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Parlons de la Pâques avec un S, qui est différente de la pâque Juive
Table des matières
Parlons de la Pâques avec un S, qui est différente de la pâque Juive. 1
Quelle est la signification de la Pâque juive ?. 3
Pourquoi Pessah dure 7 jours ?. 3
Quelles sont les traditions associées à Pessah ?. 4
Pâque (La célébration de la) par les Juifs. 5
Comment se passe le repas pascal 5
1. L’institution de la pâque : (Ex. 12). 6
2. La pâque dans le désert : (Nom. 9, 1–14) 7
3. La pâque à Guilgal après la traversée du Jourdain : (Jos. 5, 10-12). 7
4. La pâque sous Ezéchias : (2 Chr. 30, 1,15–22). 7
5. La pâque sous Josias : (2 Chr. 35, 1,18-19). 8
6. La pâque avec Esdras : (Esd. 6, 19–22). 8
7. La dernière pâque du Seigneur avec ses disciples : (Luc 22, 14–18). 8
8. La pâque millénaire : (Ezé. 45, 21). 9
Les paroles lors du dernier repas du Christ avant sa mort et sa résurrection. 10
Jésus désire manger la Pâque avec ses disciples avant de souffrir. 11
La pâque (Cène) du Seigneur est pour ses rachetés. 12
Le souvenir de Lui-même et de son sacrifice. 12
Le déroulement du souper de la Pâque. 12
La contestation pour savoir qui est le plus grand. 13
Jésus nous montre comment devenir celui qui est le plus grand. 13
La Cène (Pâques), le repas du souvenir pour les rachetés du Seigneur. 15
Jésus s’adressant à son Père. 16
Le Fils de l’homme s’en va….. 17
Quelles sont les Preuves de la Résurrection de Jésus. 18
1. La résurrection de Jésus Le Christ. 18
1.2 les preuves qui découlent des circonstances et de l'histoire. 19
1.2.2 L'Église Primitive a commencé ses réunions d'adoration. 19
1.2.3 Les premiers chrétiens allèrent partout annoncer la résurrection de Jésus. 20
L'apôtre Pierre a prêché avec confiance….. 20
Premièrement, étant donné leur fuite et leur peur. 21
Deuxièmement, personne ne fut arrêté ou questionné. 21
Troisièmement, le garde qui dormait pendant sa veille. 21
Quatrièmement, si les gardes étaient endormis. 21
Cinquièmement, si, au contraire, c'étaient des ennemis de Jésus. 21
1.2.5 Les vêtements funéraires trouvés dans sa tombe vide. 22
Mais tout d’abord, que signifie : Pessa'h,
En 2023, Pessah se déroule du 5 avril au soir au 13 avril en Israël ou au 14 avril en diaspora (car Pessah dure 8 jours au lieu de 7 en diaspora juive orthodoxe).
En Israël, seuls les premier et dernier jour sont chômés tandis qu’en diaspora ce sont les deux premiers et les deux derniers.
Quelle est la signification de la Pâque juive ?
Pessah est, avec Chavouot et Souccot, l’une des trois fêtes dites du « pèlerinage » dans la religion juive. Pendant ces 7 jours, on commémore l’Exode hors d’Egypte. La Pâque juive est l’une des fêtes les plus importantes de la religion hébraïque car, au-delà de la libération du joug de Pharaon, elle célèbre également la naissance d’Israël et la fin de l’asservissement. Cette fête correspond aussi, dans le domaine agricole, au début de la moisson de l’orge qui inaugure le cycle annuel des cultures.
Pessah signifie « passer par-dessus » et fait référence à la dixième Plaie d’Egypte lorsque Yahvé envoya la mort sauter au-dessus des Juifs pour toucher seulement les premiers nés du peuple égyptien. Pour cela, les familles juives durent sacrifier un agneau et verser du sang sur leur porte. En mémoire de cet épisode où les enfants des foyers juifs furent épargnés, chaque famille doit sacrifier un agneau. C’est l’offrande pascale.
Pourquoi Pessah dure 7 jours ?
Pessah se déroule lors du 15 au 22 Nissan (premier mois du calendrier hébreu), ce qui correspond le plus souvent au mois d’avril dans le calendrier grégorien. La durée de 7 jours correspond à la fête des Azymes pendant lesquels on ne doit pas consommer d’aliments à base de levain. C’est une référence au départ précipité du peuple juif : les familles n’ont pas eu le temps de faire lever le pain avant de partir.
Les jours précédant la Pâque juive, les familles font la chasse au Hamets : les habitations ne doivent plus abriter d’aliments contenant du levain. Pains, gâteaux, céréales, biscuits sont prohibés pendant Pessah. Un geste éminemment symbolique : ce qui fermente est associé à l’orgueil alors que la non-fermentation renvoie à la modestie.
Quelles sont les traditions associées à Pessah ?
Les traditions culinaires et les rites religieux symbolisent l’Alliance du peuple juif avec Dieu.
Au cours des deux premiers dîners rituels, appelés Séder, les familles consomment la « matza » (pain non levé).
Six aliments accompagnent ce repas rituel. Ils ont tous une signification :
A : les herbes amères qui renvoient aux conditions difficiles de l’esclavage,
B : le harosset (composé de vin, de figues et de fruits secs) qui rappelle le mortier des pyramides,
C : le légume non-amer comme symbole du renouveau (carotte ou pomme de terre par exemple),
D : le zeroa qui peut être un os pour rappeler l’agneau sacrifié,
E : l’œuf dur pour rappeler la destruction du temple de Jérusalem,
F : la salade romaine qui renvoie également à l’esclavage par son amertume.
A côté du plateau est disposée une assiette d’eau salée dans laquelle on trempe les herbes amères.
Lors du repas on lit un livret (l’Haggadah) qui permet de suivre les étapes précises de la commémoration.
Le premier et le dernier jour, il est interdit de travailler, d’utiliser des appareils électriques ainsi que de conduire.
Pâque dans la Bible.
Pâque (La célébration de la) par les Juifs
Au temps du Seigneur, les Juifs ne célébraient plus la Pâque exactement comme lors du départ d’Egypte, à la hâte et debout (Ex. 12, 11). Un repas assez long était partagé dans chaque maison.
Les membres de la famille et les invités étaient étendus sur des lits peu élevés : c’est ainsi que le disciple Jean était dans le sein de Jésus, penché sur sa poitrine (Jean 13, 23). Avec le chef de famille, on entourait la table sur laquelle se trouvait l’agneau rôti (dans un plat), des herbes amères, le pain sans levain et plusieurs coupes de vin. Le repas commençait par la participation à une première coupe de vin ; le chef de famille en buvait, puis la passait à tous les convives. Cette coupe n’est pas mentionnée dans les évangiles. On lisait ensuite dans les livres de Moïse divers passages se rapportant à la Pâque et à la sortie d’Egypte. C’est ainsi que les parents enseignaient leurs enfants à garder le souvenir de cette nuit mémorable (Ex. 12, 26, 42). On récitait alors les Psaumes 113 et 114. En célébrant l’œuvre glorieuse et magnifique de Dieu (Ps. 111, 3, 4), le peuple avait devant lui la délivrance du jugement et le passage de la Mer Rouge, mais aussi la traversée du Jourdain (Ps. 114, 3, 5).
Comment se passe le repas pascal
Le repas proprement dit commençait : on buvait la seconde coupe, puis on mangeait l’agneau avec du pain sans levain et des herbes amères.
Cette seconde coupe est la première mentionnée par les évangiles (Luc 22, 17).
Le Seigneur l’a donnée aux douze apôtres, en leur disant qu’il ne boirait plus du fruit de la vigne (symbole de joie), avant l’introduction du Royaume (Luc 22, 18).
Lors du dernier souper, Judas est sorti à ce moment-là, dans la nuit (Jean 13, 30). L’agneau mangé, on présentait aux convives la troisième coupe (la seconde mentionnée dans l’évangile) : c’est la coupe « après le souper » (Luc 22, 20). Sans en boire lui-même, le Seigneur l’a présentée à ses disciples, comme souvenir de sa mort sanglante, une figure de son sang versé à la croix (Marc 14, 24).
Le repas se terminait par la lecture en commun et le chant des Psaumes 115 à 118. Le récit des évangiles y fait probablement allusion dans cette parole : « Et ayant chanté un hymne, ils sortirent et s’en allèrent à la montagne des Oliviers » (Matt. 26, 30).
Pensons davantage à notre Sauveur chantant avec ses disciples les prophéties qui allaient s’accomplir en lui en cette nuit mémorable :
« Précieuse, aux yeux de l’Eternel, est la mort de ses saints » (Ps. 116, 15).
« Liez avec des cordes le sacrifice aux cornes de l’autel » (Ps. 118, 27).
Huit Pâques dans la Bible
1. L’institution de la pâque : (Ex. 12)
La pâque est une touchante figure du sacrifice de Christ, Agneau de Dieu. Le mot pâque implique l’idée de passer par-dessus.
Le sacrifice de l’agneau pascal et le signe de son sang sur les maisons des Israélites protégeaient le peuple contre le jugement des premiers-nés. Dieu passait par-dessus sans frapper (Ex. 12, 13,27).
L’agneau pascal, sans défaut, devait être mis en garde du dixième au quatorzième jour (peut-être une figure des quatre mille ans de la vie de l’homme sur la terre, d’Adam à Christ).
Le sacrifice de l’agneau intervenait entre les deux soirs ; aucun des os ne devait être cassé (Ex. 12, 46), prophétie merveilleusement réalisée en Christ malgré la brutalité et la méchanceté de l’homme à la croix (Jean 19, 36).
La chair, rôtie au feu, était mangée par le peuple, avec des pains sans levain et des herbes amères (Ex. 12, 8).
Le sang, recueilli dans un bassin, était placé avec un bouquet d’hysope sur les deux poteaux et le linteau des maisons d’Israël pour garantir contre le jugement des premiers-nés (Ex. 12, 7–13).
Israël commençait alors son voyage vers la terre promise et gardait le souvenir de cette nuit solennelle à travers toutes les générations (Ex. 12, 14, 42).
La Pâque, intimement liée à la fête des pains sans levain (les deux fêtes sont identifiées en Luc 22, 1) est la deuxième des sept fêtes à l’Eternel (Lév. 23, 5 ; Deut. 16, 1–8), immédiatement après le sabbat, repos de Dieu dans la création.
Elle forme la base de toutes les fêtes qui suivent, jusqu’à la fête des tabernacles, figure du repos éternel de Dieu dans la rédemption.
2. La pâque dans le désert : (Nom. 9, 1–14)
Célébrée dans le désert pour la première fois au premier anniversaire de la sortie d’Egypte – au quatorzième jour du premier mois, le mois d’Abib selon Nom. 9, 4-5 – dans le désert du Sinaï, et probablement la seule fois jusqu’à la traversée du Jourdain, autant que la Parole nous le révèle. Les provisions de la grâce sont ajoutées pour que la Pâque puisse se célébrer le second mois si le peuple n’était pas moralement en état de le faire au temps fixé (Nom. 9, 10-11).
3. La pâque à Guilgal après la traversée du Jourdain : (Jos. 5, 10-12)
Israël a traversé le Jourdain le dixième jour du premier mois de la quarante et unième année après la sortie d’Egypte. Il a célébré la Pâque à Guilgal au temps fixé, le quatorzième jour de ce premier mois (Abib). Le lendemain, la manne cesse et le peuple mange du cru du pays, du vieux blé et du grain rôti.
4. La pâque sous Ezéchias : (2 Chr. 30, 1,15–22)
Elle a été célébrée à Jérusalem par les deux tribus de Juda et de Benjamin, avec quelques représentants des dix tribus d’Israël qui avaient répondu à l’appel du roi par ses courriers (Aser, Manassé et Zabulon), au quatorzième jour du second mois (selon les dispositions de Nom. 9). Des sacrifices de prospérités – figure de l’acceptation du peuple devant Dieu sur la base du sacrifice – sont à leur place, en même temps que la Pâque et les pains sans levain.
5. La pâque sous Josias : (2 Chr. 35, 1,18-19)
Célébrée à Jérusalem le quatorzième jour du mois, la dix-huitième année du règne de Josias (les prophéties d’Ezéchiel sont rattachées à cette date). L’arche est placée dans le temple par les Lévites (2 Chr. 35, 3) qui représentent l’ensemble du peuple (2 Chr. 11, 13), et la Pâque est célébrée alors qu’on offre des holocaustes sur l’autel de l’Eternel.
Lors de ce dernier réveil du peuple avant la transportation, la Pâque est célébrée comme il n’y en avait pas eu de semblable depuis les jours de Samuel le prophète (v. 18), et comme aucun des rois d’Israël ne l’avait fait auparavant.
6. La pâque avec Esdras : (Esd. 6, 19–22)
L’autel de l’Eternel avait été rebâti sur son emplacement (Esd. 3, 2-3), les fondements du temple posés (3, 10), avec un mélange de joie et de tristesse ; enfin, la maison de Dieu achevée (malgré une attristante interruption) et dédicacée avec joie (6, 17).
La Pâque (moment où il convenait d’affliger son âme selon Deut. 16, 3) est célébrée dans la pensée de l’unité du peuple (Esd. 6, 17), avec la joie de Dieu réalisée dans la séparation des nations idolâtres.
7. La dernière pâque du Seigneur avec ses disciples : (Luc 22, 14–18)
Le Seigneur est monté trois fois à Jérusalem au cours de son ministère pour célébrer la pâque (selon les instructions de Deut. 16, 16) ; seule, la dernière pâque est rapportée dans les évangiles. Dans l’anticipation immédiate du sacrifice qu’il faisait de Lui-même, Christ institue à la fin de ce souper d’adieu avec ses disciples la cène, mémorial de son œuvre pendant son absence.
Maintenant, « notre pâque, Christ, a été sacrifiée » (1 Cor. 5, 7) et les chrétiens sont invités à célébrer la fête des pains sans levain, symbole d’une vie pratique exempte de souillure. La cène (1 Cor. 11) et la Table du Seigneur (1 Cor. 10) comportent des enseignements distincts donnés dans les épîtres.
8. La pâque millénaire : (Ezé. 45, 21)
Le souvenir de la mort de Christ, Agneau de Dieu, ne sera perdu :
Ni sur la terre, pendant les mille ans où sera déclaré ce que Dieu a fait (Nom. 23, 23 ; Ps. 22, 31)
Ni dans le ciel, où les saints célestes entoureront le Trône de l’Agneau qui se tient là, comme immolé (Apoc. 5, 6)
Fondement de toutes les bénédictions, la Pâque garde toute sa place, de même que la fête des tabernacles, enfin réalisée pour la joie du cœur de Christ dans ses rachetés terrestres (Soph. 3, 16).
Maintenant nous allons étudier la pâque (dite Chrétienne) et les raisons qui nous amènent à commémorer cet évènement
Le Seigneur est monté trois fois à Jérusalem au cours de son ministère pour célébrer la pâque (selon les instructions de Deut. 16, 16) ; seule, la dernière pâque est rapportée dans les évangiles. Dans l’anticipation immédiate du sacrifice qu’il faisait de Lui-même, Christ institue à la fin de ce souper d’adieu avec ses disciples la cène, mémorial de son œuvre pendant son absence.
Pourquoi faisons-nous pâque, pour nous rappeler le dernier repas du Seigneur avant sa mort et sa résurrection, Jésus nous a prescrit ce mémorial pour nous aider à comprendre la raison de sa mort offerte en sacrifice pour chacun de nous (1Corinthiens 5 : 7).
Les paroles lors du dernier repas du Christ avant sa mort et sa résurrection
Jésus désire manger la Pâque avec ses disciples avant de souffrir
Le déroulement du souper de la Pâque
La Cène, le repas du souvenir pour les rachetés du Seigneur
Jésus s’adressant à son Père
Le Fils de l’homme s’en va…
C’était le temps de la Pâque. Jésus, accompagné de ses disciples, était monté à Jérusalem. Sachant que le jour de son élévation au ciel allait bientôt s’accomplir, Il avait « dressé sa face résolument » pour se rendre à la ville « qui tue les prophètes et qui lapide ceux qui lui sont envoyés » (Luc 9 : 51 ; Matt. 23 : 37) et où devait s’accomplir ce qui concernait le Fils de l’homme (Matt. 20 : 17-19 ; Luc 18 : 31-33).
Le Fils de Dieu était venu du ciel dans ce monde, envoyé par le Père, et Il allait maintenant remonter au ciel, auprès du Père (Jean 16 : 27-28). « Venu de Dieu », Il s’en allait « à Dieu » (Jean 13 : 3). Il allait « passer de ce monde au Père » (v. 1). Mais son chemin de dépendance et d’obéissance totale à la volonté de Celui qui l’avait envoyé le conduisait à Jérusalem où Il allait donner sa vie sur la croix, « hors de la ville » (Jean 19 : 17 ; Héb. 13 : 12), avant d’être élevé « au-dessus de tous les cieux », à la droite de Dieu (Eph. 4 : 10 ; Héb. 10 : 12).
Les principaux sacrificateurs et les scribes cherchaient à se saisir de Jésus pour le faire mourir. Ils craignaient le peuple et ne voulaient pas l’arrêter pendant la fête (Matt. 26 : 1-5 ; Marc 14 : 1-2 ; Luc 22 : 1-2). Mais, si Christ devait être « livré entre les mains des hommes » afin qu’ils le fassent mourir, cependant Il s’est livré lui-même, au moment convenable, dans un plein dévouement et une entière obéissance à son Père, afin de Le glorifier. S’il s’est laissé prendre et lier à Gethsémané par ceux qui venaient contre Lui alors qu’Il aurait pu passer au milieu d’eux et s’en aller (voir Luc 4 : 30 ; Jean 10 : 39), c’était parce que « son heure » était venue (Jean 12 : 23 ; 17 : 1).
Si les Juifs l’ont livré et renié, toutefois Il a été « livré selon le dessein arrêté et la pré connaissance de Dieu » (Act. 2 : 23). Si Hérode, et Pilate, et Israël, et les nations se sont assemblés contre le saint serviteur de Dieu, toutefois, c’était pour faire « tout ce que ta main et ton dessein (la main et le conseil de Dieu) avaient déterminé à l’avance » (Act. 4 : 28).
Jésus désire manger la Pâque avec ses disciples avant de souffrir
Trois évangélistes décrivent ce qui s’est passé au soir de cette dernière pâque que le Seigneur a partagée avec ses disciples, selon le profond désir de son cœur (Luc 22 : 15) et à la suite de laquelle Il a institué le repas de la Cène.
Jean nous parle peu de la pâque et ne parle pas de la Cène, mais son évangile nous donne des informations qui nous permettent d’entrer - pour ainsi dire - dans la chambre haute. Alors que Jésus avait rassemblé. Trois évangélistes (des 3 « synoptiques » : Matthieu, Marc et Luc) Ses disciples sont autour de Lui en cette dernière soirée avant qu’il aille à la croix. Là, où il accomplirait pour la gloire de Dieu l’œuvre qu’Il Lui avait donnée à faire, Il porterait nos péchés, souffrirait l’abandon de son Dieu (Matt 27 : 46 ; Marc 15 : 34) et donnerait sa vie pour le salut éternel de ceux qui croiraient en Lui et en son œuvre expiatoire.
La pâque (Cène) du Seigneur est pour ses rachetés
Le souvenir de Lui-même et de son sacrifice.
Ainsi, « le premier jour des Pains sans levain, lorsqu’on sacrifiait la pâque », Jésus envoie Pierre et Jean préparer ce qu’il fallait pour la fête (Luc 22 : 7-13 ; Marc 14 : 12-16). Une « grande salle garnie » était déjà prête pour le Seigneur ; c’était une pièce à l’étage supérieur de la maison, souvent aménagée sur la terrasse, qui pouvait, entre autres usages, être meublée et servir de salle à manger privative. Là, le Seigneur va réunir ses chers disciples avant les souffrances qu’Il va endurer dans ce moment où, comme l’exprime un cantique, Il sera « seul sur la croix, buvant la coupe amère, sans qu’un cœur vienne répondre à son cri douloureux ».
Les disciples trouvent tout comme le Seigneur leur avait dit, et ils préparent là la Pâque (Marc 14 : 16 ; Luc 22 : 13). « Et le soir étant venu », « quand l’heure fut venue », Jésus vient avec les douze et se met à table avec eux (Matt. 26 : 20 ; Marc 14 : 12 ; Luc 22 : 14).
Le déroulement du souper de la Pâque
Le souper de la Pâque est prêt : l’agneau rôti, accompagné d’une sauce épaisse (qui représentait le mortier avec lequel les Israélites faisaient les briques en Egypte), le pain et les herbes amères, ainsi que plusieurs coupes de vin. Il y avait alors 4 coupes : elles ne faisaient pas partie des instructions données par Dieu, mais avaient été ajoutées par les rabbins.
Les convives s’étendaient chacun sur un lit bas entourant la table où la Pâque avait été apprêtée. Jean est tout prêt de son Seigneur. Judas, « celui qui allait le livrer » - le diable ayant saisi son cœur pour cela (Jean 13 : 2) - était sans doute aussi assez proche de Lui.
Quelle souffrance ajoutée au cœur du Seigneur en cet instant où l’ombre de la croix se faisait toujours plus présente (Ps. 41 : 9 ; Matt. 26 : 21 ; Marc 14 : 10, 11, 18 ; Luc 22 : 21-22 ; Jean 13 : 11, 18, 21-30) !
La contestation pour savoir qui est le plus grand
Alors qu’ils sont à table avec Jésus une contestation surgit entre les disciples afin de savoir lequel serait le plus grand (Luc 22 : 24-30).
Tel est le cœur de l’homme, qui pense à sa propre gloire dans la présence même de Celui à qui revient toute gloire et qui est infiniment au-dessus de tous et de tout, mais qui s’est « anéanti Lui-même, prenant la forme d’esclave » pour venir jusqu’à nous, puis s’est « abaissé Lui-même » jusqu’à la mort de la croix (Phil. 2).
Jésus nous montre comment devenir celui qui est le plus grand
Pendant le souper, Il va se mettre Lui-même aux pieds des disciples et leur montrer par l’exemple ce qu’est la vraie grandeur (Jean 13 : 3-11). « Or moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert » (Luc 22 : 27). Son abaissement constant est le témoignage de sa grandeur infinie. Puissions-nous apprendre de telles leçons de sa part !
Une fois les convives en place, le maître de la maison rendait grâces, buvait à une première coupe à laquelle tous participaient après lui (cette coupe n’est pas mentionnée dans les évangiles). Ensuite, tous se lavaient les mains avant de commencer le repas.
Puis on lisait dans les livres de Moïse les passages se rapportant à la Pâque et à la sortie d’Egypte. On récitait les Psaumes 113 et 114 (le « petit Hallel »), les deux premiers de la série des Psaumes 113 à 118, connus par les Juifs sous le nom de « grand Hallel » - (« prie Dieu », recueil de louanges). La lecture se terminait par une prière.
On buvait alors la deuxième coupe et on mangeait l’agneau, avec du pain sans levain et des herbes amères. Cette coupe est la première mentionnée en Luc 22 : 17 et le Seigneur n’en a pas bu - en Luc 22, les versets 14 à 18 se rapportent à la Pâque ; la cène du Seigneur est introduite au verset 19. Il ne pourra se réjouir en un Israël restauré que lorsqu’Il aura établi son Royaume. « Pendant qu’ils étaient en train de souper », Jésus s’est levé du repas, a déposé ses vêtements pour se ceindre d’un linge et a lavé puis essuyé les pieds de ses disciples, avant de se remettre à table (Jean 13 : 4-12).
Précieux service du Seigneur envers les siens afin de les maintenir dans sa communion dans le monde souillé dans lequel ils auraient à vivre ! Et Il nous invite à suivre son exemple les uns en faveur des autres (13 : 14) afin que nous puissions jouir pleinement de sa communion - ayant « une part avec Lui » (13 : 8) et pouvant aussi goûter la communion les uns avec les autres (voir 1 Jean 1 : 7).
A la fin du souper les convives prenaient tous un morceau de pain et des herbes amères, le trempaient dans la sauce et le mangeaient.
A ce moment, le Seigneur Jésus, troublé (profondément ému) dans son esprit par l’acte qu’allait accomplir Judas (Jean 13 : 21 ; voir Ps. 41 : 9), annonce aux disciples que l’un d’entre eux allait Le livrer.
Les disciples se sentent tous capables d’accomplir un tel geste - et tel est notre cœur naturel (Matt. 26 : 22 ; Marc 14 : 19 ; Luc 22 : 23 ; Jean 13 : 22).
Dans son évangile, Matthieu nous donne la réponse du Seigneur aux disciples qui L’interrogent avec anxiété, Lui demandant tous, « Seigneur, serait-ce moi ? ». Il leur dit que Lui-même allait volontairement vers la mort dans la pleine obéissance du Serviteur de l’Eternel et selon tout ce qui était mentionné de Lui dans les Ecritures. Mais Judas, qui livrait le Fils de l’homme, se dirigeait tout droit vers les conséquences éternelles de son acte terrible (Matt. 26 : 24-25 ; Marc 14 :21).
Jean nous rapporte que Pierre lui fait signe - car il était tout proche de Jésus - de Lui demander quel serait celui qui allait le livrer. Jean se penche sur la poitrine du Seigneur et reçoit la réponse quant à la manière dont le traître serait démasqué (Jean 13 : 21-30 ; voir Matt. 26 : 23, 25). Cependant les disciples ne semblent pas avoir compris qu’il s’agissait de Judas (Jean 13 : 27-29).
Lorsque le maître de maison donnait à l’un des convives le morceau trempé dans le plat, c’était un gage d’affection envers celui qui le recevait. C’est ce morceau que le Seigneur Jésus a donné à Judas ; l’ayant reçu, celui-ci est sorti aussitôt dans la nuit, saisi par Satan (Jean 13 : 30) - nuit physique, mais aussi affreuse nuit morale dans le cœur de cet homme et de ceux qu’il allait rencontrer pour leur livrer son maître.
Ce n’est qu’après le départ de Judas que Jésus, va pouvoir révéler les secrets de son cœur à ceux qui avaient « persévéré avec Lui dans ses épreuves » (Luc 22 : 28), ceux qui composaient ce cercle intime autour de Lui dans ces derniers instants avant qu’il reste soit seul (Jean 16 : 32).
« Maintenant » dit le Seigneur, « le fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en Lui » (Jean 13 : 31).
Par sa mort, Il allait glorifier Dieu dans un monde où régnait le péché. Il allait quitter ce monde et retourner au Père, mais en « accomplissant sa mort » - sa « sortie », ou son « départ » - à Jérusalem (voir Luc 9 : 31).
Ces dernières paroles de Jésus se sont certainement gravées dans leurs cœurs. Combien elles ont été encourageantes et profondément instructives pour les disciples alors, et surtout par la suite lorsque le Seigneur n’était plus avec eux.
La Cène (Pâques), le repas du souvenir pour les rachetés du Seigneur
La fin du souper de la Pâque était marquée par une troisième coupe dont tous les convives buvaient. C’est « la coupe… après le souper » mentionnée en Luc 22 : 20. Après le départ de Judas, le Seigneur Jésus, en-dehors du rituel de la Pâque, prend un pain et, après avoir béni (ou rendu grâces), Il le rompt et le donne à ses disciples pour qu’ils le mangent.
En le leur tendant, Il leur dit : « Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi ».
En Israël, on avait l’habitude de rompre le pain et de boire la coupe des consolations au sujet d’un mort (voir Jér. 16 : 7).
Puis Jésus prend la coupe qui suivait le souper de la Pâque, rend grâces à nouveau et la donne aux disciples en leur disant : « Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est versé pour vous » (Luc 22 : 20) ; « Buvez-en tous » (Matt. 26 : 28).
Et Marc nous dit : « et ils en burent tous » (Marc 14 : 23). Le Seigneur institue ainsi simplement le nouveau repas qui remplace désormais celui de la Pâque, le repas du souvenir pour les siens, en mémoire de Lui jusqu’à ce qu’Il vienne du ciel pour prendre auprès de Lui ceux qu’il a aimés et pour lesquels Il a donné sa vie. « Notre pâque, Christ, a été sacrifiée », rappellera l’apôtre Paul (1 Cor. 5 : 7).
C’est une œuvre accomplie, achevée, scellée par Jésus Lui-même sur la croix : « C’est accompli » (Jean 19 : 30) ; une œuvre dont les croyants ont le privilège de se souvenir selon que le Seigneur l’a désiré pour eux en cette nuit où Il a été livré. Tout ce qui a trait à la Pâque est mis de côté par le Seigneur Jésus et remplacé par le repas en mémoire de Lui, la cène du Seigneur.
Jésus s’adressant à son Père
La fête se terminait par une lecture en commun et le chant des Psaumes 115 à 118, deuxième partie du « Hallel ». On buvait ensuite une quatrième coupe de vin pour clôturer la fête. Nous lisons dans les évangiles : « après avoir chanté un hymne, ils sortirent et allèrent au mont des Oliviers… en un lieu appelé Gethsémané » (Matt. 26 : 30,36 ; Marc 14 : 32 ; Luc 22 : 39).
Avant de quitter la chambre haute, le Seigneur Jésus se tourne vers son Père par la prière. Cette prière du Fils remettant ses disciples au Père nous a été conservée dans la Parole, dans le chapitre 17 de l’évangile de Jean. « Nous n’avons pas ici, comme on le dit quelquefois, la prière sacerdotale du Seigneur. L’épître aux Hébreux nous présente le Seigneur comme notre grand souverain sacrificateur.
Mais ici, dans l’évangile selon Jean, le souverain sacrificateur ne s’adresse pas à Dieu, mais le Fils s’adresse au Père. Cela va beaucoup plus loin. C’est Dieu le Fils, qui parle à Dieu le Père, et les disciples écoutent. Ils sont certes les objets de la prière du Seigneur ; mais ce qu’il dit va infiniment au-delà de ses soins comme souverain sacrificateur ».
Quelle grâce que nous soyons de ceux qui sont aimés du Père et qui appartiennent à Jésus ! Il nous présente à son Père afin que nous soyons gardés du monde où nous avons à vivre, jusqu’à ce que Lui-même nous fasse entrer dans les places préparées auprès de Lui, dans la maison du Père.
Le Fils de l’homme s’en va…
Enfin, « ayant dit cela, Jésus s’en alla avec ses disciples de l’autre côté du torrent du Cédron, où se trouvait un jardin, dans lequel Il entra, Lui et ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait aussi l’endroit… » (Jean 18 : 1-2).
Ainsi « le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet » (Matt. 26 : 24) dans les Ecritures, pour laisser (litt. : déposer) sa vie sur la croix, obéissant au commandement de son Père (Jean 10 :18).
Et maintenant, tout est accompli. Après avoir souffert sur la croix, Jésus est ressuscité et glorifié à la droite du Père, et ceux qui Lui appartient, achetés pour Dieu par son sang (Apoc. 5 : 9), attendent son appel pour entrer dans sa présence au ciel.
En attendant que la « bienheureuse espérance » (Tite 2 : 13) de son retour se réalise, notre précieux Sauveur adresse à nos cœurs une douce invitation : « Faites ceci en mémoire de moi ». Puissions-nous y répondre avec amour et reconnaissance, en participant au pain et à la coupe de la Cène, nous souvenant ainsi de Lui – jusqu’à ce qu’Il vienne !
« Que rendrai-je à l’Eternel pour tous les biens qu’Il m’a faits ? Je prendrai la coupe du salut, et j’invoquerai le nom de l’Eternel » (Ps. 116 : 12-13)
Quelles sont les Preuves de la Résurrection de Jésus.
1. La résurrection de Jésus Le Christ.
Jésus dit : « Je suis la résurrection et la vie. » Jean 11 :25
La résurrection de Jésus Le Christ est la doctrine de chaque disciple, la foi de chaque véritable croyant, le courage de chaque martyr, le thème central de la prédication biblique, la puissance du véritable chrétien.
Luc, le rédacteur du livre des Actes, nous dit que nous avons "plusieurs preuves" de sa résurrection (Actes 1: 3). La version King James anglaise traduit plus précisément ce texte par "beaucoup de preuves infaillibles". Regardons maintenant à ces preuves.
1.1 Les preuves données aux témoins visuels de cet événement :
1) Après Sa mort Il apparut d'abord à Marie de Magdala. Jean 20 :11-18
2) Il apparut aux femmes qui revenaient du sépulcre. Mat. 28 :5-10
3) Il apparut à Pierre. Luc 24 :34
4) Il apparut à deux disciples sur le chemin d'Emmaüs. Luc 24 :13-31
5) Il apparut aux apôtres, Thomas n'étant pas présent. Jean 20 :19-25
6) Il apparut encore aux apôtres, Thomas présent. Jean 20 :24-29
7) Il apparut à sept d'entre eux près du lac de Tibériade. Jean 21 :1-23
8) Il apparut à environ 500 frères à la fois. 1 Corinthiens 15 :6
9) Il apparut à Jacques. 1 Corinthiens 15 :7
10) Il apparut à nouveau aux onze apôtres. Matthieu 28 :16-20.
11) Il apparut à Etienne, le premier martyr. Actes 7 :55.
12) Il apparut à Paul sur le chemin de Damas. Actes 9 :3-6 ; 1 Cor. 15 :8.
1.2 les preuves qui découlent des circonstances et de l'histoire.
1.2.1 Le changement qui apparut dans la vie des premiers disciples après la résurrection. Quand Jésus fut arrêté dans le jardin de Gethsémané « tous les disciples L'abandonnèrent, et prirent la fuite » Matthieu 26 :56. Depuis ce moment jusqu'après la résurrection les disciples vécurent dans la peur. Ils ne croyaient pas qu'il ressusciterait des morts ; « Car ils n'avaient pas encore compris l'Écriture, portant qu'il fallait que Jésus ressuscitât des morts. » Jean 20 :9 Si Jésus n'était pas ressuscité, la croix aurait été la fin du christianisme. Après la mort de Jésus nous trouvons les disciples isolés, rejetés, découragés, et vaincus. La mort de Jésus ne signifiait qu'une seule chose pour eux : la fin. Puis, quelques jours après sa mort, ils passèrent de la peur à un courage illimité. Ensuite, ils se réjouirent dans la persécution (Actes 5 :40-42). Ils choisirent la mort avec la foi au Christ ressuscité plutôt que de renier cette foi et être relâchés (Hébreux 11 :35). Plusieurs de ces témoins visuels moururent martyrs parce qu'ils ont prêché la résurrection de Jésus-Christ. Ils étaient heureux de mourir pour le Christ vivant car ils avaient les preuves infaillibles de sa résurrection.
Comment expliquer l'extraordinaire changement qui survint dans leur vie quelques jours après la mort de Christ ? La seule réponse logique est qu'ils contemplèrent les preuves infaillibles qu'il était ressuscité et vivant pour toujours. Ils le virent, parlèrent avec lui, le touchèrent et ils ont même eu l'occasion de manger avec lui.
1.2.2 L'Église Primitive a commencé ses réunions d'adoration "le premier jour de la semaine" car c'était le jour de la résurrection. Il faut préciser que dans la Bible le septième jour étant le samedi, c'est bien le dimanche qui est le premier jour de la semaine. Ce n'était pas une loi, mais c'est spontanément qu'ils mirent ce jour à part (Actes 20 :7). Depuis près de deux mille ans, L'Église se réunit le dimanche pour adorer Dieu.
1.2.3 Les premiers chrétiens allèrent partout annoncer la résurrection de Jésus.
« Les apôtres rendaient avec beaucoup de force témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus. Et une grande grâce reposait sur eux tous ». Actes 4 :33
L'apôtre Pierre a prêché avec confiance…
« Hommes Israélites, écoutez ces paroles ! Jésus de Nazareth, cet homme à qui Dieu a rendu témoignage devant vous par les miracles, les prodiges et les signes qu'il a opérés par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes ; cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l'avez crucifié, vous l'avez fait mourir par la main des impies. Dieu l'a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu'il n'était pas possible qu'il soit retenu par elle.
Car David dit de lui :
Je voyais constamment le Seigneur devant moi, Parce qu'il est à ma droite, afin que je ne sois point ébranlé. Aussi mon coeur est dans la joie, et ma langue dans l’allégresse ; Et même ma chair reposera avec espérance, Car tu n'abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts, Et tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption. Tu m'as fait connaitre les sentiers de la vie, Tu me rempliras de joie par ta présence. Hommes frères, qu'il me soit permis de vous dire librement, au sujet du patriarche David, qu'il est mort, qu'il a été enseveli, et que son sépulcre existe encore aujourd'hui parmi nous. Comme il était prophète, et qu'il savait que Dieu lui avait promis avec serment de faire assoir un de ses descendants sur son trône, c'est la résurrection du Christ qu'il a prévue et annoncée, en disant qu'il ne serait pas abandonné dans le séjour des morts et que sa chair ne verrait pas la corruption. C'est ce Jésus que Dieu a ressuscité ; nous en sommes tous témoins ». Actes 2 :22-32
« Ceux qui avaient été dispersés allaient de lieu en lieu, annonçant la bonne nouvelle de la parole ». Actes 8 :4
1.2.4 La tombe est vide : Si Jésus n'était pas vivant, qu'est-il arrivé à son corps ? Les gardes romains furent payés pour dire « ses disciples sont venus de nuit le dérober, pendant que nous dormions. »
Matthieu 28 :12,13
Premièrement, étant donné leur fuite et leur peur, les disciples n'auraient pas eu le courage de voler le corps. Ensuite s'ils l'avaient volé le corps comment expliquer que beaucoup d'entre eux moururent comme martyrs ? En face d'une mort horrible, l'un d'entre eux aurait certainement révélé l'endroit où se trouvait le corps volé, afin de sauver sa vie.
Deuxièmement, personne ne fut arrêté ou questionné pour le vol du corps de Jésus. Il est évident que le gouverneur ne crut pas l'histoire des gardes.
Troisièmement, le garde qui dormait pendant sa veille pouvait être mis à mort pour cette faute. Le gouverneur n'arrêta ni ne condamna aucun soldat, probablement parce que cette histoire ne lui parut pas crédible.
Aucun soldat n'avouerait de lui-même qu'il a dormi à son poste sans avoir des garanties qu'il n'y aurait pas de conséquence. Le gouverneur a certainement reçu des informations, ou a compris que quelqu'un a convaincu les soldats de dire cela. En tout cas, il n'a pas prêté attention à leur récit.
Quatrièmement, si les gardes étaient endormis comment pouvaient-ils affirmer que c'étaient les disciples qui avaient volé le corps ?
Cinquièmement, si, au contraire, c'étaient des ennemis de Jésus qui avaient subtilisé le corps, ils auraient pu produire la preuve que les déclarations des premiers chrétiens au sujet de la résurrection étaient fausses. Ils auraient ainsi pu mettre fin au christianisme avant même qu'il ne commence à se développer.
1.2.5 Les vêtements funéraires trouvés dans sa tombe vide sont une preuve supplémentaire de sa résurrection (Jean 20 :1-10). Si quelqu'un avait volé le corps, celui-ci étant enveloppé de bandes, il ne les aurait pas défaites et laissées sur place. Or, Jean a vu les bandes de tissus à terre. L'apôtre vit les bandes sur place non déroulées. C'est pourquoi « il vit et il crut » Jean 20 :8. Qu'a-t-il vu ? Et pourquoi crut-il en la résurrection ? Il vit le miracle. Il comprit à ce moment-là que Jésus était ressuscité parce que c'était évident d'après la position des bandes. Quand Jésus ressuscita, il passa au travers des bandes qui étaient sur son corps, les laissant s'aplatir dans la même position. Les bandes corporelles n'ont pas été déroulées ! Et elles ont été laissées sur place. Voilà pourquoi la résurrection parue évidente aux yeux de l'Apôtre Jean. De plus, Jésus prit soin de plier le linge qui était sur sa tête, et le mis dans un endroit à part. Des voleurs, n'auraient certainement pas pris un tel soin. Ces linges funéraires furent laissés dans la tombe comme des preuves infaillibles de la résurrection de Jésus-Christ.
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Parlons de la Pâques avec un S, qui est différente de la pâque Juive
Table des matières
Parlons de la Pâques avec un S, qui est différente de la pâque Juive. 1
Quelle est la signification de la Pâque juive ?. 3
Pourquoi Pessah dure 7 jours ?. 3
Quelles sont les traditions associées à Pessah ?. 4
Pâque (La célébration de la) par les Juifs. 5
Comment se passe le repas pascal 5
1. L’institution de la pâque : (Ex. 12). 6
2. La pâque dans le désert : (Nom. 9, 1–14) 7
3. La pâque à Guilgal après la traversée du Jourdain : (Jos. 5, 10-12). 7
4. La pâque sous Ezéchias : (2 Chr. 30, 1,15–22). 7
5. La pâque sous Josias : (2 Chr. 35, 1,18-19). 8
6. La pâque avec Esdras : (Esd. 6, 19–22). 8
7. La dernière pâque du Seigneur avec ses disciples : (Luc 22, 14–18). 8
8. La pâque millénaire : (Ezé. 45, 21). 9
Les paroles lors du dernier repas du Christ avant sa mort et sa résurrection. 10
Jésus désire manger la Pâque avec ses disciples avant de souffrir. 11
La pâque (Cène) du Seigneur est pour ses rachetés. 12
Le souvenir de Lui-même et de son sacrifice. 12
Le déroulement du souper de la Pâque. 12
La contestation pour savoir qui est le plus grand. 13
Jésus nous montre comment devenir celui qui est le plus grand. 13
La Cène (Pâques), le repas du souvenir pour les rachetés du Seigneur. 15
Jésus s’adressant à son Père. 16
Le Fils de l’homme s’en va….. 17
Quelles sont les Preuves de la Résurrection de Jésus. 18
1. La résurrection de Jésus Le Christ. 18
1.2 les preuves qui découlent des circonstances et de l'histoire. 19
1.2.2 L'Église Primitive a commencé ses réunions d'adoration. 19
1.2.3 Les premiers chrétiens allèrent partout annoncer la résurrection de Jésus. 20
L'apôtre Pierre a prêché avec confiance….. 20
Premièrement, étant donné leur fuite et leur peur. 21
Deuxièmement, personne ne fut arrêté ou questionné. 21
Troisièmement, le garde qui dormait pendant sa veille. 21
Quatrièmement, si les gardes étaient endormis. 21
Cinquièmement, si, au contraire, c'étaient des ennemis de Jésus. 21
1.2.5 Les vêtements funéraires trouvés dans sa tombe vide. 22
Mais tout d’abord, que signifie : Pessa'h,
En 2023, Pessah se déroule du 5 avril au soir au 13 avril en Israël ou au 14 avril en diaspora (car Pessah dure 8 jours au lieu de 7 en diaspora juive orthodoxe).
En Israël, seuls les premier et dernier jour sont chômés tandis qu’en diaspora ce sont les deux premiers et les deux derniers.
Quelle est la signification de la Pâque juive ?
Pessah est, avec Chavouot et Souccot, l’une des trois fêtes dites du « pèlerinage » dans la religion juive. Pendant ces 7 jours, on commémore l’Exode hors d’Egypte. La Pâque juive est l’une des fêtes les plus importantes de la religion hébraïque car, au-delà de la libération du joug de Pharaon, elle célèbre également la naissance d’Israël et la fin de l’asservissement. Cette fête correspond aussi, dans le domaine agricole, au début de la moisson de l’orge qui inaugure le cycle annuel des cultures.
Pessah signifie « passer par-dessus » et fait référence à la dixième Plaie d’Egypte lorsque Yahvé envoya la mort sauter au-dessus des Juifs pour toucher seulement les premiers nés du peuple égyptien. Pour cela, les familles juives durent sacrifier un agneau et verser du sang sur leur porte. En mémoire de cet épisode où les enfants des foyers juifs furent épargnés, chaque famille doit sacrifier un agneau. C’est l’offrande pascale.
Pourquoi Pessah dure 7 jours ?
Pessah se déroule lors du 15 au 22 Nissan (premier mois du calendrier hébreu), ce qui correspond le plus souvent au mois d’avril dans le calendrier grégorien. La durée de 7 jours correspond à la fête des Azymes pendant lesquels on ne doit pas consommer d’aliments à base de levain. C’est une référence au départ précipité du peuple juif : les familles n’ont pas eu le temps de faire lever le pain avant de partir.
Les jours précédant la Pâque juive, les familles font la chasse au Hamets : les habitations ne doivent plus abriter d’aliments contenant du levain. Pains, gâteaux, céréales, biscuits sont prohibés pendant Pessah. Un geste éminemment symbolique : ce qui fermente est associé à l’orgueil alors que la non-fermentation renvoie à la modestie.
Quelles sont les traditions associées à Pessah ?
Les traditions culinaires et les rites religieux symbolisent l’Alliance du peuple juif avec Dieu.
Au cours des deux premiers dîners rituels, appelés Séder, les familles consomment la « matza » (pain non levé).
Six aliments accompagnent ce repas rituel. Ils ont tous une signification :
A : les herbes amères qui renvoient aux conditions difficiles de l’esclavage,
B : le harosset (composé de vin, de figues et de fruits secs) qui rappelle le mortier des pyramides,
C : le légume non-amer comme symbole du renouveau (carotte ou pomme de terre par exemple),
D : le zeroa qui peut être un os pour rappeler l’agneau sacrifié,
E : l’œuf dur pour rappeler la destruction du temple de Jérusalem,
F : la salade romaine qui renvoie également à l’esclavage par son amertume.
A côté du plateau est disposée une assiette d’eau salée dans laquelle on trempe les herbes amères.
Lors du repas on lit un livret (l’Haggadah) qui permet de suivre les étapes précises de la commémoration.
Le premier et le dernier jour, il est interdit de travailler, d’utiliser des appareils électriques ainsi que de conduire.
Pâque dans la Bible.
Pâque (La célébration de la) par les Juifs
Au temps du Seigneur, les Juifs ne célébraient plus la Pâque exactement comme lors du départ d’Egypte, à la hâte et debout (Ex. 12, 11). Un repas assez long était partagé dans chaque maison.
Les membres de la famille et les invités étaient étendus sur des lits peu élevés : c’est ainsi que le disciple Jean était dans le sein de Jésus, penché sur sa poitrine (Jean 13, 23). Avec le chef de famille, on entourait la table sur laquelle se trouvait l’agneau rôti (dans un plat), des herbes amères, le pain sans levain et plusieurs coupes de vin. Le repas commençait par la participation à une première coupe de vin ; le chef de famille en buvait, puis la passait à tous les convives. Cette coupe n’est pas mentionnée dans les évangiles. On lisait ensuite dans les livres de Moïse divers passages se rapportant à la Pâque et à la sortie d’Egypte. C’est ainsi que les parents enseignaient leurs enfants à garder le souvenir de cette nuit mémorable (Ex. 12, 26, 42). On récitait alors les Psaumes 113 et 114. En célébrant l’œuvre glorieuse et magnifique de Dieu (Ps. 111, 3, 4), le peuple avait devant lui la délivrance du jugement et le passage de la Mer Rouge, mais aussi la traversée du Jourdain (Ps. 114, 3, 5).
Comment se passe le repas pascal
Le repas proprement dit commençait : on buvait la seconde coupe, puis on mangeait l’agneau avec du pain sans levain et des herbes amères.
Cette seconde coupe est la première mentionnée par les évangiles (Luc 22, 17).
Le Seigneur l’a donnée aux douze apôtres, en leur disant qu’il ne boirait plus du fruit de la vigne (symbole de joie), avant l’introduction du Royaume (Luc 22, 18).
Lors du dernier souper, Judas est sorti à ce moment-là, dans la nuit (Jean 13, 30). L’agneau mangé, on présentait aux convives la troisième coupe (la seconde mentionnée dans l’évangile) : c’est la coupe « après le souper » (Luc 22, 20). Sans en boire lui-même, le Seigneur l’a présentée à ses disciples, comme souvenir de sa mort sanglante, une figure de son sang versé à la croix (Marc 14, 24).
Le repas se terminait par la lecture en commun et le chant des Psaumes 115 à 118. Le récit des évangiles y fait probablement allusion dans cette parole : « Et ayant chanté un hymne, ils sortirent et s’en allèrent à la montagne des Oliviers » (Matt. 26, 30).
Pensons davantage à notre Sauveur chantant avec ses disciples les prophéties qui allaient s’accomplir en lui en cette nuit mémorable :
« Précieuse, aux yeux de l’Eternel, est la mort de ses saints » (Ps. 116, 15).
« Liez avec des cordes le sacrifice aux cornes de l’autel » (Ps. 118, 27).
Huit Pâques dans la Bible
1. L’institution de la pâque : (Ex. 12)
La pâque est une touchante figure du sacrifice de Christ, Agneau de Dieu. Le mot pâque implique l’idée de passer par-dessus.
Le sacrifice de l’agneau pascal et le signe de son sang sur les maisons des Israélites protégeaient le peuple contre le jugement des premiers-nés. Dieu passait par-dessus sans frapper (Ex. 12, 13,27).
L’agneau pascal, sans défaut, devait être mis en garde du dixième au quatorzième jour (peut-être une figure des quatre mille ans de la vie de l’homme sur la terre, d’Adam à Christ).
Le sacrifice de l’agneau intervenait entre les deux soirs ; aucun des os ne devait être cassé (Ex. 12, 46), prophétie merveilleusement réalisée en Christ malgré la brutalité et la méchanceté de l’homme à la croix (Jean 19, 36).
La chair, rôtie au feu, était mangée par le peuple, avec des pains sans levain et des herbes amères (Ex. 12, 8).
Le sang, recueilli dans un bassin, était placé avec un bouquet d’hysope sur les deux poteaux et le linteau des maisons d’Israël pour garantir contre le jugement des premiers-nés (Ex. 12, 7–13).
Israël commençait alors son voyage vers la terre promise et gardait le souvenir de cette nuit solennelle à travers toutes les générations (Ex. 12, 14, 42).
La Pâque, intimement liée à la fête des pains sans levain (les deux fêtes sont identifiées en Luc 22, 1) est la deuxième des sept fêtes à l’Eternel (Lév. 23, 5 ; Deut. 16, 1–8), immédiatement après le sabbat, repos de Dieu dans la création.
Elle forme la base de toutes les fêtes qui suivent, jusqu’à la fête des tabernacles, figure du repos éternel de Dieu dans la rédemption.
2. La pâque dans le désert : (Nom. 9, 1–14)
Célébrée dans le désert pour la première fois au premier anniversaire de la sortie d’Egypte – au quatorzième jour du premier mois, le mois d’Abib selon Nom. 9, 4-5 – dans le désert du Sinaï, et probablement la seule fois jusqu’à la traversée du Jourdain, autant que la Parole nous le révèle. Les provisions de la grâce sont ajoutées pour que la Pâque puisse se célébrer le second mois si le peuple n’était pas moralement en état de le faire au temps fixé (Nom. 9, 10-11).
3. La pâque à Guilgal après la traversée du Jourdain : (Jos. 5, 10-12)
Israël a traversé le Jourdain le dixième jour du premier mois de la quarante et unième année après la sortie d’Egypte. Il a célébré la Pâque à Guilgal au temps fixé, le quatorzième jour de ce premier mois (Abib). Le lendemain, la manne cesse et le peuple mange du cru du pays, du vieux blé et du grain rôti.
4. La pâque sous Ezéchias : (2 Chr. 30, 1,15–22)
Elle a été célébrée à Jérusalem par les deux tribus de Juda et de Benjamin, avec quelques représentants des dix tribus d’Israël qui avaient répondu à l’appel du roi par ses courriers (Aser, Manassé et Zabulon), au quatorzième jour du second mois (selon les dispositions de Nom. 9). Des sacrifices de prospérités – figure de l’acceptation du peuple devant Dieu sur la base du sacrifice – sont à leur place, en même temps que la Pâque et les pains sans levain.
5. La pâque sous Josias : (2 Chr. 35, 1,18-19)
Célébrée à Jérusalem le quatorzième jour du mois, la dix-huitième année du règne de Josias (les prophéties d’Ezéchiel sont rattachées à cette date). L’arche est placée dans le temple par les Lévites (2 Chr. 35, 3) qui représentent l’ensemble du peuple (2 Chr. 11, 13), et la Pâque est célébrée alors qu’on offre des holocaustes sur l’autel de l’Eternel.
Lors de ce dernier réveil du peuple avant la transportation, la Pâque est célébrée comme il n’y en avait pas eu de semblable depuis les jours de Samuel le prophète (v. 18), et comme aucun des rois d’Israël ne l’avait fait auparavant.
6. La pâque avec Esdras : (Esd. 6, 19–22)
L’autel de l’Eternel avait été rebâti sur son emplacement (Esd. 3, 2-3), les fondements du temple posés (3, 10), avec un mélange de joie et de tristesse ; enfin, la maison de Dieu achevée (malgré une attristante interruption) et dédicacée avec joie (6, 17).
La Pâque (moment où il convenait d’affliger son âme selon Deut. 16, 3) est célébrée dans la pensée de l’unité du peuple (Esd. 6, 17), avec la joie de Dieu réalisée dans la séparation des nations idolâtres.
7. La dernière pâque du Seigneur avec ses disciples : (Luc 22, 14–18)
Le Seigneur est monté trois fois à Jérusalem au cours de son ministère pour célébrer la pâque (selon les instructions de Deut. 16, 16) ; seule, la dernière pâque est rapportée dans les évangiles. Dans l’anticipation immédiate du sacrifice qu’il faisait de Lui-même, Christ institue à la fin de ce souper d’adieu avec ses disciples la cène, mémorial de son œuvre pendant son absence.
Maintenant, « notre pâque, Christ, a été sacrifiée » (1 Cor. 5, 7) et les chrétiens sont invités à célébrer la fête des pains sans levain, symbole d’une vie pratique exempte de souillure. La cène (1 Cor. 11) et la Table du Seigneur (1 Cor. 10) comportent des enseignements distincts donnés dans les épîtres.
8. La pâque millénaire : (Ezé. 45, 21)
Le souvenir de la mort de Christ, Agneau de Dieu, ne sera perdu :
Ni sur la terre, pendant les mille ans où sera déclaré ce que Dieu a fait (Nom. 23, 23 ; Ps. 22, 31)
Ni dans le ciel, où les saints célestes entoureront le Trône de l’Agneau qui se tient là, comme immolé (Apoc. 5, 6)
Fondement de toutes les bénédictions, la Pâque garde toute sa place, de même que la fête des tabernacles, enfin réalisée pour la joie du cœur de Christ dans ses rachetés terrestres (Soph. 3, 16).
Maintenant nous allons étudier la pâque (dite Chrétienne) et les raisons qui nous amènent à commémorer cet évènement
Le Seigneur est monté trois fois à Jérusalem au cours de son ministère pour célébrer la pâque (selon les instructions de Deut. 16, 16) ; seule, la dernière pâque est rapportée dans les évangiles. Dans l’anticipation immédiate du sacrifice qu’il faisait de Lui-même, Christ institue à la fin de ce souper d’adieu avec ses disciples la cène, mémorial de son œuvre pendant son absence.
Pourquoi faisons-nous pâque, pour nous rappeler le dernier repas du Seigneur avant sa mort et sa résurrection, Jésus nous a prescrit ce mémorial pour nous aider à comprendre la raison de sa mort offerte en sacrifice pour chacun de nous (1Corinthiens 5 : 7).
Les paroles lors du dernier repas du Christ avant sa mort et sa résurrection
Jésus désire manger la Pâque avec ses disciples avant de souffrir
Le déroulement du souper de la Pâque
La Cène, le repas du souvenir pour les rachetés du Seigneur
Jésus s’adressant à son Père
Le Fils de l’homme s’en va…
C’était le temps de la Pâque. Jésus, accompagné de ses disciples, était monté à Jérusalem. Sachant que le jour de son élévation au ciel allait bientôt s’accomplir, Il avait « dressé sa face résolument » pour se rendre à la ville « qui tue les prophètes et qui lapide ceux qui lui sont envoyés » (Luc 9 : 51 ; Matt. 23 : 37) et où devait s’accomplir ce qui concernait le Fils de l’homme (Matt. 20 : 17-19 ; Luc 18 : 31-33).
Le Fils de Dieu était venu du ciel dans ce monde, envoyé par le Père, et Il allait maintenant remonter au ciel, auprès du Père (Jean 16 : 27-28). « Venu de Dieu », Il s’en allait « à Dieu » (Jean 13 : 3). Il allait « passer de ce monde au Père » (v. 1). Mais son chemin de dépendance et d’obéissance totale à la volonté de Celui qui l’avait envoyé le conduisait à Jérusalem où Il allait donner sa vie sur la croix, « hors de la ville » (Jean 19 : 17 ; Héb. 13 : 12), avant d’être élevé « au-dessus de tous les cieux », à la droite de Dieu (Eph. 4 : 10 ; Héb. 10 : 12).
Les principaux sacrificateurs et les scribes cherchaient à se saisir de Jésus pour le faire mourir. Ils craignaient le peuple et ne voulaient pas l’arrêter pendant la fête (Matt. 26 : 1-5 ; Marc 14 : 1-2 ; Luc 22 : 1-2). Mais, si Christ devait être « livré entre les mains des hommes » afin qu’ils le fassent mourir, cependant Il s’est livré lui-même, au moment convenable, dans un plein dévouement et une entière obéissance à son Père, afin de Le glorifier. S’il s’est laissé prendre et lier à Gethsémané par ceux qui venaient contre Lui alors qu’Il aurait pu passer au milieu d’eux et s’en aller (voir Luc 4 : 30 ; Jean 10 : 39), c’était parce que « son heure » était venue (Jean 12 : 23 ; 17 : 1).
Si les Juifs l’ont livré et renié, toutefois Il a été « livré selon le dessein arrêté et la pré connaissance de Dieu » (Act. 2 : 23). Si Hérode, et Pilate, et Israël, et les nations se sont assemblés contre le saint serviteur de Dieu, toutefois, c’était pour faire « tout ce que ta main et ton dessein (la main et le conseil de Dieu) avaient déterminé à l’avance » (Act. 4 : 28).
Jésus désire manger la Pâque avec ses disciples avant de souffrir
Trois évangélistes décrivent ce qui s’est passé au soir de cette dernière pâque que le Seigneur a partagée avec ses disciples, selon le profond désir de son cœur (Luc 22 : 15) et à la suite de laquelle Il a institué le repas de la Cène.
Jean nous parle peu de la pâque et ne parle pas de la Cène, mais son évangile nous donne des informations qui nous permettent d’entrer - pour ainsi dire - dans la chambre haute. Alors que Jésus avait rassemblé. Trois évangélistes (des 3 « synoptiques » : Matthieu, Marc et Luc) Ses disciples sont autour de Lui en cette dernière soirée avant qu’il aille à la croix. Là, où il accomplirait pour la gloire de Dieu l’œuvre qu’Il Lui avait donnée à faire, Il porterait nos péchés, souffrirait l’abandon de son Dieu (Matt 27 : 46 ; Marc 15 : 34) et donnerait sa vie pour le salut éternel de ceux qui croiraient en Lui et en son œuvre expiatoire.
La pâque (Cène) du Seigneur est pour ses rachetés
Le souvenir de Lui-même et de son sacrifice.
Ainsi, « le premier jour des Pains sans levain, lorsqu’on sacrifiait la pâque », Jésus envoie Pierre et Jean préparer ce qu’il fallait pour la fête (Luc 22 : 7-13 ; Marc 14 : 12-16). Une « grande salle garnie » était déjà prête pour le Seigneur ; c’était une pièce à l’étage supérieur de la maison, souvent aménagée sur la terrasse, qui pouvait, entre autres usages, être meublée et servir de salle à manger privative. Là, le Seigneur va réunir ses chers disciples avant les souffrances qu’Il va endurer dans ce moment où, comme l’exprime un cantique, Il sera « seul sur la croix, buvant la coupe amère, sans qu’un cœur vienne répondre à son cri douloureux ».
Les disciples trouvent tout comme le Seigneur leur avait dit, et ils préparent là la Pâque (Marc 14 : 16 ; Luc 22 : 13). « Et le soir étant venu », « quand l’heure fut venue », Jésus vient avec les douze et se met à table avec eux (Matt. 26 : 20 ; Marc 14 : 12 ; Luc 22 : 14).
Le déroulement du souper de la Pâque
Le souper de la Pâque est prêt : l’agneau rôti, accompagné d’une sauce épaisse (qui représentait le mortier avec lequel les Israélites faisaient les briques en Egypte), le pain et les herbes amères, ainsi que plusieurs coupes de vin. Il y avait alors 4 coupes : elles ne faisaient pas partie des instructions données par Dieu, mais avaient été ajoutées par les rabbins.
Les convives s’étendaient chacun sur un lit bas entourant la table où la Pâque avait été apprêtée. Jean est tout prêt de son Seigneur. Judas, « celui qui allait le livrer » - le diable ayant saisi son cœur pour cela (Jean 13 : 2) - était sans doute aussi assez proche de Lui.
Quelle souffrance ajoutée au cœur du Seigneur en cet instant où l’ombre de la croix se faisait toujours plus présente (Ps. 41 : 9 ; Matt. 26 : 21 ; Marc 14 : 10, 11, 18 ; Luc 22 : 21-22 ; Jean 13 : 11, 18, 21-30) !
La contestation pour savoir qui est le plus grand
Alors qu’ils sont à table avec Jésus une contestation surgit entre les disciples afin de savoir lequel serait le plus grand (Luc 22 : 24-30).
Tel est le cœur de l’homme, qui pense à sa propre gloire dans la présence même de Celui à qui revient toute gloire et qui est infiniment au-dessus de tous et de tout, mais qui s’est « anéanti Lui-même, prenant la forme d’esclave » pour venir jusqu’à nous, puis s’est « abaissé Lui-même » jusqu’à la mort de la croix (Phil. 2).
Jésus nous montre comment devenir celui qui est le plus grand
Pendant le souper, Il va se mettre Lui-même aux pieds des disciples et leur montrer par l’exemple ce qu’est la vraie grandeur (Jean 13 : 3-11). « Or moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert » (Luc 22 : 27). Son abaissement constant est le témoignage de sa grandeur infinie. Puissions-nous apprendre de telles leçons de sa part !
Une fois les convives en place, le maître de la maison rendait grâces, buvait à une première coupe à laquelle tous participaient après lui (cette coupe n’est pas mentionnée dans les évangiles). Ensuite, tous se lavaient les mains avant de commencer le repas.
Puis on lisait dans les livres de Moïse les passages se rapportant à la Pâque et à la sortie d’Egypte. On récitait les Psaumes 113 et 114 (le « petit Hallel »), les deux premiers de la série des Psaumes 113 à 118, connus par les Juifs sous le nom de « grand Hallel » - (« prie Dieu », recueil de louanges). La lecture se terminait par une prière.
On buvait alors la deuxième coupe et on mangeait l’agneau, avec du pain sans levain et des herbes amères. Cette coupe est la première mentionnée en Luc 22 : 17 et le Seigneur n’en a pas bu - en Luc 22, les versets 14 à 18 se rapportent à la Pâque ; la cène du Seigneur est introduite au verset 19. Il ne pourra se réjouir en un Israël restauré que lorsqu’Il aura établi son Royaume. « Pendant qu’ils étaient en train de souper », Jésus s’est levé du repas, a déposé ses vêtements pour se ceindre d’un linge et a lavé puis essuyé les pieds de ses disciples, avant de se remettre à table (Jean 13 : 4-12).
Précieux service du Seigneur envers les siens afin de les maintenir dans sa communion dans le monde souillé dans lequel ils auraient à vivre ! Et Il nous invite à suivre son exemple les uns en faveur des autres (13 : 14) afin que nous puissions jouir pleinement de sa communion - ayant « une part avec Lui » (13 : 8) et pouvant aussi goûter la communion les uns avec les autres (voir 1 Jean 1 : 7).
A la fin du souper les convives prenaient tous un morceau de pain et des herbes amères, le trempaient dans la sauce et le mangeaient.
A ce moment, le Seigneur Jésus, troublé (profondément ému) dans son esprit par l’acte qu’allait accomplir Judas (Jean 13 : 21 ; voir Ps. 41 : 9), annonce aux disciples que l’un d’entre eux allait Le livrer.
Les disciples se sentent tous capables d’accomplir un tel geste - et tel est notre cœur naturel (Matt. 26 : 22 ; Marc 14 : 19 ; Luc 22 : 23 ; Jean 13 : 22).
Dans son évangile, Matthieu nous donne la réponse du Seigneur aux disciples qui L’interrogent avec anxiété, Lui demandant tous, « Seigneur, serait-ce moi ? ». Il leur dit que Lui-même allait volontairement vers la mort dans la pleine obéissance du Serviteur de l’Eternel et selon tout ce qui était mentionné de Lui dans les Ecritures. Mais Judas, qui livrait le Fils de l’homme, se dirigeait tout droit vers les conséquences éternelles de son acte terrible (Matt. 26 : 24-25 ; Marc 14 :21).
Jean nous rapporte que Pierre lui fait signe - car il était tout proche de Jésus - de Lui demander quel serait celui qui allait le livrer. Jean se penche sur la poitrine du Seigneur et reçoit la réponse quant à la manière dont le traître serait démasqué (Jean 13 : 21-30 ; voir Matt. 26 : 23, 25). Cependant les disciples ne semblent pas avoir compris qu’il s’agissait de Judas (Jean 13 : 27-29).
Lorsque le maître de maison donnait à l’un des convives le morceau trempé dans le plat, c’était un gage d’affection envers celui qui le recevait. C’est ce morceau que le Seigneur Jésus a donné à Judas ; l’ayant reçu, celui-ci est sorti aussitôt dans la nuit, saisi par Satan (Jean 13 : 30) - nuit physique, mais aussi affreuse nuit morale dans le cœur de cet homme et de ceux qu’il allait rencontrer pour leur livrer son maître.
Ce n’est qu’après le départ de Judas que Jésus, va pouvoir révéler les secrets de son cœur à ceux qui avaient « persévéré avec Lui dans ses épreuves » (Luc 22 : 28), ceux qui composaient ce cercle intime autour de Lui dans ces derniers instants avant qu’il reste soit seul (Jean 16 : 32).
« Maintenant » dit le Seigneur, « le fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en Lui » (Jean 13 : 31).
Par sa mort, Il allait glorifier Dieu dans un monde où régnait le péché. Il allait quitter ce monde et retourner au Père, mais en « accomplissant sa mort » - sa « sortie », ou son « départ » - à Jérusalem (voir Luc 9 : 31).
Ces dernières paroles de Jésus se sont certainement gravées dans leurs cœurs. Combien elles ont été encourageantes et profondément instructives pour les disciples alors, et surtout par la suite lorsque le Seigneur n’était plus avec eux.
La Cène (Pâques), le repas du souvenir pour les rachetés du Seigneur
La fin du souper de la Pâque était marquée par une troisième coupe dont tous les convives buvaient. C’est « la coupe… après le souper » mentionnée en Luc 22 : 20. Après le départ de Judas, le Seigneur Jésus, en-dehors du rituel de la Pâque, prend un pain et, après avoir béni (ou rendu grâces), Il le rompt et le donne à ses disciples pour qu’ils le mangent.
En le leur tendant, Il leur dit : « Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi ».
En Israël, on avait l’habitude de rompre le pain et de boire la coupe des consolations au sujet d’un mort (voir Jér. 16 : 7).
Puis Jésus prend la coupe qui suivait le souper de la Pâque, rend grâces à nouveau et la donne aux disciples en leur disant : « Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est versé pour vous » (Luc 22 : 20) ; « Buvez-en tous » (Matt. 26 : 28).
Et Marc nous dit : « et ils en burent tous » (Marc 14 : 23). Le Seigneur institue ainsi simplement le nouveau repas qui remplace désormais celui de la Pâque, le repas du souvenir pour les siens, en mémoire de Lui jusqu’à ce qu’Il vienne du ciel pour prendre auprès de Lui ceux qu’il a aimés et pour lesquels Il a donné sa vie. « Notre pâque, Christ, a été sacrifiée », rappellera l’apôtre Paul (1 Cor. 5 : 7).
C’est une œuvre accomplie, achevée, scellée par Jésus Lui-même sur la croix : « C’est accompli » (Jean 19 : 30) ; une œuvre dont les croyants ont le privilège de se souvenir selon que le Seigneur l’a désiré pour eux en cette nuit où Il a été livré. Tout ce qui a trait à la Pâque est mis de côté par le Seigneur Jésus et remplacé par le repas en mémoire de Lui, la cène du Seigneur.
Jésus s’adressant à son Père
La fête se terminait par une lecture en commun et le chant des Psaumes 115 à 118, deuxième partie du « Hallel ». On buvait ensuite une quatrième coupe de vin pour clôturer la fête. Nous lisons dans les évangiles : « après avoir chanté un hymne, ils sortirent et allèrent au mont des Oliviers… en un lieu appelé Gethsémané » (Matt. 26 : 30,36 ; Marc 14 : 32 ; Luc 22 : 39).
Avant de quitter la chambre haute, le Seigneur Jésus se tourne vers son Père par la prière. Cette prière du Fils remettant ses disciples au Père nous a été conservée dans la Parole, dans le chapitre 17 de l’évangile de Jean. « Nous n’avons pas ici, comme on le dit quelquefois, la prière sacerdotale du Seigneur. L’épître aux Hébreux nous présente le Seigneur comme notre grand souverain sacrificateur.
Mais ici, dans l’évangile selon Jean, le souverain sacrificateur ne s’adresse pas à Dieu, mais le Fils s’adresse au Père. Cela va beaucoup plus loin. C’est Dieu le Fils, qui parle à Dieu le Père, et les disciples écoutent. Ils sont certes les objets de la prière du Seigneur ; mais ce qu’il dit va infiniment au-delà de ses soins comme souverain sacrificateur ».
Quelle grâce que nous soyons de ceux qui sont aimés du Père et qui appartiennent à Jésus ! Il nous présente à son Père afin que nous soyons gardés du monde où nous avons à vivre, jusqu’à ce que Lui-même nous fasse entrer dans les places préparées auprès de Lui, dans la maison du Père.
Le Fils de l’homme s’en va…
Enfin, « ayant dit cela, Jésus s’en alla avec ses disciples de l’autre côté du torrent du Cédron, où se trouvait un jardin, dans lequel Il entra, Lui et ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait aussi l’endroit… » (Jean 18 : 1-2).
Ainsi « le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet » (Matt. 26 : 24) dans les Ecritures, pour laisser (litt. : déposer) sa vie sur la croix, obéissant au commandement de son Père (Jean 10 :18).
Et maintenant, tout est accompli. Après avoir souffert sur la croix, Jésus est ressuscité et glorifié à la droite du Père, et ceux qui Lui appartient, achetés pour Dieu par son sang (Apoc. 5 : 9), attendent son appel pour entrer dans sa présence au ciel.
En attendant que la « bienheureuse espérance » (Tite 2 : 13) de son retour se réalise, notre précieux Sauveur adresse à nos cœurs une douce invitation : « Faites ceci en mémoire de moi ». Puissions-nous y répondre avec amour et reconnaissance, en participant au pain et à la coupe de la Cène, nous souvenant ainsi de Lui – jusqu’à ce qu’Il vienne !
« Que rendrai-je à l’Eternel pour tous les biens qu’Il m’a faits ? Je prendrai la coupe du salut, et j’invoquerai le nom de l’Eternel » (Ps. 116 : 12-13)
Quelles sont les Preuves de la Résurrection de Jésus.
1. La résurrection de Jésus Le Christ.
Jésus dit : « Je suis la résurrection et la vie. » Jean 11 :25
La résurrection de Jésus Le Christ est la doctrine de chaque disciple, la foi de chaque véritable croyant, le courage de chaque martyr, le thème central de la prédication biblique, la puissance du véritable chrétien.
Luc, le rédacteur du livre des Actes, nous dit que nous avons "plusieurs preuves" de sa résurrection (Actes 1: 3). La version King James anglaise traduit plus précisément ce texte par "beaucoup de preuves infaillibles". Regardons maintenant à ces preuves.
1.1 Les preuves données aux témoins visuels de cet événement :
1) Après Sa mort Il apparut d'abord à Marie de Magdala. Jean 20 :11-18
2) Il apparut aux femmes qui revenaient du sépulcre. Mat. 28 :5-10
3) Il apparut à Pierre. Luc 24 :34
4) Il apparut à deux disciples sur le chemin d'Emmaüs. Luc 24 :13-31
5) Il apparut aux apôtres, Thomas n'étant pas présent. Jean 20 :19-25
6) Il apparut encore aux apôtres, Thomas présent. Jean 20 :24-29
7) Il apparut à sept d'entre eux près du lac de Tibériade. Jean 21 :1-23
8) Il apparut à environ 500 frères à la fois. 1 Corinthiens 15 :6
9) Il apparut à Jacques. 1 Corinthiens 15 :7
10) Il apparut à nouveau aux onze apôtres. Matthieu 28 :16-20.
11) Il apparut à Etienne, le premier martyr. Actes 7 :55.
12) Il apparut à Paul sur le chemin de Damas. Actes 9 :3-6 ; 1 Cor. 15 :8.
1.2 les preuves qui découlent des circonstances et de l'histoire.
1.2.1 Le changement qui apparut dans la vie des premiers disciples après la résurrection. Quand Jésus fut arrêté dans le jardin de Gethsémané « tous les disciples L'abandonnèrent, et prirent la fuite » Matthieu 26 :56. Depuis ce moment jusqu'après la résurrection les disciples vécurent dans la peur. Ils ne croyaient pas qu'il ressusciterait des morts ; « Car ils n'avaient pas encore compris l'Écriture, portant qu'il fallait que Jésus ressuscitât des morts. » Jean 20 :9 Si Jésus n'était pas ressuscité, la croix aurait été la fin du christianisme. Après la mort de Jésus nous trouvons les disciples isolés, rejetés, découragés, et vaincus. La mort de Jésus ne signifiait qu'une seule chose pour eux : la fin. Puis, quelques jours après sa mort, ils passèrent de la peur à un courage illimité. Ensuite, ils se réjouirent dans la persécution (Actes 5 :40-42). Ils choisirent la mort avec la foi au Christ ressuscité plutôt que de renier cette foi et être relâchés (Hébreux 11 :35). Plusieurs de ces témoins visuels moururent martyrs parce qu'ils ont prêché la résurrection de Jésus-Christ. Ils étaient heureux de mourir pour le Christ vivant car ils avaient les preuves infaillibles de sa résurrection.
Comment expliquer l'extraordinaire changement qui survint dans leur vie quelques jours après la mort de Christ ? La seule réponse logique est qu'ils contemplèrent les preuves infaillibles qu'il était ressuscité et vivant pour toujours. Ils le virent, parlèrent avec lui, le touchèrent et ils ont même eu l'occasion de manger avec lui.
1.2.2 L'Église Primitive a commencé ses réunions d'adoration "le premier jour de la semaine" car c'était le jour de la résurrection. Il faut préciser que dans la Bible le septième jour étant le samedi, c'est bien le dimanche qui est le premier jour de la semaine. Ce n'était pas une loi, mais c'est spontanément qu'ils mirent ce jour à part (Actes 20 :7). Depuis près de deux mille ans, L'Église se réunit le dimanche pour adorer Dieu.
1.2.3 Les premiers chrétiens allèrent partout annoncer la résurrection de Jésus.
« Les apôtres rendaient avec beaucoup de force témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus. Et une grande grâce reposait sur eux tous ». Actes 4 :33
L'apôtre Pierre a prêché avec confiance…
« Hommes Israélites, écoutez ces paroles ! Jésus de Nazareth, cet homme à qui Dieu a rendu témoignage devant vous par les miracles, les prodiges et les signes qu'il a opérés par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes ; cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l'avez crucifié, vous l'avez fait mourir par la main des impies. Dieu l'a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu'il n'était pas possible qu'il soit retenu par elle.
Car David dit de lui :
Je voyais constamment le Seigneur devant moi, Parce qu'il est à ma droite, afin que je ne sois point ébranlé. Aussi mon coeur est dans la joie, et ma langue dans l’allégresse ; Et même ma chair reposera avec espérance, Car tu n'abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts, Et tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption. Tu m'as fait connaitre les sentiers de la vie, Tu me rempliras de joie par ta présence. Hommes frères, qu'il me soit permis de vous dire librement, au sujet du patriarche David, qu'il est mort, qu'il a été enseveli, et que son sépulcre existe encore aujourd'hui parmi nous. Comme il était prophète, et qu'il savait que Dieu lui avait promis avec serment de faire assoir un de ses descendants sur son trône, c'est la résurrection du Christ qu'il a prévue et annoncée, en disant qu'il ne serait pas abandonné dans le séjour des morts et que sa chair ne verrait pas la corruption. C'est ce Jésus que Dieu a ressuscité ; nous en sommes tous témoins ». Actes 2 :22-32
« Ceux qui avaient été dispersés allaient de lieu en lieu, annonçant la bonne nouvelle de la parole ». Actes 8 :4
1.2.4 La tombe est vide : Si Jésus n'était pas vivant, qu'est-il arrivé à son corps ? Les gardes romains furent payés pour dire « ses disciples sont venus de nuit le dérober, pendant que nous dormions. »
Matthieu 28 :12,13
Premièrement, étant donné leur fuite et leur peur, les disciples n'auraient pas eu le courage de voler le corps. Ensuite s'ils l'avaient volé le corps comment expliquer que beaucoup d'entre eux moururent comme martyrs ? En face d'une mort horrible, l'un d'entre eux aurait certainement révélé l'endroit où se trouvait le corps volé, afin de sauver sa vie.
Deuxièmement, personne ne fut arrêté ou questionné pour le vol du corps de Jésus. Il est évident que le gouverneur ne crut pas l'histoire des gardes.
Troisièmement, le garde qui dormait pendant sa veille pouvait être mis à mort pour cette faute. Le gouverneur n'arrêta ni ne condamna aucun soldat, probablement parce que cette histoire ne lui parut pas crédible.
Aucun soldat n'avouerait de lui-même qu'il a dormi à son poste sans avoir des garanties qu'il n'y aurait pas de conséquence. Le gouverneur a certainement reçu des informations, ou a compris que quelqu'un a convaincu les soldats de dire cela. En tout cas, il n'a pas prêté attention à leur récit.
Quatrièmement, si les gardes étaient endormis comment pouvaient-ils affirmer que c'étaient les disciples qui avaient volé le corps ?
Cinquièmement, si, au contraire, c'étaient des ennemis de Jésus qui avaient subtilisé le corps, ils auraient pu produire la preuve que les déclarations des premiers chrétiens au sujet de la résurrection étaient fausses. Ils auraient ainsi pu mettre fin au christianisme avant même qu'il ne commence à se développer.
1.2.5 Les vêtements funéraires trouvés dans sa tombe vide sont une preuve supplémentaire de sa résurrection (Jean 20 :1-10). Si quelqu'un avait volé le corps, celui-ci étant enveloppé de bandes, il ne les aurait pas défaites et laissées sur place. Or, Jean a vu les bandes de tissus à terre. L'apôtre vit les bandes sur place non déroulées. C'est pourquoi « il vit et il crut » Jean 20 :8. Qu'a-t-il vu ? Et pourquoi crut-il en la résurrection ? Il vit le miracle. Il comprit à ce moment-là que Jésus était ressuscité parce que c'était évident d'après la position des bandes. Quand Jésus ressuscita, il passa au travers des bandes qui étaient sur son corps, les laissant s'aplatir dans la même position. Les bandes corporelles n'ont pas été déroulées ! Et elles ont été laissées sur place. Voilà pourquoi la résurrection parue évidente aux yeux de l'Apôtre Jean. De plus, Jésus prit soin de plier le linge qui était sur sa tête, et le mis dans un endroit à part. Des voleurs, n'auraient certainement pas pris un tel soin. Ces linges funéraires furent laissés dans la tombe comme des preuves infaillibles de la résurrection de Jésus-Christ.