Culte TOD

Apprends-nous à prier pour exhortation

Assemblée la vie éternelle

BERNARD IRRMANN

08/08/2021

 

                       

Table des matières

Exhortation pour le culte des églises T.O.D.. 2

Nous allons lire ce passage : 2

Un certain lieu. 2

Or nous avons deux versions du Notre Père. 2

Regardons la prière dite par Jésus en Matthieu. 3

Sont le lieu et la période où cette prière a été donnée pour être apprise. 3

Tout d’abord qui est le disciple qui fait cette demande à Jésus ?. 3

J’aimerais revenir à cette parole du disciple de Jésus. Seigneur apprends-nous à prier, comme Jean l’a aussi enseigné à ses disciples. 3

La prière des pharisiens. 4

Esdras et les dix-huit prières. 4

Comment et à quelle heure ? étaient faites les prières publiques : 4

Apprentissage et récitation des prières chaque jour. 4

Les cent bénédictions par jour. 4

Comment sont dites les cent bénédictions. 5

Revenons à la prière du Notre Père dictée par le Messie. 5

La prière dictée par Jésus (6.5-15). 5

Nous devons prier selon la volonté de Dieu (6 : 9-13). 6

Le but de la prière est de glorifier le nom de Dieu, 6

Quand nous disons Notre Père. 6

La prière pour nos besoins. 6

La prière pour rester dans sa volonté. 7

La prière pour savoir pardonner. 7

La prière est une prérogative de la famille de Dieu. 7

J’aimerais terminer cette étude succincte sur le Notre Père. 7

Conclusion. 9

 

 

 

Exhortation pour le culte des églises T.O.D

Bonjour à vous tous, ce matin, j’ai le privilège de vous apporter une exhortation qui émane du SEIGNEUR. Non pas que je l’ai reçu particulièrement dans mon culte personnel.

Mais c’est en étudiant le texte de (Luc 11 : 1-4) pour un cours que je dois fournir dans le cadre d’études théologiques. Ayant lut le passage une interrogation que j’avais depuis longtemps m’est revenue à l’esprit.

Nous allons lire ce passage :

  Un certain lieu

Lc 111 Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. »

La question du disciple peut nous surprendre car nous sommes à près de la moitié de l’évangile …. Ils ont pourtant suivi Jésus, ont été envoyés en mission et « hier » encore ils étaient assis à ses pieds pour écouter ses paroles. Et ils ne sauraient toujours pas prier ? Pas exactement. La demande du disciple est d’apprendre à prier comme son maître.

 La prière de Jésus, dans l’évangile de Luc, ne comporte aucune référence explicite au Fils, au Messie ou même à l’Esprit, seulement quelques allusions aux Écritures et à la tradition juive. La prière est donnée pour être dite en n’importe quel endroit et par tous.

Lc 11 2 Il leur répondit : « Quand vous priez, dites : Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. 3 Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour. 4 Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes, nous pardonnons aussi à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous laisse pas entrer en tentation. »

 Or nous avons deux versions du Notre Père

    Il faut nous rappeler l’existence de deux versions du Notre Père. On prie le plus souvent à partir des deux prières se trouvant dans les évangiles de Matthieu (Mt 6 : 9-13) et de Luc (Luc 11 : 1-4), la plus brève. Effectivement, la version de Luc connaît plusieurs différences ou omissions dont l’absence de l’adjectif possessif « notre » pour Père. La version de Luc ne fait pas référence à la volonté divine, ni à la délivrance du Mal.  Luc associe la désignation de Dieu à la sanctification du Nom, c’est-à-dire la reconnaissance de Dieu dans la foi, et à l’avènement du règne qu’est sa justice envers son peuple et son jugement sur le monde. Toutefois, ces concepts sont beaucoup plus complexes. Dans cette prière, Luc semble nous montrer que l’avènement du règne et la sanctification de Dieu, sont liés à la révélation d’un Dieu qui est Père.

Regardons la prière dite par Jésus en Matthieu

Matthieu 6 : 9-13

   « 9 Voici donc comment vous devez prier : Notre Père qui est aux cieux ! Que ton nom soit sanctifié ; 10 que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. 11 Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien ; 12 pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ; 13 ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin. Car c’est à toi qu’appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen ! ». (Matthieu 6 : 9-13)

Les différences essentielles entre les deux textes hormis certains éléments qui sont absents de l’évangile de Luc.

Sont le lieu et la période où cette prière a été donnée pour être apprise.

Pour Luc c’est dans un certain lieu qui ne semble pas si certain au point de vue géographique et après le retour des 70 disciples dans le milieu de l’évangile soit presque à la fin du ministère terrestre de Jésus.

Pour Matthieu cette prière se situe dans les premiers temps du ministère de Jésus cela suit le sermon sur la montagne (Matthieu 5 : 1-48), les béatitudes et les remontrances que Jésus fait concernant la manière de faire l’aumône, de faire la prière. Dans ce passage c’est Jésus qui va leur dire spontanément comment prier.

Mais si nous revenons au passage se trouvant dans Luc, l’initiative vient du disciple. Apprends-nous à prier Pas moi, seulement. Apprends-Nous.

Question qui peut paraître anodine, si nous ne connaissons rien du peuple Juif et de ses traditions.

Question qui mérite le temps que vous allez passer à m’écouter quand on découvre que cette prière exister depuis plusieurs siècles.

Tout d’abord qui est le disciple qui fait cette demande à Jésus ?

   Le disciple qui adresse à Jésus cette demande n’était très probablement pas l’un des apôtres. Sa requête est provoquée par l’impression que produit sur lui la prière de Jésus. Or les apôtres étaient trop habitués à le voir en prière pour être frappés de ce fait. Jésus les avait du reste depuis longtemps initiés à l’esprit de la prière ; ils n’avaient plus à lui demander une semblable instruction. Ce pouvait être plutôt l’un des soixante-dix disciples qui depuis peu l’avaient rejoint, ou l’un des disciples de Jean, comme semble l’indiquer l’exemple dont il s’appuie. Cet enseignement donné par Jean à ses disciples, concernant la prière, nous est entièrement inconnu.

J’aimerais revenir à cette parole du disciple de Jésus. Seigneur apprends-nous à prier, comme Jean l’a aussi enseigné à ses disciples.

   Il est vraiment étonnant de lire ceci. En effet les juifs avaient depuis longtemps des règles précises pour la prière ou plutôt je devrais dire pour les prières. Si vous le voulez bien, nous allons approfondir le thème de la prière chez les juifs.

La prière des pharisiens

    (Matthieu 15.36 ; Jean 6.11 ; Actes 27.35). Les pharisiens et les esséniens tenaient beaucoup à la prière, mais les premiers s’y livraient avec une ostentation qui est sévèrement blâmée par notre Seigneur (Matthieu 6.5-7), aussi la prière qu’il donne pour modèle à ses disciples est, par sa riche brièveté, une censure des longues et vaines redites que les pharisiens avaient inventées, et qu’ils avaient enseignées à leurs disciples. On voit par Luc 11.1, que Jean-Baptiste avait aussi donné à ses disciples des modèles de prières toutes faites, et Jésus eut moins dans l’esprit de donner aux siens une prière à réciter, qu’un exemple de prière, et l’idée de la marche à suivre, des demandes à faire, de l’esprit qui doit régner dans l’âme lorsqu’elle s’élève à Dieu. La prière que le Seigneur leur enseigna est en plusieurs points l’abrégé d’une prière qui se prononçait dans les synagogues, et qui selon toute apparence fut composée pendant la captivité ; elle commençait ainsi : « Ô Dieu, que ton nom soit magnifié et sanctifié dans le monde que tu as créé selon ton bon plaisir ; fais régner ton règne ; que la rédemption fleurisse, que le Messie vienne promptement et que son nom soit célébré » etc. Le peuple répondait Amen.

Esdras et les dix-huit prières

   Il semble qu’après l’exil l’usage de la prière soit devenu plus visible et ordinaire dans le quotidien des Juifs. Esdras qui était scribe et sacrificateur composa dix-huit prières, auxquelles Gamaliel en rajouta une dix-neuvième. Toutes ces prières louent Dieu, en le glorifiant et en le suppliant. Ces prières firent partie de la liturgie publique après le retour d’exil.

Comment et à quelle heure ? étaient faites les prières publiques :

   D’ordinaire on se recueillait trois fois le jour pour adresser à Dieu une prière spéciale. Les heures fixées étaient, le moment du sacrifice du matin dans le temple, la troisième heure du jour, 9 heures d’après notre manière de calculer le temps ; la sixième, ou midi, le milieu du jour ; et la neuvième, ou 3 heures de l’après-midi, lorsqu’on offrait le sacrifice du soir.

Apprentissage et récitation des prières chaque jour

   Quelques rabbins enseignent qu’Abraham institua la prière du matin, Isaac celle du milieu du jour, el Jacob celle du soir. D’autres croient que l’on n’a rien vu de fixe sur l’heure et la forme des prières, jusqu’au temps de la captivité de Babylone ; avant ce temps chacun priait selon sa dévotion et selon le mouvement de son cœur. Mais pendant la captivité, Esdras ayant remarqué que plusieurs Juifs mêlaient à leurs prières des termes étrangers qui ne convenaient pas à la sainteté du culte, composa dix-huit bénédictions, que chaque Israélite est obligé d’apprendre et de réciter chaque jour : Le rabbin Gamalïel y en ajouta une dix-neuvième peu de temps avant la destruction du temple : elle est contre les apostats et les hérétiques. Il est certain que ces dix-huit prières sont d’une grande antiquité ; car la Misne en parle comme d’une formule établie depuis très-longtemps.

Les cent bénédictions par jour

   Chaque juif est obligé de réciter cent bénédictions par jour. À ces bénédictions il faut joindre certains extraits des psaumes qui sont les plus propres à animer l’esprit de piété. On s’attache principalement aux derniers versets du cent quarante-cinquième ; Ces versets sont chantés.

Comment sont dites les cent bénédictions

   Le matin, aussitôt qu’ils sont levés, ils disent : Béni soyez-vous, Seigneur notre Dieu, roi du monde, qui rendez la vie aux morts, qui éclairez les aveugles, et qui étendez la terre sur les eaux, et plusieurs autres choses semblables. S’ils se lavent les mains, selon le précepte ils disent : Béni soyez-vous, Seigneur notre Dieu, roi du monde, qui nous avez sanctifiés par vos préceptes, et nous avez ordonné de laver nos mains. S’ils veulent étudier la loi : Béni soyez-vous, etc., qui nous avez donné la loi, S’ils veulent prendre de la nourriture : Béni soyez-vous… qui tirez le pain de la terre. S’ils boivent : Béni soyez-vous… créateur du fruit de la vigne. Aux fruits qui naissent des arbres : Béni soyez-vous… créateur du fruit de l’arbre. Et aux fruits de la terre : Béni soyez-vous… créateur du fruit de la terre. Aux bonnes odeurs : Béni soyez-vous… qui avez créé une telle odeur. En voyant une haute montagne ou une grande étendue de mer : Béni soyez-vous… créateur des choses dès le commencement. À l’entrée des fêtes solennelles, ou lorsqu’ils mangent, et vêtent quelque chose de nouveau : Béni soyez-vous… qui nous avez fait vivre, et nous avez conservés jusqu’à ce jour. S’il leur meurt quelqu’un : Béni soyez-vous, juge de vérité.

   Enfin, en toutes choses, devant ou après toute action, ils récitent quelques bénédictions à Dieu, croyant que c’est un péché d’ingratitude de jouir, ou de se servir de quoi que ce soit au monde ; sans premièrement reconnaitre par quelques paroles de louanges, qu’on le tient de Dieu qui est le maître de tout.

Revenons à la prière du Notre Père dictée par le Messie

    Nous venons de voir que les juifs apprenaient des prières et que parmi celles-ci, il y en a une qui ressemble en de nombreux éléments à la prière que Jésus a appris à ses disciples. Quelle différence existe-t-il entre la prière dite dans la synagogue et celle qui est mentionnée lors du sermon sur la montagne (Matthieu 6 : 9-13) ou encore la prière qui est mentionnée dans l’évangile de Luc, après le retour des soixante-dix disciples (Luc 11 : 1-4). En lisant avec attention le verset neuf du sixième chapitre de Matthieu, nous nous rendons compte, que c’est Jésus qui dit à ses disciples comment ils doivent prier. En cela nous trouvons une première différence avec la motivation qui est écrite dans (Luc 11 : 1) où il est précisé, un disciple lui demanda ! Cette distinction est-elle de grand importance ? On peut supposer que cette prière a été dite lors de circonstances autres que celle précisée en Luc. Toutefois pour mieux comprendre le Contexte et pour faire une différenciation correcte, il est bon de resituer la prière appelée communément « Notre Père » dans le sermon sur la montagne et nous nous rendons compte que cet apprentissage de prière a été la suite d’un enseignement appelé les Béatitudes. (Matthieu 5 : 1-47), puis de la prière en public (Matthieu 6 :5-8). Je vous propose de découvrir la richesse de l’enseignement de Jésus en regardant chaque verset à la loupe.

    La prière dictée par Jésus (6.5-15)

Jésus donne quatre instructions pour guider notre façon de prier.

   Nous devons d’abord prier en privé avant de le faire en public (6.6). Ce n’est évidemment pas une mauvaise chose de prier en public dans l’assemblée (1 Timothée 2 :1), avant le repas (Jean 6 : 11) ou pour solliciter l’aide de Dieu (Jean 11 : 41-42 ; Actes 27 : 35). Mais ce serait mal de prier en public si nous n’avons pas l’habitude de le faire en privé. Ce serait laisser croire aux autres que nous pratiquons la prière, alors que ce ne serait pas vrai. Ce serait de l’hypocrisie de notre part. La « chambre » en question était peut-être celle qui servait de débarras. Le Seigneur priait en privé (Marc 1 : 35), de même qu’Élisée (2 Rois 4 : 32-33) et Daniel (Daniel 6 :10).

   Nous devons prier avec sincérité (6 : 7-8). Le fait qu’une requête soit répétée n’en fait pas automatiquement une « vaine répétition ». En effet, Jésus et Paul ont tous deux réitéré leurs demandes (Matthieu 26 : 36-46 ; 2 Corinthiens 12 :7-8). Une requête devient une vaine répétition si elle n’est que verbiage creux sans désir sincère du cœur de rechercher la volonté de Dieu et de l’accomplir. La simple récitation de prières apprises par cœur peut devenir vaine répétition. Dans leurs cérémonies, les païens se servent de telles prières (voir 1 Rois 18 : 26).

   Robert A. Cook disait souvent : « Nous avons à peu près tous appris une prière par cœur que nous répétons comme une routine ; une fois que nous nous en sommes débarrassés, nous pouvons vraiment commencer à prier ! » Je m’en suis rendu compte non seulement dans mes prières personnelles, mais également en présidant des réunions de prière. Pour certaines personnes, prier, c’est comme abaisser la pointe du laser sur un DVD et l’oublier. Je crois que Dieu n’exauce pas les prières qui manquent de sincérité.

Nous devons prier selon la volonté de Dieu (6 : 9-13).

   Cette prière est connue sous    le nom du « Notre Père ». Il serait cependant plus juste de l’appeler la « prière du disciple ». Jésus ne l’a pas donnée pour qu’elle soit apprise par cœur et récitée un certain nombre de fois. En fait, il nous l’a même donnée en exemple pour nous préserver d’en faire une vaine répétition. Jésus n’a pas dit : « Dites ces paroles », mais « Voici comment ou de quelle manière vous devez prier ». Autrement dit, nous devons nous inspirer de cette prière mais non la copier.

Le but de la prière est de glorifier le nom de Dieu,

   Et de lui demander son aide pour accomplir sa volonté sur la terre. Cette prière commence par prendre en compte les intérêts de Dieu et non les nôtres : le nom de Dieu, son royaume et sa volonté. Robert Law a dit à juste titre : « La prière est un puissant moyen, non pour que la volonté de l’homme soit faite au ciel, mais que celle de Dieu soit accomplie sur la terre ». Nous n’avons aucun droit de demander quoi que ce soit qui déshonore le nom divin, retarde l’instauration de son royaume ou contrecarre sa volonté ici-bas.

 Quand nous disons Notre Père

   Remarquons encore que cette prière ne contient aucun pronom personnel au singulier. Elle commence par « Notre Père ». Quand nous prions, nous devons nous rappeler que nous faisons partie de la grande famille de Dieu sur la terre. Cela nous évitera de demander pour nous-mêmes quelque chose qui pourrait nuire à un autre membre de cette famille. Si nous prions selon la volonté de Dieu, le Seigneur y répondra par une bénédiction à tout son peuple, d’une manière ou d’une autre.

La prière pour nos besoins

   Après avoir d’abord pris à cœur les intérêts de Dieu, nous pouvons lui exposer nos besoins. Dieu s’intéresse à tout ce qui nous est nécessaire ; il sait même ce qu’il nous faut avant que nous le lui ayons dit (6 : 8). « Alors, pourquoi prier ? » demanderez-vous. Parce que la prière est le moyen décidé par Dieu pour répondre à nos besoins (voir Jacques 4 : 1-3). La prière nous prépare à faire un bon usage de l’exaucement. Si nous connaissons nos besoins et les avons fait connaître à Dieu en comptant sur sa providence, nous ferons un meilleur usage de l’exaucement que si Dieu les avait comblés avant que nous le lui demandions.

La prière pour rester dans sa volonté

   C’est une bonne chose de prier pour les besoins quotidiens, le pardon, les directives et la protection du mal. « Ne nous laisse pas entrer dans la tentation » ne signifie pas que Dieu tente ses enfants (Jacques 1 : 13-17). Par cette requête, nous demandons à Dieu de nous guider pour que nous ne nous écartions pas de sa volonté et que nous ne nous mettions pas dans une situation de tentation (1 Jean 5 : 18), ou dans une situation où nous tentons Dieu pour qu’il nous secoure miraculeusement (Matthieu 4 : 5-7).

La prière pour savoir pardonner

   Nous devons prier en étant animés du désir de pardonner aux autres (6 : 14-15). En appendice à cette prière, le Seigneur a complété la fin du verset 12 par : « comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés ». Il a répété cette leçon plus tard à ses disciples (Marc 11 : 19-26). Les croyants ne gagnent pas leur salut en pardonnant à autrui, car ce serait contraire à la grâce et à la miséricorde gratuites de Dieu. Mais si nous avons vraiment goûté le pardon de Dieu, nous serons prêts à pardonner aux autres (Éphésiens 4 : 32 ; Colossiens 3 : 13). Le Seigneur a illustré ce principe par la parabole du serviteur impitoyable (Matthieu 18 : 21-35).

La prière est une prérogative de la famille de Dieu

   Nous avons vu que la vraie prière est une prérogative de la famille de Dieu (« Notre Père »). Si les membres de la famille ne s’accordent pas ensemble, comment peuvent-ils prétendre être en règle avec le Père ? 1 Jean 4 insiste sur le fait que notre amour pour Dieu se démontre par notre amour pour les frères. En nous pardonnant réciproquement, nous n’acquérons pas le droit de prier, car le privilège de la prière fait partie de notre qualité d’enfants de Dieu (Romains 8 : 15-16). Le pardon est du domaine de la communion : si je ne suis pas en communion avec Dieu, je ne peux pas prier efficacement. Ma communion avec les frères reflète ma communion avec Dieu ; c’est pourquoi le pardon est un aspect important de la prière.

La prière pour ne pas céder à la tentation

   Puisque la prière cherche à glorifier le nom de Dieu, à hâter la venue de son règne (2 Pierre 3 : 12) et à accomplir sa volonté sur la terre, celui qui prie ne doit pas tolérer de péché dans son cœur. Si Dieu exauçait la prière de celui qui refuse de pardonner, il déshonorerait son propre nom. Comment une telle personne pourrait-elle accomplir la volonté de Dieu sur la terre ? Si Dieu accédait à ses requêtes, il encouragerait le péché ! L’important au sujet de la prière n’est pas simplement d’obtenir une réponse de Dieu, mais d’être quelqu’un à qui Dieu peut confier l’exaucement.

J’aimerais terminer cette étude succincte sur le Notre Père

Par le prière que Jésus nous a laissée dans l’évangile du disciple que Jésus aimait[1]

« 1 Après avoir ainsi parlé, Jésus leva les yeux au ciel, et dit : Père, l’heure est venue ! Glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie,

2 selon que tu lui as donné pouvoir sur toute chair, afin qu’il accorde la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés.

3 Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ.

4 Je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire.

5 Et maintenant toi, Père, glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde fût.

6 J’ai fait connaître ton nom aux hommes que tu m’as donné du milieu du monde. Ils étaient à toi, et tu me les as donnés ; et ils ont gardé ta parole.

7 Maintenant ils ont connu que tout ce que tu m’as donné vient de toi.

8 Car je leur ai donné les paroles que tu m’as donnée ; et ils les ont reçues, et ils ont vraiment connu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé.

9 C’est pour eux que je prie. Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés, parce qu’ils sont à toi ;   

10 et tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux.

11 Je ne suis plus dans le monde, et ils sont dans le monde, et je vais à toi. Père saint, gardes-en ton nom ceux que tu m’as donnés, afin qu’ils soient un comme nous.

12 Lorsque j’étais avec eux dans le monde, je les gardais en ton nom. J’ai gardé ceux que tu m’as donnés, et aucun d’eux ne s’est perdu, sinon le fils de perdition, afin que l’Ecriture fût accomplie.

13 Et maintenant je vais à toi, et je dis ces choses dans le monde, afin qu’ils aient en eux ma joie parfaite.

14 Je leur ai donné ta parole ; et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde.

15 Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal.

16 Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde.

17 Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité.

18 Comme tu m’as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde.

19 Et je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité.

20 Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole,

21 afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé.

22 Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un, 

23 moi en eux, et toi en moi, afin qu’ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé.

24 Père, je veux que là où je suis ceux que tu m’as donnés soient aussi avec moi, afin qu’ils voient ma gloire, la gloire que tu m’as donnée, parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde.

25 Père juste, le monde ne t’a point connu ; mais moi je t’ai connu, et ceux-ci ont connu que tu m’as envoyé.

26 Je leur ai fait connaître ton nom, et je le leur ferai connaître, afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que je sois en eux ». (Jean 17 : 1-26)

Conclusion

   Lors de cette étude nous avons regardé avec attention les deux prières du Notre Père que Jésus a enseigné à ses disciples. Nous avons remarqué quelques différences qui ne sont pas essentielles pour notre compréhension du plan de Dieu dans notre vie, par contre nous nous sommes rendus compte que la prière que Jésus avait enseigné à ses disciples existait déjà. Fort de cet élément nous avons approfondi la recherche sur le thème de la prière dans l’ancien testament et découvert comment les juifs priaient avant et après l’exil. Nous nous sommes rendus compte comment l’élément qui devait les rapprocher du Dieu et Père était devenu, à cause des interprétations et de mauvaises attitudes, un frein pour nous approcher du Père céleste et même malheureusement une source d’éloignement. Le Christ n’a pas appris les mots de la prière du Notre Père à ses disciples, ceux-ci les connaissaient. Il leur a fait comprendre la profondeur et le sens de chaque mot prononcé afin qu’ils puissent appréhender en Esprit ce que veut dire chaque phrase de cette prière, afin de le mettre en pratique à la gloire de notre Dieu et Père et de permettre au Royaume de Dieu de s’approcher.

 

[1] Jean 21 : 20

Nos rencontres

Enseignements Bibliques uniquement sur rendez-vous via le mail ou le téléphone

Nos coordonnées

Bernard IRRMANN D.D PH.D

(Docteur en philosophie des religions & Docteur en théologie Biblique)

1021 route de Pont d’Ain

01160 Neuville-sur-Ain

Tél : 06 11 37 43 48

Email : assembleelavieeternelle@live.fr