple appelée la Belle, pour qu’il demandât l’aumône à ceux qui entraient dans le temple. Cet homme, voyant Pierre et Jean qui allaient y entrer, leur demanda l’aumône. Pierre, de même que Jean, fixa les yeux sur lui, et dit : Regarde-nous. Et il les regardait attentivement, s’attendant à recevoir d’eux quelque chose. Alors Pierre lui dit : Je n’ai ni argent, ni or ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche. Et le prenant par la main droite, il le fit lever. Au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes ; d’un saut il fut debout, et il se mit à marcher. Il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant, et louant Dieu. Tout le monde le vit marchant et louant Dieu. Ils reconnaissaient que c’était celui qui était assis à la Belle porte du temple pour demander l’aumône, et ils furent remplis d’étonnement et de surprise au sujet de ce qui lui était arrivé. Comme il ne quittait pas Pierre et Jean, tout le peuple étonné accourut vers eux, au portique dit de Salomon. Pierre, voyant cela, dit au peuple : Hommes Israélites, pourquoi vous étonnez-vous de cela ? Pourquoi avez-vous les regards fixés sur nous, comme si c’était par notre propre puissance ou par notre piété que nous eussions fait marcher cet homme ? Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son serviteur Jésus, que vous avez livré et renié devant Pilate, qui était d’avis qu’on le relâchât. Vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé qu’on vous accordât la grâce d’un meurtrier. Vous avez fait mourir le Prince de la vie, que Dieu a ressuscité des morts ; nous en sommes témoins. C’est par la foi en son nom que son nom a raffermi celui que vous voyez et connaissez ; c’est la foi en lui qui a donné à cet homme cette entière guérison, en présence de vous tous. Et maintenant, frères, je sais que vous avez agi par ignorance, ainsi que vos chefs. Mais Dieu a accompli de la sorte ce qu’il avait annoncé d’avance par la bouche de tous ses prophètes, que son Christ devait souffrir. Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, (3-20) afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur, et qu’il envoie celui qui vous a été destiné, Jésus-Christ, que le ciel doit recevoir jusqu’aux temps du rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé anciennement par la bouche de ses saints prophètes. Moïse a dit : Le Seigneur votre Dieu vous suscitera d’entre vos frères un prophète comme moi ; vous l’écouterez dans tout ce qu’il vous dira, et quiconque n’écoutera pas ce prophète sera exterminé du milieu du peuple. Tous les prophètes qui ont successivement parlé, depuis Samuel, ont aussi annoncé ces jours-là. Vous êtes les fils des prophètes et de l’alliance que Dieu a traitée avec nos pères, en disant à Abraham : Toutes les familles de la terre seront bénies en ta postérité. C’est à vous premièrement que Dieu, ayant suscité son serviteur, l’a envoyé pour vous bénir, en détournant chacun de vous de ses iniquités » (Actes 3 : 1-26).
L’arrestation de Pierre et de Jean
« Tandis que Pierre et Jean parlaient au peuple, survinrent les sacrificateurs, le commandant du temple, et les sadducéens, mécontents de ce qu’ils enseignaient le peuple, et annonçaient en la personne de Jésus la résurrection des morts. Ils mirent les mains sur eux, et ils les jetèrent en prison jusqu’au lendemain ; car c’était déjà le soir.
Cependant, beaucoup de ceux qui avaient entendu la parole crurent, et le nombre des hommes s’éleva à environ cinq mille. Le lendemain, les chefs du peuple, les anciens et les scribes, (4-5) s’assemblèrent à Jérusalem, (4-6) avec Anne, le souverain sacrificateur, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui étaient de la race des principaux sacrificateurs. Ils firent placer au milieu d’eux Pierre et Jean, et leur demandèrent : Par quel pouvoir, ou au nom de qui avez-vous fait cela ? Alors Pierre, rempli du Saint-Esprit, leur dit : Chefs du peuple, et anciens d’Israël, puisque nous sommes interrogés aujourd’hui sur un bienfait accordé à un homme malade, afin que nous disions comment il a été guéri, sachez-le tous, et que tout le peuple d’Israël le sache ! C’est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, que vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts, c’est par lui que cet homme se présente en pleine santé devant vous. Jésus est La pierre rejetée par vous qui bâtissez, Et qui est devenue la principale de l’angle. Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction ; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus. Mais comme ils voyaient là près d’eux l’homme qui avait été guéri, ils n’avaient rien à répliquer. Ils leur ordonnèrent de sortir du sanhédrin, et ils délibérèrent entre eux, disant : Que ferons-nous à ces hommes ? Car il est manifeste pour tous les habitants de Jérusalem qu’un miracle signalé a été accompli par eux, et nous ne pouvons pas le nier. Mais, afin que la chose ne se répande pas davantage parmi le peuple, défendons-leur avec menaces de parler désormais à qui que ce soit en ce nom-là. Et les ayant appelés, ils leur défendirent absolument de parler et d’enseigner au nom de Jésus. Pierre et Jean leur répondirent : Jugez s’il est juste, devant Dieu, de vous obéir plutôt qu’à Dieu ; car nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu. Ils leur firent de nouvelles menaces, et les relâchèrent, ne sachant comment les punir, à cause du peuple, parce que tous glorifiaient Dieu de ce qui était arrivé.
Car l’homme qui avait été l’objet de cette guérison miraculeuse était âgé de plus de quarante ans » (Actes 4 : 1-22).
L’accomplissement de la promesse de Jésus-Christ pour Pierre s’est précisé en plusieurs étapes.
Nous l’avons vu témoigner de Jésus-Christ et prendre la direction de la première communauté, le jour de la pentecôte (Actes 2 : 1-47), il a un rôle important dans l’affaire qui concerne Ananias et Saphira. (Actes 5 : 1-11). On le voit être acteur et témoin du baptême du Saint Esprit pour les Samaritains. (Actes 8 : 14-17). C’est encore lui qui est participant lors du baptême du Saint Esprit de Corneille et de sa famille. (Actes 10 : 1-48). Il a donc les clés des portes du Royaume de Dieu, pour les Juifs en premier, pour les Samaritains en second et pour les non-juifs c’est-à-dire les gentils.
Pierre et les non-juifs
Pourtant la personnalité, son origine juive, sa pratique des commandements de la loi ont été dans certains moments un problème de conscience pour Pierre. C’est ainsi que lorsqu’il doit aller voir Corneille Dieu doit lui montrer une vision d’animaux impurs par trois fois, Pierre restera pensif et perplexe quant à cette vision, il ne la comprendra qu’au moment où arrivent les envoyés de corneille. (Actes 10 : 9-17). Il comprendra que Dieu veut ouvrir la porte aux non-Juifs. (Actes 10 : 34-35). Suite à cela, quand Paul et Barnabas sont venus à Jérusalem pour demander aux apôtres et aux anciens leurs avis sur la circoncision et l’observance de la loi pour les croyants issus du paganisme, Pierre s’exprima dans le sens de ne pas mettre un joug sur les épaules des nouveaux convertis (Actes 15 : 1-29).
Une réprimande publique
Pourtant Pierre était loin d’être parfait et l’esprit de crainte qui lui avait faire ou dire certaines choses n’était pas complètement évincé de sa vie. On le voit à Antioche en compagnie de non-juifs à leur table mais dès que des juifs légalistes arrivent il s’éloigne des non-juifs pour éviter des conflits. Paul s’étant rendu compte de son attitude le reprend publiquement (Galates 2 :11-14). Ce moment a certainement été pour Pierre une expérience salutaire qui lui a permis de mieux servir Dieu et son Royaume.
Le neveu de Pierre
Dans sa première épître Pierre nous parle de son neveu Jean surnommé Marc qui s’est peut-être converti par le témoignage de son oncle, il semble que celui-ci lui était très utile (I pierre 5 :13). On pense que l’évangile de Marc est en fait celui qui a été dicté par Pierre. Pierre a écrit deux épîtres.
Concernant sa mort, la Bible ne nous en parle pas.
Conclusion
Nous avons découvert une partie de la vie de Pierre ainsi que de sa personnalité. Jésus-Christ avait vu en lui l’homme et le leader qui allait devenir pour son église. Pierre après quelques difficultés a assumé parfaitement le rôle que le Christ lui avait demandé d’accomplir. Pierre n’a pas seulement été l’apôtre des premiers croyants, il est aussi notre apôtre car comme le dit l’épître aux Hébreux « Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu ; considérez quelle a été la fin de leur vie, et imitez leur foi » (Hébreux 13 : 7).
Que pouvons nous retenir de cette étude sur l’apôtre Pierre : que Christ lui a montré de ne plus avoir peur, soit de marcher sur l’eau ou soit de rencontrer des personnes inconnues. Il y a bien des domaines dans nos vies où il nous faut la même foi que Pierre pour avancer dans l’inconnu, il en est de même de nos rencontres avec certaines personnes qui nous paraissent inabordables.
Un élément important, voire essentiel, est celui du pardon que Dieu en Jésus-Christ nous accorde. Il arrivera peut-être dans notre vie où nous entendrons la voix du Christ nous dire m’aimes-tu.
En Pierre nous découvrons aussi la volonté et la patience de Dieu pour nous instruire.
Toujours à travers la vie de l’apôtre Pierre nous nous apercevons que Dieu ne se trompe pas quand il nous appelle. Quand Jésus a regardé Pierre il savait ce que cet homme était capable de faire « tu es Pierre est sur cette pierre, je bâtirai mon église »
(Matthieu 16 : 18).
Maintenant pourquoi Dieu a-t-il choisi un pêcheur sans instruction de surcroit Galiléen pour en faire un pêcheur d’hommes (Luc 5 : 10). Pour ma part je pense que Dieu connaissait parfaitement le cœur de cet homme, il savait que pour l’amour de Jésus-Christ, il irait jusqu’au bout afin d’annoncer le salut et la bonne nouvelle du Royaume de Dieu. Cet exemple doit nous inciter à faire de même. Dans le prochain cours nous regarderons ce que peuvent nous apporter comme enseignement les autres disciples de Jésus-Christ.
Bibliographie
Cours BibleDoc 2005
Bible Online 2011
Le grand dictionnaire de la Bible Editions Excelsis 2017
Etude sur le disciple de Jésus-Christ appelé Simon et surnommé Pierre
Module trois : Ce travail concerne une préparation de cours dans le but d’expliquer l’appel et la personnalité de celui qui a reçu pour tâche de paître le troupeau de brebis de l’ekklésia de Jésus-Christ dans le Royaume de Dieu.
Cette étude est la troisième d’une série de vingt cours qui aura pour objectif de prouver que Jésus-Christ est bien le Messie attendu et qu’il est venu réaliser les prophéties annoncées concernant le Royaume de Dieu.
Ce travail de recherche se terminera par une thèse de doctorat ayant pour titre le Royaume de Dieu vu par Jésus-Christ
L’ensemble des travaux est dirigé par BibleDoc
Le doctorant est Bernard IRRMANN
Sommaire
Introduction....................................................................................................... page 4
Définition du terme disciple.............................................................................. page 5
La réponse immédiate des disciples.................................................................. page 5
La pêche miraculeuse et l’appel à devenir disciple........................................... page 5
Ils laissèrent leurs filets..................................................................................... page 6
Nous avons trouvé le Messie............................................................................. page 6
Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon église......................................... page 6
Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière................................. page 7
Jésus-Christ avertit les disciples des règles pour le suivre................................ page 7
Jésus insiste sur le fait qu’il n’est pas venu apporter la paix sur la terre........... page 7
Que connaissons-nous de Simon surnommé Pierre........................................... page 7
La femme de Simon........................................................................................... page 8
La maison de André et Simon à Capernaüm..................................................... page 8
La langue araméenne remplie de l’accent de la Galilée.................................... page 8
Des gens du peuple sans instruction.................................................................. page 8
André disciple de Jean-Baptiste........................................................................ page 8
Nous avons trouvé le Messie............................................................................. page 8
Explique-nous cette parabole............................................................................. page 9
Combien de fois dois-je pardonner à mon frère................................................ page 9
Qu’en sera-t-il pour nous ?................................................................................ page 9
Le figuier maudit............................................................................................... page 9
La femme atteinte d’une perte de sang.............................................................. page 9
Cette parabole concerne-t-elle les disciples ou bien est-elle pour tous..............page 10
Pas seulement les pieds mais aussi les mains et la tête......................................page 10
Que veux-tu dire en disant vous ne pouvez pas venir avec moi.........................page 10
On le voit présent dans la résurrection de la fille de Jaïrus................................page 11
Il propose de dresser trois tentes.........................................................................page 11
Le dernier repas de la Pâque que Jésus a pris avec ses disciples........................page 11
Quelle était la personnalité de Pierre..................................................................page 12
La remarque de Pierre à Jésus.........................................................................page 12
La violence de Pierre...................................................................................... page 12
La présomption de Pierre................................................................................page 13
Les pleurs de Pierre après son reniement........................................................page 13
La miséricorde de Jésus..................................................................................page 13
Pais mes Brebis...............................................................................................page 13
Pierre après la pentecôte.................................................................................page 14
Pierre et Jean montaient ensemble au temple................................................ page 15
L’arrestation de Pierre et de Jean...................................................................page 16
L’accomplissement de la promesse de Jésus-Christ pour Pierre...................page 17
Pierre et les non-juifs.....................................................................................page 17
Une réprimande publique...............................................................................page 17
Le neveu de Pierre.........................................................................................page 17
Conclusion.....................................................................................................page 18
Bibliogaphie..................................................................................................page 18
Introduction
Bonjour à toutes et à tous,
Nous en sommes à notre troisième cours, lors des deux études précédentes nous avons de façon succincte découvert la naissance de Jean-Baptiste et celle de Jésus-Christ ainsi que le contexte familial, social et spirituel qui rapprochait ces deux hommes dans le premier cours, puis dans la seconde étude nous avons détaillé les premiers éléments du commencement de leurs ministères respectifs, en insistant d’une façon plus particulière sur le ministère de Jésus-Christ. Ses premiers pas après son baptême et sa préparation lors des quarante jours au désert, le choix de ses disciples et les premiers miracles qui accompagnaient l’annonce du Royaume de Dieu.
Aujourd’hui, j’aimerais diriger votre attention sur l’un des premiers disciples choisi par Jésus-Christ. Il s’agit de l’apôtre Pierre qui s’appelait Simon avant sa rencontre avec le Christ-Jésus.
Nous découvrirons au cours de cette étude où et comment se fit l’appel de Pierre à devenir disciple du Messie Yeshoua. Nous irons à la recherche de son origine sociale qui comportera sa situation géographique, sa profession, sa vie familiale ainsi que l’aspect spirituel de son existence avant sa rencontre avec celui qui devait devenir son Seigneur, son Sauveur, le Christ, le Fils du Dieu vivant. Nous regarderons comment cet homme a compris qui était le Christ et quels ont été les changements qui se produisirent dans son existence suite à cette rencontre qu’il a faite avec Jésus de Nazareth. Enfin nous pourrons examiner ce que signifie l’appel de Christ dans nos vies et comment un simple pêcheur de poissons est devenu celui qui a les clés des cieux et qui a le pouvoir de lier ou de délier les choses de la terre afin qu’elles soient liées ou déliées dans les cieux.
Pour commencer cette étude nous irons voir dans le nouveau testament et particulièrement dans les évangiles pour découvrir Simon. Cependant, pour pouvoir faire des comparaisons ou montrer des similitudes, nous regarderons aussi certains livres de l’Ancien Testament.
Mais tout d’abord cherchons la définition du terme disciple :
- Personne qui reçoit l'enseignement d'un maître, fait partie de son école ; élève : Les disciples de Jésus-Christ.
- Personne qui suit l'exemple de quelqu'un qu'il considère comme son maître à penser, qui adhère à une doctrine, une conception, etc. ; partisan, fidèle, adepte : On voit en lui un disciple de Jésus.
La réponse immédiate des disciples
En observant avec attention l’évangile de Marc et l’appel de Simon, « Comme il passait le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs. Jésus leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent leurs filets, et le suivirent. (Marc 1 : 16-18). Nous pouvons nous apercevoir qu’il y a une sorte de parallélisme avec l’appel d’Elisée tel qu’il est relaté dans le premier livre des rois « Elie partit de là, et il trouva Elisée, fils de Schaphath, qui labourait. Il y avait devant lui douze paires de bœufs, et il était avec la douzième. Elie s’approcha de lui, et il jeta sur lui son manteau. Elisée, quittant ses bœufs, courut après Elie, et dit : Laisse-moi embrasser mon père et ma mère, et je te suivrai. Elie lui répondit : Va, et reviens ; car pense à ce que je t’ai fait. Après s’être éloigné d’Elie, il revint prendre une paire de bœufs, qu’il offrit en sacrifice ; avec l’attelage des bœufs, il fit cuire leur chair, et la donna à manger au peuple. Puis il se leva, suivit. Elie, et fut à son service » (1 Rois :19-20).
La pêche miraculeuse et l’appel de Pierre à devenir disciple
Si nous regardons dans l’Évangile de Luc, nous comprenons mieux pourquoi Pierre, qui s’appelait encore Simon, a suivi Jésus. « Comme Jésus se trouvait auprès du lac de Génésareth, et que la foule se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu, il vit au bord du lac deux barques, d’où les pêcheurs étaient descendus pour laver leurs filets. Il monta dans l’une de ces barques, qui était à Simon, et il le pria de s’éloigner un peu de terre. Puis il s’assit, et de la barque il enseignait la foule. Lorsqu’il eut cessé de parler, il dit à Simon : Avance en pleine eau, et jetez vos filets pour pêcher. Simon lui répondit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je jetterai le filet. L’ayant jeté, ils prirent une grande quantité de poissons, et leur filet se rompait. Ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l’autre barque de venir les aider. Ils vinrent et ils remplirent les deux barques, au point qu’elles enfonçaient. Quand il vit cela, Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus, et dit : Seigneur, retire-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur. Car l’épouvante l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la pêche qu’ils avaient faite. Il en était de même de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Alors Jésus dit à Simon : Ne crains point ; désormais tu seras pêcheur d’hommes. Et, ayant ramené les barques à terre, ils laissèrent tout, et le suivirent ». (Luc 5 :1-11).
Ils laissèrent leurs filets
Matthieu nous raconte l’appel de Pierre et des trois autres disciples André, Jacques et Jean de la même manière que Marc « Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André, son frère, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs. Il leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent les filets, et le suivirent. De là étant allé plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère, qui étaient dans une barque avec Zébédée, leur père, et qui réparaient leurs filets. Il les appela, et aussitôt ils laissèrent la barque et leur père, et le suivirent ». (Matthieu 4 :18-22)
Nous avons trouvé le Messie
Pour obtenir d’autres renseignements concernant l’appel de Pierre. Il nous faut aussi lire ce que l’évangéliste Jean a écrit « Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ; et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu. Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus. Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi ce qui signifie Maître, où demeures-tu ? Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure. André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus. Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie ce qui signifie Christ. Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas ce qui signifie Pierre ». (Jean 1 : 35-42)
Tu es Pierre et sur cette pierre, Je bâtirai mon église.
Nous avons appris que Jésus avait changé le Nom de Simon en celui de Pierre (Jean 1 : 42). En Matthieu nous découvrons ce que signifie ce nom pour Jésus-Christ « Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples : Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme ? Ils répondirent : Les uns disent que tu es Jean-Baptiste ; les autres, Elie ; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes. Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis ? Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux. Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » (Matthieu 16 : 13-19). Mais j’aimerais que nous revenions à l’appel des disciples par Jésus. Nous avons vu en comparant l’appel d’Elisée à celui de Pierre qu’ils se ressemblaient beaucoup, en effet de part et d’autre chacun a laissé sa famille, son travail et est devenu disciple. Toutefois la différence est dans la manière dont la séparation s’est produite pour Elisée, celui-ci dit au revoir à sa famille et Elie lui rappelle de se souvenir de ce qui vient de se passer et particulièrement pour l’onction reçue lorsqu’il lui a lancé son manteau.
Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière
Pour les disciples de Jésus cela semble différent en effet, comme on a pu se rendre compte en observant avec soin les écritures, les disciples quittent leur travail immédiatement et suivent Jésus. Nous voyons aussi dans les évangiles certains disciples demander à Jésus la permission de dire au revoir à leurs parents ou d’ensevelir son père. « Pendant qu’ils étaient en chemin, un homme lui dit : Seigneur, je te suivrai partout où tu iras. Jésus lui répondit : Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids : mais le Fils de l’homme n’a pas un lieu où il puisse reposer sa tête. Il dit à un autre : Suis-moi. Et il répondit : Seigneur, permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon père. Mais Jésus lui dit : Laisse les morts ensevelir leurs morts ; et toi, va annoncer le royaume de Dieu. Un autre dit : Je te suivrai, Seigneur, mais permets-moi d’aller d’abord prendre congé de ceux de ma maison. Jésus lui répondit : Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n’est pas propre au royaume de Dieu » (Luc 9 : 57-62 ; Matthieu 8 : 21-22). Mais Jésus ne leur permet pas.
Jésus-Christ avertit les disciples des règles nécessaires pour le suivre.
Tout d’abord, il nous faut mettre en premier notre foi en Jésus-Christ et l’annonce du Royaume de Dieu « Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple » (Luc 14 :26-27).
Jésus insiste sur le fait qu’il n’est pas venu apporter la paix sur la terre.
« Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère ; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi. Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera ». (Matthieu 10 : 34-39).
Nous venons de voir par le biais de la parole les exigences demandées par Jésus-Christ pour être de ses disciples, maintenant nous allons approfondir notre connaissance de l’apôtre Pierre.
Que connaissons nous de Simon surnommé Pierre.
Syméon en Hébreux ou Simon qui est la forme grecque qui est employé fréquemment dans le Nouveau testament « Lorsqu’ils eurent cessé de parler, Jacques prit la parole, et dit : Hommes frères, écoutez-moi ! Simon a raconté comment Dieu a d’abord jeté les regards sur les nations pour choisir du milieu d’elles un peuple qui portât son nom ». (Actes 15 : 13-14 ; 2 Pierre 1 : 1).
Nous savons que le nom de son père était Jonas « Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 16 :17).
La femme de Simon
L’évangile de Marc nous apprend qu’il était marié. « La belle-mère de Simon était couchée, ayant la fièvre ; et aussitôt on parla d’elle à Jésus » (Marc 1 :30). Paul nous dit dans son épitre première aux Corinthiens que son épouse l’accompagnait.
« N’avons-nous pas le droit de mener avec nous une sœur qui soit notre femme, comme font les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas ? ». (1Corinthiens 9 :5). Nous voyons dans l’évangile de Jean que Pierre avait résidé à Bethsaïda en Gaulanitide,
La maison de André et Simon à Capernaüm
Pour l’évangéliste Marc, celui-ci nous indique dans son écrit que Simon et André avaient une maison à Capernaüm en Galilée. « 21 Ils se rendirent à Capernaüm. Et, le jour du sabbat, Jésus entra d’abord dans la synagogue, et il enseigna ; 29 En sortant de la synagogue, ils se rendirent avec Jacques et Jean à la maison de Simon et d’André ». (Marc 1 : 21 ; 29).
La langue Araméenne remplie de l’accent de la Galilée
Que nous apprend la Bible sur la langue pratiquée par Pierre, selon toujours l’évangéliste Marc, Pierre parlait l’Araméen avec l’accent issu de la Galilée.
« Et il le nia de nouveau. Peu après, ceux qui étaient présents dirent encore à Pierre : Certainement tu es de ces gens-là, car tu es Galiléen » (Marc 14 ;70).
Des gens du peuple sans instruction
Il semble que Pierre n’ait pas reçu d’enseignement spécifique sur la loi en dehors de celle qui pouvait être donnée dans les synagogues. Lorsque lui et Jean sont arrêtés par les sacrificateurs ceux-ci les considèrent comme des personnes sans instruction, hormis celle reçue de la part de Jésus-Christ. « Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction ; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus » (Actes 4 : 13).
André disciple de Jean-Baptiste
Avant de connaître Jésus-Christ, Pierre était en relation avec le mouvement de Jean-Baptiste, son frère étant disciple de celui-ci. « Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ; et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu. Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus. Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi ce qui signifie Maître, où demeures-tu ? Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure. André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus.
Nous avons trouvé le Messie
Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie ce qui signifie Christ. Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas ce qui signifie Pierre » (Jean 1 : 35-40).
Regardons maintenant les aptitudes, les qualités et les défauts de ce disciple.
Explique-nous cette parabole
Une des premières aptitudes de Pierre est son caractère de meneur, on le voit plusieurs fois prendre la parole au nom des douze disciples. « Pierre, prenant la parole, lui dit : Explique-nous cette parabole » (Matthieu 15 :15).
Combien de fois dois-je pardonner à mon frère
C’est encore lui qui demande à Jésus combien de fois il faut pardonner à son frère « Alors Pierre s’approcha de lui, et dit : Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu’à sept fois ? Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à septante fois sept fois » (Matthieu 18 : 21-22).
Qu’en sera-t-il pour nous ?
Nous le voyons encore demander à Jésus-Christ ce qu’il adviendra de ses disciples eux qui ont tout quitté pour le suivre. « Pierre, prenant alors la parole, lui dit : Voici, nous avons tout quitté, et nous t’avons suivi ; qu’en sera-t-il pour nous ? Jésus leur répondit : Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël. Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle. Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers » (Matthieu 19 :27-30).
Le figuier maudit
C’est encore lui qui rappellera à Jésus devant les autres disciples l’épisode du figuier qui a été maudit : « Le matin, en passant, les disciples virent le figuier séché jusqu’aux racines. Pierre, se rappelant ce qui s’était passé, dit à Jésus : Rabbi, regarde, le figuier que tu as maudit a séché » (Marc 11 : 20-21).
La femme atteinte d’une perte de sang
Ce fut encore lui qui lors du miracle de la femme qui avait une perte de sang prit la parole pour dire à Jésus qu’il se trompait quand le Christ affirmait que quelqu’un l’avait touché et qu’une force était sortie de lui : « Or, il y avait une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans, et qui avait dépensé tout son bien pour les médecins, sans qu’aucun ait pu la guérir. Elle s’approcha par derrière, et toucha le bord du vêtement de Jésus. Au même instant la perte de sang s’arrêta. Et Jésus dit : Qui m’a touché ? Comme tous s’en défendaient, Pierre et ceux qui étaient avec lui dirent : Maître, la foule t’entoure et te presse, et tu dis : Qui m’a touché ? Mais Jésus répondit : Quelqu’un m’a touché, car j’ai connu qu’une force était sortie de moi » (Luc 8 : 43-46).
Cette parabole concerne-t-elle les disciples ou bien elle est pour tous
Une nouvelle fois nous le trouvons en train d’interroger Jésus sur le sens d’une parabole qui parle de serviteurs et d’un maître qui doit rentrer à l’improviste. Pierre demande à Jésus si cette parabole concerne les disciples ou bien si celle-ci est pour tous (Luc 12 : 41).
Pas seulement les pieds mais aussi les mains et la tête
Lors du lavement des pieds que Jésus fit à ses disciples avant de subir la crucifixion, Pierre une fois encore s’adresse à Jésus et lui demande de ne pas seulement lui laver les pieds mais aussi les mains et la tête « Il vint donc à Simon Pierre ; et Pierre lui dit : Toi, Seigneur, tu me laves les pieds ! Jésus lui répondit : Ce que je fais, tu ne le comprends pas maintenant, mais tu le comprendras bientôt. Pierre lui dit : Non, jamais tu ne me laveras les pieds. Jésus lui répondit : Si je ne te lave, tu n’auras point de part avec moi. Simon Pierre lui dit : Seigneur, non seulement les pieds, mais encore les mains et la tête. Jésus lui dit : Celui qui est lavé n’a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur ; et vous êtes purs, mais non pas tous. Car il connaissait celui qui le livrait ; c’est pourquoi il dit : Vous n’êtes pas tous purs. Après qu’il leur eut lavé les pieds, et qu’il eut pris ses vêtements, il se remit à table, et leur dit : Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m’appelez Maître et Seigneur ; et vous dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres ; car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait » (Jean 13 : 6-15).
Que veux tu dire en disant vous ne pouvez venir avec moi
Une des interrogations de Pierre qui permet à chacun de nous de voir la patience et la compréhension de Jésus à notre égard, comme cela l’a été pour Pierre, se trouve dans le passage où Judas est sorti pour livrer Jésus aux sacrificateurs. Pierre pose une question au Christ que veux-tu dire en disant vous ne pouvez pas venir avec moi. L’apôtre Pierre insiste en disant qu’il donnerait sa vie pour Jésus. La réponse du Christ marquera son disciple à jamais. « Lorsque Judas fut sorti, Jésus dit : Maintenant, le Fils de l’homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui. Si Dieu a été glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même, et il le glorifiera bientôt. Mes petits-enfants, je suis pour peu de temps encore avec vous. Vous me chercherez ; et, comme j’ai dit aux Juifs : Vous ne pouvez venir où je vais, je vous le dis aussi maintenant. Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. Simon Pierre lui dit : Seigneur, où vas-tu ? Jésus répondit : Tu ne peux pas maintenant me suivre où je vais, mais tu me suivras plus tard. Seigneur, lui dit Pierre, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ? Je donnerai ma vie pour toi. Jésus répondit : Tu donneras ta vie pour moi ! En vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne chantera pas que tu ne m’aies renié trois fois » (Jean 13 : 31-38). Pierre s’est surtout fait remarquer par son discernement en reconnaissant Jésus comme le Messie attendu (Matthieu 16 : 16-17).
Pierre faisait partie avec Jean et Jacques de ceux que le Seigneur prenait avec lui dans différentes circonstances.
On le voit présent dans la résurrection de la fille de Jaïrus :
« Comme il parlait encore, survinrent de chez le chef de la synagogue des gens qui dirent : Ta fille est morte ; pourquoi importuner davantage le maître ? Mais Jésus, sans tenir compte de ces paroles, dit au chef de la synagogue : Ne crains pas, crois seulement. Et il ne permit à personne de l’accompagner, si ce n’est à Pierre, à Jacques, et à Jean, frère de Jacques » (Marc 5 : 35-37).
Il propose de dresser trois tentes
Pierre est présent lors de la transfiguration de Jésus-Christ, il propose de dresser trois tentes. Il reçoit l’ordre de ne parler à personne de cette vision avant que le fils de l’homme soit ressuscité. Il comprend suite à l’explication de Jésus qu’Elie est déjà venu. Pierre comprit que le Christ leur parlait de Jean-Baptiste.
« Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, et il les conduisit à l’écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voici, Moïse et Elie leur apparurent, s’entretenant avec lui. Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : Seigneur, il est bon que nous soyons ici ; si tu le veux, je dresserai ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Elie. Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. Et voici, une voix fit entendre de la nuée ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection : écoutez-le ! Lorsqu’ils entendirent cette voix, les disciples tombèrent sur leur face, et furent saisis d’une grande frayeur. Mais Jésus, s’approchant, les toucha, et dit : Levez-vous, n’ayez pas peur ! Ils levèrent les yeux, et ne virent que Jésus seul. Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : Ne parlez à personne de cette vision, jusqu’à ce que le Fils de l’homme soit ressuscité des morts. Les disciples lui firent cette question : Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Elie doit venir premièrement ? Il répondit : Il est vrai qu’Elie doit venir, et rétablir toutes choses. Mais je vous dis qu’Elie est déjà venu, qu’ils ne l’ont pas reconnu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’homme souffrira de leur part. Les disciples comprirent alors qu’il leur parlait de Jean-Baptiste ». (Matthieu 17 : 1-13).
Pierre fut celui qui avec Jean prépara le dernier repas de la pâque que Jésus a pris avec ses disciples :
« Le jour des pains sans levain, où l’on devait immoler la Pâque, arriva, et Jésus envoya Pierre et Jean, en disant : Allez nous préparer la Pâque, afin que nous la mangions. Ils lui dirent : Où veux-tu que nous la préparions ? Il leur répondit : Voici, quand vous serez entrés dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d’eau ; suivez-le dans la maison où il entrera, et vous direz au maître de la maison : Le maître te dit : Où est le lieu où je mangerai la Pâque avec mes disciples ? Et il vous montrera une grande chambre haute, meublée : c’est là que vous préparerez la Pâque. Ils partirent, et trouvèrent les choses comme il le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque »
(Luc 22 : 7-13).
Quelle était la personnalité de Pierre ?
Quand on observe les situations dans lesquelles s’est trouvé Pierre, on remarque qu’il a tendance à réagir de manière impétueuse !
On le voit sortir de la barque et s’avancer sur l’eau vers le Seigneur quand Jésus vient vers eux, mais il coule rapidement dès qu’il sent le vent.
« La barque, déjà au milieu de la mer, était battue par les flots ; car le vent était contraire. A la quatrième veille de la nuit, Jésus alla vers eux, marchant sur la mer Quand les disciples le virent marcher sur la mer, ils furent troublés, et dirent : C’est un fantôme ! Et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris, Jésus leur dit aussitôt : Rassurez-vous, c’est moi ; n’ayez pas peur ! Pierre lui répondit : Seigneur, si c’est toi, ordonne que j’aille vers toi sur les eaux. Et il dit : Viens ! Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus. Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria : Seigneur, sauve-moi ! Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit : Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » (Matthieu 14 :24-31).
Pierre se permet de faire une remarque à Jésus, quand le Christ lui annonce qu’il va souffrir et mourir puis ressusciter.
« Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour. Pierre, l’ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit : A Dieu ne plaise, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas. Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre : Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale ; Car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes »
(Matthieu 16 : 21-23).
La violence de Pierre
Pierre fut très violent lors de l’arrestation de Jésus par les gardes envoyés par les principaux sacrificateurs.
« Lorsqu’il eut dit ces choses, Jésus alla avec ses disciples de l’autre côté du torrent du Cédron, où se trouvait un jardin, dans lequel il entra, lui et ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait ce lieu, parce que Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis. Judas donc, ayant pris la cohorte, et des huissiers qu’envoyèrent les principaux sacrificateurs et les pharisiens, vint là avec des lanternes, des flambeaux et des armes.
Jésus, sachant tout ce qui devait lui arriver, s’avança, et leur dit : Qui cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Jésus de Nazareth. Jésus leur dit : C’est moi. Et Judas, qui le livrait, était avec eux. Lorsque Jésus leur eut dit : C’est moi, ils reculèrent et tombèrent par terre. Il leur demanda de nouveau : Qui cherchez-vous ? Et ils dirent : Jésus de Nazareth. Jésus répondit : Je vous ai dit que c’est moi. Si donc c’est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci. Il dit cela, afin que s’accomplît la parole qu’il avait dite : Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés. Simon Pierre, qui avait une épée, la tira, frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui coupa l’oreille droite. Ce serviteur s’appelait Malchus. Jésus dit à Pierre : Remets ton épée dans le fourreau. Ne boirai-je pas la coupe que le Père m’a donnée à boire ? » (Jean 18 : 1-11).
La présomption de Pierre
L’aspect présomptueux de Pierre apparaît lors de l’annonce par Jésus qu’il serait pour chacun d’eux une occasion de chute. Pierre crie à qui veut l’entendre que ce ne sera pas le cas pour lui.
« Alors Jésus leur dit : Je serai pour vous tous, cette nuit, une occasion de chute ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais, après que je serai ressuscité, je vous précèderai en Galilée. Pierre, prenant la parole, lui dit : Quand tu serais pour tous une occasion de chuter, tu ne le seras jamais pour moi. Jésus lui dit : Je te le dis en vérité, cette nuit même, avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Pierre lui répondit : Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas. Et tous les disciples dirent la même chose » (Matthieu 26 : 35).
Les pleurs de Pierre après son reniement.
« Cependant, Pierre était assis dehors dans la cour. Une servante s’approcha de lui, et dit : Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen. Mais il le nia devant tous, disant : Je ne sais ce que tu veux dire. Comme il se dirigeait vers la porte, une autre servante le vit, et dit à ceux qui se trouvaient là ; Celui-ci était aussi avec Jésus de Nazareth. Il le nia de nouveau, avec serment : Je ne connais pas cet homme. Peu après, ceux qui étaient là, s’étant approchés, dirent à Pierre : Certainement tu es aussi de ces gens-là, car ton langage te fait reconnaître. Alors il se mit à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme. Aussitôt le coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Et étant sorti, il pleura amèrement » (Matthieu 26 : 69-75).
La miséricorde de Jésus-Christ
Heureusement pour Pierre et pour chacun de nous Dieu en Jésus-Christ est miséricordieux. Jésus qui avait auparavant changé le nom de Simon en Pierre (Matthieu 16 : 18-19), fera dire à Pierre par Marie-Madeleine et Marie mère de Jacques et Salomé par l’intermédiaire d’un ange, qu’il le retrouvera en Galilée.
« Lorsque le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin d’aller embaumer Jésus. Le premier jour de la semaine, elles se rendirent au sépulcre, de grand matin, comme le soleil venait de se lever. Elles disaient entre elles : Qui nous roulera la pierre loin de l’entrée du sépulcre ? Et, levant les yeux, elles aperçurent que la pierre, qui était très grande, avait été roulée. Elles entrèrent dans le sépulcre, virent un jeune homme assis à droite vêtu d’une robe blanche, et elles furent épouvantées. Il leur dit : Ne vous épouvantez pas ; vous cherchez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié ; il est ressuscité, il n’est point ici ; voici le lieu où on l’avait mis. Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu’il vous précède en Galilée : c’est là que vous le verrez, comme il vous l’a dit » (Marc 16 : 1-7).
Pais mes brebis
Pierre étant retourné à son activité de pêcheur de poissons après la mort et la résurrection de Jésus-Christ fut confondu lorsqu’il vit Jésus sur le bord de mer lui indiquer l’endroit où il devait jeter son filet. Après cet épisode de pêche miraculeuse et de repas pris en commun, le Christ posa par trois fois une question à Pierre en insistant jusqu’à quel point ce disciple avait de l’amour pour lui. Pierre répondit à Jésus et affirma son amour par trois fois mais de manière différente et se fit confier le troupeau du Seigneur. C’était la troisième fois que les disciples revoyaient le Seigneur.
« Après cela, Jésus se montra encore aux disciples, sur les bords de la mer de Tibériade. Et voici de quelle manière il se montra. Simon Pierre, Thomas, appelé Didyme, Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples de Jésus, étaient ensemble. Simon Pierre leur dit : Je vais pêcher. Ils lui dirent : Nous allons aussi avec toi. Ils sortirent et montèrent dans une barque, et cette nuit-là ils ne prirent rien.
Le matin étant venu, Jésus se trouva sur le rivage ; mais les disciples ne savaient pas que c’était Jésus. Jésus leur dit : Enfants, n’avez-vous rien à manger ? Ils lui répondirent : Non. Il leur dit : Jetez le filet du côté droit de la barque, et vous trouverez. Ils le jetèrent donc, et ils ne pouvaient plus le retirer, à cause de la grande quantité de poissons. Alors le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : C’est le Seigneur ! Et Simon Pierre, dès qu’il eut entendu que c’était le Seigneur, mit son vêtement et sa ceinture, car il était nu, et se jeta dans la mer. Les autres disciples vinrent avec la barque, tirant le filet plein de poissons, car ils n’étaient éloignés de terre que d’environ deux cents coudées. Lorsqu’ils furent descendus à terre, ils virent là des charbons allumés, du poisson dessus, et du pain. Jésus leur dit : Apportez des poissons que vous venez de prendre. Simon Pierre monta dans la barque, et tira à terre le filet plein de cent cinquante-trois grands poissons ; et quoiqu’il y en eût tant, le filet ne se rompit point. Jésus leur dit : Venez, mangez. Et aucun des disciples n’osait lui demander : Qui es-tu ? sachant que c’était le Seigneur. Jésus s’approcha, prit le pain, et leur en donna ; il fit de même du poisson. C’était déjà la troisième fois que Jésus se montrait à ses disciples depuis qu’il était ressuscité des morts. Après qu’ils eurent mangé, Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ne m’aiment ceux-ci ? Il lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit une seconde fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : M’aimes-tu ? Et il lui répondit : Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne voudras pas. Il dit cela pour indiquer par quelle mort Pierre glorifierait Dieu. Et ayant ainsi parlé, il lui dit : Suis-moi » (Jean 21 : 1-19).
Pierre après la pentecôte
Il semble que Pierre soit transformé après avoir reçu le baptême de l’Esprit Saint le jour de la pentecôte. Nous le voyons prendre la parole pour témoigner de Jésus-Christ devant 3000 personnes qui deviendront des croyants en Jésus-Christ.
« Alors Pierre, se présentant avec les onze, éleva la voix, et leur parla en ces termes : Hommes Juifs, et vous tous qui séjournez à Jérusalem, sachez ceci, et prêtez l’oreille à mes paroles ! Ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez, car c’est la troisième heure du jour. Mais c’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël : Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair ; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos jeunes gens auront des visions, Et vos vieillards auront des songes. Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, Dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit ; et ils prophétiseront. Je ferai paraître des prodiges en haut dans le ciel et des miracles en bas sur la terre, Du sang, du feu, et une vapeur de fumée ; Le soleil se changera en ténèbres, Et la lune en sang, Avant l’arrivée du jour du Seigneur, De ce jour grand et glorieux. Alors quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Hommes Israélites, écoutez ces paroles ! Jésus de Nazareth, cet homme à qui Dieu a rendu témoignage devant vous par les miracles, les prodiges et les signes qu’il a opérés par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes ; cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l’avez crucifié, vous l’avez fait mourir par la main des impies. Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il fût retenu par elle. Car David dit de lui : Je voyais constamment le Seigneur devant moi, Parce qu’il est à ma droite, afin que je ne sois point ébranlé. Aussi mon cœur est dans la joie, et ma langue dans l’allégresse ; Et même ma chair reposera avec espérance, Car tu n’abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts, Et tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption. Tu m’as fait connaître les sentiers de la vie, Tu me rempliras de joie par ta présence. Hommes frères, qu’il me soit permis de vous dire librement, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son sépulcre existe encore aujourd’hui parmi nous. Comme il était prophète, et qu’il savait que Dieu lui avait promis avec serment de faire asseoir un de ses descendants sur son trône, c’est la résurrection du Christ qu’il a prévue et annoncée, en disant qu’il ne serait pas abandonné dans le séjour des morts et que sa chair ne verrait pas la corruption. C’est ce Jésus que Dieu a ressuscité ; nous en sommes tous témoins. Elevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint-Esprit qui avait été promis, et il l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez. Car David n’est point monté au ciel, mais il dit lui-même : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié » (Actes 2 : 14-36).
Nous le verrons ensuite avec Jean devoir affronter le Sanhédrin après la guérison d’un homme boiteux de naissance et le témoignage devant la foule. Son arrestation, les coups qu’il a reçus, les menaces prononcées ne sont pas arrivées à le faire taire. Nous le voyons une nouvelle fois annoncer le salut et le royaume de Dieu en Jésus-Christ.
Pierre et Jean montaient ensemble au temple
« Pierre et Jean montaient ensemble au temple, à l’heure de la prière : c’était la neuvième heure. Il y avait un homme boiteux de naissance, qu’on portait et qu’on plaçait tous les jours à la porte du temple appelée la Belle, pour qu’il demandât l’aumône à ceux qui entraient dans le temple. Cet homme, voyant Pierre et Jean qui allaient y entrer, leur demanda l’aumône. Pierre, de même que Jean, fixa les yeux sur lui, et dit : Regarde-nous. Et il les regardait attentivement, s’attendant à recevoir d’eux quelque chose. Alors Pierre lui dit : Je n’ai ni argent, ni or ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche. Et le prenant par la main droite, il le fit lever. Au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes ; d’un saut il fut debout, et il se mit à marcher. Il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant, et louant Dieu. Tout le monde le vit marchant et louant Dieu. Ils reconnaissaient que c’était celui qui était assis à la Belle porte du temple pour demander l’aumône, et ils furent remplis d’étonnement et de surprise au sujet de ce qui lui était arrivé. Comme il ne quittait pas Pierre et Jean, tout le peuple étonné accourut vers eux, au portique dit de Salomon. Pierre, voyant cela, dit au peuple : Hommes Israélites, pourquoi vous étonnez-vous de cela ? Pourquoi avez-vous les regards fixés sur nous, comme si c’était par notre propre puissance ou par notre piété que nous eussions fait marcher cet homme ? Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son serviteur Jésus, que vous avez livré et renié devant Pilate, qui était d’avis qu’on le relâchât. Vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé qu’on vous accordât la grâce d’un meurtrier. Vous avez fait mourir le Prince de la vie, que Dieu a ressuscité des morts ; nous en sommes témoins. C’est par la foi en son nom que son nom a raffermi celui que vous voyez et connaissez ; c’est la foi en lui qui a donné à cet homme cette entière guérison, en présence de vous tous. Et maintenant, frères, je sais que vous avez agi par ignorance, ainsi que vos chefs. Mais Dieu a accompli de la sorte ce qu’il avait annoncé d’avance par la bouche de tous ses prophètes, que son Christ devait souffrir. Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, (3-20) afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur, et qu’il envoie celui qui vous a été destiné, Jésus-Christ, que le ciel doit recevoir jusqu’aux temps du rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé anciennement par la bouche de ses saints prophètes. Moïse a dit : Le Seigneur votre Dieu vous suscitera d’entre vos frères un prophète comme moi ; vous l’écouterez dans tout ce qu’il vous dira, et quiconque n’écoutera pas ce prophète sera exterminé du milieu du peuple. Tous les prophètes qui ont successivement parlé, depuis Samuel, ont aussi annoncé ces jours-là. Vous êtes les fils des prophètes et de l’alliance que Dieu a traitée avec nos pères, en disant à Abraham : Toutes les familles de la terre seront bénies en ta postérité. C’est à vous premièrement que Dieu, ayant suscité son serviteur, l’a envoyé pour vous bénir, en détournant chacun de vous de ses iniquités » (Actes 3 : 1-26).
L’arrestation de Pierre et de Jean
« Tandis que Pierre et Jean parlaient au peuple, survinrent les sacrificateurs, le commandant du temple, et les sadducéens, mécontents de ce qu’ils enseignaient le peuple, et annonçaient en la personne de Jésus la résurrection des morts. Ils mirent les mains sur eux, et ils les jetèrent en prison jusqu’au lendemain ; car c’était déjà le soir.
Cependant, beaucoup de ceux qui avaient entendu la parole crurent, et le nombre des hommes s’éleva à environ cinq mille. Le lendemain, les chefs du peuple, les anciens et les scribes, (4-5) s’assemblèrent à Jérusalem, (4-6) avec Anne, le souverain sacrificateur, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui étaient de la race des principaux sacrificateurs. Ils firent placer au milieu d’eux Pierre et Jean, et leur demandèrent : Par quel pouvoir, ou au nom de qui avez-vous fait cela ? Alors Pierre, rempli du Saint-Esprit, leur dit : Chefs du peuple, et anciens d’Israël, puisque nous sommes interrogés aujourd’hui sur un bienfait accordé à un homme malade, afin que nous disions comment il a été guéri, sachez-le tous, et que tout le peuple d’Israël le sache ! C’est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, que vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts, c’est par lui que cet homme se présente en pleine santé devant vous. Jésus est La pierre rejetée par vous qui bâtissez, Et qui est devenue la principale de l’angle. Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction ; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus. Mais comme ils voyaient là près d’eux l’homme qui avait été guéri, ils n’avaient rien à répliquer. Ils leur ordonnèrent de sortir du sanhédrin, et ils délibérèrent entre eux, disant : Que ferons-nous à ces hommes ? Car il est manifeste pour tous les habitants de Jérusalem qu’un miracle signalé a été accompli par eux, et nous ne pouvons pas le nier. Mais, afin que la chose ne se répande pas davantage parmi le peuple, défendons-leur avec menaces de parler désormais à qui que ce soit en ce nom-là. Et les ayant appelés, ils leur défendirent absolument de parler et d’enseigner au nom de Jésus. Pierre et Jean leur répondirent : Jugez s’il est juste, devant Dieu, de vous obéir plutôt qu’à Dieu ; car nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu. Ils leur firent de nouvelles menaces, et les relâchèrent, ne sachant comment les punir, à cause du peuple, parce que tous glorifiaient Dieu de ce qui était arrivé.
Car l’homme qui avait été l’objet de cette guérison miraculeuse était âgé de plus de quarante ans » (Actes 4 : 1-22).
L’accomplissement de la promesse de Jésus-Christ pour Pierre s’est précisé en plusieurs étapes.
Nous l’avons vu témoigner de Jésus-Christ et prendre la direction de la première communauté, le jour de la pentecôte (Actes 2 : 1-47), il a un rôle important dans l’affaire qui concerne Ananias et Saphira. (Actes 5 : 1-11). On le voit être acteur et témoin du baptême du Saint Esprit pour les Samaritains. (Actes 8 : 14-17). C’est encore lui qui est participant lors du baptême du Saint Esprit de Corneille et de sa famille. (Actes 10 : 1-48). Il a donc les clés des portes du Royaume de Dieu, pour les Juifs en premier, pour les Samaritains en second et pour les non-juifs c’est-à-dire les gentils.
Pierre et les non-juifs
Pourtant la personnalité, son origine juive, sa pratique des commandements de la loi ont été dans certains moments un problème de conscience pour Pierre. C’est ainsi que lorsqu’il doit aller voir Corneille Dieu doit lui montrer une vision d’animaux impurs par trois fois, Pierre restera pensif et perplexe quant à cette vision, il ne la comprendra qu’au moment où arrivent les envoyés de corneille. (Actes 10 : 9-17). Il comprendra que Dieu veut ouvrir la porte aux non-Juifs. (Actes 10 : 34-35). Suite à cela, quand Paul et Barnabas sont venus à Jérusalem pour demander aux apôtres et aux anciens leurs avis sur la circoncision et l’observance de la loi pour les croyants issus du paganisme, Pierre s’exprima dans le sens de ne pas mettre un joug sur les épaules des nouveaux convertis (Actes 15 : 1-29).
Une réprimande publique
Pourtant Pierre était loin d’être parfait et l’esprit de crainte qui lui avait faire ou dire certaines choses n’était pas complètement évincé de sa vie. On le voit à Antioche en compagnie de non-juifs à leur table mais dès que des juifs légalistes arrivent il s’éloigne des non-juifs pour éviter des conflits. Paul s’étant rendu compte de son attitude le reprend publiquement (Galates 2 :11-14). Ce moment a certainement été pour Pierre une expérience salutaire qui lui a permis de mieux servir Dieu et son Royaume.
Le neveu de Pierre
Dans sa première épître Pierre nous parle de son neveu Jean surnommé Marc qui s’est peut-être converti par le témoignage de son oncle, il semble que celui-ci lui était très utile (I pierre 5 :13). On pense que l’évangile de Marc est en fait celui qui a été dicté par Pierre. Pierre a écrit deux épîtres.
Concernant sa mort, la Bible ne nous en parle pas.
Conclusion
Nous avons découvert une partie de la vie de Pierre ainsi que de sa personnalité. Jésus-Christ avait vu en lui l’homme et le leader qui allait devenir pour son église. Pierre après quelques difficultés a assumé parfaitement le rôle que le Christ lui avait demandé d’accomplir. Pierre n’a pas seulement été l’apôtre des premiers croyants, il est aussi notre apôtre car comme le dit l’épître aux Hébreux « Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu ; considérez quelle a été la fin de leur vie, et imitez leur foi » (Hébreux 13 : 7).
Que pouvons nous retenir de cette étude sur l’apôtre Pierre : que Christ lui a montré de ne plus avoir peur, soit de marcher sur l’eau ou soit de rencontrer des personnes inconnues. Il y a bien des domaines dans nos vies où il nous faut la même foi que Pierre pour avancer dans l’inconnu, il en est de même de nos rencontres avec certaines personnes qui nous paraissent inabordables.
Un élément important, voire essentiel, est celui du pardon que Dieu en Jésus-Christ nous accorde. Il arrivera peut-être dans notre vie où nous entendrons la voix du Christ nous dire m’aimes-tu.
En Pierre nous découvrons aussi la volonté et la patience de Dieu pour nous instruire.
Toujours à travers la vie de l’apôtre Pierre nous nous apercevons que Dieu ne se trompe pas quand il nous appelle. Quand Jésus a regardé Pierre il savait ce que cet homme était capable de faire « tu es Pierre est sur cette pierre, je bâtirai mon église »
(Matthieu 16 : 18).
Maintenant pourquoi Dieu a-t-il choisi un pêcheur sans instruction de surcroit Galiléen pour en faire un pêcheur d’hommes (Luc 5 : 10). Pour ma part je pense que Dieu connaissait parfaitement le cœur de cet homme, il savait que pour l’amour de Jésus-Christ, il irait jusqu’au bout afin d’annoncer le salut et la bonne nouvelle du Royaume de Dieu. Cet exemple doit nous inciter à faire de même. Dans le prochain cours nous regarderons ce que peuvent nous apporter comme enseignement les autres disciples de Jésus-Christ.
Bibliographie
Cours BibleDoc 2005
Bible Online 2011
Le grand dictionnaire de la Bible Editions Excelsis 2017
Etude sur le disciple de Jésus-Christ appelé Simon et surnommé Pierre
Module trois : Ce travail concerne une préparation de cours dans le but d’expliquer l’appel et la personnalité de celui qui a reçu pour tâche de paître le troupeau de brebis de l’ekklésia de Jésus-Christ dans le Royaume de Dieu.
Cette étude est la troisième d’une série de vingt cours qui aura pour objectif de prouver que Jésus-Christ est bien le Messie attendu et qu’il est venu réaliser les prophéties annoncées concernant le Royaume de Dieu.
Ce travail de recherche se terminera par une thèse de doctorat ayant pour titre le Royaume de Dieu vu par Jésus-Christ
L’ensemble des travaux est dirigé par BibleDoc
Le doctorant est Bernard IRRMANN
Sommaire
Introduction....................................................................................................... page 4
Définition du terme disciple.............................................................................. page 5
La réponse immédiate des disciples.................................................................. page 5
La pêche miraculeuse et l’appel à devenir disciple........................................... page 5
Ils laissèrent leurs filets..................................................................................... page 6
Nous avons trouvé le Messie............................................................................. page 6
Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon église......................................... page 6
Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière................................. page 7
Jésus-Christ avertit les disciples des règles pour le suivre................................ page 7
Jésus insiste sur le fait qu’il n’est pas venu apporter la paix sur la terre........... page 7
Que connaissons-nous de Simon surnommé Pierre........................................... page 7
La femme de Simon........................................................................................... page 8
La maison de André et Simon à Capernaüm..................................................... page 8
La langue araméenne remplie de l’accent de la Galilée.................................... page 8
Des gens du peuple sans instruction.................................................................. page 8
André disciple de Jean-Baptiste........................................................................ page 8
Nous avons trouvé le Messie............................................................................. page 8
Explique-nous cette parabole............................................................................. page 9
Combien de fois dois-je pardonner à mon frère................................................ page 9
Qu’en sera-t-il pour nous ?................................................................................ page 9
Le figuier maudit............................................................................................... page 9
La femme atteinte d’une perte de sang.............................................................. page 9
Cette parabole concerne-t-elle les disciples ou bien est-elle pour tous..............page 10
Pas seulement les pieds mais aussi les mains et la tête......................................page 10
Que veux-tu dire en disant vous ne pouvez pas venir avec moi.........................page 10
On le voit présent dans la résurrection de la fille de Jaïrus................................page 11
Il propose de dresser trois tentes.........................................................................page 11
Le dernier repas de la Pâque que Jésus a pris avec ses disciples........................page 11
Quelle était la personnalité de Pierre..................................................................page 12
La remarque de Pierre à Jésus.........................................................................page 12
La violence de Pierre...................................................................................... page 12
La présomption de Pierre................................................................................page 13
Les pleurs de Pierre après son reniement........................................................page 13
La miséricorde de Jésus..................................................................................page 13
Pais mes Brebis...............................................................................................page 13
Pierre après la pentecôte.................................................................................page 14
Pierre et Jean montaient ensemble au temple................................................ page 15
L’arrestation de Pierre et de Jean...................................................................page 16
L’accomplissement de la promesse de Jésus-Christ pour Pierre...................page 17
Pierre et les non-juifs.....................................................................................page 17
Une réprimande publique...............................................................................page 17
Le neveu de Pierre.........................................................................................page 17
Conclusion.....................................................................................................page 18
Bibliogaphie..................................................................................................page 18
Introduction
Bonjour à toutes et à tous,
Nous en sommes à notre troisième cours, lors des deux études précédentes nous avons de façon succincte découvert la naissance de Jean-Baptiste et celle de Jésus-Christ ainsi que le contexte familial, social et spirituel qui rapprochait ces deux hommes dans le premier cours, puis dans la seconde étude nous avons détaillé les premiers éléments du commencement de leurs ministères respectifs, en insistant d’une façon plus particulière sur le ministère de Jésus-Christ. Ses premiers pas après son baptême et sa préparation lors des quarante jours au désert, le choix de ses disciples et les premiers miracles qui accompagnaient l’annonce du Royaume de Dieu.
Aujourd’hui, j’aimerais diriger votre attention sur l’un des premiers disciples choisi par Jésus-Christ. Il s’agit de l’apôtre Pierre qui s’appelait Simon avant sa rencontre avec le Christ-Jésus.
Nous découvrirons au cours de cette étude où et comment se fit l’appel de Pierre à devenir disciple du Messie Yeshoua. Nous irons à la recherche de son origine sociale qui comportera sa situation géographique, sa profession, sa vie familiale ainsi que l’aspect spirituel de son existence avant sa rencontre avec celui qui devait devenir son Seigneur, son Sauveur, le Christ, le Fils du Dieu vivant. Nous regarderons comment cet homme a compris qui était le Christ et quels ont été les changements qui se produisirent dans son existence suite à cette rencontre qu’il a faite avec Jésus de Nazareth. Enfin nous pourrons examiner ce que signifie l’appel de Christ dans nos vies et comment un simple pêcheur de poissons est devenu celui qui a les clés des cieux et qui a le pouvoir de lier ou de délier les choses de la terre afin qu’elles soient liées ou déliées dans les cieux.
Pour commencer cette étude nous irons voir dans le nouveau testament et particulièrement dans les évangiles pour découvrir Simon. Cependant, pour pouvoir faire des comparaisons ou montrer des similitudes, nous regarderons aussi certains livres de l’Ancien Testament.
Mais tout d’abord cherchons la définition du terme disciple :
- Personne qui reçoit l'enseignement d'un maître, fait partie de son école ; élève : Les disciples de Jésus-Christ.
- Personne qui suit l'exemple de quelqu'un qu'il considère comme son maître à penser, qui adhère à une doctrine, une conception, etc. ; partisan, fidèle, adepte : On voit en lui un disciple de Jésus.
La réponse immédiate des disciples
En observant avec attention l’évangile de Marc et l’appel de Simon, « Comme il passait le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs. Jésus leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent leurs filets, et le suivirent. (Marc 1 : 16-18). Nous pouvons nous apercevoir qu’il y a une sorte de parallélisme avec l’appel d’Elisée tel qu’il est relaté dans le premier livre des rois « Elie partit de là, et il trouva Elisée, fils de Schaphath, qui labourait. Il y avait devant lui douze paires de bœufs, et il était avec la douzième. Elie s’approcha de lui, et il jeta sur lui son manteau. Elisée, quittant ses bœufs, courut après Elie, et dit : Laisse-moi embrasser mon père et ma mère, et je te suivrai. Elie lui répondit : Va, et reviens ; car pense à ce que je t’ai fait. Après s’être éloigné d’Elie, il revint prendre une paire de bœufs, qu’il offrit en sacrifice ; avec l’attelage des bœufs, il fit cuire leur chair, et la donna à manger au peuple. Puis il se leva, suivit. Elie, et fut à son service » (1 Rois :19-20).
La pêche miraculeuse et l’appel de Pierre à devenir disciple
Si nous regardons dans l’Évangile de Luc, nous comprenons mieux pourquoi Pierre, qui s’appelait encore Simon, a suivi Jésus. « Comme Jésus se trouvait auprès du lac de Génésareth, et que la foule se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu, il vit au bord du lac deux barques, d’où les pêcheurs étaient descendus pour laver leurs filets. Il monta dans l’une de ces barques, qui était à Simon, et il le pria de s’éloigner un peu de terre. Puis il s’assit, et de la barque il enseignait la foule. Lorsqu’il eut cessé de parler, il dit à Simon : Avance en pleine eau, et jetez vos filets pour pêcher. Simon lui répondit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je jetterai le filet. L’ayant jeté, ils prirent une grande quantité de poissons, et leur filet se rompait. Ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l’autre barque de venir les aider. Ils vinrent et ils remplirent les deux barques, au point qu’elles enfonçaient. Quand il vit cela, Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus, et dit : Seigneur, retire-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur. Car l’épouvante l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la pêche qu’ils avaient faite. Il en était de même de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Alors Jésus dit à Simon : Ne crains point ; désormais tu seras pêcheur d’hommes. Et, ayant ramené les barques à terre, ils laissèrent tout, et le suivirent ». (Luc 5 :1-11).
Ils laissèrent leurs filets
Matthieu nous raconte l’appel de Pierre et des trois autres disciples André, Jacques et Jean de la même manière que Marc « Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André, son frère, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs. Il leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent les filets, et le suivirent. De là étant allé plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère, qui étaient dans une barque avec Zébédée, leur père, et qui réparaient leurs filets. Il les appela, et aussitôt ils laissèrent la barque et leur père, et le suivirent ». (Matthieu 4 :18-22)
Nous avons trouvé le Messie
Pour obtenir d’autres renseignements concernant l’appel de Pierre. Il nous faut aussi lire ce que l’évangéliste Jean a écrit « Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ; et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu. Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus. Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi ce qui signifie Maître, où demeures-tu ? Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure. André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus. Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie ce qui signifie Christ. Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas ce qui signifie Pierre ». (Jean 1 : 35-42)
Tu es Pierre et sur cette pierre, Je bâtirai mon église.
Nous avons appris que Jésus avait changé le Nom de Simon en celui de Pierre (Jean 1 : 42). En Matthieu nous découvrons ce que signifie ce nom pour Jésus-Christ « Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples : Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme ? Ils répondirent : Les uns disent que tu es Jean-Baptiste ; les autres, Elie ; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes. Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis ? Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux. Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » (Matthieu 16 : 13-19). Mais j’aimerais que nous revenions à l’appel des disciples par Jésus. Nous avons vu en comparant l’appel d’Elisée à celui de Pierre qu’ils se ressemblaient beaucoup, en effet de part et d’autre chacun a laissé sa famille, son travail et est devenu disciple. Toutefois la différence est dans la manière dont la séparation s’est produite pour Elisée, celui-ci dit au revoir à sa famille et Elie lui rappelle de se souvenir de ce qui vient de se passer et particulièrement pour l’onction reçue lorsqu’il lui a lancé son manteau.
Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière
Pour les disciples de Jésus cela semble différent en effet, comme on a pu se rendre compte en observant avec soin les écritures, les disciples quittent leur travail immédiatement et suivent Jésus. Nous voyons aussi dans les évangiles certains disciples demander à Jésus la permission de dire au revoir à leurs parents ou d’ensevelir son père. « Pendant qu’ils étaient en chemin, un homme lui dit : Seigneur, je te suivrai partout où tu iras. Jésus lui répondit : Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids : mais le Fils de l’homme n’a pas un lieu où il puisse reposer sa tête. Il dit à un autre : Suis-moi. Et il répondit : Seigneur, permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon père. Mais Jésus lui dit : Laisse les morts ensevelir leurs morts ; et toi, va annoncer le royaume de Dieu. Un autre dit : Je te suivrai, Seigneur, mais permets-moi d’aller d’abord prendre congé de ceux de ma maison. Jésus lui répondit : Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n’est pas propre au royaume de Dieu » (Luc 9 : 57-62 ; Matthieu 8 : 21-22). Mais Jésus ne leur permet pas.
Jésus-Christ avertit les disciples des règles nécessaires pour le suivre.
Tout d’abord, il nous faut mettre en premier notre foi en Jésus-Christ et l’annonce du Royaume de Dieu « Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple » (Luc 14 :26-27).
Jésus insiste sur le fait qu’il n’est pas venu apporter la paix sur la terre.
« Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère ; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi. Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera ». (Matthieu 10 : 34-39).
Nous venons de voir par le biais de la parole les exigences demandées par Jésus-Christ pour être de ses disciples, maintenant nous allons approfondir notre connaissance de l’apôtre Pierre.
Que connaissons nous de Simon surnommé Pierre.
Syméon en Hébreux ou Simon qui est la forme grecque qui est employé fréquemment dans le Nouveau testament « Lorsqu’ils eurent cessé de parler, Jacques prit la parole, et dit : Hommes frères, écoutez-moi ! Simon a raconté comment Dieu a d’abord jeté les regards sur les nations pour choisir du milieu d’elles un peuple qui portât son nom ». (Actes 15 : 13-14 ; 2 Pierre 1 : 1).
Nous savons que le nom de son père était Jonas « Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 16 :17).
La femme de Simon
L’évangile de Marc nous apprend qu’il était marié. « La belle-mère de Simon était couchée, ayant la fièvre ; et aussitôt on parla d’elle à Jésus » (Marc 1 :30). Paul nous dit dans son épitre première aux Corinthiens que son épouse l’accompagnait.
« N’avons-nous pas le droit de mener avec nous une sœur qui soit notre femme, comme font les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas ? ». (1Corinthiens 9 :5). Nous voyons dans l’évangile de Jean que Pierre avait résidé à Bethsaïda en Gaulanitide,
La maison de André et Simon à Capernaüm
Pour l’évangéliste Marc, celui-ci nous indique dans son écrit que Simon et André avaient une maison à Capernaüm en Galilée. « 21 Ils se rendirent à Capernaüm. Et, le jour du sabbat, Jésus entra d’abord dans la synagogue, et il enseigna ; 29 En sortant de la synagogue, ils se rendirent avec Jacques et Jean à la maison de Simon et d’André ». (Marc 1 : 21 ; 29).
La langue Araméenne remplie de l’accent de la Galilée
Que nous apprend la Bible sur la langue pratiquée par Pierre, selon toujours l’évangéliste Marc, Pierre parlait l’Araméen avec l’accent issu de la Galilée.
« Et il le nia de nouveau. Peu après, ceux qui étaient présents dirent encore à Pierre : Certainement tu es de ces gens-là, car tu es Galiléen » (Marc 14 ;70).
Des gens du peuple sans instruction
Il semble que Pierre n’ait pas reçu d’enseignement spécifique sur la loi en dehors de celle qui pouvait être donnée dans les synagogues. Lorsque lui et Jean sont arrêtés par les sacrificateurs ceux-ci les considèrent comme des personnes sans instruction, hormis celle reçue de la part de Jésus-Christ. « Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction ; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus » (Actes 4 : 13).
André disciple de Jean-Baptiste
Avant de connaître Jésus-Christ, Pierre était en relation avec le mouvement de Jean-Baptiste, son frère étant disciple de celui-ci. « Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ; et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu. Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus. Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi ce qui signifie Maître, où demeures-tu ? Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure. André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus.
Nous avons trouvé le Messie
Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie ce qui signifie Christ. Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas ce qui signifie Pierre » (Jean 1 : 35-40).
Regardons maintenant les aptitudes, les qualités et les défauts de ce disciple.
Explique-nous cette parabole
Une des premières aptitudes de Pierre est son caractère de meneur, on le voit plusieurs fois prendre la parole au nom des douze disciples. « Pierre, prenant la parole, lui dit : Explique-nous cette parabole » (Matthieu 15 :15).
Combien de fois dois-je pardonner à mon frère
C’est encore lui qui demande à Jésus combien de fois il faut pardonner à son frère « Alors Pierre s’approcha de lui, et dit : Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu’à sept fois ? Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à septante fois sept fois » (Matthieu 18 : 21-22).
Qu’en sera-t-il pour nous ?
Nous le voyons encore demander à Jésus-Christ ce qu’il adviendra de ses disciples eux qui ont tout quitté pour le suivre. « Pierre, prenant alors la parole, lui dit : Voici, nous avons tout quitté, et nous t’avons suivi ; qu’en sera-t-il pour nous ? Jésus leur répondit : Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël. Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle. Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers » (Matthieu 19 :27-30).
Le figuier maudit
C’est encore lui qui rappellera à Jésus devant les autres disciples l’épisode du figuier qui a été maudit : « Le matin, en passant, les disciples virent le figuier séché jusqu’aux racines. Pierre, se rappelant ce qui s’était passé, dit à Jésus : Rabbi, regarde, le figuier que tu as maudit a séché » (Marc 11 : 20-21).
La femme atteinte d’une perte de sang
Ce fut encore lui qui lors du miracle de la femme qui avait une perte de sang prit la parole pour dire à Jésus qu’il se trompait quand le Christ affirmait que quelqu’un l’avait touché et qu’une force était sortie de lui : « Or, il y avait une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans, et qui avait dépensé tout son bien pour les médecins, sans qu’aucun ait pu la guérir. Elle s’approcha par derrière, et toucha le bord du vêtement de Jésus. Au même instant la perte de sang s’arrêta. Et Jésus dit : Qui m’a touché ? Comme tous s’en défendaient, Pierre et ceux qui étaient avec lui dirent : Maître, la foule t’entoure et te presse, et tu dis : Qui m’a touché ? Mais Jésus répondit : Quelqu’un m’a touché, car j’ai connu qu’une force était sortie de moi » (Luc 8 : 43-46).
Cette parabole concerne-t-elle les disciples ou bien elle est pour tous
Une nouvelle fois nous le trouvons en train d’interroger Jésus sur le sens d’une parabole qui parle de serviteurs et d’un maître qui doit rentrer à l’improviste. Pierre demande à Jésus si cette parabole concerne les disciples ou bien si celle-ci est pour tous (Luc 12 : 41).
Pas seulement les pieds mais aussi les mains et la tête
Lors du lavement des pieds que Jésus fit à ses disciples avant de subir la crucifixion, Pierre une fois encore s’adresse à Jésus et lui demande de ne pas seulement lui laver les pieds mais aussi les mains et la tête « Il vint donc à Simon Pierre ; et Pierre lui dit : Toi, Seigneur, tu me laves les pieds ! Jésus lui répondit : Ce que je fais, tu ne le comprends pas maintenant, mais tu le comprendras bientôt. Pierre lui dit : Non, jamais tu ne me laveras les pieds. Jésus lui répondit : Si je ne te lave, tu n’auras point de part avec moi. Simon Pierre lui dit : Seigneur, non seulement les pieds, mais encore les mains et la tête. Jésus lui dit : Celui qui est lavé n’a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur ; et vous êtes purs, mais non pas tous. Car il connaissait celui qui le livrait ; c’est pourquoi il dit : Vous n’êtes pas tous purs. Après qu’il leur eut lavé les pieds, et qu’il eut pris ses vêtements, il se remit à table, et leur dit : Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m’appelez Maître et Seigneur ; et vous dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres ; car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait » (Jean 13 : 6-15).
Que veux tu dire en disant vous ne pouvez venir avec moi
Une des interrogations de Pierre qui permet à chacun de nous de voir la patience et la compréhension de Jésus à notre égard, comme cela l’a été pour Pierre, se trouve dans le passage où Judas est sorti pour livrer Jésus aux sacrificateurs. Pierre pose une question au Christ que veux-tu dire en disant vous ne pouvez pas venir avec moi. L’apôtre Pierre insiste en disant qu’il donnerait sa vie pour Jésus. La réponse du Christ marquera son disciple à jamais. « Lorsque Judas fut sorti, Jésus dit : Maintenant, le Fils de l’homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui. Si Dieu a été glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même, et il le glorifiera bientôt. Mes petits-enfants, je suis pour peu de temps encore avec vous. Vous me chercherez ; et, comme j’ai dit aux Juifs : Vous ne pouvez venir où je vais, je vous le dis aussi maintenant. Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. Simon Pierre lui dit : Seigneur, où vas-tu ? Jésus répondit : Tu ne peux pas maintenant me suivre où je vais, mais tu me suivras plus tard. Seigneur, lui dit Pierre, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ? Je donnerai ma vie pour toi. Jésus répondit : Tu donneras ta vie pour moi ! En vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne chantera pas que tu ne m’aies renié trois fois » (Jean 13 : 31-38). Pierre s’est surtout fait remarquer par son discernement en reconnaissant Jésus comme le Messie attendu (Matthieu 16 : 16-17).
Pierre faisait partie avec Jean et Jacques de ceux que le Seigneur prenait avec lui dans différentes circonstances.
On le voit présent dans la résurrection de la fille de Jaïrus :
« Comme il parlait encore, survinrent de chez le chef de la synagogue des gens qui dirent : Ta fille est morte ; pourquoi importuner davantage le maître ? Mais Jésus, sans tenir compte de ces paroles, dit au chef de la synagogue : Ne crains pas, crois seulement. Et il ne permit à personne de l’accompagner, si ce n’est à Pierre, à Jacques, et à Jean, frère de Jacques » (Marc 5 : 35-37).
Il propose de dresser trois tentes
Pierre est présent lors de la transfiguration de Jésus-Christ, il propose de dresser trois tentes. Il reçoit l’ordre de ne parler à personne de cette vision avant que le fils de l’homme soit ressuscité. Il comprend suite à l’explication de Jésus qu’Elie est déjà venu. Pierre comprit que le Christ leur parlait de Jean-Baptiste.
« Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, et il les conduisit à l’écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voici, Moïse et Elie leur apparurent, s’entretenant avec lui. Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : Seigneur, il est bon que nous soyons ici ; si tu le veux, je dresserai ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Elie. Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. Et voici, une voix fit entendre de la nuée ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection : écoutez-le ! Lorsqu’ils entendirent cette voix, les disciples tombèrent sur leur face, et furent saisis d’une grande frayeur. Mais Jésus, s’approchant, les toucha, et dit : Levez-vous, n’ayez pas peur ! Ils levèrent les yeux, et ne virent que Jésus seul. Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : Ne parlez à personne de cette vision, jusqu’à ce que le Fils de l’homme soit ressuscité des morts. Les disciples lui firent cette question : Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Elie doit venir premièrement ? Il répondit : Il est vrai qu’Elie doit venir, et rétablir toutes choses. Mais je vous dis qu’Elie est déjà venu, qu’ils ne l’ont pas reconnu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’homme souffrira de leur part. Les disciples comprirent alors qu’il leur parlait de Jean-Baptiste ». (Matthieu 17 : 1-13).
Pierre fut celui qui avec Jean prépara le dernier repas de la pâque que Jésus a pris avec ses disciples :
« Le jour des pains sans levain, où l’on devait immoler la Pâque, arriva, et Jésus envoya Pierre et Jean, en disant : Allez nous préparer la Pâque, afin que nous la mangions. Ils lui dirent : Où veux-tu que nous la préparions ? Il leur répondit : Voici, quand vous serez entrés dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d’eau ; suivez-le dans la maison où il entrera, et vous direz au maître de la maison : Le maître te dit : Où est le lieu où je mangerai la Pâque avec mes disciples ? Et il vous montrera une grande chambre haute, meublée : c’est là que vous préparerez la Pâque. Ils partirent, et trouvèrent les choses comme il le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque »
(Luc 22 : 7-13).
Quelle était la personnalité de Pierre ?
Quand on observe les situations dans lesquelles s’est trouvé Pierre, on remarque qu’il a tendance à réagir de manière impétueuse !
On le voit sortir de la barque et s’avancer sur l’eau vers le Seigneur quand Jésus vient vers eux, mais il coule rapidement dès qu’il sent le vent.
« La barque, déjà au milieu de la mer, était battue par les flots ; car le vent était contraire. A la quatrième veille de la nuit, Jésus alla vers eux, marchant sur la mer Quand les disciples le virent marcher sur la mer, ils furent troublés, et dirent : C’est un fantôme ! Et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris, Jésus leur dit aussitôt : Rassurez-vous, c’est moi ; n’ayez pas peur ! Pierre lui répondit : Seigneur, si c’est toi, ordonne que j’aille vers toi sur les eaux. Et il dit : Viens ! Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus. Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria : Seigneur, sauve-moi ! Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit : Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » (Matthieu 14 :24-31).
Pierre se permet de faire une remarque à Jésus, quand le Christ lui annonce qu’il va souffrir et mourir puis ressusciter.
« Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour. Pierre, l’ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit : A Dieu ne plaise, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas. Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre : Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale ; Car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes »
(Matthieu 16 : 21-23).
La violence de Pierre
Pierre fut très violent lors de l’arrestation de Jésus par les gardes envoyés par les principaux sacrificateurs.
« Lorsqu’il eut dit ces choses, Jésus alla avec ses disciples de l’autre côté du torrent du Cédron, où se trouvait un jardin, dans lequel il entra, lui et ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait ce lieu, parce que Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis. Judas donc, ayant pris la cohorte, et des huissiers qu’envoyèrent les principaux sacrificateurs et les pharisiens, vint là avec des lanternes, des flambeaux et des armes.
Jésus, sachant tout ce qui devait lui arriver, s’avança, et leur dit : Qui cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Jésus de Nazareth. Jésus leur dit : C’est moi. Et Judas, qui le livrait, était avec eux. Lorsque Jésus leur eut dit : C’est moi, ils reculèrent et tombèrent par terre. Il leur demanda de nouveau : Qui cherchez-vous ? Et ils dirent : Jésus de Nazareth. Jésus répondit : Je vous ai dit que c’est moi. Si donc c’est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci. Il dit cela, afin que s’accomplît la parole qu’il avait dite : Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés. Simon Pierre, qui avait une épée, la tira, frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui coupa l’oreille droite. Ce serviteur s’appelait Malchus. Jésus dit à Pierre : Remets ton épée dans le fourreau. Ne boirai-je pas la coupe que le Père m’a donnée à boire ? » (Jean 18 : 1-11).
La présomption de Pierre
L’aspect présomptueux de Pierre apparaît lors de l’annonce par Jésus qu’il serait pour chacun d’eux une occasion de chute. Pierre crie à qui veut l’entendre que ce ne sera pas le cas pour lui.
« Alors Jésus leur dit : Je serai pour vous tous, cette nuit, une occasion de chute ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais, après que je serai ressuscité, je vous précèderai en Galilée. Pierre, prenant la parole, lui dit : Quand tu serais pour tous une occasion de chuter, tu ne le seras jamais pour moi. Jésus lui dit : Je te le dis en vérité, cette nuit même, avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Pierre lui répondit : Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas. Et tous les disciples dirent la même chose » (Matthieu 26 : 35).
Les pleurs de Pierre après son reniement.
« Cependant, Pierre était assis dehors dans la cour. Une servante s’approcha de lui, et dit : Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen. Mais il le nia devant tous, disant : Je ne sais ce que tu veux dire. Comme il se dirigeait vers la porte, une autre servante le vit, et dit à ceux qui se trouvaient là ; Celui-ci était aussi avec Jésus de Nazareth. Il le nia de nouveau, avec serment : Je ne connais pas cet homme. Peu après, ceux qui étaient là, s’étant approchés, dirent à Pierre : Certainement tu es aussi de ces gens-là, car ton langage te fait reconnaître. Alors il se mit à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme. Aussitôt le coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Et étant sorti, il pleura amèrement » (Matthieu 26 : 69-75).
La miséricorde de Jésus-Christ
Heureusement pour Pierre et pour chacun de nous Dieu en Jésus-Christ est miséricordieux. Jésus qui avait auparavant changé le nom de Simon en Pierre (Matthieu 16 : 18-19), fera dire à Pierre par Marie-Madeleine et Marie mère de Jacques et Salomé par l’intermédiaire d’un ange, qu’il le retrouvera en Galilée.
« Lorsque le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin d’aller embaumer Jésus. Le premier jour de la semaine, elles se rendirent au sépulcre, de grand matin, comme le soleil venait de se lever. Elles disaient entre elles : Qui nous roulera la pierre loin de l’entrée du sépulcre ? Et, levant les yeux, elles aperçurent que la pierre, qui était très grande, avait été roulée. Elles entrèrent dans le sépulcre, virent un jeune homme assis à droite vêtu d’une robe blanche, et elles furent épouvantées. Il leur dit : Ne vous épouvantez pas ; vous cherchez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié ; il est ressuscité, il n’est point ici ; voici le lieu où on l’avait mis. Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu’il vous précède en Galilée : c’est là que vous le verrez, comme il vous l’a dit » (Marc 16 : 1-7).
Pais mes brebis
Pierre étant retourné à son activité de pêcheur de poissons après la mort et la résurrection de Jésus-Christ fut confondu lorsqu’il vit Jésus sur le bord de mer lui indiquer l’endroit où il devait jeter son filet. Après cet épisode de pêche miraculeuse et de repas pris en commun, le Christ posa par trois fois une question à Pierre en insistant jusqu’à quel point ce disciple avait de l’amour pour lui. Pierre répondit à Jésus et affirma son amour par trois fois mais de manière différente et se fit confier le troupeau du Seigneur. C’était la troisième fois que les disciples revoyaient le Seigneur.
« Après cela, Jésus se montra encore aux disciples, sur les bords de la mer de Tibériade. Et voici de quelle manière il se montra. Simon Pierre, Thomas, appelé Didyme, Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples de Jésus, étaient ensemble. Simon Pierre leur dit : Je vais pêcher. Ils lui dirent : Nous allons aussi avec toi. Ils sortirent et montèrent dans une barque, et cette nuit-là ils ne prirent rien.
Le matin étant venu, Jésus se trouva sur le rivage ; mais les disciples ne savaient pas que c’était Jésus. Jésus leur dit : Enfants, n’avez-vous rien à manger ? Ils lui répondirent : Non. Il leur dit : Jetez le filet du côté droit de la barque, et vous trouverez. Ils le jetèrent donc, et ils ne pouvaient plus le retirer, à cause de la grande quantité de poissons. Alors le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : C’est le Seigneur ! Et Simon Pierre, dès qu’il eut entendu que c’était le Seigneur, mit son vêtement et sa ceinture, car il était nu, et se jeta dans la mer. Les autres disciples vinrent avec la barque, tirant le filet plein de poissons, car ils n’étaient éloignés de terre que d’environ deux cents coudées. Lorsqu’ils furent descendus à terre, ils virent là des charbons allumés, du poisson dessus, et du pain. Jésus leur dit : Apportez des poissons que vous venez de prendre. Simon Pierre monta dans la barque, et tira à terre le filet plein de cent cinquante-trois grands poissons ; et quoiqu’il y en eût tant, le filet ne se rompit point. Jésus leur dit : Venez, mangez. Et aucun des disciples n’osait lui demander : Qui es-tu ? sachant que c’était le Seigneur. Jésus s’approcha, prit le pain, et leur en donna ; il fit de même du poisson. C’était déjà la troisième fois que Jésus se montrait à ses disciples depuis qu’il était ressuscité des morts. Après qu’ils eurent mangé, Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ne m’aiment ceux-ci ? Il lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit une seconde fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : M’aimes-tu ? Et il lui répondit : Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne voudras pas. Il dit cela pour indiquer par quelle mort Pierre glorifierait Dieu. Et ayant ainsi parlé, il lui dit : Suis-moi » (Jean 21 : 1-19).
Pierre après la pentecôte
Il semble que Pierre soit transformé après avoir reçu le baptême de l’Esprit Saint le jour de la pentecôte. Nous le voyons prendre la parole pour témoigner de Jésus-Christ devant 3000 personnes qui deviendront des croyants en Jésus-Christ.
« Alors Pierre, se présentant avec les onze, éleva la voix, et leur parla en ces termes : Hommes Juifs, et vous tous qui séjournez à Jérusalem, sachez ceci, et prêtez l’oreille à mes paroles ! Ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez, car c’est la troisième heure du jour. Mais c’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël : Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair ; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos jeunes gens auront des visions, Et vos vieillards auront des songes. Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, Dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit ; et ils prophétiseront. Je ferai paraître des prodiges en haut dans le ciel et des miracles en bas sur la terre, Du sang, du feu, et une vapeur de fumée ; Le soleil se changera en ténèbres, Et la lune en sang, Avant l’arrivée du jour du Seigneur, De ce jour grand et glorieux. Alors quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Hommes Israélites, écoutez ces paroles ! Jésus de Nazareth, cet homme à qui Dieu a rendu témoignage devant vous par les miracles, les prodiges et les signes qu’il a opérés par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes ; cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l’avez crucifié, vous l’avez fait mourir par la main des impies. Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il fût retenu par elle. Car David dit de lui : Je voyais constamment le Seigneur devant moi, Parce qu’il est à ma droite, afin que je ne sois point ébranlé. Aussi mon cœur est dans la joie, et ma langue dans l’allégresse ; Et même ma chair reposera avec espérance, Car tu n’abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts, Et tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption. Tu m’as fait connaître les sentiers de la vie, Tu me rempliras de joie par ta présence. Hommes frères, qu’il me soit permis de vous dire librement, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son sépulcre existe encore aujourd’hui parmi nous. Comme il était prophète, et qu’il savait que Dieu lui avait promis avec serment de faire asseoir un de ses descendants sur son trône, c’est la résurrection du Christ qu’il a prévue et annoncée, en disant qu’il ne serait pas abandonné dans le séjour des morts et que sa chair ne verrait pas la corruption. C’est ce Jésus que Dieu a ressuscité ; nous en sommes tous témoins. Elevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint-Esprit qui avait été promis, et il l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez. Car David n’est point monté au ciel, mais il dit lui-même : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié » (Actes 2 : 14-36).
Nous le verrons ensuite avec Jean devoir affronter le Sanhédrin après la guérison d’un homme boiteux de naissance et le témoignage devant la foule. Son arrestation, les coups qu’il a reçus, les menaces prononcées ne sont pas arrivées à le faire taire. Nous le voyons une nouvelle fois annoncer le salut et le royaume de Dieu en Jésus-Christ.
Pierre et Jean montaient ensemble au temple
« Pierre et Jean montaient ensemble au temple, à l’heure de la prière : c’était la neuvième heure. Il y avait un homme boiteux de naissance, qu’on portait et qu’on plaçait tous les jours à la porte du temple appelée la Belle, pour qu’il demandât l’aumône à ceux qui entraient dans le temple. Cet homme, voyant Pierre et Jean qui allaient y entrer, leur demanda l’aumône. Pierre, de même que Jean, fixa les yeux sur lui, et dit : Regarde-nous. Et il les regardait attentivement, s’attendant à recevoir d’eux quelque chose. Alors Pierre lui dit : Je n’ai ni argent, ni or ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche. Et le prenant par la main droite, il le fit lever. Au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes ; d’un saut il fut debout, et il se mit à marcher. Il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant, et louant Dieu. Tout le monde le vit marchant et louant Dieu. Ils reconnaissaient que c’était celui qui était assis à la Belle porte du temple pour demander l’aumône, et ils furent remplis d’étonnement et de surprise au sujet de ce qui lui était arrivé. Comme il ne quittait pas Pierre et Jean, tout le peuple étonné accourut vers eux, au portique dit de Salomon. Pierre, voyant cela, dit au peuple : Hommes Israélites, pourquoi vous étonnez-vous de cela ? Pourquoi avez-vous les regards fixés sur nous, comme si c’était par notre propre puissance ou par notre piété que nous eussions fait marcher cet homme ? Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son serviteur Jésus, que vous avez livré et renié devant Pilate, qui était d’avis qu’on le relâchât. Vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé qu’on vous accordât la grâce d’un meurtrier. Vous avez fait mourir le Prince de la vie, que Dieu a ressuscité des morts ; nous en sommes témoins. C’est par la foi en son nom que son nom a raffermi celui que vous voyez et connaissez ; c’est la foi en lui qui a donné à cet homme cette entière guérison, en présence de vous tous. Et maintenant, frères, je sais que vous avez agi par ignorance, ainsi que vos chefs. Mais Dieu a accompli de la sorte ce qu’il avait annoncé d’avance par la bouche de tous ses prophètes, que son Christ devait souffrir. Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, (3-20) afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur, et qu’il envoie celui qui vous a été destiné, Jésus-Christ, que le ciel doit recevoir jusqu’aux temps du rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé anciennement par la bouche de ses saints prophètes. Moïse a dit : Le Seigneur votre Dieu vous suscitera d’entre vos frères un prophète comme moi ; vous l’écouterez dans tout ce qu’il vous dira, et quiconque n’écoutera pas ce prophète sera exterminé du milieu du peuple. Tous les prophètes qui ont successivement parlé, depuis Samuel, ont aussi annoncé ces jours-là. Vous êtes les fils des prophètes et de l’alliance que Dieu a traitée avec nos pères, en disant à Abraham : Toutes les familles de la terre seront bénies en ta postérité. C’est à vous premièrement que Dieu, ayant suscité son serviteur, l’a envoyé pour vous bénir, en détournant chacun de vous de ses iniquités » (Actes 3 : 1-26).
L’arrestation de Pierre et de Jean
« Tandis que Pierre et Jean parlaient au peuple, survinrent les sacrificateurs, le commandant du temple, et les sadducéens, mécontents de ce qu’ils enseignaient le peuple, et annonçaient en la personne de Jésus la résurrection des morts. Ils mirent les mains sur eux, et ils les jetèrent en prison jusqu’au lendemain ; car c’était déjà le soir.
Cependant, beaucoup de ceux qui avaient entendu la parole crurent, et le nombre des hommes s’éleva à environ cinq mille. Le lendemain, les chefs du peuple, les anciens et les scribes, (4-5) s’assemblèrent à Jérusalem, (4-6) avec Anne, le souverain sacrificateur, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui étaient de la race des principaux sacrificateurs. Ils firent placer au milieu d’eux Pierre et Jean, et leur demandèrent : Par quel pouvoir, ou au nom de qui avez-vous fait cela ? Alors Pierre, rempli du Saint-Esprit, leur dit : Chefs du peuple, et anciens d’Israël, puisque nous sommes interrogés aujourd’hui sur un bienfait accordé à un homme malade, afin que nous disions comment il a été guéri, sachez-le tous, et que tout le peuple d’Israël le sache ! C’est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, que vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts, c’est par lui que cet homme se présente en pleine santé devant vous. Jésus est La pierre rejetée par vous qui bâtissez, Et qui est devenue la principale de l’angle. Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction ; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus. Mais comme ils voyaient là près d’eux l’homme qui avait été guéri, ils n’avaient rien à répliquer. Ils leur ordonnèrent de sortir du sanhédrin, et ils délibérèrent entre eux, disant : Que ferons-nous à ces hommes ? Car il est manifeste pour tous les habitants de Jérusalem qu’un miracle signalé a été accompli par eux, et nous ne pouvons pas le nier. Mais, afin que la chose ne se répande pas davantage parmi le peuple, défendons-leur avec menaces de parler désormais à qui que ce soit en ce nom-là. Et les ayant appelés, ils leur défendirent absolument de parler et d’enseigner au nom de Jésus. Pierre et Jean leur répondirent : Jugez s’il est juste, devant Dieu, de vous obéir plutôt qu’à Dieu ; car nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu. Ils leur firent de nouvelles menaces, et les relâchèrent, ne sachant comment les punir, à cause du peuple, parce que tous glorifiaient Dieu de ce qui était arrivé.
Car l’homme qui avait été l’objet de cette guérison miraculeuse était âgé de plus de quarante ans » (Actes 4 : 1-22).
L’accomplissement de la promesse de Jésus-Christ pour Pierre s’est précisé en plusieurs étapes.
Nous l’avons vu témoigner de Jésus-Christ et prendre la direction de la première communauté, le jour de la pentecôte (Actes 2 : 1-47), il a un rôle important dans l’affaire qui concerne Ananias et Saphira. (Actes 5 : 1-11). On le voit être acteur et témoin du baptême du Saint Esprit pour les Samaritains. (Actes 8 : 14-17). C’est encore lui qui est participant lors du baptême du Saint Esprit de Corneille et de sa famille. (Actes 10 : 1-48). Il a donc les clés des portes du Royaume de Dieu, pour les Juifs en premier, pour les Samaritains en second et pour les non-juifs c’est-à-dire les gentils.
Pierre et les non-juifs
Pourtant la personnalité, son origine juive, sa pratique des commandements de la loi ont été dans certains moments un problème de conscience pour Pierre. C’est ainsi que lorsqu’il doit aller voir Corneille Dieu doit lui montrer une vision d’animaux impurs par trois fois, Pierre restera pensif et perplexe quant à cette vision, il ne la comprendra qu’au moment où arrivent les envoyés de corneille. (Actes 10 : 9-17). Il comprendra que Dieu veut ouvrir la porte aux non-Juifs. (Actes 10 : 34-35). Suite à cela, quand Paul et Barnabas sont venus à Jérusalem pour demander aux apôtres et aux anciens leurs avis sur la circoncision et l’observance de la loi pour les croyants issus du paganisme, Pierre s’exprima dans le sens de ne pas mettre un joug sur les épaules des nouveaux convertis (Actes 15 : 1-29).
Une réprimande publique
Pourtant Pierre était loin d’être parfait et l’esprit de crainte qui lui avait faire ou dire certaines choses n’était pas complètement évincé de sa vie. On le voit à Antioche en compagnie de non-juifs à leur table mais dès que des juifs légalistes arrivent il s’éloigne des non-juifs pour éviter des conflits. Paul s’étant rendu compte de son attitude le reprend publiquement (Galates 2 :11-14). Ce moment a certainement été pour Pierre une expérience salutaire qui lui a permis de mieux servir Dieu et son Royaume.
Le neveu de Pierre
Dans sa première épître Pierre nous parle de son neveu Jean surnommé Marc qui s’est peut-être converti par le témoignage de son oncle, il semble que celui-ci lui était très utile (I pierre 5 :13). On pense que l’évangile de Marc est en fait celui qui a été dicté par Pierre. Pierre a écrit deux épîtres.
Concernant sa mort, la Bible ne nous en parle pas.
Conclusion
Nous avons découvert une partie de la vie de Pierre ainsi que de sa personnalité. Jésus-Christ avait vu en lui l’homme et le leader qui allait devenir pour son église. Pierre après quelques difficultés a assumé parfaitement le rôle que le Christ lui avait demandé d’accomplir. Pierre n’a pas seulement été l’apôtre des premiers croyants, il est aussi notre apôtre car comme le dit l’épître aux Hébreux « Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu ; considérez quelle a été la fin de leur vie, et imitez leur foi » (Hébreux 13 : 7).
Que pouvons nous retenir de cette étude sur l’apôtre Pierre : que Christ lui a montré de ne plus avoir peur, soit de marcher sur l’eau ou soit de rencontrer des personnes inconnues. Il y a bien des domaines dans nos vies où il nous faut la même foi que Pierre pour avancer dans l’inconnu, il en est de même de nos rencontres avec certaines personnes qui nous paraissent inabordables.
Un élément important, voire essentiel, est celui du pardon que Dieu en Jésus-Christ nous accorde. Il arrivera peut-être dans notre vie où nous entendrons la voix du Christ nous dire m’aimes-tu.
En Pierre nous découvrons aussi la volonté et la patience de Dieu pour nous instruire.
Toujours à travers la vie de l’apôtre Pierre nous nous apercevons que Dieu ne se trompe pas quand il nous appelle. Quand Jésus a regardé Pierre il savait ce que cet homme était capable de faire « tu es Pierre est sur cette pierre, je bâtirai mon église »
(Matthieu 16 : 18).
Maintenant pourquoi Dieu a-t-il choisi un pêcheur sans instruction de surcroit Galiléen pour en faire un pêcheur d’hommes (Luc 5 : 10). Pour ma part je pense que Dieu connaissait parfaitement le cœur de cet homme, il savait que pour l’amour de Jésus-Christ, il irait jusqu’au bout afin d’annoncer le salut et la bonne nouvelle du Royaume de Dieu. Cet exemple doit nous inciter à faire de même. Dans le prochain cours nous regarderons ce que peuvent nous apporter comme enseignement les autres disciples de Jésus-Christ.
Bibliographie
Cours BibleDoc 2005
Bible Online 2011
Le grand dictionnaire de la Bible Editions Excelsis 2017
Etude sur le disciple de Jésus-Christ appelé Simon et surnommé Pierre
Module trois : Ce travail concerne une préparation de cours dans le but d’expliquer l’appel et la personnalité de celui qui a reçu pour tâche de paître le troupeau de brebis de l’ekklésia de Jésus-Christ dans le Royaume de Dieu.
Cette étude est la troisième d’une série de vingt cours qui aura pour objectif de prouver que Jésus-Christ est bien le Messie attendu et qu’il est venu réaliser les prophéties annoncées concernant le Royaume de Dieu.
Ce travail de recherche se terminera par une thèse de doctorat ayant pour titre le Royaume de Dieu vu par Jésus-Christ
L’ensemble des travaux est dirigé par BibleDoc
Le doctorant est Bernard IRRMANN
Sommaire
Introduction....................................................................................................... page 4
Définition du terme disciple.............................................................................. page 5
La réponse immédiate des disciples.................................................................. page 5
La pêche miraculeuse et l’appel à devenir disciple........................................... page 5
Ils laissèrent leurs filets..................................................................................... page 6
Nous avons trouvé le Messie............................................................................. page 6
Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon église......................................... page 6
Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière................................. page 7
Jésus-Christ avertit les disciples des règles pour le suivre................................ page 7
Jésus insiste sur le fait qu’il n’est pas venu apporter la paix sur la terre........... page 7
Que connaissons-nous de Simon surnommé Pierre........................................... page 7
La femme de Simon........................................................................................... page 8
La maison de André et Simon à Capernaüm..................................................... page 8
La langue araméenne remplie de l’accent de la Galilée.................................... page 8
Des gens du peuple sans instruction.................................................................. page 8
André disciple de Jean-Baptiste........................................................................ page 8
Nous avons trouvé le Messie............................................................................. page 8
Explique-nous cette parabole............................................................................. page 9
Combien de fois dois-je pardonner à mon frère................................................ page 9
Qu’en sera-t-il pour nous ?................................................................................ page 9
Le figuier maudit............................................................................................... page 9
La femme atteinte d’une perte de sang.............................................................. page 9
Cette parabole concerne-t-elle les disciples ou bien est-elle pour tous..............page 10
Pas seulement les pieds mais aussi les mains et la tête......................................page 10
Que veux-tu dire en disant vous ne pouvez pas venir avec moi.........................page 10
On le voit présent dans la résurrection de la fille de Jaïrus................................page 11
Il propose de dresser trois tentes.........................................................................page 11
Le dernier repas de la Pâque que Jésus a pris avec ses disciples........................page 11
Quelle était la personnalité de Pierre..................................................................page 12
La remarque de Pierre à Jésus.........................................................................page 12
La violence de Pierre...................................................................................... page 12
La présomption de Pierre................................................................................page 13
Les pleurs de Pierre après son reniement........................................................page 13
La miséricorde de Jésus..................................................................................page 13
Pais mes Brebis...............................................................................................page 13
Pierre après la pentecôte.................................................................................page 14
Pierre et Jean montaient ensemble au temple................................................ page 15
L’arrestation de Pierre et de Jean...................................................................page 16
L’accomplissement de la promesse de Jésus-Christ pour Pierre...................page 17
Pierre et les non-juifs.....................................................................................page 17
Une réprimande publique...............................................................................page 17
Le neveu de Pierre.........................................................................................page 17
Conclusion.....................................................................................................page 18
Bibliogaphie..................................................................................................page 18
Introduction
Bonjour à toutes et à tous,
Nous en sommes à notre troisième cours, lors des deux études précédentes nous avons de façon succincte découvert la naissance de Jean-Baptiste et celle de Jésus-Christ ainsi que le contexte familial, social et spirituel qui rapprochait ces deux hommes dans le premier cours, puis dans la seconde étude nous avons détaillé les premiers éléments du commencement de leurs ministères respectifs, en insistant d’une façon plus particulière sur le ministère de Jésus-Christ. Ses premiers pas après son baptême et sa préparation lors des quarante jours au désert, le choix de ses disciples et les premiers miracles qui accompagnaient l’annonce du Royaume de Dieu.
Aujourd’hui, j’aimerais diriger votre attention sur l’un des premiers disciples choisi par Jésus-Christ. Il s’agit de l’apôtre Pierre qui s’appelait Simon avant sa rencontre avec le Christ-Jésus.
Nous découvrirons au cours de cette étude où et comment se fit l’appel de Pierre à devenir disciple du Messie Yeshoua. Nous irons à la recherche de son origine sociale qui comportera sa situation géographique, sa profession, sa vie familiale ainsi que l’aspect spirituel de son existence avant sa rencontre avec celui qui devait devenir son Seigneur, son Sauveur, le Christ, le Fils du Dieu vivant. Nous regarderons comment cet homme a compris qui était le Christ et quels ont été les changements qui se produisirent dans son existence suite à cette rencontre qu’il a faite avec Jésus de Nazareth. Enfin nous pourrons examiner ce que signifie l’appel de Christ dans nos vies et comment un simple pêcheur de poissons est devenu celui qui a les clés des cieux et qui a le pouvoir de lier ou de délier les choses de la terre afin qu’elles soient liées ou déliées dans les cieux.
Pour commencer cette étude nous irons voir dans le nouveau testament et particulièrement dans les évangiles pour découvrir Simon. Cependant, pour pouvoir faire des comparaisons ou montrer des similitudes, nous regarderons aussi certains livres de l’Ancien Testament.
Mais tout d’abord cherchons la définition du terme disciple :
- Personne qui reçoit l'enseignement d'un maître, fait partie de son école ; élève : Les disciples de Jésus-Christ.
- Personne qui suit l'exemple de quelqu'un qu'il considère comme son maître à penser, qui adhère à une doctrine, une conception, etc. ; partisan, fidèle, adepte : On voit en lui un disciple de Jésus.
La réponse immédiate des disciples
En observant avec attention l’évangile de Marc et l’appel de Simon, « Comme il passait le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs. Jésus leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent leurs filets, et le suivirent. (Marc 1 : 16-18). Nous pouvons nous apercevoir qu’il y a une sorte de parallélisme avec l’appel d’Elisée tel qu’il est relaté dans le premier livre des rois « Elie partit de là, et il trouva Elisée, fils de Schaphath, qui labourait. Il y avait devant lui douze paires de bœufs, et il était avec la douzième. Elie s’approcha de lui, et il jeta sur lui son manteau. Elisée, quittant ses bœufs, courut après Elie, et dit : Laisse-moi embrasser mon père et ma mère, et je te suivrai. Elie lui répondit : Va, et reviens ; car pense à ce que je t’ai fait. Après s’être éloigné d’Elie, il revint prendre une paire de bœufs, qu’il offrit en sacrifice ; avec l’attelage des bœufs, il fit cuire leur chair, et la donna à manger au peuple. Puis il se leva, suivit. Elie, et fut à son service » (1 Rois :19-20).
La pêche miraculeuse et l’appel de Pierre à devenir disciple
Si nous regardons dans l’Évangile de Luc, nous comprenons mieux pourquoi Pierre, qui s’appelait encore Simon, a suivi Jésus. « Comme Jésus se trouvait auprès du lac de Génésareth, et que la foule se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu, il vit au bord du lac deux barques, d’où les pêcheurs étaient descendus pour laver leurs filets. Il monta dans l’une de ces barques, qui était à Simon, et il le pria de s’éloigner un peu de terre. Puis il s’assit, et de la barque il enseignait la foule. Lorsqu’il eut cessé de parler, il dit à Simon : Avance en pleine eau, et jetez vos filets pour pêcher. Simon lui répondit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je jetterai le filet. L’ayant jeté, ils prirent une grande quantité de poissons, et leur filet se rompait. Ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l’autre barque de venir les aider. Ils vinrent et ils remplirent les deux barques, au point qu’elles enfonçaient. Quand il vit cela, Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus, et dit : Seigneur, retire-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur. Car l’épouvante l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la pêche qu’ils avaient faite. Il en était de même de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Alors Jésus dit à Simon : Ne crains point ; désormais tu seras pêcheur d’hommes. Et, ayant ramené les barques à terre, ils laissèrent tout, et le suivirent ». (Luc 5 :1-11).
Ils laissèrent leurs filets
Matthieu nous raconte l’appel de Pierre et des trois autres disciples André, Jacques et Jean de la même manière que Marc « Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André, son frère, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs. Il leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent les filets, et le suivirent. De là étant allé plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère, qui étaient dans une barque avec Zébédée, leur père, et qui réparaient leurs filets. Il les appela, et aussitôt ils laissèrent la barque et leur père, et le suivirent ». (Matthieu 4 :18-22)
Nous avons trouvé le Messie
Pour obtenir d’autres renseignements concernant l’appel de Pierre. Il nous faut aussi lire ce que l’évangéliste Jean a écrit « Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ; et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu. Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus. Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi ce qui signifie Maître, où demeures-tu ? Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure. André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus. Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie ce qui signifie Christ. Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas ce qui signifie Pierre ». (Jean 1 : 35-42)
Tu es Pierre et sur cette pierre, Je bâtirai mon église.
Nous avons appris que Jésus avait changé le Nom de Simon en celui de Pierre (Jean 1 : 42). En Matthieu nous découvrons ce que signifie ce nom pour Jésus-Christ « Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples : Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme ? Ils répondirent : Les uns disent que tu es Jean-Baptiste ; les autres, Elie ; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes. Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis ? Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux. Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » (Matthieu 16 : 13-19). Mais j’aimerais que nous revenions à l’appel des disciples par Jésus. Nous avons vu en comparant l’appel d’Elisée à celui de Pierre qu’ils se ressemblaient beaucoup, en effet de part et d’autre chacun a laissé sa famille, son travail et est devenu disciple. Toutefois la différence est dans la manière dont la séparation s’est produite pour Elisée, celui-ci dit au revoir à sa famille et Elie lui rappelle de se souvenir de ce qui vient de se passer et particulièrement pour l’onction reçue lorsqu’il lui a lancé son manteau.
Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière
Pour les disciples de Jésus cela semble différent en effet, comme on a pu se rendre compte en observant avec soin les écritures, les disciples quittent leur travail immédiatement et suivent Jésus. Nous voyons aussi dans les évangiles certains disciples demander à Jésus la permission de dire au revoir à leurs parents ou d’ensevelir son père. « Pendant qu’ils étaient en chemin, un homme lui dit : Seigneur, je te suivrai partout où tu iras. Jésus lui répondit : Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids : mais le Fils de l’homme n’a pas un lieu où il puisse reposer sa tête. Il dit à un autre : Suis-moi. Et il répondit : Seigneur, permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon père. Mais Jésus lui dit : Laisse les morts ensevelir leurs morts ; et toi, va annoncer le royaume de Dieu. Un autre dit : Je te suivrai, Seigneur, mais permets-moi d’aller d’abord prendre congé de ceux de ma maison. Jésus lui répondit : Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n’est pas propre au royaume de Dieu » (Luc 9 : 57-62 ; Matthieu 8 : 21-22). Mais Jésus ne leur permet pas.
Jésus-Christ avertit les disciples des règles nécessaires pour le suivre.
Tout d’abord, il nous faut mettre en premier notre foi en Jésus-Christ et l’annonce du Royaume de Dieu « Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple » (Luc 14 :26-27).
Jésus insiste sur le fait qu’il n’est pas venu apporter la paix sur la terre.
« Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère ; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi. Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera ». (Matthieu 10 : 34-39).
Nous venons de voir par le biais de la parole les exigences demandées par Jésus-Christ pour être de ses disciples, maintenant nous allons approfondir notre connaissance de l’apôtre Pierre.
Que connaissons nous de Simon surnommé Pierre.
Syméon en Hébreux ou Simon qui est la forme grecque qui est employé fréquemment dans le Nouveau testament « Lorsqu’ils eurent cessé de parler, Jacques prit la parole, et dit : Hommes frères, écoutez-moi ! Simon a raconté comment Dieu a d’abord jeté les regards sur les nations pour choisir du milieu d’elles un peuple qui portât son nom ». (Actes 15 : 13-14 ; 2 Pierre 1 : 1).
Nous savons que le nom de son père était Jonas « Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 16 :17).
La femme de Simon
L’évangile de Marc nous apprend qu’il était marié. « La belle-mère de Simon était couchée, ayant la fièvre ; et aussitôt on parla d’elle à Jésus » (Marc 1 :30). Paul nous dit dans son épitre première aux Corinthiens que son épouse l’accompagnait.
« N’avons-nous pas le droit de mener avec nous une sœur qui soit notre femme, comme font les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas ? ». (1Corinthiens 9 :5). Nous voyons dans l’évangile de Jean que Pierre avait résidé à Bethsaïda en Gaulanitide,
La maison de André et Simon à Capernaüm
Pour l’évangéliste Marc, celui-ci nous indique dans son écrit que Simon et André avaient une maison à Capernaüm en Galilée. « 21 Ils se rendirent à Capernaüm. Et, le jour du sabbat, Jésus entra d’abord dans la synagogue, et il enseigna ; 29 En sortant de la synagogue, ils se rendirent avec Jacques et Jean à la maison de Simon et d’André ». (Marc 1 : 21 ; 29).
La langue Araméenne remplie de l’accent de la Galilée
Que nous apprend la Bible sur la langue pratiquée par Pierre, selon toujours l’évangéliste Marc, Pierre parlait l’Araméen avec l’accent issu de la Galilée.
« Et il le nia de nouveau. Peu après, ceux qui étaient présents dirent encore à Pierre : Certainement tu es de ces gens-là, car tu es Galiléen » (Marc 14 ;70).
Des gens du peuple sans instruction
Il semble que Pierre n’ait pas reçu d’enseignement spécifique sur la loi en dehors de celle qui pouvait être donnée dans les synagogues. Lorsque lui et Jean sont arrêtés par les sacrificateurs ceux-ci les considèrent comme des personnes sans instruction, hormis celle reçue de la part de Jésus-Christ. « Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction ; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus » (Actes 4 : 13).
André disciple de Jean-Baptiste
Avant de connaître Jésus-Christ, Pierre était en relation avec le mouvement de Jean-Baptiste, son frère étant disciple de celui-ci. « Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ; et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu. Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus. Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi ce qui signifie Maître, où demeures-tu ? Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure. André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus.
Nous avons trouvé le Messie
Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie ce qui signifie Christ. Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas ce qui signifie Pierre » (Jean 1 : 35-40).
Regardons maintenant les aptitudes, les qualités et les défauts de ce disciple.
Explique-nous cette parabole
Une des premières aptitudes de Pierre est son caractère de meneur, on le voit plusieurs fois prendre la parole au nom des douze disciples. « Pierre, prenant la parole, lui dit : Explique-nous cette parabole » (Matthieu 15 :15).
Combien de fois dois-je pardonner à mon frère
C’est encore lui qui demande à Jésus combien de fois il faut pardonner à son frère « Alors Pierre s’approcha de lui, et dit : Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu’à sept fois ? Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à septante fois sept fois » (Matthieu 18 : 21-22).
Qu’en sera-t-il pour nous ?
Nous le voyons encore demander à Jésus-Christ ce qu’il adviendra de ses disciples eux qui ont tout quitté pour le suivre. « Pierre, prenant alors la parole, lui dit : Voici, nous avons tout quitté, et nous t’avons suivi ; qu’en sera-t-il pour nous ? Jésus leur répondit : Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël. Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle. Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers » (Matthieu 19 :27-30).
Le figuier maudit
C’est encore lui qui rappellera à Jésus devant les autres disciples l’épisode du figuier qui a été maudit : « Le matin, en passant, les disciples virent le figuier séché jusqu’aux racines. Pierre, se rappelant ce qui s’était passé, dit à Jésus : Rabbi, regarde, le figuier que tu as maudit a séché » (Marc 11 : 20-21).
La femme atteinte d’une perte de sang
Ce fut encore lui qui lors du miracle de la femme qui avait une perte de sang prit la parole pour dire à Jésus qu’il se trompait quand le Christ affirmait que quelqu’un l’avait touché et qu’une force était sortie de lui : « Or, il y avait une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans, et qui avait dépensé tout son bien pour les médecins, sans qu’aucun ait pu la guérir. Elle s’approcha par derrière, et toucha le bord du vêtement de Jésus. Au même instant la perte de sang s’arrêta. Et Jésus dit : Qui m’a touché ? Comme tous s’en défendaient, Pierre et ceux qui étaient avec lui dirent : Maître, la foule t’entoure et te presse, et tu dis : Qui m’a touché ? Mais Jésus répondit : Quelqu’un m’a touché, car j’ai connu qu’une force était sortie de moi » (Luc 8 : 43-46).
Cette parabole concerne-t-elle les disciples ou bien elle est pour tous
Une nouvelle fois nous le trouvons en train d’interroger Jésus sur le sens d’une parabole qui parle de serviteurs et d’un maître qui doit rentrer à l’improviste. Pierre demande à Jésus si cette parabole concerne les disciples ou bien si celle-ci est pour tous (Luc 12 : 41).
Pas seulement les pieds mais aussi les mains et la tête
Lors du lavement des pieds que Jésus fit à ses disciples avant de subir la crucifixion, Pierre une fois encore s’adresse à Jésus et lui demande de ne pas seulement lui laver les pieds mais aussi les mains et la tête « Il vint donc à Simon Pierre ; et Pierre lui dit : Toi, Seigneur, tu me laves les pieds ! Jésus lui répondit : Ce que je fais, tu ne le comprends pas maintenant, mais tu le comprendras bientôt. Pierre lui dit : Non, jamais tu ne me laveras les pieds. Jésus lui répondit : Si je ne te lave, tu n’auras point de part avec moi. Simon Pierre lui dit : Seigneur, non seulement les pieds, mais encore les mains et la tête. Jésus lui dit : Celui qui est lavé n’a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur ; et vous êtes purs, mais non pas tous. Car il connaissait celui qui le livrait ; c’est pourquoi il dit : Vous n’êtes pas tous purs. Après qu’il leur eut lavé les pieds, et qu’il eut pris ses vêtements, il se remit à table, et leur dit : Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m’appelez Maître et Seigneur ; et vous dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres ; car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait » (Jean 13 : 6-15).
Que veux tu dire en disant vous ne pouvez venir avec moi
Une des interrogations de Pierre qui permet à chacun de nous de voir la patience et la compréhension de Jésus à notre égard, comme cela l’a été pour Pierre, se trouve dans le passage où Judas est sorti pour livrer Jésus aux sacrificateurs. Pierre pose une question au Christ que veux-tu dire en disant vous ne pouvez pas venir avec moi. L’apôtre Pierre insiste en disant qu’il donnerait sa vie pour Jésus. La réponse du Christ marquera son disciple à jamais. « Lorsque Judas fut sorti, Jésus dit : Maintenant, le Fils de l’homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui. Si Dieu a été glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même, et il le glorifiera bientôt. Mes petits-enfants, je suis pour peu de temps encore avec vous. Vous me chercherez ; et, comme j’ai dit aux Juifs : Vous ne pouvez venir où je vais, je vous le dis aussi maintenant. Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. Simon Pierre lui dit : Seigneur, où vas-tu ? Jésus répondit : Tu ne peux pas maintenant me suivre où je vais, mais tu me suivras plus tard. Seigneur, lui dit Pierre, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ? Je donnerai ma vie pour toi. Jésus répondit : Tu donneras ta vie pour moi ! En vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne chantera pas que tu ne m’aies renié trois fois » (Jean 13 : 31-38). Pierre s’est surtout fait remarquer par son discernement en reconnaissant Jésus comme le Messie attendu (Matthieu 16 : 16-17).
Pierre faisait partie avec Jean et Jacques de ceux que le Seigneur prenait avec lui dans différentes circonstances.
On le voit présent dans la résurrection de la fille de Jaïrus :
« Comme il parlait encore, survinrent de chez le chef de la synagogue des gens qui dirent : Ta fille est morte ; pourquoi importuner davantage le maître ? Mais Jésus, sans tenir compte de ces paroles, dit au chef de la synagogue : Ne crains pas, crois seulement. Et il ne permit à personne de l’accompagner, si ce n’est à Pierre, à Jacques, et à Jean, frère de Jacques » (Marc 5 : 35-37).
Il propose de dresser trois tentes
Pierre est présent lors de la transfiguration de Jésus-Christ, il propose de dresser trois tentes. Il reçoit l’ordre de ne parler à personne de cette vision avant que le fils de l’homme soit ressuscité. Il comprend suite à l’explication de Jésus qu’Elie est déjà venu. Pierre comprit que le Christ leur parlait de Jean-Baptiste.
« Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, et il les conduisit à l’écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voici, Moïse et Elie leur apparurent, s’entretenant avec lui. Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : Seigneur, il est bon que nous soyons ici ; si tu le veux, je dresserai ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Elie. Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. Et voici, une voix fit entendre de la nuée ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection : écoutez-le ! Lorsqu’ils entendirent cette voix, les disciples tombèrent sur leur face, et furent saisis d’une grande frayeur. Mais Jésus, s’approchant, les toucha, et dit : Levez-vous, n’ayez pas peur ! Ils levèrent les yeux, et ne virent que Jésus seul. Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : Ne parlez à personne de cette vision, jusqu’à ce que le Fils de l’homme soit ressuscité des morts. Les disciples lui firent cette question : Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Elie doit venir premièrement ? Il répondit : Il est vrai qu’Elie doit venir, et rétablir toutes choses. Mais je vous dis qu’Elie est déjà venu, qu’ils ne l’ont pas reconnu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’homme souffrira de leur part. Les disciples comprirent alors qu’il leur parlait de Jean-Baptiste ». (Matthieu 17 : 1-13).
Pierre fut celui qui avec Jean prépara le dernier repas de la pâque que Jésus a pris avec ses disciples :
« Le jour des pains sans levain, où l’on devait immoler la Pâque, arriva, et Jésus envoya Pierre et Jean, en disant : Allez nous préparer la Pâque, afin que nous la mangions. Ils lui dirent : Où veux-tu que nous la préparions ? Il leur répondit : Voici, quand vous serez entrés dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d’eau ; suivez-le dans la maison où il entrera, et vous direz au maître de la maison : Le maître te dit : Où est le lieu où je mangerai la Pâque avec mes disciples ? Et il vous montrera une grande chambre haute, meublée : c’est là que vous préparerez la Pâque. Ils partirent, et trouvèrent les choses comme il le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque »
(Luc 22 : 7-13).
Quelle était la personnalité de Pierre ?
Quand on observe les situations dans lesquelles s’est trouvé Pierre, on remarque qu’il a tendance à réagir de manière impétueuse !
On le voit sortir de la barque et s’avancer sur l’eau vers le Seigneur quand Jésus vient vers eux, mais il coule rapidement dès qu’il sent le vent.
« La barque, déjà au milieu de la mer, était battue par les flots ; car le vent était contraire. A la quatrième veille de la nuit, Jésus alla vers eux, marchant sur la mer Quand les disciples le virent marcher sur la mer, ils furent troublés, et dirent : C’est un fantôme ! Et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris, Jésus leur dit aussitôt : Rassurez-vous, c’est moi ; n’ayez pas peur ! Pierre lui répondit : Seigneur, si c’est toi, ordonne que j’aille vers toi sur les eaux. Et il dit : Viens ! Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus. Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria : Seigneur, sauve-moi ! Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit : Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » (Matthieu 14 :24-31).
Pierre se permet de faire une remarque à Jésus, quand le Christ lui annonce qu’il va souffrir et mourir puis ressusciter.
« Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour. Pierre, l’ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit : A Dieu ne plaise, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas. Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre : Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale ; Car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes »
(Matthieu 16 : 21-23).
La violence de Pierre
Pierre fut très violent lors de l’arrestation de Jésus par les gardes envoyés par les principaux sacrificateurs.
« Lorsqu’il eut dit ces choses, Jésus alla avec ses disciples de l’autre côté du torrent du Cédron, où se trouvait un jardin, dans lequel il entra, lui et ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait ce lieu, parce que Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis. Judas donc, ayant pris la cohorte, et des huissiers qu’envoyèrent les principaux sacrificateurs et les pharisiens, vint là avec des lanternes, des flambeaux et des armes.
Jésus, sachant tout ce qui devait lui arriver, s’avança, et leur dit : Qui cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Jésus de Nazareth. Jésus leur dit : C’est moi. Et Judas, qui le livrait, était avec eux. Lorsque Jésus leur eut dit : C’est moi, ils reculèrent et tombèrent par terre. Il leur demanda de nouveau : Qui cherchez-vous ? Et ils dirent : Jésus de Nazareth. Jésus répondit : Je vous ai dit que c’est moi. Si donc c’est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci. Il dit cela, afin que s’accomplît la parole qu’il avait dite : Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés. Simon Pierre, qui avait une épée, la tira, frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui coupa l’oreille droite. Ce serviteur s’appelait Malchus. Jésus dit à Pierre : Remets ton épée dans le fourreau. Ne boirai-je pas la coupe que le Père m’a donnée à boire ? » (Jean 18 : 1-11).
La présomption de Pierre
L’aspect présomptueux de Pierre apparaît lors de l’annonce par Jésus qu’il serait pour chacun d’eux une occasion de chute. Pierre crie à qui veut l’entendre que ce ne sera pas le cas pour lui.
« Alors Jésus leur dit : Je serai pour vous tous, cette nuit, une occasion de chute ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais, après que je serai ressuscité, je vous précèderai en Galilée. Pierre, prenant la parole, lui dit : Quand tu serais pour tous une occasion de chuter, tu ne le seras jamais pour moi. Jésus lui dit : Je te le dis en vérité, cette nuit même, avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Pierre lui répondit : Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas. Et tous les disciples dirent la même chose » (Matthieu 26 : 35).
Les pleurs de Pierre après son reniement.
« Cependant, Pierre était assis dehors dans la cour. Une servante s’approcha de lui, et dit : Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen. Mais il le nia devant tous, disant : Je ne sais ce que tu veux dire. Comme il se dirigeait vers la porte, une autre servante le vit, et dit à ceux qui se trouvaient là ; Celui-ci était aussi avec Jésus de Nazareth. Il le nia de nouveau, avec serment : Je ne connais pas cet homme. Peu après, ceux qui étaient là, s’étant approchés, dirent à Pierre : Certainement tu es aussi de ces gens-là, car ton langage te fait reconnaître. Alors il se mit à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme. Aussitôt le coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Et étant sorti, il pleura amèrement » (Matthieu 26 : 69-75).
La miséricorde de Jésus-Christ
Heureusement pour Pierre et pour chacun de nous Dieu en Jésus-Christ est miséricordieux. Jésus qui avait auparavant changé le nom de Simon en Pierre (Matthieu 16 : 18-19), fera dire à Pierre par Marie-Madeleine et Marie mère de Jacques et Salomé par l’intermédiaire d’un ange, qu’il le retrouvera en Galilée.
« Lorsque le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin d’aller embaumer Jésus. Le premier jour de la semaine, elles se rendirent au sépulcre, de grand matin, comme le soleil venait de se lever. Elles disaient entre elles : Qui nous roulera la pierre loin de l’entrée du sépulcre ? Et, levant les yeux, elles aperçurent que la pierre, qui était très grande, avait été roulée. Elles entrèrent dans le sépulcre, virent un jeune homme assis à droite vêtu d’une robe blanche, et elles furent épouvantées. Il leur dit : Ne vous épouvantez pas ; vous cherchez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié ; il est ressuscité, il n’est point ici ; voici le lieu où on l’avait mis. Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu’il vous précède en Galilée : c’est là que vous le verrez, comme il vous l’a dit » (Marc 16 : 1-7).
Pais mes brebis
Pierre étant retourné à son activité de pêcheur de poissons après la mort et la résurrection de Jésus-Christ fut confondu lorsqu’il vit Jésus sur le bord de mer lui indiquer l’endroit où il devait jeter son filet. Après cet épisode de pêche miraculeuse et de repas pris en commun, le Christ posa par trois fois une question à Pierre en insistant jusqu’à quel point ce disciple avait de l’amour pour lui. Pierre répondit à Jésus et affirma son amour par trois fois mais de manière différente et se fit confier le troupeau du Seigneur. C’était la troisième fois que les disciples revoyaient le Seigneur.
« Après cela, Jésus se montra encore aux disciples, sur les bords de la mer de Tibériade. Et voici de quelle manière il se montra. Simon Pierre, Thomas, appelé Didyme, Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples de Jésus, étaient ensemble. Simon Pierre leur dit : Je vais pêcher. Ils lui dirent : Nous allons aussi avec toi. Ils sortirent et montèrent dans une barque, et cette nuit-là ils ne prirent rien.
Le matin étant venu, Jésus se trouva sur le rivage ; mais les disciples ne savaient pas que c’était Jésus. Jésus leur dit : Enfants, n’avez-vous rien à manger ? Ils lui répondirent : Non. Il leur dit : Jetez le filet du côté droit de la barque, et vous trouverez. Ils le jetèrent donc, et ils ne pouvaient plus le retirer, à cause de la grande quantité de poissons. Alors le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : C’est le Seigneur ! Et Simon Pierre, dès qu’il eut entendu que c’était le Seigneur, mit son vêtement et sa ceinture, car il était nu, et se jeta dans la mer. Les autres disciples vinrent avec la barque, tirant le filet plein de poissons, car ils n’étaient éloignés de terre que d’environ deux cents coudées. Lorsqu’ils furent descendus à terre, ils virent là des charbons allumés, du poisson dessus, et du pain. Jésus leur dit : Apportez des poissons que vous venez de prendre. Simon Pierre monta dans la barque, et tira à terre le filet plein de cent cinquante-trois grands poissons ; et quoiqu’il y en eût tant, le filet ne se rompit point. Jésus leur dit : Venez, mangez. Et aucun des disciples n’osait lui demander : Qui es-tu ? sachant que c’était le Seigneur. Jésus s’approcha, prit le pain, et leur en donna ; il fit de même du poisson. C’était déjà la troisième fois que Jésus se montrait à ses disciples depuis qu’il était ressuscité des morts. Après qu’ils eurent mangé, Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ne m’aiment ceux-ci ? Il lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit une seconde fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : M’aimes-tu ? Et il lui répondit : Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne voudras pas. Il dit cela pour indiquer par quelle mort Pierre glorifierait Dieu. Et ayant ainsi parlé, il lui dit : Suis-moi » (Jean 21 : 1-19).
Pierre après la pentecôte
Il semble que Pierre soit transformé après avoir reçu le baptême de l’Esprit Saint le jour de la pentecôte. Nous le voyons prendre la parole pour témoigner de Jésus-Christ devant 3000 personnes qui deviendront des croyants en Jésus-Christ.
« Alors Pierre, se présentant avec les onze, éleva la voix, et leur parla en ces termes : Hommes Juifs, et vous tous qui séjournez à Jérusalem, sachez ceci, et prêtez l’oreille à mes paroles ! Ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez, car c’est la troisième heure du jour. Mais c’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël : Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair ; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos jeunes gens auront des visions, Et vos vieillards auront des songes. Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, Dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit ; et ils prophétiseront. Je ferai paraître des prodiges en haut dans le ciel et des miracles en bas sur la terre, Du sang, du feu, et une vapeur de fumée ; Le soleil se changera en ténèbres, Et la lune en sang, Avant l’arrivée du jour du Seigneur, De ce jour grand et glorieux. Alors quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Hommes Israélites, écoutez ces paroles ! Jésus de Nazareth, cet homme à qui Dieu a rendu témoignage devant vous par les miracles, les prodiges et les signes qu’il a opérés par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes ; cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l’avez crucifié, vous l’avez fait mourir par la main des impies. Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il fût retenu par elle. Car David dit de lui : Je voyais constamment le Seigneur devant moi, Parce qu’il est à ma droite, afin que je ne sois point ébranlé. Aussi mon cœur est dans la joie, et ma langue dans l’allégresse ; Et même ma chair reposera avec espérance, Car tu n’abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts, Et tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption. Tu m’as fait connaître les sentiers de la vie, Tu me rempliras de joie par ta présence. Hommes frères, qu’il me soit permis de vous dire librement, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son sépulcre existe encore aujourd’hui parmi nous. Comme il était prophète, et qu’il savait que Dieu lui avait promis avec serment de faire asseoir un de ses descendants sur son trône, c’est la résurrection du Christ qu’il a prévue et annoncée, en disant qu’il ne serait pas abandonné dans le séjour des morts et que sa chair ne verrait pas la corruption. C’est ce Jésus que Dieu a ressuscité ; nous en sommes tous témoins. Elevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint-Esprit qui avait été promis, et il l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez. Car David n’est point monté au ciel, mais il dit lui-même : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié » (Actes 2 : 14-36).
Nous le verrons ensuite avec Jean devoir affronter le Sanhédrin après la guérison d’un homme boiteux de naissance et le témoignage devant la foule. Son arrestation, les coups qu’il a reçus, les menaces prononcées ne sont pas arrivées à le faire taire. Nous le voyons une nouvelle fois annoncer le salut et le royaume de Dieu en Jésus-Christ.
Pierre et Jean montaient ensemble au temple
« Pierre et Jean montaient ensemble au temple, à l’heure de la prière : c’était la neuvième heure. Il y avait un homme boiteux de naissance, qu’on portait et qu’on plaçait tous les jours à la porte du temple appelée la Belle, pour qu’il demandât l’aumône à ceux qui entraient dans le temple. Cet homme, voyant Pierre et Jean qui allaient y entrer, leur demanda l’aumône. Pierre, de même que Jean, fixa les yeux sur lui, et dit : Regarde-nous. Et il les regardait attentivement, s’attendant à recevoir d’eux quelque chose. Alors Pierre lui dit : Je n’ai ni argent, ni or ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche. Et le prenant par la main droite, il le fit lever. Au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes ; d’un saut il fut debout, et il se mit à marcher. Il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant, et louant Dieu. Tout le monde le vit marchant et louant Dieu. Ils reconnaissaient que c’était celui qui était assis à la Belle porte du temple pour demander l’aumône, et ils furent remplis d’étonnement et de surprise au sujet de ce qui lui était arrivé. Comme il ne quittait pas Pierre et Jean, tout le peuple étonné accourut vers eux, au portique dit de Salomon. Pierre, voyant cela, dit au peuple : Hommes Israélites, pourquoi vous étonnez-vous de cela ? Pourquoi avez-vous les regards fixés sur nous, comme si c’était par notre propre puissance ou par notre piété que nous eussions fait marcher cet homme ? Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son serviteur Jésus, que vous avez livré et renié devant Pilate, qui était d’avis qu’on le relâchât. Vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé qu’on vous accordât la grâce d’un meurtrier. Vous avez fait mourir le Prince de la vie, que Dieu a ressuscité des morts ; nous en sommes témoins. C’est par la foi en son nom que son nom a raffermi celui que vous voyez et connaissez ; c’est la foi en lui qui a donné à cet homme cette entière guérison, en présence de vous tous. Et maintenant, frères, je sais que vous avez agi par ignorance, ainsi que vos chefs. Mais Dieu a accompli de la sorte ce qu’il avait annoncé d’avance par la bouche de tous ses prophètes, que son Christ devait souffrir. Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, (3-20) afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur, et qu’il envoie celui qui vous a été destiné, Jésus-Christ, que le ciel doit recevoir jusqu’aux temps du rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé anciennement par la bouche de ses saints prophètes. Moïse a dit : Le Seigneur votre Dieu vous suscitera d’entre vos frères un prophète comme moi ; vous l’écouterez dans tout ce qu’il vous dira, et quiconque n’écoutera pas ce prophète sera exterminé du milieu du peuple. Tous les prophètes qui ont successivement parlé, depuis Samuel, ont aussi annoncé ces jours-là. Vous êtes les fils des prophètes et de l’alliance que Dieu a traitée avec nos pères, en disant à Abraham : Toutes les familles de la terre seront bénies en ta postérité. C’est à vous premièrement que Dieu, ayant suscité son serviteur, l’a envoyé pour vous bénir, en détournant chacun de vous de ses iniquités » (Actes 3 : 1-26).
L’arrestation de Pierre et de Jean
« Tandis que Pierre et Jean parlaient au peuple, survinrent les sacrificateurs, le commandant du temple, et les sadducéens, mécontents de ce qu’ils enseignaient le peuple, et annonçaient en la personne de Jésus la résurrection des morts. Ils mirent les mains sur eux, et ils les jetèrent en prison jusqu’au lendemain ; car c’était déjà le soir.
Cependant, beaucoup de ceux qui avaient entendu la parole crurent, et le nombre des hommes s’éleva à environ cinq mille. Le lendemain, les chefs du peuple, les anciens et les scribes, (4-5) s’assemblèrent à Jérusalem, (4-6) avec Anne, le souverain sacrificateur, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui étaient de la race des principaux sacrificateurs. Ils firent placer au milieu d’eux Pierre et Jean, et leur demandèrent : Par quel pouvoir, ou au nom de qui avez-vous fait cela ? Alors Pierre, rempli du Saint-Esprit, leur dit : Chefs du peuple, et anciens d’Israël, puisque nous sommes interrogés aujourd’hui sur un bienfait accordé à un homme malade, afin que nous disions comment il a été guéri, sachez-le tous, et que tout le peuple d’Israël le sache ! C’est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, que vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts, c’est par lui que cet homme se présente en pleine santé devant vous. Jésus est La pierre rejetée par vous qui bâtissez, Et qui est devenue la principale de l’angle. Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction ; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus. Mais comme ils voyaient là près d’eux l’homme qui avait été guéri, ils n’avaient rien à répliquer. Ils leur ordonnèrent de sortir du sanhédrin, et ils délibérèrent entre eux, disant : Que ferons-nous à ces hommes ? Car il est manifeste pour tous les habitants de Jérusalem qu’un miracle signalé a été accompli par eux, et nous ne pouvons pas le nier. Mais, afin que la chose ne se répande pas davantage parmi le peuple, défendons-leur avec menaces de parler désormais à qui que ce soit en ce nom-là. Et les ayant appelés, ils leur défendirent absolument de parler et d’enseigner au nom de Jésus. Pierre et Jean leur répondirent : Jugez s’il est juste, devant Dieu, de vous obéir plutôt qu’à Dieu ; car nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu. Ils leur firent de nouvelles menaces, et les relâchèrent, ne sachant comment les punir, à cause du peuple, parce que tous glorifiaient Dieu de ce qui était arrivé.
Car l’homme qui avait été l’objet de cette guérison miraculeuse était âgé de plus de quarante ans » (Actes 4 : 1-22).
L’accomplissement de la promesse de Jésus-Christ pour Pierre s’est précisé en plusieurs étapes.
Nous l’avons vu témoigner de Jésus-Christ et prendre la direction de la première communauté, le jour de la pentecôte (Actes 2 : 1-47), il a un rôle important dans l’affaire qui concerne Ananias et Saphira. (Actes 5 : 1-11). On le voit être acteur et témoin du baptême du Saint Esprit pour les Samaritains. (Actes 8 : 14-17). C’est encore lui qui est participant lors du baptême du Saint Esprit de Corneille et de sa famille. (Actes 10 : 1-48). Il a donc les clés des portes du Royaume de Dieu, pour les Juifs en premier, pour les Samaritains en second et pour les non-juifs c’est-à-dire les gentils.
Pierre et les non-juifs
Pourtant la personnalité, son origine juive, sa pratique des commandements de la loi ont été dans certains moments un problème de conscience pour Pierre. C’est ainsi que lorsqu’il doit aller voir Corneille Dieu doit lui montrer une vision d’animaux impurs par trois fois, Pierre restera pensif et perplexe quant à cette vision, il ne la comprendra qu’au moment où arrivent les envoyés de corneille. (Actes 10 : 9-17). Il comprendra que Dieu veut ouvrir la porte aux non-Juifs. (Actes 10 : 34-35). Suite à cela, quand Paul et Barnabas sont venus à Jérusalem pour demander aux apôtres et aux anciens leurs avis sur la circoncision et l’observance de la loi pour les croyants issus du paganisme, Pierre s’exprima dans le sens de ne pas mettre un joug sur les épaules des nouveaux convertis (Actes 15 : 1-29).
Une réprimande publique
Pourtant Pierre était loin d’être parfait et l’esprit de crainte qui lui avait faire ou dire certaines choses n’était pas complètement évincé de sa vie. On le voit à Antioche en compagnie de non-juifs à leur table mais dès que des juifs légalistes arrivent il s’éloigne des non-juifs pour éviter des conflits. Paul s’étant rendu compte de son attitude le reprend publiquement (Galates 2 :11-14). Ce moment a certainement été pour Pierre une expérience salutaire qui lui a permis de mieux servir Dieu et son Royaume.
Le neveu de Pierre
Dans sa première épître Pierre nous parle de son neveu Jean surnommé Marc qui s’est peut-être converti par le témoignage de son oncle, il semble que celui-ci lui était très utile (I pierre 5 :13). On pense que l’évangile de Marc est en fait celui qui a été dicté par Pierre. Pierre a écrit deux épîtres.
Concernant sa mort, la Bible ne nous en parle pas.
Conclusion
Nous avons découvert une partie de la vie de Pierre ainsi que de sa personnalité. Jésus-Christ avait vu en lui l’homme et le leader qui allait devenir pour son église. Pierre après quelques difficultés a assumé parfaitement le rôle que le Christ lui avait demandé d’accomplir. Pierre n’a pas seulement été l’apôtre des premiers croyants, il est aussi notre apôtre car comme le dit l’épître aux Hébreux « Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu ; considérez quelle a été la fin de leur vie, et imitez leur foi » (Hébreux 13 : 7).
Que pouvons nous retenir de cette étude sur l’apôtre Pierre : que Christ lui a montré de ne plus avoir peur, soit de marcher sur l’eau ou soit de rencontrer des personnes inconnues. Il y a bien des domaines dans nos vies où il nous faut la même foi que Pierre pour avancer dans l’inconnu, il en est de même de nos rencontres avec certaines personnes qui nous paraissent inabordables.
Un élément important, voire essentiel, est celui du pardon que Dieu en Jésus-Christ nous accorde. Il arrivera peut-être dans notre vie où nous entendrons la voix du Christ nous dire m’aimes-tu.
En Pierre nous découvrons aussi la volonté et la patience de Dieu pour nous instruire.
Toujours à travers la vie de l’apôtre Pierre nous nous apercevons que Dieu ne se trompe pas quand il nous appelle. Quand Jésus a regardé Pierre il savait ce que cet homme était capable de faire « tu es Pierre est sur cette pierre, je bâtirai mon église »
(Matthieu 16 : 18).
Maintenant pourquoi Dieu a-t-il choisi un pêcheur sans instruction de surcroit Galiléen pour en faire un pêcheur d’hommes (Luc 5 : 10). Pour ma part je pense que Dieu connaissait parfaitement le cœur de cet homme, il savait que pour l’amour de Jésus-Christ, il irait jusqu’au bout afin d’annoncer le salut et la bonne nouvelle du Royaume de Dieu. Cet exemple doit nous inciter à faire de même. Dans le prochain cours nous regarderons ce que peuvent nous apporter comme enseignement les autres disciples de Jésus-Christ.
Bibliographie
Cours BibleDoc 2005
Bible Online 2011
Le grand dictionnaire de la Bible Editions Excelsis 2017