Orgueil pour introduction Tod

Table des matières

Orgueil pour introduction Tod. 1

Introduction : 2

Matthieu 4 : 1-11 ; Luc 4 : 4-13. 2

Luc : 2

Matthieu : 3

Ozias : la tentation de l’abus de pouvoir (2 Ch 26.16–21). 3

!. 4

Ezéchias le roi montre tous ses biens : 2 rois 10 : 12-16. 5

Ne donnez pas vos perles aux pourceaux : Matthieu 7 : 6. 5

Orgueil Dictionnaire Biblique Westphal 6

Nebucadnetsar : Daniel 4 : 1-37. 8

Le roi Belschatsar. 10

Tu n’as pas humilié ton cœur quoique tu saches ces choses. 11

Où est né l’orgueil ?. 12

Ezéchiel 28 : 1-19. 12

Le roi de Babylone : Ésaïe 14 : 12-20. 13

Orgueil est un péché odieux à l’Eternel, mais aussi à Jésus-Christ. 14

Superbe :  Dictionnaire encyclopédique de la Bible de Augustin Calmet. 14

Conclusion : 15

Bibliographie : 15

Introduction :

Trois lettres pour trois fléaux, pour ceux qui sont nés dans les années 40 ou 50 ; O.A.S. à une signification précise celle de l’organisation de l’armée secrète. C’était une organisation politico-militaire secrète proche de l’extrême droite crée le 11 février 1961 pour la défense de la présence française en Algérie. Cela voudrait que ce sigle à 50 ans. Mais il ne s’agit pas de cela. Le sigle dont je veux vous parler à une ancienneté de plus de 5000 ans. Il a démarré, quand Lucifer s’est séparé de Dieu emmenant avec lui un tiers des anges. L’orgueil était né. Les autres éléments viendront après.

Pourquoi cette exhortation avec ce thème ?

Pour trois raisons :

La première pour avertir que l’adversaire ne veut pas nous laisser témoigner du salut en Christ sans essayer d’anéantir ou en tous cas diminuer l’impact de celui-ci celui-ci par certaines de nos attitudes qui sont totalement contraires aux recommandations du christ.

La deuxième est de faire connaître les éléments susceptibles de nous induire en tentation. Dans le cas de chrétiens nés de nouveau et baptisés du Saint Esprit ce sera le plus souvent ; L’orgueil en premier, L’argent en second et le sexe en troisième.

La troisième raison est de prévenir sur la façon de faire de l’adversaire, en lisant dans l’écriture inspirée de Dieu, certains textes.

Lucifer connaît nos besoins de reconnaissance, de sécurité et nos besoins physiologiques. Il s’en servira pour nous tenter et nous amener à chuter, si nous lui laissons la possibilité de la faire. Comme dit : 1Pierre 5 : 8 ; soyons prudent le Diable tourne autour de nous pour savoir qui il va dévorer. Christ lui-même a été tenté en toutes choses : Hébreux 4 :15

Matthieu 4 : 1-11 ; Luc 4 : 4-13

Luc :

1 Jésus, rempli du Saint-Esprit, revint du Jourdain, et il fut conduit par l’Esprit dans le désert,

2 où il fut tenté par le diable pendant quarante jours. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, après qu’ils furent écoulés, il eut faim.

3 Le diable lui dit : Si tu es Fils de Dieu, ordonne à cette pierre qu’elle devienne du pain.

4 Jésus lui répondit : Il est écrit : L’Homme ne vivra pas de pain seulement.

5 Le diable, l’ayant élevé, lui montra en un instant tous les royaumes de la terre,

6 et lui dit : Je te donnerai toute cette puissance, et la gloire de ces royaumes ; car elle m’a été donnée, et je la donne à qui je veux.

7 Si donc tu te prosternes devant moi, elle sera toute à toi.

8 Jésus lui répondit : Il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.

9 Le diable le conduisit encore à Jérusalem, le plaça sur le haut du temple, et lui dit : Si tu es Fils de Dieu, jette-toi d’ici en bas ;

10 (4-9) car il est écrit : (4-10) Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet, Afin qu’ils te gardent ;

11 et : Ils te porteront sur les mains, De peur que ton pied ne heurte contre une pierre.

12 Jésus lui répondit : Il est dit : Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu.

13 Après l’avoir tenté de toutes ces manières, le diable s’éloigna de lui jusqu’à un moment favorable.

Matthieu :

1 Alors Jésus fut emmené par l’Esprit dans le désert, pour être tenté par le diable.

3 Le tentateur, s’étant approché, lui dit : Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains.

4 Jésus répondit : Il est écrit : L’homme ne vivra pas de pain 2 Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim.

Seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.

5 Le diable le transporta dans la ville sainte, le plaça sur le haut du temple,

6 et lui dit : Si tu es Fils de Dieu, jette-t’en bas ; car il est écrit : Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet ; Et ils te porteront sur les mains, De peur que ton pied ne heurte contre une pierre.

7 Jésus lui dit : Il est aussi écrit : Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu.

8 Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire,

9 et lui dit : Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m’adores.

10 Jésus lui dit : Retire-toi, Satan ! Car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.

Ozias : la tentation de l’abus de pouvoir (2 Ch 26.16–21)

Ozias, fils d’Amatsia, « fit ce que l’Eternel considère comme juste, imitant en tout point son père Amatsia » (26.4). Le verset suivant nuance cette affirmation : « Il s’attacha à Dieu tant que vécut Zacharie qui lui enseignait comment révérer Dieu. Aussi longtemps qu’il resta attaché à l’Eternel, Dieu lui accorda la réussite ». « Dieu l’assista dans la lutte contre les Philistins, contre les Arabes établis à Gour-Baal, et contre les Maronites. Les Ammonites lui payèrent un tribut et sa renommée se répandit au loin jusqu’en Egypte, car il était devenu extrêmement puissant » (v. 7–8). Le pays prospéra économiquement (v. 10) et militairement (v. 11–15). « Ainsi, sa renommée s’étendit au loin, car il fut merveilleusement aidé jusqu’à ce qu’il soit devenu puissant » (v. 15c).

« Mais lorsqu’il fut devenu puissant, son cœur se gonfla d’orgueil, ce qui entraîna sa perte. Il fut rebelle à l’Eternel son Dieu car il pénétra dans son Temple pour offrir des parfums sur l’autel des parfums » (v. 16). L’office royal ne lui suffisait plus, il voulait y joindre l’office sacerdotal. Les prêtres le reprirent, alors il se mit en colère contre eux. Dieu le frappa d’une lèpre qui resta attachée à lui jusqu’à sa mort, de sorte qu’il dut passer les dernières années de sa vie dans une « maison d’isolement ».

Pour combien d’hommes et de femmes – et même de serviteurs de Dieu – on pourrait répéter ce verset 16 ! L’abus de pouvoir est l’une des tentations les plus courantes chez ceux qui ont déjà certains pouvoirs. On le voit sur le plan politique où des règlements ont essayé de limiter les mandats des responsables – pour constater assez souvent que ceux qui sont atteints par la limite fixée à leur mandat essaient de transgresser la règle et de s’accrocher à leur poste. D’autres essaient, comme Ozias, d’étendre les compétences de leur pouvoir au-delà de ce qui leur a été fixé, quitte à empiéter sur le domaine du voisin. Car le pouvoir agit un peu comme une drogue qui grise ceux qui l’exercent. Ce n’est pas pour rien que l’on dit que « le pouvoir corrompt – et le pouvoir absolu corrompt absolument ».

!

2 Ch 13 à 16 rapportent tous les hauts faits d’Asa en l’honneur de l’Eternel. « Sous le règne d’Asa, le pays connut dix ans de paix. Asa fit ce que l’Eternel son Dieu considère comme bien et juste. Il demanda aux Judéens de s’attacher à l’Eternel, le Dieu de leurs ancêtres, et d’obéir aux commandements de la Loi » (1 Ch 14.1–3). Grâce à l’Eternel, il remporta des victoires en réponse à sa prière (14.10), il renouvela l’alliance avec l’Eternel (chap. 15) et entreprit des réformes religieuses. Il n’hésita même pas à destituer sa grand-mère de son rang de reine-mère parce qu’elle avait dressé une stèle idolâtre. Il fut le réformateur du pays de Juda.

Pendant 36 ans, il servit l’Eternel. Puis vint la crise. Devant les menaces de guerre du roi d’Israël, au lieu de s’appuyer sur l’Eternel comme par le passé, il chercha de l’aide auprès du roi païen Ben Hadad de Syrie. Il lui envoya même de l’argent et de l’or pris dans le Temple de l’Eternel.

Lorsqu’il revint victorieux de la guerre contre Israël, le prophète Hanani le reprit parce qu’il avait mis sa confiance dans le roi païen et non en l’Eternel. Au lieu de prendre ce message à cœur et de s’humilier, il fit jeter le prophète en prison.

« La trente-neuvième année de son règne, Asa tomba gravement malade et il souffrit grandement des pieds ; toutefois, même pendant sa maladie, il ne s’adressa pas à l’Eternel mais seulement aux guérisseurs » (16.12). Après 36 années de bons et loyaux services de l’Eternel, Asa fit naufrage quant à la foi parce qu’il refusa de s’humilier.

Dans toute vie d’enfant de Dieu arrive un temps de crise. Comment y réagir ? Le nombre d’années de fidélité au Seigneur n’évite pas les épreuves et ne donne aucune garantie quant à son issue. La faute d’Asa fut de s’associer au le monde sans Dieu. L’apôtre Paul nous avertit : « Ne vous mettez pas avec des incroyants sous un joug qui n’est pas celui du Seigneur. En effet, ce qui est juste peut-il s’unir à ce qui s’oppose à sa loi ? La lumière peut-elle être solidaire des ténèbres ? Le Christ peut-il s’accorder avec le diable ? Que peut avoir en commun le croyant avec l’incroyant ? Quel accord peut-il exister entre le Temple de Dieu et les idoles ? Car nous sommes, nous, le Temple du Dieu vivant. Dieu lui-même l’a dit : J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux. Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. C’est pourquoi : Sortez du milieu d’eux, Séparez-vous d’eux, dit le Seigneur. N’ayez pas de contact avec ce qui est impur, alors je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur, le Tout-Puissant » (2 Co 6.14–18).

Pourtant, Hanani avait transmis à Asa une merveilleuse promesse : « L’Eternel parcourt toute la terre du regard pour soutenir ceux dont le cœur est tourné vers lui sans partage » (16.9a) ; mais comme Asa ne remplissait pas cette condition, le prophète fut obligé d’ajouter : « Tu as agi comme un insensé, et à cause de cela, tu ne cesseras plus d’être en guerre ».

Ezéchias le roi montre tous ses biens : 2 rois 10 : 12-16

12 En ce même temps, Berodac-Baladan, fils de Baladan, roi de Babylone, envoya une lettre et un présent à Ezéchias, car il avait appris la maladie d’Ezéchias.

13 Ezéchias donna audience aux envoyés, et il leur montra le lieu où étaient ses choses de prix, l’argent et l’or, les aromates et l’huile précieuse, son arsenal, et tout ce qui se trouvait dans ses trésors : il n’y eut rien qu’Ezéchias ne leur fît voir dans sa maison et dans tous ses domaines.

14 Esaïe, le prophète, vint ensuite auprès du roi Ezéchias, et lui dit : Qu’ont dit ces gens-là, et d’où sont-ils venus vers toi ? Ezéchias répondit : Ils sont venus d’un pays éloigné, de Babylone.

15 Esaïe dit encore : Qu’ont-ils vu dans ta maison ? Ezéchias répondit : Ils ont vu tout ce qui est dans ma maison : il n’y a rien dans mes trésors que je ne leur aie fait voir.

Ne donnez pas vos perles aux pourceaux : Matthieu 7 : 6

 

6 Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent.

Kuen, A. (2009). Face à la tentation : Comment y résister ? (1ère édition, p. 57–59). St-Légier, Suisse : Éditions Emmaüs.

Kuen, A. (2009). Face à la tentation : Comment y résister ? (1ère édition, p. 59–61). St-Légier, Suisse : Éditions Emmaüs.

Orgueil Dictionnaire Biblique Westphal

L’Ancien Testament revient sans cesse sur l’orgueil et n’emploie pas moins de douze mots pour le désigner. On voit par-là qu’il lui attribue une capitale importance et qu’il en connaît la complexité. L’orgueil est un amour déréglé de soi-même ; il est l’état d’un homme qui se surfait, s’admire dans ses œuvres, se prête des qualités qu’il n’a pas et qui s’ingénie pour que les autres partagent l’opinion qu’il a de lui-même. Murray a dit : « L’humilité n’est pas tant une vertu entre d’autres que la racine de toutes les vertus » ; on peut dire de même que l’orgueil n’est pas tant un vice entre d’autres que la racine de tous les vices. L’humilité exhale un parfum qui donne du prix à toutes les vertus ; l’orgueil porte en lui un ferment qui fait éclore tous les vices. L’envie, c’est l’orgueil ne pouvant prendre son parti des avantages d’autrui ; la colère nous montre l’orgueil réagissant contre ce qui lui résiste ; la jalousie naît de l’insupportable impression produite sur l’orgueil par une supériorité qui s’impose ; le mensonge lui-même n’est bien souvent que l’orgueil qui se couvre et se masque, espérant par son faux visage retenir l’estime qu’il ne mérite pas. On a observé que personne autant que l’orgueilleux n’aime à faire parade de son humilité et des exigences de sa conscience. Cette parade, qui est contredite par leur allure hautaine et par leurs mesquins partis pris, attira aux pharisiens l’apostrophe de Jésus : « Hypocrites (ou comédiens), vous vous faites des mines accablées, vous vous composez des visages exténués par le jeûne… Vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat… Vous payez la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin, et vous laissez de côté ce qu’il y a de plus important dans la loi : la justice, la miséricorde, la bonne foi, l’amour de Dieu » (Matthieu 6 et Matthieu 23).

« L’orgueil, dit La Rochefoucauld, n’est jamais mieux déguisé et plus capable de tromper que lorsqu’il se cache sous la figure de l’humilité. »

On voit les ravages que cause l’orgueil dans la vie morale. Dans la vie religieuse, où l’humilité est l’introductrice de la grâce, les effets de l’orgueil sont plus redoutables encore. Il est à l’âme ce que la lèpre est au corps, il enlaidit, il ronge, il tue, c’est pourquoi l’on rencontre des hommes qui, au début de leur carrière chrétienne, exerçaient par leur enthousiasme une véritable attirance, mais qui, parvenus à une situation où l’orgueil guette les âmes mal assurées, ont perdu peu à peu leurs qualités spirituelles et jusqu’à la flamme de leur regard.

Après ces observations générales on comprendra le rôle que l’orgueil joue dans la Bible et l’insistance que met celle-ci à prémunir les croyants contre l’orgueil. Dès ses premières pages, elle nous avertit que l’habileté de l’infernal suggesteur fut d’ensemencer d’orgueil le cœur vierge du premier couple humain : « Vous serez comme des dieux ! » L’orgueil ayant levé a produit la convoitise ; celle-ci a provoqué la désobéissance et l’homme a été chassé du Paradis (Genèse 3). Dans tout son effort pour sauver l’humanité perdue, Dieu se heurte à l’orgueil. Prophètes, psalmistes et sages dénoncent l’orgueil comme un compagnon de la méchanceté (Job 20.6 ; Job 35.12 ; Psaumes 31.19 ; Psaumes 73.6 ; Psaumes 119.51 ; Psaumes 123.4 ; Proverbes 21.24) et de la sottise (Proverbes 14.3 ; Psaumes 59.13) ; ils lui donnent pour conséquences la honte, l’humiliation, les divisions, l’effusion du sang, la ruine (Proverbes 11.2 ; Proverbes 29.23 ; Proverbes 13.10 ; Proverbes 16.18) ; ils proclament que Dieu le hait (2 Rois 19.28 ; Ésaïe 37.29 ; Proverbes 8.13 ; Proverbes 16.5 ; Amos 6.8) et en tirera vengeance (Deutéronome 17.12 et suivants, Psaumes 119.21 ; Psaumes 31.24, cf. Psaumes 94.2 ; Psaumes 119.78 ; Psaumes 119.122 ; Ésaïe 13.11 ; Ésaïe 2.12 ; Osée 7.10 ; Jérémie 13.9-17 ; Ézéchiel 7.10 ; Ézéchiel 7.24 ; Ézéchiel 16.56 etc.). On sent que pour les prophètes toute la destinée de l’homme et en particulier du peuple élu se joue entre les deux pôles : humilité et orgueil.

Les Apocryphes font aussi une large part à l’orgueil (cf.  2 Macchabées 5.21 ; 2 Macchabées 9.7 ; 2 Macchabées 9.11 ; 2 Macchabées 15.6, Tobit 4.13 ; Sagesse 5.8 ; Siracide 13.20 ; Siracide 15.8 etc.). Siracide 10 renferme une saisissante description de l’orgueil qui paraît avoir inspiré un passage du Magnificat (cf.  Siracide 10.14 et suivants et Luc 15.1 et suivants). Jésus par son attitude à l’égard des pharisiens sanctionne la révélation de l’Ancien Testament. Son discours de Matthieu 23 n’est qu’un réquisitoire, et combien brûlant, contre les péchés de l’orgueil. L’orgueil des pharisiens les a empêchés d’aller au baptême de Jean-Baptiste ; c’est pourquoi, dit Jésus, « ils ont rendu inutile à leur égard le dessein de Dieu » (Luc 7.30, cf. Luc 15.1). L’orgueil suggère à l’homme infirme qu’il est bien portant, au pécheur qu’il est juste ; Jésus déclare : « Ceux qui sont en santé n’ont pas besoin de médecin mais ceux qui se portent mal. Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs » (Marc 2.13-17). La parabole du pharisien et du péager est ici le texte classique : (Luc 18.9-14) « Ô Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes ». Celui de qui l’orgueil s’est à ce point haussé n’a pas de prochain. Trop distant pour compatir à la peine des autres, n’attendez pas qu’il s’accuse où qu’il cède : s’il s’avouait faillible il se diminuerait. L’orgueil installe le cœur dans l’atmosphère des résistances. L’orgueil est le grand isolant. S’il nous isole des autres, comment ne nous isolerait-il pas de Dieu dont on ne peut approcher qu’à travers l’atmosphère de la grâce. « Quiconque s’élève sera abaissé. »

Les apôtres tiennent, sur ce point, le même langage que l’Ancien Testament et Jésus. Jacques et Pierre citant Proverbes 3.34 d’après les LXX s’accordent à dire : « Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles » (Jacques 4.6 ; 1 Pierre 5.5). Jean, se référant au récit de la chute (Genèse 3.6), écrit : « La convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie ne viennent pas du Père mais du monde, or le monde passe… » (1 Jean 2.16 et suivant). On pouvait s’attendre à ce que Paul, l’apôtre de la grâce, fût impitoyable pour l’orgueil (Romains 1.30 ; 2 Timothée 3.2 et suivants, cf. 1 Timothée 6.4 ; 1 Corinthiens 5.2 ; 2 Corinthiens 12.20 ; Romains 11.20 ; 1 Timothée 6.17), et fît un devoir aux ministres de l’Évangile de s’en tenir loin (1 Timothée 3.6 ; Tite 1.7). Voir Humilité.

Nebucadnetsar : Daniel 4 : 1-37

1 Nebucadnetsar, roi, à tous les peuples, aux nations, aux hommes de toutes langues, qui habitent sur toute la terre. Que la paix vous soit donnée avec abondance !

2 Il m’a semblé bon de faire connaître les signes et les prodiges que le Dieu suprême a opérés à mon égard.

3 Que ses signes sont grands ! que ses prodiges sont puissants ! Son règne est un règne éternel, et sa domination subsiste de génération en génération.

4 Moi, Nebucadnetsar, je vivais tranquille dans ma maison, et heureux dans mon palais.

5 J’ai eu un songe qui m’a effrayé ; les pensées dont j’étais poursuivi sur ma couche et les visions de mon esprit me remplissaient d’épouvante.

6 J’ordonnai qu’on fît venir devant moi tous les sages de Babylone, afin qu’ils me donnassent l’explication du songe.

7 Alors vinrent les magiciens, les astrologues, les Chaldéens et les devins. Je leur dis le songe, et ils ne m’en donnèrent point l’explication.

8 En dernier lieu, se présenta devant moi Daniel, nommé Beltschatsar d’après le nom de mon dieu, et qui a en lui l’esprit des dieux saints. Je lui dis le songe :

9 Beltschatsar, chef des magiciens, qui as en toi, je le sais, l’esprit des dieux saints, et pour qui aucun secret n’est difficile, donne-moi l’explication des visions que j’ai eues en songe.

10 Voici les visions de mon esprit, pendant que j’étais sur ma couche. Je regardais, et voici, il y avait au milieu de la terre un arbre d’une grande hauteur.

11 Cet arbre était devenu grand et fort, sa cime s’élevait jusqu’aux cieux, et on le voyait des extrémités de toute la terre.

12 Son feuillage était beau, et ses fruits abondants ; il portait de la nourriture pour tous ; les bêtes des champs s’abritaient sous son ombre, les oiseaux du ciel faisaient leur demeure parmi ses branches, et tout être vivant tirait de lui sa nourriture.

13 Dans les visions de mon esprit, que j’avais sur ma couche, je regardais, et voici, un de ceux qui veillent et qui sont saints descendit des cieux.

14 Il cria avec force et parla ainsi : Abattez l’arbre, et coupez ses branches ; secouez le feuillage, et dispersez les fruits ; que les bêtes fuient de dessous, et les oiseaux du milieu de ses branches !

15 Mais laissez-en terre le tronc où se trouvent les racines, et liez-le avec des chaînes de fer et d’airain, parmi l’herbe des champs. Qu’il soit trempé de la rosée du ciel, et qu’il ait, comme les bêtes, l’herbe de la terre pour partage.

16 Son cœur d’homme lui sera ôté, et un cœur de bête lui sera donné ; et sept temps passeront sur lui.

17 Cette sentence est un décret de ceux qui veillent, cette résolution est un ordre des saints, afin que les vivants sachent que le Très-Haut domine sur le règne des hommes, qu’il le donne à qui il lui plaît, et qu’il y élève le plus vil des hommes.

18 Voilà le songe que j’ai eu, moi, le roi Nebucadnetsar. Toi, Beltschatsar, donnes-en l’explication, puisque tous les sages de mon royaume ne peuvent me la donner ; toi, tu le peux, car tu as en toi l’esprit des dieux saints.

19 Alors Daniel, nommé Beltschatsar, fut un moment stupéfait, et ses pensées le troublaient. Le roi reprit et dit : Beltschatsar, que le songe et l’explication ne te troublent pas ! Et Beltschatsar répondit : Mon seigneur, que le songe soit pour tes ennemis, et son explication pour tes adversaires !

20 L’arbre que tu as vu, qui était devenu grand et fort, dont la cime s’élevait jusqu’aux cieux, et qu’on voyait de tous les points de la terre ;

21 cet arbre, dont le feuillage était beau et les fruits abondants, qui portait de la nourriture pour tous, sous lequel s’abritaient les bêtes des champs, et parmi les branches duquel les oiseaux du ciel faisaient leur demeure,

22 c’est toi, ô roi, qui es devenu grand et fort, dont la grandeur s’est accrue et s’est élevée jusqu’aux cieux, et dont la domination s’étend jusqu’aux extrémités de la terre.

23 Le roi a vu l’un de ceux qui veillent et qui sont saints descendre des cieux et dire : Abattez l’arbre, et détruisez-le ; mais laissez-en terre le tronc où se trouvent les racines, et liez-le avec des chaînes de fer et d’airain, parmi l’herbe des champs ; qu’il soit trempé de la rosée du ciel, et que son partage soit avec les bêtes des champs, jusqu’à ce que sept temps soient passés sur lui.

24 Voici l’explication, ô roi, voici le décret du Très-Haut, qui s’accomplira sur mon seigneur le roi.

25 On te chassera du milieu des hommes, tu auras ta demeure avec les bêtes des champs, et l’on te donnera comme aux bœufs de l’herbe à manger ; tu seras trempé de la rosée du ciel, et sept temps passeront sur toi, jusqu’à ce que tu saches que le Très-Haut domine sur le règne des hommes et qu’il le donne à qui il lui plaît.

26 L’ordre de laisser le tronc où se trouvent les racines de l’arbre signifie que ton royaume te restera quand tu reconnaîtras que celui qui domine est dans les cieux.

27 C’est pourquoi, ô roi, puisse mon conseil te plaire ! mets un terme à tes péchés en pratiquant la justice, et à tes iniquités en usant de compassion envers les malheureux, et ton bonheur pourra se prolonger.

28 Toutes ces choses se sont accomplies sur le roi Nebucadnetsar.

29 Au bout de douze mois, comme il se promenait dans le palais royal à Babylone,

30 le roi prit la parole et dit : N’est-ce pas ici Babylone la grande, que j’ai bâtie, comme résidence royale, par la puissance de ma force et pour la gloire de ma magnificence ?

31 La parole était encore dans la bouche du roi, qu’une voix descendit du ciel : Apprends, roi Nebucadnetsar, qu’on va t’enlever le royaume.

32 On te chassera du milieu des hommes, tu auras ta demeure avec les bêtes des champs, on te donnera comme aux bœufs de l’herbe à manger ; et sept temps passeront sur toi, jusqu’à ce que tu saches que le Très-Haut domine sur le règne des hommes et qu’il le donne à qui il lui plaît.

33 Au même instant la parole s’accomplit sur Nebucadnetsar. Il fut chassé du milieu des hommes, il mangea de l’herbe comme les bœufs, son corps fut trempé de la rosée du ciel ; jusqu’à ce que ses cheveux crussent comme les plumes des aigles, et ses ongles comme ceux des oiseaux.

34 Après le temps marqué, moi, Nebucadnetsar, je levai les yeux vers le ciel, et la raison me revint. J’ai béni le Très-Haut, j’ai loué et glorifié celui qui vit éternellement, celui dont la domination est une domination éternelle, et dont le règne subsiste de génération en génération.

35 Tous les habitants de la terre ne sont à ses yeux que néant : il agit comme il lui plaît avec l’armée des cieux et avec les habitants de la terre, et il n’y a personne qui résiste à sa main et qui lui dise : Que fais-tu ?

36 En ce temps, la raison me revint ; la gloire de mon royaume, ma magnificence et ma splendeur me furent rendues ; mes conseillers et mes grands me redemandèrent ; je fus rétabli dans mon royaume, et ma puissance ne fit que s’accroître.

37 Maintenant, moi, Nebucadnetsar, je loue, j’exalte et je glorifie le roi des cieux, dont toutes les œuvres sont vraies et les voies justes, et qui peut abaisser ceux qui marchent avec orgueil.

Le roi Belschatsar

5 Le roi Belschatsar donna un grand festin à ses grands au nombre de mille, et il but du vin en leur présence.

Belschatsar, quand il eut goûté au vin, fit apporter les vases d'or et d'argent que son père Nebucadnetsar avait enlevés du temple de Jérusalem, afin que le roi et ses grands, ses femmes et ses concubines, s'en servit pour boire.

Alors on apporta les vases d'or qui avaient été enlevés du temple, de la maison de Dieu à Jérusalem ; et le roi et ses grands, ses femmes et ses concubines, s'en servirent pour boire.

Ils burent du vin, et ils louèrent les dieux d'or, d'argent, d'airain, de fer, de bois et de pierre.

En ce moment, apparurent les doigts d'une main d'homme, et ils écrivirent, en face du chandelier, sur la chaux de la muraille du palais royal. Le roi vit cette extrémité de main qui écrivait.

Alors le roi changea de couleur, et ses pensées le troublèrent ; les jointures de ses reins se relâchèrent, et ses genoux se heurtèrent l'un contre l'autre.

Le roi cria avec force qu'on fît venir les astrologues, les Chaldéens et les devins ; et le roi prit la parole et dit aux sages de Babylone : Quiconque lira cette écriture et m'en donnera l'explication sera revêtu de pourpre, portera un collier d'or à son cou, et aura la troisième place dans le gouvernement du royaume.

Tous les sages du roi entrèrent ; mais ils ne purent pas lire l'écriture et en donner au roi l'explication.

Sur quoi le roi Belschatsar, fut très effrayé, il changea de couleur, et ses grands furent consternés.

10 La reine, à cause des paroles du roi et de ses grands, entra dans la salle du festin, et prit ainsi la parole : O roi, vis éternellement ! Que tes pensées ne te troublent pas, et que ton visage ne change pas de couleur !

11 Il y a dans ton royaume un homme qui a en lui l'esprit des dieux saints ; et du temps de ton père, on trouva chez lui des lumières, de l'intelligence, et une sagesse semblable à la sagesse des dieux. Aussi le roi Nebucadnetsar, ton père, le roi, ton père, l'établit chef des magiciens, des astrologues, des Chaldéens, des devins,

12 parce qu'on trouva chez lui, chez Daniel, nommé par le roi Beltschatsar, un esprit supérieur, de la science et de l'intelligence, la faculté d'interpréter les songes, d'expliquer les énigmes, et de résoudre les questions difficiles. Que Daniel soit donc appelé, et il donnera l'explication.

13 Alors Daniel fut introduit devant le roi. Le roi prit la parole et dit à Daniel : Es-tu ce Daniel, l'un des captifs de Juda, que le roi, mon père, a amenés de Juda ?

14 J'ai appris sur ton compte que tu as en toi l'esprit des dieux, et qu'on trouve chez toi des lumières, de l'intelligence, et une sagesse extraordinaire.

15 On vient d'amener devant moi les sages et les astrologues, afin qu'ils lussent cette écriture et m'en donnassent l’explication ; mais ils n'ont pas pu donner l'explication des mots.

16 J'ai appris que tu peux donner des explications et résoudre des questions difficiles ; maintenant, si tu peux lire cette écriture et m'en donner l'explication, tu seras revêtu de pourpre, tu porteras un collier d'or à ton cou, et tu auras la troisième place dans le gouvernement du royaume.

17 Daniel répondit en présence du roi : Garde tes dons, et accorde à un autre tes présents ; je lirai néanmoins l'écriture au roi, et je lui en donnerai l'explication.

18 O roi, le Dieu suprême avait donné à Nebucadnetsar, ton père, l'empire, la grandeur, la gloire et la magnificence ;

19 et à cause de la grandeur qu'il lui avait donnée, tous les peuples, les nations, les hommes de toutes langues étaient dans la crainte et tremblaient devant lui. Le roi faisait mourir ceux qu'il voulait, et il laissait la vie à ceux qu'il voulait ; il élevait ceux qu'il voulait, et il abaissait ceux qu'il voulait.

20 Mais lorsque son cœur s'éleva et que son esprit s'endurcit jusqu'à l'arrogance, il fut précipité de son trône royal et dépouillé de sa gloire ;

21 il fut chassé du milieu des enfants des hommes, son cœur devint semblable à celui des bêtes, et sa demeure fut avec les ânes sauvages ; on lui donna comme aux bœufs de l'herbe à manger, et son corps fut trempé de la rosée du ciel, jusqu'à ce qu'il reconnût que le Dieu suprême domine sur le règne des hommes et qu'il le donne à qui il lui plaît.

Tu n’as pas humilié ton cœur quoique tu saches ces choses

22 Et toi, Belschatsar, son fils, tu n'as pas humilié ton cœur, quoique tu susses toutes ces choses.

23 Tu t'es élevé contre le Seigneur des cieux ; les vases de sa maison ont été apportés devant toi, et vous vous en êtes servis pour boire du vin, toi et tes grands, tes femmes et tes concubines ; tu as loué les dieux d'argent, d'or, d'airain, de fer, de bois et de pierre, qui ne voient point, qui n'entendent point, et qui ne savent rien, et tu n'as pas glorifié le Dieu qui a dans sa main ton souffle et toutes tes voies.

24 C'est pourquoi il a envoyé cette extrémité de main qui a tracé cette écriture.

25 Voici l'écriture qui a été tracée : Compté, compté, pesé, et divisé.

26 Et voici l'explication de ces mots. Compté : Dieu a compté ton règne, et y a mis fin.

27 Pesé : Tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé léger.

28 Divisé : Ton royaume sera divisé, et donne aux Mèdes et aux Perses.

29 Aussitôt Belschatsar donna des ordres, et l'on revêtit Daniel de pourpre, on lui mit au cou un collier d'or, et on publia qu'il aurait la troisième place dans le gouvernement du royaume.

30 Cette même nuit, Belschatsar, roi des Chaldéens, fut tué.

31 Et Darius, le Mède, s'empara du royaume, étant âgé de soixante-deux ans.

Où est né l’orgueil ?

 

Pour beaucoup de chrétiens et voire d’autres croyants en Dieu. Celui que l’on appelle l’adversaire, le serpent, Satan, le tentateur, aurait été un archange qui se serait rebellé contre Dieu avec un tiers des anges. On prend dans la religion chrétienne deux passages particuliers pour essayer de nous démontrer cette hypothèse :

(Ezéchiel 28 : 1-9 ; Ésaïe 14 : 12-20)

Nous lirons ces passages pour nous faire une idée de ce qui est dit et d’émettre un avis.

Ezéchiel 28 : 1-19

1 La parole de l’Eternel me fut adressée, en ces mots :

2 Fils de l’homme, dis au prince de Tyr : Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Ton cœur s’est élevé, et tu as dit : Je suis Dieu, Je suis assis sur le siège de Dieu, au sein des mers ! Toi, tu es homme et non Dieu, Et tu prends ta volonté pour la volonté de Dieu.

3 Voici, tu es plus sage que Daniel, Rien de secret n’est caché pour toi ;

4 Par ta sagesse et par ton intelligence Tu t’es acquis des richesses, Tu as amassé de l’or et de l’argent Dans tes trésors ;

5 Par ta grande sagesse et par ton commerce Tu as accru tes richesses, Et par tes richesses ton cœur s’est élevé.

6 C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Parce que tu prends ta volonté pour la volonté de Dieu,

7 Voici, je ferai venir contre toi des étrangers, Les plus violents d’entre les peuples ; Ils tireront l’épée contre ton éclatante sagesse, Et ils souilleront ta beauté.

8 Ils te précipiteront dans la fosse, Et tu mourras comme ceux qui tombent percés de coups, Au milieu des mers.

9 En face de ton meurtrier, diras-tu : Je suis Dieu ? Tu seras homme et non Dieu Sous la main de celui qui te tuera.

10 Tu mourras de la mort des incirconcis, Par la main des étrangers. Car moi, j’ai parlé, Dit le Seigneur, l’Eternel.

11 La parole de l’Eternel me fut adressée, en ces mots :

12 Fils de l’homme, Prononce une complainte sur le roi de Tyr ! Tu lui diras : Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Tu mettais le sceau à la perfection, Tu étais plein de sagesse, parfait en beauté.

13 Tu étais en Eden, le jardin de Dieu ; Tu étais couvert de toute espèce de pierres précieuses, De sardoine, de topaze, de diamant, De chrysolithe, d’onyx, de jaspe, De saphir, d’escarboucle, d’émeraude, et d’or ; Tes tambourins et tes flûtes étaient à ton service, Préparés pour le jour où tu fus créé.

14 Tu étais un chérubin protecteur, aux ailes déployées ; Je t’avais placé et tu étais sur la sainte montagne de Dieu ; Tu marchais au milieu des pierres étincelantes.

15 Tu as été intègre dans tes voies, Depuis le jour où tu fus créé Jusqu’à celui où l’iniquité a été trouvée chez toi.

16 Par la grandeur de ton commerce Tu as été rempli de violence, et tu as péché ; Je te précipite de la montagne de Dieu, Et je te fais disparaître, chérubin protecteur, Du milieu des pierres étincelantes.

17 Ton cœur s’est élevé à cause de ta beauté, Tu as corrompu ta sagesse par ton éclat ; Je te jette par terre, Je te livre en spectacle aux rois.

18 Par la multitude de tes iniquités, Par l’injustice de ton commerce, Tu as profané tes sanctuaires ; Je fais sortir du milieu de toi un feu qui te dévore, Je te réduis en cendre sur la terre, Aux yeux de tous ceux qui te regardent.

19 Tous ceux qui te connaissent parmi les peuples Sont dans la stupeur à cause de toi ; Tu es réduit au néant, tu ne seras plus à jamais !

Le roi de Babylone : Ésaïe 14 : 12-20

12 Te voilà tombé du ciel, Astre brillant, fils de l’aurore ! Tu es abattu à terre, Toi, le vainqueur des nations !

13 Tu disais en ton cœur : Je monterai au ciel, J’élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu ; Je m’assiérai sur la montagne de l’assemblée, A l’extrémité du septentrion ;

14 Je monterai sur le sommet des nues, Je serai semblable au Très-Haut.

15 Mais tu as été précipité dans le séjour des morts, Dans les profondeurs de la fosse.

16 Ceux qui te voient fixent sur toi leurs regards, Ils te considèrent attentivement : Est-ce là cet homme qui faisait trembler la terre, Qui ébranlait les royaumes,

17 Qui réduisait le monde en désert, Qui ravageait les villes, Et ne relâchait point ses prisonniers ?

18 Tous les rois des nations, oui, tous, Reposent avec honneur, chacun dans son tombeau.

19 Mais toi, tu as été jeté loin de ton sépulcre, Comme un rameau qu’on dédaigne, Comme une dépouille de gens tués à coups d’épée, Et précipités sur les pierres d’une fosse, Comme un cadavre foulé aux pieds.

20 Tu n’es pas réuni à eux dans le sépulcre, Car tu as détruit ton pays, tu as fait périr ton peuple : On ne parlera plus jamais de la race des méchants.

Orgueil est un péché odieux à l’Eternel, mais aussi à Jésus-Christ

Superbe :  Dictionnaire encyclopédique de la Bible de Augustin Calmet

Orgueil. C’est un péché qui est très-odieux à Dieu et aux hommes, et que l’Écriture condamne en une infinité d’endroits : car que voit-on dans toute l’histoire sacrée, que l’orgueil, la présomption, la vanité de l’homme réprimés ? Qu’y voit-on autre chose que l’humilité, la douceur, la connaissance de sa faiblesse, relevées, soutenues, récompensées (1 Pierre 5.5 Jacques 4.6) ? Dieu résiste aux superbes et accorde sa grâce aux humbles. L’humiliation suivra le superbe, et la gloire sera le partage de l’humble d’esprit (Proverbes 19.23). L’orgueil précède la ruine de l’âme, et l’esprit s’élève avant la chute. Il vaut mieux être humilié avec les humbles que de partager les dépouilles avec les superbes (Proverbes 15.18-19).

Superbe se met aussi pour l’endurcissement et l’insolence du pécheur, par opposition aux péchés de faiblesse ou d’ignorance (Nombres 15.30). Et ailleurs (Deutéronome 17.12).

Le Seigneur a traité les Égyptiens, dans toute sa rigueur, parce qu’ils ont agi avec orgueil et insolence envers les Hébreux (Exode 18.11). Job (Job 26.12) et le Psalmiste (Psaumes 88.11) ont désigné Pharaon sous le nom de Superbe : Prudentia ejus percussit superbum, dit Job : Humiliasti sicut vulneratum superbum, dit le Psalmiste. Isaïe (Isaïe 51.9) emploie la même expression pour marquer la perte de Pharaon. Et Ézéchiel (Ézéchiel 22.12) : Les Chaldéens détruiront l’orgueil, l’insolence la cruauté de l’Égypte. Voyez aussi (Néhémie 9.16, 29).

L’Écriture reproche aussi assez souvent aux Moabites leur orgueil ; elle les désigne sous le nom d’enfants de la hauteur ou de l’orgueil, car c’est ainsi que nous traduisons ce qui est dit dans les Nombres (Nombres 24.17) : Il détruira tous les fils de Seth. L’Hébreu peut signifier : Il détruira tous les fils de la hauteur ou de l’orgueil : ce qui est confirmé par ce passage de Jérémie (Jérémie 50.31-32), qui fait allusion à celui des Nombres. Comparez (Nombres 21.28), avec Jérémie (Jérémie 48, 45), dans l’Hébreu. Voyez aussi (Isaïe 16.6).

L’orgueil ou La Superbe du Jourdain est connu dans les prophètes ; elle marque l’inondation de ce fleuve. Voyez Jérémie (Jérémie 12.5 ; 13.9 ; 49.19 ; Zacharie 11.3), et ce que nous avons remarqué sur cela dans l’article du Jourdain.

L’orgueil et l’orgueilleux, superbia superbus, désignent très-souvent Babylone et les Babyloniens. Dans Isaïe (Isaïe 13.19), inclyta superbia Chaldœorupm marque Babylone Le Seigneur détruira Babylone, cette glorieuse ville, reine de tant de royaumes, qui fait le sujet, de ta gloire et de la vanité des Ohaldéens ; elle sera détruite comme Sodome et Gomorrhe. Voir Jérémie, parlant au roi de Babylone (Jérémie 50.31-32). Voyez aussi le psaume (Psaumes 118.21-51, 69, 78, 85, 122).

Conclusion :

Nous venons de voir d’une manière très succincte ce qu’est l’orgueil ; nous irons plus en détails une prochaine fois.

Bibliographie :

Annexes : la pyramide de Maslow ; Quatre différences entre orgueil et fierté

Pages :16 ;17 ;18 ;19 ;20

 
 

    

    

 

    

    

 


 

 

 Orgueil pour introduction Tod

Table des matières

Orgueil pour introduction Tod. 1

Introduction : 2

Matthieu 4 : 1-11 ; Luc 4 : 4-13. 2

Luc : 2

Matthieu : 3

Ozias : la tentation de l’abus de pouvoir (2 Ch 26.16–21). 3

!. 4

Ezéchias le roi montre tous ses biens : 2 rois 10 : 12-16. 5

Ne donnez pas vos perles aux pourceaux : Matthieu 7 : 6. 5

Orgueil Dictionnaire Biblique Westphal 6

Nebucadnetsar : Daniel 4 : 1-37. 8

Le roi Belschatsar. 10

Tu n’as pas humilié ton cœur quoique tu saches ces choses. 11

Où est né l’orgueil ?. 12

Ezéchiel 28 : 1-19. 12

Le roi de Babylone : Ésaïe 14 : 12-20. 13

Orgueil est un péché odieux à l’Eternel, mais aussi à Jésus-Christ. 14

Superbe :  Dictionnaire encyclopédique de la Bible de Augustin Calmet. 14

Conclusion : 15

Bibliographie : 15

Introduction :

Trois lettres pour trois fléaux, pour ceux qui sont nés dans les années 40 ou 50 ; O.A.S. à une signification précise celle de l’organisation de l’armée secrète. C’était une organisation politico-militaire secrète proche de l’extrême droite crée le 11 février 1961 pour la défense de la présence française en Algérie. Cela voudrait que ce sigle à 50 ans. Mais il ne s’agit pas de cela. Le sigle dont je veux vous parler à une ancienneté de plus de 5000 ans. Il a démarré, quand Lucifer s’est séparé de Dieu emmenant avec lui un tiers des anges. L’orgueil était né. Les autres éléments viendront après.

Pourquoi cette exhortation avec ce thème ?

Pour trois raisons :

La première pour avertir que l’adversaire ne veut pas nous laisser témoigner du salut en Christ sans essayer d’anéantir ou en tous cas diminuer l’impact de celui-ci celui-ci par certaines de nos attitudes qui sont totalement contraires aux recommandations du christ.

La deuxième est de faire connaître les éléments susceptibles de nous induire en tentation. Dans le cas de chrétiens nés de nouveau et baptisés du Saint Esprit ce sera le plus souvent ; L’orgueil en premier, L’argent en second et le sexe en troisième.

La troisième raison est de prévenir sur la façon de faire de l’adversaire, en lisant dans l’écriture inspirée de Dieu, certains textes.

Lucifer connaît nos besoins de reconnaissance, de sécurité et nos besoins physiologiques. Il s’en servira pour nous tenter et nous amener à chuter, si nous lui laissons la possibilité de la faire. Comme dit : 1Pierre 5 : 8 ; soyons prudent le Diable tourne autour de nous pour savoir qui il va dévorer. Christ lui-même a été tenté en toutes choses : Hébreux 4 :15

Matthieu 4 : 1-11 ; Luc 4 : 4-13

Luc :

1 Jésus, rempli du Saint-Esprit, revint du Jourdain, et il fut conduit par l’Esprit dans le désert,

2 où il fut tenté par le diable pendant quarante jours. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, après qu’ils furent écoulés, il eut faim.

3 Le diable lui dit : Si tu es Fils de Dieu, ordonne à cette pierre qu’elle devienne du pain.

4 Jésus lui répondit : Il est écrit : L’Homme ne vivra pas de pain seulement.

5 Le diable, l’ayant élevé, lui montra en un instant tous les royaumes de la terre,

6 et lui dit : Je te donnerai toute cette puissance, et la gloire de ces royaumes ; car elle m’a été donnée, et je la donne à qui je veux.

7 Si donc tu te prosternes devant moi, elle sera toute à toi.

8 Jésus lui répondit : Il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.

9 Le diable le conduisit encore à Jérusalem, le plaça sur le haut du temple, et lui dit : Si tu es Fils de Dieu, jette-toi d’ici en bas ;

10 (4-9) car il est écrit : (4-10) Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet, Afin qu’ils te gardent ;

11 et : Ils te porteront sur les mains, De peur que ton pied ne heurte contre une pierre.

12 Jésus lui répondit : Il est dit : Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu.

13 Après l’avoir tenté de toutes ces manières, le diable s’éloigna de lui jusqu’à un moment favorable.

Matthieu :

1 Alors Jésus fut emmené par l’Esprit dans le désert, pour être tenté par le diable.

3 Le tentateur, s’étant approché, lui dit : Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains.

4 Jésus répondit : Il est écrit : L’homme ne vivra pas de pain 2 Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim.

Seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.

5 Le diable le transporta dans la ville sainte, le plaça sur le haut du temple,

6 et lui dit : Si tu es Fils de Dieu, jette-t’en bas ; car il est écrit : Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet ; Et ils te porteront sur les mains, De peur que ton pied ne heurte contre une pierre.

7 Jésus lui dit : Il est aussi écrit : Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu.

8 Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire,

9 et lui dit : Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m’adores.

10 Jésus lui dit : Retire-toi, Satan ! Car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.

Ozias : la tentation de l’abus de pouvoir (2 Ch 26.16–21)

Ozias, fils d’Amatsia, « fit ce que l’Eternel considère comme juste, imitant en tout point son père Amatsia » (26.4). Le verset suivant nuance cette affirmation : « Il s’attacha à Dieu tant que vécut Zacharie qui lui enseignait comment révérer Dieu. Aussi longtemps qu’il resta attaché à l’Eternel, Dieu lui accorda la réussite ». « Dieu l’assista dans la lutte contre les Philistins, contre les Arabes établis à Gour-Baal, et contre les Maronites. Les Ammonites lui payèrent un tribut et sa renommée se répandit au loin jusqu’en Egypte, car il était devenu extrêmement puissant » (v. 7–8). Le pays prospéra économiquement (v. 10) et militairement (v. 11–15). « Ainsi, sa renommée s’étendit au loin, car il fut merveilleusement aidé jusqu’à ce qu’il soit devenu puissant » (v. 15c).

« Mais lorsqu’il fut devenu puissant, son cœur se gonfla d’orgueil, ce qui entraîna sa perte. Il fut rebelle à l’Eternel son Dieu car il pénétra dans son Temple pour offrir des parfums sur l’autel des parfums » (v. 16). L’office royal ne lui suffisait plus, il voulait y joindre l’office sacerdotal. Les prêtres le reprirent, alors il se mit en colère contre eux. Dieu le frappa d’une lèpre qui resta attachée à lui jusqu’à sa mort, de sorte qu’il dut passer les dernières années de sa vie dans une « maison d’isolement ».

Pour combien d’hommes et de femmes – et même de serviteurs de Dieu – on pourrait répéter ce verset 16 ! L’abus de pouvoir est l’une des tentations les plus courantes chez ceux qui ont déjà certains pouvoirs. On le voit sur le plan politique où des règlements ont essayé de limiter les mandats des responsables – pour constater assez souvent que ceux qui sont atteints par la limite fixée à leur mandat essaient de transgresser la règle et de s’accrocher à leur poste. D’autres essaient, comme Ozias, d’étendre les compétences de leur pouvoir au-delà de ce qui leur a été fixé, quitte à empiéter sur le domaine du voisin. Car le pouvoir agit un peu comme une drogue qui grise ceux qui l’exercent. Ce n’est pas pour rien que l’on dit que « le pouvoir corrompt – et le pouvoir absolu corrompt absolument ».

!

2 Ch 13 à 16 rapportent tous les hauts faits d’Asa en l’honneur de l’Eternel. « Sous le règne d’Asa, le pays connut dix ans de paix. Asa fit ce que l’Eternel son Dieu considère comme bien et juste. Il demanda aux Judéens de s’attacher à l’Eternel, le Dieu de leurs ancêtres, et d’obéir aux commandements de la Loi » (1 Ch 14.1–3). Grâce à l’Eternel, il remporta des victoires en réponse à sa prière (14.10), il renouvela l’alliance avec l’Eternel (chap. 15) et entreprit des réformes religieuses. Il n’hésita même pas à destituer sa grand-mère de son rang de reine-mère parce qu’elle avait dressé une stèle idolâtre. Il fut le réformateur du pays de Juda.

Pendant 36 ans, il servit l’Eternel. Puis vint la crise. Devant les menaces de guerre du roi d’Israël, au lieu de s’appuyer sur l’Eternel comme par le passé, il chercha de l’aide auprès du roi païen Ben Hadad de Syrie. Il lui envoya même de l’argent et de l’or pris dans le Temple de l’Eternel.

Lorsqu’il revint victorieux de la guerre contre Israël, le prophète Hanani le reprit parce qu’il avait mis sa confiance dans le roi païen et non en l’Eternel. Au lieu de prendre ce message à cœur et de s’humilier, il fit jeter le prophète en prison.

« La trente-neuvième année de son règne, Asa tomba gravement malade et il souffrit grandement des pieds ; toutefois, même pendant sa maladie, il ne s’adressa pas à l’Eternel mais seulement aux guérisseurs » (16.12). Après 36 années de bons et loyaux services de l’Eternel, Asa fit naufrage quant à la foi parce qu’il refusa de s’humilier.

Dans toute vie d’enfant de Dieu arrive un temps de crise. Comment y réagir ? Le nombre d’années de fidélité au Seigneur n’évite pas les épreuves et ne donne aucune garantie quant à son issue. La faute d’Asa fut de s’associer au le monde sans Dieu. L’apôtre Paul nous avertit : « Ne vous mettez pas avec des incroyants sous un joug qui n’est pas celui du Seigneur. En effet, ce qui est juste peut-il s’unir à ce qui s’oppose à sa loi ? La lumière peut-elle être solidaire des ténèbres ? Le Christ peut-il s’accorder avec le diable ? Que peut avoir en commun le croyant avec l’incroyant ? Quel accord peut-il exister entre le Temple de Dieu et les idoles ? Car nous sommes, nous, le Temple du Dieu vivant. Dieu lui-même l’a dit : J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux. Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. C’est pourquoi : Sortez du milieu d’eux, Séparez-vous d’eux, dit le Seigneur. N’ayez pas de contact avec ce qui est impur, alors je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur, le Tout-Puissant » (2 Co 6.14–18).

Pourtant, Hanani avait transmis à Asa une merveilleuse promesse : « L’Eternel parcourt toute la terre du regard pour soutenir ceux dont le cœur est tourné vers lui sans partage » (16.9a) ; mais comme Asa ne remplissait pas cette condition, le prophète fut obligé d’ajouter : « Tu as agi comme un insensé, et à cause de cela, tu ne cesseras plus d’être en guerre ».

Ezéchias le roi montre tous ses biens : 2 rois 10 : 12-16

12 En ce même temps, Berodac-Baladan, fils de Baladan, roi de Babylone, envoya une lettre et un présent à Ezéchias, car il avait appris la maladie d’Ezéchias.

13 Ezéchias donna audience aux envoyés, et il leur montra le lieu où étaient ses choses de prix, l’argent et l’or, les aromates et l’huile précieuse, son arsenal, et tout ce qui se trouvait dans ses trésors : il n’y eut rien qu’Ezéchias ne leur fît voir dans sa maison et dans tous ses domaines.

14 Esaïe, le prophète, vint ensuite auprès du roi Ezéchias, et lui dit : Qu’ont dit ces gens-là, et d’où sont-ils venus vers toi ? Ezéchias répondit : Ils sont venus d’un pays éloigné, de Babylone.

15 Esaïe dit encore : Qu’ont-ils vu dans ta maison ? Ezéchias répondit : Ils ont vu tout ce qui est dans ma maison : il n’y a rien dans mes trésors que je ne leur aie fait voir.

Ne donnez pas vos perles aux pourceaux : Matthieu 7 : 6

 

6 Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent.

Kuen, A. (2009). Face à la tentation : Comment y résister ? (1ère édition, p. 57–59). St-Légier, Suisse : Éditions Emmaüs.

Kuen, A. (2009). Face à la tentation : Comment y résister ? (1ère édition, p. 59–61). St-Légier, Suisse : Éditions Emmaüs.

Orgueil Dictionnaire Biblique Westphal

L’Ancien Testament revient sans cesse sur l’orgueil et n’emploie pas moins de douze mots pour le désigner. On voit par-là qu’il lui attribue une capitale importance et qu’il en connaît la complexité. L’orgueil est un amour déréglé de soi-même ; il est l’état d’un homme qui se surfait, s’admire dans ses œuvres, se prête des qualités qu’il n’a pas et qui s’ingénie pour que les autres partagent l’opinion qu’il a de lui-même. Murray a dit : « L’humilité n’est pas tant une vertu entre d’autres que la racine de toutes les vertus » ; on peut dire de même que l’orgueil n’est pas tant un vice entre d’autres que la racine de tous les vices. L’humilité exhale un parfum qui donne du prix à toutes les vertus ; l’orgueil porte en lui un ferment qui fait éclore tous les vices. L’envie, c’est l’orgueil ne pouvant prendre son parti des avantages d’autrui ; la colère nous montre l’orgueil réagissant contre ce qui lui résiste ; la jalousie naît de l’insupportable impression produite sur l’orgueil par une supériorité qui s’impose ; le mensonge lui-même n’est bien souvent que l’orgueil qui se couvre et se masque, espérant par son faux visage retenir l’estime qu’il ne mérite pas. On a observé que personne autant que l’orgueilleux n’aime à faire parade de son humilité et des exigences de sa conscience. Cette parade, qui est contredite par leur allure hautaine et par leurs mesquins partis pris, attira aux pharisiens l’apostrophe de Jésus : « Hypocrites (ou comédiens), vous vous faites des mines accablées, vous vous composez des visages exténués par le jeûne… Vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat… Vous payez la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin, et vous laissez de côté ce qu’il y a de plus important dans la loi : la justice, la miséricorde, la bonne foi, l’amour de Dieu » (Matthieu 6 et Matthieu 23).

« L’orgueil, dit La Rochefoucauld, n’est jamais mieux déguisé et plus capable de tromper que lorsqu’il se cache sous la figure de l’humilité. »

On voit les ravages que cause l’orgueil dans la vie morale. Dans la vie religieuse, où l’humilité est l’introductrice de la grâce, les effets de l’orgueil sont plus redoutables encore. Il est à l’âme ce que la lèpre est au corps, il enlaidit, il ronge, il tue, c’est pourquoi l’on rencontre des hommes qui, au début de leur carrière chrétienne, exerçaient par leur enthousiasme une véritable attirance, mais qui, parvenus à une situation où l’orgueil guette les âmes mal assurées, ont perdu peu à peu leurs qualités spirituelles et jusqu’à la flamme de leur regard.

Après ces observations générales on comprendra le rôle que l’orgueil joue dans la Bible et l’insistance que met celle-ci à prémunir les croyants contre l’orgueil. Dès ses premières pages, elle nous avertit que l’habileté de l’infernal suggesteur fut d’ensemencer d’orgueil le cœur vierge du premier couple humain : « Vous serez comme des dieux ! » L’orgueil ayant levé a produit la convoitise ; celle-ci a provoqué la désobéissance et l’homme a été chassé du Paradis (Genèse 3). Dans tout son effort pour sauver l’humanité perdue, Dieu se heurte à l’orgueil. Prophètes, psalmistes et sages dénoncent l’orgueil comme un compagnon de la méchanceté (Job 20.6 ; Job 35.12 ; Psaumes 31.19 ; Psaumes 73.6 ; Psaumes 119.51 ; Psaumes 123.4 ; Proverbes 21.24) et de la sottise (Proverbes 14.3 ; Psaumes 59.13) ; ils lui donnent pour conséquences la honte, l’humiliation, les divisions, l’effusion du sang, la ruine (Proverbes 11.2 ; Proverbes 29.23 ; Proverbes 13.10 ; Proverbes 16.18) ; ils proclament que Dieu le hait (2 Rois 19.28 ; Ésaïe 37.29 ; Proverbes 8.13 ; Proverbes 16.5 ; Amos 6.8) et en tirera vengeance (Deutéronome 17.12 et suivants, Psaumes 119.21 ; Psaumes 31.24, cf. Psaumes 94.2 ; Psaumes 119.78 ; Psaumes 119.122 ; Ésaïe 13.11 ; Ésaïe 2.12 ; Osée 7.10 ; Jérémie 13.9-17 ; Ézéchiel 7.10 ; Ézéchiel 7.24 ; Ézéchiel 16.56 etc.). On sent que pour les prophètes toute la destinée de l’homme et en particulier du peuple élu se joue entre les deux pôles : humilité et orgueil.

Les Apocryphes font aussi une large part à l’orgueil (cf.  2 Macchabées 5.21 ; 2 Macchabées 9.7 ; 2 Macchabées 9.11 ; 2 Macchabées 15.6, Tobit 4.13 ; Sagesse 5.8 ; Siracide 13.20 ; Siracide 15.8 etc.). Siracide 10 renferme une saisissante description de l’orgueil qui paraît avoir inspiré un passage du Magnificat (cf.  Siracide 10.14 et suivants et Luc 15.1 et suivants). Jésus par son attitude à l’égard des pharisiens sanctionne la révélation de l’Ancien Testament. Son discours de Matthieu 23 n’est qu’un réquisitoire, et combien brûlant, contre les péchés de l’orgueil. L’orgueil des pharisiens les a empêchés d’aller au baptême de Jean-Baptiste ; c’est pourquoi, dit Jésus, « ils ont rendu inutile à leur égard le dessein de Dieu » (Luc 7.30, cf. Luc 15.1). L’orgueil suggère à l’homme infirme qu’il est bien portant, au pécheur qu’il est juste ; Jésus déclare : « Ceux qui sont en santé n’ont pas besoin de médecin mais ceux qui se portent mal. Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs » (Marc 2.13-17). La parabole du pharisien et du péager est ici le texte classique : (Luc 18.9-14) « Ô Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes ». Celui de qui l’orgueil s’est à ce point haussé n’a pas de prochain. Trop distant pour compatir à la peine des autres, n’attendez pas qu’il s’accuse où qu’il cède : s’il s’avouait faillible il se diminuerait. L’orgueil installe le cœur dans l’atmosphère des résistances. L’orgueil est le grand isolant. S’il nous isole des autres, comment ne nous isolerait-il pas de Dieu dont on ne peut approcher qu’à travers l’atmosphère de la grâce. « Quiconque s’élève sera abaissé. »

Les apôtres tiennent, sur ce point, le même langage que l’Ancien Testament et Jésus. Jacques et Pierre citant Proverbes 3.34 d’après les LXX s’accordent à dire : « Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles » (Jacques 4.6 ; 1 Pierre 5.5). Jean, se référant au récit de la chute (Genèse 3.6), écrit : « La convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie ne viennent pas du Père mais du monde, or le monde passe… » (1 Jean 2.16 et suivant). On pouvait s’attendre à ce que Paul, l’apôtre de la grâce, fût impitoyable pour l’orgueil (Romains 1.30 ; 2 Timothée 3.2 et suivants, cf. 1 Timothée 6.4 ; 1 Corinthiens 5.2 ; 2 Corinthiens 12.20 ; Romains 11.20 ; 1 Timothée 6.17), et fît un devoir aux ministres de l’Évangile de s’en tenir loin (1 Timothée 3.6 ; Tite 1.7). Voir Humilité.

Nebucadnetsar : Daniel 4 : 1-37

1 Nebucadnetsar, roi, à tous les peuples, aux nations, aux hommes de toutes langues, qui habitent sur toute la terre. Que la paix vous soit donnée avec abondance !

2 Il m’a semblé bon de faire connaître les signes et les prodiges que le Dieu suprême a opérés à mon égard.

3 Que ses signes sont grands ! que ses prodiges sont puissants ! Son règne est un règne éternel, et sa domination subsiste de génération en génération.

4 Moi, Nebucadnetsar, je vivais tranquille dans ma maison, et heureux dans mon palais.

5 J’ai eu un songe qui m’a effrayé ; les pensées dont j’étais poursuivi sur ma couche et les visions de mon esprit me remplissaient d’épouvante.

6 J’ordonnai qu’on fît venir devant moi tous les sages de Babylone, afin qu’ils me donnassent l’explication du songe.

7 Alors vinrent les magiciens, les astrologues, les Chaldéens et les devins. Je leur dis le songe, et ils ne m’en donnèrent point l’explication.

8 En dernier lieu, se présenta devant moi Daniel, nommé Beltschatsar d’après le nom de mon dieu, et qui a en lui l’esprit des dieux saints. Je lui dis le songe :

9 Beltschatsar, chef des magiciens, qui as en toi, je le sais, l’esprit des dieux saints, et pour qui aucun secret n’est difficile, donne-moi l’explication des visions que j’ai eues en songe.

10 Voici les visions de mon esprit, pendant que j’étais sur ma couche. Je regardais, et voici, il y avait au milieu de la terre un arbre d’une grande hauteur.

11 Cet arbre était devenu grand et fort, sa cime s’élevait jusqu’aux cieux, et on le voyait des extrémités de toute la terre.

12 Son feuillage était beau, et ses fruits abondants ; il portait de la nourriture pour tous ; les bêtes des champs s’abritaient sous son ombre, les oiseaux du ciel faisaient leur demeure parmi ses branches, et tout être vivant tirait de lui sa nourriture.

13 Dans les visions de mon esprit, que j’avais sur ma couche, je regardais, et voici, un de ceux qui veillent et qui sont saints descendit des cieux.

14 Il cria avec force et parla ainsi : Abattez l’arbre, et coupez ses branches ; secouez le feuillage, et dispersez les fruits ; que les bêtes fuient de dessous, et les oiseaux du milieu de ses branches !

15 Mais laissez-en terre le tronc où se trouvent les racines, et liez-le avec des chaînes de fer et d’airain, parmi l’herbe des champs. Qu’il soit trempé de la rosée du ciel, et qu’il ait, comme les bêtes, l’herbe de la terre pour partage.

16 Son cœur d’homme lui sera ôté, et un cœur de bête lui sera donné ; et sept temps passeront sur lui.

17 Cette sentence est un décret de ceux qui veillent, cette résolution est un ordre des saints, afin que les vivants sachent que le Très-Haut domine sur le règne des hommes, qu’il le donne à qui il lui plaît, et qu’il y élève le plus vil des hommes.

18 Voilà le songe que j’ai eu, moi, le roi Nebucadnetsar. Toi, Beltschatsar, donnes-en l’explication, puisque tous les sages de mon royaume ne peuvent me la donner ; toi, tu le peux, car tu as en toi l’esprit des dieux saints.

19 Alors Daniel, nommé Beltschatsar, fut un moment stupéfait, et ses pensées le troublaient. Le roi reprit et dit : Beltschatsar, que le songe et l’explication ne te troublent pas ! Et Beltschatsar répondit : Mon seigneur, que le songe soit pour tes ennemis, et son explication pour tes adversaires !

20 L’arbre que tu as vu, qui était devenu grand et fort, dont la cime s’élevait jusqu’aux cieux, et qu’on voyait de tous les points de la terre ;

21 cet arbre, dont le feuillage était beau et les fruits abondants, qui portait de la nourriture pour tous, sous lequel s’abritaient les bêtes des champs, et parmi les branches duquel les oiseaux du ciel faisaient leur demeure,

22 c’est toi, ô roi, qui es devenu grand et fort, dont la grandeur s’est accrue et s’est élevée jusqu’aux cieux, et dont la domination s’étend jusqu’aux extrémités de la terre.

23 Le roi a vu l’un de ceux qui veillent et qui sont saints descendre des cieux et dire : Abattez l’arbre, et détruisez-le ; mais laissez-en terre le tronc où se trouvent les racines, et liez-le avec des chaînes de fer et d’airain, parmi l’herbe des champs ; qu’il soit trempé de la rosée du ciel, et que son partage soit avec les bêtes des champs, jusqu’à ce que sept temps soient passés sur lui.

24 Voici l’explication, ô roi, voici le décret du Très-Haut, qui s’accomplira sur mon seigneur le roi.

25 On te chassera du milieu des hommes, tu auras ta demeure avec les bêtes des champs, et l’on te donnera comme aux bœufs de l’herbe à manger ; tu seras trempé de la rosée du ciel, et sept temps passeront sur toi, jusqu’à ce que tu saches que le Très-Haut domine sur le règne des hommes et qu’il le donne à qui il lui plaît.

26 L’ordre de laisser le tronc où se trouvent les racines de l’arbre signifie que ton royaume te restera quand tu reconnaîtras que celui qui domine est dans les cieux.

27 C’est pourquoi, ô roi, puisse mon conseil te plaire ! mets un terme à tes péchés en pratiquant la justice, et à tes iniquités en usant de compassion envers les malheureux, et ton bonheur pourra se prolonger.

28 Toutes ces choses se sont accomplies sur le roi Nebucadnetsar.

29 Au bout de douze mois, comme il se promenait dans le palais royal à Babylone,

30 le roi prit la parole et dit : N’est-ce pas ici Babylone la grande, que j’ai bâtie, comme résidence royale, par la puissance de ma force et pour la gloire de ma magnificence ?

31 La parole était encore dans la bouche du roi, qu’une voix descendit du ciel : Apprends, roi Nebucadnetsar, qu’on va t’enlever le royaume.

32 On te chassera du milieu des hommes, tu auras ta demeure avec les bêtes des champs, on te donnera comme aux bœufs de l’herbe à manger ; et sept temps passeront sur toi, jusqu’à ce que tu saches que le Très-Haut domine sur le règne des hommes et qu’il le donne à qui il lui plaît.

33 Au même instant la parole s’accomplit sur Nebucadnetsar. Il fut chassé du milieu des hommes, il mangea de l’herbe comme les bœufs, son corps fut trempé de la rosée du ciel ; jusqu’à ce que ses cheveux crussent comme les plumes des aigles, et ses ongles comme ceux des oiseaux.

34 Après le temps marqué, moi, Nebucadnetsar, je levai les yeux vers le ciel, et la raison me revint. J’ai béni le Très-Haut, j’ai loué et glorifié celui qui vit éternellement, celui dont la domination est une domination éternelle, et dont le règne subsiste de génération en génération.

35 Tous les habitants de la terre ne sont à ses yeux que néant : il agit comme il lui plaît avec l’armée des cieux et avec les habitants de la terre, et il n’y a personne qui résiste à sa main et qui lui dise : Que fais-tu ?

36 En ce temps, la raison me revint ; la gloire de mon royaume, ma magnificence et ma splendeur me furent rendues ; mes conseillers et mes grands me redemandèrent ; je fus rétabli dans mon royaume, et ma puissance ne fit que s’accroître.

37 Maintenant, moi, Nebucadnetsar, je loue, j’exalte et je glorifie le roi des cieux, dont toutes les œuvres sont vraies et les voies justes, et qui peut abaisser ceux qui marchent avec orgueil.

Le roi Belschatsar

5 Le roi Belschatsar donna un grand festin à ses grands au nombre de mille, et il but du vin en leur présence.

Belschatsar, quand il eut goûté au vin, fit apporter les vases d'or et d'argent que son père Nebucadnetsar avait enlevés du temple de Jérusalem, afin que le roi et ses grands, ses femmes et ses concubines, s'en servit pour boire.

Alors on apporta les vases d'or qui avaient été enlevés du temple, de la maison de Dieu à Jérusalem ; et le roi et ses grands, ses femmes et ses concubines, s'en servirent pour boire.

Ils burent du vin, et ils louèrent les dieux d'or, d'argent, d'airain, de fer, de bois et de pierre.

En ce moment, apparurent les doigts d'une main d'homme, et ils écrivirent, en face du chandelier, sur la chaux de la muraille du palais royal. Le roi vit cette extrémité de main qui écrivait.

Alors le roi changea de couleur, et ses pensées le troublèrent ; les jointures de ses reins se relâchèrent, et ses genoux se heurtèrent l'un contre l'autre.

Le roi cria avec force qu'on fît venir les astrologues, les Chaldéens et les devins ; et le roi prit la parole et dit aux sages de Babylone : Quiconque lira cette écriture et m'en donnera l'explication sera revêtu de pourpre, portera un collier d'or à son cou, et aura la troisième place dans le gouvernement du royaume.

Tous les sages du roi entrèrent ; mais ils ne purent pas lire l'écriture et en donner au roi l'explication.

Sur quoi le roi Belschatsar, fut très effrayé, il changea de couleur, et ses grands furent consternés.

10 La reine, à cause des paroles du roi et de ses grands, entra dans la salle du festin, et prit ainsi la parole : O roi, vis éternellement ! Que tes pensées ne te troublent pas, et que ton visage ne change pas de couleur !

11 Il y a dans ton royaume un homme qui a en lui l'esprit des dieux saints ; et du temps de ton père, on trouva chez lui des lumières, de l'intelligence, et une sagesse semblable à la sagesse des dieux. Aussi le roi Nebucadnetsar, ton père, le roi, ton père, l'établit chef des magiciens, des astrologues, des Chaldéens, des devins,

12 parce qu'on trouva chez lui, chez Daniel, nommé par le roi Beltschatsar, un esprit supérieur, de la science et de l'intelligence, la faculté d'interpréter les songes, d'expliquer les énigmes, et de résoudre les questions difficiles. Que Daniel soit donc appelé, et il donnera l'explication.

13 Alors Daniel fut introduit devant le roi. Le roi prit la parole et dit à Daniel : Es-tu ce Daniel, l'un des captifs de Juda, que le roi, mon père, a amenés de Juda ?

14 J'ai appris sur ton compte que tu as en toi l'esprit des dieux, et qu'on trouve chez toi des lumières, de l'intelligence, et une sagesse extraordinaire.

15 On vient d'amener devant moi les sages et les astrologues, afin qu'ils lussent cette écriture et m'en donnassent l’explication ; mais ils n'ont pas pu donner l'explication des mots.

16 J'ai appris que tu peux donner des explications et résoudre des questions difficiles ; maintenant, si tu peux lire cette écriture et m'en donner l'explication, tu seras revêtu de pourpre, tu porteras un collier d'or à ton cou, et tu auras la troisième place dans le gouvernement du royaume.

17 Daniel répondit en présence du roi : Garde tes dons, et accorde à un autre tes présents ; je lirai néanmoins l'écriture au roi, et je lui en donnerai l'explication.

18 O roi, le Dieu suprême avait donné à Nebucadnetsar, ton père, l'empire, la grandeur, la gloire et la magnificence ;

19 et à cause de la grandeur qu'il lui avait donnée, tous les peuples, les nations, les hommes de toutes langues étaient dans la crainte et tremblaient devant lui. Le roi faisait mourir ceux qu'il voulait, et il laissait la vie à ceux qu'il voulait ; il élevait ceux qu'il voulait, et il abaissait ceux qu'il voulait.

20 Mais lorsque son cœur s'éleva et que son esprit s'endurcit jusqu'à l'arrogance, il fut précipité de son trône royal et dépouillé de sa gloire ;

21 il fut chassé du milieu des enfants des hommes, son cœur devint semblable à celui des bêtes, et sa demeure fut avec les ânes sauvages ; on lui donna comme aux bœufs de l'herbe à manger, et son corps fut trempé de la rosée du ciel, jusqu'à ce qu'il reconnût que le Dieu suprême domine sur le règne des hommes et qu'il le donne à qui il lui plaît.

Tu n’as pas humilié ton cœur quoique tu saches ces choses

22 Et toi, Belschatsar, son fils, tu n'as pas humilié ton cœur, quoique tu susses toutes ces choses.

23 Tu t'es élevé contre le Seigneur des cieux ; les vases de sa maison ont été apportés devant toi, et vous vous en êtes servis pour boire du vin, toi et tes grands, tes femmes et tes concubines ; tu as loué les dieux d'argent, d'or, d'airain, de fer, de bois et de pierre, qui ne voient point, qui n'entendent point, et qui ne savent rien, et tu n'as pas glorifié le Dieu qui a dans sa main ton souffle et toutes tes voies.

24 C'est pourquoi il a envoyé cette extrémité de main qui a tracé cette écriture.

25 Voici l'écriture qui a été tracée : Compté, compté, pesé, et divisé.

26 Et voici l'explication de ces mots. Compté : Dieu a compté ton règne, et y a mis fin.

27 Pesé : Tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé léger.

28 Divisé : Ton royaume sera divisé, et donne aux Mèdes et aux Perses.

29 Aussitôt Belschatsar donna des ordres, et l'on revêtit Daniel de pourpre, on lui mit au cou un collier d'or, et on publia qu'il aurait la troisième place dans le gouvernement du royaume.

30 Cette même nuit, Belschatsar, roi des Chaldéens, fut tué.

31 Et Darius, le Mède, s'empara du royaume, étant âgé de soixante-deux ans.

Où est né l’orgueil ?

 

Pour beaucoup de chrétiens et voire d’autres croyants en Dieu. Celui que l’on appelle l’adversaire, le serpent, Satan, le tentateur, aurait été un archange qui se serait rebellé contre Dieu avec un tiers des anges. On prend dans la religion chrétienne deux passages particuliers pour essayer de nous démontrer cette hypothèse :

(Ezéchiel 28 : 1-9 ; Ésaïe 14 : 12-20)

Nous lirons ces passages pour nous faire une idée de ce qui est dit et d’émettre un avis.

Ezéchiel 28 : 1-19

1 La parole de l’Eternel me fut adressée, en ces mots :

2 Fils de l’homme, dis au prince de Tyr : Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Ton cœur s’est élevé, et tu as dit : Je suis Dieu, Je suis assis sur le siège de Dieu, au sein des mers ! Toi, tu es homme et non Dieu, Et tu prends ta volonté pour la volonté de Dieu.

3 Voici, tu es plus sage que Daniel, Rien de secret n’est caché pour toi ;

4 Par ta sagesse et par ton intelligence Tu t’es acquis des richesses, Tu as amassé de l’or et de l’argent Dans tes trésors ;

5 Par ta grande sagesse et par ton commerce Tu as accru tes richesses, Et par tes richesses ton cœur s’est élevé.

6 C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Parce que tu prends ta volonté pour la volonté de Dieu,

7 Voici, je ferai venir contre toi des étrangers, Les plus violents d’entre les peuples ; Ils tireront l’épée contre ton éclatante sagesse, Et ils souilleront ta beauté.

8 Ils te précipiteront dans la fosse, Et tu mourras comme ceux qui tombent percés de coups, Au milieu des mers.

9 En face de ton meurtrier, diras-tu : Je suis Dieu ? Tu seras homme et non Dieu Sous la main de celui qui te tuera.

10 Tu mourras de la mort des incirconcis, Par la main des étrangers. Car moi, j’ai parlé, Dit le Seigneur, l’Eternel.

11 La parole de l’Eternel me fut adressée, en ces mots :

12 Fils de l’homme, Prononce une complainte sur le roi de Tyr ! Tu lui diras : Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Tu mettais le sceau à la perfection, Tu étais plein de sagesse, parfait en beauté.

13 Tu étais en Eden, le jardin de Dieu ; Tu étais couvert de toute espèce de pierres précieuses, De sardoine, de topaze, de diamant, De chrysolithe, d’onyx, de jaspe, De saphir, d’escarboucle, d’émeraude, et d’or ; Tes tambourins et tes flûtes étaient à ton service, Préparés pour le jour où tu fus créé.

14 Tu étais un chérubin protecteur, aux ailes déployées ; Je t’avais placé et tu étais sur la sainte montagne de Dieu ; Tu marchais au milieu des pierres étincelantes.

15 Tu as été intègre dans tes voies, Depuis le jour où tu fus créé Jusqu’à celui où l’iniquité a été trouvée chez toi.

16 Par la grandeur de ton commerce Tu as été rempli de violence, et tu as péché ; Je te précipite de la montagne de Dieu, Et je te fais disparaître, chérubin protecteur, Du milieu des pierres étincelantes.

17 Ton cœur s’est élevé à cause de ta beauté, Tu as corrompu ta sagesse par ton éclat ; Je te jette par terre, Je te livre en spectacle aux rois.

18 Par la multitude de tes iniquités, Par l’injustice de ton commerce, Tu as profané tes sanctuaires ; Je fais sortir du milieu de toi un feu qui te dévore, Je te réduis en cendre sur la terre, Aux yeux de tous ceux qui te regardent.

19 Tous ceux qui te connaissent parmi les peuples Sont dans la stupeur à cause de toi ; Tu es réduit au néant, tu ne seras plus à jamais !

Le roi de Babylone : Ésaïe 14 : 12-20

12 Te voilà tombé du ciel, Astre brillant, fils de l’aurore ! Tu es abattu à terre, Toi, le vainqueur des nations !

13 Tu disais en ton cœur : Je monterai au ciel, J’élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu ; Je m’assiérai sur la montagne de l’assemblée, A l’extrémité du septentrion ;

14 Je monterai sur le sommet des nues, Je serai semblable au Très-Haut.

15 Mais tu as été précipité dans le séjour des morts, Dans les profondeurs de la fosse.

16 Ceux qui te voient fixent sur toi leurs regards, Ils te considèrent attentivement : Est-ce là cet homme qui faisait trembler la terre, Qui ébranlait les royaumes,

17 Qui réduisait le monde en désert, Qui ravageait les villes, Et ne relâchait point ses prisonniers ?

18 Tous les rois des nations, oui, tous, Reposent avec honneur, chacun dans son tombeau.

19 Mais toi, tu as été jeté loin de ton sépulcre, Comme un rameau qu’on dédaigne, Comme une dépouille de gens tués à coups d’épée, Et précipités sur les pierres d’une fosse, Comme un cadavre foulé aux pieds.

20 Tu n’es pas réuni à eux dans le sépulcre, Car tu as détruit ton pays, tu as fait périr ton peuple : On ne parlera plus jamais de la race des méchants.

Orgueil est un péché odieux à l’Eternel, mais aussi à Jésus-Christ

Superbe :  Dictionnaire encyclopédique de la Bible de Augustin Calmet

Orgueil. C’est un péché qui est très-odieux à Dieu et aux hommes, et que l’Écriture condamne en une infinité d’endroits : car que voit-on dans toute l’histoire sacrée, que l’orgueil, la présomption, la vanité de l’homme réprimés ? Qu’y voit-on autre chose que l’humilité, la douceur, la connaissance de sa faiblesse, relevées, soutenues, récompensées (1 Pierre 5.5 Jacques 4.6) ? Dieu résiste aux superbes et accorde sa grâce aux humbles. L’humiliation suivra le superbe, et la gloire sera le partage de l’humble d’esprit (Proverbes 19.23). L’orgueil précède la ruine de l’âme, et l’esprit s’élève avant la chute. Il vaut mieux être humilié avec les humbles que de partager les dépouilles avec les superbes (Proverbes 15.18-19).

Superbe se met aussi pour l’endurcissement et l’insolence du pécheur, par opposition aux péchés de faiblesse ou d’ignorance (Nombres 15.30). Et ailleurs (Deutéronome 17.12).

Le Seigneur a traité les Égyptiens, dans toute sa rigueur, parce qu’ils ont agi avec orgueil et insolence envers les Hébreux (Exode 18.11). Job (Job 26.12) et le Psalmiste (Psaumes 88.11) ont désigné Pharaon sous le nom de Superbe : Prudentia ejus percussit superbum, dit Job : Humiliasti sicut vulneratum superbum, dit le Psalmiste. Isaïe (Isaïe 51.9) emploie la même expression pour marquer la perte de Pharaon. Et Ézéchiel (Ézéchiel 22.12) : Les Chaldéens détruiront l’orgueil, l’insolence la cruauté de l’Égypte. Voyez aussi (Néhémie 9.16, 29).

L’Écriture reproche aussi assez souvent aux Moabites leur orgueil ; elle les désigne sous le nom d’enfants de la hauteur ou de l’orgueil, car c’est ainsi que nous traduisons ce qui est dit dans les Nombres (Nombres 24.17) : Il détruira tous les fils de Seth. L’Hébreu peut signifier : Il détruira tous les fils de la hauteur ou de l’orgueil : ce qui est confirmé par ce passage de Jérémie (Jérémie 50.31-32), qui fait allusion à celui des Nombres. Comparez (Nombres 21.28), avec Jérémie (Jérémie 48, 45), dans l’Hébreu. Voyez aussi (Isaïe 16.6).

L’orgueil ou La Superbe du Jourdain est connu dans les prophètes ; elle marque l’inondation de ce fleuve. Voyez Jérémie (Jérémie 12.5 ; 13.9 ; 49.19 ; Zacharie 11.3), et ce que nous avons remarqué sur cela dans l’article du Jourdain.

L’orgueil et l’orgueilleux, superbia superbus, désignent très-souvent Babylone et les Babyloniens. Dans Isaïe (Isaïe 13.19), inclyta superbia Chaldœorupm marque Babylone Le Seigneur détruira Babylone, cette glorieuse ville, reine de tant de royaumes, qui fait le sujet, de ta gloire et de la vanité des Ohaldéens ; elle sera détruite comme Sodome et Gomorrhe. Voir Jérémie, parlant au roi de Babylone (Jérémie 50.31-32). Voyez aussi le psaume (Psaumes 118.21-51, 69, 78, 85, 122).

Conclusion :

Nous venons de voir d’une manière très succincte ce qu’est l’orgueil ; nous irons plus en détails une prochaine fois.

Bibliographie :

Annexes : la pyramide de Maslow ; Quatre différences entre orgueil et fierté

Pages :16 ;17 ;18 ;19 ;20

 
 

    

    

 

    

    

 


 

 

 Orgueil pour introduction Tod

Table des matières

Orgueil pour introduction Tod. 1

Introduction : 2

Matthieu 4 : 1-11 ; Luc 4 : 4-13. 2

Luc : 2

Matthieu : 3

Ozias : la tentation de l’abus de pouvoir (2 Ch 26.16–21). 3

!. 4

Ezéchias le roi montre tous ses biens : 2 rois 10 : 12-16. 5

Ne donnez pas vos perles aux pourceaux : Matthieu 7 : 6. 5

Orgueil Dictionnaire Biblique Westphal 6

Nebucadnetsar : Daniel 4 : 1-37. 8

Le roi Belschatsar. 10

Tu n’as pas humilié ton cœur quoique tu saches ces choses. 11

Où est né l’orgueil ?. 12

Ezéchiel 28 : 1-19. 12

Le roi de Babylone : Ésaïe 14 : 12-20. 13

Orgueil est un péché odieux à l’Eternel, mais aussi à Jésus-Christ. 14

Superbe :  Dictionnaire encyclopédique de la Bible de Augustin Calmet. 14

Conclusion : 15

Bibliographie : 15

Introduction :

Trois lettres pour trois fléaux, pour ceux qui sont nés dans les années 40 ou 50 ; O.A.S. à une signification précise celle de l’organisation de l’armée secrète. C’était une organisation politico-militaire secrète proche de l’extrême droite crée le 11 février 1961 pour la défense de la présence française en Algérie. Cela voudrait que ce sigle à 50 ans. Mais il ne s’agit pas de cela. Le sigle dont je veux vous parler à une ancienneté de plus de 5000 ans. Il a démarré, quand Lucifer s’est séparé de Dieu emmenant avec lui un tiers des anges. L’orgueil était né. Les autres éléments viendront après.

Pourquoi cette exhortation avec ce thème ?

Pour trois raisons :

La première pour avertir que l’adversaire ne veut pas nous laisser témoigner du salut en Christ sans essayer d’anéantir ou en tous cas diminuer l’impact de celui-ci celui-ci par certaines de nos attitudes qui sont totalement contraires aux recommandations du christ.

La deuxième est de faire connaître les éléments susceptibles de nous induire en tentation. Dans le cas de chrétiens nés de nouveau et baptisés du Saint Esprit ce sera le plus souvent ; L’orgueil en premier, L’argent en second et le sexe en troisième.

La troisième raison est de prévenir sur la façon de faire de l’adversaire, en lisant dans l’écriture inspirée de Dieu, certains textes.

Lucifer connaît nos besoins de reconnaissance, de sécurité et nos besoins physiologiques. Il s’en servira pour nous tenter et nous amener à chuter, si nous lui laissons la possibilité de la faire. Comme dit : 1Pierre 5 : 8 ; soyons prudent le Diable tourne autour de nous pour savoir qui il va dévorer. Christ lui-même a été tenté en toutes choses : Hébreux 4 :15

Matthieu 4 : 1-11 ; Luc 4 : 4-13

Luc :

1 Jésus, rempli du Saint-Esprit, revint du Jourdain, et il fut conduit par l’Esprit dans le désert,

2 où il fut tenté par le diable pendant quarante jours. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, après qu’ils furent écoulés, il eut faim.

3 Le diable lui dit : Si tu es Fils de Dieu, ordonne à cette pierre qu’elle devienne du pain.

4 Jésus lui répondit : Il est écrit : L’Homme ne vivra pas de pain seulement.

5 Le diable, l’ayant élevé, lui montra en un instant tous les royaumes de la terre,

6 et lui dit : Je te donnerai toute cette puissance, et la gloire de ces royaumes ; car elle m’a été donnée, et je la donne à qui je veux.

7 Si donc tu te prosternes devant moi, elle sera toute à toi.

8 Jésus lui répondit : Il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.

9 Le diable le conduisit encore à Jérusalem, le plaça sur le haut du temple, et lui dit : Si tu es Fils de Dieu, jette-toi d’ici en bas ;

10 (4-9) car il est écrit : (4-10) Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet, Afin qu’ils te gardent ;

11 et : Ils te porteront sur les mains, De peur que ton pied ne heurte contre une pierre.

12 Jésus lui répondit : Il est dit : Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu.

13 Après l’avoir tenté de toutes ces manières, le diable s’éloigna de lui jusqu’à un moment favorable.

Matthieu :

1 Alors Jésus fut emmené par l’Esprit dans le désert, pour être tenté par le diable.

3 Le tentateur, s’étant approché, lui dit : Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains.

4 Jésus répondit : Il est écrit : L’homme ne vivra pas de pain 2 Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim.

Seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.

5 Le diable le transporta dans la ville sainte, le plaça sur le haut du temple,

6 et lui dit : Si tu es Fils de Dieu, jette-t’en bas ; car il est écrit : Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet ; Et ils te porteront sur les mains, De peur que ton pied ne heurte contre une pierre.

7 Jésus lui dit : Il est aussi écrit : Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu.

8 Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire,

9 et lui dit : Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m’adores.

10 Jésus lui dit : Retire-toi, Satan ! Car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.

Ozias : la tentation de l’abus de pouvoir (2 Ch 26.16–21)

Ozias, fils d’Amatsia, « fit ce que l’Eternel considère comme juste, imitant en tout point son père Amatsia » (26.4). Le verset suivant nuance cette affirmation : « Il s’attacha à Dieu tant que vécut Zacharie qui lui enseignait comment révérer Dieu. Aussi longtemps qu’il resta attaché à l’Eternel, Dieu lui accorda la réussite ». « Dieu l’assista dans la lutte contre les Philistins, contre les Arabes établis à Gour-Baal, et contre les Maronites. Les Ammonites lui payèrent un tribut et sa renommée se répandit au loin jusqu’en Egypte, car il était devenu extrêmement puissant » (v. 7–8). Le pays prospéra économiquement (v. 10) et militairement (v. 11–15). « Ainsi, sa renommée s’étendit au loin, car il fut merveilleusement aidé jusqu’à ce qu’il soit devenu puissant » (v. 15c).

« Mais lorsqu’il fut devenu puissant, son cœur se gonfla d’orgueil, ce qui entraîna sa perte. Il fut rebelle à l’Eternel son Dieu car il pénétra dans son Temple pour offrir des parfums sur l’autel des parfums » (v. 16). L’office royal ne lui suffisait plus, il voulait y joindre l’office sacerdotal. Les prêtres le reprirent, alors il se mit en colère contre eux. Dieu le frappa d’une lèpre qui resta attachée à lui jusqu’à sa mort, de sorte qu’il dut passer les dernières années de sa vie dans une « maison d’isolement ».

Pour combien d’hommes et de femmes – et même de serviteurs de Dieu – on pourrait répéter ce verset 16 ! L’abus de pouvoir est l’une des tentations les plus courantes chez ceux qui ont déjà certains pouvoirs. On le voit sur le plan politique où des règlements ont essayé de limiter les mandats des responsables – pour constater assez souvent que ceux qui sont atteints par la limite fixée à leur mandat essaient de transgresser la règle et de s’accrocher à leur poste. D’autres essaient, comme Ozias, d’étendre les compétences de leur pouvoir au-delà de ce qui leur a été fixé, quitte à empiéter sur le domaine du voisin. Car le pouvoir agit un peu comme une drogue qui grise ceux qui l’exercent. Ce n’est pas pour rien que l’on dit que « le pouvoir corrompt – et le pouvoir absolu corrompt absolument ».

!

2 Ch 13 à 16 rapportent tous les hauts faits d’Asa en l’honneur de l’Eternel. « Sous le règne d’Asa, le pays connut dix ans de paix. Asa fit ce que l’Eternel son Dieu considère comme bien et juste. Il demanda aux Judéens de s’attacher à l’Eternel, le Dieu de leurs ancêtres, et d’obéir aux commandements de la Loi » (1 Ch 14.1–3). Grâce à l’Eternel, il remporta des victoires en réponse à sa prière (14.10), il renouvela l’alliance avec l’Eternel (chap. 15) et entreprit des réformes religieuses. Il n’hésita même pas à destituer sa grand-mère de son rang de reine-mère parce qu’elle avait dressé une stèle idolâtre. Il fut le réformateur du pays de Juda.

Pendant 36 ans, il servit l’Eternel. Puis vint la crise. Devant les menaces de guerre du roi d’Israël, au lieu de s’appuyer sur l’Eternel comme par le passé, il chercha de l’aide auprès du roi païen Ben Hadad de Syrie. Il lui envoya même de l’argent et de l’or pris dans le Temple de l’Eternel.

Lorsqu’il revint victorieux de la guerre contre Israël, le prophète Hanani le reprit parce qu’il avait mis sa confiance dans le roi païen et non en l’Eternel. Au lieu de prendre ce message à cœur et de s’humilier, il fit jeter le prophète en prison.

« La trente-neuvième année de son règne, Asa tomba gravement malade et il souffrit grandement des pieds ; toutefois, même pendant sa maladie, il ne s’adressa pas à l’Eternel mais seulement aux guérisseurs » (16.12). Après 36 années de bons et loyaux services de l’Eternel, Asa fit naufrage quant à la foi parce qu’il refusa de s’humilier.

Dans toute vie d’enfant de Dieu arrive un temps de crise. Comment y réagir ? Le nombre d’années de fidélité au Seigneur n’évite pas les épreuves et ne donne aucune garantie quant à son issue. La faute d’Asa fut de s’associer au le monde sans Dieu. L’apôtre Paul nous avertit : « Ne vous mettez pas avec des incroyants sous un joug qui n’est pas celui du Seigneur. En effet, ce qui est juste peut-il s’unir à ce qui s’oppose à sa loi ? La lumière peut-elle être solidaire des ténèbres ? Le Christ peut-il s’accorder avec le diable ? Que peut avoir en commun le croyant avec l’incroyant ? Quel accord peut-il exister entre le Temple de Dieu et les idoles ? Car nous sommes, nous, le Temple du Dieu vivant. Dieu lui-même l’a dit : J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux. Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. C’est pourquoi : Sortez du milieu d’eux, Séparez-vous d’eux, dit le Seigneur. N’ayez pas de contact avec ce qui est impur, alors je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur, le Tout-Puissant » (2 Co 6.14–18).

Pourtant, Hanani avait transmis à Asa une merveilleuse promesse : « L’Eternel parcourt toute la terre du regard pour soutenir ceux dont le cœur est tourné vers lui sans partage » (16.9a) ; mais comme Asa ne remplissait pas cette condition, le prophète fut obligé d’ajouter : « Tu as agi comme un insensé, et à cause de cela, tu ne cesseras plus d’être en guerre ».

Ezéchias le roi montre tous ses biens : 2 rois 10 : 12-16

12 En ce même temps, Berodac-Baladan, fils de Baladan, roi de Babylone, envoya une lettre et un présent à Ezéchias, car il avait appris la maladie d’Ezéchias.

13 Ezéchias donna audience aux envoyés, et il leur montra le lieu où étaient ses choses de prix, l’argent et l’or, les aromates et l’huile précieuse, son arsenal, et tout ce qui se trouvait dans ses trésors : il n’y eut rien qu’Ezéchias ne leur fît voir dans sa maison et dans tous ses domaines.

14 Esaïe, le prophète, vint ensuite auprès du roi Ezéchias, et lui dit : Qu’ont dit ces gens-là, et d’où sont-ils venus vers toi ? Ezéchias répondit : Ils sont venus d’un pays éloigné, de Babylone.

15 Esaïe dit encore : Qu’ont-ils vu dans ta maison ? Ezéchias répondit : Ils ont vu tout ce qui est dans ma maison : il n’y a rien dans mes trésors que je ne leur aie fait voir.

Ne donnez pas vos perles aux pourceaux : Matthieu 7 : 6

 

6 Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent.

Kuen, A. (2009). Face à la tentation : Comment y résister ? (1ère édition, p. 57–59). St-Légier, Suisse : Éditions Emmaüs.

Kuen, A. (2009). Face à la tentation : Comment y résister ? (1ère édition, p. 59–61). St-Légier, Suisse : Éditions Emmaüs.

Orgueil Dictionnaire Biblique Westphal

L’Ancien Testament revient sans cesse sur l’orgueil et n’emploie pas moins de douze mots pour le désigner. On voit par-là qu’il lui attribue une capitale importance et qu’il en connaît la complexité. L’orgueil est un amour déréglé de soi-même ; il est l’état d’un homme qui se surfait, s’admire dans ses œuvres, se prête des qualités qu’il n’a pas et qui s’ingénie pour que les autres partagent l’opinion qu’il a de lui-même. Murray a dit : « L’humilité n’est pas tant une vertu entre d’autres que la racine de toutes les vertus » ; on peut dire de même que l’orgueil n’est pas tant un vice entre d’autres que la racine de tous les vices. L’humilité exhale un parfum qui donne du prix à toutes les vertus ; l’orgueil porte en lui un ferment qui fait éclore tous les vices. L’envie, c’est l’orgueil ne pouvant prendre son parti des avantages d’autrui ; la colère nous montre l’orgueil réagissant contre ce qui lui résiste ; la jalousie naît de l’insupportable impression produite sur l’orgueil par une supériorité qui s’impose ; le mensonge lui-même n’est bien souvent que l’orgueil qui se couvre et se masque, espérant par son faux visage retenir l’estime qu’il ne mérite pas. On a observé que personne autant que l’orgueilleux n’aime à faire parade de son humilité et des exigences de sa conscience. Cette parade, qui est contredite par leur allure hautaine et par leurs mesquins partis pris, attira aux pharisiens l’apostrophe de Jésus : « Hypocrites (ou comédiens), vous vous faites des mines accablées, vous vous composez des visages exténués par le jeûne… Vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat… Vous payez la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin, et vous laissez de côté ce qu’il y a de plus important dans la loi : la justice, la miséricorde, la bonne foi, l’amour de Dieu » (Matthieu 6 et Matthieu 23).

« L’orgueil, dit La Rochefoucauld, n’est jamais mieux déguisé et plus capable de tromper que lorsqu’il se cache sous la figure de l’humilité. »

On voit les ravages que cause l’orgueil dans la vie morale. Dans la vie religieuse, où l’humilité est l’introductrice de la grâce, les effets de l’orgueil sont plus redoutables encore. Il est à l’âme ce que la lèpre est au corps, il enlaidit, il ronge, il tue, c’est pourquoi l’on rencontre des hommes qui, au début de leur carrière chrétienne, exerçaient par leur enthousiasme une véritable attirance, mais qui, parvenus à une situation où l’orgueil guette les âmes mal assurées, ont perdu peu à peu leurs qualités spirituelles et jusqu’à la flamme de leur regard.

Après ces observations générales on comprendra le rôle que l’orgueil joue dans la Bible et l’insistance que met celle-ci à prémunir les croyants contre l’orgueil. Dès ses premières pages, elle nous avertit que l’habileté de l’infernal suggesteur fut d’ensemencer d’orgueil le cœur vierge du premier couple humain : « Vous serez comme des dieux ! » L’orgueil ayant levé a produit la convoitise ; celle-ci a provoqué la désobéissance et l’homme a été chassé du Paradis (Genèse 3). Dans tout son effort pour sauver l’humanité perdue, Dieu se heurte à l’orgueil. Prophètes, psalmistes et sages dénoncent l’orgueil comme un compagnon de la méchanceté (Job 20.6 ; Job 35.12 ; Psaumes 31.19 ; Psaumes 73.6 ; Psaumes 119.51 ; Psaumes 123.4 ; Proverbes 21.24) et de la sottise (Proverbes 14.3 ; Psaumes 59.13) ; ils lui donnent pour conséquences la honte, l’humiliation, les divisions, l’effusion du sang, la ruine (Proverbes 11.2 ; Proverbes 29.23 ; Proverbes 13.10 ; Proverbes 16.18) ; ils proclament que Dieu le hait (2 Rois 19.28 ; Ésaïe 37.29 ; Proverbes 8.13 ; Proverbes 16.5 ; Amos 6.8) et en tirera vengeance (Deutéronome 17.12 et suivants, Psaumes 119.21 ; Psaumes 31.24, cf. Psaumes 94.2 ; Psaumes 119.78 ; Psaumes 119.122 ; Ésaïe 13.11 ; Ésaïe 2.12 ; Osée 7.10 ; Jérémie 13.9-17 ; Ézéchiel 7.10 ; Ézéchiel 7.24 ; Ézéchiel 16.56 etc.). On sent que pour les prophètes toute la destinée de l’homme et en particulier du peuple élu se joue entre les deux pôles : humilité et orgueil.

Les Apocryphes font aussi une large part à l’orgueil (cf.  2 Macchabées 5.21 ; 2 Macchabées 9.7 ; 2 Macchabées 9.11 ; 2 Macchabées 15.6, Tobit 4.13 ; Sagesse 5.8 ; Siracide 13.20 ; Siracide 15.8 etc.). Siracide 10 renferme une saisissante description de l’orgueil qui paraît avoir inspiré un passage du Magnificat (cf.  Siracide 10.14 et suivants et Luc 15.1 et suivants). Jésus par son attitude à l’égard des pharisiens sanctionne la révélation de l’Ancien Testament. Son discours de Matthieu 23 n’est qu’un réquisitoire, et combien brûlant, contre les péchés de l’orgueil. L’orgueil des pharisiens les a empêchés d’aller au baptême de Jean-Baptiste ; c’est pourquoi, dit Jésus, « ils ont rendu inutile à leur égard le dessein de Dieu » (Luc 7.30, cf. Luc 15.1). L’orgueil suggère à l’homme infirme qu’il est bien portant, au pécheur qu’il est juste ; Jésus déclare : « Ceux qui sont en santé n’ont pas besoin de médecin mais ceux qui se portent mal. Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs » (Marc 2.13-17). La parabole du pharisien et du péager est ici le texte classique : (Luc 18.9-14) « Ô Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes ». Celui de qui l’orgueil s’est à ce point haussé n’a pas de prochain. Trop distant pour compatir à la peine des autres, n’attendez pas qu’il s’accuse où qu’il cède : s’il s’avouait faillible il se diminuerait. L’orgueil installe le cœur dans l’atmosphère des résistances. L’orgueil est le grand isolant. S’il nous isole des autres, comment ne nous isolerait-il pas de Dieu dont on ne peut approcher qu’à travers l’atmosphère de la grâce. « Quiconque s’élève sera abaissé. »

Les apôtres tiennent, sur ce point, le même langage que l’Ancien Testament et Jésus. Jacques et Pierre citant Proverbes 3.34 d’après les LXX s’accordent à dire : « Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles » (Jacques 4.6 ; 1 Pierre 5.5). Jean, se référant au récit de la chute (Genèse 3.6), écrit : « La convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie ne viennent pas du Père mais du monde, or le monde passe… » (1 Jean 2.16 et suivant). On pouvait s’attendre à ce que Paul, l’apôtre de la grâce, fût impitoyable pour l’orgueil (Romains 1.30 ; 2 Timothée 3.2 et suivants, cf. 1 Timothée 6.4 ; 1 Corinthiens 5.2 ; 2 Corinthiens 12.20 ; Romains 11.20 ; 1 Timothée 6.17), et fît un devoir aux ministres de l’Évangile de s’en tenir loin (1 Timothée 3.6 ; Tite 1.7). Voir Humilité.

Nebucadnetsar : Daniel 4 : 1-37

1 Nebucadnetsar, roi, à tous les peuples, aux nations, aux hommes de toutes langues, qui habitent sur toute la terre. Que la paix vous soit donnée avec abondance !

2 Il m’a semblé bon de faire connaître les signes et les prodiges que le Dieu suprême a opérés à mon égard.

3 Que ses signes sont grands ! que ses prodiges sont puissants ! Son règne est un règne éternel, et sa domination subsiste de génération en génération.

4 Moi, Nebucadnetsar, je vivais tranquille dans ma maison, et heureux dans mon palais.

5 J’ai eu un songe qui m’a effrayé ; les pensées dont j’étais poursuivi sur ma couche et les visions de mon esprit me remplissaient d’épouvante.

6 J’ordonnai qu’on fît venir devant moi tous les sages de Babylone, afin qu’ils me donnassent l’explication du songe.

7 Alors vinrent les magiciens, les astrologues, les Chaldéens et les devins. Je leur dis le songe, et ils ne m’en donnèrent point l’explication.

8 En dernier lieu, se présenta devant moi Daniel, nommé Beltschatsar d’après le nom de mon dieu, et qui a en lui l’esprit des dieux saints. Je lui dis le songe :

9 Beltschatsar, chef des magiciens, qui as en toi, je le sais, l’esprit des dieux saints, et pour qui aucun secret n’est difficile, donne-moi l’explication des visions que j’ai eues en songe.

10 Voici les visions de mon esprit, pendant que j’étais sur ma couche. Je regardais, et voici, il y avait au milieu de la terre un arbre d’une grande hauteur.

11 Cet arbre était devenu grand et fort, sa cime s’élevait jusqu’aux cieux, et on le voyait des extrémités de toute la terre.

12 Son feuillage était beau, et ses fruits abondants ; il portait de la nourriture pour tous ; les bêtes des champs s’abritaient sous son ombre, les oiseaux du ciel faisaient leur demeure parmi ses branches, et tout être vivant tirait de lui sa nourriture.

13 Dans les visions de mon esprit, que j’avais sur ma couche, je regardais, et voici, un de ceux qui veillent et qui sont saints descendit des cieux.

14 Il cria avec force et parla ainsi : Abattez l’arbre, et coupez ses branches ; secouez le feuillage, et dispersez les fruits ; que les bêtes fuient de dessous, et les oiseaux du milieu de ses branches !

15 Mais laissez-en terre le tronc où se trouvent les racines, et liez-le avec des chaînes de fer et d’airain, parmi l’herbe des champs. Qu’il soit trempé de la rosée du ciel, et qu’il ait, comme les bêtes, l’herbe de la terre pour partage.

16 Son cœur d’homme lui sera ôté, et un cœur de bête lui sera donné ; et sept temps passeront sur lui.

17 Cette sentence est un décret de ceux qui veillent, cette résolution est un ordre des saints, afin que les vivants sachent que le Très-Haut domine sur le règne des hommes, qu’il le donne à qui il lui plaît, et qu’il y élève le plus vil des hommes.

18 Voilà le songe que j’ai eu, moi, le roi Nebucadnetsar. Toi, Beltschatsar, donnes-en l’explication, puisque tous les sages de mon royaume ne peuvent me la donner ; toi, tu le peux, car tu as en toi l’esprit des dieux saints.

19 Alors Daniel, nommé Beltschatsar, fut un moment stupéfait, et ses pensées le troublaient. Le roi reprit et dit : Beltschatsar, que le songe et l’explication ne te troublent pas ! Et Beltschatsar répondit : Mon seigneur, que le songe soit pour tes ennemis, et son explication pour tes adversaires !

20 L’arbre que tu as vu, qui était devenu grand et fort, dont la cime s’élevait jusqu’aux cieux, et qu’on voyait de tous les points de la terre ;

21 cet arbre, dont le feuillage était beau et les fruits abondants, qui portait de la nourriture pour tous, sous lequel s’abritaient les bêtes des champs, et parmi les branches duquel les oiseaux du ciel faisaient leur demeure,

22 c’est toi, ô roi, qui es devenu grand et fort, dont la grandeur s’est accrue et s’est élevée jusqu’aux cieux, et dont la domination s’étend jusqu’aux extrémités de la terre.

23 Le roi a vu l’un de ceux qui veillent et qui sont saints descendre des cieux et dire : Abattez l’arbre, et détruisez-le ; mais laissez-en terre le tronc où se trouvent les racines, et liez-le avec des chaînes de fer et d’airain, parmi l’herbe des champs ; qu’il soit trempé de la rosée du ciel, et que son partage soit avec les bêtes des champs, jusqu’à ce que sept temps soient passés sur lui.

24 Voici l’explication, ô roi, voici le décret du Très-Haut, qui s’accomplira sur mon seigneur le roi.

25 On te chassera du milieu des hommes, tu auras ta demeure avec les bêtes des champs, et l’on te donnera comme aux bœufs de l’herbe à manger ; tu seras trempé de la rosée du ciel, et sept temps passeront sur toi, jusqu’à ce que tu saches que le Très-Haut domine sur le règne des hommes et qu’il le donne à qui il lui plaît.

26 L’ordre de laisser le tronc où se trouvent les racines de l’arbre signifie que ton royaume te restera quand tu reconnaîtras que celui qui domine est dans les cieux.

27 C’est pourquoi, ô roi, puisse mon conseil te plaire ! mets un terme à tes péchés en pratiquant la justice, et à tes iniquités en usant de compassion envers les malheureux, et ton bonheur pourra se prolonger.

28 Toutes ces choses se sont accomplies sur le roi Nebucadnetsar.

29 Au bout de douze mois, comme il se promenait dans le palais royal à Babylone,

30 le roi prit la parole et dit : N’est-ce pas ici Babylone la grande, que j’ai bâtie, comme résidence royale, par la puissance de ma force et pour la gloire de ma magnificence ?

31 La parole était encore dans la bouche du roi, qu’une voix descendit du ciel : Apprends, roi Nebucadnetsar, qu’on va t’enlever le royaume.

32 On te chassera du milieu des hommes, tu auras ta demeure avec les bêtes des champs, on te donnera comme aux bœufs de l’herbe à manger ; et sept temps passeront sur toi, jusqu’à ce que tu saches que le Très-Haut domine sur le règne des hommes et qu’il le donne à qui il lui plaît.

33 Au même instant la parole s’accomplit sur Nebucadnetsar. Il fut chassé du milieu des hommes, il mangea de l’herbe comme les bœufs, son corps fut trempé de la rosée du ciel ; jusqu’à ce que ses cheveux crussent comme les plumes des aigles, et ses ongles comme ceux des oiseaux.

34 Après le temps marqué, moi, Nebucadnetsar, je levai les yeux vers le ciel, et la raison me revint. J’ai béni le Très-Haut, j’ai loué et glorifié celui qui vit éternellement, celui dont la domination est une domination éternelle, et dont le règne subsiste de génération en génération.

35 Tous les habitants de la terre ne sont à ses yeux que néant : il agit comme il lui plaît avec l’armée des cieux et avec les habitants de la terre, et il n’y a personne qui résiste à sa main et qui lui dise : Que fais-tu ?

36 En ce temps, la raison me revint ; la gloire de mon royaume, ma magnificence et ma splendeur me furent rendues ; mes conseillers et mes grands me redemandèrent ; je fus rétabli dans mon royaume, et ma puissance ne fit que s’accroître.

37 Maintenant, moi, Nebucadnetsar, je loue, j’exalte et je glorifie le roi des cieux, dont toutes les œuvres sont vraies et les voies justes, et qui peut abaisser ceux qui marchent avec orgueil.

Le roi Belschatsar

5 Le roi Belschatsar donna un grand festin à ses grands au nombre de mille, et il but du vin en leur présence.

Belschatsar, quand il eut goûté au vin, fit apporter les vases d'or et d'argent que son père Nebucadnetsar avait enlevés du temple de Jérusalem, afin que le roi et ses grands, ses femmes et ses concubines, s'en servit pour boire.

Alors on apporta les vases d'or qui avaient été enlevés du temple, de la maison de Dieu à Jérusalem ; et le roi et ses grands, ses femmes et ses concubines, s'en servirent pour boire.

Ils burent du vin, et ils louèrent les dieux d'or, d'argent, d'airain, de fer, de bois et de pierre.

En ce moment, apparurent les doigts d'une main d'homme, et ils écrivirent, en face du chandelier, sur la chaux de la muraille du palais royal. Le roi vit cette extrémité de main qui écrivait.

Alors le roi changea de couleur, et ses pensées le troublèrent ; les jointures de ses reins se relâchèrent, et ses genoux se heurtèrent l'un contre l'autre.

Le roi cria avec force qu'on fît venir les astrologues, les Chaldéens et les devins ; et le roi prit la parole et dit aux sages de Babylone : Quiconque lira cette écriture et m'en donnera l'explication sera revêtu de pourpre, portera un collier d'or à son cou, et aura la troisième place dans le gouvernement du royaume.

Tous les sages du roi entrèrent ; mais ils ne purent pas lire l'écriture et en donner au roi l'explication.

Sur quoi le roi Belschatsar, fut très effrayé, il changea de couleur, et ses grands furent consternés.

10 La reine, à cause des paroles du roi et de ses grands, entra dans la salle du festin, et prit ainsi la parole : O roi, vis éternellement ! Que tes pensées ne te troublent pas, et que ton visage ne change pas de couleur !

11 Il y a dans ton royaume un homme qui a en lui l'esprit des dieux saints ; et du temps de ton père, on trouva chez lui des lumières, de l'intelligence, et une sagesse semblable à la sagesse des dieux. Aussi le roi Nebucadnetsar, ton père, le roi, ton père, l'établit chef des magiciens, des astrologues, des Chaldéens, des devins,

12 parce qu'on trouva chez lui, chez Daniel, nommé par le roi Beltschatsar, un esprit supérieur, de la science et de l'intelligence, la faculté d'interpréter les songes, d'expliquer les énigmes, et de résoudre les questions difficiles. Que Daniel soit donc appelé, et il donnera l'explication.

13 Alors Daniel fut introduit devant le roi. Le roi prit la parole et dit à Daniel : Es-tu ce Daniel, l'un des captifs de Juda, que le roi, mon père, a amenés de Juda ?

14 J'ai appris sur ton compte que tu as en toi l'esprit des dieux, et qu'on trouve chez toi des lumières, de l'intelligence, et une sagesse extraordinaire.

15 On vient d'amener devant moi les sages et les astrologues, afin qu'ils lussent cette écriture et m'en donnassent l’explication ; mais ils n'ont pas pu donner l'explication des mots.

16 J'ai appris que tu peux donner des explications et résoudre des questions difficiles ; maintenant, si tu peux lire cette écriture et m'en donner l'explication, tu seras revêtu de pourpre, tu porteras un collier d'or à ton cou, et tu auras la troisième place dans le gouvernement du royaume.

17 Daniel répondit en présence du roi : Garde tes dons, et accorde à un autre tes présents ; je lirai néanmoins l'écriture au roi, et je lui en donnerai l'explication.

18 O roi, le Dieu suprême avait donné à Nebucadnetsar, ton père, l'empire, la grandeur, la gloire et la magnificence ;

19 et à cause de la grandeur qu'il lui avait donnée, tous les peuples, les nations, les hommes de toutes langues étaient dans la crainte et tremblaient devant lui. Le roi faisait mourir ceux qu'il voulait, et il laissait la vie à ceux qu'il voulait ; il élevait ceux qu'il voulait, et il abaissait ceux qu'il voulait.

20 Mais lorsque son cœur s'éleva et que son esprit s'endurcit jusqu'à l'arrogance, il fut précipité de son trône royal et dépouillé de sa gloire ;

21 il fut chassé du milieu des enfants des hommes, son cœur devint semblable à celui des bêtes, et sa demeure fut avec les ânes sauvages ; on lui donna comme aux bœufs de l'herbe à manger, et son corps fut trempé de la rosée du ciel, jusqu'à ce qu'il reconnût que le Dieu suprême domine sur le règne des hommes et qu'il le donne à qui il lui plaît.

Tu n’as pas humilié ton cœur quoique tu saches ces choses

22 Et toi, Belschatsar, son fils, tu n'as pas humilié ton cœur, quoique tu susses toutes ces choses.

23 Tu t'es élevé contre le Seigneur des cieux ; les vases de sa maison ont été apportés devant toi, et vous vous en êtes servis pour boire du vin, toi et tes grands, tes femmes et tes concubines ; tu as loué les dieux d'argent, d'or, d'airain, de fer, de bois et de pierre, qui ne voient point, qui n'entendent point, et qui ne savent rien, et tu n'as pas glorifié le Dieu qui a dans sa main ton souffle et toutes tes voies.

24 C'est pourquoi il a envoyé cette extrémité de main qui a tracé cette écriture.

25 Voici l'écriture qui a été tracée : Compté, compté, pesé, et divisé.

26 Et voici l'explication de ces mots. Compté : Dieu a compté ton règne, et y a mis fin.

27 Pesé : Tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé léger.

28 Divisé : Ton royaume sera divisé, et donne aux Mèdes et aux Perses.

29 Aussitôt Belschatsar donna des ordres, et l'on revêtit Daniel de pourpre, on lui mit au cou un collier d'or, et on publia qu'il aurait la troisième place dans le gouvernement du royaume.

30 Cette même nuit, Belschatsar, roi des Chaldéens, fut tué.

31 Et Darius, le Mède, s'empara du royaume, étant âgé de soixante-deux ans.

Où est né l’orgueil ?

 

Pour beaucoup de chrétiens et voire d’autres croyants en Dieu. Celui que l’on appelle l’adversaire, le serpent, Satan, le tentateur, aurait été un archange qui se serait rebellé contre Dieu avec un tiers des anges. On prend dans la religion chrétienne deux passages particuliers pour essayer de nous démontrer cette hypothèse :

(Ezéchiel 28 : 1-9 ; Ésaïe 14 : 12-20)

Nous lirons ces passages pour nous faire une idée de ce qui est dit et d’émettre un avis.

Ezéchiel 28 : 1-19

1 La parole de l’Eternel me fut adressée, en ces mots :

2 Fils de l’homme, dis au prince de Tyr : Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Ton cœur s’est élevé, et tu as dit : Je suis Dieu, Je suis assis sur le siège de Dieu, au sein des mers ! Toi, tu es homme et non Dieu, Et tu prends ta volonté pour la volonté de Dieu.

3 Voici, tu es plus sage que Daniel, Rien de secret n’est caché pour toi ;

4 Par ta sagesse et par ton intelligence Tu t’es acquis des richesses, Tu as amassé de l’or et de l’argent Dans tes trésors ;

5 Par ta grande sagesse et par ton commerce Tu as accru tes richesses, Et par tes richesses ton cœur s’est élevé.

6 C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Parce que tu prends ta volonté pour la volonté de Dieu,

7 Voici, je ferai venir contre toi des étrangers, Les plus violents d’entre les peuples ; Ils tireront l’épée contre ton éclatante sagesse, Et ils souilleront ta beauté.

8 Ils te précipiteront dans la fosse, Et tu mourras comme ceux qui tombent percés de coups, Au milieu des mers.

9 En face de ton meurtrier, diras-tu : Je suis Dieu ? Tu seras homme et non Dieu Sous la main de celui qui te tuera.

10 Tu mourras de la mort des incirconcis, Par la main des étrangers. Car moi, j’ai parlé, Dit le Seigneur, l’Eternel.

11 La parole de l’Eternel me fut adressée, en ces mots :

12 Fils de l’homme, Prononce une complainte sur le roi de Tyr ! Tu lui diras : Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Tu mettais le sceau à la perfection, Tu étais plein de sagesse, parfait en beauté.

13 Tu étais en Eden, le jardin de Dieu ; Tu étais couvert de toute espèce de pierres précieuses, De sardoine, de topaze, de diamant, De chrysolithe, d’onyx, de jaspe, De saphir, d’escarboucle, d’émeraude, et d’or ; Tes tambourins et tes flûtes étaient à ton service, Préparés pour le jour où tu fus créé.

14 Tu étais un chérubin protecteur, aux ailes déployées ; Je t’avais placé et tu étais sur la sainte montagne de Dieu ; Tu marchais au milieu des pierres étincelantes.

15 Tu as été intègre dans tes voies, Depuis le jour où tu fus créé Jusqu’à celui où l’iniquité a été trouvée chez toi.

16 Par la grandeur de ton commerce Tu as été rempli de violence, et tu as péché ; Je te précipite de la montagne de Dieu, Et je te fais disparaître, chérubin protecteur, Du milieu des pierres étincelantes.

17 Ton cœur s’est élevé à cause de ta beauté, Tu as corrompu ta sagesse par ton éclat ; Je te jette par terre, Je te livre en spectacle aux rois.

18 Par la multitude de tes iniquités, Par l’injustice de ton commerce, Tu as profané tes sanctuaires ; Je fais sortir du milieu de toi un feu qui te dévore, Je te réduis en cendre sur la terre, Aux yeux de tous ceux qui te regardent.

19 Tous ceux qui te connaissent parmi les peuples Sont dans la stupeur à cause de toi ; Tu es réduit au néant, tu ne seras plus à jamais !

Le roi de Babylone : Ésaïe 14 : 12-20

12 Te voilà tombé du ciel, Astre brillant, fils de l’aurore ! Tu es abattu à terre, Toi, le vainqueur des nations !

13 Tu disais en ton cœur : Je monterai au ciel, J’élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu ; Je m’assiérai sur la montagne de l’assemblée, A l’extrémité du septentrion ;

14 Je monterai sur le sommet des nues, Je serai semblable au Très-Haut.

15 Mais tu as été précipité dans le séjour des morts, Dans les profondeurs de la fosse.

16 Ceux qui te voient fixent sur toi leurs regards, Ils te considèrent attentivement : Est-ce là cet homme qui faisait trembler la terre, Qui ébranlait les royaumes,

17 Qui réduisait le monde en désert, Qui ravageait les villes, Et ne relâchait point ses prisonniers ?

18 Tous les rois des nations, oui, tous, Reposent avec honneur, chacun dans son tombeau.

19 Mais toi, tu as été jeté loin de ton sépulcre, Comme un rameau qu’on dédaigne, Comme une dépouille de gens tués à coups d’épée, Et précipités sur les pierres d’une fosse, Comme un cadavre foulé aux pieds.

20 Tu n’es pas réuni à eux dans le sépulcre, Car tu as détruit ton pays, tu as fait périr ton peuple : On ne parlera plus jamais de la race des méchants.

Orgueil est un péché odieux à l’Eternel, mais aussi à Jésus-Christ

Superbe :  Dictionnaire encyclopédique de la Bible de Augustin Calmet

Orgueil. C’est un péché qui est très-odieux à Dieu et aux hommes, et que l’Écriture condamne en une infinité d’endroits : car que voit-on dans toute l’histoire sacrée, que l’orgueil, la présomption, la vanité de l’homme réprimés ? Qu’y voit-on autre chose que l’humilité, la douceur, la connaissance de sa faiblesse, relevées, soutenues, récompensées (1 Pierre 5.5 Jacques 4.6) ? Dieu résiste aux superbes et accorde sa grâce aux humbles. L’humiliation suivra le superbe, et la gloire sera le partage de l’humble d’esprit (Proverbes 19.23). L’orgueil précède la ruine de l’âme, et l’esprit s’élève avant la chute. Il vaut mieux être humilié avec les humbles que de partager les dépouilles avec les superbes (Proverbes 15.18-19).

Superbe se met aussi pour l’endurcissement et l’insolence du pécheur, par opposition aux péchés de faiblesse ou d’ignorance (Nombres 15.30). Et ailleurs (Deutéronome 17.12).

Le Seigneur a traité les Égyptiens, dans toute sa rigueur, parce qu’ils ont agi avec orgueil et insolence envers les Hébreux (Exode 18.11). Job (Job 26.12) et le Psalmiste (Psaumes 88.11) ont désigné Pharaon sous le nom de Superbe : Prudentia ejus percussit superbum, dit Job : Humiliasti sicut vulneratum superbum, dit le Psalmiste. Isaïe (Isaïe 51.9) emploie la même expression pour marquer la perte de Pharaon. Et Ézéchiel (Ézéchiel 22.12) : Les Chaldéens détruiront l’orgueil, l’insolence la cruauté de l’Égypte. Voyez aussi (Néhémie 9.16, 29).

L’Écriture reproche aussi assez souvent aux Moabites leur orgueil ; elle les désigne sous le nom d’enfants de la hauteur ou de l’orgueil, car c’est ainsi que nous traduisons ce qui est dit dans les Nombres (Nombres 24.17) : Il détruira tous les fils de Seth. L’Hébreu peut signifier : Il détruira tous les fils de la hauteur ou de l’orgueil : ce qui est confirmé par ce passage de Jérémie (Jérémie 50.31-32), qui fait allusion à celui des Nombres. Comparez (Nombres 21.28), avec Jérémie (Jérémie 48, 45), dans l’Hébreu. Voyez aussi (Isaïe 16.6).

L’orgueil ou La Superbe du Jourdain est connu dans les prophètes ; elle marque l’inondation de ce fleuve. Voyez Jérémie (Jérémie 12.5 ; 13.9 ; 49.19 ; Zacharie 11.3), et ce que nous avons remarqué sur cela dans l’article du Jourdain.

L’orgueil et l’orgueilleux, superbia superbus, désignent très-souvent Babylone et les Babyloniens. Dans Isaïe (Isaïe 13.19), inclyta superbia Chaldœorupm marque Babylone Le Seigneur détruira Babylone, cette glorieuse ville, reine de tant de royaumes, qui fait le sujet, de ta gloire et de la vanité des Ohaldéens ; elle sera détruite comme Sodome et Gomorrhe. Voir Jérémie, parlant au roi de Babylone (Jérémie 50.31-32). Voyez aussi le psaume (Psaumes 118.21-51, 69, 78, 85, 122).

Conclusion :

Nous venons de voir d’une manière très succincte ce qu’est l’orgueil ; nous irons plus en détails une prochaine fois.

Bibliographie :

Annexes : la pyramide de Maslow ; Quatre différences entre orgueil et fierté

Pages :16 ;17 ;18 ;19 ;20

 
 

    

    

 

    

    

 


 

 

 Orgueil pour introduction Tod

Table des matières

Orgueil pour introduction Tod. 1

Introduction : 2

Matthieu 4 : 1-11 ; Luc 4 : 4-13. 2

Luc : 2

Matthieu : 3

Ozias : la tentation de l’abus de pouvoir (2 Ch 26.16–21). 3

!. 4

Ezéchias le roi montre tous ses biens : 2 rois 10 : 12-16. 5

Ne donnez pas vos perles aux pourceaux : Matthieu 7 : 6. 5

Orgueil Dictionnaire Biblique Westphal 6

Nebucadnetsar : Daniel 4 : 1-37. 8

Le roi Belschatsar. 10

Tu n’as pas humilié ton cœur quoique tu saches ces choses. 11

Où est né l’orgueil ?. 12

Ezéchiel 28 : 1-19. 12

Le roi de Babylone : Ésaïe 14 : 12-20. 13

Orgueil est un péché odieux à l’Eternel, mais aussi à Jésus-Christ. 14

Superbe :  Dictionnaire encyclopédique de la Bible de Augustin Calmet. 14

Conclusion : 15

Bibliographie : 15

Introduction :

Trois lettres pour trois fléaux, pour ceux qui sont nés dans les années 40 ou 50 ; O.A.S. à une signification précise celle de l’organisation de l’armée secrète. C’était une organisation politico-militaire secrète proche de l’extrême droite crée le 11 février 1961 pour la défense de la présence française en Algérie. Cela voudrait que ce sigle à 50 ans. Mais il ne s’agit pas de cela. Le sigle dont je veux vous parler à une ancienneté de plus de 5000 ans. Il a démarré, quand Lucifer s’est séparé de Dieu emmenant avec lui un tiers des anges. L’orgueil était né. Les autres éléments viendront après.

Pourquoi cette exhortation avec ce thème ?

Pour trois raisons :

La première pour avertir que l’adversaire ne veut pas nous laisser témoigner du salut en Christ sans essayer d’anéantir ou en tous cas diminuer l’impact de celui-ci celui-ci par certaines de nos attitudes qui sont totalement contraires aux recommandations du christ.

La deuxième est de faire connaître les éléments susceptibles de nous induire en tentation. Dans le cas de chrétiens nés de nouveau et baptisés du Saint Esprit ce sera le plus souvent ; L’orgueil en premier, L’argent en second et le sexe en troisième.

La troisième raison est de prévenir sur la façon de faire de l’adversaire, en lisant dans l’écriture inspirée de Dieu, certains textes.

Lucifer connaît nos besoins de reconnaissance, de sécurité et nos besoins physiologiques. Il s’en servira pour nous tenter et nous amener à chuter, si nous lui laissons la possibilité de la faire. Comme dit : 1Pierre 5 : 8 ; soyons prudent le Diable tourne autour de nous pour savoir qui il va dévorer. Christ lui-même a été tenté en toutes choses : Hébreux 4 :15

Matthieu 4 : 1-11 ; Luc 4 : 4-13

Luc :

1 Jésus, rempli du Saint-Esprit, revint du Jourdain, et il fut conduit par l’Esprit dans le désert,

2 où il fut tenté par le diable pendant quarante jours. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, après qu’ils furent écoulés, il eut faim.

3 Le diable lui dit : Si tu es Fils de Dieu, ordonne à cette pierre qu’elle devienne du pain.

4 Jésus lui répondit : Il est écrit : L’Homme ne vivra pas de pain seulement.

5 Le diable, l’ayant élevé, lui montra en un instant tous les royaumes de la terre,

6 et lui dit : Je te donnerai toute cette puissance, et la gloire de ces royaumes ; car elle m’a été donnée, et je la donne à qui je veux.

7 Si donc tu te prosternes devant moi, elle sera toute à toi.

8 Jésus lui répondit : Il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.

9 Le diable le conduisit encore à Jérusalem, le plaça sur le haut du temple, et lui dit : Si tu es Fils de Dieu, jette-toi d’ici en bas ;

10 (4-9) car il est écrit : (4-10) Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet, Afin qu’ils te gardent ;

11 et : Ils te porteront sur les mains, De peur que ton pied ne heurte contre une pierre.

12 Jésus lui répondit : Il est dit : Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu.

13 Après l’avoir tenté de toutes ces manières, le diable s’éloigna de lui jusqu’à un moment favorable.

Matthieu :

1 Alors Jésus fut emmené par l’Esprit dans le désert, pour être tenté par le diable.

3 Le tentateur, s’étant approché, lui dit : Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains.

4 Jésus répondit : Il est écrit : L’homme ne vivra pas de pain 2 Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim.

Seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.

5 Le diable le transporta dans la ville sainte, le plaça sur le haut du temple,

6 et lui dit : Si tu es Fils de Dieu, jette-t’en bas ; car il est écrit : Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet ; Et ils te porteront sur les mains, De peur que ton pied ne heurte contre une pierre.

7 Jésus lui dit : Il est aussi écrit : Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu.

8 Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire,

9 et lui dit : Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m’adores.

10 Jésus lui dit : Retire-toi, Satan ! Car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.

Ozias : la tentation de l’abus de pouvoir (2 Ch 26.16–21)

Ozias, fils d’Amatsia, « fit ce que l’Eternel considère comme juste, imitant en tout point son père Amatsia » (26.4). Le verset suivant nuance cette affirmation : « Il s’attacha à Dieu tant que vécut Zacharie qui lui enseignait comment révérer Dieu. Aussi longtemps qu’il resta attaché à l’Eternel, Dieu lui accorda la réussite ». « Dieu l’assista dans la lutte contre les Philistins, contre les Arabes établis à Gour-Baal, et contre les Maronites. Les Ammonites lui payèrent un tribut et sa renommée se répandit au loin jusqu’en Egypte, car il était devenu extrêmement puissant » (v. 7–8). Le pays prospéra économiquement (v. 10) et militairement (v. 11–15). « Ainsi, sa renommée s’étendit au loin, car il fut merveilleusement aidé jusqu’à ce qu’il soit devenu puissant » (v. 15c).

« Mais lorsqu’il fut devenu puissant, son cœur se gonfla d’orgueil, ce qui entraîna sa perte. Il fut rebelle à l’Eternel son Dieu car il pénétra dans son Temple pour offrir des parfums sur l’autel des parfums » (v. 16). L’office royal ne lui suffisait plus, il voulait y joindre l’office sacerdotal. Les prêtres le reprirent, alors il se mit en colère contre eux. Dieu le frappa d’une lèpre qui resta attachée à lui jusqu’à sa mort, de sorte qu’il dut passer les dernières années de sa vie dans une « maison d’isolement ».

Pour combien d’hommes et de femmes – et même de serviteurs de Dieu – on pourrait répéter ce verset 16 ! L’abus de pouvoir est l’une des tentations les plus courantes chez ceux qui ont déjà certains pouvoirs. On le voit sur le plan politique où des règlements ont essayé de limiter les mandats des responsables – pour constater assez souvent que ceux qui sont atteints par la limite fixée à leur mandat essaient de transgresser la règle et de s’accrocher à leur poste. D’autres essaient, comme Ozias, d’étendre les compétences de leur pouvoir au-delà de ce qui leur a été fixé, quitte à empiéter sur le domaine du voisin. Car le pouvoir agit un peu comme une drogue qui grise ceux qui l’exercent. Ce n’est pas pour rien que l’on dit que « le pouvoir corrompt – et le pouvoir absolu corrompt absolument ».

!

2 Ch 13 à 16 rapportent tous les hauts faits d’Asa en l’honneur de l’Eternel. « Sous le règne d’Asa, le pays connut dix ans de paix. Asa fit ce que l’Eternel son Dieu considère comme bien et juste. Il demanda aux Judéens de s’attacher à l’Eternel, le Dieu de leurs ancêtres, et d’obéir aux commandements de la Loi » (1 Ch 14.1–3). Grâce à l’Eternel, il remporta des victoires en réponse à sa prière (14.10), il renouvela l’alliance avec l’Eternel (chap. 15) et entreprit des réformes religieuses. Il n’hésita même pas à destituer sa grand-mère de son rang de reine-mère parce qu’elle avait dressé une stèle idolâtre. Il fut le réformateur du pays de Juda.

Pendant 36 ans, il servit l’Eternel. Puis vint la crise. Devant les menaces de guerre du roi d’Israël, au lieu de s’appuyer sur l’Eternel comme par le passé, il chercha de l’aide auprès du roi païen Ben Hadad de Syrie. Il lui envoya même de l’argent et de l’or pris dans le Temple de l’Eternel.

Lorsqu’il revint victorieux de la guerre contre Israël, le prophète Hanani le reprit parce qu’il avait mis sa confiance dans le roi païen et non en l’Eternel. Au lieu de prendre ce message à cœur et de s’humilier, il fit jeter le prophète en prison.

« La trente-neuvième année de son règne, Asa tomba gravement malade et il souffrit grandement des pieds ; toutefois, même pendant sa maladie, il ne s’adressa pas à l’Eternel mais seulement aux guérisseurs » (16.12). Après 36 années de bons et loyaux services de l’Eternel, Asa fit naufrage quant à la foi parce qu’il refusa de s’humilier.

Dans toute vie d’enfant de Dieu arrive un temps de crise. Comment y réagir ? Le nombre d’années de fidélité au Seigneur n’évite pas les épreuves et ne donne aucune garantie quant à son issue. La faute d’Asa fut de s’associer au le monde sans Dieu. L’apôtre Paul nous avertit : « Ne vous mettez pas avec des incroyants sous un joug qui n’est pas celui du Seigneur. En effet, ce qui est juste peut-il s’unir à ce qui s’oppose à sa loi ? La lumière peut-elle être solidaire des ténèbres ? Le Christ peut-il s’accorder avec le diable ? Que peut avoir en commun le croyant avec l’incroyant ? Quel accord peut-il exister entre le Temple de Dieu et les idoles ? Car nous sommes, nous, le Temple du Dieu vivant. Dieu lui-même l’a dit : J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux. Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. C’est pourquoi : Sortez du milieu d’eux, Séparez-vous d’eux, dit le Seigneur. N’ayez pas de contact avec ce qui est impur, alors je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur, le Tout-Puissant » (2 Co 6.14–18).

Pourtant, Hanani avait transmis à Asa une merveilleuse promesse : « L’Eternel parcourt toute la terre du regard pour soutenir ceux dont le cœur est tourné vers lui sans partage » (16.9a) ; mais comme Asa ne remplissait pas cette condition, le prophète fut obligé d’ajouter : « Tu as agi comme un insensé, et à cause de cela, tu ne cesseras plus d’être en guerre ».

Ezéchias le roi montre tous ses biens : 2 rois 10 : 12-16

12 En ce même temps, Berodac-Baladan, fils de Baladan, roi de Babylone, envoya une lettre et un présent à Ezéchias, car il avait appris la maladie d’Ezéchias.

13 Ezéchias donna audience aux envoyés, et il leur montra le lieu où étaient ses choses de prix, l’argent et l’or, les aromates et l’huile précieuse, son arsenal, et tout ce qui se trouvait dans ses trésors : il n’y eut rien qu’Ezéchias ne leur fît voir dans sa maison et dans tous ses domaines.

14 Esaïe, le prophète, vint ensuite auprès du roi Ezéchias, et lui dit : Qu’ont dit ces gens-là, et d’où sont-ils venus vers toi ? Ezéchias répondit : Ils sont venus d’un pays éloigné, de Babylone.

15 Esaïe dit encore : Qu’ont-ils vu dans ta maison ? Ezéchias répondit : Ils ont vu tout ce qui est dans ma maison : il n’y a rien dans mes trésors que je ne leur aie fait voir.

Ne donnez pas vos perles aux pourceaux : Matthieu 7 : 6

 

6 Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent.

Kuen, A. (2009). Face à la tentation : Comment y résister ? (1ère édition, p. 57–59). St-Légier, Suisse : Éditions Emmaüs.

Kuen, A. (2009). Face à la tentation : Comment y résister ? (1ère édition, p. 59–61). St-Légier, Suisse : Éditions Emmaüs.

Orgueil Dictionnaire Biblique Westphal

L’Ancien Testament revient sans cesse sur l’orgueil et n’emploie pas moins de douze mots pour le désigner. On voit par-là qu’il lui attribue une capitale importance et qu’il en connaît la complexité. L’orgueil est un amour déréglé de soi-même ; il est l’état d’un homme qui se surfait, s’admire dans ses œuvres, se prête des qualités qu’il n’a pas et qui s’ingénie pour que les autres partagent l’opinion qu’il a de lui-même. Murray a dit : « L’humilité n’est pas tant une vertu entre d’autres que la racine de toutes les vertus » ; on peut dire de même que l’orgueil n’est pas tant un vice entre d’autres que la racine de tous les vices. L’humilité exhale un parfum qui donne du prix à toutes les vertus ; l’orgueil porte en lui un ferment qui fait éclore tous les vices. L’envie, c’est l’orgueil ne pouvant prendre son parti des avantages d’autrui ; la colère nous montre l’orgueil réagissant contre ce qui lui résiste ; la jalousie naît de l’insupportable impression produite sur l’orgueil par une supériorité qui s’impose ; le mensonge lui-même n’est bien souvent que l’orgueil qui se couvre et se masque, espérant par son faux visage retenir l’estime qu’il ne mérite pas. On a observé que personne autant que l’orgueilleux n’aime à faire parade de son humilité et des exigences de sa conscience. Cette parade, qui est contredite par leur allure hautaine et par leurs mesquins partis pris, attira aux pharisiens l’apostrophe de Jésus : « Hypocrites (ou comédiens), vous vous faites des mines accablées, vous vous composez des visages exténués par le jeûne… Vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat… Vous payez la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin, et vous laissez de côté ce qu’il y a de plus important dans la loi : la justice, la miséricorde, la bonne foi, l’amour de Dieu » (Matthieu 6 et Matthieu 23).

« L’orgueil, dit La Rochefoucauld, n’est jamais mieux déguisé et plus capable de tromper que lorsqu’il se cache sous la figure de l’humilité. »

On voit les ravages que cause l’orgueil dans la vie morale. Dans la vie religieuse, où l’humilité est l’introductrice de la grâce, les effets de l’orgueil sont plus redoutables encore. Il est à l’âme ce que la lèpre est au corps, il enlaidit, il ronge, il tue, c’est pourquoi l’on rencontre des hommes qui, au début de leur carrière chrétienne, exerçaient par leur enthousiasme une véritable attirance, mais qui, parvenus à une situation où l’orgueil guette les âmes mal assurées, ont perdu peu à peu leurs qualités spirituelles et jusqu’à la flamme de leur regard.

Après ces observations générales on comprendra le rôle que l’orgueil joue dans la Bible et l’insistance que met celle-ci à prémunir les croyants contre l’orgueil. Dès ses premières pages, elle nous avertit que l’habileté de l’infernal suggesteur fut d’ensemencer d’orgueil le cœur vierge du premier couple humain : « Vous serez comme des dieux ! » L’orgueil ayant levé a produit la convoitise ; celle-ci a provoqué la désobéissance et l’homme a été chassé du Paradis (Genèse 3). Dans tout son effort pour sauver l’humanité perdue, Dieu se heurte à l’orgueil. Prophètes, psalmistes et sages dénoncent l’orgueil comme un compagnon de la méchanceté (Job 20.6 ; Job 35.12 ; Psaumes 31.19 ; Psaumes 73.6 ; Psaumes 119.51 ; Psaumes 123.4 ; Proverbes 21.24) et de la sottise (Proverbes 14.3 ; Psaumes 59.13) ; ils lui donnent pour conséquences la honte, l’humiliation, les divisions, l’effusion du sang, la ruine (Proverbes 11.2 ; Proverbes 29.23 ; Proverbes 13.10 ; Proverbes 16.18) ; ils proclament que Dieu le hait (2 Rois 19.28 ; Ésaïe 37.29 ; Proverbes 8.13 ; Proverbes 16.5 ; Amos 6.8) et en tirera vengeance (Deutéronome 17.12 et suivants, Psaumes 119.21 ; Psaumes 31.24, cf. Psaumes 94.2 ; Psaumes 119.78 ; Psaumes 119.122 ; Ésaïe 13.11 ; Ésaïe 2.12 ; Osée 7.10 ; Jérémie 13.9-17 ; Ézéchiel 7.10 ; Ézéchiel 7.24 ; Ézéchiel 16.56 etc.). On sent que pour les prophètes toute la destinée de l’homme et en particulier du peuple élu se joue entre les deux pôles : humilité et orgueil.

Les Apocryphes font aussi une large part à l’orgueil (cf.  2 Macchabées 5.21 ; 2 Macchabées 9.7 ; 2 Macchabées 9.11 ; 2 Macchabées 15.6, Tobit 4.13 ; Sagesse 5.8 ; Siracide 13.20 ; Siracide 15.8 etc.). Siracide 10 renferme une saisissante description de l’orgueil qui paraît avoir inspiré un passage du Magnificat (cf.  Siracide 10.14 et suivants et Luc 15.1 et suivants). Jésus par son attitude à l’égard des pharisiens sanctionne la révélation de l’Ancien Testament. Son discours de Matthieu 23 n’est qu’un réquisitoire, et combien brûlant, contre les péchés de l’orgueil. L’orgueil des pharisiens les a empêchés d’aller au baptême de Jean-Baptiste ; c’est pourquoi, dit Jésus, « ils ont rendu inutile à leur égard le dessein de Dieu » (Luc 7.30, cf. Luc 15.1). L’orgueil suggère à l’homme infirme qu’il est bien portant, au pécheur qu’il est juste ; Jésus déclare : « Ceux qui sont en santé n’ont pas besoin de médecin mais ceux qui se portent mal. Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs » (Marc 2.13-17). La parabole du pharisien et du péager est ici le texte classique : (Luc 18.9-14) « Ô Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes ». Celui de qui l’orgueil s’est à ce point haussé n’a pas de prochain. Trop distant pour compatir à la peine des autres, n’attendez pas qu’il s’accuse où qu’il cède : s’il s’avouait faillible il se diminuerait. L’orgueil installe le cœur dans l’atmosphère des résistances. L’orgueil est le grand isolant. S’il nous isole des autres, comment ne nous isolerait-il pas de Dieu dont on ne peut approcher qu’à travers l’atmosphère de la grâce. « Quiconque s’élève sera abaissé. »

Les apôtres tiennent, sur ce point, le même langage que l’Ancien Testament et Jésus. Jacques et Pierre citant Proverbes 3.34 d’après les LXX s’accordent à dire : « Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles » (Jacques 4.6 ; 1 Pierre 5.5). Jean, se référant au récit de la chute (Genèse 3.6), écrit : « La convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie ne viennent pas du Père mais du monde, or le monde passe… » (1 Jean 2.16 et suivant). On pouvait s’attendre à ce que Paul, l’apôtre de la grâce, fût impitoyable pour l’orgueil (Romains 1.30 ; 2 Timothée 3.2 et suivants, cf. 1 Timothée 6.4 ; 1 Corinthiens 5.2 ; 2 Corinthiens 12.20 ; Romains 11.20 ; 1 Timothée 6.17), et fît un devoir aux ministres de l’Évangile de s’en tenir loin (1 Timothée 3.6 ; Tite 1.7). Voir Humilité.

Nebucadnetsar : Daniel 4 : 1-37

1 Nebucadnetsar, roi, à tous les peuples, aux nations, aux hommes de toutes langues, qui habitent sur toute la terre. Que la paix vous soit donnée avec abondance !

2 Il m’a semblé bon de faire connaître les signes et les prodiges que le Dieu suprême a opérés à mon égard.

3 Que ses signes sont grands ! que ses prodiges sont puissants ! Son règne est un règne éternel, et sa domination subsiste de génération en génération.

4 Moi, Nebucadnetsar, je vivais tranquille dans ma maison, et heureux dans mon palais.

5 J’ai eu un songe qui m’a effrayé ; les pensées dont j’étais poursuivi sur ma couche et les visions de mon esprit me remplissaient d’épouvante.

6 J’ordonnai qu’on fît venir devant moi tous les sages de Babylone, afin qu’ils me donnassent l’explication du songe.

7 Alors vinrent les magiciens, les astrologues, les Chaldéens et les devins. Je leur dis le songe, et ils ne m’en donnèrent point l’explication.

8 En dernier lieu, se présenta devant moi Daniel, nommé Beltschatsar d’après le nom de mon dieu, et qui a en lui l’esprit des dieux saints. Je lui dis le songe :

9 Beltschatsar, chef des magiciens, qui as en toi, je le sais, l’esprit des dieux saints, et pour qui aucun secret n’est difficile, donne-moi l’explication des visions que j’ai eues en songe.

10 Voici les visions de mon esprit, pendant que j’étais sur ma couche. Je regardais, et voici, il y avait au milieu de la terre un arbre d’une grande hauteur.

11 Cet arbre était devenu grand et fort, sa cime s’élevait jusqu’aux cieux, et on le voyait des extrémités de toute la terre.

12 Son feuillage était beau, et ses fruits abondants ; il portait de la nourriture pour tous ; les bêtes des champs s’abritaient sous son ombre, les oiseaux du ciel faisaient leur demeure parmi ses branches, et tout être vivant tirait de lui sa nourriture.

13 Dans les visions de mon esprit, que j’avais sur ma couche, je regardais, et voici, un de ceux qui veillent et qui sont saints descendit des cieux.

14 Il cria avec force et parla ainsi : Abattez l’arbre, et coupez ses branches ; secouez le feuillage, et dispersez les fruits ; que les bêtes fuient de dessous, et les oiseaux du milieu de ses branches !

15 Mais laissez-en terre le tronc où se trouvent les racines, et liez-le avec des chaînes de fer et d’airain, parmi l’herbe des champs. Qu’il soit trempé de la rosée du ciel, et qu’il ait, comme les bêtes, l’herbe de la terre pour partage.

16 Son cœur d’homme lui sera ôté, et un cœur de bête lui sera donné ; et sept temps passeront sur lui.

17 Cette sentence est un décret de ceux qui veillent, cette résolution est un ordre des saints, afin que les vivants sachent que le Très-Haut domine sur le règne des hommes, qu’il le donne à qui il lui plaît, et qu’il y élève le plus vil des hommes.

18 Voilà le songe que j’ai eu, moi, le roi Nebucadnetsar. Toi, Beltschatsar, donnes-en l’explication, puisque tous les sages de mon royaume ne peuvent me la donner ; toi, tu le peux, car tu as en toi l’esprit des dieux saints.

19 Alors Daniel, nommé Beltschatsar, fut un moment stupéfait, et ses pensées le troublaient. Le roi reprit et dit : Beltschatsar, que le songe et l’explication ne te troublent pas ! Et Beltschatsar répondit : Mon seigneur, que le songe soit pour tes ennemis, et son explication pour tes adversaires !

20 L’arbre que tu as vu, qui était devenu grand et fort, dont la cime s’élevait jusqu’aux cieux, et qu’on voyait de tous les points de la terre ;

21 cet arbre, dont le feuillage était beau et les fruits abondants, qui portait de la nourriture pour tous, sous lequel s’abritaient les bêtes des champs, et parmi les branches duquel les oiseaux du ciel faisaient leur demeure,

22 c’est toi, ô roi, qui es devenu grand et fort, dont la grandeur s’est accrue et s’est élevée jusqu’aux cieux, et dont la domination s’étend jusqu’aux extrémités de la terre.

23 Le roi a vu l’un de ceux qui veillent et qui sont saints descendre des cieux et dire : Abattez l’arbre, et détruisez-le ; mais laissez-en terre le tronc où se trouvent les racines, et liez-le avec des chaînes de fer et d’airain, parmi l’herbe des champs ; qu’il soit trempé de la rosée du ciel, et que son partage soit avec les bêtes des champs, jusqu’à ce que sept temps soient passés sur lui.

24 Voici l’explication, ô roi, voici le décret du Très-Haut, qui s’accomplira sur mon seigneur le roi.

25 On te chassera du milieu des hommes, tu auras ta demeure avec les bêtes des champs, et l’on te donnera comme aux bœufs de l’herbe à manger ; tu seras trempé de la rosée du ciel, et sept temps passeront sur toi, jusqu’à ce que tu saches que le Très-Haut domine sur le règne des hommes et qu’il le donne à qui il lui plaît.

26 L’ordre de laisser le tronc où se trouvent les racines de l’arbre signifie que ton royaume te restera quand tu reconnaîtras que celui qui domine est dans les cieux.

27 C’est pourquoi, ô roi, puisse mon conseil te plaire ! mets un terme à tes péchés en pratiquant la justice, et à tes iniquités en usant de compassion envers les malheureux, et ton bonheur pourra se prolonger.

28 Toutes ces choses se sont accomplies sur le roi Nebucadnetsar.

29 Au bout de douze mois, comme il se promenait dans le palais royal à Babylone,

30 le roi prit la parole et dit : N’est-ce pas ici Babylone la grande, que j’ai bâtie, comme résidence royale, par la puissance de ma force et pour la gloire de ma magnificence ?

31 La parole était encore dans la bouche du roi, qu’une voix descendit du ciel : Apprends, roi Nebucadnetsar, qu’on va t’enlever le royaume.

32 On te chassera du milieu des hommes, tu auras ta demeure avec les bêtes des champs, on te donnera comme aux bœufs de l’herbe à manger ; et sept temps passeront sur toi, jusqu’à ce que tu saches que le Très-Haut domine sur le règne des hommes et qu’il le donne à qui il lui plaît.

33 Au même instant la parole s’accomplit sur Nebucadnetsar. Il fut chassé du milieu des hommes, il mangea de l’herbe comme les bœufs, son corps fut trempé de la rosée du ciel ; jusqu’à ce que ses cheveux crussent comme les plumes des aigles, et ses ongles comme ceux des oiseaux.

34 Après le temps marqué, moi, Nebucadnetsar, je levai les yeux vers le ciel, et la raison me revint. J’ai béni le Très-Haut, j’ai loué et glorifié celui qui vit éternellement, celui dont la domination est une domination éternelle, et dont le règne subsiste de génération en génération.

35 Tous les habitants de la terre ne sont à ses yeux que néant : il agit comme il lui plaît avec l’armée des cieux et avec les habitants de la terre, et il n’y a personne qui résiste à sa main et qui lui dise : Que fais-tu ?

36 En ce temps, la raison me revint ; la gloire de mon royaume, ma magnificence et ma splendeur me furent rendues ; mes conseillers et mes grands me redemandèrent ; je fus rétabli dans mon royaume, et ma puissance ne fit que s’accroître.

37 Maintenant, moi, Nebucadnetsar, je loue, j’exalte et je glorifie le roi des cieux, dont toutes les œuvres sont vraies et les voies justes, et qui peut abaisser ceux qui marchent avec orgueil.

Le roi Belschatsar

5 Le roi Belschatsar donna un grand festin à ses grands au nombre de mille, et il but du vin en leur présence.

Belschatsar, quand il eut goûté au vin, fit apporter les vases d'or et d'argent que son père Nebucadnetsar avait enlevés du temple de Jérusalem, afin que le roi et ses grands, ses femmes et ses concubines, s'en servit pour boire.

Alors on apporta les vases d'or qui avaient été enlevés du temple, de la maison de Dieu à Jérusalem ; et le roi et ses grands, ses femmes et ses concubines, s'en servirent pour boire.

Ils burent du vin, et ils louèrent les dieux d'or, d'argent, d'airain, de fer, de bois et de pierre.

En ce moment, apparurent les doigts d'une main d'homme, et ils écrivirent, en face du chandelier, sur la chaux de la muraille du palais royal. Le roi vit cette extrémité de main qui écrivait.

Alors le roi changea de couleur, et ses pensées le troublèrent ; les jointures de ses reins se relâchèrent, et ses genoux se heurtèrent l'un contre l'autre.

Le roi cria avec force qu'on fît venir les astrologues, les Chaldéens et les devins ; et le roi prit la parole et dit aux sages de Babylone : Quiconque lira cette écriture et m'en donnera l'explication sera revêtu de pourpre, portera un collier d'or à son cou, et aura la troisième place dans le gouvernement du royaume.

Tous les sages du roi entrèrent ; mais ils ne purent pas lire l'écriture et en donner au roi l'explication.

Sur quoi le roi Belschatsar, fut très effrayé, il changea de couleur, et ses grands furent consternés.

10 La reine, à cause des paroles du roi et de ses grands, entra dans la salle du festin, et prit ainsi la parole : O roi, vis éternellement ! Que tes pensées ne te troublent pas, et que ton visage ne change pas de couleur !

11 Il y a dans ton royaume un homme qui a en lui l'esprit des dieux saints ; et du temps de ton père, on trouva chez lui des lumières, de l'intelligence, et une sagesse semblable à la sagesse des dieux. Aussi le roi Nebucadnetsar, ton père, le roi, ton père, l'établit chef des magiciens, des astrologues, des Chaldéens, des devins,

12 parce qu'on trouva chez lui, chez Daniel, nommé par le roi Beltschatsar, un esprit supérieur, de la science et de l'intelligence, la faculté d'interpréter les songes, d'expliquer les énigmes, et de résoudre les questions difficiles. Que Daniel soit donc appelé, et il donnera l'explication.

13 Alors Daniel fut introduit devant le roi. Le roi prit la parole et dit à Daniel : Es-tu ce Daniel, l'un des captifs de Juda, que le roi, mon père, a amenés de Juda ?

14 J'ai appris sur ton compte que tu as en toi l'esprit des dieux, et qu'on trouve chez toi des lumières, de l'intelligence, et une sagesse extraordinaire.

15 On vient d'amener devant moi les sages et les astrologues, afin qu'ils lussent cette écriture et m'en donnassent l’explication ; mais ils n'ont pas pu donner l'explication des mots.

16 J'ai appris que tu peux donner des explications et résoudre des questions difficiles ; maintenant, si tu peux lire cette écriture et m'en donner l'explication, tu seras revêtu de pourpre, tu porteras un collier d'or à ton cou, et tu auras la troisième place dans le gouvernement du royaume.

17 Daniel répondit en présence du roi : Garde tes dons, et accorde à un autre tes présents ; je lirai néanmoins l'écriture au roi, et je lui en donnerai l'explication.

18 O roi, le Dieu suprême avait donné à Nebucadnetsar, ton père, l'empire, la grandeur, la gloire et la magnificence ;

19 et à cause de la grandeur qu'il lui avait donnée, tous les peuples, les nations, les hommes de toutes langues étaient dans la crainte et tremblaient devant lui. Le roi faisait mourir ceux qu'il voulait, et il laissait la vie à ceux qu'il voulait ; il élevait ceux qu'il voulait, et il abaissait ceux qu'il voulait.

20 Mais lorsque son cœur s'éleva et que son esprit s'endurcit jusqu'à l'arrogance, il fut précipité de son trône royal et dépouillé de sa gloire ;

21 il fut chassé du milieu des enfants des hommes, son cœur devint semblable à celui des bêtes, et sa demeure fut avec les ânes sauvages ; on lui donna comme aux bœufs de l'herbe à manger, et son corps fut trempé de la rosée du ciel, jusqu'à ce qu'il reconnût que le Dieu suprême domine sur le règne des hommes et qu'il le donne à qui il lui plaît.

Tu n’as pas humilié ton cœur quoique tu saches ces choses

22 Et toi, Belschatsar, son fils, tu n'as pas humilié ton cœur, quoique tu susses toutes ces choses.

23 Tu t'es élevé contre le Seigneur des cieux ; les vases de sa maison ont été apportés devant toi, et vous vous en êtes servis pour boire du vin, toi et tes grands, tes femmes et tes concubines ; tu as loué les dieux d'argent, d'or, d'airain, de fer, de bois et de pierre, qui ne voient point, qui n'entendent point, et qui ne savent rien, et tu n'as pas glorifié le Dieu qui a dans sa main ton souffle et toutes tes voies.

24 C'est pourquoi il a envoyé cette extrémité de main qui a tracé cette écriture.

25 Voici l'écriture qui a été tracée : Compté, compté, pesé, et divisé.

26 Et voici l'explication de ces mots. Compté : Dieu a compté ton règne, et y a mis fin.

27 Pesé : Tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé léger.

28 Divisé : Ton royaume sera divisé, et donne aux Mèdes et aux Perses.

29 Aussitôt Belschatsar donna des ordres, et l'on revêtit Daniel de pourpre, on lui mit au cou un collier d'or, et on publia qu'il aurait la troisième place dans le gouvernement du royaume.

30 Cette même nuit, Belschatsar, roi des Chaldéens, fut tué.

31 Et Darius, le Mède, s'empara du royaume, étant âgé de soixante-deux ans.

Où est né l’orgueil ?

 

Pour beaucoup de chrétiens et voire d’autres croyants en Dieu. Celui que l’on appelle l’adversaire, le serpent, Satan, le tentateur, aurait été un archange qui se serait rebellé contre Dieu avec un tiers des anges. On prend dans la religion chrétienne deux passages particuliers pour essayer de nous démontrer cette hypothèse :

(Ezéchiel 28 : 1-9 ; Ésaïe 14 : 12-20)

Nous lirons ces passages pour nous faire une idée de ce qui est dit et d’émettre un avis.

Ezéchiel 28 : 1-19

1 La parole de l’Eternel me fut adressée, en ces mots :

2 Fils de l’homme, dis au prince de Tyr : Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Ton cœur s’est élevé, et tu as dit : Je suis Dieu, Je suis assis sur le siège de Dieu, au sein des mers ! Toi, tu es homme et non Dieu, Et tu prends ta volonté pour la volonté de Dieu.

3 Voici, tu es plus sage que Daniel, Rien de secret n’est caché pour toi ;

4 Par ta sagesse et par ton intelligence Tu t’es acquis des richesses, Tu as amassé de l’or et de l’argent Dans tes trésors ;

5 Par ta grande sagesse et par ton commerce Tu as accru tes richesses, Et par tes richesses ton cœur s’est élevé.

6 C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Parce que tu prends ta volonté pour la volonté de Dieu,

7 Voici, je ferai venir contre toi des étrangers, Les plus violents d’entre les peuples ; Ils tireront l’épée contre ton éclatante sagesse, Et ils souilleront ta beauté.

8 Ils te précipiteront dans la fosse, Et tu mourras comme ceux qui tombent percés de coups, Au milieu des mers.

9 En face de ton meurtrier, diras-tu : Je suis Dieu ? Tu seras homme et non Dieu Sous la main de celui qui te tuera.

10 Tu mourras de la mort des incirconcis, Par la main des étrangers. Car moi, j’ai parlé, Dit le Seigneur, l’Eternel.

11 La parole de l’Eternel me fut adressée, en ces mots :

12 Fils de l’homme, Prononce une complainte sur le roi de Tyr ! Tu lui diras : Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Tu mettais le sceau à la perfection, Tu étais plein de sagesse, parfait en beauté.

13 Tu étais en Eden, le jardin de Dieu ; Tu étais couvert de toute espèce de pierres précieuses, De sardoine, de topaze, de diamant, De chrysolithe, d’onyx, de jaspe, De saphir, d’escarboucle, d’émeraude, et d’or ; Tes tambourins et tes flûtes étaient à ton service, Préparés pour le jour où tu fus créé.

14 Tu étais un chérubin protecteur, aux ailes déployées ; Je t’avais placé et tu étais sur la sainte montagne de Dieu ; Tu marchais au milieu des pierres étincelantes.

15 Tu as été intègre dans tes voies, Depuis le jour où tu fus créé Jusqu’à celui où l’iniquité a été trouvée chez toi.

16 Par la grandeur de ton commerce Tu as été rempli de violence, et tu as péché ; Je te précipite de la montagne de Dieu, Et je te fais disparaître, chérubin protecteur, Du milieu des pierres étincelantes.

17 Ton cœur s’est élevé à cause de ta beauté, Tu as corrompu ta sagesse par ton éclat ; Je te jette par terre, Je te livre en spectacle aux rois.

18 Par la multitude de tes iniquités, Par l’injustice de ton commerce, Tu as profané tes sanctuaires ; Je fais sortir du milieu de toi un feu qui te dévore, Je te réduis en cendre sur la terre, Aux yeux de tous ceux qui te regardent.

19 Tous ceux qui te connaissent parmi les peuples Sont dans la stupeur à cause de toi ; Tu es réduit au néant, tu ne seras plus à jamais !

Le roi de Babylone : Ésaïe 14 : 12-20

12 Te voilà tombé du ciel, Astre brillant, fils de l’aurore ! Tu es abattu à terre, Toi, le vainqueur des nations !

13 Tu disais en ton cœur : Je monterai au ciel, J’élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu ; Je m’assiérai sur la montagne de l’assemblée, A l’extrémité du septentrion ;

14 Je monterai sur le sommet des nues, Je serai semblable au Très-Haut.

15 Mais tu as été précipité dans le séjour des morts, Dans les profondeurs de la fosse.

16 Ceux qui te voient fixent sur toi leurs regards, Ils te considèrent attentivement : Est-ce là cet homme qui faisait trembler la terre, Qui ébranlait les royaumes,

17 Qui réduisait le monde en désert, Qui ravageait les villes, Et ne relâchait point ses prisonniers ?

18 Tous les rois des nations, oui, tous, Reposent avec honneur, chacun dans son tombeau.

19 Mais toi, tu as été jeté loin de ton sépulcre, Comme un rameau qu’on dédaigne, Comme une dépouille de gens tués à coups d’épée, Et précipités sur les pierres d’une fosse, Comme un cadavre foulé aux pieds.

20 Tu n’es pas réuni à eux dans le sépulcre, Car tu as détruit ton pays, tu as fait périr ton peuple : On ne parlera plus jamais de la race des méchants.

Orgueil est un péché odieux à l’Eternel, mais aussi à Jésus-Christ

Superbe :  Dictionnaire encyclopédique de la Bible de Augustin Calmet

Orgueil. C’est un péché qui est très-odieux à Dieu et aux hommes, et que l’Écriture condamne en une infinité d’endroits : car que voit-on dans toute l’histoire sacrée, que l’orgueil, la présomption, la vanité de l’homme réprimés ? Qu’y voit-on autre chose que l’humilité, la douceur, la connaissance de sa faiblesse, relevées, soutenues, récompensées (1 Pierre 5.5 Jacques 4.6) ? Dieu résiste aux superbes et accorde sa grâce aux humbles. L’humiliation suivra le superbe, et la gloire sera le partage de l’humble d’esprit (Proverbes 19.23). L’orgueil précède la ruine de l’âme, et l’esprit s’élève avant la chute. Il vaut mieux être humilié avec les humbles que de partager les dépouilles avec les superbes (Proverbes 15.18-19).

Superbe se met aussi pour l’endurcissement et l’insolence du pécheur, par opposition aux péchés de faiblesse ou d’ignorance (Nombres 15.30). Et ailleurs (Deutéronome 17.12).

Le Seigneur a traité les Égyptiens, dans toute sa rigueur, parce qu’ils ont agi avec orgueil et insolence envers les Hébreux (Exode 18.11). Job (Job 26.12) et le Psalmiste (Psaumes 88.11) ont désigné Pharaon sous le nom de Superbe : Prudentia ejus percussit superbum, dit Job : Humiliasti sicut vulneratum superbum, dit le Psalmiste. Isaïe (Isaïe 51.9) emploie la même expression pour marquer la perte de Pharaon. Et Ézéchiel (Ézéchiel 22.12) : Les Chaldéens détruiront l’orgueil, l’insolence la cruauté de l’Égypte. Voyez aussi (Néhémie 9.16, 29).

L’Écriture reproche aussi assez souvent aux Moabites leur orgueil ; elle les désigne sous le nom d’enfants de la hauteur ou de l’orgueil, car c’est ainsi que nous traduisons ce qui est dit dans les Nombres (Nombres 24.17) : Il détruira tous les fils de Seth. L’Hébreu peut signifier : Il détruira tous les fils de la hauteur ou de l’orgueil : ce qui est confirmé par ce passage de Jérémie (Jérémie 50.31-32), qui fait allusion à celui des Nombres. Comparez (Nombres 21.28), avec Jérémie (Jérémie 48, 45), dans l’Hébreu. Voyez aussi (Isaïe 16.6).

L’orgueil ou La Superbe du Jourdain est connu dans les prophètes ; elle marque l’inondation de ce fleuve. Voyez Jérémie (Jérémie 12.5 ; 13.9 ; 49.19 ; Zacharie 11.3), et ce que nous avons remarqué sur cela dans l’article du Jourdain.

L’orgueil et l’orgueilleux, superbia superbus, désignent très-souvent Babylone et les Babyloniens. Dans Isaïe (Isaïe 13.19), inclyta superbia Chaldœorupm marque Babylone Le Seigneur détruira Babylone, cette glorieuse ville, reine de tant de royaumes, qui fait le sujet, de ta gloire et de la vanité des Ohaldéens ; elle sera détruite comme Sodome et Gomorrhe. Voir Jérémie, parlant au roi de Babylone (Jérémie 50.31-32). Voyez aussi le psaume (Psaumes 118.21-51, 69, 78, 85, 122).

Conclusion :

Nous venons de voir d’une manière très succincte ce qu’est l’orgueil ; nous irons plus en détails une prochaine fois.

Bibliographie :

Annexes : la pyramide de Maslow ; Quatre différences entre orgueil et fierté

Pages :16 ;17 ;18 ;19 ;20

 
 

    

    

 

    

    

 


 

 

 Orgueil pour introduction Tod

Table des matières

Orgueil pour introduction Tod. 1

Introduction : 2

Matthieu 4 : 1-11 ; Luc 4 : 4-13. 2

Luc : 2

Matthieu : 3

Ozias : la tentation de l’abus de pouvoir (2 Ch 26.16–21). 3

!. 4

Ezéchias le roi montre tous ses biens : 2 rois 10 : 12-16. 5

Ne donnez pas vos perles aux pourceaux : Matthieu 7 : 6. 5

Orgueil Dictionnaire Biblique Westphal 6

Nebucadnetsar : Daniel 4 : 1-37. 8

Le roi Belschatsar. 10

Tu n’as pas humilié ton cœur quoique tu saches ces choses. 11

Où est né l’orgueil ?. 12

Ezéchiel 28 : 1-19. 12

Le roi de Babylone : Ésaïe 14 : 12-20. 13

Orgueil est un péché odieux à l’Eternel, mais aussi à Jésus-Christ. 14

Superbe :  Dictionnaire encyclopédique de la Bible de Augustin Calmet. 14

Conclusion : 15

Bibliographie : 15

Introduction :

Trois lettres pour trois fléaux, pour ceux qui sont nés dans les années 40 ou 50 ; O.A.S. à une signification précise celle de l’organisation de l’armée secrète. C’était une organisation politico-militaire secrète proche de l’extrême droite crée le 11 février 1961 pour la défense de la présence française en Algérie. Cela voudrait que ce sigle à 50 ans. Mais il ne s’agit pas de cela. Le sigle dont je veux vous parler à une ancienneté de plus de 5000 ans. Il a démarré, quand Lucifer s’est séparé de Dieu emmenant avec lui un tiers des anges. L’orgueil était né. Les autres éléments viendront après.

Pourquoi cette exhortation avec ce thème ?

Pour trois raisons :

La première pour avertir que l’adversaire ne veut pas nous laisser témoigner du salut en Christ sans essayer d’anéantir ou en tous cas diminuer l’impact de celui-ci celui-ci par certaines de nos attitudes qui sont totalement contraires aux recommandations du christ.

La deuxième est de faire connaître les éléments susceptibles de nous induire en tentation. Dans le cas de chrétiens nés de nouveau et baptisés du Saint Esprit ce sera le plus souvent ; L’orgueil en premier, L’argent en second et le sexe en troisième.

La troisième raison est de prévenir sur la façon de faire de l’adversaire, en lisant dans l’écriture inspirée de Dieu, certains textes.

Lucifer connaît nos besoins de reconnaissance, de sécurité et nos besoins physiologiques. Il s’en servira pour nous tenter et nous amener à chuter, si nous lui laissons la possibilité de la faire. Comme dit : 1Pierre 5 : 8 ; soyons prudent le Diable tourne autour de nous pour savoir qui il va dévorer. Christ lui-même a été tenté en toutes choses : Hébreux 4 :15

Matthieu 4 : 1-11 ; Luc 4 : 4-13

Luc :

1 Jésus, rempli du Saint-Esprit, revint du Jourdain, et il fut conduit par l’Esprit dans le désert,

2 où il fut tenté par le diable pendant quarante jours. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, après qu’ils furent écoulés, il eut faim.

3 Le diable lui dit : Si tu es Fils de Dieu, ordonne à cette pierre qu’elle devienne du pain.

4 Jésus lui répondit : Il est écrit : L’Homme ne vivra pas de pain seulement.

5 Le diable, l’ayant élevé, lui montra en un instant tous les royaumes de la terre,

6 et lui dit : Je te donnerai toute cette puissance, et la gloire de ces royaumes ; car elle m’a été donnée, et je la donne à qui je veux.

7 Si donc tu te prosternes devant moi, elle sera toute à toi.

8 Jésus lui répondit : Il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.

9 Le diable le conduisit encore à Jérusalem, le plaça sur le haut du temple, et lui dit : Si tu es Fils de Dieu, jette-toi d’ici en bas ;

10 (4-9) car il est écrit : (4-10) Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet, Afin qu’ils te gardent ;

11 et : Ils te porteront sur les mains, De peur que ton pied ne heurte contre une pierre.

12 Jésus lui répondit : Il est dit : Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu.

13 Après l’avoir tenté de toutes ces manières, le diable s’éloigna de lui jusqu’à un moment favorable.

Matthieu :

1 Alors Jésus fut emmené par l’Esprit dans le désert, pour être tenté par le diable.

3 Le tentateur, s’étant approché, lui dit : Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains.

4 Jésus répondit : Il est écrit : L’homme ne vivra pas de pain 2 Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim.

Seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.

5 Le diable le transporta dans la ville sainte, le plaça sur le haut du temple,

6 et lui dit : Si tu es Fils de Dieu, jette-t’en bas ; car il est écrit : Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet ; Et ils te porteront sur les mains, De peur que ton pied ne heurte contre une pierre.

7 Jésus lui dit : Il est aussi écrit : Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu.

8 Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire,

9 et lui dit : Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m’adores.

10 Jésus lui dit : Retire-toi, Satan ! Car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.

Ozias : la tentation de l’abus de pouvoir (2 Ch 26.16–21)

Ozias, fils d’Amatsia, « fit ce que l’Eternel considère comme juste, imitant en tout point son père Amatsia » (26.4). Le verset suivant nuance cette affirmation : « Il s’attacha à Dieu tant que vécut Zacharie qui lui enseignait comment révérer Dieu. Aussi longtemps qu’il resta attaché à l’Eternel, Dieu lui accorda la réussite ». « Dieu l’assista dans la lutte contre les Philistins, contre les Arabes établis à Gour-Baal, et contre les Maronites. Les Ammonites lui payèrent un tribut et sa renommée se répandit au loin jusqu’en Egypte, car il était devenu extrêmement puissant » (v. 7–8). Le pays prospéra économiquement (v. 10) et militairement (v. 11–15). « Ainsi, sa renommée s’étendit au loin, car il fut merveilleusement aidé jusqu’à ce qu’il soit devenu puissant » (v. 15c).

« Mais lorsqu’il fut devenu puissant, son cœur se gonfla d’orgueil, ce qui entraîna sa perte. Il fut rebelle à l’Eternel son Dieu car il pénétra dans son Temple pour offrir des parfums sur l’autel des parfums » (v. 16). L’office royal ne lui suffisait plus, il voulait y joindre l’office sacerdotal. Les prêtres le reprirent, alors il se mit en colère contre eux. Dieu le frappa d’une lèpre qui resta attachée à lui jusqu’à sa mort, de sorte qu’il dut passer les dernières années de sa vie dans une « maison d’isolement ».

Pour combien d’hommes et de femmes – et même de serviteurs de Dieu – on pourrait répéter ce verset 16 ! L’abus de pouvoir est l’une des tentations les plus courantes chez ceux qui ont déjà certains pouvoirs. On le voit sur le plan politique où des règlements ont essayé de limiter les mandats des responsables – pour constater assez souvent que ceux qui sont atteints par la limite fixée à leur mandat essaient de transgresser la règle et de s’accrocher à leur poste. D’autres essaient, comme Ozias, d’étendre les compétences de leur pouvoir au-delà de ce qui leur a été fixé, quitte à empiéter sur le domaine du voisin. Car le pouvoir agit un peu comme une drogue qui grise ceux qui l’exercent. Ce n’est pas pour rien que l’on dit que « le pouvoir corrompt – et le pouvoir absolu corrompt absolument ».

!

2 Ch 13 à 16 rapportent tous les hauts faits d’Asa en l’honneur de l’Eternel. « Sous le règne d’Asa, le pays connut dix ans de paix. Asa fit ce que l’Eternel son Dieu considère comme bien et juste. Il demanda aux Judéens de s’attacher à l’Eternel, le Dieu de leurs ancêtres, et d’obéir aux commandements de la Loi » (1 Ch 14.1–3). Grâce à l’Eternel, il remporta des victoires en réponse à sa prière (14.10), il renouvela l’alliance avec l’Eternel (chap. 15) et entreprit des réformes religieuses. Il n’hésita même pas à destituer sa grand-mère de son rang de reine-mère parce qu’elle avait dressé une stèle idolâtre. Il fut le réformateur du pays de Juda.

Pendant 36 ans, il servit l’Eternel. Puis vint la crise. Devant les menaces de guerre du roi d’Israël, au lieu de s’appuyer sur l’Eternel comme par le passé, il chercha de l’aide auprès du roi païen Ben Hadad de Syrie. Il lui envoya même de l’argent et de l’or pris dans le Temple de l’Eternel.

Lorsqu’il revint victorieux de la guerre contre Israël, le prophète Hanani le reprit parce qu’il avait mis sa confiance dans le roi païen et non en l’Eternel. Au lieu de prendre ce message à cœur et de s’humilier, il fit jeter le prophète en prison.

« La trente-neuvième année de son règne, Asa tomba gravement malade et il souffrit grandement des pieds ; toutefois, même pendant sa maladie, il ne s’adressa pas à l’Eternel mais seulement aux guérisseurs » (16.12). Après 36 années de bons et loyaux services de l’Eternel, Asa fit naufrage quant à la foi parce qu’il refusa de s’humilier.

Dans toute vie d’enfant de Dieu arrive un temps de crise. Comment y réagir ? Le nombre d’années de fidélité au Seigneur n’évite pas les épreuves et ne donne aucune garantie quant à son issue. La faute d’Asa fut de s’associer au le monde sans Dieu. L’apôtre Paul nous avertit : « Ne vous mettez pas avec des incroyants sous un joug qui n’est pas celui du Seigneur. En effet, ce qui est juste peut-il s’unir à ce qui s’oppose à sa loi ? La lumière peut-elle être solidaire des ténèbres ? Le Christ peut-il s’accorder avec le diable ? Que peut avoir en commun le croyant avec l’incroyant ? Quel accord peut-il exister entre le Temple de Dieu et les idoles ? Car nous sommes, nous, le Temple du Dieu vivant. Dieu lui-même l’a dit : J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux. Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. C’est pourquoi : Sortez du milieu d’eux, Séparez-vous d’eux, dit le Seigneur. N’ayez pas de contact avec ce qui est impur, alors je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur, le Tout-Puissant » (2 Co 6.14–18).

Pourtant, Hanani avait transmis à Asa une merveilleuse promesse : « L’Eternel parcourt toute la terre du regard pour soutenir ceux dont le cœur est tourné vers lui sans partage » (16.9a) ; mais comme Asa ne remplissait pas cette condition, le prophète fut obligé d’ajouter : « Tu as agi comme un insensé, et à cause de cela, tu ne cesseras plus d’être en guerre ».

Ezéchias le roi montre tous ses biens : 2 rois 10 : 12-16

12 En ce même temps, Berodac-Baladan, fils de Baladan, roi de Babylone, envoya une lettre et un présent à Ezéchias, car il avait appris la maladie d’Ezéchias.

13 Ezéchias donna audience aux envoyés, et il leur montra le lieu où étaient ses choses de prix, l’argent et l’or, les aromates et l’huile précieuse, son arsenal, et tout ce qui se trouvait dans ses trésors : il n’y eut rien qu’Ezéchias ne leur fît voir dans sa maison et dans tous ses domaines.

14 Esaïe, le prophète, vint ensuite auprès du roi Ezéchias, et lui dit : Qu’ont dit ces gens-là, et d’où sont-ils venus vers toi ? Ezéchias répondit : Ils sont venus d’un pays éloigné, de Babylone.

15 Esaïe dit encore : Qu’ont-ils vu dans ta maison ? Ezéchias répondit : Ils ont vu tout ce qui est dans ma maison : il n’y a rien dans mes trésors que je ne leur aie fait voir.

Ne donnez pas vos perles aux pourceaux : Matthieu 7 : 6

 

6 Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent.

Kuen, A. (2009). Face à la tentation : Comment y résister ? (1ère édition, p. 57–59). St-Légier, Suisse : Éditions Emmaüs.

Kuen, A. (2009). Face à la tentation : Comment y résister ? (1ère édition, p. 59–61). St-Légier, Suisse : Éditions Emmaüs.

Orgueil Dictionnaire Biblique Westphal

L’Ancien Testament revient sans cesse sur l’orgueil et n’emploie pas moins de douze mots pour le désigner. On voit par-là qu’il lui attribue une capitale importance et qu’il en connaît la complexité. L’orgueil est un amour déréglé de soi-même ; il est l’état d’un homme qui se surfait, s’admire dans ses œuvres, se prête des qualités qu’il n’a pas et qui s’ingénie pour que les autres partagent l’opinion qu’il a de lui-même. Murray a dit : « L’humilité n’est pas tant une vertu entre d’autres que la racine de toutes les vertus » ; on peut dire de même que l’orgueil n’est pas tant un vice entre d’autres que la racine de tous les vices. L’humilité exhale un parfum qui donne du prix à toutes les vertus ; l’orgueil porte en lui un ferment qui fait éclore tous les vices. L’envie, c’est l’orgueil ne pouvant prendre son parti des avantages d’autrui ; la colère nous montre l’orgueil réagissant contre ce qui lui résiste ; la jalousie naît de l’insupportable impression produite sur l’orgueil par une supériorité qui s’impose ; le mensonge lui-même n’est bien souvent que l’orgueil qui se couvre et se masque, espérant par son faux visage retenir l’estime qu’il ne mérite pas. On a observé que personne autant que l’orgueilleux n’aime à faire parade de son humilité et des exigences de sa conscience. Cette parade, qui est contredite par leur allure hautaine et par leurs mesquins partis pris, attira aux pharisiens l’apostrophe de Jésus : « Hypocrites (ou comédiens), vous vous faites des mines accablées, vous vous composez des visages exténués par le jeûne… Vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat… Vous payez la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin, et vous laissez de côté ce qu’il y a de plus important dans la loi : la justice, la miséricorde, la bonne foi, l’amour de Dieu » (Matthieu 6 et Matthieu 23).

« L’orgueil, dit La Rochefoucauld, n’est jamais mieux déguisé et plus capable de tromper que lorsqu’il se cache sous la figure de l’humilité. »

On voit les ravages que cause l’orgueil dans la vie morale. Dans la vie religieuse, où l’humilité est l’introductrice de la grâce, les effets de l’orgueil sont plus redoutables encore. Il est à l’âme ce que la lèpre est au corps, il enlaidit, il ronge, il tue, c’est pourquoi l’on rencontre des hommes qui, au début de leur carrière chrétienne, exerçaient par leur enthousiasme une véritable attirance, mais qui, parvenus à une situation où l’orgueil guette les âmes mal assurées, ont perdu peu à peu leurs qualités spirituelles et jusqu’à la flamme de leur regard.

Après ces observations générales on comprendra le rôle que l’orgueil joue dans la Bible et l’insistance que met celle-ci à prémunir les croyants contre l’orgueil. Dès ses premières pages, elle nous avertit que l’habileté de l’infernal suggesteur fut d’ensemencer d’orgueil le cœur vierge du premier couple humain : « Vous serez comme des dieux ! » L’orgueil ayant levé a produit la convoitise ; celle-ci a provoqué la désobéissance et l’homme a été chassé du Paradis (Genèse 3). Dans tout son effort pour sauver l’humanité perdue, Dieu se heurte à l’orgueil. Prophètes, psalmistes et sages dénoncent l’orgueil comme un compagnon de la méchanceté (Job 20.6 ; Job 35.12 ; Psaumes 31.19 ; Psaumes 73.6 ; Psaumes 119.51 ; Psaumes 123.4 ; Proverbes 21.24) et de la sottise (Proverbes 14.3 ; Psaumes 59.13) ; ils lui donnent pour conséquences la honte, l’humiliation, les divisions, l’effusion du sang, la ruine (Proverbes 11.2 ; Proverbes 29.23 ; Proverbes 13.10 ; Proverbes 16.18) ; ils proclament que Dieu le hait (2 Rois 19.28 ; Ésaïe 37.29 ; Proverbes 8.13 ; Proverbes 16.5 ; Amos 6.8) et en tirera vengeance (Deutéronome 17.12 et suivants, Psaumes 119.21 ; Psaumes 31.24, cf. Psaumes 94.2 ; Psaumes 119.78 ; Psaumes 119.122 ; Ésaïe 13.11 ; Ésaïe 2.12 ; Osée 7.10 ; Jérémie 13.9-17 ; Ézéchiel 7.10 ; Ézéchiel 7.24 ; Ézéchiel 16.56 etc.). On sent que pour les prophètes toute la destinée de l’homme et en particulier du peuple élu se joue entre les deux pôles : humilité et orgueil.

Les Apocryphes font aussi une large part à l’orgueil (cf.  2 Macchabées 5.21 ; 2 Macchabées 9.7 ; 2 Macchabées 9.11 ; 2 Macchabées 15.6, Tobit 4.13 ; Sagesse 5.8 ; Siracide 13.20 ; Siracide 15.8 etc.). Siracide 10 renferme une saisissante description de l’orgueil qui paraît avoir inspiré un passage du Magnificat (cf.  Siracide 10.14 et suivants et Luc 15.1 et suivants). Jésus par son attitude à l’égard des pharisiens sanctionne la révélation de l’Ancien Testament. Son discours de Matthieu 23 n’est qu’un réquisitoire, et combien brûlant, contre les péchés de l’orgueil. L’orgueil des pharisiens les a empêchés d’aller au baptême de Jean-Baptiste ; c’est pourquoi, dit Jésus, « ils ont rendu inutile à leur égard le dessein de Dieu » (Luc 7.30, cf. Luc 15.1). L’orgueil suggère à l’homme infirme qu’il est bien portant, au pécheur qu’il est juste ; Jésus déclare : « Ceux qui sont en santé n’ont pas besoin de médecin mais ceux qui se portent mal. Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs » (Marc 2.13-17). La parabole du pharisien et du péager est ici le texte classique : (Luc 18.9-14) « Ô Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes ». Celui de qui l’orgueil s’est à ce point haussé n’a pas de prochain. Trop distant pour compatir à la peine des autres, n’attendez pas qu’il s’accuse où qu’il cède : s’il s’avouait faillible il se diminuerait. L’orgueil installe le cœur dans l’atmosphère des résistances. L’orgueil est le grand isolant. S’il nous isole des autres, comment ne nous isolerait-il pas de Dieu dont on ne peut approcher qu’à travers l’atmosphère de la grâce. « Quiconque s’élève sera abaissé. »

Les apôtres tiennent, sur ce point, le même langage que l’Ancien Testament et Jésus. Jacques et Pierre citant Proverbes 3.34 d’après les LXX s’accordent à dire : « Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles » (Jacques 4.6 ; 1 Pierre 5.5). Jean, se référant au récit de la chute (Genèse 3.6), écrit : « La convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie ne viennent pas du Père mais du monde, or le monde passe… » (1 Jean 2.16 et suivant). On pouvait s’attendre à ce que Paul, l’apôtre de la grâce, fût impitoyable pour l’orgueil (Romains 1.30 ; 2 Timothée 3.2 et suivants, cf. 1 Timothée 6.4 ; 1 Corinthiens 5.2 ; 2 Corinthiens 12.20 ; Romains 11.20 ; 1 Timothée 6.17), et fît un devoir aux ministres de l’Évangile de s’en tenir loin (1 Timothée 3.6 ; Tite 1.7). Voir Humilité.

Nebucadnetsar : Daniel 4 : 1-37

1 Nebucadnetsar, roi, à tous les peuples, aux nations, aux hommes de toutes langues, qui habitent sur toute la terre. Que la paix vous soit donnée avec abondance !

2 Il m’a semblé bon de faire connaître les signes et les prodiges que le Dieu suprême a opérés à mon égard.

3 Que ses signes sont grands ! que ses prodiges sont puissants ! Son règne est un règne éternel, et sa domination subsiste de génération en génération.

4 Moi, Nebucadnetsar, je vivais tranquille dans ma maison, et heureux dans mon palais.

5 J’ai eu un songe qui m’a effrayé ; les pensées dont j’étais poursuivi sur ma couche et les visions de mon esprit me remplissaient d’épouvante.

6 J’ordonnai qu’on fît venir devant moi tous les sages de Babylone, afin qu’ils me donnassent l’explication du songe.

7 Alors vinrent les magiciens, les astrologues, les Chaldéens et les devins. Je leur dis le songe, et ils ne m’en donnèrent point l’explication.

8 En dernier lieu, se présenta devant moi Daniel, nommé Beltschatsar d’après le nom de mon dieu, et qui a en lui l’esprit des dieux saints. Je lui dis le songe :

9 Beltschatsar, chef des magiciens, qui as en toi, je le sais, l’esprit des dieux saints, et pour qui aucun secret n’est difficile, donne-moi l’explication des visions que j’ai eues en songe.

10 Voici les visions de mon esprit, pendant que j’étais sur ma couche. Je regardais, et voici, il y avait au milieu de la terre un arbre d’une grande hauteur.

11 Cet arbre était devenu grand et fort, sa cime s’élevait jusqu’aux cieux, et on le voyait des extrémités de toute la terre.

12 Son feuillage était beau, et ses fruits abondants ; il portait de la nourriture pour tous ; les bêtes des champs s’abritaient sous son ombre, les oiseaux du ciel faisaient leur demeure parmi ses branches, et tout être vivant tirait de lui sa nourriture.

13 Dans les visions de mon esprit, que j’avais sur ma couche, je regardais, et voici, un de ceux qui veillent et qui sont saints descendit des cieux.

14 Il cria avec force et parla ainsi : Abattez l’arbre, et coupez ses branches ; secouez le feuillage, et dispersez les fruits ; que les bêtes fuient de dessous, et les oiseaux du milieu de ses branches !

15 Mais laissez-en terre le tronc où se trouvent les racines, et liez-le avec des chaînes de fer et d’airain, parmi l’herbe des champs. Qu’il soit trempé de la rosée du ciel, et qu’il ait, comme les bêtes, l’herbe de la terre pour partage.

16 Son cœur d’homme lui sera ôté, et un cœur de bête lui sera donné ; et sept temps passeront sur lui.

17 Cette sentence est un décret de ceux qui veillent, cette résolution est un ordre des saints, afin que les vivants sachent que le Très-Haut domine sur le règne des hommes, qu’il le donne à qui il lui plaît, et qu’il y élève le plus vil des hommes.

18 Voilà le songe que j’ai eu, moi, le roi Nebucadnetsar. Toi, Beltschatsar, donnes-en l’explication, puisque tous les sages de mon royaume ne peuvent me la donner ; toi, tu le peux, car tu as en toi l’esprit des dieux saints.

19 Alors Daniel, nommé Beltschatsar, fut un moment stupéfait, et ses pensées le troublaient. Le roi reprit et dit : Beltschatsar, que le songe et l’explication ne te troublent pas ! Et Beltschatsar répondit : Mon seigneur, que le songe soit pour tes ennemis, et son explication pour tes adversaires !

20 L’arbre que tu as vu, qui était devenu grand et fort, dont la cime s’élevait jusqu’aux cieux, et qu’on voyait de tous les points de la terre ;

21 cet arbre, dont le feuillage était beau et les fruits abondants, qui portait de la nourriture pour tous, sous lequel s’abritaient les bêtes des champs, et parmi les branches duquel les oiseaux du ciel faisaient leur demeure,

22 c’est toi, ô roi, qui es devenu grand et fort, dont la grandeur s’est accrue et s’est élevée jusqu’aux cieux, et dont la domination s’étend jusqu’aux extrémités de la terre.

23 Le roi a vu l’un de ceux qui veillent et qui sont saints descendre des cieux et dire : Abattez l’arbre, et détruisez-le ; mais laissez-en terre le tronc où se trouvent les racines, et liez-le avec des chaînes de fer et d’airain, parmi l’herbe des champs ; qu’il soit trempé de la rosée du ciel, et que son partage soit avec les bêtes des champs, jusqu’à ce que sept temps soient passés sur lui.

24 Voici l’explication, ô roi, voici le décret du Très-Haut, qui s’accomplira sur mon seigneur le roi.

25 On te chassera du milieu des hommes, tu auras ta demeure avec les bêtes des champs, et l’on te donnera comme aux bœufs de l’herbe à manger ; tu seras trempé de la rosée du ciel, et sept temps passeront sur toi, jusqu’à ce que tu saches que le Très-Haut domine sur le règne des hommes et qu’il le donne à qui il lui plaît.

26 L’ordre de laisser le tronc où se trouvent les racines de l’arbre signifie que ton royaume te restera quand tu reconnaîtras que celui qui domine est dans les cieux.

27 C’est pourquoi, ô roi, puisse mon conseil te plaire ! mets un terme à tes péchés en pratiquant la justice, et à tes iniquités en usant de compassion envers les malheureux, et ton bonheur pourra se prolonger.

28 Toutes ces choses se sont accomplies sur le roi Nebucadnetsar.

29 Au bout de douze mois, comme il se promenait dans le palais royal à Babylone,

30 le roi prit la parole et dit : N’est-ce pas ici Babylone la grande, que j’ai bâtie, comme résidence royale, par la puissance de ma force et pour la gloire de ma magnificence ?

31 La parole était encore dans la bouche du roi, qu’une voix descendit du ciel : Apprends, roi Nebucadnetsar, qu’on va t’enlever le royaume.

32 On te chassera du milieu des hommes, tu auras ta demeure avec les bêtes des champs, on te donnera comme aux bœufs de l’herbe à manger ; et sept temps passeront sur toi, jusqu’à ce que tu saches que le Très-Haut domine sur le règne des hommes et qu’il le donne à qui il lui plaît.

33 Au même instant la parole s’accomplit sur Nebucadnetsar. Il fut chassé du milieu des hommes, il mangea de l’herbe comme les bœufs, son corps fut trempé de la rosée du ciel ; jusqu’à ce que ses cheveux crussent comme les plumes des aigles, et ses ongles comme ceux des oiseaux.

34 Après le temps marqué, moi, Nebucadnetsar, je levai les yeux vers le ciel, et la raison me revint. J’ai béni le Très-Haut, j’ai loué et glorifié celui qui vit éternellement, celui dont la domination est une domination éternelle, et dont le règne subsiste de génération en génération.

35 Tous les habitants de la terre ne sont à ses yeux que néant : il agit comme il lui plaît avec l’armée des cieux et avec les habitants de la terre, et il n’y a personne qui résiste à sa main et qui lui dise : Que fais-tu ?

36 En ce temps, la raison me revint ; la gloire de mon royaume, ma magnificence et ma splendeur me furent rendues ; mes conseillers et mes grands me redemandèrent ; je fus rétabli dans mon royaume, et ma puissance ne fit que s’accroître.

37 Maintenant, moi, Nebucadnetsar, je loue, j’exalte et je glorifie le roi des cieux, dont toutes les œuvres sont vraies et les voies justes, et qui peut abaisser ceux qui marchent avec orgueil.

Le roi Belschatsar

5 Le roi Belschatsar donna un grand festin à ses grands au nombre de mille, et il but du vin en leur présence.

Belschatsar, quand il eut goûté au vin, fit apporter les vases d'or et d'argent que son père Nebucadnetsar avait enlevés du temple de Jérusalem, afin que le roi et ses grands, ses femmes et ses concubines, s'en servit pour boire.

Alors on apporta les vases d'or qui avaient été enlevés du temple, de la maison de Dieu à Jérusalem ; et le roi et ses grands, ses femmes et ses concubines, s'en servirent pour boire.

Ils burent du vin, et ils louèrent les dieux d'or, d'argent, d'airain, de fer, de bois et de pierre.

En ce moment, apparurent les doigts d'une main d'homme, et ils écrivirent, en face du chandelier, sur la chaux de la muraille du palais royal. Le roi vit cette extrémité de main qui écrivait.

Alors le roi changea de couleur, et ses pensées le troublèrent ; les jointures de ses reins se relâchèrent, et ses genoux se heurtèrent l'un contre l'autre.

Le roi cria avec force qu'on fît venir les astrologues, les Chaldéens et les devins ; et le roi prit la parole et dit aux sages de Babylone : Quiconque lira cette écriture et m'en donnera l'explication sera revêtu de pourpre, portera un collier d'or à son cou, et aura la troisième place dans le gouvernement du royaume.

Tous les sages du roi entrèrent ; mais ils ne purent pas lire l'écriture et en donner au roi l'explication.

Sur quoi le roi Belschatsar, fut très effrayé, il changea de couleur, et ses grands furent consternés.

10 La reine, à cause des paroles du roi et de ses grands, entra dans la salle du festin, et prit ainsi la parole : O roi, vis éternellement ! Que tes pensées ne te troublent pas, et que ton visage ne change pas de couleur !

11 Il y a dans ton royaume un homme qui a en lui l'esprit des dieux saints ; et du temps de ton père, on trouva chez lui des lumières, de l'intelligence, et une sagesse semblable à la sagesse des dieux. Aussi le roi Nebucadnetsar, ton père, le roi, ton père, l'établit chef des magiciens, des astrologues, des Chaldéens, des devins,

12 parce qu'on trouva chez lui, chez Daniel, nommé par le roi Beltschatsar, un esprit supérieur, de la science et de l'intelligence, la faculté d'interpréter les songes, d'expliquer les énigmes, et de résoudre les questions difficiles. Que Daniel soit donc appelé, et il donnera l'explication.

13 Alors Daniel fut introduit devant le roi. Le roi prit la parole et dit à Daniel : Es-tu ce Daniel, l'un des captifs de Juda, que le roi, mon père, a amenés de Juda ?

14 J'ai appris sur ton compte que tu as en toi l'esprit des dieux, et qu'on trouve chez toi des lumières, de l'intelligence, et une sagesse extraordinaire.

15 On vient d'amener devant moi les sages et les astrologues, afin qu'ils lussent cette écriture et m'en donnassent l’explication ; mais ils n'ont pas pu donner l'explication des mots.

16 J'ai appris que tu peux donner des explications et résoudre des questions difficiles ; maintenant, si tu peux lire cette écriture et m'en donner l'explication, tu seras revêtu de pourpre, tu porteras un collier d'or à ton cou, et tu auras la troisième place dans le gouvernement du royaume.

17 Daniel répondit en présence du roi : Garde tes dons, et accorde à un autre tes présents ; je lirai néanmoins l'écriture au roi, et je lui en donnerai l'explication.

18 O roi, le Dieu suprême avait donné à Nebucadnetsar, ton père, l'empire, la grandeur, la gloire et la magnificence ;

19 et à cause de la grandeur qu'il lui avait donnée, tous les peuples, les nations, les hommes de toutes langues étaient dans la crainte et tremblaient devant lui. Le roi faisait mourir ceux qu'il voulait, et il laissait la vie à ceux qu'il voulait ; il élevait ceux qu'il voulait, et il abaissait ceux qu'il voulait.

20 Mais lorsque son cœur s'éleva et que son esprit s'endurcit jusqu'à l'arrogance, il fut précipité de son trône royal et dépouillé de sa gloire ;

21 il fut chassé du milieu des enfants des hommes, son cœur devint semblable à celui des bêtes, et sa demeure fut avec les ânes sauvages ; on lui donna comme aux bœufs de l'herbe à manger, et son corps fut trempé de la rosée du ciel, jusqu'à ce qu'il reconnût que le Dieu suprême domine sur le règne des hommes et qu'il le donne à qui il lui plaît.

Tu n’as pas humilié ton cœur quoique tu saches ces choses

22 Et toi, Belschatsar, son fils, tu n'as pas humilié ton cœur, quoique tu susses toutes ces choses.

23 Tu t'es élevé contre le Seigneur des cieux ; les vases de sa maison ont été apportés devant toi, et vous vous en êtes servis pour boire du vin, toi et tes grands, tes femmes et tes concubines ; tu as loué les dieux d'argent, d'or, d'airain, de fer, de bois et de pierre, qui ne voient point, qui n'entendent point, et qui ne savent rien, et tu n'as pas glorifié le Dieu qui a dans sa main ton souffle et toutes tes voies.

24 C'est pourquoi il a envoyé cette extrémité de main qui a tracé cette écriture.

25 Voici l'écriture qui a été tracée : Compté, compté, pesé, et divisé.

26 Et voici l'explication de ces mots. Compté : Dieu a compté ton règne, et y a mis fin.

27 Pesé : Tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé léger.

28 Divisé : Ton royaume sera divisé, et donne aux Mèdes et aux Perses.

29 Aussitôt Belschatsar donna des ordres, et l'on revêtit Daniel de pourpre, on lui mit au cou un collier d'or, et on publia qu'il aurait la troisième place dans le gouvernement du royaume.

30 Cette même nuit, Belschatsar, roi des Chaldéens, fut tué.

31 Et Darius, le Mède, s'empara du royaume, étant âgé de soixante-deux ans.

Où est né l’orgueil ?

 

Pour beaucoup de chrétiens et voire d’autres croyants en Dieu. Celui que l’on appelle l’adversaire, le serpent, Satan, le tentateur, aurait été un archange qui se serait rebellé contre Dieu avec un tiers des anges. On prend dans la religion chrétienne deux passages particuliers pour essayer de nous démontrer cette hypothèse :

(Ezéchiel 28 : 1-9 ; Ésaïe 14 : 12-20)

Nous lirons ces passages pour nous faire une idée de ce qui est dit et d’émettre un avis.

Ezéchiel 28 : 1-19

1 La parole de l’Eternel me fut adressée, en ces mots :

2 Fils de l’homme, dis au prince de Tyr : Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Ton cœur s’est élevé, et tu as dit : Je suis Dieu, Je suis assis sur le siège de Dieu, au sein des mers ! Toi, tu es homme et non Dieu, Et tu prends ta volonté pour la volonté de Dieu.

3 Voici, tu es plus sage que Daniel, Rien de secret n’est caché pour toi ;

4 Par ta sagesse et par ton intelligence Tu t’es acquis des richesses, Tu as amassé de l’or et de l’argent Dans tes trésors ;

5 Par ta grande sagesse et par ton commerce Tu as accru tes richesses, Et par tes richesses ton cœur s’est élevé.

6 C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Parce que tu prends ta volonté pour la volonté de Dieu,

7 Voici, je ferai venir contre toi des étrangers, Les plus violents d’entre les peuples ; Ils tireront l’épée contre ton éclatante sagesse, Et ils souilleront ta beauté.

8 Ils te précipiteront dans la fosse, Et tu mourras comme ceux qui tombent percés de coups, Au milieu des mers.

9 En face de ton meurtrier, diras-tu : Je suis Dieu ? Tu seras homme et non Dieu Sous la main de celui qui te tuera.

10 Tu mourras de la mort des incirconcis, Par la main des étrangers. Car moi, j’ai parlé, Dit le Seigneur, l’Eternel.

11 La parole de l’Eternel me fut adressée, en ces mots :

12 Fils de l’homme, Prononce une complainte sur le roi de Tyr ! Tu lui diras : Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Tu mettais le sceau à la perfection, Tu étais plein de sagesse, parfait en beauté.

13 Tu étais en Eden, le jardin de Dieu ; Tu étais couvert de toute espèce de pierres précieuses, De sardoine, de topaze, de diamant, De chrysolithe, d’onyx, de jaspe, De saphir, d’escarboucle, d’émeraude, et d’or ; Tes tambourins et tes flûtes étaient à ton service, Préparés pour le jour où tu fus créé.

14 Tu étais un chérubin protecteur, aux ailes déployées ; Je t’avais placé et tu étais sur la sainte montagne de Dieu ; Tu marchais au milieu des pierres étincelantes.

15 Tu as été intègre dans tes voies, Depuis le jour où tu fus créé Jusqu’à celui où l’iniquité a été trouvée chez toi.

16 Par la grandeur de ton commerce Tu as été rempli de violence, et tu as péché ; Je te précipite de la montagne de Dieu, Et je te fais disparaître, chérubin protecteur, Du milieu des pierres étincelantes.

17 Ton cœur s’est élevé à cause de ta beauté, Tu as corrompu ta sagesse par ton éclat ; Je te jette par terre, Je te livre en spectacle aux rois.

18 Par la multitude de tes iniquités, Par l’injustice de ton commerce, Tu as profané tes sanctuaires ; Je fais sortir du milieu de toi un feu qui te dévore, Je te réduis en cendre sur la terre, Aux yeux de tous ceux qui te regardent.

19 Tous ceux qui te connaissent parmi les peuples Sont dans la stupeur à cause de toi ; Tu es réduit au néant, tu ne seras plus à jamais !

Le roi de Babylone : Ésaïe 14 : 12-20

12 Te voilà tombé du ciel, Astre brillant, fils de l’aurore ! Tu es abattu à terre, Toi, le vainqueur des nations !

13 Tu disais en ton cœur : Je monterai au ciel, J’élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu ; Je m’assiérai sur la montagne de l’assemblée, A l’extrémité du septentrion ;

14 Je monterai sur le sommet des nues, Je serai semblable au Très-Haut.

15 Mais tu as été précipité dans le séjour des morts, Dans les profondeurs de la fosse.

16 Ceux qui te voient fixent sur toi leurs regards, Ils te considèrent attentivement : Est-ce là cet homme qui faisait trembler la terre, Qui ébranlait les royaumes,

17 Qui réduisait le monde en désert, Qui ravageait les villes, Et ne relâchait point ses prisonniers ?

18 Tous les rois des nations, oui, tous, Reposent avec honneur, chacun dans son tombeau.

19 Mais toi, tu as été jeté loin de ton sépulcre, Comme un rameau qu’on dédaigne, Comme une dépouille de gens tués à coups d’épée, Et précipités sur les pierres d’une fosse, Comme un cadavre foulé aux pieds.

20 Tu n’es pas réuni à eux dans le sépulcre, Car tu as détruit ton pays, tu as fait périr ton peuple : On ne parlera plus jamais de la race des méchants.

Orgueil est un péché odieux à l’Eternel, mais aussi à Jésus-Christ

Superbe :  Dictionnaire encyclopédique de la Bible de Augustin Calmet

Orgueil. C’est un péché qui est très-odieux à Dieu et aux hommes, et que l’Écriture condamne en une infinité d’endroits : car que voit-on dans toute l’histoire sacrée, que l’orgueil, la présomption, la vanité de l’homme réprimés ? Qu’y voit-on autre chose que l’humilité, la douceur, la connaissance de sa faiblesse, relevées, soutenues, récompensées (1 Pierre 5.5 Jacques 4.6) ? Dieu résiste aux superbes et accorde sa grâce aux humbles. L’humiliation suivra le superbe, et la gloire sera le partage de l’humble d’esprit (Proverbes 19.23). L’orgueil précède la ruine de l’âme, et l’esprit s’élève avant la chute. Il vaut mieux être humilié avec les humbles que de partager les dépouilles avec les superbes (Proverbes 15.18-19).

Superbe se met aussi pour l’endurcissement et l’insolence du pécheur, par opposition aux péchés de faiblesse ou d’ignorance (Nombres 15.30). Et ailleurs (Deutéronome 17.12).

Le Seigneur a traité les Égyptiens, dans toute sa rigueur, parce qu’ils ont agi avec orgueil et insolence envers les Hébreux (Exode 18.11). Job (Job 26.12) et le Psalmiste (Psaumes 88.11) ont désigné Pharaon sous le nom de Superbe : Prudentia ejus percussit superbum, dit Job : Humiliasti sicut vulneratum superbum, dit le Psalmiste. Isaïe (Isaïe 51.9) emploie la même expression pour marquer la perte de Pharaon. Et Ézéchiel (Ézéchiel 22.12) : Les Chaldéens détruiront l’orgueil, l’insolence la cruauté de l’Égypte. Voyez aussi (Néhémie 9.16, 29).

L’Écriture reproche aussi assez souvent aux Moabites leur orgueil ; elle les désigne sous le nom d’enfants de la hauteur ou de l’orgueil, car c’est ainsi que nous traduisons ce qui est dit dans les Nombres (Nombres 24.17) : Il détruira tous les fils de Seth. L’Hébreu peut signifier : Il détruira tous les fils de la hauteur ou de l’orgueil : ce qui est confirmé par ce passage de Jérémie (Jérémie 50.31-32), qui fait allusion à celui des Nombres. Comparez (Nombres 21.28), avec Jérémie (Jérémie 48, 45), dans l’Hébreu. Voyez aussi (Isaïe 16.6).

L’orgueil ou La Superbe du Jourdain est connu dans les prophètes ; elle marque l’inondation de ce fleuve. Voyez Jérémie (Jérémie 12.5 ; 13.9 ; 49.19 ; Zacharie 11.3), et ce que nous avons remarqué sur cela dans l’article du Jourdain.

L’orgueil et l’orgueilleux, superbia superbus, désignent très-souvent Babylone et les Babyloniens. Dans Isaïe (Isaïe 13.19), inclyta superbia Chaldœorupm marque Babylone Le Seigneur détruira Babylone, cette glorieuse ville, reine de tant de royaumes, qui fait le sujet, de ta gloire et de la vanité des Ohaldéens ; elle sera détruite comme Sodome et Gomorrhe. Voir Jérémie, parlant au roi de Babylone (Jérémie 50.31-32). Voyez aussi le psaume (Psaumes 118.21-51, 69, 78, 85, 122).

Conclusion :

Nous venons de voir d’une manière très succincte ce qu’est l’orgueil ; nous irons plus en détails une prochaine fois.

Bibliographie :

Annexes : la pyramide de Maslow ; Quatre différences entre orgueil et fierté

Pages :16 ;17 ;18 ;19 ;20

 
 

    

    

 

    

    

 


 

 

 Orgueil pour introduction Tod

Table des matières

Orgueil pour introduction Tod. 1

Introduction : 2

Matthieu 4 : 1-11 ; Luc 4 : 4-13. 2

Luc : 2

Matthieu : 3

Ozias : la tentation de l’abus de pouvoir (2 Ch 26.16–21). 3

!. 4

Ezéchias le roi montre tous ses biens : 2 rois 10 : 12-16. 5

Ne donnez pas vos perles aux pourceaux : Matthieu 7 : 6. 5

Orgueil Dictionnaire Biblique Westphal 6

Nebucadnetsar : Daniel 4 : 1-37. 8

Le roi Belschatsar. 10

Tu n’as pas humilié ton cœur quoique tu saches ces choses. 11

Où est né l’orgueil ?. 12

Ezéchiel 28 : 1-19. 12

Le roi de Babylone : Ésaïe 14 : 12-20. 13

Orgueil est un péché odieux à l’Eternel, mais aussi à Jésus-Christ. 14

Superbe :  Dictionnaire encyclopédique de la Bible de Augustin Calmet. 14

Conclusion : 15

Bibliographie : 15

Introduction :

Trois lettres pour trois fléaux, pour ceux qui sont nés dans les années 40 ou 50 ; O.A.S. à une signification précise celle de l’organisation de l’armée secrète. C’était une organisation politico-militaire secrète proche de l’extrême droite crée le 11 février 1961 pour la défense de la présence française en Algérie. Cela voudrait que ce sigle à 50 ans. Mais il ne s’agit pas de cela. Le sigle dont je veux vous parler à une ancienneté de plus de 5000 ans. Il a démarré, quand Lucifer s’est séparé de Dieu emmenant avec lui un tiers des anges. L’orgueil était né. Les autres éléments viendront après.

Pourquoi cette exhortation avec ce thème ?

Pour trois raisons :

La première pour avertir que l’adversaire ne veut pas nous laisser témoigner du salut en Christ sans essayer d’anéantir ou en tous cas diminuer l’impact de celui-ci celui-ci par certaines de nos attitudes qui sont totalement contraires aux recommandations du christ.

La deuxième est de faire connaître les éléments susceptibles de nous induire en tentation. Dans le cas de chrétiens nés de nouveau et baptisés du Saint Esprit ce sera le plus souvent ; L’orgueil en premier, L’argent en second et le sexe en troisième.

La troisième raison est de prévenir sur la façon de faire de l’adversaire, en lisant dans l’écriture inspirée de Dieu, certains textes.

Lucifer connaît nos besoins de reconnaissance, de sécurité et nos besoins physiologiques. Il s’en servira pour nous tenter et nous amener à chuter, si nous lui laissons la possibilité de la faire. Comme dit : 1Pierre 5 : 8 ; soyons prudent le Diable tourne autour de nous pour savoir qui il va dévorer. Christ lui-même a été tenté en toutes choses : Hébreux 4 :15

Matthieu 4 : 1-11 ; Luc 4 : 4-13

Luc :

1 Jésus, rempli du Saint-Esprit, revint du Jourdain, et il fut conduit par l’Esprit dans le désert,

2 où il fut tenté par le diable pendant quarante jours. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, après qu’ils furent écoulés, il eut faim.

3 Le diable lui dit : Si tu es Fils de Dieu, ordonne à cette pierre qu’elle devienne du pain.

4 Jésus lui répondit : Il est écrit : L’Homme ne vivra pas de pain seulement.

5 Le diable, l’ayant élevé, lui montra en un instant tous les royaumes de la terre,

6 et lui dit : Je te donnerai toute cette puissance, et la gloire de ces royaumes ; car elle m’a été donnée, et je la donne à qui je veux.

7 Si donc tu te prosternes devant moi, elle sera toute à toi.

8 Jésus lui répondit : Il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.

9 Le diable le conduisit encore à Jérusalem, le plaça sur le haut du temple, et lui dit : Si tu es Fils de Dieu, jette-toi d’ici en bas ;

10 (4-9) car il est écrit : (4-10) Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet, Afin qu’ils te gardent ;

11 et : Ils te porteront sur les mains, De peur que ton pied ne heurte contre une pierre.

12 Jésus lui répondit : Il est dit : Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu.

13 Après l’avoir tenté de toutes ces manières, le diable s’éloigna de lui jusqu’à un moment favorable.

Matthieu :

1 Alors Jésus fut emmené par l’Esprit dans le désert, pour être tenté par le diable.

3 Le tentateur, s’étant approché, lui dit : Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains.

4 Jésus répondit : Il est écrit : L’homme ne vivra pas de pain 2 Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim.

Seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.

5 Le diable le transporta dans la ville sainte, le plaça sur le haut du temple,

6 et lui dit : Si tu es Fils de Dieu, jette-t’en bas ; car il est écrit : Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet ; Et ils te porteront sur les mains, De peur que ton pied ne heurte contre une pierre.

7 Jésus lui dit : Il est aussi écrit : Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu.

8 Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire,

9 et lui dit : Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m’adores.

10 Jésus lui dit : Retire-toi, Satan ! Car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.

Ozias : la tentation de l’abus de pouvoir (2 Ch 26.16–21)

Ozias, fils d’Amatsia, « fit ce que l’Eternel considère comme juste, imitant en tout point son père Amatsia » (26.4). Le verset suivant nuance cette affirmation : « Il s’attacha à Dieu tant que vécut Zacharie qui lui enseignait comment révérer Dieu. Aussi longtemps qu’il resta attaché à l’Eternel, Dieu lui accorda la réussite ». « Dieu l’assista dans la lutte contre les Philistins, contre les Arabes établis à Gour-Baal, et contre les Maronites. Les Ammonites lui payèrent un tribut et sa renommée se répandit au loin jusqu’en Egypte, car il était devenu extrêmement puissant » (v. 7–8). Le pays prospéra économiquement (v. 10) et militairement (v. 11–15). « Ainsi, sa renommée s’étendit au loin, car il fut merveilleusement aidé jusqu’à ce qu’il soit devenu puissant » (v. 15c).

« Mais lorsqu’il fut devenu puissant, son cœur se gonfla d’orgueil, ce qui entraîna sa perte. Il fut rebelle à l’Eternel son Dieu car il pénétra dans son Temple pour offrir des parfums sur l’autel des parfums » (v. 16). L’office royal ne lui suffisait plus, il voulait y joindre l’office sacerdotal. Les prêtres le reprirent, alors il se mit en colère contre eux. Dieu le frappa d’une lèpre qui resta attachée à lui jusqu’à sa mort, de sorte qu’il dut passer les dernières années de sa vie dans une « maison d’isolement ».

Pour combien d’hommes et de femmes – et même de serviteurs de Dieu – on pourrait répéter ce verset 16 ! L’abus de pouvoir est l’une des tentations les plus courantes chez ceux qui ont déjà certains pouvoirs. On le voit sur le plan politique où des règlements ont essayé de limiter les mandats des responsables – pour constater assez souvent que ceux qui sont atteints par la limite fixée à leur mandat essaient de transgresser la règle et de s’accrocher à leur poste. D’autres essaient, comme Ozias, d’étendre les compétences de leur pouvoir au-delà de ce qui leur a été fixé, quitte à empiéter sur le domaine du voisin. Car le pouvoir agit un peu comme une drogue qui grise ceux qui l’exercent. Ce n’est pas pour rien que l’on dit que « le pouvoir corrompt – et le pouvoir absolu corrompt absolument ».

!

2 Ch 13 à 16 rapportent tous les hauts faits d’Asa en l’honneur de l’Eternel. « Sous le règne d’Asa, le pays connut dix ans de paix. Asa fit ce que l’Eternel son Dieu considère comme bien et juste. Il demanda aux Judéens de s’attacher à l’Eternel, le Dieu de leurs ancêtres, et d’obéir aux commandements de la Loi » (1 Ch 14.1–3). Grâce à l’Eternel, il remporta des victoires en réponse à sa prière (14.10), il renouvela l’alliance avec l’Eternel (chap. 15) et entreprit des réformes religieuses. Il n’hésita même pas à destituer sa grand-mère de son rang de reine-mère parce qu’elle avait dressé une stèle idolâtre. Il fut le réformateur du pays de Juda.

Pendant 36 ans, il servit l’Eternel. Puis vint la crise. Devant les menaces de guerre du roi d’Israël, au lieu de s’appuyer sur l’Eternel comme par le passé, il chercha de l’aide auprès du roi païen Ben Hadad de Syrie. Il lui envoya même de l’argent et de l’or pris dans le Temple de l’Eternel.

Lorsqu’il revint victorieux de la guerre contre Israël, le prophète Hanani le reprit parce qu’il avait mis sa confiance dans le roi païen et non en l’Eternel. Au lieu de prendre ce message à cœur et de s’humilier, il fit jeter le prophète en prison.

« La trente-neuvième année de son règne, Asa tomba gravement malade et il souffrit grandement des pieds ; toutefois, même pendant sa maladie, il ne s’adressa pas à l’Eternel mais seulement aux guérisseurs » (16.12). Après 36 années de bons et loyaux services de l’Eternel, Asa fit naufrage quant à la foi parce qu’il refusa de s’humilier.

Dans toute vie d’enfant de Dieu arrive un temps de crise. Comment y réagir ? Le nombre d’années de fidélité au Seigneur n’évite pas les épreuves et ne donne aucune garantie quant à son issue. La faute d’Asa fut de s’associer au le monde sans Dieu. L’apôtre Paul nous avertit : « Ne vous mettez pas avec des incroyants sous un joug qui n’est pas celui du Seigneur. En effet, ce qui est juste peut-il s’unir à ce qui s’oppose à sa loi ? La lumière peut-elle être solidaire des ténèbres ? Le Christ peut-il s’accorder avec le diable ? Que peut avoir en commun le croyant avec l’incroyant ? Quel accord peut-il exister entre le Temple de Dieu et les idoles ? Car nous sommes, nous, le Temple du Dieu vivant. Dieu lui-même l’a dit : J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux. Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. C’est pourquoi : Sortez du milieu d’eux, Séparez-vous d’eux, dit le Seigneur. N’ayez pas de contact avec ce qui est impur, alors je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur, le Tout-Puissant » (2 Co 6.14–18).

Pourtant, Hanani avait transmis à Asa une merveilleuse promesse : « L’Eternel parcourt toute la terre du regard pour soutenir ceux dont le cœur est tourné vers lui sans partage » (16.9a) ; mais comme Asa ne remplissait pas cette condition, le prophète fut obligé d’ajouter : « Tu as agi comme un insensé, et à cause de cela, tu ne cesseras plus d’être en guerre ».

Ezéchias le roi montre tous ses biens : 2 rois 10 : 12-16

12 En ce même temps, Berodac-Baladan, fils de Baladan, roi de Babylone, envoya une lettre et un présent à Ezéchias, car il avait appris la maladie d’Ezéchias.

13 Ezéchias donna audience aux envoyés, et il leur montra le lieu où étaient ses choses de prix, l’argent et l’or, les aromates et l’huile précieuse, son arsenal, et tout ce qui se trouvait dans ses trésors : il n’y eut rien qu’Ezéchias ne leur fît voir dans sa maison et dans tous ses domaines.

14 Esaïe, le prophète, vint ensuite auprès du roi Ezéchias, et lui dit : Qu’ont dit ces gens-là, et d’où sont-ils venus vers toi ? Ezéchias répondit : Ils sont venus d’un pays éloigné, de Babylone.

15 Esaïe dit encore : Qu’ont-ils vu dans ta maison ? Ezéchias répondit : Ils ont vu tout ce qui est dans ma maison : il n’y a rien dans mes trésors que je ne leur aie fait voir.

Ne donnez pas vos perles aux pourceaux : Matthieu 7 : 6

 

6 Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent.

Kuen, A. (2009). Face à la tentation : Comment y résister ? (1ère édition, p. 57–59). St-Légier, Suisse : Éditions Emmaüs.

Kuen, A. (2009). Face à la tentation : Comment y résister ? (1ère édition, p. 59–61). St-Légier, Suisse : Éditions Emmaüs.

Orgueil Dictionnaire Biblique Westphal

L’Ancien Testament revient sans cesse sur l’orgueil et n’emploie pas moins de douze mots pour le désigner. On voit par-là qu’il lui attribue une capitale importance et qu’il en connaît la complexité. L’orgueil est un amour déréglé de soi-même ; il est l’état d’un homme qui se surfait, s’admire dans ses œuvres, se prête des qualités qu’il n’a pas et qui s’ingénie pour que les autres partagent l’opinion qu’il a de lui-même. Murray a dit : « L’humilité n’est pas tant une vertu entre d’autres que la racine de toutes les vertus » ; on peut dire de même que l’orgueil n’est pas tant un vice entre d’autres que la racine de tous les vices. L’humilité exhale un parfum qui donne du prix à toutes les vertus ; l’orgueil porte en lui un ferment qui fait éclore tous les vices. L’envie, c’est l’orgueil ne pouvant prendre son parti des avantages d’autrui ; la colère nous montre l’orgueil réagissant contre ce qui lui résiste ; la jalousie naît de l’insupportable impression produite sur l’orgueil par une supériorité qui s’impose ; le mensonge lui-même n’est bien souvent que l’orgueil qui se couvre et se masque, espérant par son faux visage retenir l’estime qu’il ne mérite pas. On a observé que personne autant que l’orgueilleux n’aime à faire parade de son humilité et des exigences de sa conscience. Cette parade, qui est contredite par leur allure hautaine et par leurs mesquins partis pris, attira aux pharisiens l’apostrophe de Jésus : « Hypocrites (ou comédiens), vous vous faites des mines accablées, vous vous composez des visages exténués par le jeûne… Vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat… Vous payez la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin, et vous laissez de côté ce qu’il y a de plus important dans la loi : la justice, la miséricorde, la bonne foi, l’amour de Dieu » (Matthieu 6 et Matthieu 23).

« L’orgueil, dit La Rochefoucauld, n’est jamais mieux déguisé et plus capable de tromper que lorsqu’il se cache sous la figure de l’humilité. »

On voit les ravages que cause l’orgueil dans la vie morale. Dans la vie religieuse, où l’humilité est l’introductrice de la grâce, les effets de l’orgueil sont plus redoutables encore. Il est à l’âme ce que la lèpre est au corps, il enlaidit, il ronge, il tue, c’est pourquoi l’on rencontre des hommes qui, au début de leur carrière chrétienne, exerçaient par leur enthousiasme une véritable attirance, mais qui, parvenus à une situation où l’orgueil guette les âmes mal assurées, ont perdu peu à peu leurs qualités spirituelles et jusqu’à la flamme de leur regard.

Après ces observations générales on comprendra le rôle que l’orgueil joue dans la Bible et l’insistance que met celle-ci à prémunir les croyants contre l’orgueil. Dès ses premières pages, elle nous avertit que l’habileté de l’infernal suggesteur fut d’ensemencer d’orgueil le cœur vierge du premier couple humain : « Vous serez comme des dieux ! » L’orgueil ayant levé a produit la convoitise ; celle-ci a provoqué la désobéissance et l’homme a été chassé du Paradis (Genèse 3). Dans tout son effort pour sauver l’humanité perdue, Dieu se heurte à l’orgueil. Prophètes, psalmistes et sages dénoncent l’orgueil comme un compagnon de la méchanceté (Job 20.6 ; Job 35.12 ; Psaumes 31.19 ; Psaumes 73.6 ; Psaumes 119.51 ; Psaumes 123.4 ; Proverbes 21.24) et de la sottise (Proverbes 14.3 ; Psaumes 59.13) ; ils lui donnent pour conséquences la honte, l’humiliation, les divisions, l’effusion du sang, la ruine (Proverbes 11.2 ; Proverbes 29.23 ; Proverbes 13.10 ; Proverbes 16.18) ; ils proclament que Dieu le hait (2 Rois 19.28 ; Ésaïe 37.29 ; Proverbes 8.13 ; Proverbes 16.5 ; Amos 6.8) et en tirera vengeance (Deutéronome 17.12 et suivants, Psaumes 119.21 ; Psaumes 31.24, cf. Psaumes 94.2 ; Psaumes 119.78 ; Psaumes 119.122 ; Ésaïe 13.11 ; Ésaïe 2.12 ; Osée 7.10 ; Jérémie 13.9-17 ; Ézéchiel 7.10 ; Ézéchiel 7.24 ; Ézéchiel 16.56 etc.). On sent que pour les prophètes toute la destinée de l’homme et en particulier du peuple élu se joue entre les deux pôles : humilité et orgueil.

Les Apocryphes font aussi une large part à l’orgueil (cf.  2 Macchabées 5.21 ; 2 Macchabées 9.7 ; 2 Macchabées 9.11 ; 2 Macchabées 15.6, Tobit 4.13 ; Sagesse 5.8 ; Siracide 13.20 ; Siracide 15.8 etc.). Siracide 10 renferme une saisissante description de l’orgueil qui paraît avoir inspiré un passage du Magnificat (cf.  Siracide 10.14 et suivants et Luc 15.1 et suivants). Jésus par son attitude à l’égard des pharisiens sanctionne la révélation de l’Ancien Testament. Son discours de Matthieu 23 n’est qu’un réquisitoire, et combien brûlant, contre les péchés de l’orgueil. L’orgueil des pharisiens les a empêchés d’aller au baptême de Jean-Baptiste ; c’est pourquoi, dit Jésus, « ils ont rendu inutile à leur égard le dessein de Dieu » (Luc 7.30, cf. Luc 15.1). L’orgueil suggère à l’homme infirme qu’il est bien portant, au pécheur qu’il est juste ; Jésus déclare : « Ceux qui sont en santé n’ont pas besoin de médecin mais ceux qui se portent mal. Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs » (Marc 2.13-17). La parabole du pharisien et du péager est ici le texte classique : (Luc 18.9-14) « Ô Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes ». Celui de qui l’orgueil s’est à ce point haussé n’a pas de prochain. Trop distant pour compatir à la peine des autres, n’attendez pas qu’il s’accuse où qu’il cède : s’il s’avouait faillible il se diminuerait. L’orgueil installe le cœur dans l’atmosphère des résistances. L’orgueil est le grand isolant. S’il nous isole des autres, comment ne nous isolerait-il pas de Dieu dont on ne peut approcher qu’à travers l’atmosphère de la grâce. « Quiconque s’élève sera abaissé. »

Les apôtres tiennent, sur ce point, le même langage que l’Ancien Testament et Jésus. Jacques et Pierre citant Proverbes 3.34 d’après les LXX s’accordent à dire : « Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles » (Jacques 4.6 ; 1 Pierre 5.5). Jean, se référant au récit de la chute (Genèse 3.6), écrit : « La convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie ne viennent pas du Père mais du monde, or le monde passe… » (1 Jean 2.16 et suivant). On pouvait s’attendre à ce que Paul, l’apôtre de la grâce, fût impitoyable pour l’orgueil (Romains 1.30 ; 2 Timothée 3.2 et suivants, cf. 1 Timothée 6.4 ; 1 Corinthiens 5.2 ; 2 Corinthiens 12.20 ; Romains 11.20 ; 1 Timothée 6.17), et fît un devoir aux ministres de l’Évangile de s’en tenir loin (1 Timothée 3.6 ; Tite 1.7). Voir Humilité.

Nebucadnetsar : Daniel 4 : 1-37

1 Nebucadnetsar, roi, à tous les peuples, aux nations, aux hommes de toutes langues, qui habitent sur toute la terre. Que la paix vous soit donnée avec abondance !

2 Il m’a semblé bon de faire connaître les signes et les prodiges que le Dieu suprême a opérés à mon égard.

3 Que ses signes sont grands ! que ses prodiges sont puissants ! Son règne est un règne éternel, et sa domination subsiste de génération en génération.

4 Moi, Nebucadnetsar, je vivais tranquille dans ma maison, et heureux dans mon palais.

5 J’ai eu un songe qui m’a effrayé ; les pensées dont j’étais poursuivi sur ma couche et les visions de mon esprit me remplissaient d’épouvante.

6 J’ordonnai qu’on fît venir devant moi tous les sages de Babylone, afin qu’ils me donnassent l’explication du songe.

7 Alors vinrent les magiciens, les astrologues, les Chaldéens et les devins. Je leur dis le songe, et ils ne m’en donnèrent point l’explication.

8 En dernier lieu, se présenta devant moi Daniel, nommé Beltschatsar d’après le nom de mon dieu, et qui a en lui l’esprit des dieux saints. Je lui dis le songe :

9 Beltschatsar, chef des magiciens, qui as en toi, je le sais, l’esprit des dieux saints, et pour qui aucun secret n’est difficile, donne-moi l’explication des visions que j’ai eues en songe.

10 Voici les visions de mon esprit, pendant que j’étais sur ma couche. Je regardais, et voici, il y avait au milieu de la terre un arbre d’une grande hauteur.

11 Cet arbre était devenu grand et fort, sa cime s’élevait jusqu’aux cieux, et on le voyait des extrémités de toute la terre.

12 Son feuillage était beau, et ses fruits abondants ; il portait de la nourriture pour tous ; les bêtes des champs s’abritaient sous son ombre, les oiseaux du ciel faisaient leur demeure parmi ses branches, et tout être vivant tirait de lui sa nourriture.

13 Dans les visions de mon esprit, que j’avais sur ma couche, je regardais, et voici, un de ceux qui veillent et qui sont saints descendit des cieux.

14 Il cria avec force et parla ainsi : Abattez l’arbre, et coupez ses branches ; secouez le feuillage, et dispersez les fruits ; que les bêtes fuient de dessous, et les oiseaux du milieu de ses branches !

15 Mais laissez-en terre le tronc où se trouvent les racines, et liez-le avec des chaînes de fer et d’airain, parmi l’herbe des champs. Qu’il soit trempé de la rosée du ciel, et qu’il ait, comme les bêtes, l’herbe de la terre pour partage.

16 Son cœur d’homme lui sera ôté, et un cœur de bête lui sera donné ; et sept temps passeront sur lui.

17 Cette sentence est un décret de ceux qui veillent, cette résolution est un ordre des saints, afin que les vivants sachent que le Très-Haut domine sur le règne des hommes, qu’il le donne à qui il lui plaît, et qu’il y élève le plus vil des hommes.

18 Voilà le songe que j’ai eu, moi, le roi Nebucadnetsar. Toi, Beltschatsar, donnes-en l’explication, puisque tous les sages de mon royaume ne peuvent me la donner ; toi, tu le peux, car tu as en toi l’esprit des dieux saints.

19 Alors Daniel, nommé Beltschatsar, fut un moment stupéfait, et ses pensées le troublaient. Le roi reprit et dit : Beltschatsar, que le songe et l’explication ne te troublent pas ! Et Beltschatsar répondit : Mon seigneur, que le songe soit pour tes ennemis, et son explication pour tes adversaires !

20 L’arbre que tu as vu, qui était devenu grand et fort, dont la cime s’élevait jusqu’aux cieux, et qu’on voyait de tous les points de la terre ;

21 cet arbre, dont le feuillage était beau et les fruits abondants, qui portait de la nourriture pour tous, sous lequel s’abritaient les bêtes des champs, et parmi les branches duquel les oiseaux du ciel faisaient leur demeure,

22 c’est toi, ô roi, qui es devenu grand et fort, dont la grandeur s’est accrue et s’est élevée jusqu’aux cieux, et dont la domination s’étend jusqu’aux extrémités de la terre.

23 Le roi a vu l’un de ceux qui veillent et qui sont saints descendre des cieux et dire : Abattez l’arbre, et détruisez-le ; mais laissez-en terre le tronc où se trouvent les racines, et liez-le avec des chaînes de fer et d’airain, parmi l’herbe des champs ; qu’il soit trempé de la rosée du ciel, et que son partage soit avec les bêtes des champs, jusqu’à ce que sept temps soient passés sur lui.

24 Voici l’explication, ô roi, voici le décret du Très-Haut, qui s’accomplira sur mon seigneur le roi.

25 On te chassera du milieu des hommes, tu auras ta demeure avec les bêtes des champs, et l’on te donnera comme aux bœufs de l’herbe à manger ; tu seras trempé de la rosée du ciel, et sept temps passeront sur toi, jusqu’à ce que tu saches que le Très-Haut domine sur le règne des hommes et qu’il le donne à qui il lui plaît.

26 L’ordre de laisser le tronc où se trouvent les racines de l’arbre signifie que ton royaume te restera quand tu reconnaîtras que celui qui domine est dans les cieux.

27 C’est pourquoi, ô roi, puisse mon conseil te plaire ! mets un terme à tes péchés en pratiquant la justice, et à tes iniquités en usant de compassion envers les malheureux, et ton bonheur pourra se prolonger.

28 Toutes ces choses se sont accomplies sur le roi Nebucadnetsar.

29 Au bout de douze mois, comme il se promenait dans le palais royal à Babylone,

30 le roi prit la parole et dit : N’est-ce pas ici Babylone la grande, que j’ai bâtie, comme résidence royale, par la puissance de ma force et pour la gloire de ma magnificence ?

31 La parole était encore dans la bouche du roi, qu’une voix descendit du ciel : Apprends, roi Nebucadnetsar, qu’on va t’enlever le royaume.

32 On te chassera du milieu des hommes, tu auras ta demeure avec les bêtes des champs, on te donnera comme aux bœufs de l’herbe à manger ; et sept temps passeront sur toi, jusqu’à ce que tu saches que le Très-Haut domine sur le règne des hommes et qu’il le donne à qui il lui plaît.

33 Au même instant la parole s’accomplit sur Nebucadnetsar. Il fut chassé du milieu des hommes, il mangea de l’herbe comme les bœufs, son corps fut trempé de la rosée du ciel ; jusqu’à ce que ses cheveux crussent comme les plumes des aigles, et ses ongles comme ceux des oiseaux.

34 Après le temps marqué, moi, Nebucadnetsar, je levai les yeux vers le ciel, et la raison me revint. J’ai béni le Très-Haut, j’ai loué et glorifié celui qui vit éternellement, celui dont la domination est une domination éternelle, et dont le règne subsiste de génération en génération.

35 Tous les habitants de la terre ne sont à ses yeux que néant : il agit comme il lui plaît avec l’armée des cieux et avec les habitants de la terre, et il n’y a personne qui résiste à sa main et qui lui dise : Que fais-tu ?

36 En ce temps, la raison me revint ; la gloire de mon royaume, ma magnificence et ma splendeur me furent rendues ; mes conseillers et mes grands me redemandèrent ; je fus rétabli dans mon royaume, et ma puissance ne fit que s’accroître.

37 Maintenant, moi, Nebucadnetsar, je loue, j’exalte et je glorifie le roi des cieux, dont toutes les œuvres sont vraies et les voies justes, et qui peut abaisser ceux qui marchent avec orgueil.

Le roi Belschatsar

5 Le roi Belschatsar donna un grand festin à ses grands au nombre de mille, et il but du vin en leur présence.

Belschatsar, quand il eut goûté au vin, fit apporter les vases d'or et d'argent que son père Nebucadnetsar avait enlevés du temple de Jérusalem, afin que le roi et ses grands, ses femmes et ses concubines, s'en servit pour boire.

Alors on apporta les vases d'or qui avaient été enlevés du temple, de la maison de Dieu à Jérusalem ; et le roi et ses grands, ses femmes et ses concubines, s'en servirent pour boire.

Ils burent du vin, et ils louèrent les dieux d'or, d'argent, d'airain, de fer, de bois et de pierre.

En ce moment, apparurent les doigts d'une main d'homme, et ils écrivirent, en face du chandelier, sur la chaux de la muraille du palais royal. Le roi vit cette extrémité de main qui écrivait.

Alors le roi changea de couleur, et ses pensées le troublèrent ; les jointures de ses reins se relâchèrent, et ses genoux se heurtèrent l'un contre l'autre.

Le roi cria avec force qu'on fît venir les astrologues, les Chaldéens et les devins ; et le roi prit la parole et dit aux sages de Babylone : Quiconque lira cette écriture et m'en donnera l'explication sera revêtu de pourpre, portera un collier d'or à son cou, et aura la troisième place dans le gouvernement du royaume.

Tous les sages du roi entrèrent ; mais ils ne purent pas lire l'écriture et en donner au roi l'explication.

Sur quoi le roi Belschatsar, fut très effrayé, il changea de couleur, et ses grands furent consternés.

10 La reine, à cause des paroles du roi et de ses grands, entra dans la salle du festin, et prit ainsi la parole : O roi, vis éternellement ! Que tes pensées ne te troublent pas, et que ton visage ne change pas de couleur !

11 Il y a dans ton royaume un homme qui a en lui l'esprit des dieux saints ; et du temps de ton père, on trouva chez lui des lumières, de l'intelligence, et une sagesse semblable à la sagesse des dieux. Aussi le roi Nebucadnetsar, ton père, le roi, ton père, l'établit chef des magiciens, des astrologues, des Chaldéens, des devins,

12 parce qu'on trouva chez lui, chez Daniel, nommé par le roi Beltschatsar, un esprit supérieur, de la science et de l'intelligence, la faculté d'interpréter les songes, d'expliquer les énigmes, et de résoudre les questions difficiles. Que Daniel soit donc appelé, et il donnera l'explication.

13 Alors Daniel fut introduit devant le roi. Le roi prit la parole et dit à Daniel : Es-tu ce Daniel, l'un des captifs de Juda, que le roi, mon père, a amenés de Juda ?

14 J'ai appris sur ton compte que tu as en toi l'esprit des dieux, et qu'on trouve chez toi des lumières, de l'intelligence, et une sagesse extraordinaire.

15 On vient d'amener devant moi les sages et les astrologues, afin qu'ils lussent cette écriture et m'en donnassent l’explication ; mais ils n'ont pas pu donner l'explication des mots.

16 J'ai appris que tu peux donner des explications et résoudre des questions difficiles ; maintenant, si tu peux lire cette écriture et m'en donner l'explication, tu seras revêtu de pourpre, tu porteras un collier d'or à ton cou, et tu auras la troisième place dans le gouvernement du royaume.

17 Daniel répondit en présence du roi : Garde tes dons, et accorde à un autre tes présents ; je lirai néanmoins l'écriture au roi, et je lui en donnerai l'explication.

18 O roi, le Dieu suprême avait donné à Nebucadnetsar, ton père, l'empire, la grandeur, la gloire et la magnificence ;

19 et à cause de la grandeur qu'il lui avait donnée, tous les peuples, les nations, les hommes de toutes langues étaient dans la crainte et tremblaient devant lui. Le roi faisait mourir ceux qu'il voulait, et il laissait la vie à ceux qu'il voulait ; il élevait ceux qu'il voulait, et il abaissait ceux qu'il voulait.

20 Mais lorsque son cœur s'éleva et que son esprit s'endurcit jusqu'à l'arrogance, il fut précipité de son trône royal et dépouillé de sa gloire ;

21 il fut chassé du milieu des enfants des hommes, son cœur devint semblable à celui des bêtes, et sa demeure fut avec les ânes sauvages ; on lui donna comme aux bœufs de l'herbe à manger, et son corps fut trempé de la rosée du ciel, jusqu'à ce qu'il reconnût que le Dieu suprême domine sur le règne des hommes et qu'il le donne à qui il lui plaît.

Tu n’as pas humilié ton cœur quoique tu saches ces choses

22 Et toi, Belschatsar, son fils, tu n'as pas humilié ton cœur, quoique tu susses toutes ces choses.

23 Tu t'es élevé contre le Seigneur des cieux ; les vases de sa maison ont été apportés devant toi, et vous vous en êtes servis pour boire du vin, toi et tes grands, tes femmes et tes concubines ; tu as loué les dieux d'argent, d'or, d'airain, de fer, de bois et de pierre, qui ne voient point, qui n'entendent point, et qui ne savent rien, et tu n'as pas glorifié le Dieu qui a dans sa main ton souffle et toutes tes voies.

24 C'est pourquoi il a envoyé cette extrémité de main qui a tracé cette écriture.

25 Voici l'écriture qui a été tracée : Compté, compté, pesé, et divisé.

26 Et voici l'explication de ces mots. Compté : Dieu a compté ton règne, et y a mis fin.

27 Pesé : Tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé léger.

28 Divisé : Ton royaume sera divisé, et donne aux Mèdes et aux Perses.

29 Aussitôt Belschatsar donna des ordres, et l'on revêtit Daniel de pourpre, on lui mit au cou un collier d'or, et on publia qu'il aurait la troisième place dans le gouvernement du royaume.

30 Cette même nuit, Belschatsar, roi des Chaldéens, fut tué.

31 Et Darius, le Mède, s'empara du royaume, étant âgé de soixante-deux ans.

Où est né l’orgueil ?

 

Pour beaucoup de chrétiens et voire d’autres croyants en Dieu. Celui que l’on appelle l’adversaire, le serpent, Satan, le tentateur, aurait été un archange qui se serait rebellé contre Dieu avec un tiers des anges. On prend dans la religion chrétienne deux passages particuliers pour essayer de nous démontrer cette hypothèse :

(Ezéchiel 28 : 1-9 ; Ésaïe 14 : 12-20)

Nous lirons ces passages pour nous faire une idée de ce qui est dit et d’émettre un avis.

Ezéchiel 28 : 1-19

1 La parole de l’Eternel me fut adressée, en ces mots :

2 Fils de l’homme, dis au prince de Tyr : Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Ton cœur s’est élevé, et tu as dit : Je suis Dieu, Je suis assis sur le siège de Dieu, au sein des mers ! Toi, tu es homme et non Dieu, Et tu prends ta volonté pour la volonté de Dieu.

3 Voici, tu es plus sage que Daniel, Rien de secret n’est caché pour toi ;

4 Par ta sagesse et par ton intelligence Tu t’es acquis des richesses, Tu as amassé de l’or et de l’argent Dans tes trésors ;

5 Par ta grande sagesse et par ton commerce Tu as accru tes richesses, Et par tes richesses ton cœur s’est élevé.

6 C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Parce que tu prends ta volonté pour la volonté de Dieu,

7 Voici, je ferai venir contre toi des étrangers, Les plus violents d’entre les peuples ; Ils tireront l’épée contre ton éclatante sagesse, Et ils souilleront ta beauté.

8 Ils te précipiteront dans la fosse, Et tu mourras comme ceux qui tombent percés de coups, Au milieu des mers.

9 En face de ton meurtrier, diras-tu : Je suis Dieu ? Tu seras homme et non Dieu Sous la main de celui qui te tuera.

10 Tu mourras de la mort des incirconcis, Par la main des étrangers. Car moi, j’ai parlé, Dit le Seigneur, l’Eternel.

11 La parole de l’Eternel me fut adressée, en ces mots :

12 Fils de l’homme, Prononce une complainte sur le roi de Tyr ! Tu lui diras : Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Tu mettais le sceau à la perfection, Tu étais plein de sagesse, parfait en beauté.

13 Tu étais en Eden, le jardin de Dieu ; Tu étais couvert de toute espèce de pierres précieuses, De sardoine, de topaze, de diamant, De chrysolithe, d’onyx, de jaspe, De saphir, d’escarboucle, d’émeraude, et d’or ; Tes tambourins et tes flûtes étaient à ton service, Préparés pour le jour où tu fus créé.

14 Tu étais un chérubin protecteur, aux ailes déployées ; Je t’avais placé et tu étais sur la sainte montagne de Dieu ; Tu marchais au milieu des pierres étincelantes.

15 Tu as été intègre dans tes voies, Depuis le jour où tu fus créé Jusqu’à celui où l’iniquité a été trouvée chez toi.

16 Par la grandeur de ton commerce Tu as été rempli de violence, et tu as péché ; Je te précipite de la montagne de Dieu, Et je te fais disparaître, chérubin protecteur, Du milieu des pierres étincelantes.

17 Ton cœur s’est élevé à cause de ta beauté, Tu as corrompu ta sagesse par ton éclat ; Je te jette par terre, Je te livre en spectacle aux rois.

18 Par la multitude de tes iniquités, Par l’injustice de ton commerce, Tu as profané tes sanctuaires ; Je fais sortir du milieu de toi un feu qui te dévore, Je te réduis en cendre sur la terre, Aux yeux de tous ceux qui te regardent.

19 Tous ceux qui te connaissent parmi les peuples Sont dans la stupeur à cause de toi ; Tu es réduit au néant, tu ne seras plus à jamais !

Le roi de Babylone : Ésaïe 14 : 12-20

12 Te voilà tombé du ciel, Astre brillant, fils de l’aurore ! Tu es abattu à terre, Toi, le vainqueur des nations !

13 Tu disais en ton cœur : Je monterai au ciel, J’élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu ; Je m’assiérai sur la montagne de l’assemblée, A l’extrémité du septentrion ;

14 Je monterai sur le sommet des nues, Je serai semblable au Très-Haut.

15 Mais tu as été précipité dans le séjour des morts, Dans les profondeurs de la fosse.

16 Ceux qui te voient fixent sur toi leurs regards, Ils te considèrent attentivement : Est-ce là cet homme qui faisait trembler la terre, Qui ébranlait les royaumes,

17 Qui réduisait le monde en désert, Qui ravageait les villes, Et ne relâchait point ses prisonniers ?

18 Tous les rois des nations, oui, tous, Reposent avec honneur, chacun dans son tombeau.

19 Mais toi, tu as été jeté loin de ton sépulcre, Comme un rameau qu’on dédaigne, Comme une dépouille de gens tués à coups d’épée, Et précipités sur les pierres d’une fosse, Comme un cadavre foulé aux pieds.

20 Tu n’es pas réuni à eux dans le sépulcre, Car tu as détruit ton pays, tu as fait périr ton peuple : On ne parlera plus jamais de la race des méchants.

Orgueil est un péché odieux à l’Eternel, mais aussi à Jésus-Christ

Superbe :  Dictionnaire encyclopédique de la Bible de Augustin Calmet

Orgueil. C’est un péché qui est très-odieux à Dieu et aux hommes, et que l’Écriture condamne en une infinité d’endroits : car que voit-on dans toute l’histoire sacrée, que l’orgueil, la présomption, la vanité de l’homme réprimés ? Qu’y voit-on autre chose que l’humilité, la douceur, la connaissance de sa faiblesse, relevées, soutenues, récompensées (1 Pierre 5.5 Jacques 4.6) ? Dieu résiste aux superbes et accorde sa grâce aux humbles. L’humiliation suivra le superbe, et la gloire sera le partage de l’humble d’esprit (Proverbes 19.23). L’orgueil précède la ruine de l’âme, et l’esprit s’élève avant la chute. Il vaut mieux être humilié avec les humbles que de partager les dépouilles avec les superbes (Proverbes 15.18-19).

Superbe se met aussi pour l’endurcissement et l’insolence du pécheur, par opposition aux péchés de faiblesse ou d’ignorance (Nombres 15.30). Et ailleurs (Deutéronome 17.12).

Le Seigneur a traité les Égyptiens, dans toute sa rigueur, parce qu’ils ont agi avec orgueil et insolence envers les Hébreux (Exode 18.11). Job (Job 26.12) et le Psalmiste (Psaumes 88.11) ont désigné Pharaon sous le nom de Superbe : Prudentia ejus percussit superbum, dit Job : Humiliasti sicut vulneratum superbum, dit le Psalmiste. Isaïe (Isaïe 51.9) emploie la même expression pour marquer la perte de Pharaon. Et Ézéchiel (Ézéchiel 22.12) : Les Chaldéens détruiront l’orgueil, l’insolence la cruauté de l’Égypte. Voyez aussi (Néhémie 9.16, 29).

L’Écriture reproche aussi assez souvent aux Moabites leur orgueil ; elle les désigne sous le nom d’enfants de la hauteur ou de l’orgueil, car c’est ainsi que nous traduisons ce qui est dit dans les Nombres (Nombres 24.17) : Il détruira tous les fils de Seth. L’Hébreu peut signifier : Il détruira tous les fils de la hauteur ou de l’orgueil : ce qui est confirmé par ce passage de Jérémie (Jérémie 50.31-32), qui fait allusion à celui des Nombres. Comparez (Nombres 21.28), avec Jérémie (Jérémie 48, 45), dans l’Hébreu. Voyez aussi (Isaïe 16.6).

L’orgueil ou La Superbe du Jourdain est connu dans les prophètes ; elle marque l’inondation de ce fleuve. Voyez Jérémie (Jérémie 12.5 ; 13.9 ; 49.19 ; Zacharie 11.3), et ce que nous avons remarqué sur cela dans l’article du Jourdain.

L’orgueil et l’orgueilleux, superbia superbus, désignent très-souvent Babylone et les Babyloniens. Dans Isaïe (Isaïe 13.19), inclyta superbia Chaldœorupm marque Babylone Le Seigneur détruira Babylone, cette glorieuse ville, reine de tant de royaumes, qui fait le sujet, de ta gloire et de la vanité des Ohaldéens ; elle sera détruite comme Sodome et Gomorrhe. Voir Jérémie, parlant au roi de Babylone (Jérémie 50.31-32). Voyez aussi le psaume (Psaumes 118.21-51, 69, 78, 85, 122).

Conclusion :

Nous venons de voir d’une manière très succincte ce qu’est l’orgueil ; nous irons plus en détails une prochaine fois.

Bibliographie :

Annexes : la pyramide de Maslow ; Quatre différences entre orgueil et fierté

Pages :16 ;17 ;18 ;19 ;20

 
 

    

    

 

    

    

 


 

 

 Orgueil pour introduction Tod

Table des matières

Orgueil pour introduction Tod. 1

Introduction : 2

Matthieu 4 : 1-11 ; Luc 4 : 4-13. 2

Luc : 2

Matthieu : 3

Ozias : la tentation de l’abus de pouvoir (2 Ch 26.16–21). 3

!. 4

Ezéchias le roi montre tous ses biens : 2 rois 10 : 12-16. 5

Ne donnez pas vos perles aux pourceaux : Matthieu 7 : 6. 5

Orgueil Dictionnaire Biblique Westphal 6

Nebucadnetsar : Daniel 4 : 1-37. 8

Le roi Belschatsar. 10

Tu n’as pas humilié ton cœur quoique tu saches ces choses. 11

Où est né l’orgueil ?. 12

Ezéchiel 28 : 1-19. 12

Le roi de Babylone : Ésaïe 14 : 12-20. 13

Orgueil est un péché odieux à l’Eternel, mais aussi à Jésus-Christ. 14

Superbe :  Dictionnaire encyclopédique de la Bible de Augustin Calmet. 14

Conclusion : 15

Bibliographie : 15

Introduction :

Trois lettres pour trois fléaux, pour ceux qui sont nés dans les années 40 ou 50 ; O.A.S. à une signification précise celle de l’organisation de l’armée secrète. C’était une organisation politico-militaire secrète proche de l’extrême droite crée le 11 février 1961 pour la défense de la présence française en Algérie. Cela voudrait que ce sigle à 50 ans. Mais il ne s’agit pas de cela. Le sigle dont je veux vous parler à une ancienneté de plus de 5000 ans. Il a démarré, quand Lucifer s’est séparé de Dieu emmenant avec lui un tiers des anges. L’orgueil était né. Les autres éléments viendront après.

Pourquoi cette exhortation avec ce thème ?

Pour trois raisons :

La première pour avertir que l’adversaire ne veut pas nous laisser témoigner du salut en Christ sans essayer d’anéantir ou en tous cas diminuer l’impact de celui-ci celui-ci par certaines de nos attitudes qui sont totalement contraires aux recommandations du christ.

La deuxième est de faire connaître les éléments susceptibles de nous induire en tentation. Dans le cas de chrétiens nés de nouveau et baptisés du Saint Esprit ce sera le plus souvent ; L’orgueil en premier, L’argent en second et le sexe en troisième.

La troisième raison est de prévenir sur la façon de faire de l’adversaire, en lisant dans l’écriture inspirée de Dieu, certains textes.

Lucifer connaît nos besoins de reconnaissance, de sécurité et nos besoins physiologiques. Il s’en servira pour nous tenter et nous amener à chuter, si nous lui laissons la possibilité de la faire. Comme dit : 1Pierre 5 : 8 ; soyons prudent le Diable tourne autour de nous pour savoir qui il va dévorer. Christ lui-même a été tenté en toutes choses : Hébreux 4 :15

Matthieu 4 : 1-11 ; Luc 4 : 4-13

Luc :

1 Jésus, rempli du Saint-Esprit, revint du Jourdain, et il fut conduit par l’Esprit dans le désert,

2 où il fut tenté par le diable pendant quarante jours. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, après qu’ils furent écoulés, il eut faim.

3 Le diable lui dit : Si tu es Fils de Dieu, ordonne à cette pierre qu’elle devienne du pain.

4 Jésus lui répondit : Il est écrit : L’Homme ne vivra pas de pain seulement.

5 Le diable, l’ayant élevé, lui montra en un instant tous les royaumes de la terre,

6 et lui dit : Je te donnerai toute cette puissance, et la gloire de ces royaumes ; car elle m’a été donnée, et je la donne à qui je veux.

7 Si donc tu te prosternes devant moi, elle sera toute à toi.

8 Jésus lui répondit : Il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.

9 Le diable le conduisit encore à Jérusalem, le plaça sur le haut du temple, et lui dit : Si tu es Fils de Dieu, jette-toi d’ici en bas ;

10 (4-9) car il est écrit : (4-10) Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet, Afin qu’ils te gardent ;

11 et : Ils te porteront sur les mains, De peur que ton pied ne heurte contre une pierre.

12 Jésus lui répondit : Il est dit : Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu.

13 Après l’avoir tenté de toutes ces manières, le diable s’éloigna de lui jusqu’à un moment favorable.

Matthieu :

1 Alors Jésus fut emmené par l’Esprit dans le désert, pour être tenté par le diable.

3 Le tentateur, s’étant approché, lui dit : Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains.

4 Jésus répondit : Il est écrit : L’homme ne vivra pas de pain 2 Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim.

Seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.

5 Le diable le transporta dans la ville sainte, le plaça sur le haut du temple,

6 et lui dit : Si tu es Fils de Dieu, jette-t’en bas ; car il est écrit : Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet ; Et ils te porteront sur les mains, De peur que ton pied ne heurte contre une pierre.

7 Jésus lui dit : Il est aussi écrit : Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu.

8 Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire,

9 et lui dit : Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m’adores.

10 Jésus lui dit : Retire-toi, Satan ! Car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.

Ozias : la tentation de l’abus de pouvoir (2 Ch 26.16–21)

Ozias, fils d’Amatsia, « fit ce que l’Eternel considère comme juste, imitant en tout point son père Amatsia » (26.4). Le verset suivant nuance cette affirmation : « Il s’attacha à Dieu tant que vécut Zacharie qui lui enseignait comment révérer Dieu. Aussi longtemps qu’il resta attaché à l’Eternel, Dieu lui accorda la réussite ». « Dieu l’assista dans la lutte contre les Philistins, contre les Arabes établis à Gour-Baal, et contre les Maronites. Les Ammonites lui payèrent un tribut et sa renommée se répandit au loin jusqu’en Egypte, car il était devenu extrêmement puissant » (v. 7–8). Le pays prospéra économiquement (v. 10) et militairement (v. 11–15). « Ainsi, sa renommée s’étendit au loin, car il fut merveilleusement aidé jusqu’à ce qu’il soit devenu puissant » (v. 15c).

« Mais lorsqu’il fut devenu puissant, son cœur se gonfla d’orgueil, ce qui entraîna sa perte. Il fut rebelle à l’Eternel son Dieu car il pénétra dans son Temple pour offrir des parfums sur l’autel des parfums » (v. 16). L’office royal ne lui suffisait plus, il voulait y joindre l’office sacerdotal. Les prêtres le reprirent, alors il se mit en colère contre eux. Dieu le frappa d’une lèpre qui resta attachée à lui jusqu’à sa mort, de sorte qu’il dut passer les dernières années de sa vie dans une « maison d’isolement ».

Pour combien d’hommes et de femmes – et même de serviteurs de Dieu – on pourrait répéter ce verset 16 ! L’abus de pouvoir est l’une des tentations les plus courantes chez ceux qui ont déjà certains pouvoirs. On le voit sur le plan politique où des règlements ont essayé de limiter les mandats des responsables – pour constater assez souvent que ceux qui sont atteints par la limite fixée à leur mandat essaient de transgresser la règle et de s’accrocher à leur poste. D’autres essaient, comme Ozias, d’étendre les compétences de leur pouvoir au-delà de ce qui leur a été fixé, quitte à empiéter sur le domaine du voisin. Car le pouvoir agit un peu comme une drogue qui grise ceux qui l’exercent. Ce n’est pas pour rien que l’on dit que « le pouvoir corrompt – et le pouvoir absolu corrompt absolument ».

!

2 Ch 13 à 16 rapportent tous les hauts faits d’Asa en l’honneur de l’Eternel. « Sous le règne d’Asa, le pays connut dix ans de paix. Asa fit ce que l’Eternel son Dieu considère comme bien et juste. Il demanda aux Judéens de s’attacher à l’Eternel, le Dieu de leurs ancêtres, et d’obéir aux commandements de la Loi » (1 Ch 14.1–3). Grâce à l’Eternel, il remporta des victoires en réponse à sa prière (14.10), il renouvela l’alliance avec l’Eternel (chap. 15) et entreprit des réformes religieuses. Il n’hésita même pas à destituer sa grand-mère de son rang de reine-mère parce qu’elle avait dressé une stèle idolâtre. Il fut le réformateur du pays de Juda.

Pendant 36 ans, il servit l’Eternel. Puis vint la crise. Devant les menaces de guerre du roi d’Israël, au lieu de s’appuyer sur l’Eternel comme par le passé, il chercha de l’aide auprès du roi païen Ben Hadad de Syrie. Il lui envoya même de l’argent et de l’or pris dans le Temple de l’Eternel.

Lorsqu’il revint victorieux de la guerre contre Israël, le prophète Hanani le reprit parce qu’il avait mis sa confiance dans le roi païen et non en l’Eternel. Au lieu de prendre ce message à cœur et de s’humilier, il fit jeter le prophète en prison.

« La trente-neuvième année de son règne, Asa tomba gravement malade et il souffrit grandement des pieds ; toutefois, même pendant sa maladie, il ne s’adressa pas à l’Eternel mais seulement aux guérisseurs » (16.12). Après 36 années de bons et loyaux services de l’Eternel, Asa fit naufrage quant à la foi parce qu’il refusa de s’humilier.

Dans toute vie d’enfant de Dieu arrive un temps de crise. Comment y réagir ? Le nombre d’années de fidélité au Seigneur n’évite pas les épreuves et ne donne aucune garantie quant à son issue. La faute d’Asa fut de s’associer au le monde sans Dieu. L’apôtre Paul nous avertit : « Ne vous mettez pas avec des incroyants sous un joug qui n’est pas celui du Seigneur. En effet, ce qui est juste peut-il s’unir à ce qui s’oppose à sa loi ? La lumière peut-elle être solidaire des ténèbres ? Le Christ peut-il s’accorder avec le diable ? Que peut avoir en commun le croyant avec l’incroyant ? Quel accord peut-il exister entre le Temple de Dieu et les idoles ? Car nous sommes, nous, le Temple du Dieu vivant. Dieu lui-même l’a dit : J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux. Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. C’est pourquoi : Sortez du milieu d’eux, Séparez-vous d’eux, dit le Seigneur. N’ayez pas de contact avec ce qui est impur, alors je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur, le Tout-Puissant » (2 Co 6.14–18).

Pourtant, Hanani avait transmis à Asa une merveilleuse promesse : « L’Eternel parcourt toute la terre du regard pour soutenir ceux dont le cœur est tourné vers lui sans partage » (16.9a) ; mais comme Asa ne remplissait pas cette condition, le prophète fut obligé d’ajouter : « Tu as agi comme un insensé, et à cause de cela, tu ne cesseras plus d’être en guerre ».

Ezéchias le roi montre tous ses biens : 2 rois 10 : 12-16

12 En ce même temps, Berodac-Baladan, fils de Baladan, roi de Babylone, envoya une lettre et un présent à Ezéchias, car il avait appris la maladie d’Ezéchias.

13 Ezéchias donna audience aux envoyés, et il leur montra le lieu où étaient ses choses de prix, l’argent et l’or, les aromates et l’huile précieuse, son arsenal, et tout ce qui se trouvait dans ses trésors : il n’y eut rien qu’Ezéchias ne leur fît voir dans sa maison et dans tous ses domaines.

14 Esaïe, le prophète, vint ensuite auprès du roi Ezéchias, et lui dit : Qu’ont dit ces gens-là, et d’où sont-ils venus vers toi ? Ezéchias répondit : Ils sont venus d’un pays éloigné, de Babylone.

15 Esaïe dit encore : Qu’ont-ils vu dans ta maison ? Ezéchias répondit : Ils ont vu tout ce qui est dans ma maison : il n’y a rien dans mes trésors que je ne leur aie fait voir.

Ne donnez pas vos perles aux pourceaux : Matthieu 7 : 6

 

6 Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent.

Kuen, A. (2009). Face à la tentation : Comment y résister ? (1ère édition, p. 57–59). St-Légier, Suisse : Éditions Emmaüs.

Kuen, A. (2009). Face à la tentation : Comment y résister ? (1ère édition, p. 59–61). St-Légier, Suisse : Éditions Emmaüs.

Orgueil Dictionnaire Biblique Westphal

L’Ancien Testament revient sans cesse sur l’orgueil et n’emploie pas moins de douze mots pour le désigner. On voit par-là qu’il lui attribue une capitale importance et qu’il en connaît la complexité. L’orgueil est un amour déréglé de soi-même ; il est l’état d’un homme qui se surfait, s’admire dans ses œuvres, se prête des qualités qu’il n’a pas et qui s’ingénie pour que les autres partagent l’opinion qu’il a de lui-même. Murray a dit : « L’humilité n’est pas tant une vertu entre d’autres que la racine de toutes les vertus » ; on peut dire de même que l’orgueil n’est pas tant un vice entre d’autres que la racine de tous les vices. L’humilité exhale un parfum qui donne du prix à toutes les vertus ; l’orgueil porte en lui un ferment qui fait éclore tous les vices. L’envie, c’est l’orgueil ne pouvant prendre son parti des avantages d’autrui ; la colère nous montre l’orgueil réagissant contre ce qui lui résiste ; la jalousie naît de l’insupportable impression produite sur l’orgueil par une supériorité qui s’impose ; le mensonge lui-même n’est bien souvent que l’orgueil qui se couvre et se masque, espérant par son faux visage retenir l’estime qu’il ne mérite pas. On a observé que personne autant que l’orgueilleux n’aime à faire parade de son humilité et des exigences de sa conscience. Cette parade, qui est contredite par leur allure hautaine et par leurs mesquins partis pris, attira aux pharisiens l’apostrophe de Jésus : « Hypocrites (ou comédiens), vous vous faites des mines accablées, vous vous composez des visages exténués par le jeûne… Vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat… Vous payez la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin, et vous laissez de côté ce qu’il y a de plus important dans la loi : la justice, la miséricorde, la bonne foi, l’amour de Dieu » (Matthieu 6 et Matthieu 23).

« L’orgueil, dit La Rochefoucauld, n’est jamais mieux déguisé et plus capable de tromper que lorsqu’il se cache sous la figure de l’humilité. »

On voit les ravages que cause l’orgueil dans la vie morale. Dans la vie religieuse, où l’humilité est l’introductrice de la grâce, les effets de l’orgueil sont plus redoutables encore. Il est à l’âme ce que la lèpre est au corps, il enlaidit, il ronge, il tue, c’est pourquoi l’on rencontre des hommes qui, au début de leur carrière chrétienne, exerçaient par leur enthousiasme une véritable attirance, mais qui, parvenus à une situation où l’orgueil guette les âmes mal assurées, ont perdu peu à peu leurs qualités spirituelles et jusqu’à la flamme de leur regard.

Après ces observations générales on comprendra le rôle que l’orgueil joue dans la Bible et l’insistance que met celle-ci à prémunir les croyants contre l’orgueil. Dès ses premières pages, elle nous avertit que l’habileté de l’infernal suggesteur fut d’ensemencer d’orgueil le cœur vierge du premier couple humain : « Vous serez comme des dieux ! » L’orgueil ayant levé a produit la convoitise ; celle-ci a provoqué la désobéissance et l’homme a été chassé du Paradis (Genèse 3). Dans tout son effort pour sauver l’humanité perdue, Dieu se heurte à l’orgueil. Prophètes, psalmistes et sages dénoncent l’orgueil comme un compagnon de la méchanceté (Job 20.6 ; Job 35.12 ; Psaumes 31.19 ; Psaumes 73.6 ; Psaumes 119.51 ; Psaumes 123.4 ; Proverbes 21.24) et de la sottise (Proverbes 14.3 ; Psaumes 59.13) ; ils lui donnent pour conséquences la honte, l’humiliation, les divisions, l’effusion du sang, la ruine (Proverbes 11.2 ; Proverbes 29.23 ; Proverbes 13.10 ; Proverbes 16.18) ; ils proclament que Dieu le hait (2 Rois 19.28 ; Ésaïe 37.29 ; Proverbes 8.13 ; Proverbes 16.5 ; Amos 6.8) et en tirera vengeance (Deutéronome 17.12 et suivants, Psaumes 119.21 ; Psaumes 31.24, cf. Psaumes 94.2 ; Psaumes 119.78 ; Psaumes 119.122 ; Ésaïe 13.11 ; Ésaïe 2.12 ; Osée 7.10 ; Jérémie 13.9-17 ; Ézéchiel 7.10 ; Ézéchiel 7.24 ; Ézéchiel 16.56 etc.). On sent que pour les prophètes toute la destinée de l’homme et en particulier du peuple élu se joue entre les deux pôles : humilité et orgueil.

Les Apocryphes font aussi une large part à l’orgueil (cf.  2 Macchabées 5.21 ; 2 Macchabées 9.7 ; 2 Macchabées 9.11 ; 2 Macchabées 15.6, Tobit 4.13 ; Sagesse 5.8 ; Siracide 13.20 ; Siracide 15.8 etc.). Siracide 10 renferme une saisissante description de l’orgueil qui paraît avoir inspiré un passage du Magnificat (cf.  Siracide 10.14 et suivants et Luc 15.1 et suivants). Jésus par son attitude à l’égard des pharisiens sanctionne la révélation de l’Ancien Testament. Son discours de Matthieu 23 n’est qu’un réquisitoire, et combien brûlant, contre les péchés de l’orgueil. L’orgueil des pharisiens les a empêchés d’aller au baptême de Jean-Baptiste ; c’est pourquoi, dit Jésus, « ils ont rendu inutile à leur égard le dessein de Dieu » (Luc 7.30, cf. Luc 15.1). L’orgueil suggère à l’homme infirme qu’il est bien portant, au pécheur qu’il est juste ; Jésus déclare : « Ceux qui sont en santé n’ont pas besoin de médecin mais ceux qui se portent mal. Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs » (Marc 2.13-17). La parabole du pharisien et du péager est ici le texte classique : (Luc 18.9-14) « Ô Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes ». Celui de qui l’orgueil s’est à ce point haussé n’a pas de prochain. Trop distant pour compatir à la peine des autres, n’attendez pas qu’il s’accuse où qu’il cède : s’il s’avouait faillible il se diminuerait. L’orgueil installe le cœur dans l’atmosphère des résistances. L’orgueil est le grand isolant. S’il nous isole des autres, comment ne nous isolerait-il pas de Dieu dont on ne peut approcher qu’à travers l’atmosphère de la grâce. « Quiconque s’élève sera abaissé. »

Les apôtres tiennent, sur ce point, le même langage que l’Ancien Testament et Jésus. Jacques et Pierre citant Proverbes 3.34 d’après les LXX s’accordent à dire : « Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles » (Jacques 4.6 ; 1 Pierre 5.5). Jean, se référant au récit de la chute (Genèse 3.6), écrit : « La convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie ne viennent pas du Père mais du monde, or le monde passe… » (1 Jean 2.16 et suivant). On pouvait s’attendre à ce que Paul, l’apôtre de la grâce, fût impitoyable pour l’orgueil (Romains 1.30 ; 2 Timothée 3.2 et suivants, cf. 1 Timothée 6.4 ; 1 Corinthiens 5.2 ; 2 Corinthiens 12.20 ; Romains 11.20 ; 1 Timothée 6.17), et fît un devoir aux ministres de l’Évangile de s’en tenir loin (1 Timothée 3.6 ; Tite 1.7). Voir Humilité.

Nebucadnetsar : Daniel 4 : 1-37

1 Nebucadnetsar, roi, à tous les peuples, aux nations, aux hommes de toutes langues, qui habitent sur toute la terre. Que la paix vous soit donnée avec abondance !

2 Il m’a semblé bon de faire connaître les signes et les prodiges que le Dieu suprême a opérés à mon égard.

3 Que ses signes sont grands ! que ses prodiges sont puissants ! Son règne est un règne éternel, et sa domination subsiste de génération en génération.

4 Moi, Nebucadnetsar, je vivais tranquille dans ma maison, et heureux dans mon palais.

5 J’ai eu un songe qui m’a effrayé ; les pensées dont j’étais poursuivi sur ma couche et les visions de mon esprit me remplissaient d’épouvante.

6 J’ordonnai qu’on fît venir devant moi tous les sages de Babylone, afin qu’ils me donnassent l’explication du songe.

7 Alors vinrent les magiciens, les astrologues, les Chaldéens et les devins. Je leur dis le songe, et ils ne m’en donnèrent point l’explication.

8 En dernier lieu, se présenta devant moi Daniel, nommé Beltschatsar d’après le nom de mon dieu, et qui a en lui l’esprit des dieux saints. Je lui dis le songe :

9 Beltschatsar, chef des magiciens, qui as en toi, je le sais, l’esprit des dieux saints, et pour qui aucun secret n’est difficile, donne-moi l’explication des visions que j’ai eues en songe.

10 Voici les visions de mon esprit, pendant que j’étais sur ma couche. Je regardais, et voici, il y avait au milieu de la terre un arbre d’une grande hauteur.

11 Cet arbre était devenu grand et fort, sa cime s’élevait jusqu’aux cieux, et on le voyait des extrémités de toute la terre.

12 Son feuillage était beau, et ses fruits abondants ; il portait de la nourriture pour tous ; les bêtes des champs s’abritaient sous son ombre, les oiseaux du ciel faisaient leur demeure parmi ses branches, et tout être vivant tirait de lui sa nourriture.

13 Dans les visions de mon esprit, que j’avais sur ma couche, je regardais, et voici, un de ceux qui veillent et qui sont saints descendit des cieux.

14 Il cria avec force et parla ainsi : Abattez l’arbre, et coupez ses branches ; secouez le feuillage, et dispersez les fruits ; que les bêtes fuient de dessous, et les oiseaux du milieu de ses branches !

15 Mais laissez-en terre le tronc où se trouvent les racines, et liez-le avec des chaînes de fer et d’airain, parmi l’herbe des champs. Qu’il soit trempé de la rosée du ciel, et qu’il ait, comme les bêtes, l’herbe de la terre pour partage.

16 Son cœur d’homme lui sera ôté, et un cœur de bête lui sera donné ; et sept temps passeront sur lui.

17 Cette sentence est un décret de ceux qui veillent, cette résolution est un ordre des saints, afin que les vivants sachent que le Très-Haut domine sur le règne des hommes, qu’il le donne à qui il lui plaît, et qu’il y élève le plus vil des hommes.

18 Voilà le songe que j’ai eu, moi, le roi Nebucadnetsar. Toi, Beltschatsar, donnes-en l’explication, puisque tous les sages de mon royaume ne peuvent me la donner ; toi, tu le peux, car tu as en toi l’esprit des dieux saints.

19 Alors Daniel, nommé Beltschatsar, fut un moment stupéfait, et ses pensées le troublaient. Le roi reprit et dit : Beltschatsar, que le songe et l’explication ne te troublent pas ! Et Beltschatsar répondit : Mon seigneur, que le songe soit pour tes ennemis, et son explication pour tes adversaires !

20 L’arbre que tu as vu, qui était devenu grand et fort, dont la cime s’élevait jusqu’aux cieux, et qu’on voyait de tous les points de la terre ;

21 cet arbre, dont le feuillage était beau et les fruits abondants, qui portait de la nourriture pour tous, sous lequel s’abritaient les bêtes des champs, et parmi les branches duquel les oiseaux du ciel faisaient leur demeure,

22 c’est toi, ô roi, qui es devenu grand et fort, dont la grandeur s’est accrue et s’est élevée jusqu’aux cieux, et dont la domination s’étend jusqu’aux extrémités de la terre.

23 Le roi a vu l’un de ceux qui veillent et qui sont saints descendre des cieux et dire : Abattez l’arbre, et détruisez-le ; mais laissez-en terre le tronc où se trouvent les racines, et liez-le avec des chaînes de fer et d’airain, parmi l’herbe des champs ; qu’il soit trempé de la rosée du ciel, et que son partage soit avec les bêtes des champs, jusqu’à ce que sept temps soient passés sur lui.

24 Voici l’explication, ô roi, voici le décret du Très-Haut, qui s’accomplira sur mon seigneur le roi.

25 On te chassera du milieu des hommes, tu auras ta demeure avec les bêtes des champs, et l’on te donnera comme aux bœufs de l’herbe à manger ; tu seras trempé de la rosée du ciel, et sept temps passeront sur toi, jusqu’à ce que tu saches que le Très-Haut domine sur le règne des hommes et qu’il le donne à qui il lui plaît.

26 L’ordre de laisser le tronc où se trouvent les racines de l’arbre signifie que ton royaume te restera quand tu reconnaîtras que celui qui domine est dans les cieux.

27 C’est pourquoi, ô roi, puisse mon conseil te plaire ! mets un terme à tes péchés en pratiquant la justice, et à tes iniquités en usant de compassion envers les malheureux, et ton bonheur pourra se prolonger.

28 Toutes ces choses se sont accomplies sur le roi Nebucadnetsar.

29 Au bout de douze mois, comme il se promenait dans le palais royal à Babylone,

30 le roi prit la parole et dit : N’est-ce pas ici Babylone la grande, que j’ai bâtie, comme résidence royale, par la puissance de ma force et pour la gloire de ma magnificence ?

31 La parole était encore dans la bouche du roi, qu’une voix descendit du ciel : Apprends, roi Nebucadnetsar, qu’on va t’enlever le royaume.

32 On te chassera du milieu des hommes, tu auras ta demeure avec les bêtes des champs, on te donnera comme aux bœufs de l’herbe à manger ; et sept temps passeront sur toi, jusqu’à ce que tu saches que le Très-Haut domine sur le règne des hommes et qu’il le donne à qui il lui plaît.

33 Au même instant la parole s’accomplit sur Nebucadnetsar. Il fut chassé du milieu des hommes, il mangea de l’herbe comme les bœufs, son corps fut trempé de la rosée du ciel ; jusqu’à ce que ses cheveux crussent comme les plumes des aigles, et ses ongles comme ceux des oiseaux.

34 Après le temps marqué, moi, Nebucadnetsar, je levai les yeux vers le ciel, et la raison me revint. J’ai béni le Très-Haut, j’ai loué et glorifié celui qui vit éternellement, celui dont la domination est une domination éternelle, et dont le règne subsiste de génération en génération.

35 Tous les habitants de la terre ne sont à ses yeux que néant : il agit comme il lui plaît avec l’armée des cieux et avec les habitants de la terre, et il n’y a personne qui résiste à sa main et qui lui dise : Que fais-tu ?

36 En ce temps, la raison me revint ; la gloire de mon royaume, ma magnificence et ma splendeur me furent rendues ; mes conseillers et mes grands me redemandèrent ; je fus rétabli dans mon royaume, et ma puissance ne fit que s’accroître.

37 Maintenant, moi, Nebucadnetsar, je loue, j’exalte et je glorifie le roi des cieux, dont toutes les œuvres sont vraies et les voies justes, et qui peut abaisser ceux qui marchent avec orgueil.

Le roi Belschatsar

5 Le roi Belschatsar donna un grand festin à ses grands au nombre de mille, et il but du vin en leur présence.

Belschatsar, quand il eut goûté au vin, fit apporter les vases d'or et d'argent que son père Nebucadnetsar avait enlevés du temple de Jérusalem, afin que le roi et ses grands, ses femmes et ses concubines, s'en servit pour boire.

Alors on apporta les vases d'or qui avaient été enlevés du temple, de la maison de Dieu à Jérusalem ; et le roi et ses grands, ses femmes et ses concubines, s'en servirent pour boire.

Ils burent du vin, et ils louèrent les dieux d'or, d'argent, d'airain, de fer, de bois et de pierre.

En ce moment, apparurent les doigts d'une main d'homme, et ils écrivirent, en face du chandelier, sur la chaux de la muraille du palais royal. Le roi vit cette extrémité de main qui écrivait.

Alors le roi changea de couleur, et ses pensées le troublèrent ; les jointures de ses reins se relâchèrent, et ses genoux se heurtèrent l'un contre l'autre.

Le roi cria avec force qu'on fît venir les astrologues, les Chaldéens et les devins ; et le roi prit la parole et dit aux sages de Babylone : Quiconque lira cette écriture et m'en donnera l'explication sera revêtu de pourpre, portera un collier d'or à son cou, et aura la troisième place dans le gouvernement du royaume.

Tous les sages du roi entrèrent ; mais ils ne purent pas lire l'écriture et en donner au roi l'explication.

Sur quoi le roi Belschatsar, fut très effrayé, il changea de couleur, et ses grands furent consternés.

10 La reine, à cause des paroles du roi et de ses grands, entra dans la salle du festin, et prit ainsi la parole : O roi, vis éternellement ! Que tes pensées ne te troublent pas, et que ton visage ne change pas de couleur !

11 Il y a dans ton royaume un homme qui a en lui l'esprit des dieux saints ; et du temps de ton père, on trouva chez lui des lumières, de l'intelligence, et une sagesse semblable à la sagesse des dieux. Aussi le roi Nebucadnetsar, ton père, le roi, ton père, l'établit chef des magiciens, des astrologues, des Chaldéens, des devins,

12 parce qu'on trouva chez lui, chez Daniel, nommé par le roi Beltschatsar, un esprit supérieur, de la science et de l'intelligence, la faculté d'interpréter les songes, d'expliquer les énigmes, et de résoudre les questions difficiles. Que Daniel soit donc appelé, et il donnera l'explication.

13 Alors Daniel fut introduit devant le roi. Le roi prit la parole et dit à Daniel : Es-tu ce Daniel, l'un des captifs de Juda, que le roi, mon père, a amenés de Juda ?

14 J'ai appris sur ton compte que tu as en toi l'esprit des dieux, et qu'on trouve chez toi des lumières, de l'intelligence, et une sagesse extraordinaire.

15 On vient d'amener devant moi les sages et les astrologues, afin qu'ils lussent cette écriture et m'en donnassent l’explication ; mais ils n'ont pas pu donner l'explication des mots.

16 J'ai appris que tu peux donner des explications et résoudre des questions difficiles ; maintenant, si tu peux lire cette écriture et m'en donner l'explication, tu seras revêtu de pourpre, tu porteras un collier d'or à ton cou, et tu auras la troisième place dans le gouvernement du royaume.

17 Daniel répondit en présence du roi : Garde tes dons, et accorde à un autre tes présents ; je lirai néanmoins l'écriture au roi, et je lui en donnerai l'explication.

18 O roi, le Dieu suprême avait donné à Nebucadnetsar, ton père, l'empire, la grandeur, la gloire et la magnificence ;

19 et à cause de la grandeur qu'il lui avait donnée, tous les peuples, les nations, les hommes de toutes langues étaient dans la crainte et tremblaient devant lui. Le roi faisait mourir ceux qu'il voulait, et il laissait la vie à ceux qu'il voulait ; il élevait ceux qu'il voulait, et il abaissait ceux qu'il voulait.

20 Mais lorsque son cœur s'éleva et que son esprit s'endurcit jusqu'à l'arrogance, il fut précipité de son trône royal et dépouillé de sa gloire ;

21 il fut chassé du milieu des enfants des hommes, son cœur devint semblable à celui des bêtes, et sa demeure fut avec les ânes sauvages ; on lui donna comme aux bœufs de l'herbe à manger, et son corps fut trempé de la rosée du ciel, jusqu'à ce qu'il reconnût que le Dieu suprême domine sur le règne des hommes et qu'il le donne à qui il lui plaît.

Tu n’as pas humilié ton cœur quoique tu saches ces choses

22 Et toi, Belschatsar, son fils, tu n'as pas humilié ton cœur, quoique tu susses toutes ces choses.

23 Tu t'es élevé contre le Seigneur des cieux ; les vases de sa maison ont été apportés devant toi, et vous vous en êtes servis pour boire du vin, toi et tes grands, tes femmes et tes concubines ; tu as loué les dieux d'argent, d'or, d'airain, de fer, de bois et de pierre, qui ne voient point, qui n'entendent point, et qui ne savent rien, et tu n'as pas glorifié le Dieu qui a dans sa main ton souffle et toutes tes voies.

24 C'est pourquoi il a envoyé cette extrémité de main qui a tracé cette écriture.

25 Voici l'écriture qui a été tracée : Compté, compté, pesé, et divisé.

26 Et voici l'explication de ces mots. Compté : Dieu a compté ton règne, et y a mis fin.

27 Pesé : Tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé léger.

28 Divisé : Ton royaume sera divisé, et donne aux Mèdes et aux Perses.

29 Aussitôt Belschatsar donna des ordres, et l'on revêtit Daniel de pourpre, on lui mit au cou un collier d'or, et on publia qu'il aurait la troisième place dans le gouvernement du royaume.

30 Cette même nuit, Belschatsar, roi des Chaldéens, fut tué.

31 Et Darius, le Mède, s'empara du royaume, étant âgé de soixante-deux ans.

Où est né l’orgueil ?

 

Pour beaucoup de chrétiens et voire d’autres croyants en Dieu. Celui que l’on appelle l’adversaire, le serpent, Satan, le tentateur, aurait été un archange qui se serait rebellé contre Dieu avec un tiers des anges. On prend dans la religion chrétienne deux passages particuliers pour essayer de nous démontrer cette hypothèse :

(Ezéchiel 28 : 1-9 ; Ésaïe 14 : 12-20)

Nous lirons ces passages pour nous faire une idée de ce qui est dit et d’émettre un avis.

Ezéchiel 28 : 1-19

1 La parole de l’Eternel me fut adressée, en ces mots :

2 Fils de l’homme, dis au prince de Tyr : Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Ton cœur s’est élevé, et tu as dit : Je suis Dieu, Je suis assis sur le siège de Dieu, au sein des mers ! Toi, tu es homme et non Dieu, Et tu prends ta volonté pour la volonté de Dieu.

3 Voici, tu es plus sage que Daniel, Rien de secret n’est caché pour toi ;

4 Par ta sagesse et par ton intelligence Tu t’es acquis des richesses, Tu as amassé de l’or et de l’argent Dans tes trésors ;

5 Par ta grande sagesse et par ton commerce Tu as accru tes richesses, Et par tes richesses ton cœur s’est élevé.

6 C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Parce que tu prends ta volonté pour la volonté de Dieu,

7 Voici, je ferai venir contre toi des étrangers, Les plus violents d’entre les peuples ; Ils tireront l’épée contre ton éclatante sagesse, Et ils souilleront ta beauté.

8 Ils te précipiteront dans la fosse, Et tu mourras comme ceux qui tombent percés de coups, Au milieu des mers.

9 En face de ton meurtrier, diras-tu : Je suis Dieu ? Tu seras homme et non Dieu Sous la main de celui qui te tuera.

10 Tu mourras de la mort des incirconcis, Par la main des étrangers. Car moi, j’ai parlé, Dit le Seigneur, l’Eternel.

11 La parole de l’Eternel me fut adressée, en ces mots :

12 Fils de l’homme, Prononce une complainte sur le roi de Tyr ! Tu lui diras : Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Tu mettais le sceau à la perfection, Tu étais plein de sagesse, parfait en beauté.

13 Tu étais en Eden, le jardin de Dieu ; Tu étais couvert de toute espèce de pierres précieuses, De sardoine, de topaze, de diamant, De chrysolithe, d’onyx, de jaspe, De saphir, d’escarboucle, d’émeraude, et d’or ; Tes tambourins et tes flûtes étaient à ton service, Préparés pour le jour où tu fus créé.

14 Tu étais un chérubin protecteur, aux ailes déployées ; Je t’avais placé et tu étais sur la sainte montagne de Dieu ; Tu marchais au milieu des pierres étincelantes.

15 Tu as été intègre dans tes voies, Depuis le jour où tu fus créé Jusqu’à celui où l’iniquité a été trouvée chez toi.

16 Par la grandeur de ton commerce Tu as été rempli de violence, et tu as péché ; Je te précipite de la montagne de Dieu, Et je te fais disparaître, chérubin protecteur, Du milieu des pierres étincelantes.

17 Ton cœur s’est élevé à cause de ta beauté, Tu as corrompu ta sagesse par ton éclat ; Je te jette par terre, Je te livre en spectacle aux rois.

18 Par la multitude de tes iniquités, Par l’injustice de ton commerce, Tu as profané tes sanctuaires ; Je fais sortir du milieu de toi un feu qui te dévore, Je te réduis en cendre sur la terre, Aux yeux de tous ceux qui te regardent.

19 Tous ceux qui te connaissent parmi les peuples Sont dans la stupeur à cause de toi ; Tu es réduit au néant, tu ne seras plus à jamais !

Le roi de Babylone : Ésaïe 14 : 12-20

12 Te voilà tombé du ciel, Astre brillant, fils de l’aurore ! Tu es abattu à terre, Toi, le vainqueur des nations !

13 Tu disais en ton cœur : Je monterai au ciel, J’élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu ; Je m’assiérai sur la montagne de l’assemblée, A l’extrémité du septentrion ;

14 Je monterai sur le sommet des nues, Je serai semblable au Très-Haut.

15 Mais tu as été précipité dans le séjour des morts, Dans les profondeurs de la fosse.

16 Ceux qui te voient fixent sur toi leurs regards, Ils te considèrent attentivement : Est-ce là cet homme qui faisait trembler la terre, Qui ébranlait les royaumes,

17 Qui réduisait le monde en désert, Qui ravageait les villes, Et ne relâchait point ses prisonniers ?

18 Tous les rois des nations, oui, tous, Reposent avec honneur, chacun dans son tombeau.

19 Mais toi, tu as été jeté loin de ton sépulcre, Comme un rameau qu’on dédaigne, Comme une dépouille de gens tués à coups d’épée, Et précipités sur les pierres d’une fosse, Comme un cadavre foulé aux pieds.

20 Tu n’es pas réuni à eux dans le sépulcre, Car tu as détruit ton pays, tu as fait périr ton peuple : On ne parlera plus jamais de la race des méchants.

Orgueil est un péché odieux à l’Eternel, mais aussi à Jésus-Christ

Superbe :  Dictionnaire encyclopédique de la Bible de Augustin Calmet

Orgueil. C’est un péché qui est très-odieux à Dieu et aux hommes, et que l’Écriture condamne en une infinité d’endroits : car que voit-on dans toute l’histoire sacrée, que l’orgueil, la présomption, la vanité de l’homme réprimés ? Qu’y voit-on autre chose que l’humilité, la douceur, la connaissance de sa faiblesse, relevées, soutenues, récompensées (1 Pierre 5.5 Jacques 4.6) ? Dieu résiste aux superbes et accorde sa grâce aux humbles. L’humiliation suivra le superbe, et la gloire sera le partage de l’humble d’esprit (Proverbes 19.23). L’orgueil précède la ruine de l’âme, et l’esprit s’élève avant la chute. Il vaut mieux être humilié avec les humbles que de partager les dépouilles avec les superbes (Proverbes 15.18-19).

Superbe se met aussi pour l’endurcissement et l’insolence du pécheur, par opposition aux péchés de faiblesse ou d’ignorance (Nombres 15.30). Et ailleurs (Deutéronome 17.12).

Le Seigneur a traité les Égyptiens, dans toute sa rigueur, parce qu’ils ont agi avec orgueil et insolence envers les Hébreux (Exode 18.11). Job (Job 26.12) et le Psalmiste (Psaumes 88.11) ont désigné Pharaon sous le nom de Superbe : Prudentia ejus percussit superbum, dit Job : Humiliasti sicut vulneratum superbum, dit le Psalmiste. Isaïe (Isaïe 51.9) emploie la même expression pour marquer la perte de Pharaon. Et Ézéchiel (Ézéchiel 22.12) : Les Chaldéens détruiront l’orgueil, l’insolence la cruauté de l’Égypte. Voyez aussi (Néhémie 9.16, 29).

L’Écriture reproche aussi assez souvent aux Moabites leur orgueil ; elle les désigne sous le nom d’enfants de la hauteur ou de l’orgueil, car c’est ainsi que nous traduisons ce qui est dit dans les Nombres (Nombres 24.17) : Il détruira tous les fils de Seth. L’Hébreu peut signifier : Il détruira tous les fils de la hauteur ou de l’orgueil : ce qui est confirmé par ce passage de Jérémie (Jérémie 50.31-32), qui fait allusion à celui des Nombres. Comparez (Nombres 21.28), avec Jérémie (Jérémie 48, 45), dans l’Hébreu. Voyez aussi (Isaïe 16.6).

L’orgueil ou La Superbe du Jourdain est connu dans les prophètes ; elle marque l’inondation de ce fleuve. Voyez Jérémie (Jérémie 12.5 ; 13.9 ; 49.19 ; Zacharie 11.3), et ce que nous avons remarqué sur cela dans l’article du Jourdain.

L’orgueil et l’orgueilleux, superbia superbus, désignent très-souvent Babylone et les Babyloniens. Dans Isaïe (Isaïe 13.19), inclyta superbia Chaldœorupm marque Babylone Le Seigneur détruira Babylone, cette glorieuse ville, reine de tant de royaumes, qui fait le sujet, de ta gloire et de la vanité des Ohaldéens ; elle sera détruite comme Sodome et Gomorrhe. Voir Jérémie, parlant au roi de Babylone (Jérémie 50.31-32). Voyez aussi le psaume (Psaumes 118.21-51, 69, 78, 85, 122).

Conclusion :

Nous venons de voir d’une manière très succincte ce qu’est l’orgueil ; nous irons plus en détails une prochaine fois.

Bibliographie :

Annexes : la pyramide de Maslow ; Quatre différences entre orgueil et fierté

Pages :16 ;17 ;18 ;19 ;20

 
 

    

    

 

    

    

 


 

 

 Orgueil pour introduction Tod

Table des matières

Orgueil pour introduction Tod. 1

Introduction : 2

Matthieu 4 : 1-11 ; Luc 4 : 4-13. 2

Luc : 2

Matthieu : 3

Ozias : la tentation de l’abus de pouvoir (2 Ch 26.16–21). 3

!. 4

Ezéchias le roi montre tous ses biens : 2 rois 10 : 12-16. 5

Ne donnez pas vos perles aux pourceaux : Matthieu 7 : 6. 5

Orgueil Dictionnaire Biblique Westphal 6

Nebucadnetsar : Daniel 4 : 1-37. 8

Le roi Belschatsar. 10

Tu n’as pas humilié ton cœur quoique tu saches ces choses. 11

Où est né l’orgueil ?. 12

Ezéchiel 28 : 1-19. 12

Le roi de Babylone : Ésaïe 14 : 12-20. 13

Orgueil est un péché odieux à l’Eternel, mais aussi à Jésus-Christ. 14

Superbe :  Dictionnaire encyclopédique de la Bible de Augustin Calmet. 14

Conclusion : 15

Bibliographie : 15

Introduction :

Trois lettres pour trois fléaux, pour ceux qui sont nés dans les années 40 ou 50 ; O.A.S. à une signification précise celle de l’organisation de l’armée secrète. C’était une organisation politico-militaire secrète proche de l’extrême droite crée le 11 février 1961 pour la défense de la présence française en Algérie. Cela voudrait que ce sigle à 50 ans. Mais il ne s’agit pas de cela. Le sigle dont je veux vous parler à une ancienneté de plus de 5000 ans. Il a démarré, quand Lucifer s’est séparé de Dieu emmenant avec lui un tiers des anges. L’orgueil était né. Les autres éléments viendront après.

Pourquoi cette exhortation avec ce thème ?

Pour trois raisons :

La première pour avertir que l’adversaire ne veut pas nous laisser témoigner du salut en Christ sans essayer d’anéantir ou en tous cas diminuer l’impact de celui-ci celui-ci par certaines de nos attitudes qui sont totalement contraires aux recommandations du christ.

La deuxième est de faire connaître les éléments susceptibles de nous induire en tentation. Dans le cas de chrétiens nés de nouveau et baptisés du Saint Esprit ce sera le plus souvent ; L’orgueil en premier, L’argent en second et le sexe en troisième.

La troisième raison est de prévenir sur la façon de faire de l’adversaire, en lisant dans l’écriture inspirée de Dieu, certains textes.

Lucifer connaît nos besoins de reconnaissance, de sécurité et nos besoins physiologiques. Il s’en servira pour nous tenter et nous amener à chuter, si nous lui laissons la possibilité de la faire. Comme dit : 1Pierre 5 : 8 ; soyons prudent le Diable tourne autour de nous pour savoir qui il va dévorer. Christ lui-même a été tenté en toutes choses : Hébreux 4 :15

Matthieu 4 : 1-11 ; Luc 4 : 4-13

Luc :

1 Jésus, rempli du Saint-Esprit, revint du Jourdain, et il fut conduit par l’Esprit dans le désert,

2 où il fut tenté par le diable pendant quarante jours. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, après qu’ils furent écoulés, il eut faim.

3 Le diable lui dit : Si tu es Fils de Dieu, ordonne à cette pierre qu’elle devienne du pain.

4 Jésus lui répondit : Il est écrit : L’Homme ne vivra pas de pain seulement.

5 Le diable, l’ayant élevé, lui montra en un instant tous les royaumes de la terre,

6 et lui dit : Je te donnerai toute cette puissance, et la gloire de ces royaumes ; car elle m’a été donnée, et je la donne à qui je veux.

7 Si donc tu te prosternes devant moi, elle sera toute à toi.

8 Jésus lui répondit : Il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.

9 Le diable le conduisit encore à Jérusalem, le plaça sur le haut du temple, et lui dit : Si tu es Fils de Dieu, jette-toi d’ici en bas ;

10 (4-9) car il est écrit : (4-10) Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet, Afin qu’ils te gardent ;

11 et : Ils te porteront sur les mains, De peur que ton pied ne heurte contre une pierre.

12 Jésus lui répondit : Il est dit : Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu.

13 Après l’avoir tenté de toutes ces manières, le diable s’éloigna de lui jusqu’à un moment favorable.

Matthieu :

1 Alors Jésus fut emmené par l’Esprit dans le désert, pour être tenté par le diable.

3 Le tentateur, s’étant approché, lui dit : Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains.

4 Jésus répondit : Il est écrit : L’homme ne vivra pas de pain 2 Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim.

Seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.

5 Le diable le transporta dans la ville sainte, le plaça sur le haut du temple,

6 et lui dit : Si tu es Fils de Dieu, jette-t’en bas ; car il est écrit : Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet ; Et ils te porteront sur les mains, De peur que ton pied ne heurte contre une pierre.

7 Jésus lui dit : Il est aussi écrit : Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu.

8 Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire,

9 et lui dit : Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m’adores.

10 Jésus lui dit : Retire-toi, Satan ! Car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.

Ozias : la tentation de l’abus de pouvoir (2 Ch 26.16–21)

Ozias, fils d’Amatsia, « fit ce que l’Eternel considère comme juste, imitant en tout point son père Amatsia » (26.4). Le verset suivant nuance cette affirmation : « Il s’attacha à Dieu tant que vécut Zacharie qui lui enseignait comment révérer Dieu. Aussi longtemps qu’il resta attaché à l’Eternel, Dieu lui accorda la réussite ». « Dieu l’assista dans la lutte contre les Philistins, contre les Arabes établis à Gour-Baal, et contre les Maronites. Les Ammonites lui payèrent un tribut et sa renommée se répandit au loin jusqu’en Egypte, car il était devenu extrêmement puissant » (v. 7–8). Le pays prospéra économiquement (v. 10) et militairement (v. 11–15). « Ainsi, sa renommée s’étendit au loin, car il fut merveilleusement aidé jusqu’à ce qu’il soit devenu puissant » (v. 15c).

« Mais lorsqu’il fut devenu puissant, son cœur se gonfla d’orgueil, ce qui entraîna sa perte. Il fut rebelle à l’Eternel son Dieu car il pénétra dans son Temple pour offrir des parfums sur l’autel des parfums » (v. 16). L’office royal ne lui suffisait plus, il voulait y joindre l’office sacerdotal. Les prêtres le reprirent, alors il se mit en colère contre eux. Dieu le frappa d’une lèpre qui resta attachée à lui jusqu’à sa mort, de sorte qu’il dut passer les dernières années de sa vie dans une « maison d’isolement ».

Pour combien d’hommes et de femmes – et même de serviteurs de Dieu – on pourrait répéter ce verset 16 ! L’abus de pouvoir est l’une des tentations les plus courantes chez ceux qui ont déjà certains pouvoirs. On le voit sur le plan politique où des règlements ont essayé de limiter les mandats des responsables – pour constater assez souvent que ceux qui sont atteints par la limite fixée à leur mandat essaient de transgresser la règle et de s’accrocher à leur poste. D’autres essaient, comme Ozias, d’étendre les compétences de leur pouvoir au-delà de ce qui leur a été fixé, quitte à empiéter sur le domaine du voisin. Car le pouvoir agit un peu comme une drogue qui grise ceux qui l’exercent. Ce n’est pas pour rien que l’on dit que « le pouvoir corrompt – et le pouvoir absolu corrompt absolument ».

!

2 Ch 13 à 16 rapportent tous les hauts faits d’Asa en l’honneur de l’Eternel. « Sous le règne d’Asa, le pays connut dix ans de paix. Asa fit ce que l’Eternel son Dieu considère comme bien et juste. Il demanda aux Judéens de s’attacher à l’Eternel, le Dieu de leurs ancêtres, et d’obéir aux commandements de la Loi » (1 Ch 14.1–3). Grâce à l’Eternel, il remporta des victoires en réponse à sa prière (14.10), il renouvela l’alliance avec l’Eternel (chap. 15) et entreprit des réformes religieuses. Il n’hésita même pas à destituer sa grand-mère de son rang de reine-mère parce qu’elle avait dressé une stèle idolâtre. Il fut le réformateur du pays de Juda.

Pendant 36 ans, il servit l’Eternel. Puis vint la crise. Devant les menaces de guerre du roi d’Israël, au lieu de s’appuyer sur l’Eternel comme par le passé, il chercha de l’aide auprès du roi païen Ben Hadad de Syrie. Il lui envoya même de l’argent et de l’or pris dans le Temple de l’Eternel.

Lorsqu’il revint victorieux de la guerre contre Israël, le prophète Hanani le reprit parce qu’il avait mis sa confiance dans le roi païen et non en l’Eternel. Au lieu de prendre ce message à cœur et de s’humilier, il fit jeter le prophète en prison.

« La trente-neuvième année de son règne, Asa tomba gravement malade et il souffrit grandement des pieds ; toutefois, même pendant sa maladie, il ne s’adressa pas à l’Eternel mais seulement aux guérisseurs » (16.12). Après 36 années de bons et loyaux services de l’Eternel, Asa fit naufrage quant à la foi parce qu’il refusa de s’humilier.

Dans toute vie d’enfant de Dieu arrive un temps de crise. Comment y réagir ? Le nombre d’années de fidélité au Seigneur n’évite pas les épreuves et ne donne aucune garantie quant à son issue. La faute d’Asa fut de s’associer au le monde sans Dieu. L’apôtre Paul nous avertit : « Ne vous mettez pas avec des incroyants sous un joug qui n’est pas celui du Seigneur. En effet, ce qui est juste peut-il s’unir à ce qui s’oppose à sa loi ? La lumière peut-elle être solidaire des ténèbres ? Le Christ peut-il s’accorder avec le diable ? Que peut avoir en commun le croyant avec l’incroyant ? Quel accord peut-il exister entre le Temple de Dieu et les idoles ? Car nous sommes, nous, le Temple du Dieu vivant. Dieu lui-même l’a dit : J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux. Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. C’est pourquoi : Sortez du milieu d’eux, Séparez-vous d’eux, dit le Seigneur. N’ayez pas de contact avec ce qui est impur, alors je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur, le Tout-Puissant » (2 Co 6.14–18).

Pourtant, Hanani avait transmis à Asa une merveilleuse promesse : « L’Eternel parcourt toute la terre du regard pour soutenir ceux dont le cœur est tourné vers lui sans partage » (16.9a) ; mais comme Asa ne remplissait pas cette condition, le prophète fut obligé d’ajouter : « Tu as agi comme un insensé, et à cause de cela, tu ne cesseras plus d’être en guerre ».

Ezéchias le roi montre tous ses biens : 2 rois 10 : 12-16

12 En ce même temps, Berodac-Baladan, fils de Baladan, roi de Babylone, envoya une lettre et un présent à Ezéchias, car il avait appris la maladie d’Ezéchias.

13 Ezéchias donna audience aux envoyés, et il leur montra le lieu où étaient ses choses de prix, l’argent et l’or, les aromates et l’huile précieuse, son arsenal, et tout ce qui se trouvait dans ses trésors : il n’y eut rien qu’Ezéchias ne leur fît voir dans sa maison et dans tous ses domaines.

14 Esaïe, le prophète, vint ensuite auprès du roi Ezéchias, et lui dit : Qu’ont dit ces gens-là, et d’où sont-ils venus vers toi ? Ezéchias répondit : Ils sont venus d’un pays éloigné, de Babylone.

15 Esaïe dit encore : Qu’ont-ils vu dans ta maison ? Ezéchias répondit : Ils ont vu tout ce qui est dans ma maison : il n’y a rien dans mes trésors que je ne leur aie fait voir.

Ne donnez pas vos perles aux pourceaux : Matthieu 7 : 6

 

6 Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent.

Kuen, A. (2009). Face à la tentation : Comment y résister ? (1ère édition, p. 57–59). St-Légier, Suisse : Éditions Emmaüs.

Kuen, A. (2009). Face à la tentation : Comment y résister ? (1ère édition, p. 59–61). St-Légier, Suisse : Éditions Emmaüs.

Orgueil Dictionnaire Biblique Westphal

L’Ancien Testament revient sans cesse sur l’orgueil et n’emploie pas moins de douze mots pour le désigner. On voit par-là qu’il lui attribue une capitale importance et qu’il en connaît la complexité. L’orgueil est un amour déréglé de soi-même ; il est l’état d’un homme qui se surfait, s’admire dans ses œuvres, se prête des qualités qu’il n’a pas et qui s’ingénie pour que les autres partagent l’opinion qu’il a de lui-même. Murray a dit : « L’humilité n’est pas tant une vertu entre d’autres que la racine de toutes les vertus » ; on peut dire de même que l’orgueil n’est pas tant un vice entre d’autres que la racine de tous les vices. L’humilité exhale un parfum qui donne du prix à toutes les vertus ; l’orgueil porte en lui un ferment qui fait éclore tous les vices. L’envie, c’est l’orgueil ne pouvant prendre son parti des avantages d’autrui ; la colère nous montre l’orgueil réagissant contre ce qui lui résiste ; la jalousie naît de l’insupportable impression produite sur l’orgueil par une supériorité qui s’impose ; le mensonge lui-même n’est bien souvent que l’orgueil qui se couvre et se masque, espérant par son faux visage retenir l’estime qu’il ne mérite pas. On a observé que personne autant que l’orgueilleux n’aime à faire parade de son humilité et des exigences de sa conscience. Cette parade, qui est contredite par leur allure hautaine et par leurs mesquins partis pris, attira aux pharisiens l’apostrophe de Jésus : « Hypocrites (ou comédiens), vous vous faites des mines accablées, vous vous composez des visages exténués par le jeûne… Vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat… Vous payez la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin, et vous laissez de côté ce qu’il y a de plus important dans la loi : la justice, la miséricorde, la bonne foi, l’amour de Dieu » (Matthieu 6 et Matthieu 23).

« L’orgueil, dit La Rochefoucauld, n’est jamais mieux déguisé et plus capable de tromper que lorsqu’il se cache sous la figure de l’humilité. »

On voit les ravages que cause l’orgueil dans la vie morale. Dans la vie religieuse, où l’humilité est l’introductrice de la grâce, les effets de l’orgueil sont plus redoutables encore. Il est à l’âme ce que la lèpre est au corps, il enlaidit, il ronge, il tue, c’est pourquoi l’on rencontre des hommes qui, au début de leur carrière chrétienne, exerçaient par leur enthousiasme une véritable attirance, mais qui, parvenus à une situation où l’orgueil guette les âmes mal assurées, ont perdu peu à peu leurs qualités spirituelles et jusqu’à la flamme de leur regard.

Après ces observations générales on comprendra le rôle que l’orgueil joue dans la Bible et l’insistance que met celle-ci à prémunir les croyants contre l’orgueil. Dès ses premières pages, elle nous avertit que l’habileté de l’infernal suggesteur fut d’ensemencer d’orgueil le cœur vierge du premier couple humain : « Vous serez comme des dieux ! » L’orgueil ayant levé a produit la convoitise ; celle-ci a provoqué la désobéissance et l’homme a été chassé du Paradis (Genèse 3). Dans tout son effort pour sauver l’humanité perdue, Dieu se heurte à l’orgueil. Prophètes, psalmistes et sages dénoncent l’orgueil comme un compagnon de la méchanceté (Job 20.6 ; Job 35.12 ; Psaumes 31.19 ; Psaumes 73.6 ; Psaumes 119.51 ; Psaumes 123.4 ; Proverbes 21.24) et de la sottise (Proverbes 14.3 ; Psaumes 59.13) ; ils lui donnent pour conséquences la honte, l’humiliation, les divisions, l’effusion du sang, la ruine (Proverbes 11.2 ; Proverbes 29.23 ; Proverbes 13.10 ; Proverbes 16.18) ; ils proclament que Dieu le hait (2 Rois 19.28 ; Ésaïe 37.29 ; Proverbes 8.13 ; Proverbes 16.5 ; Amos 6.8) et en tirera vengeance (Deutéronome 17.12 et suivants, Psaumes 119.21 ; Psaumes 31.24, cf. Psaumes 94.2 ; Psaumes 119.78 ; Psaumes 119.122 ; Ésaïe 13.11 ; Ésaïe 2.12 ; Osée 7.10 ; Jérémie 13.9-17 ; Ézéchiel 7.10 ; Ézéchiel 7.24 ; Ézéchiel 16.56 etc.). On sent que pour les prophètes toute la destinée de l’homme et en particulier du peuple élu se joue entre les deux pôles : humilité et orgueil.

Les Apocryphes font aussi une large part à l’orgueil (cf.  2 Macchabées 5.21 ; 2 Macchabées 9.7 ; 2 Macchabées 9.11 ; 2 Macchabées 15.6, Tobit 4.13 ; Sagesse 5.8 ; Siracide 13.20 ; Siracide 15.8 etc.). Siracide 10 renferme une saisissante description de l’orgueil qui paraît avoir inspiré un passage du Magnificat (cf.  Siracide 10.14 et suivants et Luc 15.1 et suivants). Jésus par son attitude à l’égard des pharisiens sanctionne la révélation de l’Ancien Testament. Son discours de Matthieu 23 n’est qu’un réquisitoire, et combien brûlant, contre les péchés de l’orgueil. L’orgueil des pharisiens les a empêchés d’aller au baptême de Jean-Baptiste ; c’est pourquoi, dit Jésus, « ils ont rendu inutile à leur égard le dessein de Dieu » (Luc 7.30, cf. Luc 15.1). L’orgueil suggère à l’homme infirme qu’il est bien portant, au pécheur qu’il est juste ; Jésus déclare : « Ceux qui sont en santé n’ont pas besoin de médecin mais ceux qui se portent mal. Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs » (Marc 2.13-17). La parabole du pharisien et du péager est ici le texte classique : (Luc 18.9-14) « Ô Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes ». Celui de qui l’orgueil s’est à ce point haussé n’a pas de prochain. Trop distant pour compatir à la peine des autres, n’attendez pas qu’il s’accuse où qu’il cède : s’il s’avouait faillible il se diminuerait. L’orgueil installe le cœur dans l’atmosphère des résistances. L’orgueil est le grand isolant. S’il nous isole des autres, comment ne nous isolerait-il pas de Dieu dont on ne peut approcher qu’à travers l’atmosphère de la grâce. « Quiconque s’élève sera abaissé. »

Les apôtres tiennent, sur ce point, le même langage que l’Ancien Testament et Jésus. Jacques et Pierre citant Proverbes 3.34 d’après les LXX s’accordent à dire : « Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles » (Jacques 4.6 ; 1 Pierre 5.5). Jean, se référant au récit de la chute (Genèse 3.6), écrit : « La convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie ne viennent pas du Père mais du monde, or le monde passe… » (1 Jean 2.16 et suivant). On pouvait s’attendre à ce que Paul, l’apôtre de la grâce, fût impitoyable pour l’orgueil (Romains 1.30 ; 2 Timothée 3.2 et suivants, cf. 1 Timothée 6.4 ; 1 Corinthiens 5.2 ; 2 Corinthiens 12.20 ; Romains 11.20 ; 1 Timothée 6.17), et fît un devoir aux ministres de l’Évangile de s’en tenir loin (1 Timothée 3.6 ; Tite 1.7). Voir Humilité.

Nebucadnetsar : Daniel 4 : 1-37

1 Nebucadnetsar, roi, à tous les peuples, aux nations, aux hommes de toutes langues, qui habitent sur toute la terre. Que la paix vous soit donnée avec abondance !

2 Il m’a semblé bon de faire connaître les signes et les prodiges que le Dieu suprême a opérés à mon égard.

3 Que ses signes sont grands ! que ses prodiges sont puissants ! Son règne est un règne éternel, et sa domination subsiste de génération en génération.

4 Moi, Nebucadnetsar, je vivais tranquille dans ma maison, et heureux dans mon palais.

5 J’ai eu un songe qui m’a effrayé ; les pensées dont j’étais poursuivi sur ma couche et les visions de mon esprit me remplissaient d’épouvante.

6 J’ordonnai qu’on fît venir devant moi tous les sages de Babylone, afin qu’ils me donnassent l’explication du songe.

7 Alors vinrent les magiciens, les astrologues, les Chaldéens et les devins. Je leur dis le songe, et ils ne m’en donnèrent point l’explication.

8 En dernier lieu, se présenta devant moi Daniel, nommé Beltschatsar d’après le nom de mon dieu, et qui a en lui l’esprit des dieux saints. Je lui dis le songe :

9 Beltschatsar, chef des magiciens, qui as en toi, je le sais, l’esprit des dieux saints, et pour qui aucun secret n’est difficile, donne-moi l’explication des visions que j’ai eues en songe.

10 Voici les visions de mon esprit, pendant que j’étais sur ma couche. Je regardais, et voici, il y avait au milieu de la terre un arbre d’une grande hauteur.

11 Cet arbre était devenu grand et fort, sa cime s’élevait jusqu’aux cieux, et on le voyait des extrémités de toute la terre.

12 Son feuillage était beau, et ses fruits abondants ; il portait de la nourriture pour tous ; les bêtes des champs s’abritaient sous son ombre, les oiseaux du ciel faisaient leur demeure parmi ses branches, et tout être vivant tirait de lui sa nourriture.

13 Dans les visions de mon esprit, que j’avais sur ma couche, je regardais, et voici, un de ceux qui veillent et qui sont saints descendit des cieux.

14 Il cria avec force et parla ainsi : Abattez l’arbre, et coupez ses branches ; secouez le feuillage, et dispersez les fruits ; que les bêtes fuient de dessous, et les oiseaux du milieu de ses branches !

15 Mais laissez-en terre le tronc où se trouvent les racines, et liez-le avec des chaînes de fer et d’airain, parmi l’herbe des champs. Qu’il soit trempé de la rosée du ciel, et qu’il ait, comme les bêtes, l’herbe de la terre pour partage.

16 Son cœur d’homme lui sera ôté, et un cœur de bête lui sera donné ; et sept temps passeront sur lui.

17 Cette sentence est un décret de ceux qui veillent, cette résolution est un ordre des saints, afin que les vivants sachent que le Très-Haut domine sur le règne des hommes, qu’il le donne à qui il lui plaît, et qu’il y élève le plus vil des hommes.

18 Voilà le songe que j’ai eu, moi, le roi Nebucadnetsar. Toi, Beltschatsar, donnes-en l’explication, puisque tous les sages de mon royaume ne peuvent me la donner ; toi, tu le peux, car tu as en toi l’esprit des dieux saints.

19 Alors Daniel, nommé Beltschatsar, fut un moment stupéfait, et ses pensées le troublaient. Le roi reprit et dit : Beltschatsar, que le songe et l’explication ne te troublent pas ! Et Beltschatsar répondit : Mon seigneur, que le songe soit pour tes ennemis, et son explication pour tes adversaires !

20 L’arbre que tu as vu, qui était devenu grand et fort, dont la cime s’élevait jusqu’aux cieux, et qu’on voyait de tous les points de la terre ;

21 cet arbre, dont le feuillage était beau et les fruits abondants, qui portait de la nourriture pour tous, sous lequel s’abritaient les bêtes des champs, et parmi les branches duquel les oiseaux du ciel faisaient leur demeure,

22 c’est toi, ô roi, qui es devenu grand et fort, dont la grandeur s’est accrue et s’est élevée jusqu’aux cieux, et dont la domination s’étend jusqu’aux extrémités de la terre.

23 Le roi a vu l’un de ceux qui veillent et qui sont saints descendre des cieux et dire : Abattez l’arbre, et détruisez-le ; mais laissez-en terre le tronc où se trouvent les racines, et liez-le avec des chaînes de fer et d’airain, parmi l’herbe des champs ; qu’il soit trempé de la rosée du ciel, et que son partage soit avec les bêtes des champs, jusqu’à ce que sept temps soient passés sur lui.

24 Voici l’explication, ô roi, voici le décret du Très-Haut, qui s’accomplira sur mon seigneur le roi.

25 On te chassera du milieu des hommes, tu auras ta demeure avec les bêtes des champs, et l’on te donnera comme aux bœufs de l’herbe à manger ; tu seras trempé de la rosée du ciel, et sept temps passeront sur toi, jusqu’à ce que tu saches que le Très-Haut domine sur le règne des hommes et qu’il le donne à qui il lui plaît.

26 L’ordre de laisser le tronc où se trouvent les racines de l’arbre signifie que ton royaume te restera quand tu reconnaîtras que celui qui domine est dans les cieux.

27 C’est pourquoi, ô roi, puisse mon conseil te plaire ! mets un terme à tes péchés en pratiquant la justice, et à tes iniquités en usant de compassion envers les malheureux, et ton bonheur pourra se prolonger.

28 Toutes ces choses se sont accomplies sur le roi Nebucadnetsar.

29 Au bout de douze mois, comme il se promenait dans le palais royal à Babylone,

30 le roi prit la parole et dit : N’est-ce pas ici Babylone la grande, que j’ai bâtie, comme résidence royale, par la puissance de ma force et pour la gloire de ma magnificence ?

31 La parole était encore dans la bouche du roi, qu’une voix descendit du ciel : Apprends, roi Nebucadnetsar, qu’on va t’enlever le royaume.

32 On te chassera du milieu des hommes, tu auras ta demeure avec les bêtes des champs, on te donnera comme aux bœufs de l’herbe à manger ; et sept temps passeront sur toi, jusqu’à ce que tu saches que le Très-Haut domine sur le règne des hommes et qu’il le donne à qui il lui plaît.

33 Au même instant la parole s’accomplit sur Nebucadnetsar. Il fut chassé du milieu des hommes, il mangea de l’herbe comme les bœufs, son corps fut trempé de la rosée du ciel ; jusqu’à ce que ses cheveux crussent comme les plumes des aigles, et ses ongles comme ceux des oiseaux.

34 Après le temps marqué, moi, Nebucadnetsar, je levai les yeux vers le ciel, et la raison me revint. J’ai béni le Très-Haut, j’ai loué et glorifié celui qui vit éternellement, celui dont la domination est une domination éternelle, et dont le règne subsiste de génération en génération.

35 Tous les habitants de la terre ne sont à ses yeux que néant : il agit comme il lui plaît avec l’armée des cieux et avec les habitants de la terre, et il n’y a personne qui résiste à sa main et qui lui dise : Que fais-tu ?

36 En ce temps, la raison me revint ; la gloire de mon royaume, ma magnificence et ma splendeur me furent rendues ; mes conseillers et mes grands me redemandèrent ; je fus rétabli dans mon royaume, et ma puissance ne fit que s’accroître.

37 Maintenant, moi, Nebucadnetsar, je loue, j’exalte et je glorifie le roi des cieux, dont toutes les œuvres sont vraies et les voies justes, et qui peut abaisser ceux qui marchent avec orgueil.

Le roi Belschatsar

5 Le roi Belschatsar donna un grand festin à ses grands au nombre de mille, et il but du vin en leur présence.

Belschatsar, quand il eut goûté au vin, fit apporter les vases d'or et d'argent que son père Nebucadnetsar avait enlevés du temple de Jérusalem, afin que le roi et ses grands, ses femmes et ses concubines, s'en servit pour boire.

Alors on apporta les vases d'or qui avaient été enlevés du temple, de la maison de Dieu à Jérusalem ; et le roi et ses grands, ses femmes et ses concubines, s'en servirent pour boire.

Ils burent du vin, et ils louèrent les dieux d'or, d'argent, d'airain, de fer, de bois et de pierre.

En ce moment, apparurent les doigts d'une main d'homme, et ils écrivirent, en face du chandelier, sur la chaux de la muraille du palais royal. Le roi vit cette extrémité de main qui écrivait.

Alors le roi changea de couleur, et ses pensées le troublèrent ; les jointures de ses reins se relâchèrent, et ses genoux se heurtèrent l'un contre l'autre.

Le roi cria avec force qu'on fît venir les astrologues, les Chaldéens et les devins ; et le roi prit la parole et dit aux sages de Babylone : Quiconque lira cette écriture et m'en donnera l'explication sera revêtu de pourpre, portera un collier d'or à son cou, et aura la troisième place dans le gouvernement du royaume.

Tous les sages du roi entrèrent ; mais ils ne purent pas lire l'écriture et en donner au roi l'explication.

Sur quoi le roi Belschatsar, fut très effrayé, il changea de couleur, et ses grands furent consternés.

10 La reine, à cause des paroles du roi et de ses grands, entra dans la salle du festin, et prit ainsi la parole : O roi, vis éternellement ! Que tes pensées ne te troublent pas, et que ton visage ne change pas de couleur !

11 Il y a dans ton royaume un homme qui a en lui l'esprit des dieux saints ; et du temps de ton père, on trouva chez lui des lumières, de l'intelligence, et une sagesse semblable à la sagesse des dieux. Aussi le roi Nebucadnetsar, ton père, le roi, ton père, l'établit chef des magiciens, des astrologues, des Chaldéens, des devins,

12 parce qu'on trouva chez lui, chez Daniel, nommé par le roi Beltschatsar, un esprit supérieur, de la science et de l'intelligence, la faculté d'interpréter les songes, d'expliquer les énigmes, et de résoudre les questions difficiles. Que Daniel soit donc appelé, et il donnera l'explication.

13 Alors Daniel fut introduit devant le roi. Le roi prit la parole et dit à Daniel : Es-tu ce Daniel, l'un des captifs de Juda, que le roi, mon père, a amenés de Juda ?

14 J'ai appris sur ton compte que tu as en toi l'esprit des dieux, et qu'on trouve chez toi des lumières, de l'intelligence, et une sagesse extraordinaire.

15 On vient d'amener devant moi les sages et les astrologues, afin qu'ils lussent cette écriture et m'en donnassent l’explication ; mais ils n'ont pas pu donner l'explication des mots.

16 J'ai appris que tu peux donner des explications et résoudre des questions difficiles ; maintenant, si tu peux lire cette écriture et m'en donner l'explication, tu seras revêtu de pourpre, tu porteras un collier d'or à ton cou, et tu auras la troisième place dans le gouvernement du royaume.

17 Daniel répondit en présence du roi : Garde tes dons, et accorde à un autre tes présents ; je lirai néanmoins l'écriture au roi, et je lui en donnerai l'explication.

18 O roi, le Dieu suprême avait donné à Nebucadnetsar, ton père, l'empire, la grandeur, la gloire et la magnificence ;

19 et à cause de la grandeur qu'il lui avait donnée, tous les peuples, les nations, les hommes de toutes langues étaient dans la crainte et tremblaient devant lui. Le roi faisait mourir ceux qu'il voulait, et il laissait la vie à ceux qu'il voulait ; il élevait ceux qu'il voulait, et il abaissait ceux qu'il voulait.

20 Mais lorsque son cœur s'éleva et que son esprit s'endurcit jusqu'à l'arrogance, il fut précipité de son trône royal et dépouillé de sa gloire ;

21 il fut chassé du milieu des enfants des hommes, son cœur devint semblable à celui des bêtes, et sa demeure fut avec les ânes sauvages ; on lui donna comme aux bœufs de l'herbe à manger, et son corps fut trempé de la rosée du ciel, jusqu'à ce qu'il reconnût que le Dieu suprême domine sur le règne des hommes et qu'il le donne à qui il lui plaît.

Tu n’as pas humilié ton cœur quoique tu saches ces choses

22 Et toi, Belschatsar, son fils, tu n'as pas humilié ton cœur, quoique tu susses toutes ces choses.

23 Tu t'es élevé contre le Seigneur des cieux ; les vases de sa maison ont été apportés devant toi, et vous vous en êtes servis pour boire du vin, toi et tes grands, tes femmes et tes concubines ; tu as loué les dieux d'argent, d'or, d'airain, de fer, de bois et de pierre, qui ne voient point, qui n'entendent point, et qui ne savent rien, et tu n'as pas glorifié le Dieu qui a dans sa main ton souffle et toutes tes voies.

24 C'est pourquoi il a envoyé cette extrémité de main qui a tracé cette écriture.

25 Voici l'écriture qui a été tracée : Compté, compté, pesé, et divisé.

26 Et voici l'explication de ces mots. Compté : Dieu a compté ton règne, et y a mis fin.

27 Pesé : Tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé léger.

28 Divisé : Ton royaume sera divisé, et donne aux Mèdes et aux Perses.

29 Aussitôt Belschatsar donna des ordres, et l'on revêtit Daniel de pourpre, on lui mit au cou un collier d'or, et on publia qu'il aurait la troisième place dans le gouvernement du royaume.

30 Cette même nuit, Belschatsar, roi des Chaldéens, fut tué.

31 Et Darius, le Mède, s'empara du royaume, étant âgé de soixante-deux ans.

Où est né l’orgueil ?

 

Pour beaucoup de chrétiens et voire d’autres croyants en Dieu. Celui que l’on appelle l’adversaire, le serpent, Satan, le tentateur, aurait été un archange qui se serait rebellé contre Dieu avec un tiers des anges. On prend dans la religion chrétienne deux passages particuliers pour essayer de nous démontrer cette hypothèse :

(Ezéchiel 28 : 1-9 ; Ésaïe 14 : 12-20)

Nous lirons ces passages pour nous faire une idée de ce qui est dit et d’émettre un avis.

Ezéchiel 28 : 1-19

1 La parole de l’Eternel me fut adressée, en ces mots :

2 Fils de l’homme, dis au prince de Tyr : Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Ton cœur s’est élevé, et tu as dit : Je suis Dieu, Je suis assis sur le siège de Dieu, au sein des mers ! Toi, tu es homme et non Dieu, Et tu prends ta volonté pour la volonté de Dieu.

3 Voici, tu es plus sage que Daniel, Rien de secret n’est caché pour toi ;

4 Par ta sagesse et par ton intelligence Tu t’es acquis des richesses, Tu as amassé de l’or et de l’argent Dans tes trésors ;

5 Par ta grande sagesse et par ton commerce Tu as accru tes richesses, Et par tes richesses ton cœur s’est élevé.

6 C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Parce que tu prends ta volonté pour la volonté de Dieu,

7 Voici, je ferai venir contre toi des étrangers, Les plus violents d’entre les peuples ; Ils tireront l’épée contre ton éclatante sagesse, Et ils souilleront ta beauté.

8 Ils te précipiteront dans la fosse, Et tu mourras comme ceux qui tombent percés de coups, Au milieu des mers.

9 En face de ton meurtrier, diras-tu : Je suis Dieu ? Tu seras homme et non Dieu Sous la main de celui qui te tuera.

10 Tu mourras de la mort des incirconcis, Par la main des étrangers. Car moi, j’ai parlé, Dit le Seigneur, l’Eternel.

11 La parole de l’Eternel me fut adressée, en ces mots :

12 Fils de l’homme, Prononce une complainte sur le roi de Tyr ! Tu lui diras : Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Tu mettais le sceau à la perfection, Tu étais plein de sagesse, parfait en beauté.

13 Tu étais en Eden, le jardin de Dieu ; Tu étais couvert de toute espèce de pierres précieuses, De sardoine, de topaze, de diamant, De chrysolithe, d’onyx, de jaspe, De saphir, d’escarboucle, d’émeraude, et d’or ; Tes tambourins et tes flûtes étaient à ton service, Préparés pour le jour où tu fus créé.

14 Tu étais un chérubin protecteur, aux ailes déployées ; Je t’avais placé et tu étais sur la sainte montagne de Dieu ; Tu marchais au milieu des pierres étincelantes.

15 Tu as été intègre dans tes voies, Depuis le jour où tu fus créé Jusqu’à celui où l’iniquité a été trouvée chez toi.

16 Par la grandeur de ton commerce Tu as été rempli de violence, et tu as péché ; Je te précipite de la montagne de Dieu, Et je te fais disparaître, chérubin protecteur, Du milieu des pierres étincelantes.

17 Ton cœur s’est élevé à cause de ta beauté, Tu as corrompu ta sagesse par ton éclat ; Je te jette par terre, Je te livre en spectacle aux rois.

18 Par la multitude de tes iniquités, Par l’injustice de ton commerce, Tu as profané tes sanctuaires ; Je fais sortir du milieu de toi un feu qui te dévore, Je te réduis en cendre sur la terre, Aux yeux de tous ceux qui te regardent.

19 Tous ceux qui te connaissent parmi les peuples Sont dans la stupeur à cause de toi ; Tu es réduit au néant, tu ne seras plus à jamais !

Le roi de Babylone : Ésaïe 14 : 12-20

12 Te voilà tombé du ciel, Astre brillant, fils de l’aurore ! Tu es abattu à terre, Toi, le vainqueur des nations !

13 Tu disais en ton cœur : Je monterai au ciel, J’élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu ; Je m’assiérai sur la montagne de l’assemblée, A l’extrémité du septentrion ;

14 Je monterai sur le sommet des nues, Je serai semblable au Très-Haut.

15 Mais tu as été précipité dans le séjour des morts, Dans les profondeurs de la fosse.

16 Ceux qui te voient fixent sur toi leurs regards, Ils te considèrent attentivement : Est-ce là cet homme qui faisait trembler la terre, Qui ébranlait les royaumes,

17 Qui réduisait le monde en désert, Qui ravageait les villes, Et ne relâchait point ses prisonniers ?

18 Tous les rois des nations, oui, tous, Reposent avec honneur, chacun dans son tombeau.

19 Mais toi, tu as été jeté loin de ton sépulcre, Comme un rameau qu’on dédaigne, Comme une dépouille de gens tués à coups d’épée, Et précipités sur les pierres d’une fosse, Comme un cadavre foulé aux pieds.

20 Tu n’es pas réuni à eux dans le sépulcre, Car tu as détruit ton pays, tu as fait périr ton peuple : On ne parlera plus jamais de la race des méchants.

Orgueil est un péché odieux à l’Eternel, mais aussi à Jésus-Christ

Superbe :  Dictionnaire encyclopédique de la Bible de Augustin Calmet

Orgueil. C’est un péché qui est très-odieux à Dieu et aux hommes, et que l’Écriture condamne en une infinité d’endroits : car que voit-on dans toute l’histoire sacrée, que l’orgueil, la présomption, la vanité de l’homme réprimés ? Qu’y voit-on autre chose que l’humilité, la douceur, la connaissance de sa faiblesse, relevées, soutenues, récompensées (1 Pierre 5.5 Jacques 4.6) ? Dieu résiste aux superbes et accorde sa grâce aux humbles. L’humiliation suivra le superbe, et la gloire sera le partage de l’humble d’esprit (Proverbes 19.23). L’orgueil précède la ruine de l’âme, et l’esprit s’élève avant la chute. Il vaut mieux être humilié avec les humbles que de partager les dépouilles avec les superbes (Proverbes 15.18-19).

Superbe se met aussi pour l’endurcissement et l’insolence du pécheur, par opposition aux péchés de faiblesse ou d’ignorance (Nombres 15.30). Et ailleurs (Deutéronome 17.12).

Le Seigneur a traité les Égyptiens, dans toute sa rigueur, parce qu’ils ont agi avec orgueil et insolence envers les Hébreux (Exode 18.11). Job (Job 26.12) et le Psalmiste (Psaumes 88.11) ont désigné Pharaon sous le nom de Superbe : Prudentia ejus percussit superbum, dit Job : Humiliasti sicut vulneratum superbum, dit le Psalmiste. Isaïe (Isaïe 51.9) emploie la même expression pour marquer la perte de Pharaon. Et Ézéchiel (Ézéchiel 22.12) : Les Chaldéens détruiront l’orgueil, l’insolence la cruauté de l’Égypte. Voyez aussi (Néhémie 9.16, 29).

L’Écriture reproche aussi assez souvent aux Moabites leur orgueil ; elle les désigne sous le nom d’enfants de la hauteur ou de l’orgueil, car c’est ainsi que nous traduisons ce qui est dit dans les Nombres (Nombres 24.17) : Il détruira tous les fils de Seth. L’Hébreu peut signifier : Il détruira tous les fils de la hauteur ou de l’orgueil : ce qui est confirmé par ce passage de Jérémie (Jérémie 50.31-32), qui fait allusion à celui des Nombres. Comparez (Nombres 21.28), avec Jérémie (Jérémie 48, 45), dans l’Hébreu. Voyez aussi (Isaïe 16.6).

L’orgueil ou La Superbe du Jourdain est connu dans les prophètes ; elle marque l’inondation de ce fleuve. Voyez Jérémie (Jérémie 12.5 ; 13.9 ; 49.19 ; Zacharie 11.3), et ce que nous avons remarqué sur cela dans l’article du Jourdain.

L’orgueil et l’orgueilleux, superbia superbus, désignent très-souvent Babylone et les Babyloniens. Dans Isaïe (Isaïe 13.19), inclyta superbia Chaldœorupm marque Babylone Le Seigneur détruira Babylone, cette glorieuse ville, reine de tant de royaumes, qui fait le sujet, de ta gloire et de la vanité des Ohaldéens ; elle sera détruite comme Sodome et Gomorrhe. Voir Jérémie, parlant au roi de Babylone (Jérémie 50.31-32). Voyez aussi le psaume (Psaumes 118.21-51, 69, 78, 85, 122).

Conclusion :

Nous venons de voir d’une manière très succincte ce qu’est l’orgueil ; nous irons plus en détails une prochaine fois.

Bibliographie :

Annexes : la pyramide de Maslow ; Quatre différences entre orgueil et fierté

Pages :16 ;17 ;18 ;19 ;20

 
 

    

    

 

    

    

 


 

 

 Orgueil pour introduction Tod

Table des matières

Orgueil pour introduction Tod. 1

Introduction : 2

Matthieu 4 : 1-11 ; Luc 4 : 4-13. 2

Luc : 2

Matthieu : 3

Ozias : la tentation de l’abus de pouvoir (2 Ch 26.16–21). 3

!. 4

Ezéchias le roi montre tous ses biens : 2 rois 10 : 12-16. 5

Ne donnez pas vos perles aux pourceaux : Matthieu 7 : 6. 5

Orgueil Dictionnaire Biblique Westphal 6

Nebucadnetsar : Daniel 4 : 1-37. 8

Le roi Belschatsar. 10

Tu n’as pas humilié ton cœur quoique tu saches ces choses. 11

Où est né l’orgueil ?. 12

Ezéchiel 28 : 1-19. 12

Le roi de Babylone : Ésaïe 14 : 12-20. 13

Orgueil est un péché odieux à l’Eternel, mais aussi à Jésus-Christ. 14

Superbe :  Dictionnaire encyclopédique de la Bible de Augustin Calmet. 14

Conclusion : 15

Bibliographie : 15

Introduction :

Trois lettres pour trois fléaux, pour ceux qui sont nés dans les années 40 ou 50 ; O.A.S. à une signification précise celle de l’organisation de l’armée secrète. C’était une organisation politico-militaire secrète proche de l’extrême droite crée le 11 février 1961 pour la défense de la présence française en Algérie. Cela voudrait que ce sigle à 50 ans. Mais il ne s’agit pas de cela. Le sigle dont je veux vous parler à une ancienneté de plus de 5000 ans. Il a démarré, quand Lucifer s’est séparé de Dieu emmenant avec lui un tiers des anges. L’orgueil était né. Les autres éléments viendront après.

Pourquoi cette exhortation avec ce thème ?

Pour trois raisons :

La première pour avertir que l’adversaire ne veut pas nous laisser témoigner du salut en Christ sans essayer d’anéantir ou en tous cas diminuer l’impact de celui-ci celui-ci par certaines de nos attitudes qui sont totalement contraires aux recommandations du christ.

La deuxième est de faire connaître les éléments susceptibles de nous induire en tentation. Dans le cas de chrétiens nés de nouveau et baptisés du Saint Esprit ce sera le plus souvent ; L’orgueil en premier, L’argent en second et le sexe en troisième.

La troisième raison est de prévenir sur la façon de faire de l’adversaire, en lisant dans l’écriture inspirée de Dieu, certains textes.

Lucifer connaît nos besoins de reconnaissance, de sécurité et nos besoins physiologiques. Il s’en servira pour nous tenter et nous amener à chuter, si nous lui laissons la possibilité de la faire. Comme dit : 1Pierre 5 : 8 ; soyons prudent le Diable tourne autour de nous pour savoir qui il va dévorer. Christ lui-même a été tenté en toutes choses : Hébreux 4 :15

Matthieu 4 : 1-11 ; Luc 4 : 4-13

Luc :

1 Jésus, rempli du Saint-Esprit, revint du Jourdain, et il fut conduit par l’Esprit dans le désert,

2 où il fut tenté par le diable pendant quarante jours. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, après qu’ils furent écoulés, il eut faim.

3 Le diable lui dit : Si tu es Fils de Dieu, ordonne à cette pierre qu’elle devienne du pain.

4 Jésus lui répondit : Il est écrit : L’Homme ne vivra pas de pain seulement.

5 Le diable, l’ayant élevé, lui montra en un instant tous les royaumes de la terre,

6 et lui dit : Je te donnerai toute cette puissance, et la gloire de ces royaumes ; car elle m’a été donnée, et je la donne à qui je veux.

7 Si donc tu te prosternes devant moi, elle sera toute à toi.

8 Jésus lui répondit : Il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.

9 Le diable le conduisit encore à Jérusalem, le plaça sur le haut du temple, et lui dit : Si tu es Fils de Dieu, jette-toi d’ici en bas ;

10 (4-9) car il est écrit : (4-10) Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet, Afin qu’ils te gardent ;

11 et : Ils te porteront sur les mains, De peur que ton pied ne heurte contre une pierre.

12 Jésus lui répondit : Il est dit : Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu.

13 Après l’avoir tenté de toutes ces manières, le diable s’éloigna de lui jusqu’à un moment favorable.

Matthieu :

1 Alors Jésus fut emmené par l’Esprit dans le désert, pour être tenté par le diable.

3 Le tentateur, s’étant approché, lui dit : Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains.

4 Jésus répondit : Il est écrit : L’homme ne vivra pas de pain 2 Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim.

Seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.

5 Le diable le transporta dans la ville sainte, le plaça sur le haut du temple,

6 et lui dit : Si tu es Fils de Dieu, jette-t’en bas ; car il est écrit : Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet ; Et ils te porteront sur les mains, De peur que ton pied ne heurte contre une pierre.

7 Jésus lui dit : Il est aussi écrit : Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu.

8 Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire,

9 et lui dit : Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m’adores.

10 Jésus lui dit : Retire-toi, Satan ! Car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.

Ozias : la tentation de l’abus de pouvoir (2 Ch 26.16–21)

Ozias, fils d’Amatsia, « fit ce que l’Eternel considère comme juste, imitant en tout point son père Amatsia » (26.4). Le verset suivant nuance cette affirmation : « Il s’attacha à Dieu tant que vécut Zacharie qui lui enseignait comment révérer Dieu. Aussi longtemps qu’il resta attaché à l’Eternel, Dieu lui accorda la réussite ». « Dieu l’assista dans la lutte contre les Philistins, contre les Arabes établis à Gour-Baal, et contre les Maronites. Les Ammonites lui payèrent un tribut et sa renommée se répandit au loin jusqu’en Egypte, car il était devenu extrêmement puissant » (v. 7–8). Le pays prospéra économiquement (v. 10) et militairement (v. 11–15). « Ainsi, sa renommée s’étendit au loin, car il fut merveilleusement aidé jusqu’à ce qu’il soit devenu puissant » (v. 15c).

« Mais lorsqu’il fut devenu puissant, son cœur se gonfla d’orgueil, ce qui entraîna sa perte. Il fut rebelle à l’Eternel son Dieu car il pénétra dans son Temple pour offrir des parfums sur l’autel des parfums » (v. 16). L’office royal ne lui suffisait plus, il voulait y joindre l’office sacerdotal. Les prêtres le reprirent, alors il se mit en colère contre eux. Dieu le frappa d’une lèpre qui resta attachée à lui jusqu’à sa mort, de sorte qu’il dut passer les dernières années de sa vie dans une « maison d’isolement ».

Pour combien d’hommes et de femmes – et même de serviteurs de Dieu – on pourrait répéter ce verset 16 ! L’abus de pouvoir est l’une des tentations les plus courantes chez ceux qui ont déjà certains pouvoirs. On le voit sur le plan politique où des règlements ont essayé de limiter les mandats des responsables – pour constater assez souvent que ceux qui sont atteints par la limite fixée à leur mandat essaient de transgresser la règle et de s’accrocher à leur poste. D’autres essaient, comme Ozias, d’étendre les compétences de leur pouvoir au-delà de ce qui leur a été fixé, quitte à empiéter sur le domaine du voisin. Car le pouvoir agit un peu comme une drogue qui grise ceux qui l’exercent. Ce n’est pas pour rien que l’on dit que « le pouvoir corrompt – et le pouvoir absolu corrompt absolument ».

!

2 Ch 13 à 16 rapportent tous les hauts faits d’Asa en l’honneur de l’Eternel. « Sous le règne d’Asa, le pays connut dix ans de paix. Asa fit ce que l’Eternel son Dieu considère comme bien et juste. Il demanda aux Judéens de s’attacher à l’Eternel, le Dieu de leurs ancêtres, et d’obéir aux commandements de la Loi » (1 Ch 14.1–3). Grâce à l’Eternel, il remporta des victoires en réponse à sa prière (14.10), il renouvela l’alliance avec l’Eternel (chap. 15) et entreprit des réformes religieuses. Il n’hésita même pas à destituer sa grand-mère de son rang de reine-mère parce qu’elle avait dressé une stèle idolâtre. Il fut le réformateur du pays de Juda.

Pendant 36 ans, il servit l’Eternel. Puis vint la crise. Devant les menaces de guerre du roi d’Israël, au lieu de s’appuyer sur l’Eternel comme par le passé, il chercha de l’aide auprès du roi païen Ben Hadad de Syrie. Il lui envoya même de l’argent et de l’or pris dans le Temple de l’Eternel.

Lorsqu’il revint victorieux de la guerre contre Israël, le prophète Hanani le reprit parce qu’il avait mis sa confiance dans le roi païen et non en l’Eternel. Au lieu de prendre ce message à cœur et de s’humilier, il fit jeter le prophète en prison.

« La trente-neuvième année de son règne, Asa tomba gravement malade et il souffrit grandement des pieds ; toutefois, même pendant sa maladie, il ne s’adressa pas à l’Eternel mais seulement aux guérisseurs » (16.12). Après 36 années de bons et loyaux services de l’Eternel, Asa fit naufrage quant à la foi parce qu’il refusa de s’humilier.

Dans toute vie d’enfant de Dieu arrive un temps de crise. Comment y réagir ? Le nombre d’années de fidélité au Seigneur n’évite pas les épreuves et ne donne aucune garantie quant à son issue. La faute d’Asa fut de s’associer au le monde sans Dieu. L’apôtre Paul nous avertit : « Ne vous mettez pas avec des incroyants sous un joug qui n’est pas celui du Seigneur. En effet, ce qui est juste peut-il s’unir à ce qui s’oppose à sa loi ? La lumière peut-elle être solidaire des ténèbres ? Le Christ peut-il s’accorder avec le diable ? Que peut avoir en commun le croyant avec l’incroyant ? Quel accord peut-il exister entre le Temple de Dieu et les idoles ? Car nous sommes, nous, le Temple du Dieu vivant. Dieu lui-même l’a dit : J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux. Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. C’est pourquoi : Sortez du milieu d’eux, Séparez-vous d’eux, dit le Seigneur. N’ayez pas de contact avec ce qui est impur, alors je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur, le Tout-Puissant » (2 Co 6.14–18).

Pourtant, Hanani avait transmis à Asa une merveilleuse promesse : « L’Eternel parcourt toute la terre du regard pour soutenir ceux dont le cœur est tourné vers lui sans partage » (16.9a) ; mais comme Asa ne remplissait pas cette condition, le prophète fut obligé d’ajouter : « Tu as agi comme un insensé, et à cause de cela, tu ne cesseras plus d’être en guerre ».

Ezéchias le roi montre tous ses biens : 2 rois 10 : 12-16

12 En ce même temps, Berodac-Baladan, fils de Baladan, roi de Babylone, envoya une lettre et un présent à Ezéchias, car il avait appris la maladie d’Ezéchias.

13 Ezéchias donna audience aux envoyés, et il leur montra le lieu où étaient ses choses de prix, l’argent et l’or, les aromates et l’huile précieuse, son arsenal, et tout ce qui se trouvait dans ses trésors : il n’y eut rien qu’Ezéchias ne leur fît voir dans sa maison et dans tous ses domaines.

14 Esaïe, le prophète, vint ensuite auprès du roi Ezéchias, et lui dit : Qu’ont dit ces gens-là, et d’où sont-ils venus vers toi ? Ezéchias répondit : Ils sont venus d’un pays éloigné, de Babylone.

15 Esaïe dit encore : Qu’ont-ils vu dans ta maison ? Ezéchias répondit : Ils ont vu tout ce qui est dans ma maison : il n’y a rien dans mes trésors que je ne leur aie fait voir.

Ne donnez pas vos perles aux pourceaux : Matthieu 7 : 6

 

6 Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent.

Kuen, A. (2009). Face à la tentation : Comment y résister ? (1ère édition, p. 57–59). St-Légier, Suisse : Éditions Emmaüs.

Kuen, A. (2009). Face à la tentation : Comment y résister ? (1ère édition, p. 59–61). St-Légier, Suisse : Éditions Emmaüs.

Orgueil Dictionnaire Biblique Westphal

L’Ancien Testament revient sans cesse sur l’orgueil et n’emploie pas moins de douze mots pour le désigner. On voit par-là qu’il lui attribue une capitale importance et qu’il en connaît la complexité. L’orgueil est un amour déréglé de soi-même ; il est l’état d’un homme qui se surfait, s’admire dans ses œuvres, se prête des qualités qu’il n’a pas et qui s’ingénie pour que les autres partagent l’opinion qu’il a de lui-même. Murray a dit : « L’humilité n’est pas tant une vertu entre d’autres que la racine de toutes les vertus » ; on peut dire de même que l’orgueil n’est pas tant un vice entre d’autres que la racine de tous les vices. L’humilité exhale un parfum qui donne du prix à toutes les vertus ; l’orgueil porte en lui un ferment qui fait éclore tous les vices. L’envie, c’est l’orgueil ne pouvant prendre son parti des avantages d’autrui ; la colère nous montre l’orgueil réagissant contre ce qui lui résiste ; la jalousie naît de l’insupportable impression produite sur l’orgueil par une supériorité qui s’impose ; le mensonge lui-même n’est bien souvent que l’orgueil qui se couvre et se masque, espérant par son faux visage retenir l’estime qu’il ne mérite pas. On a observé que personne autant que l’orgueilleux n’aime à faire parade de son humilité et des exigences de sa conscience. Cette parade, qui est contredite par leur allure hautaine et par leurs mesquins partis pris, attira aux pharisiens l’apostrophe de Jésus : « Hypocrites (ou comédiens), vous vous faites des mines accablées, vous vous composez des visages exténués par le jeûne… Vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat… Vous payez la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin, et vous laissez de côté ce qu’il y a de plus important dans la loi : la justice, la miséricorde, la bonne foi, l’amour de Dieu » (Matthieu 6 et Matthieu 23).

« L’orgueil, dit La Rochefoucauld, n’est jamais mieux déguisé et plus capable de tromper que lorsqu’il se cache sous la figure de l’humilité. »

On voit les ravages que cause l’orgueil dans la vie morale. Dans la vie religieuse, où l’humilité est l’introductrice de la grâce, les effets de l’orgueil sont plus redoutables encore. Il est à l’âme ce que la lèpre est au corps, il enlaidit, il ronge, il tue, c’est pourquoi l’on rencontre des hommes qui, au début de leur carrière chrétienne, exerçaient par leur enthousiasme une véritable attirance, mais qui, parvenus à une situation où l’orgueil guette les âmes mal assurées, ont perdu peu à peu leurs qualités spirituelles et jusqu’à la flamme de leur regard.

Après ces observations générales on comprendra le rôle que l’orgueil joue dans la Bible et l’insistance que met celle-ci à prémunir les croyants contre l’orgueil. Dès ses premières pages, elle nous avertit que l’habileté de l’infernal suggesteur fut d’ensemencer d’orgueil le cœur vierge du premier couple humain : « Vous serez comme des dieux ! » L’orgueil ayant levé a produit la convoitise ; celle-ci a provoqué la désobéissance et l’homme a été chassé du Paradis (Genèse 3). Dans tout son effort pour sauver l’humanité perdue, Dieu se heurte à l’orgueil. Prophètes, psalmistes et sages dénoncent l’orgueil comme un compagnon de la méchanceté (Job 20.6 ; Job 35.12 ; Psaumes 31.19 ; Psaumes 73.6 ; Psaumes 119.51 ; Psaumes 123.4 ; Proverbes 21.24) et de la sottise (Proverbes 14.3 ; Psaumes 59.13) ; ils lui donnent pour conséquences la honte, l’humiliation, les divisions, l’effusion du sang, la ruine (Proverbes 11.2 ; Proverbes 29.23 ; Proverbes 13.10 ; Proverbes 16.18) ; ils proclament que Dieu le hait (2 Rois 19.28 ; Ésaïe 37.29 ; Proverbes 8.13 ; Proverbes 16.5 ; Amos 6.8) et en tirera vengeance (Deutéronome 17.12 et suivants, Psaumes 119.21 ; Psaumes 31.24, cf. Psaumes 94.2 ; Psaumes 119.78 ; Psaumes 119.122 ; Ésaïe 13.11 ; Ésaïe 2.12 ; Osée 7.10 ; Jérémie 13.9-17 ; Ézéchiel 7.10 ; Ézéchiel 7.24 ; Ézéchiel 16.56 etc.). On sent que pour les prophètes toute la destinée de l’homme et en particulier du peuple élu se joue entre les deux pôles : humilité et orgueil.

Les Apocryphes font aussi une large part à l’orgueil (cf.  2 Macchabées 5.21 ; 2 Macchabées 9.7 ; 2 Macchabées 9.11 ; 2 Macchabées 15.6, Tobit 4.13 ; Sagesse 5.8 ; Siracide 13.20 ; Siracide 15.8 etc.). Siracide 10 renferme une saisissante description de l’orgueil qui paraît avoir inspiré un passage du Magnificat (cf.  Siracide 10.14 et suivants et Luc 15.1 et suivants). Jésus par son attitude à l’égard des pharisiens sanctionne la révélation de l’Ancien Testament. Son discours de Matthieu 23 n’est qu’un réquisitoire, et combien brûlant, contre les péchés de l’orgueil. L’orgueil des pharisiens les a empêchés d’aller au baptême de Jean-Baptiste ; c’est pourquoi, dit Jésus, « ils ont rendu inutile à leur égard le dessein de Dieu » (Luc 7.30, cf. Luc 15.1). L’orgueil suggère à l’homme infirme qu’il est bien portant, au pécheur qu’il est juste ; Jésus déclare : « Ceux qui sont en santé n’ont pas besoin de médecin mais ceux qui se portent mal. Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs » (Marc 2.13-17). La parabole du pharisien et du péager est ici le texte classique : (Luc 18.9-14) « Ô Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes ». Celui de qui l’orgueil s’est à ce point haussé n’a pas de prochain. Trop distant pour compatir à la peine des autres, n’attendez pas qu’il s’accuse où qu’il cède : s’il s’avouait faillible il se diminuerait. L’orgueil installe le cœur dans l’atmosphère des résistances. L’orgueil est le grand isolant. S’il nous isole des autres, comment ne nous isolerait-il pas de Dieu dont on ne peut approcher qu’à travers l’atmosphère de la grâce. « Quiconque s’élève sera abaissé. »

Les apôtres tiennent, sur ce point, le même langage que l’Ancien Testament et Jésus. Jacques et Pierre citant Proverbes 3.34 d’après les LXX s’accordent à dire : « Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles » (Jacques 4.6 ; 1 Pierre 5.5). Jean, se référant au récit de la chute (Genèse 3.6), écrit : « La convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie ne viennent pas du Père mais du monde, or le monde passe… » (1 Jean 2.16 et suivant). On pouvait s’attendre à ce que Paul, l’apôtre de la grâce, fût impitoyable pour l’orgueil (Romains 1.30 ; 2 Timothée 3.2 et suivants, cf. 1 Timothée 6.4 ; 1 Corinthiens 5.2 ; 2 Corinthiens 12.20 ; Romains 11.20 ; 1 Timothée 6.17), et fît un devoir aux ministres de l’Évangile de s’en tenir loin (1 Timothée 3.6 ; Tite 1.7). Voir Humilité.

Nebucadnetsar : Daniel 4 : 1-37

1 Nebucadnetsar, roi, à tous les peuples, aux nations, aux hommes de toutes langues, qui habitent sur toute la terre. Que la paix vous soit donnée avec abondance !

2 Il m’a semblé bon de faire connaître les signes et les prodiges que le Dieu suprême a opérés à mon égard.

3 Que ses signes sont grands ! que ses prodiges sont puissants ! Son règne est un règne éternel, et sa domination subsiste de génération en génération.

4 Moi, Nebucadnetsar, je vivais tranquille dans ma maison, et heureux dans mon palais.

5 J’ai eu un songe qui m’a effrayé ; les pensées dont j’étais poursuivi sur ma couche et les visions de mon esprit me remplissaient d’épouvante.

6 J’ordonnai qu’on fît venir devant moi tous les sages de Babylone, afin qu’ils me donnassent l’explication du songe.

7 Alors vinrent les magiciens, les astrologues, les Chaldéens et les devins. Je leur dis le songe, et ils ne m’en donnèrent point l’explication.

8 En dernier lieu, se présenta devant moi Daniel, nommé Beltschatsar d’après le nom de mon dieu, et qui a en lui l’esprit des dieux saints. Je lui dis le songe :

9 Beltschatsar, chef des magiciens, qui as en toi, je le sais, l’esprit des dieux saints, et pour qui aucun secret n’est difficile, donne-moi l’explication des visions que j’ai eues en songe.

10 Voici les visions de mon esprit, pendant que j’étais sur ma couche. Je regardais, et voici, il y avait au milieu de la terre un arbre d’une grande hauteur.

11 Cet arbre était devenu grand et fort, sa cime s’élevait jusqu’aux cieux, et on le voyait des extrémités de toute la terre.

12 Son feuillage était beau, et ses fruits abondants ; il portait de la nourriture pour tous ; les bêtes des champs s’abritaient sous son ombre, les oiseaux du ciel faisaient leur demeure parmi ses branches, et tout être vivant tirait de lui sa nourriture.

13 Dans les visions de mon esprit, que j’avais sur ma couche, je regardais, et voici, un de ceux qui veillent et qui sont saints descendit des cieux.

14 Il cria avec force et parla ainsi : Abattez l’arbre, et coupez ses branches ; secouez le feuillage, et dispersez les fruits ; que les bêtes fuient de dessous, et les oiseaux du milieu de ses branches !

15 Mais laissez-en terre le tronc où se trouvent les racines, et liez-le avec des chaînes de fer et d’airain, parmi l’herbe des champs. Qu’il soit trempé de la rosée du ciel, et qu’il ait, comme les bêtes, l’herbe de la terre pour partage.

16 Son cœur d’homme lui sera ôté, et un cœur de bête lui sera donné ; et sept temps passeront sur lui.

17 Cette sentence est un décret de ceux qui veillent, cette résolution est un ordre des saints, afin que les vivants sachent que le Très-Haut domine sur le règne des hommes, qu’il le donne à qui il lui plaît, et qu’il y élève le plus vil des hommes.

18 Voilà le songe que j’ai eu, moi, le roi Nebucadnetsar. Toi, Beltschatsar, donnes-en l’explication, puisque tous les sages de mon royaume ne peuvent me la donner ; toi, tu le peux, car tu as en toi l’esprit des dieux saints.

19 Alors Daniel, nommé Beltschatsar, fut un moment stupéfait, et ses pensées le troublaient. Le roi reprit et dit : Beltschatsar, que le songe et l’explication ne te troublent pas ! Et Beltschatsar répondit : Mon seigneur, que le songe soit pour tes ennemis, et son explication pour tes adversaires !

20 L’arbre que tu as vu, qui était devenu grand et fort, dont la cime s’élevait jusqu’aux cieux, et qu’on voyait de tous les points de la terre ;

21 cet arbre, dont le feuillage était beau et les fruits abondants, qui portait de la nourriture pour tous, sous lequel s’abritaient les bêtes des champs, et parmi les branches duquel les oiseaux du ciel faisaient leur demeure,

22 c’est toi, ô roi, qui es devenu grand et fort, dont la grandeur s’est accrue et s’est élevée jusqu’aux cieux, et dont la domination s’étend jusqu’aux extrémités de la terre.

23 Le roi a vu l’un de ceux qui veillent et qui sont saints descendre des cieux et dire : Abattez l’arbre, et détruisez-le ; mais laissez-en terre le tronc où se trouvent les racines, et liez-le avec des chaînes de fer et d’airain, parmi l’herbe des champs ; qu’il soit trempé de la rosée du ciel, et que son partage soit avec les bêtes des champs, jusqu’à ce que sept temps soient passés sur lui.

24 Voici l’explication, ô roi, voici le décret du Très-Haut, qui s’accomplira sur mon seigneur le roi.

25 On te chassera du milieu des hommes, tu auras ta demeure avec les bêtes des champs, et l’on te donnera comme aux bœufs de l’herbe à manger ; tu seras trempé de la rosée du ciel, et sept temps passeront sur toi, jusqu’à ce que tu saches que le Très-Haut domine sur le règne des hommes et qu’il le donne à qui il lui plaît.

26 L’ordre de laisser le tronc où se trouvent les racines de l’arbre signifie que ton royaume te restera quand tu reconnaîtras que celui qui domine est dans les cieux.

27 C’est pourquoi, ô roi, puisse mon conseil te plaire ! mets un terme à tes péchés en pratiquant la justice, et à tes iniquités en usant de compassion envers les malheureux, et ton bonheur pourra se prolonger.

28 Toutes ces choses se sont accomplies sur le roi Nebucadnetsar.

29 Au bout de douze mois, comme il se promenait dans le palais royal à Babylone,

30 le roi prit la parole et dit : N’est-ce pas ici Babylone la grande, que j’ai bâtie, comme résidence royale, par la puissance de ma force et pour la gloire de ma magnificence ?

31 La parole était encore dans la bouche du roi, qu’une voix descendit du ciel : Apprends, roi Nebucadnetsar, qu’on va t’enlever le royaume.

32 On te chassera du milieu des hommes, tu auras ta demeure avec les bêtes des champs, on te donnera comme aux bœufs de l’herbe à manger ; et sept temps passeront sur toi, jusqu’à ce que tu saches que le Très-Haut domine sur le règne des hommes et qu’il le donne à qui il lui plaît.

33 Au même instant la parole s’accomplit sur Nebucadnetsar. Il fut chassé du milieu des hommes, il mangea de l’herbe comme les bœufs, son corps fut trempé de la rosée du ciel ; jusqu’à ce que ses cheveux crussent comme les plumes des aigles, et ses ongles comme ceux des oiseaux.

34 Après le temps marqué, moi, Nebucadnetsar, je levai les yeux vers le ciel, et la raison me revint. J’ai béni le Très-Haut, j’ai loué et glorifié celui qui vit éternellement, celui dont la domination est une domination éternelle, et dont le règne subsiste de génération en génération.

35 Tous les habitants de la terre ne sont à ses yeux que néant : il agit comme il lui plaît avec l’armée des cieux et avec les habitants de la terre, et il n’y a personne qui résiste à sa main et qui lui dise : Que fais-tu ?

36 En ce temps, la raison me revint ; la gloire de mon royaume, ma magnificence et ma splendeur me furent rendues ; mes conseillers et mes grands me redemandèrent ; je fus rétabli dans mon royaume, et ma puissance ne fit que s’accroître.

37 Maintenant, moi, Nebucadnetsar, je loue, j’exalte et je glorifie le roi des cieux, dont toutes les œuvres sont vraies et les voies justes, et qui peut abaisser ceux qui marchent avec orgueil.

Le roi Belschatsar

5 Le roi Belschatsar donna un grand festin à ses grands au nombre de mille, et il but du vin en leur présence.

Belschatsar, quand il eut goûté au vin, fit apporter les vases d'or et d'argent que son père Nebucadnetsar avait enlevés du temple de Jérusalem, afin que le roi et ses grands, ses femmes et ses concubines, s'en servit pour boire.

Alors on apporta les vases d'or qui avaient été enlevés du temple, de la maison de Dieu à Jérusalem ; et le roi et ses grands, ses femmes et ses concubines, s'en servirent pour boire.

Ils burent du vin, et ils louèrent les dieux d'or, d'argent, d'airain, de fer, de bois et de pierre.

En ce moment, apparurent les doigts d'une main d'homme, et ils écrivirent, en face du chandelier, sur la chaux de la muraille du palais royal. Le roi vit cette extrémité de main qui écrivait.

Alors le roi changea de couleur, et ses pensées le troublèrent ; les jointures de ses reins se relâchèrent, et ses genoux se heurtèrent l'un contre l'autre.

Le roi cria avec force qu'on fît venir les astrologues, les Chaldéens et les devins ; et le roi prit la parole et dit aux sages de Babylone : Quiconque lira cette écriture et m'en donnera l'explication sera revêtu de pourpre, portera un collier d'or à son cou, et aura la troisième place dans le gouvernement du royaume.

Tous les sages du roi entrèrent ; mais ils ne purent pas lire l'écriture et en donner au roi l'explication.

Sur quoi le roi Belschatsar, fut très effrayé, il changea de couleur, et ses grands furent consternés.

10 La reine, à cause des paroles du roi et de ses grands, entra dans la salle du festin, et prit ainsi la parole : O roi, vis éternellement ! Que tes pensées ne te troublent pas, et que ton visage ne change pas de couleur !

11 Il y a dans ton royaume un homme qui a en lui l'esprit des dieux saints ; et du temps de ton père, on trouva chez lui des lumières, de l'intelligence, et une sagesse semblable à la sagesse des dieux. Aussi le roi Nebucadnetsar, ton père, le roi, ton père, l'établit chef des magiciens, des astrologues, des Chaldéens, des devins,

12 parce qu'on trouva chez lui, chez Daniel, nommé par le roi Beltschatsar, un esprit supérieur, de la science et de l'intelligence, la faculté d'interpréter les songes, d'expliquer les énigmes, et de résoudre les questions difficiles. Que Daniel soit donc appelé, et il donnera l'explication.

13 Alors Daniel fut introduit devant le roi. Le roi prit la parole et dit à Daniel : Es-tu ce Daniel, l'un des captifs de Juda, que le roi, mon père, a amenés de Juda ?

14 J'ai appris sur ton compte que tu as en toi l'esprit des dieux, et qu'on trouve chez toi des lumières, de l'intelligence, et une sagesse extraordinaire.

15 On vient d'amener devant moi les sages et les astrologues, afin qu'ils lussent cette écriture et m'en donnassent l’explication ; mais ils n'ont pas pu donner l'explication des mots.

16 J'ai appris que tu peux donner des explications et résoudre des questions difficiles ; maintenant, si tu peux lire cette écriture et m'en donner l'explication, tu seras revêtu de pourpre, tu porteras un collier d'or à ton cou, et tu auras la troisième place dans le gouvernement du royaume.

17 Daniel répondit en présence du roi : Garde tes dons, et accorde à un autre tes présents ; je lirai néanmoins l'écriture au roi, et je lui en donnerai l'explication.

18 O roi, le Dieu suprême avait donné à Nebucadnetsar, ton père, l'empire, la grandeur, la gloire et la magnificence ;

19 et à cause de la grandeur qu'il lui avait donnée, tous les peuples, les nations, les hommes de toutes langues étaient dans la crainte et tremblaient devant lui. Le roi faisait mourir ceux qu'il voulait, et il laissait la vie à ceux qu'il voulait ; il élevait ceux qu'il voulait, et il abaissait ceux qu'il voulait.

20 Mais lorsque son cœur s'éleva et que son esprit s'endurcit jusqu'à l'arrogance, il fut précipité de son trône royal et dépouillé de sa gloire ;

21 il fut chassé du milieu des enfants des hommes, son cœur devint semblable à celui des bêtes, et sa demeure fut avec les ânes sauvages ; on lui donna comme aux bœufs de l'herbe à manger, et son corps fut trempé de la rosée du ciel, jusqu'à ce qu'il reconnût que le Dieu suprême domine sur le règne des hommes et qu'il le donne à qui il lui plaît.

Tu n’as pas humilié ton cœur quoique tu saches ces choses

22 Et toi, Belschatsar, son fils, tu n'as pas humilié ton cœur, quoique tu susses toutes ces choses.

23 Tu t'es élevé contre le Seigneur des cieux ; les vases de sa maison ont été apportés devant toi, et vous vous en êtes servis pour boire du vin, toi et tes grands, tes femmes et tes concubines ; tu as loué les dieux d'argent, d'or, d'airain, de fer, de bois et de pierre, qui ne voient point, qui n'entendent point, et qui ne savent rien, et tu n'as pas glorifié le Dieu qui a dans sa main ton souffle et toutes tes voies.

24 C'est pourquoi il a envoyé cette extrémité de main qui a tracé cette écriture.

25 Voici l'écriture qui a été tracée : Compté, compté, pesé, et divisé.

26 Et voici l'explication de ces mots. Compté : Dieu a compté ton règne, et y a mis fin.

27 Pesé : Tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé léger.

28 Divisé : Ton royaume sera divisé, et donne aux Mèdes et aux Perses.

29 Aussitôt Belschatsar donna des ordres, et l'on revêtit Daniel de pourpre, on lui mit au cou un collier d'or, et on publia qu'il aurait la troisième place dans le gouvernement du royaume.

30 Cette même nuit, Belschatsar, roi des Chaldéens, fut tué.

31 Et Darius, le Mède, s'empara du royaume, étant âgé de soixante-deux ans.

Où est né l’orgueil ?

 

Pour beaucoup de chrétiens et voire d’autres croyants en Dieu. Celui que l’on appelle l’adversaire, le serpent, Satan, le tentateur, aurait été un archange qui se serait rebellé contre Dieu avec un tiers des anges. On prend dans la religion chrétienne deux passages particuliers pour essayer de nous démontrer cette hypothèse :

(Ezéchiel 28 : 1-9 ; Ésaïe 14 : 12-20)

Nous lirons ces passages pour nous faire une idée de ce qui est dit et d’émettre un avis.

Ezéchiel 28 : 1-19

1 La parole de l’Eternel me fut adressée, en ces mots :

2 Fils de l’homme, dis au prince de Tyr : Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Ton cœur s’est élevé, et tu as dit : Je suis Dieu, Je suis assis sur le siège de Dieu, au sein des mers ! Toi, tu es homme et non Dieu, Et tu prends ta volonté pour la volonté de Dieu.

3 Voici, tu es plus sage que Daniel, Rien de secret n’est caché pour toi ;

4 Par ta sagesse et par ton intelligence Tu t’es acquis des richesses, Tu as amassé de l’or et de l’argent Dans tes trésors ;

5 Par ta grande sagesse et par ton commerce Tu as accru tes richesses, Et par tes richesses ton cœur s’est élevé.

6 C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Parce que tu prends ta volonté pour la volonté de Dieu,

7 Voici, je ferai venir contre toi des étrangers, Les plus violents d’entre les peuples ; Ils tireront l’épée contre ton éclatante sagesse, Et ils souilleront ta beauté.

8 Ils te précipiteront dans la fosse, Et tu mourras comme ceux qui tombent percés de coups, Au milieu des mers.

9 En face de ton meurtrier, diras-tu : Je suis Dieu ? Tu seras homme et non Dieu Sous la main de celui qui te tuera.

10 Tu mourras de la mort des incirconcis, Par la main des étrangers. Car moi, j’ai parlé, Dit le Seigneur, l’Eternel.

11 La parole de l’Eternel me fut adressée, en ces mots :

12 Fils de l’homme, Prononce une complainte sur le roi de Tyr ! Tu lui diras : Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Tu mettais le sceau à la perfection, Tu étais plein de sagesse, parfait en beauté.

13 Tu étais en Eden, le jardin de Dieu ; Tu étais couvert de toute espèce de pierres précieuses, De sardoine, de topaze, de diamant, De chrysolithe, d’onyx, de jaspe, De saphir, d’escarboucle, d’émeraude, et d’or ; Tes tambourins et tes flûtes étaient à ton service, Préparés pour le jour où tu fus créé.

14 Tu étais un chérubin protecteur, aux ailes déployées ; Je t’avais placé et tu étais sur la sainte montagne de Dieu ; Tu marchais au milieu des pierres étincelantes.

15 Tu as été intègre dans tes voies, Depuis le jour où tu fus créé Jusqu’à celui où l’iniquité a été trouvée chez toi.

16 Par la grandeur de ton commerce Tu as été rempli de violence, et tu as péché ; Je te précipite de la montagne de Dieu, Et je te fais disparaître, chérubin protecteur, Du milieu des pierres étincelantes.

17 Ton cœur s’est élevé à cause de ta beauté, Tu as corrompu ta sagesse par ton éclat ; Je te jette par terre, Je te livre en spectacle aux rois.

18 Par la multitude de tes iniquités, Par l’injustice de ton commerce, Tu as profané tes sanctuaires ; Je fais sortir du milieu de toi un feu qui te dévore, Je te réduis en cendre sur la terre, Aux yeux de tous ceux qui te regardent.

19 Tous ceux qui te connaissent parmi les peuples Sont dans la stupeur à cause de toi ; Tu es réduit au néant, tu ne seras plus à jamais !

Le roi de Babylone : Ésaïe 14 : 12-20

12 Te voilà tombé du ciel, Astre brillant, fils de l’aurore ! Tu es abattu à terre, Toi, le vainqueur des nations !

13 Tu disais en ton cœur : Je monterai au ciel, J’élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu ; Je m’assiérai sur la montagne de l’assemblée, A l’extrémité du septentrion ;

14 Je monterai sur le sommet des nues, Je serai semblable au Très-Haut.

15 Mais tu as été précipité dans le séjour des morts, Dans les profondeurs de la fosse.

16 Ceux qui te voient fixent sur toi leurs regards, Ils te considèrent attentivement : Est-ce là cet homme qui faisait trembler la terre, Qui ébranlait les royaumes,

17 Qui réduisait le monde en désert, Qui ravageait les villes, Et ne relâchait point ses prisonniers ?

18 Tous les rois des nations, oui, tous, Reposent avec honneur, chacun dans son tombeau.

19 Mais toi, tu as été jeté loin de ton sépulcre, Comme un rameau qu’on dédaigne, Comme une dépouille de gens tués à coups d’épée, Et précipités sur les pierres d’une fosse, Comme un cadavre foulé aux pieds.

20 Tu n’es pas réuni à eux dans le sépulcre, Car tu as détruit ton pays, tu as fait périr ton peuple : On ne parlera plus jamais de la race des méchants.

Orgueil est un péché odieux à l’Eternel, mais aussi à Jésus-Christ

Superbe :  Dictionnaire encyclopédique de la Bible de Augustin Calmet

Orgueil. C’est un péché qui est très-odieux à Dieu et aux hommes, et que l’Écriture condamne en une infinité d’endroits : car que voit-on dans toute l’histoire sacrée, que l’orgueil, la présomption, la vanité de l’homme réprimés ? Qu’y voit-on autre chose que l’humilité, la douceur, la connaissance de sa faiblesse, relevées, soutenues, récompensées (1 Pierre 5.5 Jacques 4.6) ? Dieu résiste aux superbes et accorde sa grâce aux humbles. L’humiliation suivra le superbe, et la gloire sera le partage de l’humble d’esprit (Proverbes 19.23). L’orgueil précède la ruine de l’âme, et l’esprit s’élève avant la chute. Il vaut mieux être humilié avec les humbles que de partager les dépouilles avec les superbes (Proverbes 15.18-19).

Superbe se met aussi pour l’endurcissement et l’insolence du pécheur, par opposition aux péchés de faiblesse ou d’ignorance (Nombres 15.30). Et ailleurs (Deutéronome 17.12).

Le Seigneur a traité les Égyptiens, dans toute sa rigueur, parce qu’ils ont agi avec orgueil et insolence envers les Hébreux (Exode 18.11). Job (Job 26.12) et le Psalmiste (Psaumes 88.11) ont désigné Pharaon sous le nom de Superbe : Prudentia ejus percussit superbum, dit Job : Humiliasti sicut vulneratum superbum, dit le Psalmiste. Isaïe (Isaïe 51.9) emploie la même expression pour marquer la perte de Pharaon. Et Ézéchiel (Ézéchiel 22.12) : Les Chaldéens détruiront l’orgueil, l’insolence la cruauté de l’Égypte. Voyez aussi (Néhémie 9.16, 29).

L’Écriture reproche aussi assez souvent aux Moabites leur orgueil ; elle les désigne sous le nom d’enfants de la hauteur ou de l’orgueil, car c’est ainsi que nous traduisons ce qui est dit dans les Nombres (Nombres 24.17) : Il détruira tous les fils de Seth. L’Hébreu peut signifier : Il détruira tous les fils de la hauteur ou de l’orgueil : ce qui est confirmé par ce passage de Jérémie (Jérémie 50.31-32), qui fait allusion à celui des Nombres. Comparez (Nombres 21.28), avec Jérémie (Jérémie 48, 45), dans l’Hébreu. Voyez aussi (Isaïe 16.6).

L’orgueil ou La Superbe du Jourdain est connu dans les prophètes ; elle marque l’inondation de ce fleuve. Voyez Jérémie (Jérémie 12.5 ; 13.9 ; 49.19 ; Zacharie 11.3), et ce que nous avons remarqué sur cela dans l’article du Jourdain.

L’orgueil et l’orgueilleux, superbia superbus, désignent très-souvent Babylone et les Babyloniens. Dans Isaïe (Isaïe 13.19), inclyta superbia Chaldœorupm marque Babylone Le Seigneur détruira Babylone, cette glorieuse ville, reine de tant de royaumes, qui fait le sujet, de ta gloire et de la vanité des Ohaldéens ; elle sera détruite comme Sodome et Gomorrhe. Voir Jérémie, parlant au roi de Babylone (Jérémie 50.31-32). Voyez aussi le psaume (Psaumes 118.21-51, 69, 78, 85, 122).

Conclusion :

Nous venons de voir d’une manière très succincte ce qu’est l’orgueil ; nous irons plus en détails une prochaine fois.

Bibliographie :

Annexes : la pyramide de Maslow ; Quatre différences entre orgueil et fierté

Pages :16 ;17 ;18 ;19 ;20

 
 

    

    

 

    

    

 


 

 

 Orgueil pour introduction Tod

Table des matières

Orgueil pour introduction Tod. 1

Introduction : 2

Matthieu 4 : 1-11 ; Luc 4 : 4-13. 2

Luc : 2

Matthieu : 3

Ozias : la tentation de l’abus de pouvoir (2 Ch 26.16–21). 3

!. 4

Ezéchias le roi montre tous ses biens : 2 rois 10 : 12-16. 5

Ne donnez pas vos perles aux pourceaux : Matthieu 7 : 6. 5

Orgueil Dictionnaire Biblique Westphal 6

Nebucadnetsar : Daniel 4 : 1-37. 8

Le roi Belschatsar. 10

Tu n’as pas humilié ton cœur quoique tu saches ces choses. 11

Où est né l’orgueil ?. 12

Ezéchiel 28 : 1-19. 12

Le roi de Babylone : Ésaïe 14 : 12-20. 13

Orgueil est un péché odieux à l’Eternel, mais aussi à Jésus-Christ. 14

Superbe :  Dictionnaire encyclopédique de la Bible de Augustin Calmet. 14

Conclusion : 15

Bibliographie : 15

Introduction :

Trois lettres pour trois fléaux, pour ceux qui sont nés dans les années 40 ou 50 ; O.A.S. à une signification précise celle de l’organisation de l’armée secrète. C’était une organisation politico-militaire secrète proche de l’extrême droite crée le 11 février 1961 pour la défense de la présence française en Algérie. Cela voudrait que ce sigle à 50 ans. Mais il ne s’agit pas de cela. Le sigle dont je veux vous parler à une ancienneté de plus de 5000 ans. Il a démarré, quand Lucifer s’est séparé de Dieu emmenant avec lui un tiers des anges. L’orgueil était né. Les autres éléments viendront après.

Pourquoi cette exhortation avec ce thème ?

Pour trois raisons :

La première pour avertir que l’adversaire ne veut pas nous laisser témoigner du salut en Christ sans essayer d’anéantir ou en tous cas diminuer l’impact de celui-ci celui-ci par certaines de nos attitudes qui sont totalement contraires aux recommandations du christ.

La deuxième est de faire connaître les éléments susceptibles de nous induire en tentation. Dans le cas de chrétiens nés de nouveau et baptisés du Saint Esprit ce sera le plus souvent ; L’orgueil en premier, L’argent en second et le sexe en troisième.

La troisième raison est de prévenir sur la façon de faire de l’adversaire, en lisant dans l’écriture inspirée de Dieu, certains textes.

Lucifer connaît nos besoins de reconnaissance, de sécurité et nos besoins physiologiques. Il s’en servira pour nous tenter et nous amener à chuter, si nous lui laissons la possibilité de la faire. Comme dit : 1Pierre 5 : 8 ; soyons prudent le Diable tourne autour de nous pour savoir qui il va dévorer. Christ lui-même a été tenté en toutes choses : Hébreux 4 :15

Matthieu 4 : 1-11 ; Luc 4 : 4-13

Luc :

1 Jésus, rempli du Saint-Esprit, revint du Jourdain, et il fut conduit par l’Esprit dans le désert,

2 où il fut tenté par le diable pendant quarante jours. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, après qu’ils furent écoulés, il eut faim.

3 Le diable lui dit : Si tu es Fils de Dieu, ordonne à cette pierre qu’elle devienne du pain.

4 Jésus lui répondit : Il est écrit : L’Homme ne vivra pas de pain seulement.

5 Le diable, l’ayant élevé, lui montra en un instant tous les royaumes de la terre,

6 et lui dit : Je te donnerai toute cette puissance, et la gloire de ces royaumes ; car elle m’a été donnée, et je la donne à qui je veux.

7 Si donc tu te prosternes devant moi, elle sera toute à toi.

8 Jésus lui répondit : Il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.

9 Le diable le conduisit encore à Jérusalem, le plaça sur le haut du temple, et lui dit : Si tu es Fils de Dieu, jette-toi d’ici en bas ;

10 (4-9) car il est écrit : (4-10) Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet, Afin qu’ils te gardent ;

11 et : Ils te porteront sur les mains, De peur que ton pied ne heurte contre une pierre.

12 Jésus lui répondit : Il est dit : Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu.

13 Après l’avoir tenté de toutes ces manières, le diable s’éloigna de lui jusqu’à un moment favorable.

Matthieu :

1 Alors Jésus fut emmené par l’Esprit dans le désert, pour être tenté par le diable.

3 Le tentateur, s’étant approché, lui dit : Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains.

4 Jésus répondit : Il est écrit : L’homme ne vivra pas de pain 2 Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim.

Seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.

5 Le diable le transporta dans la ville sainte, le plaça sur le haut du temple,

6 et lui dit : Si tu es Fils de Dieu, jette-t’en bas ; car il est écrit : Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet ; Et ils te porteront sur les mains, De peur que ton pied ne heurte contre une pierre.

7 Jésus lui dit : Il est aussi écrit : Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu.

8 Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire,

9 et lui dit : Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m’adores.

10 Jésus lui dit : Retire-toi, Satan ! Car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.

Ozias : la tentation de l’abus de pouvoir (2 Ch 26.16–21)

Ozias, fils d’Amatsia, « fit ce que l’Eternel considère comme juste, imitant en tout point son père Amatsia » (26.4). Le verset suivant nuance cette affirmation : « Il s’attacha à Dieu tant que vécut Zacharie qui lui enseignait comment révérer Dieu. Aussi longtemps qu’il resta attaché à l’Eternel, Dieu lui accorda la réussite ». « Dieu l’assista dans la lutte contre les Philistins, contre les Arabes établis à Gour-Baal, et contre les Maronites. Les Ammonites lui payèrent un tribut et sa renommée se répandit au loin jusqu’en Egypte, car il était devenu extrêmement puissant » (v. 7–8). Le pays prospéra économiquement (v. 10) et militairement (v. 11–15). « Ainsi, sa renommée s’étendit au loin, car il fut merveilleusement aidé jusqu’à ce qu’il soit devenu puissant » (v. 15c).

« Mais lorsqu’il fut devenu puissant, son cœur se gonfla d’orgueil, ce qui entraîna sa perte. Il fut rebelle à l’Eternel son Dieu car il pénétra dans son Temple pour offrir des parfums sur l’autel des parfums » (v. 16). L’office royal ne lui suffisait plus, il voulait y joindre l’office sacerdotal. Les prêtres le reprirent, alors il se mit en colère contre eux. Dieu le frappa d’une lèpre qui resta attachée à lui jusqu’à sa mort, de sorte qu’il dut passer les dernières années de sa vie dans une « maison d’isolement ».

Pour combien d’hommes et de femmes – et même de serviteurs de Dieu – on pourrait répéter ce verset 16 ! L’abus de pouvoir est l’une des tentations les plus courantes chez ceux qui ont déjà certains pouvoirs. On le voit sur le plan politique où des règlements ont essayé de limiter les mandats des responsables – pour constater assez souvent que ceux qui sont atteints par la limite fixée à leur mandat essaient de transgresser la règle et de s’accrocher à leur poste. D’autres essaient, comme Ozias, d’étendre les compétences de leur pouvoir au-delà de ce qui leur a été fixé, quitte à empiéter sur le domaine du voisin. Car le pouvoir agit un peu comme une drogue qui grise ceux qui l’exercent. Ce n’est pas pour rien que l’on dit que « le pouvoir corrompt – et le pouvoir absolu corrompt absolument ».

!

2 Ch 13 à 16 rapportent tous les hauts faits d’Asa en l’honneur de l’Eternel. « Sous le règne d’Asa, le pays connut dix ans de paix. Asa fit ce que l’Eternel son Dieu considère comme bien et juste. Il demanda aux Judéens de s’attacher à l’Eternel, le Dieu de leurs ancêtres, et d’obéir aux commandements de la Loi » (1 Ch 14.1–3). Grâce à l’Eternel, il remporta des victoires en réponse à sa prière (14.10), il renouvela l’alliance avec l’Eternel (chap. 15) et entreprit des réformes religieuses. Il n’hésita même pas à destituer sa grand-mère de son rang de reine-mère parce qu’elle avait dressé une stèle idolâtre. Il fut le réformateur du pays de Juda.

Pendant 36 ans, il servit l’Eternel. Puis vint la crise. Devant les menaces de guerre du roi d’Israël, au lieu de s’appuyer sur l’Eternel comme par le passé, il chercha de l’aide auprès du roi païen Ben Hadad de Syrie. Il lui envoya même de l’argent et de l’or pris dans le Temple de l’Eternel.

Lorsqu’il revint victorieux de la guerre contre Israël, le prophète Hanani le reprit parce qu’il avait mis sa confiance dans le roi païen et non en l’Eternel. Au lieu de prendre ce message à cœur et de s’humilier, il fit jeter le prophète en prison.

« La trente-neuvième année de son règne, Asa tomba gravement malade et il souffrit grandement des pieds ; toutefois, même pendant sa maladie, il ne s’adressa pas à l’Eternel mais seulement aux guérisseurs » (16.12). Après 36 années de bons et loyaux services de l’Eternel, Asa fit naufrage quant à la foi parce qu’il refusa de s’humilier.

Dans toute vie d’enfant de Dieu arrive un temps de crise. Comment y réagir ? Le nombre d’années de fidélité au Seigneur n’évite pas les épreuves et ne donne aucune garantie quant à son issue. La faute d’Asa fut de s’associer au le monde sans Dieu. L’apôtre Paul nous avertit : « Ne vous mettez pas avec des incroyants sous un joug qui n’est pas celui du Seigneur. En effet, ce qui est juste peut-il s’unir à ce qui s’oppose à sa loi ? La lumière peut-elle être solidaire des ténèbres ? Le Christ peut-il s’accorder avec le diable ? Que peut avoir en commun le croyant avec l’incroyant ? Quel accord peut-il exister entre le Temple de Dieu et les idoles ? Car nous sommes, nous, le Temple du Dieu vivant. Dieu lui-même l’a dit : J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux. Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. C’est pourquoi : Sortez du milieu d’eux, Séparez-vous d’eux, dit le Seigneur. N’ayez pas de contact avec ce qui est impur, alors je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur, le Tout-Puissant » (2 Co 6.14–18).

Pourtant, Hanani avait transmis à Asa une merveilleuse promesse : « L’Eternel parcourt toute la terre du regard pour soutenir ceux dont le cœur est tourné vers lui sans partage » (16.9a) ; mais comme Asa ne remplissait pas cette condition, le prophète fut obligé d’ajouter : « Tu as agi comme un insensé, et à cause de cela, tu ne cesseras plus d’être en guerre ».

Ezéchias le roi montre tous ses biens : 2 rois 10 : 12-16

12 En ce même temps, Berodac-Baladan, fils de Baladan, roi de Babylone, envoya une lettre et un présent à Ezéchias, car il avait appris la maladie d’Ezéchias.

13 Ezéchias donna audience aux envoyés, et il leur montra le lieu où étaient ses choses de prix, l’argent et l’or, les aromates et l’huile précieuse, son arsenal, et tout ce qui se trouvait dans ses trésors : il n’y eut rien qu’Ezéchias ne leur fît voir dans sa maison et dans tous ses domaines.

14 Esaïe, le prophète, vint ensuite auprès du roi Ezéchias, et lui dit : Qu’ont dit ces gens-là, et d’où sont-ils venus vers toi ? Ezéchias répondit : Ils sont venus d’un pays éloigné, de Babylone.

15 Esaïe dit encore : Qu’ont-ils vu dans ta maison ? Ezéchias répondit : Ils ont vu tout ce qui est dans ma maison : il n’y a rien dans mes trésors que je ne leur aie fait voir.

Ne donnez pas vos perles aux pourceaux : Matthieu 7 : 6

 

6 Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent.

Kuen, A. (2009). Face à la tentation : Comment y résister ? (1ère édition, p. 57–59). St-Légier, Suisse : Éditions Emmaüs.

Kuen, A. (2009). Face à la tentation : Comment y résister ? (1ère édition, p. 59–61). St-Légier, Suisse : Éditions Emmaüs.

Orgueil Dictionnaire Biblique Westphal

L’Ancien Testament revient sans cesse sur l’orgueil et n’emploie pas moins de douze mots pour le désigner. On voit par-là qu’il lui attribue une capitale importance et qu’il en connaît la complexité. L’orgueil est un amour déréglé de soi-même ; il est l’état d’un homme qui se surfait, s’admire dans ses œuvres, se prête des qualités qu’il n’a pas et qui s’ingénie pour que les autres partagent l’opinion qu’il a de lui-même. Murray a dit : « L’humilité n’est pas tant une vertu entre d’autres que la racine de toutes les vertus » ; on peut dire de même que l’orgueil n’est pas tant un vice entre d’autres que la racine de tous les vices. L’humilité exhale un parfum qui donne du prix à toutes les vertus ; l’orgueil porte en lui un ferment qui fait éclore tous les vices. L’envie, c’est l’orgueil ne pouvant prendre son parti des avantages d’autrui ; la colère nous montre l’orgueil réagissant contre ce qui lui résiste ; la jalousie naît de l’insupportable impression produite sur l’orgueil par une supériorité qui s’impose ; le mensonge lui-même n’est bien souvent que l’orgueil qui se couvre et se masque, espérant par son faux visage retenir l’estime qu’il ne mérite pas. On a observé que personne autant que l’orgueilleux n’aime à faire parade de son humilité et des exigences de sa conscience. Cette parade, qui est contredite par leur allure hautaine et par leurs mesquins partis pris, attira aux pharisiens l’apostrophe de Jésus : « Hypocrites (ou comédiens), vous vous faites des mines accablées, vous vous composez des visages exténués par le jeûne… Vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat… Vous payez la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin, et vous laissez de côté ce qu’il y a de plus important dans la loi : la justice, la miséricorde, la bonne foi, l’amour de Dieu » (Matthieu 6 et Matthieu 23).

« L’orgueil, dit La Rochefoucauld, n’est jamais mieux déguisé et plus capable de tromper que lorsqu’il se cache sous la figure de l’humilité. »

On voit les ravages que cause l’orgueil dans la vie morale. Dans la vie religieuse, où l’humilité est l’introductrice de la grâce, les effets de l’orgueil sont plus redoutables encore. Il est à l’âme ce que la lèpre est au corps, il enlaidit, il ronge, il tue, c’est pourquoi l’on rencontre des hommes qui, au début de leur carrière chrétienne, exerçaient par leur enthousiasme une véritable attirance, mais qui, parvenus à une situation où l’orgueil guette les âmes mal assurées, ont perdu peu à peu leurs qualités spirituelles et jusqu’à la flamme de leur regard.

Après ces observations générales on comprendra le rôle que l’orgueil joue dans la Bible et l’insistance que met celle-ci à prémunir les croyants contre l’orgueil. Dès ses premières pages, elle nous avertit que l’habileté de l’infernal suggesteur fut d’ensemencer d’orgueil le cœur vierge du premier couple humain : « Vous serez comme des dieux ! » L’orgueil ayant levé a produit la convoitise ; celle-ci a provoqué la désobéissance et l’homme a été chassé du Paradis (Genèse 3). Dans tout son effort pour sauver l’humanité perdue, Dieu se heurte à l’orgueil. Prophètes, psalmistes et sages dénoncent l’orgueil comme un compagnon de la méchanceté (Job 20.6 ; Job 35.12 ; Psaumes 31.19 ; Psaumes 73.6 ; Psaumes 119.51 ; Psaumes 123.4 ; Proverbes 21.24) et de la sottise (Proverbes 14.3 ; Psaumes 59.13) ; ils lui donnent pour conséquences la honte, l’humiliation, les divisions, l’effusion du sang, la ruine (Proverbes 11.2 ; Proverbes 29.23 ; Proverbes 13.10 ; Proverbes 16.18) ; ils proclament que Dieu le hait (2 Rois 19.28 ; Ésaïe 37.29 ; Proverbes 8.13 ; Proverbes 16.5 ; Amos 6.8) et en tirera vengeance (Deutéronome 17.12 et suivants, Psaumes 119.21 ; Psaumes 31.24, cf. Psaumes 94.2 ; Psaumes 119.78 ; Psaumes 119.122 ; Ésaïe 13.11 ; Ésaïe 2.12 ; Osée 7.10 ; Jérémie 13.9-17 ; Ézéchiel 7.10 ; Ézéchiel 7.24 ; Ézéchiel 16.56 etc.). On sent que pour les prophètes toute la destinée de l’homme et en particulier du peuple élu se joue entre les deux pôles : humilité et orgueil.

Les Apocryphes font aussi une large part à l’orgueil (cf.  2 Macchabées 5.21 ; 2 Macchabées 9.7 ; 2 Macchabées 9.11 ; 2 Macchabées 15.6, Tobit 4.13 ; Sagesse 5.8 ; Siracide 13.20 ; Siracide 15.8 etc.). Siracide 10 renferme une saisissante description de l’orgueil qui paraît avoir inspiré un passage du Magnificat (cf.  Siracide 10.14 et suivants et Luc 15.1 et suivants). Jésus par son attitude à l’égard des pharisiens sanctionne la révélation de l’Ancien Testament. Son discours de Matthieu 23 n’est qu’un réquisitoire, et combien brûlant, contre les péchés de l’orgueil. L’orgueil des pharisiens les a empêchés d’aller au baptême de Jean-Baptiste ; c’est pourquoi, dit Jésus, « ils ont rendu inutile à leur égard le dessein de Dieu » (Luc 7.30, cf. Luc 15.1). L’orgueil suggère à l’homme infirme qu’il est bien portant, au pécheur qu’il est juste ; Jésus déclare : « Ceux qui sont en santé n’ont pas besoin de médecin mais ceux qui se portent mal. Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs » (Marc 2.13-17). La parabole du pharisien et du péager est ici le texte classique : (Luc 18.9-14) « Ô Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes ». Celui de qui l’orgueil s’est à ce point haussé n’a pas de prochain. Trop distant pour compatir à la peine des autres, n’attendez pas qu’il s’accuse où qu’il cède : s’il s’avouait faillible il se diminuerait. L’orgueil installe le cœur dans l’atmosphère des résistances. L’orgueil est le grand isolant. S’il nous isole des autres, comment ne nous isolerait-il pas de Dieu dont on ne peut approcher qu’à travers l’atmosphère de la grâce. « Quiconque s’élève sera abaissé. »

Les apôtres tiennent, sur ce point, le même langage que l’Ancien Testament et Jésus. Jacques et Pierre citant Proverbes 3.34 d’après les LXX s’accordent à dire : « Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles » (Jacques 4.6 ; 1 Pierre 5.5). Jean, se référant au récit de la chute (Genèse 3.6), écrit : « La convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie ne viennent pas du Père mais du monde, or le monde passe… » (1 Jean 2.16 et suivant). On pouvait s’attendre à ce que Paul, l’apôtre de la grâce, fût impitoyable pour l’orgueil (Romains 1.30 ; 2 Timothée 3.2 et suivants, cf. 1 Timothée 6.4 ; 1 Corinthiens 5.2 ; 2 Corinthiens 12.20 ; Romains 11.20 ; 1 Timothée 6.17), et fît un devoir aux ministres de l’Évangile de s’en tenir loin (1 Timothée 3.6 ; Tite 1.7). Voir Humilité.

Nebucadnetsar : Daniel 4 : 1-37

1 Nebucadnetsar, roi, à tous les peuples, aux nations, aux hommes de toutes langues, qui habitent sur toute la terre. Que la paix vous soit donnée avec abondance !

2 Il m’a semblé bon de faire connaître les signes et les prodiges que le Dieu suprême a opérés à mon égard.

3 Que ses signes sont grands ! que ses prodiges sont puissants ! Son règne est un règne éternel, et sa domination subsiste de génération en génération.

4 Moi, Nebucadnetsar, je vivais tranquille dans ma maison, et heureux dans mon palais.

5 J’ai eu un songe qui m’a effrayé ; les pensées dont j’étais poursuivi sur ma couche et les visions de mon esprit me remplissaient d’épouvante.

6 J’ordonnai qu’on fît venir devant moi tous les sages de Babylone, afin qu’ils me donnassent l’explication du songe.

7 Alors vinrent les magiciens, les astrologues, les Chaldéens et les devins. Je leur dis le songe, et ils ne m’en donnèrent point l’explication.

8 En dernier lieu, se présenta devant moi Daniel, nommé Beltschatsar d’après le nom de mon dieu, et qui a en lui l’esprit des dieux saints. Je lui dis le songe :

9 Beltschatsar, chef des magiciens, qui as en toi, je le sais, l’esprit des dieux saints, et pour qui aucun secret n’est difficile, donne-moi l’explication des visions que j’ai eues en songe.

10 Voici les visions de mon esprit, pendant que j’étais sur ma couche. Je regardais, et voici, il y avait au milieu de la terre un arbre d’une grande hauteur.

11 Cet arbre était devenu grand et fort, sa cime s’élevait jusqu’aux cieux, et on le voyait des extrémités de toute la terre.

12 Son feuillage était beau, et ses fruits abondants ; il portait de la nourriture pour tous ; les bêtes des champs s’abritaient sous son ombre, les oiseaux du ciel faisaient leur demeure parmi ses branches, et tout être vivant tirait de lui sa nourriture.

13 Dans les visions de mon esprit, que j’avais sur ma couche, je regardais, et voici, un de ceux qui veillent et qui sont saints descendit des cieux.

14 Il cria avec force et parla ainsi : Abattez l’arbre, et coupez ses branches ; secouez le feuillage, et dispersez les fruits ; que les bêtes fuient de dessous, et les oiseaux du milieu de ses branches !

15 Mais laissez-en terre le tronc où se trouvent les racines, et liez-le avec des chaînes de fer et d’airain, parmi l’herbe des champs. Qu’il soit trempé de la rosée du ciel, et qu’il ait, comme les bêtes, l’herbe de la terre pour partage.

16 Son cœur d’homme lui sera ôté, et un cœur de bête lui sera donné ; et sept temps passeront sur lui.

17 Cette sentence est un décret de ceux qui veillent, cette résolution est un ordre des saints, afin que les vivants sachent que le Très-Haut domine sur le règne des hommes, qu’il le donne à qui il lui plaît, et qu’il y élève le plus vil des hommes.

18 Voilà le songe que j’ai eu, moi, le roi Nebucadnetsar. Toi, Beltschatsar, donnes-en l’explication, puisque tous les sages de mon royaume ne peuvent me la donner ; toi, tu le peux, car tu as en toi l’esprit des dieux saints.

19 Alors Daniel, nommé Beltschatsar, fut un moment stupéfait, et ses pensées le troublaient. Le roi reprit et dit : Beltschatsar, que le songe et l’explication ne te troublent pas ! Et Beltschatsar répondit : Mon seigneur, que le songe soit pour tes ennemis, et son explication pour tes adversaires !

20 L’arbre que tu as vu, qui était devenu grand et fort, dont la cime s’élevait jusqu’aux cieux, et qu’on voyait de tous les points de la terre ;

21 cet arbre, dont le feuillage était beau et les fruits abondants, qui portait de la nourriture pour tous, sous lequel s’abritaient les bêtes des champs, et parmi les branches duquel les oiseaux du ciel faisaient leur demeure,

22 c’est toi, ô roi, qui es devenu grand et fort, dont la grandeur s’est accrue et s’est élevée jusqu’aux cieux, et dont la domination s’étend jusqu’aux extrémités de la terre.

23 Le roi a vu l’un de ceux qui veillent et qui sont saints descendre des cieux et dire : Abattez l’arbre, et détruisez-le ; mais laissez-en terre le tronc où se trouvent les racines, et liez-le avec des chaînes de fer et d’airain, parmi l’herbe des champs ; qu’il soit trempé de la rosée du ciel, et que son partage soit avec les bêtes des champs, jusqu’à ce que sept temps soient passés sur lui.

24 Voici l’explication, ô roi, voici le décret du Très-Haut, qui s’accomplira sur mon seigneur le roi.

25 On te chassera du milieu des hommes, tu auras ta demeure avec les bêtes des champs, et l’on te donnera comme aux bœufs de l’herbe à manger ; tu seras trempé de la rosée du ciel, et sept temps passeront sur toi, jusqu’à ce que tu saches que le Très-Haut domine sur le règne des hommes et qu’il le donne à qui il lui plaît.

26 L’ordre de laisser le tronc où se trouvent les racines de l’arbre signifie que ton royaume te restera quand tu reconnaîtras que celui qui domine est dans les cieux.

27 C’est pourquoi, ô roi, puisse mon conseil te plaire ! mets un terme à tes péchés en pratiquant la justice, et à tes iniquités en usant de compassion envers les malheureux, et ton bonheur pourra se prolonger.

28 Toutes ces choses se sont accomplies sur le roi Nebucadnetsar.

29 Au bout de douze mois, comme il se promenait dans le palais royal à Babylone,

30 le roi prit la parole et dit : N’est-ce pas ici Babylone la grande, que j’ai bâtie, comme résidence royale, par la puissance de ma force et pour la gloire de ma magnificence ?

31 La parole était encore dans la bouche du roi, qu’une voix descendit du ciel : Apprends, roi Nebucadnetsar, qu’on va t’enlever le royaume.

32 On te chassera du milieu des hommes, tu auras ta demeure avec les bêtes des champs, on te donnera comme aux bœufs de l’herbe à manger ; et sept temps passeront sur toi, jusqu’à ce que tu saches que le Très-Haut domine sur le règne des hommes et qu’il le donne à qui il lui plaît.

33 Au même instant la parole s’accomplit sur Nebucadnetsar. Il fut chassé du milieu des hommes, il mangea de l’herbe comme les bœufs, son corps fut trempé de la rosée du ciel ; jusqu’à ce que ses cheveux crussent comme les plumes des aigles, et ses ongles comme ceux des oiseaux.

34 Après le temps marqué, moi, Nebucadnetsar, je levai les yeux vers le ciel, et la raison me revint. J’ai béni le Très-Haut, j’ai loué et glorifié celui qui vit éternellement, celui dont la domination est une domination éternelle, et dont le règne subsiste de génération en génération.

35 Tous les habitants de la terre ne sont à ses yeux que néant : il agit comme il lui plaît avec l’armée des cieux et avec les habitants de la terre, et il n’y a personne qui résiste à sa main et qui lui dise : Que fais-tu ?

36 En ce temps, la raison me revint ; la gloire de mon royaume, ma magnificence et ma splendeur me furent rendues ; mes conseillers et mes grands me redemandèrent ; je fus rétabli dans mon royaume, et ma puissance ne fit que s’accroître.

37 Maintenant, moi, Nebucadnetsar, je loue, j’exalte et je glorifie le roi des cieux, dont toutes les œuvres sont vraies et les voies justes, et qui peut abaisser ceux qui marchent avec orgueil.

Le roi Belschatsar

5 Le roi Belschatsar donna un grand festin à ses grands au nombre de mille, et il but du vin en leur présence.

Belschatsar, quand il eut goûté au vin, fit apporter les vases d'or et d'argent que son père Nebucadnetsar avait enlevés du temple de Jérusalem, afin que le roi et ses grands, ses femmes et ses concubines, s'en servit pour boire.

Alors on apporta les vases d'or qui avaient été enlevés du temple, de la maison de Dieu à Jérusalem ; et le roi et ses grands, ses femmes et ses concubines, s'en servirent pour boire.

Ils burent du vin, et ils louèrent les dieux d'or, d'argent, d'airain, de fer, de bois et de pierre.

En ce moment, apparurent les doigts d'une main d'homme, et ils écrivirent, en face du chandelier, sur la chaux de la muraille du palais royal. Le roi vit cette extrémité de main qui écrivait.

Alors le roi changea de couleur, et ses pensées le troublèrent ; les jointures de ses reins se relâchèrent, et ses genoux se heurtèrent l'un contre l'autre.

Le roi cria avec force qu'on fît venir les astrologues, les Chaldéens et les devins ; et le roi prit la parole et dit aux sages de Babylone : Quiconque lira cette écriture et m'en donnera l'explication sera revêtu de pourpre, portera un collier d'or à son cou, et aura la troisième place dans le gouvernement du royaume.

Tous les sages du roi entrèrent ; mais ils ne purent pas lire l'écriture et en donner au roi l'explication.

Sur quoi le roi Belschatsar, fut très effrayé, il changea de couleur, et ses grands furent consternés.

10 La reine, à cause des paroles du roi et de ses grands, entra dans la salle du festin, et prit ainsi la parole : O roi, vis éternellement ! Que tes pensées ne te troublent pas, et que ton visage ne change pas de couleur !

11 Il y a dans ton royaume un homme qui a en lui l'esprit des dieux saints ; et du temps de ton père, on trouva chez lui des lumières, de l'intelligence, et une sagesse semblable à la sagesse des dieux. Aussi le roi Nebucadnetsar, ton père, le roi, ton père, l'établit chef des magiciens, des astrologues, des Chaldéens, des devins,

12 parce qu'on trouva chez lui, chez Daniel, nommé par le roi Beltschatsar, un esprit supérieur, de la science et de l'intelligence, la faculté d'interpréter les songes, d'expliquer les énigmes, et de résoudre les questions difficiles. Que Daniel soit donc appelé, et il donnera l'explication.

13 Alors Daniel fut introduit devant le roi. Le roi prit la parole et dit à Daniel : Es-tu ce Daniel, l'un des captifs de Juda, que le roi, mon père, a amenés de Juda ?

14 J'ai appris sur ton compte que tu as en toi l'esprit des dieux, et qu'on trouve chez toi des lumières, de l'intelligence, et une sagesse extraordinaire.

15 On vient d'amener devant moi les sages et les astrologues, afin qu'ils lussent cette écriture et m'en donnassent l’explication ; mais ils n'ont pas pu donner l'explication des mots.

16 J'ai appris que tu peux donner des explications et résoudre des questions difficiles ; maintenant, si tu peux lire cette écriture et m'en donner l'explication, tu seras revêtu de pourpre, tu porteras un collier d'or à ton cou, et tu auras la troisième place dans le gouvernement du royaume.

17 Daniel répondit en présence du roi : Garde tes dons, et accorde à un autre tes présents ; je lirai néanmoins l'écriture au roi, et je lui en donnerai l'explication.

18 O roi, le Dieu suprême avait donné à Nebucadnetsar, ton père, l'empire, la grandeur, la gloire et la magnificence ;

19 et à cause de la grandeur qu'il lui avait donnée, tous les peuples, les nations, les hommes de toutes langues étaient dans la crainte et tremblaient devant lui. Le roi faisait mourir ceux qu'il voulait, et il laissait la vie à ceux qu'il voulait ; il élevait ceux qu'il voulait, et il abaissait ceux qu'il voulait.

20 Mais lorsque son cœur s'éleva et que son esprit s'endurcit jusqu'à l'arrogance, il fut précipité de son trône royal et dépouillé de sa gloire ;

21 il fut chassé du milieu des enfants des hommes, son cœur devint semblable à celui des bêtes, et sa demeure fut avec les ânes sauvages ; on lui donna comme aux bœufs de l'herbe à manger, et son corps fut trempé de la rosée du ciel, jusqu'à ce qu'il reconnût que le Dieu suprême domine sur le règne des hommes et qu'il le donne à qui il lui plaît.

Tu n’as pas humilié ton cœur quoique tu saches ces choses

22 Et toi, Belschatsar, son fils, tu n'as pas humilié ton cœur, quoique tu susses toutes ces choses.

23 Tu t'es élevé contre le Seigneur des cieux ; les vases de sa maison ont été apportés devant toi, et vous vous en êtes servis pour boire du vin, toi et tes grands, tes femmes et tes concubines ; tu as loué les dieux d'argent, d'or, d'airain, de fer, de bois et de pierre, qui ne voient point, qui n'entendent point, et qui ne savent rien, et tu n'as pas glorifié le Dieu qui a dans sa main ton souffle et toutes tes voies.

24 C'est pourquoi il a envoyé cette extrémité de main qui a tracé cette écriture.

25 Voici l'écriture qui a été tracée : Compté, compté, pesé, et divisé.

26 Et voici l'explication de ces mots. Compté : Dieu a compté ton règne, et y a mis fin.

27 Pesé : Tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé léger.

28 Divisé : Ton royaume sera divisé, et donne aux Mèdes et aux Perses.

29 Aussitôt Belschatsar donna des ordres, et l'on revêtit Daniel de pourpre, on lui mit au cou un collier d'or, et on publia qu'il aurait la troisième place dans le gouvernement du royaume.

30 Cette même nuit, Belschatsar, roi des Chaldéens, fut tué.

31 Et Darius, le Mède, s'empara du royaume, étant âgé de soixante-deux ans.

Où est né l’orgueil ?

 

Pour beaucoup de chrétiens et voire d’autres croyants en Dieu. Celui que l’on appelle l’adversaire, le serpent, Satan, le tentateur, aurait été un archange qui se serait rebellé contre Dieu avec un tiers des anges. On prend dans la religion chrétienne deux passages particuliers pour essayer de nous démontrer cette hypothèse :

(Ezéchiel 28 : 1-9 ; Ésaïe 14 : 12-20)

Nous lirons ces passages pour nous faire une idée de ce qui est dit et d’émettre un avis.

Ezéchiel 28 : 1-19

1 La parole de l’Eternel me fut adressée, en ces mots :

2 Fils de l’homme, dis au prince de Tyr : Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Ton cœur s’est élevé, et tu as dit : Je suis Dieu, Je suis assis sur le siège de Dieu, au sein des mers ! Toi, tu es homme et non Dieu, Et tu prends ta volonté pour la volonté de Dieu.

3 Voici, tu es plus sage que Daniel, Rien de secret n’est caché pour toi ;

4 Par ta sagesse et par ton intelligence Tu t’es acquis des richesses, Tu as amassé de l’or et de l’argent Dans tes trésors ;

5 Par ta grande sagesse et par ton commerce Tu as accru tes richesses, Et par tes richesses ton cœur s’est élevé.

6 C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Parce que tu prends ta volonté pour la volonté de Dieu,

7 Voici, je ferai venir contre toi des étrangers, Les plus violents d’entre les peuples ; Ils tireront l’épée contre ton éclatante sagesse, Et ils souilleront ta beauté.

8 Ils te précipiteront dans la fosse, Et tu mourras comme ceux qui tombent percés de coups, Au milieu des mers.

9 En face de ton meurtrier, diras-tu : Je suis Dieu ? Tu seras homme et non Dieu Sous la main de celui qui te tuera.

10 Tu mourras de la mort des incirconcis, Par la main des étrangers. Car moi, j’ai parlé, Dit le Seigneur, l’Eternel.

11 La parole de l’Eternel me fut adressée, en ces mots :

12 Fils de l’homme, Prononce une complainte sur le roi de Tyr ! Tu lui diras : Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Tu mettais le sceau à la perfection, Tu étais plein de sagesse, parfait en beauté.

13 Tu étais en Eden, le jardin de Dieu ; Tu étais couvert de toute espèce de pierres précieuses, De sardoine, de topaze, de diamant, De chrysolithe, d’onyx, de jaspe, De saphir, d’escarboucle, d’émeraude, et d’or ; Tes tambourins et tes flûtes étaient à ton service, Préparés pour le jour où tu fus créé.

14 Tu étais un chérubin protecteur, aux ailes déployées ; Je t’avais placé et tu étais sur la sainte montagne de Dieu ; Tu marchais au milieu des pierres étincelantes.

15 Tu as été intègre dans tes voies, Depuis le jour où tu fus créé Jusqu’à celui où l’iniquité a été trouvée chez toi.

16 Par la grandeur de ton commerce Tu as été rempli de violence, et tu as péché ; Je te précipite de la montagne de Dieu, Et je te fais disparaître, chérubin protecteur, Du milieu des pierres étincelantes.

17 Ton cœur s’est élevé à cause de ta beauté, Tu as corrompu ta sagesse par ton éclat ; Je te jette par terre, Je te livre en spectacle aux rois.

18 Par la multitude de tes iniquités, Par l’injustice de ton commerce, Tu as profané tes sanctuaires ; Je fais sortir du milieu de toi un feu qui te dévore, Je te réduis en cendre sur la terre, Aux yeux de tous ceux qui te regardent.

19 Tous ceux qui te connaissent parmi les peuples Sont dans la stupeur à cause de toi ; Tu es réduit au néant, tu ne seras plus à jamais !

Le roi de Babylone : Ésaïe 14 : 12-20

12 Te voilà tombé du ciel, Astre brillant, fils de l’aurore ! Tu es abattu à terre, Toi, le vainqueur des nations !

13 Tu disais en ton cœur : Je monterai au ciel, J’élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu ; Je m’assiérai sur la montagne de l’assemblée, A l’extrémité du septentrion ;

14 Je monterai sur le sommet des nues, Je serai semblable au Très-Haut.

15 Mais tu as été précipité dans le séjour des morts, Dans les profondeurs de la fosse.

16 Ceux qui te voient fixent sur toi leurs regards, Ils te considèrent attentivement : Est-ce là cet homme qui faisait trembler la terre, Qui ébranlait les royaumes,

17 Qui réduisait le monde en désert, Qui ravageait les villes, Et ne relâchait point ses prisonniers ?

18 Tous les rois des nations, oui, tous, Reposent avec honneur, chacun dans son tombeau.

19 Mais toi, tu as été jeté loin de ton sépulcre, Comme un rameau qu’on dédaigne, Comme une dépouille de gens tués à coups d’épée, Et précipités sur les pierres d’une fosse, Comme un cadavre foulé aux pieds.

20 Tu n’es pas réuni à eux dans le sépulcre, Car tu as détruit ton pays, tu as fait périr ton peuple : On ne parlera plus jamais de la race des méchants.

Orgueil est un péché odieux à l’Eternel, mais aussi à Jésus-Christ

Superbe :  Dictionnaire encyclopédique de la Bible de Augustin Calmet

Orgueil. C’est un péché qui est très-odieux à Dieu et aux hommes, et que l’Écriture condamne en une infinité d’endroits : car que voit-on dans toute l’histoire sacrée, que l’orgueil, la présomption, la vanité de l’homme réprimés ? Qu’y voit-on autre chose que l’humilité, la douceur, la connaissance de sa faiblesse, relevées, soutenues, récompensées (1 Pierre 5.5 Jacques 4.6) ? Dieu résiste aux superbes et accorde sa grâce aux humbles. L’humiliation suivra le superbe, et la gloire sera le partage de l’humble d’esprit (Proverbes 19.23). L’orgueil précède la ruine de l’âme, et l’esprit s’élève avant la chute. Il vaut mieux être humilié avec les humbles que de partager les dépouilles avec les superbes (Proverbes 15.18-19).

Superbe se met aussi pour l’endurcissement et l’insolence du pécheur, par opposition aux péchés de faiblesse ou d’ignorance (Nombres 15.30). Et ailleurs (Deutéronome 17.12).

Le Seigneur a traité les Égyptiens, dans toute sa rigueur, parce qu’ils ont agi avec orgueil et insolence envers les Hébreux (Exode 18.11). Job (Job 26.12) et le Psalmiste (Psaumes 88.11) ont désigné Pharaon sous le nom de Superbe : Prudentia ejus percussit superbum, dit Job : Humiliasti sicut vulneratum superbum, dit le Psalmiste. Isaïe (Isaïe 51.9) emploie la même expression pour marquer la perte de Pharaon. Et Ézéchiel (Ézéchiel 22.12) : Les Chaldéens détruiront l’orgueil, l’insolence la cruauté de l’Égypte. Voyez aussi (Néhémie 9.16, 29).

L’Écriture reproche aussi assez souvent aux Moabites leur orgueil ; elle les désigne sous le nom d’enfants de la hauteur ou de l’orgueil, car c’est ainsi que nous traduisons ce qui est dit dans les Nombres (Nombres 24.17) : Il détruira tous les fils de Seth. L’Hébreu peut signifier : Il détruira tous les fils de la hauteur ou de l’orgueil : ce qui est confirmé par ce passage de Jérémie (Jérémie 50.31-32), qui fait allusion à celui des Nombres. Comparez (Nombres 21.28), avec Jérémie (Jérémie 48, 45), dans l’Hébreu. Voyez aussi (Isaïe 16.6).

L’orgueil ou La Superbe du Jourdain est connu dans les prophètes ; elle marque l’inondation de ce fleuve. Voyez Jérémie (Jérémie 12.5 ; 13.9 ; 49.19 ; Zacharie 11.3), et ce que nous avons remarqué sur cela dans l’article du Jourdain.

L’orgueil et l’orgueilleux, superbia superbus, désignent très-souvent Babylone et les Babyloniens. Dans Isaïe (Isaïe 13.19), inclyta superbia Chaldœorupm marque Babylone Le Seigneur détruira Babylone, cette glorieuse ville, reine de tant de royaumes, qui fait le sujet, de ta gloire et de la vanité des Ohaldéens ; elle sera détruite comme Sodome et Gomorrhe. Voir Jérémie, parlant au roi de Babylone (Jérémie 50.31-32). Voyez aussi le psaume (Psaumes 118.21-51, 69, 78, 85, 122).

Conclusion :

Nous venons de voir d’une manière très succincte ce qu’est l’orgueil ; nous irons plus en détails une prochaine fois.

Bibliographie :

Annexes : la pyramide de Maslow ; Quatre différences entre orgueil et fierté

Pages :16 ;17 ;18 ;19 ;20

Nos rencontres

Enseignements Bibliques uniquement sur rendez-vous via le mail ou le téléphone

Nos coordonnées

Bernard IRRMANN D.D PH.D

(Docteur en philosophie des religions & Docteur en théologie Biblique)

1021 route de Pont d’Ain

01160 Neuville-sur-Ain

Tél : 06 11 37 43 48

Email : assembleelavieeternelle@live.fr