La liberté en Christ

Table des matières

La liberté en Christ. 1

La liberté. 1

Définition de la liberté. 2

Les différentes formes de liberté :. 2

Le libérateur. 4

Une année de grâce, une année de liberté, une année de Jubilé. 4

Donnons une explication au texte déjà cité :. 5

Il révèle l’autorité (ou la puissance) du Christ. 6

Il exprime le message du Christ. 6

La mission du Christ. 6

Quelques versets qui parlent de liberté. 8

Devenir esclave du Christ pour être maître de sa liberté. 10

Même si cela semble contradictoire !. 10

Participer à l’héritage de Christ. 11

La liberté chrétienne :. 11

Jésus nous libère pour…... 11

La liberté chrétienne : être au service des autres. 14

La liberté chrétienne : être conduit par l’Esprit. 15

Les chaînes de certains chrétiens. 16

Comprendre ce que veut dire être crucifiés avec Christ. 16

 

  La liberté

 

"La liberté commence où l'ignorance finit."

Victor Hugo - 1802-1885 - Océan, 1840

  Définition de la liberté

Etymologie : du latin liber, libre.

La liberté est l'état d'une personne ou d'un peuple qui ne subit pas de contraintes, de soumissions, de servitudes exercées par une autre personne, par un pouvoir tyrannique ou par une puissance étrangère. C'est aussi l'état d'une personne qui n'est ni prisonnière ni sous la dépendance de quelqu'un.

La liberté peut être définie de manière positive comme l'autonomie et la spontanéité d'une personne douée de raison. La liberté est la possibilité de pouvoir agir selon sa propre volonté, dans le cadre d'un système politique ou social, dans la mesure où l'on ne porte pas atteinte aux droits des autres et à la sécurité publique.

  Les différentes formes de liberté :

Liberté naturelle : en vertu du droit naturel.

Liberté civile : en respectant les lois.

Liberté politique : pouvoir exercer une activité politique, adhérer à un parti, militer, élire des représentants...

Liberté individuelle : droit de chacun d'agir librement sans encourir de mesures arbitraires. Utilisé seul, le terme "liberté" recouvre à la fois la liberté individuelle, la liberté civile et la liberté politique.

Avec un substantif ou un adjectif, "la liberté ..." décline les principes de la liberté appliqués à un domaine. Exemples :

Liberté de conscience (choix d'une religion ou le refus d'avoir une religion),

Liberté du culte,

Liberté d'opinion, de pensée, d'expression (en matière politique, religieuse, philosophique),

Liberté de la presse,

Liberté de mouvement,

Liberté d'association,

Liberté syndicale,

Liberté économique,

Dans la devise "Liberté, Egalité, Fraternité" de la République française (issue de la Révolution), le terme "liberté" sous-entend que la contrainte et le devoir ne peuvent venir que des lois établies par l'Assemblée nationale, librement élue par le peuple.

L’Esprit de l’Eternel, |du Seigneur, est sur moi

Car l’Eternel m’a oint

Pour annoncer aux humiliés |une bonne nouvelle.

Oui, il m’a envoyé |afin de panser ceux |qui ont le cœur brisé,

D’annoncer aux captifs |leur délivrance

Et à ceux qui sont prisonniers |leur mise en liberté.

Ésaïe 61 :1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Le libérateur

Qui parle ici ? Selon plusieurs, le prophète lui-même. Cela ne nous paraît pas possible. Car celui qui parle ne se donne pas seulement pour un évangéliste, un messager du salut ; il en est lui-même l’auteur ; il est le Sauveur (verset 3). Si l’on se rappelle les tableaux précédents de l’œuvre du Messie dans le livre d’Esaïe (42.1-7 ; Ésaïe 49.8-13 ; Esaïe 50 :1-9 ; 52 :13-15 ; Esaïe 53 : 1-12 comparez Ésaïe 11.2), on ne doutera pas que ce ne soit lui que le prophète introduise ici sans le nommer. C’est donc lui qui réalisera le magnifique avenir promis à Sion dans le chapitre 60.

L’Éternel m’a oint. L’onction est l’emblème de la communication des dons du Saint-Esprit. C’était par cette cérémonie que les prêtres, les rois et quelquefois les prophètes étaient introduits dans leur charge (Exode 28.41 ; 1 Rois 1.39 ; 1 Rois 19.16). Le serviteur de l’Éternel, tel qu’il a été dépeint jusqu’ici (particulièrement dans les chapitres 42 et 53), réunit en sa personne ces trois charges et reçoit pour les remplir la plénitude de l’Esprit divin (Ésaïe 11.2 ; Ésaïe 42.1). Ce don s’est réalisé pour Jésus au moment de son baptême ; l’Esprit est descendu et est demeuré sur lui (Jean 1.32 ; Jean 3.34). Le nom de Messie vient en hébreu du verbe oindre ; le choix de ce verbe confirme notre opinion que c’est le Messie qui parle. Jésus lui-même a déclaré être le personnage ici annoncé, quand il a dit, après avoir lu le commencement de ce discours dans la synagogue de Nazareth : Cette parole est accomplie aujourd’hui et vous l’entendez (Luc 4.16-21).

La bonne nouvelle signifie la même chose que le mot grec évangile ; c’est le terme qui désigne dans le Nouveau Testament la prédication de Jésus. Ce message s’adresse tout spécialement aux débonnaires, ordinairement foulés et malheureux en ce monde (Matthieu 5.5).

             Une année de grâce, une année de liberté, une année de Jubilé

Annoncer… la liberté… Ces expressions font allusion à l’institution du jubilé, dans laquelle Ésaïe voit un type de la délivrance messianique. L’année de jubilé, instituée par la loi, revenait tous les cinquante ans (à l’expiration de sept périodes sabbatiques). Les esclaves israélites devaient cette année-là être mis en liberté ; ceux qui avaient dû vendre leurs biens rentraient en possession de leur patrimoine. Aussi est-il dit Lévitique 25.10 : Vous sanctifierez la cinquantième année et vous publierez la liberté par le pays à tous ses habitants. Et Ézéchiel (Ézéchiel 46.17) appelle cette année-là une année de liberté. Cette institution, destinée à procurer à Israël une sorte de restauration périodique, offre une belle image de l’ère de grâce dont le, Messie proclamera l’ouverture et qui doit aboutir à la réintégration du peuple de Dieu dans son héritage.

  Donnons une explication au texte déjà cité :

L’Esprit du Seigneur est sur moi ; Car il m’a oint ; Pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres.

Il m’a envoyé |pour annoncer aux captifs la délivrance, ; Aux aveugles le recouvrement de la vue,

Pour apporter la liberté aux opprimés.

Le début de ce chapitre est d'un intérêt tout particulier. C'est le passage qu'a choisi le Seigneur Jésus lorsqu'il s'est levé pour lire et méditer dans la synagogue de Nazareth (Luc 4 :16-21 Luc 4.16-22).

Mais remarquons un détail de la plus haute importance : Jésus a interrompu sa lecture au milieu de la phrase, avant la mention du jour de la vengeance.

Seule la première partie de son ministère — celui de la grâce — était accomplie « eux l’entendant ». Ce qui suit, c'est-à-dire le jugement, était suspendu et l'est

Encore aujourd'hui. Là où notre texte ne comporte pas même une virgule, Dieu a intercalé déjà presque 2 000 ans de patience.

Ésaïe 61 rapporte une déclaration prophétique du Messie lui-même où il résume, à la première personne du singulier, l’essence de son ministère :

L’Esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, car l’Éternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, et aux prisonniers la délivrance ; pour publier une année de grâce de l’Éternel, et un jour de vengeance de notre Dieu ; pour consoler tous les affligés ; pour accorder aux affligés de Sion, pour leur donner un diadème au lieu de la cendre, une huile de joie au lieu du deuil, un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu, afin qu’on les appelle des térébinthes de la justice, une plantation de l’Éternel, pour servir à sa gloire (Ésaïe 61.1-3).

On sait que cette prophétie porte sur le ministère de Christ parce que le texte regorge d’indices messianiques (par ex. l’onction) et parce que le Nouveau Testament le confirme. Au début de son ministère public, le Seigneur Jésus lit ce texte dans la synagogue de Nazareth, la ville où il a grandi (Luc 4.16-21). Il souligne la portée prophétique d’Ésaïe 61 en l’utilisant pour revendiquer son identité messianique.

Trois aspects du ministère du Messie se dégagent de ce texte.

 

  Il révèle l’autorité (ou la puissance) du Christ.

Cette puissance découle de l’onction divine. L’Éternel a oint Christ et l’a ainsi consacré pour être le Médiateur. Cette onction est la garantie qu’il accomplira aussi avec efficacité les fonctions correspondantes de prophète, de sacrificateur et de roi. En tant qu’élu de Dieu (Ésaïe 42.1), Dieu l’a mis à part pour accomplir son plan éternel de salut et de rédemption. La puissance du Messie repose sur la puissance divine. Les prophètes ont souvent prédit que l’Éternel lui donnerait l’Esprit sans mesure (Ésaïe 11.2). C’est une des caractéristiques de son ministère et la preuve irréfutable qu’il est le Christ de Dieu (Jean 3.34). La puissance de l’Esprit repose sur lui et garantit le succès de tous les aspects de son ministère. Aucun obstacle ne peut l’empêcher de mener sa mission à bien (Zacharie 4.6).

  Il exprime le message du Christ.

Il a les paroles de la vie. Son message peut se résumer en quatre mots : évangélisation (« porter de bonnes nouvelles »), consolation (« guérir ceux qui ont le cœur brisé »), libération (« proclamer aux captifs la liberté ») et avertissement (proclamer l’année de grâce et le jour de vengeance).

  La mission du Christ.

Les versets 2 et 3 révèlent le triple objectif de cette mission vis-à-vis de l’Éternel et de ceux qui pleurent sur Sion. Elle consiste d’abord à justifier les pécheurs. Cela se voit au verset 3, où ceux qui pleurent sont appelés « térébinthes de la justice, une plantation de l’Éternel ». Christ emploie la même image lorsqu’il dit à propos des pharisiens : « Toute plante que n’a pas plantée mon Père céleste sera déracinée » (Matthieu 15.13). Mais ceux que l’Éternel plante dans le sol fertile de la justice de Christ sont en sécurité ; rien ne les déracinera.

Ensuite, sa mission consiste à transformer des vies. La vie de ceux qui pleurent sur Sion ne sera plus la même. Il donne « un diadème au lieu de la cendre, une huile de joie au lieu du deuil, un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu ». La grâce ne laisse jamais le pécheur dans l’état où elle le trouve. Enfin, sa mission consiste à glorifier Dieu. Tout ce qu’il fait vise à « servir à sa gloire » (Matthieu 15.3). Le salut bénéficie aux pécheurs, mais son objectif ultime est de servir à la louange de la gloire de la grâce de Dieu (Éphésiens 1). Le Seigneur Jésus affirme avoir accompli cet aspect de sa mission lorsqu’il dit au Père : « Je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire » (Jean 17.4). Il n’est donc pas surprenant que lorsqu’à Nazareth, Jésus applique tout cela à lui-même, « tous lui rendaient témoignage ; ils étaient étonnés des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche » (Luc 4.22).

Luc 4 :18 ; Esaie 61 :1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Quelques versets qui parlent de liberté

 

Voici, au contraire, un homme qui scrute la loi parfaite qui donne la liberté : il lui demeure fidèlement attaché et, au lieu de l’oublier après l’avoir entendue, il y conforme ses actes ; cet homme sera heureux dans tout ce qu’il fait.

Jacques 1 :25

Dieu accorde aux gens seuls |une famille.

Il donne aux prisonniers |de sortir libres, dans la joie.

Seuls les rebelles |sont confinés |dans un désert aride.

Psaume 68 :7

De nombreux malheurs atteignent le juste

Mais l’Eternel le délivre de tous.

Psaume 34 :20

Vous agirez ainsi en hommes libres, sans faire pour autant de votre liberté un voile pour couvrir une mauvaise conduite, car vous êtes des serviteurs de Dieu.

1 Pierre 2 :16

Christ nous a rendus libres pour que nous connaissions la vraie liberté. C’est pourquoi tenez bon et ne vous mettez pas à nouveau sous le joug de l’esclavage.

Galates 5 :1

Le Seigneur dont parle le texte, c’est l’Esprit, et là où est l’Esprit du Seigneur, là règne la liberté.

2 Corinthiens 3 :17

Si donc c’est le Fils qui vous donne la liberté, alors vous serez vraiment libres.

Jean 8 :36

Oui, mes frères et sœurs, vous avez été appelés à la liberté. Seulement, ne faites pas de cette liberté un prétexte pour vivre comme des hommes livrés à eux-mêmes. Au contraire, par amour, mettez-vous au service les uns des autres.

Galates 5 :13

Tout m’est permis. Certes, mais tout n’est pas bon pour moi. Tout m’est permis, c’est vrai, mais je ne veux pas me placer sous un esclavage quelconque.

1 Corinthiens 6 :12

Alors je pourrai vivre |dans la vraie liberté,

Car j’ai à cœur |de suivre tes préceptes.

Psaume 119 :45

Alors Jésus dit aux Juifs qui avaient mis leur foi en lui : Si vous vous attachez à la Parole que je vous ai annoncée, vous êtes vraiment mes disciples. Vous connaîtrez la vérité, et la vérité fera de vous des hommes libres.

Jean 8 :31-32

Maintenant donc, il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont unis à Jésus-Christ. Car la loi de l’Esprit qui nous donne la vie dans l’union avec Jésus-Christ t’a libéré de la loi du péché et de la mort.

Romains 8 :1-2

Mais maintenant, affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, le fruit que vous portez, c’est une vie sainte, et le résultat auquel vous aboutissez, c’est la vie éternelle.

Romains 6 :22

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Devenir esclave du Christ pour être maître de sa liberté

Nous aspirons tous à être libres. Surtout en Occident, la liberté est la première valeur, recherchée par tous ceux qui sont ou se sentent opprimés.

Il y a cependant une différence entre la liberté en Christ et la libération politico-économique.

Les peuples les plus sévèrement opprimés de l'histoire ont souvent trouvé leur pleine liberté en Christ.

La Bible dit que personne n'est libre spirituellement. En Romains 6, Paul explique que nous sommes tous esclaves, soit du péché, soit de la justice. Ceux qui sont esclaves du péché ne peuvent s'affranchir eux-mêmes, mais une fois libérés de la puissance et du châtiment du péché par le sacrifice de la croix, nous entrons dans une autre forme d'esclavage en laquelle nous trouvons une paix parfaite et une liberté totale.

  Même si cela semble contradictoire !

La liberté en Christ n'est que pour ceux qui sont ses esclaves, ceux qui l’acceptent comme roi et maître sur leur vie. L'esclavage est considéré aujourd'hui comme un état dur et dévalorisant, d'inégalité, alors que dans le paradigme biblique, la véritable liberté appartient à l'esclave de Christ, qui éprouve la joie et la paix de son maître, produits de la seule liberté qu’il ne connaîtra jamais. Le terme doulos est employé 124 fois dans le Nouveau Testament et désigne « quelqu'un qui appartient à quelqu'un d'autre », un « esclave qui ne s'appartient pas à lui-même ».

Il nous faut employer le bon terme

Malheureusement, la plupart des traductions bibliques modernes traduisent doulos par « serviteur ». Or, un serviteur travaille pour un salaire.

Son employeur lui doit une récompense pour son travail. Le chrétien, lui, n'a rien à offrir au Seigneur en échange de son pardon : il appartient pleinement au maître qui l'a racheté par son sang versé à la croix. Les chrétiens ont été rachetés par son sang et appartiennent à leur Sauveur et Seigneur. Nous ne sommes pas ses employés : nous lui appartenons (Romains 8.9). La traduction correcte de doulos est « esclave ».

Loin d'être opprimé, l'esclave de Christ est réellement libre. Il a été libéré du péché par le Fils de Dieu, qui a dit : « Si donc le Fils vous libère, vous serez réellement libres. » (Jean 8.36) Le chrétien peut sincèrement dire avec Paul : « En effet, la loi de l'Esprit qui donne la vie en Jésus-Christ m'a libéré de la loi du péché et de la mort. » (Romains 8.2) Nous connaissons la vérité et la vérité nous a rendus libres (Jean 8.32).

  Participer à l’héritage de Christ

 

Paradoxalement, être esclave à Christ fait de nous les enfants et héritiers du Dieu Très-Haut (Galates 4.1-7). En tant qu'héritiers, nous participons à l'héritage qu'il accorde à tous ses enfants : La vie éternelle. C'est un privilège plus précieux que tous les trésors terrestres, tandis que les esclaves du péché n'héritent que la mort spirituelle et l'éternité en enfer.

  La liberté chrétienne :

La liberté chrétienne, celle que Dieu veut pour nous, réside dans le fait de vouloir et d'accomplir le bien. Le croyant accueille une telle liberté dans sa vie, par la grâce de Dieu qui agit en lui. « Dieu opère en vous et le vouloir et le faire » (Philippiens 2.

  Jésus nous libère pour…

Examinons maintenant la liberté chrétienne dans laquelle Christ nous a placés.

En 1789, la liberté a été symbolisée, en France, par la prise de la Bastille. Comme le peuple de Paris, derrière le mot liberté, chacun voit son propre problème : échapper à telle contrainte imposée par des supérieurs hiérarchiques, des horaires, des exigences administratives. En fait, on peut être libéré de tous ces problèmes sans être vraiment libre. Car la liberté, au sens le plus profond du terme, concerne la vie intérieure. Elle ne se réduit pas à la possibilité de s’extraire de la routine ou de la course effrénée de la vie moderne pour pouvoir se faire plaisir. Non, dans son essence, la liberté c’est d’être libre pour vivre la vie la plus gratifiante : celle que Dieu veut pour nous.

Dans ce sens, nous ne sommes réellement libres que lorsque Dieu nous a donné une nouvelle vie qui trouve sa joie à faire la volonté de Dieu. Liberté indissolublement unie à l’écoute obéissante de la Parole de Dieu, et à la communion avec Christ. C’est ce qu’il dit lui-même à ceux qui avaient cru en lui : « Si vous persévérez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; et vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira… Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres » (Jean 8. 31, 32, 36).

Jésus donne l’exemple le plus grand d’une telle vie. Il a constamment et librement choisi d’obéir à son Père, y trouvant une profonde joie. Sa personnalité était épanouie, malgré l’hostilité, l’injustice et l’humiliation. Sa liberté s’est exprimée jusqu’au sacrifice de lui-même, par amour pour son Père et pour chacun de nous.

La vraie liberté chrétienne s’exprime :

En nous par la capacité donnée de Dieu pour faire le bien,

Vers Dieu que nous connaissons comme notre Père, et vers Jésus que nous connaissons comme notre Seigneur,

Au service de notre prochain,

Tout cela par le Saint Esprit qui nous conduit dans ce chemin nouveau.

La liberté chrétienne : capacité, donnée de Dieu, pour faire le bien

« Or que le Dieu de paix… vous rende accomplis en toute bonne œuvre pour faire sa volonté, faisant en vous ce qui est agréable devant lui, par Jésus Christ, auquel soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen. » (Hébreux 13. 20-21)

La liberté chrétienne, celle que Dieu veut pour nous, réside dans le fait de vouloir et d’accomplir le bien. Le croyant accueille une telle liberté dans sa vie, par la grâce de Dieu qui agit en lui. « Dieu opère en vous et le vouloir et le faire » (Philippiens 2. 13). Il y a ainsi un lien mystérieux et intime entre la grâce de Dieu et la liberté du croyant. La grâce produit en nous cette liberté et nous la vivons par la foi et par l’action du Saint Esprit.

La liberté chrétienne, c’est connaître Dieu comme notre Père et Jésus comme notre Seigneur

« Parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, criant : Abba, Père : de sorte que tu n’es plus esclave, mais fils ; et, si fils, héritier aussi par Dieu. » (Galates 4. 6-7)

« Ayant une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints,­… approchons-nous avec un cœur vrai. » (Hébreux 10. 19, 22)

« Prenez mon joug sur vous (dit Jésus) et apprenez de moi car je suis débonnaire et humble de cœur et vous trouverez le repos de vos âmes ; car mon joug est aisé et mon fardeau est léger. » (Matthieu 11. 29-30)

Dans le Nouveau Testament, la liberté est souvent rattachée au fait que nous sommes enfants de Dieu. Devant Dieu, il y a deux possibilités. Ou nous sommes « esclaves » ou nous sommes « fils ».

Plus nous apprendrons à connaître Jésus, plus aussi nous découvrirons le Père. Connaître Dieu comme notre Père, c’est entrer dans la réalité la plus profonde de l’amour. Jouir d’un tel amour chasse, de nos cœurs, les peurs. Alors une nouvelle liberté peut s’épanouir, cette liberté qui rendait Jésus si attirant et authentique.

Dans toutes nos circonstances, nous pouvons goûter l’amour du Père. Toujours, nous pouvons aller à lui, dans la prière et l’adoration, sans aucun empêchement, car tous nos péchés sont effacés par le sang de Jésus. Par l’Esprit, nous crions : « Abba Père », « Père bien-aimé » (Romains 8. 15). Invoquer Dieu comme Père, c’est aussi prendre conscience de l’honneur et de l’obéissance qui lui sont dus. Une telle obéissance est la pierre de touche de notre foi dans le Père.

À cette part bénie d’être enfants de Dieu, s’ajoute celle de reconnaître Jésus comme notre Seigneur. Les deux sont liés car l’exaltation de Christ, sa gloire comme Seigneur est unie à la gloire du Père (Philippiens 2. 11 ; Romains 6. 4 ; Éphésiens 1. 17, 20). Pratiquement, en nous soumettant à Christ, en prenant son joug, nous sommes délivrés progressivement de tout ce qui nous tient courbés dans notre âme. Se soumettre à Christ, obéir à sa parole n’est donc pas un assujettissement mais la clef d’une véritable libération (Romains 10. 9).

  La liberté chrétienne : être au service des autres

« Vous avez été appelés à la liberté ; seulement n’usez pas de la liberté comme d’une occasion pour la chair, mais, par amour, servez-vous l’un l’autre. » (Galates 5. 13)

« Un chrétien est un libre seigneur de toutes choses, et il n’est soumis à personne. Un chrétien est un serf corvéable en toutes choses et il est soumis à tous », écrivait Martin Luther, en 1520. Pourquoi cette apparente contradiction ? Parce que la liberté chrétienne est intimement unie à l’amour qui aime servir, se donner. L’amour, produit par le Saint Esprit (Romains 5. 5), fait jaillir une vie spontanée, joyeuse, qui se met librement au service de son prochain et qui trouve son bonheur à accomplir la volonté de Dieu.

La liberté que Christ confère conduit donc à se mettre au service les uns des autres. Tel est le paradoxe de la liberté. Ma vraie liberté est d’être pleinement moi-même, c’est-à-dire tel que Dieu, mon Créateur et mon Rédempteur, me veut. Or Dieu m’a créé pour l’aimer et aimer mon prochain. Personne n’est libre comme l’était Jésus. Il nous montre ce qu’est la vraie liberté en disant : « Moi, je fais toujours les choses qui lui plaisent (à Dieu, le Père) » (Jean 8. 29). Il dit aussi : « Le fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir » (Matthieu 20. 28), et à notre intention : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il se renonce soi-même, et qu’il prenne sa croix, et me suive » (Matthieu 16. 24).

  La liberté chrétienne : être conduit par l’Esprit

 

« Là où est l’Esprit du Seigneur, il y a la liberté. » (2 Corinthiens 3. 17)

Dieu nous a donné son Esprit qui nous conduit dans cette nouvelle vie de liberté et de joie. Il nous fait connaître Christ (Jean 16. 14), nous détournant ainsi de nous-mêmes pour nous orienter vers le Seigneur Jésus, pour l’aimer et lui être soumis. C’est lui aussi qui nous donne la conviction d’être enfants de Dieu (Romains 8. 16) et l’assurance pour nous approcher de Dieu.

Le ciel se réjouit quand les chrétiens sont libres et heureux (Luc 15. 32). Le Seigneur veut nous donner de connaître, par son Esprit, une vie riche et abondante (Jean 7. 38 ; 10. 10). « Si quelqu’un entre par moi, dit Jésus, il sera sauvé, il entrera et il sortira et il trouvera de la nourriture » (Jean 10. 9). Il nous a donné toutes choses pour en jouir en saisissant ce qu’est vraiment la vie (1 Timothée 6. 17-19). Il le fait afin qu’à notre tour nous ayons le privilège de librement bénir et donner. Car, nous dit-il, « il est plus heureux de donner que de recevoir » (Actes 20. 35).

Veillons à ne pas attrister le Saint Esprit par le péché sous une forme ou sous une autre. Au contraire, soyons remplis de l’Esprit, en nous abandonnant sans réserve à l’amour du Père, en nous soumettant à l’autorité pleine d’amour du Seigneur et en apprenant à vivre par la foi et la confiance en lui. Alors, nous goûtons vraiment la liberté chrétienne. Cela est vrai sur le plan individuel, cela est vrai aussi sur le plan de l’Église. Pour le déroulement des réunions d’assemblée, pour l’exercice des dons spirituels (1 Corinthiens 12. 11), pour la compréhension de l’Écriture, que Dieu nous accorde de nous laisser véritablement conduire par son bon Esprit.

  Les chaînes de certains chrétiens

 

Pourquoi donc tant de chrétiens vivent-ils comme s'ils étaient encore esclaves ? D'une part, nous nous rebellons souvent contre notre Maître en refusant de lui obéir et en restant attachés à notre ancienne vie, aux péchés qui nous liaient à notre ancien maître, Satan.

Notre nouvelle nature continue de cohabiter avec notre ancienne nature pécheresse, si bien que nous sommes toujours attirés par le péché. Paul écrit aux Éphésiens de « se dépouiller » du vieil homme corrompu par le péché et de « se revêtir » du nouvel homme et de sa justice.

Nous devons renoncer au mensonge et revêtir la vérité, renoncer au vol et endosser le travail et la productivité, renoncer à l'amertume, à la rage et à la colère et revêtir la bonté, la compassion et le pardon (Éphésiens 4.22-32).

Nous avons été libérés de l'esclavage du péché, mais nous retournons souvent à nos chaînes, parce que quelque chose en nous continue d'aimer cette ancienne vie.

  Comprendre ce que veut dire être crucifiés avec Christ

Très souvent, nous comprenons mal que nous avons été crucifiés avec Christ (Galates 2.20) et régénérés pour devenir une nouvelle créature (2 Corinthiens 5.17).

La vie chrétienne est une vie de mort à soi-même. Si nous pensons sans cesse à nous-mêmes et accomplissons les désirs de la chair en nous complaisant dans les péchés dont nous avons été libérés, c'est comme si nous portions partout avec nous un cadavre plein de pourriture et de corruption. (Matthieu 23 :27)

Nous devons l'enterrer définitivement par l’écoute et la puissance du Saint-Esprit, qui est la source de notre force. Notre nouvelle nature deviendra de plus en plus forte, si nous la nourrissons continuellement de la lecture et la méditation de la Bible. De plus, par la prière, nous recevrons la force, la paix et puissance dont nous avons besoin pour échapper au désir de retourner à notre ancienne vie de péché et de doute.

Il nous faut absolument prendre conscience que le statut d'esclaves de Christ est la seule liberté véritable et le moyen d’être libéré de nous-même et du monde.

 
 

    

    

 

    

    

 


 

 

  La liberté en Christ

Table des matières

La liberté en Christ. 1

La liberté. 1

Définition de la liberté. 2

Les différentes formes de liberté :. 2

Le libérateur. 4

Une année de grâce, une année de liberté, une année de Jubilé. 4

Donnons une explication au texte déjà cité :. 5

Il révèle l’autorité (ou la puissance) du Christ. 6

Il exprime le message du Christ. 6

La mission du Christ. 6

Quelques versets qui parlent de liberté. 8

Devenir esclave du Christ pour être maître de sa liberté. 10

Même si cela semble contradictoire !. 10

Participer à l’héritage de Christ. 11

La liberté chrétienne :. 11

Jésus nous libère pour…... 11

La liberté chrétienne : être au service des autres. 14

La liberté chrétienne : être conduit par l’Esprit. 15

Les chaînes de certains chrétiens. 16

Comprendre ce que veut dire être crucifiés avec Christ. 16

 

  La liberté

 

"La liberté commence où l'ignorance finit."

Victor Hugo - 1802-1885 - Océan, 1840

  Définition de la liberté

Etymologie : du latin liber, libre.

La liberté est l'état d'une personne ou d'un peuple qui ne subit pas de contraintes, de soumissions, de servitudes exercées par une autre personne, par un pouvoir tyrannique ou par une puissance étrangère. C'est aussi l'état d'une personne qui n'est ni prisonnière ni sous la dépendance de quelqu'un.

La liberté peut être définie de manière positive comme l'autonomie et la spontanéité d'une personne douée de raison. La liberté est la possibilité de pouvoir agir selon sa propre volonté, dans le cadre d'un système politique ou social, dans la mesure où l'on ne porte pas atteinte aux droits des autres et à la sécurité publique.

  Les différentes formes de liberté :

Liberté naturelle : en vertu du droit naturel.

Liberté civile : en respectant les lois.

Liberté politique : pouvoir exercer une activité politique, adhérer à un parti, militer, élire des représentants...

Liberté individuelle : droit de chacun d'agir librement sans encourir de mesures arbitraires. Utilisé seul, le terme "liberté" recouvre à la fois la liberté individuelle, la liberté civile et la liberté politique.

Avec un substantif ou un adjectif, "la liberté ..." décline les principes de la liberté appliqués à un domaine. Exemples :

Liberté de conscience (choix d'une religion ou le refus d'avoir une religion),

Liberté du culte,

Liberté d'opinion, de pensée, d'expression (en matière politique, religieuse, philosophique),

Liberté de la presse,

Liberté de mouvement,

Liberté d'association,

Liberté syndicale,

Liberté économique,

Dans la devise "Liberté, Egalité, Fraternité" de la République française (issue de la Révolution), le terme "liberté" sous-entend que la contrainte et le devoir ne peuvent venir que des lois établies par l'Assemblée nationale, librement élue par le peuple.

L’Esprit de l’Eternel, |du Seigneur, est sur moi

Car l’Eternel m’a oint

Pour annoncer aux humiliés |une bonne nouvelle.

Oui, il m’a envoyé |afin de panser ceux |qui ont le cœur brisé,

D’annoncer aux captifs |leur délivrance

Et à ceux qui sont prisonniers |leur mise en liberté.

Ésaïe 61 :1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Le libérateur

Qui parle ici ? Selon plusieurs, le prophète lui-même. Cela ne nous paraît pas possible. Car celui qui parle ne se donne pas seulement pour un évangéliste, un messager du salut ; il en est lui-même l’auteur ; il est le Sauveur (verset 3). Si l’on se rappelle les tableaux précédents de l’œuvre du Messie dans le livre d’Esaïe (42.1-7 ; Ésaïe 49.8-13 ; Esaïe 50 :1-9 ; 52 :13-15 ; Esaïe 53 : 1-12 comparez Ésaïe 11.2), on ne doutera pas que ce ne soit lui que le prophète introduise ici sans le nommer. C’est donc lui qui réalisera le magnifique avenir promis à Sion dans le chapitre 60.

L’Éternel m’a oint. L’onction est l’emblème de la communication des dons du Saint-Esprit. C’était par cette cérémonie que les prêtres, les rois et quelquefois les prophètes étaient introduits dans leur charge (Exode 28.41 ; 1 Rois 1.39 ; 1 Rois 19.16). Le serviteur de l’Éternel, tel qu’il a été dépeint jusqu’ici (particulièrement dans les chapitres 42 et 53), réunit en sa personne ces trois charges et reçoit pour les remplir la plénitude de l’Esprit divin (Ésaïe 11.2 ; Ésaïe 42.1). Ce don s’est réalisé pour Jésus au moment de son baptême ; l’Esprit est descendu et est demeuré sur lui (Jean 1.32 ; Jean 3.34). Le nom de Messie vient en hébreu du verbe oindre ; le choix de ce verbe confirme notre opinion que c’est le Messie qui parle. Jésus lui-même a déclaré être le personnage ici annoncé, quand il a dit, après avoir lu le commencement de ce discours dans la synagogue de Nazareth : Cette parole est accomplie aujourd’hui et vous l’entendez (Luc 4.16-21).

La bonne nouvelle signifie la même chose que le mot grec évangile ; c’est le terme qui désigne dans le Nouveau Testament la prédication de Jésus. Ce message s’adresse tout spécialement aux débonnaires, ordinairement foulés et malheureux en ce monde (Matthieu 5.5).

             Une année de grâce, une année de liberté, une année de Jubilé

Annoncer… la liberté… Ces expressions font allusion à l’institution du jubilé, dans laquelle Ésaïe voit un type de la délivrance messianique. L’année de jubilé, instituée par la loi, revenait tous les cinquante ans (à l’expiration de sept périodes sabbatiques). Les esclaves israélites devaient cette année-là être mis en liberté ; ceux qui avaient dû vendre leurs biens rentraient en possession de leur patrimoine. Aussi est-il dit Lévitique 25.10 : Vous sanctifierez la cinquantième année et vous publierez la liberté par le pays à tous ses habitants. Et Ézéchiel (Ézéchiel 46.17) appelle cette année-là une année de liberté. Cette institution, destinée à procurer à Israël une sorte de restauration périodique, offre une belle image de l’ère de grâce dont le, Messie proclamera l’ouverture et qui doit aboutir à la réintégration du peuple de Dieu dans son héritage.

  Donnons une explication au texte déjà cité :

L’Esprit du Seigneur est sur moi ; Car il m’a oint ; Pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres.

Il m’a envoyé |pour annoncer aux captifs la délivrance, ; Aux aveugles le recouvrement de la vue,

Pour apporter la liberté aux opprimés.

Le début de ce chapitre est d'un intérêt tout particulier. C'est le passage qu'a choisi le Seigneur Jésus lorsqu'il s'est levé pour lire et méditer dans la synagogue de Nazareth (Luc 4 :16-21 Luc 4.16-22).

Mais remarquons un détail de la plus haute importance : Jésus a interrompu sa lecture au milieu de la phrase, avant la mention du jour de la vengeance.

Seule la première partie de son ministère — celui de la grâce — était accomplie « eux l’entendant ». Ce qui suit, c'est-à-dire le jugement, était suspendu et l'est

Encore aujourd'hui. Là où notre texte ne comporte pas même une virgule, Dieu a intercalé déjà presque 2 000 ans de patience.

Ésaïe 61 rapporte une déclaration prophétique du Messie lui-même où il résume, à la première personne du singulier, l’essence de son ministère :

L’Esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, car l’Éternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, et aux prisonniers la délivrance ; pour publier une année de grâce de l’Éternel, et un jour de vengeance de notre Dieu ; pour consoler tous les affligés ; pour accorder aux affligés de Sion, pour leur donner un diadème au lieu de la cendre, une huile de joie au lieu du deuil, un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu, afin qu’on les appelle des térébinthes de la justice, une plantation de l’Éternel, pour servir à sa gloire (Ésaïe 61.1-3).

On sait que cette prophétie porte sur le ministère de Christ parce que le texte regorge d’indices messianiques (par ex. l’onction) et parce que le Nouveau Testament le confirme. Au début de son ministère public, le Seigneur Jésus lit ce texte dans la synagogue de Nazareth, la ville où il a grandi (Luc 4.16-21). Il souligne la portée prophétique d’Ésaïe 61 en l’utilisant pour revendiquer son identité messianique.

Trois aspects du ministère du Messie se dégagent de ce texte.

 

  Il révèle l’autorité (ou la puissance) du Christ.

Cette puissance découle de l’onction divine. L’Éternel a oint Christ et l’a ainsi consacré pour être le Médiateur. Cette onction est la garantie qu’il accomplira aussi avec efficacité les fonctions correspondantes de prophète, de sacrificateur et de roi. En tant qu’élu de Dieu (Ésaïe 42.1), Dieu l’a mis à part pour accomplir son plan éternel de salut et de rédemption. La puissance du Messie repose sur la puissance divine. Les prophètes ont souvent prédit que l’Éternel lui donnerait l’Esprit sans mesure (Ésaïe 11.2). C’est une des caractéristiques de son ministère et la preuve irréfutable qu’il est le Christ de Dieu (Jean 3.34). La puissance de l’Esprit repose sur lui et garantit le succès de tous les aspects de son ministère. Aucun obstacle ne peut l’empêcher de mener sa mission à bien (Zacharie 4.6).

  Il exprime le message du Christ.

Il a les paroles de la vie. Son message peut se résumer en quatre mots : évangélisation (« porter de bonnes nouvelles »), consolation (« guérir ceux qui ont le cœur brisé »), libération (« proclamer aux captifs la liberté ») et avertissement (proclamer l’année de grâce et le jour de vengeance).

  La mission du Christ.

Les versets 2 et 3 révèlent le triple objectif de cette mission vis-à-vis de l’Éternel et de ceux qui pleurent sur Sion. Elle consiste d’abord à justifier les pécheurs. Cela se voit au verset 3, où ceux qui pleurent sont appelés « térébinthes de la justice, une plantation de l’Éternel ». Christ emploie la même image lorsqu’il dit à propos des pharisiens : « Toute plante que n’a pas plantée mon Père céleste sera déracinée » (Matthieu 15.13). Mais ceux que l’Éternel plante dans le sol fertile de la justice de Christ sont en sécurité ; rien ne les déracinera.

Ensuite, sa mission consiste à transformer des vies. La vie de ceux qui pleurent sur Sion ne sera plus la même. Il donne « un diadème au lieu de la cendre, une huile de joie au lieu du deuil, un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu ». La grâce ne laisse jamais le pécheur dans l’état où elle le trouve. Enfin, sa mission consiste à glorifier Dieu. Tout ce qu’il fait vise à « servir à sa gloire » (Matthieu 15.3). Le salut bénéficie aux pécheurs, mais son objectif ultime est de servir à la louange de la gloire de la grâce de Dieu (Éphésiens 1). Le Seigneur Jésus affirme avoir accompli cet aspect de sa mission lorsqu’il dit au Père : « Je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire » (Jean 17.4). Il n’est donc pas surprenant que lorsqu’à Nazareth, Jésus applique tout cela à lui-même, « tous lui rendaient témoignage ; ils étaient étonnés des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche » (Luc 4.22).

Luc 4 :18 ; Esaie 61 :1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Quelques versets qui parlent de liberté

 

Voici, au contraire, un homme qui scrute la loi parfaite qui donne la liberté : il lui demeure fidèlement attaché et, au lieu de l’oublier après l’avoir entendue, il y conforme ses actes ; cet homme sera heureux dans tout ce qu’il fait.

Jacques 1 :25

Dieu accorde aux gens seuls |une famille.

Il donne aux prisonniers |de sortir libres, dans la joie.

Seuls les rebelles |sont confinés |dans un désert aride.

Psaume 68 :7

De nombreux malheurs atteignent le juste

Mais l’Eternel le délivre de tous.

Psaume 34 :20

Vous agirez ainsi en hommes libres, sans faire pour autant de votre liberté un voile pour couvrir une mauvaise conduite, car vous êtes des serviteurs de Dieu.

1 Pierre 2 :16

Christ nous a rendus libres pour que nous connaissions la vraie liberté. C’est pourquoi tenez bon et ne vous mettez pas à nouveau sous le joug de l’esclavage.

Galates 5 :1

Le Seigneur dont parle le texte, c’est l’Esprit, et là où est l’Esprit du Seigneur, là règne la liberté.

2 Corinthiens 3 :17

Si donc c’est le Fils qui vous donne la liberté, alors vous serez vraiment libres.

Jean 8 :36

Oui, mes frères et sœurs, vous avez été appelés à la liberté. Seulement, ne faites pas de cette liberté un prétexte pour vivre comme des hommes livrés à eux-mêmes. Au contraire, par amour, mettez-vous au service les uns des autres.

Galates 5 :13

Tout m’est permis. Certes, mais tout n’est pas bon pour moi. Tout m’est permis, c’est vrai, mais je ne veux pas me placer sous un esclavage quelconque.

1 Corinthiens 6 :12

Alors je pourrai vivre |dans la vraie liberté,

Car j’ai à cœur |de suivre tes préceptes.

Psaume 119 :45

Alors Jésus dit aux Juifs qui avaient mis leur foi en lui : Si vous vous attachez à la Parole que je vous ai annoncée, vous êtes vraiment mes disciples. Vous connaîtrez la vérité, et la vérité fera de vous des hommes libres.

Jean 8 :31-32

Maintenant donc, il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont unis à Jésus-Christ. Car la loi de l’Esprit qui nous donne la vie dans l’union avec Jésus-Christ t’a libéré de la loi du péché et de la mort.

Romains 8 :1-2

Mais maintenant, affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, le fruit que vous portez, c’est une vie sainte, et le résultat auquel vous aboutissez, c’est la vie éternelle.

Romains 6 :22

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Devenir esclave du Christ pour être maître de sa liberté

Nous aspirons tous à être libres. Surtout en Occident, la liberté est la première valeur, recherchée par tous ceux qui sont ou se sentent opprimés.

Il y a cependant une différence entre la liberté en Christ et la libération politico-économique.

Les peuples les plus sévèrement opprimés de l'histoire ont souvent trouvé leur pleine liberté en Christ.

La Bible dit que personne n'est libre spirituellement. En Romains 6, Paul explique que nous sommes tous esclaves, soit du péché, soit de la justice. Ceux qui sont esclaves du péché ne peuvent s'affranchir eux-mêmes, mais une fois libérés de la puissance et du châtiment du péché par le sacrifice de la croix, nous entrons dans une autre forme d'esclavage en laquelle nous trouvons une paix parfaite et une liberté totale.

  Même si cela semble contradictoire !

La liberté en Christ n'est que pour ceux qui sont ses esclaves, ceux qui l’acceptent comme roi et maître sur leur vie. L'esclavage est considéré aujourd'hui comme un état dur et dévalorisant, d'inégalité, alors que dans le paradigme biblique, la véritable liberté appartient à l'esclave de Christ, qui éprouve la joie et la paix de son maître, produits de la seule liberté qu’il ne connaîtra jamais. Le terme doulos est employé 124 fois dans le Nouveau Testament et désigne « quelqu'un qui appartient à quelqu'un d'autre », un « esclave qui ne s'appartient pas à lui-même ».

Il nous faut employer le bon terme

Malheureusement, la plupart des traductions bibliques modernes traduisent doulos par « serviteur ». Or, un serviteur travaille pour un salaire.

Son employeur lui doit une récompense pour son travail. Le chrétien, lui, n'a rien à offrir au Seigneur en échange de son pardon : il appartient pleinement au maître qui l'a racheté par son sang versé à la croix. Les chrétiens ont été rachetés par son sang et appartiennent à leur Sauveur et Seigneur. Nous ne sommes pas ses employés : nous lui appartenons (Romains 8.9). La traduction correcte de doulos est « esclave ».

Loin d'être opprimé, l'esclave de Christ est réellement libre. Il a été libéré du péché par le Fils de Dieu, qui a dit : « Si donc le Fils vous libère, vous serez réellement libres. » (Jean 8.36) Le chrétien peut sincèrement dire avec Paul : « En effet, la loi de l'Esprit qui donne la vie en Jésus-Christ m'a libéré de la loi du péché et de la mort. » (Romains 8.2) Nous connaissons la vérité et la vérité nous a rendus libres (Jean 8.32).

  Participer à l’héritage de Christ

 

Paradoxalement, être esclave à Christ fait de nous les enfants et héritiers du Dieu Très-Haut (Galates 4.1-7). En tant qu'héritiers, nous participons à l'héritage qu'il accorde à tous ses enfants : La vie éternelle. C'est un privilège plus précieux que tous les trésors terrestres, tandis que les esclaves du péché n'héritent que la mort spirituelle et l'éternité en enfer.

  La liberté chrétienne :

La liberté chrétienne, celle que Dieu veut pour nous, réside dans le fait de vouloir et d'accomplir le bien. Le croyant accueille une telle liberté dans sa vie, par la grâce de Dieu qui agit en lui. « Dieu opère en vous et le vouloir et le faire » (Philippiens 2.

  Jésus nous libère pour…

Examinons maintenant la liberté chrétienne dans laquelle Christ nous a placés.

En 1789, la liberté a été symbolisée, en France, par la prise de la Bastille. Comme le peuple de Paris, derrière le mot liberté, chacun voit son propre problème : échapper à telle contrainte imposée par des supérieurs hiérarchiques, des horaires, des exigences administratives. En fait, on peut être libéré de tous ces problèmes sans être vraiment libre. Car la liberté, au sens le plus profond du terme, concerne la vie intérieure. Elle ne se réduit pas à la possibilité de s’extraire de la routine ou de la course effrénée de la vie moderne pour pouvoir se faire plaisir. Non, dans son essence, la liberté c’est d’être libre pour vivre la vie la plus gratifiante : celle que Dieu veut pour nous.

Dans ce sens, nous ne sommes réellement libres que lorsque Dieu nous a donné une nouvelle vie qui trouve sa joie à faire la volonté de Dieu. Liberté indissolublement unie à l’écoute obéissante de la Parole de Dieu, et à la communion avec Christ. C’est ce qu’il dit lui-même à ceux qui avaient cru en lui : « Si vous persévérez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; et vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira… Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres » (Jean 8. 31, 32, 36).

Jésus donne l’exemple le plus grand d’une telle vie. Il a constamment et librement choisi d’obéir à son Père, y trouvant une profonde joie. Sa personnalité était épanouie, malgré l’hostilité, l’injustice et l’humiliation. Sa liberté s’est exprimée jusqu’au sacrifice de lui-même, par amour pour son Père et pour chacun de nous.

La vraie liberté chrétienne s’exprime :

En nous par la capacité donnée de Dieu pour faire le bien,

Vers Dieu que nous connaissons comme notre Père, et vers Jésus que nous connaissons comme notre Seigneur,

Au service de notre prochain,

Tout cela par le Saint Esprit qui nous conduit dans ce chemin nouveau.

La liberté chrétienne : capacité, donnée de Dieu, pour faire le bien

« Or que le Dieu de paix… vous rende accomplis en toute bonne œuvre pour faire sa volonté, faisant en vous ce qui est agréable devant lui, par Jésus Christ, auquel soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen. » (Hébreux 13. 20-21)

La liberté chrétienne, celle que Dieu veut pour nous, réside dans le fait de vouloir et d’accomplir le bien. Le croyant accueille une telle liberté dans sa vie, par la grâce de Dieu qui agit en lui. « Dieu opère en vous et le vouloir et le faire » (Philippiens 2. 13). Il y a ainsi un lien mystérieux et intime entre la grâce de Dieu et la liberté du croyant. La grâce produit en nous cette liberté et nous la vivons par la foi et par l’action du Saint Esprit.

La liberté chrétienne, c’est connaître Dieu comme notre Père et Jésus comme notre Seigneur

« Parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, criant : Abba, Père : de sorte que tu n’es plus esclave, mais fils ; et, si fils, héritier aussi par Dieu. » (Galates 4. 6-7)

« Ayant une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints,­… approchons-nous avec un cœur vrai. » (Hébreux 10. 19, 22)

« Prenez mon joug sur vous (dit Jésus) et apprenez de moi car je suis débonnaire et humble de cœur et vous trouverez le repos de vos âmes ; car mon joug est aisé et mon fardeau est léger. » (Matthieu 11. 29-30)

Dans le Nouveau Testament, la liberté est souvent rattachée au fait que nous sommes enfants de Dieu. Devant Dieu, il y a deux possibilités. Ou nous sommes « esclaves » ou nous sommes « fils ».

Plus nous apprendrons à connaître Jésus, plus aussi nous découvrirons le Père. Connaître Dieu comme notre Père, c’est entrer dans la réalité la plus profonde de l’amour. Jouir d’un tel amour chasse, de nos cœurs, les peurs. Alors une nouvelle liberté peut s’épanouir, cette liberté qui rendait Jésus si attirant et authentique.

Dans toutes nos circonstances, nous pouvons goûter l’amour du Père. Toujours, nous pouvons aller à lui, dans la prière et l’adoration, sans aucun empêchement, car tous nos péchés sont effacés par le sang de Jésus. Par l’Esprit, nous crions : « Abba Père », « Père bien-aimé » (Romains 8. 15). Invoquer Dieu comme Père, c’est aussi prendre conscience de l’honneur et de l’obéissance qui lui sont dus. Une telle obéissance est la pierre de touche de notre foi dans le Père.

À cette part bénie d’être enfants de Dieu, s’ajoute celle de reconnaître Jésus comme notre Seigneur. Les deux sont liés car l’exaltation de Christ, sa gloire comme Seigneur est unie à la gloire du Père (Philippiens 2. 11 ; Romains 6. 4 ; Éphésiens 1. 17, 20). Pratiquement, en nous soumettant à Christ, en prenant son joug, nous sommes délivrés progressivement de tout ce qui nous tient courbés dans notre âme. Se soumettre à Christ, obéir à sa parole n’est donc pas un assujettissement mais la clef d’une véritable libération (Romains 10. 9).

  La liberté chrétienne : être au service des autres

« Vous avez été appelés à la liberté ; seulement n’usez pas de la liberté comme d’une occasion pour la chair, mais, par amour, servez-vous l’un l’autre. » (Galates 5. 13)

« Un chrétien est un libre seigneur de toutes choses, et il n’est soumis à personne. Un chrétien est un serf corvéable en toutes choses et il est soumis à tous », écrivait Martin Luther, en 1520. Pourquoi cette apparente contradiction ? Parce que la liberté chrétienne est intimement unie à l’amour qui aime servir, se donner. L’amour, produit par le Saint Esprit (Romains 5. 5), fait jaillir une vie spontanée, joyeuse, qui se met librement au service de son prochain et qui trouve son bonheur à accomplir la volonté de Dieu.

La liberté que Christ confère conduit donc à se mettre au service les uns des autres. Tel est le paradoxe de la liberté. Ma vraie liberté est d’être pleinement moi-même, c’est-à-dire tel que Dieu, mon Créateur et mon Rédempteur, me veut. Or Dieu m’a créé pour l’aimer et aimer mon prochain. Personne n’est libre comme l’était Jésus. Il nous montre ce qu’est la vraie liberté en disant : « Moi, je fais toujours les choses qui lui plaisent (à Dieu, le Père) » (Jean 8. 29). Il dit aussi : « Le fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir » (Matthieu 20. 28), et à notre intention : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il se renonce soi-même, et qu’il prenne sa croix, et me suive » (Matthieu 16. 24).

  La liberté chrétienne : être conduit par l’Esprit

 

« Là où est l’Esprit du Seigneur, il y a la liberté. » (2 Corinthiens 3. 17)

Dieu nous a donné son Esprit qui nous conduit dans cette nouvelle vie de liberté et de joie. Il nous fait connaître Christ (Jean 16. 14), nous détournant ainsi de nous-mêmes pour nous orienter vers le Seigneur Jésus, pour l’aimer et lui être soumis. C’est lui aussi qui nous donne la conviction d’être enfants de Dieu (Romains 8. 16) et l’assurance pour nous approcher de Dieu.

Le ciel se réjouit quand les chrétiens sont libres et heureux (Luc 15. 32). Le Seigneur veut nous donner de connaître, par son Esprit, une vie riche et abondante (Jean 7. 38 ; 10. 10). « Si quelqu’un entre par moi, dit Jésus, il sera sauvé, il entrera et il sortira et il trouvera de la nourriture » (Jean 10. 9). Il nous a donné toutes choses pour en jouir en saisissant ce qu’est vraiment la vie (1 Timothée 6. 17-19). Il le fait afin qu’à notre tour nous ayons le privilège de librement bénir et donner. Car, nous dit-il, « il est plus heureux de donner que de recevoir » (Actes 20. 35).

Veillons à ne pas attrister le Saint Esprit par le péché sous une forme ou sous une autre. Au contraire, soyons remplis de l’Esprit, en nous abandonnant sans réserve à l’amour du Père, en nous soumettant à l’autorité pleine d’amour du Seigneur et en apprenant à vivre par la foi et la confiance en lui. Alors, nous goûtons vraiment la liberté chrétienne. Cela est vrai sur le plan individuel, cela est vrai aussi sur le plan de l’Église. Pour le déroulement des réunions d’assemblée, pour l’exercice des dons spirituels (1 Corinthiens 12. 11), pour la compréhension de l’Écriture, que Dieu nous accorde de nous laisser véritablement conduire par son bon Esprit.

  Les chaînes de certains chrétiens

 

Pourquoi donc tant de chrétiens vivent-ils comme s'ils étaient encore esclaves ? D'une part, nous nous rebellons souvent contre notre Maître en refusant de lui obéir et en restant attachés à notre ancienne vie, aux péchés qui nous liaient à notre ancien maître, Satan.

Notre nouvelle nature continue de cohabiter avec notre ancienne nature pécheresse, si bien que nous sommes toujours attirés par le péché. Paul écrit aux Éphésiens de « se dépouiller » du vieil homme corrompu par le péché et de « se revêtir » du nouvel homme et de sa justice.

Nous devons renoncer au mensonge et revêtir la vérité, renoncer au vol et endosser le travail et la productivité, renoncer à l'amertume, à la rage et à la colère et revêtir la bonté, la compassion et le pardon (Éphésiens 4.22-32).

Nous avons été libérés de l'esclavage du péché, mais nous retournons souvent à nos chaînes, parce que quelque chose en nous continue d'aimer cette ancienne vie.

  Comprendre ce que veut dire être crucifiés avec Christ

Très souvent, nous comprenons mal que nous avons été crucifiés avec Christ (Galates 2.20) et régénérés pour devenir une nouvelle créature (2 Corinthiens 5.17).

La vie chrétienne est une vie de mort à soi-même. Si nous pensons sans cesse à nous-mêmes et accomplissons les désirs de la chair en nous complaisant dans les péchés dont nous avons été libérés, c'est comme si nous portions partout avec nous un cadavre plein de pourriture et de corruption. (Matthieu 23 :27)

Nous devons l'enterrer définitivement par l’écoute et la puissance du Saint-Esprit, qui est la source de notre force. Notre nouvelle nature deviendra de plus en plus forte, si nous la nourrissons continuellement de la lecture et la méditation de la Bible. De plus, par la prière, nous recevrons la force, la paix et puissance dont nous avons besoin pour échapper au désir de retourner à notre ancienne vie de péché et de doute.

Il nous faut absolument prendre conscience que le statut d'esclaves de Christ est la seule liberté véritable et le moyen d’être libéré de nous-même et du monde.

 
 

    

    

 

    

    

 


 

 

  La liberté en Christ

Table des matières

La liberté en Christ. 1

La liberté. 1

Définition de la liberté. 2

Les différentes formes de liberté :. 2

Le libérateur. 4

Une année de grâce, une année de liberté, une année de Jubilé. 4

Donnons une explication au texte déjà cité :. 5

Il révèle l’autorité (ou la puissance) du Christ. 6

Il exprime le message du Christ. 6

La mission du Christ. 6

Quelques versets qui parlent de liberté. 8

Devenir esclave du Christ pour être maître de sa liberté. 10

Même si cela semble contradictoire !. 10

Participer à l’héritage de Christ. 11

La liberté chrétienne :. 11

Jésus nous libère pour…... 11

La liberté chrétienne : être au service des autres. 14

La liberté chrétienne : être conduit par l’Esprit. 15

Les chaînes de certains chrétiens. 16

Comprendre ce que veut dire être crucifiés avec Christ. 16

 

  La liberté

 

"La liberté commence où l'ignorance finit."

Victor Hugo - 1802-1885 - Océan, 1840

  Définition de la liberté

Etymologie : du latin liber, libre.

La liberté est l'état d'une personne ou d'un peuple qui ne subit pas de contraintes, de soumissions, de servitudes exercées par une autre personne, par un pouvoir tyrannique ou par une puissance étrangère. C'est aussi l'état d'une personne qui n'est ni prisonnière ni sous la dépendance de quelqu'un.

La liberté peut être définie de manière positive comme l'autonomie et la spontanéité d'une personne douée de raison. La liberté est la possibilité de pouvoir agir selon sa propre volonté, dans le cadre d'un système politique ou social, dans la mesure où l'on ne porte pas atteinte aux droits des autres et à la sécurité publique.

  Les différentes formes de liberté :

Liberté naturelle : en vertu du droit naturel.

Liberté civile : en respectant les lois.

Liberté politique : pouvoir exercer une activité politique, adhérer à un parti, militer, élire des représentants...

Liberté individuelle : droit de chacun d'agir librement sans encourir de mesures arbitraires. Utilisé seul, le terme "liberté" recouvre à la fois la liberté individuelle, la liberté civile et la liberté politique.

Avec un substantif ou un adjectif, "la liberté ..." décline les principes de la liberté appliqués à un domaine. Exemples :

Liberté de conscience (choix d'une religion ou le refus d'avoir une religion),

Liberté du culte,

Liberté d'opinion, de pensée, d'expression (en matière politique, religieuse, philosophique),

Liberté de la presse,

Liberté de mouvement,

Liberté d'association,

Liberté syndicale,

Liberté économique,

Dans la devise "Liberté, Egalité, Fraternité" de la République française (issue de la Révolution), le terme "liberté" sous-entend que la contrainte et le devoir ne peuvent venir que des lois établies par l'Assemblée nationale, librement élue par le peuple.

L’Esprit de l’Eternel, |du Seigneur, est sur moi

Car l’Eternel m’a oint

Pour annoncer aux humiliés |une bonne nouvelle.

Oui, il m’a envoyé |afin de panser ceux |qui ont le cœur brisé,

D’annoncer aux captifs |leur délivrance

Et à ceux qui sont prisonniers |leur mise en liberté.

Ésaïe 61 :1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Le libérateur

Qui parle ici ? Selon plusieurs, le prophète lui-même. Cela ne nous paraît pas possible. Car celui qui parle ne se donne pas seulement pour un évangéliste, un messager du salut ; il en est lui-même l’auteur ; il est le Sauveur (verset 3). Si l’on se rappelle les tableaux précédents de l’œuvre du Messie dans le livre d’Esaïe (42.1-7 ; Ésaïe 49.8-13 ; Esaïe 50 :1-9 ; 52 :13-15 ; Esaïe 53 : 1-12 comparez Ésaïe 11.2), on ne doutera pas que ce ne soit lui que le prophète introduise ici sans le nommer. C’est donc lui qui réalisera le magnifique avenir promis à Sion dans le chapitre 60.

L’Éternel m’a oint. L’onction est l’emblème de la communication des dons du Saint-Esprit. C’était par cette cérémonie que les prêtres, les rois et quelquefois les prophètes étaient introduits dans leur charge (Exode 28.41 ; 1 Rois 1.39 ; 1 Rois 19.16). Le serviteur de l’Éternel, tel qu’il a été dépeint jusqu’ici (particulièrement dans les chapitres 42 et 53), réunit en sa personne ces trois charges et reçoit pour les remplir la plénitude de l’Esprit divin (Ésaïe 11.2 ; Ésaïe 42.1). Ce don s’est réalisé pour Jésus au moment de son baptême ; l’Esprit est descendu et est demeuré sur lui (Jean 1.32 ; Jean 3.34). Le nom de Messie vient en hébreu du verbe oindre ; le choix de ce verbe confirme notre opinion que c’est le Messie qui parle. Jésus lui-même a déclaré être le personnage ici annoncé, quand il a dit, après avoir lu le commencement de ce discours dans la synagogue de Nazareth : Cette parole est accomplie aujourd’hui et vous l’entendez (Luc 4.16-21).

La bonne nouvelle signifie la même chose que le mot grec évangile ; c’est le terme qui désigne dans le Nouveau Testament la prédication de Jésus. Ce message s’adresse tout spécialement aux débonnaires, ordinairement foulés et malheureux en ce monde (Matthieu 5.5).

             Une année de grâce, une année de liberté, une année de Jubilé

Annoncer… la liberté… Ces expressions font allusion à l’institution du jubilé, dans laquelle Ésaïe voit un type de la délivrance messianique. L’année de jubilé, instituée par la loi, revenait tous les cinquante ans (à l’expiration de sept périodes sabbatiques). Les esclaves israélites devaient cette année-là être mis en liberté ; ceux qui avaient dû vendre leurs biens rentraient en possession de leur patrimoine. Aussi est-il dit Lévitique 25.10 : Vous sanctifierez la cinquantième année et vous publierez la liberté par le pays à tous ses habitants. Et Ézéchiel (Ézéchiel 46.17) appelle cette année-là une année de liberté. Cette institution, destinée à procurer à Israël une sorte de restauration périodique, offre une belle image de l’ère de grâce dont le, Messie proclamera l’ouverture et qui doit aboutir à la réintégration du peuple de Dieu dans son héritage.

  Donnons une explication au texte déjà cité :

L’Esprit du Seigneur est sur moi ; Car il m’a oint ; Pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres.

Il m’a envoyé |pour annoncer aux captifs la délivrance, ; Aux aveugles le recouvrement de la vue,

Pour apporter la liberté aux opprimés.

Le début de ce chapitre est d'un intérêt tout particulier. C'est le passage qu'a choisi le Seigneur Jésus lorsqu'il s'est levé pour lire et méditer dans la synagogue de Nazareth (Luc 4 :16-21 Luc 4.16-22).

Mais remarquons un détail de la plus haute importance : Jésus a interrompu sa lecture au milieu de la phrase, avant la mention du jour de la vengeance.

Seule la première partie de son ministère — celui de la grâce — était accomplie « eux l’entendant ». Ce qui suit, c'est-à-dire le jugement, était suspendu et l'est

Encore aujourd'hui. Là où notre texte ne comporte pas même une virgule, Dieu a intercalé déjà presque 2 000 ans de patience.

Ésaïe 61 rapporte une déclaration prophétique du Messie lui-même où il résume, à la première personne du singulier, l’essence de son ministère :

L’Esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, car l’Éternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, et aux prisonniers la délivrance ; pour publier une année de grâce de l’Éternel, et un jour de vengeance de notre Dieu ; pour consoler tous les affligés ; pour accorder aux affligés de Sion, pour leur donner un diadème au lieu de la cendre, une huile de joie au lieu du deuil, un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu, afin qu’on les appelle des térébinthes de la justice, une plantation de l’Éternel, pour servir à sa gloire (Ésaïe 61.1-3).

On sait que cette prophétie porte sur le ministère de Christ parce que le texte regorge d’indices messianiques (par ex. l’onction) et parce que le Nouveau Testament le confirme. Au début de son ministère public, le Seigneur Jésus lit ce texte dans la synagogue de Nazareth, la ville où il a grandi (Luc 4.16-21). Il souligne la portée prophétique d’Ésaïe 61 en l’utilisant pour revendiquer son identité messianique.

Trois aspects du ministère du Messie se dégagent de ce texte.

 

  Il révèle l’autorité (ou la puissance) du Christ.

Cette puissance découle de l’onction divine. L’Éternel a oint Christ et l’a ainsi consacré pour être le Médiateur. Cette onction est la garantie qu’il accomplira aussi avec efficacité les fonctions correspondantes de prophète, de sacrificateur et de roi. En tant qu’élu de Dieu (Ésaïe 42.1), Dieu l’a mis à part pour accomplir son plan éternel de salut et de rédemption. La puissance du Messie repose sur la puissance divine. Les prophètes ont souvent prédit que l’Éternel lui donnerait l’Esprit sans mesure (Ésaïe 11.2). C’est une des caractéristiques de son ministère et la preuve irréfutable qu’il est le Christ de Dieu (Jean 3.34). La puissance de l’Esprit repose sur lui et garantit le succès de tous les aspects de son ministère. Aucun obstacle ne peut l’empêcher de mener sa mission à bien (Zacharie 4.6).

  Il exprime le message du Christ.

Il a les paroles de la vie. Son message peut se résumer en quatre mots : évangélisation (« porter de bonnes nouvelles »), consolation (« guérir ceux qui ont le cœur brisé »), libération (« proclamer aux captifs la liberté ») et avertissement (proclamer l’année de grâce et le jour de vengeance).

  La mission du Christ.

Les versets 2 et 3 révèlent le triple objectif de cette mission vis-à-vis de l’Éternel et de ceux qui pleurent sur Sion. Elle consiste d’abord à justifier les pécheurs. Cela se voit au verset 3, où ceux qui pleurent sont appelés « térébinthes de la justice, une plantation de l’Éternel ». Christ emploie la même image lorsqu’il dit à propos des pharisiens : « Toute plante que n’a pas plantée mon Père céleste sera déracinée » (Matthieu 15.13). Mais ceux que l’Éternel plante dans le sol fertile de la justice de Christ sont en sécurité ; rien ne les déracinera.

Ensuite, sa mission consiste à transformer des vies. La vie de ceux qui pleurent sur Sion ne sera plus la même. Il donne « un diadème au lieu de la cendre, une huile de joie au lieu du deuil, un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu ». La grâce ne laisse jamais le pécheur dans l’état où elle le trouve. Enfin, sa mission consiste à glorifier Dieu. Tout ce qu’il fait vise à « servir à sa gloire » (Matthieu 15.3). Le salut bénéficie aux pécheurs, mais son objectif ultime est de servir à la louange de la gloire de la grâce de Dieu (Éphésiens 1). Le Seigneur Jésus affirme avoir accompli cet aspect de sa mission lorsqu’il dit au Père : « Je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire » (Jean 17.4). Il n’est donc pas surprenant que lorsqu’à Nazareth, Jésus applique tout cela à lui-même, « tous lui rendaient témoignage ; ils étaient étonnés des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche » (Luc 4.22).

Luc 4 :18 ; Esaie 61 :1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Quelques versets qui parlent de liberté

 

Voici, au contraire, un homme qui scrute la loi parfaite qui donne la liberté : il lui demeure fidèlement attaché et, au lieu de l’oublier après l’avoir entendue, il y conforme ses actes ; cet homme sera heureux dans tout ce qu’il fait.

Jacques 1 :25

Dieu accorde aux gens seuls |une famille.

Il donne aux prisonniers |de sortir libres, dans la joie.

Seuls les rebelles |sont confinés |dans un désert aride.

Psaume 68 :7

De nombreux malheurs atteignent le juste

Mais l’Eternel le délivre de tous.

Psaume 34 :20

Vous agirez ainsi en hommes libres, sans faire pour autant de votre liberté un voile pour couvrir une mauvaise conduite, car vous êtes des serviteurs de Dieu.

1 Pierre 2 :16

Christ nous a rendus libres pour que nous connaissions la vraie liberté. C’est pourquoi tenez bon et ne vous mettez pas à nouveau sous le joug de l’esclavage.

Galates 5 :1

Le Seigneur dont parle le texte, c’est l’Esprit, et là où est l’Esprit du Seigneur, là règne la liberté.

2 Corinthiens 3 :17

Si donc c’est le Fils qui vous donne la liberté, alors vous serez vraiment libres.

Jean 8 :36

Oui, mes frères et sœurs, vous avez été appelés à la liberté. Seulement, ne faites pas de cette liberté un prétexte pour vivre comme des hommes livrés à eux-mêmes. Au contraire, par amour, mettez-vous au service les uns des autres.

Galates 5 :13

Tout m’est permis. Certes, mais tout n’est pas bon pour moi. Tout m’est permis, c’est vrai, mais je ne veux pas me placer sous un esclavage quelconque.

1 Corinthiens 6 :12

Alors je pourrai vivre |dans la vraie liberté,

Car j’ai à cœur |de suivre tes préceptes.

Psaume 119 :45

Alors Jésus dit aux Juifs qui avaient mis leur foi en lui : Si vous vous attachez à la Parole que je vous ai annoncée, vous êtes vraiment mes disciples. Vous connaîtrez la vérité, et la vérité fera de vous des hommes libres.

Jean 8 :31-32

Maintenant donc, il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont unis à Jésus-Christ. Car la loi de l’Esprit qui nous donne la vie dans l’union avec Jésus-Christ t’a libéré de la loi du péché et de la mort.

Romains 8 :1-2

Mais maintenant, affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, le fruit que vous portez, c’est une vie sainte, et le résultat auquel vous aboutissez, c’est la vie éternelle.

Romains 6 :22

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Devenir esclave du Christ pour être maître de sa liberté

Nous aspirons tous à être libres. Surtout en Occident, la liberté est la première valeur, recherchée par tous ceux qui sont ou se sentent opprimés.

Il y a cependant une différence entre la liberté en Christ et la libération politico-économique.

Les peuples les plus sévèrement opprimés de l'histoire ont souvent trouvé leur pleine liberté en Christ.

La Bible dit que personne n'est libre spirituellement. En Romains 6, Paul explique que nous sommes tous esclaves, soit du péché, soit de la justice. Ceux qui sont esclaves du péché ne peuvent s'affranchir eux-mêmes, mais une fois libérés de la puissance et du châtiment du péché par le sacrifice de la croix, nous entrons dans une autre forme d'esclavage en laquelle nous trouvons une paix parfaite et une liberté totale.

  Même si cela semble contradictoire !

La liberté en Christ n'est que pour ceux qui sont ses esclaves, ceux qui l’acceptent comme roi et maître sur leur vie. L'esclavage est considéré aujourd'hui comme un état dur et dévalorisant, d'inégalité, alors que dans le paradigme biblique, la véritable liberté appartient à l'esclave de Christ, qui éprouve la joie et la paix de son maître, produits de la seule liberté qu’il ne connaîtra jamais. Le terme doulos est employé 124 fois dans le Nouveau Testament et désigne « quelqu'un qui appartient à quelqu'un d'autre », un « esclave qui ne s'appartient pas à lui-même ».

Il nous faut employer le bon terme

Malheureusement, la plupart des traductions bibliques modernes traduisent doulos par « serviteur ». Or, un serviteur travaille pour un salaire.

Son employeur lui doit une récompense pour son travail. Le chrétien, lui, n'a rien à offrir au Seigneur en échange de son pardon : il appartient pleinement au maître qui l'a racheté par son sang versé à la croix. Les chrétiens ont été rachetés par son sang et appartiennent à leur Sauveur et Seigneur. Nous ne sommes pas ses employés : nous lui appartenons (Romains 8.9). La traduction correcte de doulos est « esclave ».

Loin d'être opprimé, l'esclave de Christ est réellement libre. Il a été libéré du péché par le Fils de Dieu, qui a dit : « Si donc le Fils vous libère, vous serez réellement libres. » (Jean 8.36) Le chrétien peut sincèrement dire avec Paul : « En effet, la loi de l'Esprit qui donne la vie en Jésus-Christ m'a libéré de la loi du péché et de la mort. » (Romains 8.2) Nous connaissons la vérité et la vérité nous a rendus libres (Jean 8.32).

  Participer à l’héritage de Christ

 

Paradoxalement, être esclave à Christ fait de nous les enfants et héritiers du Dieu Très-Haut (Galates 4.1-7). En tant qu'héritiers, nous participons à l'héritage qu'il accorde à tous ses enfants : La vie éternelle. C'est un privilège plus précieux que tous les trésors terrestres, tandis que les esclaves du péché n'héritent que la mort spirituelle et l'éternité en enfer.

  La liberté chrétienne :

La liberté chrétienne, celle que Dieu veut pour nous, réside dans le fait de vouloir et d'accomplir le bien. Le croyant accueille une telle liberté dans sa vie, par la grâce de Dieu qui agit en lui. « Dieu opère en vous et le vouloir et le faire » (Philippiens 2.

  Jésus nous libère pour…

Examinons maintenant la liberté chrétienne dans laquelle Christ nous a placés.

En 1789, la liberté a été symbolisée, en France, par la prise de la Bastille. Comme le peuple de Paris, derrière le mot liberté, chacun voit son propre problème : échapper à telle contrainte imposée par des supérieurs hiérarchiques, des horaires, des exigences administratives. En fait, on peut être libéré de tous ces problèmes sans être vraiment libre. Car la liberté, au sens le plus profond du terme, concerne la vie intérieure. Elle ne se réduit pas à la possibilité de s’extraire de la routine ou de la course effrénée de la vie moderne pour pouvoir se faire plaisir. Non, dans son essence, la liberté c’est d’être libre pour vivre la vie la plus gratifiante : celle que Dieu veut pour nous.

Dans ce sens, nous ne sommes réellement libres que lorsque Dieu nous a donné une nouvelle vie qui trouve sa joie à faire la volonté de Dieu. Liberté indissolublement unie à l’écoute obéissante de la Parole de Dieu, et à la communion avec Christ. C’est ce qu’il dit lui-même à ceux qui avaient cru en lui : « Si vous persévérez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; et vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira… Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres » (Jean 8. 31, 32, 36).

Jésus donne l’exemple le plus grand d’une telle vie. Il a constamment et librement choisi d’obéir à son Père, y trouvant une profonde joie. Sa personnalité était épanouie, malgré l’hostilité, l’injustice et l’humiliation. Sa liberté s’est exprimée jusqu’au sacrifice de lui-même, par amour pour son Père et pour chacun de nous.

La vraie liberté chrétienne s’exprime :

En nous par la capacité donnée de Dieu pour faire le bien,

Vers Dieu que nous connaissons comme notre Père, et vers Jésus que nous connaissons comme notre Seigneur,

Au service de notre prochain,

Tout cela par le Saint Esprit qui nous conduit dans ce chemin nouveau.

La liberté chrétienne : capacité, donnée de Dieu, pour faire le bien

« Or que le Dieu de paix… vous rende accomplis en toute bonne œuvre pour faire sa volonté, faisant en vous ce qui est agréable devant lui, par Jésus Christ, auquel soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen. » (Hébreux 13. 20-21)

La liberté chrétienne, celle que Dieu veut pour nous, réside dans le fait de vouloir et d’accomplir le bien. Le croyant accueille une telle liberté dans sa vie, par la grâce de Dieu qui agit en lui. « Dieu opère en vous et le vouloir et le faire » (Philippiens 2. 13). Il y a ainsi un lien mystérieux et intime entre la grâce de Dieu et la liberté du croyant. La grâce produit en nous cette liberté et nous la vivons par la foi et par l’action du Saint Esprit.

La liberté chrétienne, c’est connaître Dieu comme notre Père et Jésus comme notre Seigneur

« Parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, criant : Abba, Père : de sorte que tu n’es plus esclave, mais fils ; et, si fils, héritier aussi par Dieu. » (Galates 4. 6-7)

« Ayant une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints,­… approchons-nous avec un cœur vrai. » (Hébreux 10. 19, 22)

« Prenez mon joug sur vous (dit Jésus) et apprenez de moi car je suis débonnaire et humble de cœur et vous trouverez le repos de vos âmes ; car mon joug est aisé et mon fardeau est léger. » (Matthieu 11. 29-30)

Dans le Nouveau Testament, la liberté est souvent rattachée au fait que nous sommes enfants de Dieu. Devant Dieu, il y a deux possibilités. Ou nous sommes « esclaves » ou nous sommes « fils ».

Plus nous apprendrons à connaître Jésus, plus aussi nous découvrirons le Père. Connaître Dieu comme notre Père, c’est entrer dans la réalité la plus profonde de l’amour. Jouir d’un tel amour chasse, de nos cœurs, les peurs. Alors une nouvelle liberté peut s’épanouir, cette liberté qui rendait Jésus si attirant et authentique.

Dans toutes nos circonstances, nous pouvons goûter l’amour du Père. Toujours, nous pouvons aller à lui, dans la prière et l’adoration, sans aucun empêchement, car tous nos péchés sont effacés par le sang de Jésus. Par l’Esprit, nous crions : « Abba Père », « Père bien-aimé » (Romains 8. 15). Invoquer Dieu comme Père, c’est aussi prendre conscience de l’honneur et de l’obéissance qui lui sont dus. Une telle obéissance est la pierre de touche de notre foi dans le Père.

À cette part bénie d’être enfants de Dieu, s’ajoute celle de reconnaître Jésus comme notre Seigneur. Les deux sont liés car l’exaltation de Christ, sa gloire comme Seigneur est unie à la gloire du Père (Philippiens 2. 11 ; Romains 6. 4 ; Éphésiens 1. 17, 20). Pratiquement, en nous soumettant à Christ, en prenant son joug, nous sommes délivrés progressivement de tout ce qui nous tient courbés dans notre âme. Se soumettre à Christ, obéir à sa parole n’est donc pas un assujettissement mais la clef d’une véritable libération (Romains 10. 9).

  La liberté chrétienne : être au service des autres

« Vous avez été appelés à la liberté ; seulement n’usez pas de la liberté comme d’une occasion pour la chair, mais, par amour, servez-vous l’un l’autre. » (Galates 5. 13)

« Un chrétien est un libre seigneur de toutes choses, et il n’est soumis à personne. Un chrétien est un serf corvéable en toutes choses et il est soumis à tous », écrivait Martin Luther, en 1520. Pourquoi cette apparente contradiction ? Parce que la liberté chrétienne est intimement unie à l’amour qui aime servir, se donner. L’amour, produit par le Saint Esprit (Romains 5. 5), fait jaillir une vie spontanée, joyeuse, qui se met librement au service de son prochain et qui trouve son bonheur à accomplir la volonté de Dieu.

La liberté que Christ confère conduit donc à se mettre au service les uns des autres. Tel est le paradoxe de la liberté. Ma vraie liberté est d’être pleinement moi-même, c’est-à-dire tel que Dieu, mon Créateur et mon Rédempteur, me veut. Or Dieu m’a créé pour l’aimer et aimer mon prochain. Personne n’est libre comme l’était Jésus. Il nous montre ce qu’est la vraie liberté en disant : « Moi, je fais toujours les choses qui lui plaisent (à Dieu, le Père) » (Jean 8. 29). Il dit aussi : « Le fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir » (Matthieu 20. 28), et à notre intention : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il se renonce soi-même, et qu’il prenne sa croix, et me suive » (Matthieu 16. 24).

  La liberté chrétienne : être conduit par l’Esprit

 

« Là où est l’Esprit du Seigneur, il y a la liberté. » (2 Corinthiens 3. 17)

Dieu nous a donné son Esprit qui nous conduit dans cette nouvelle vie de liberté et de joie. Il nous fait connaître Christ (Jean 16. 14), nous détournant ainsi de nous-mêmes pour nous orienter vers le Seigneur Jésus, pour l’aimer et lui être soumis. C’est lui aussi qui nous donne la conviction d’être enfants de Dieu (Romains 8. 16) et l’assurance pour nous approcher de Dieu.

Le ciel se réjouit quand les chrétiens sont libres et heureux (Luc 15. 32). Le Seigneur veut nous donner de connaître, par son Esprit, une vie riche et abondante (Jean 7. 38 ; 10. 10). « Si quelqu’un entre par moi, dit Jésus, il sera sauvé, il entrera et il sortira et il trouvera de la nourriture » (Jean 10. 9). Il nous a donné toutes choses pour en jouir en saisissant ce qu’est vraiment la vie (1 Timothée 6. 17-19). Il le fait afin qu’à notre tour nous ayons le privilège de librement bénir et donner. Car, nous dit-il, « il est plus heureux de donner que de recevoir » (Actes 20. 35).

Veillons à ne pas attrister le Saint Esprit par le péché sous une forme ou sous une autre. Au contraire, soyons remplis de l’Esprit, en nous abandonnant sans réserve à l’amour du Père, en nous soumettant à l’autorité pleine d’amour du Seigneur et en apprenant à vivre par la foi et la confiance en lui. Alors, nous goûtons vraiment la liberté chrétienne. Cela est vrai sur le plan individuel, cela est vrai aussi sur le plan de l’Église. Pour le déroulement des réunions d’assemblée, pour l’exercice des dons spirituels (1 Corinthiens 12. 11), pour la compréhension de l’Écriture, que Dieu nous accorde de nous laisser véritablement conduire par son bon Esprit.

  Les chaînes de certains chrétiens

 

Pourquoi donc tant de chrétiens vivent-ils comme s'ils étaient encore esclaves ? D'une part, nous nous rebellons souvent contre notre Maître en refusant de lui obéir et en restant attachés à notre ancienne vie, aux péchés qui nous liaient à notre ancien maître, Satan.

Notre nouvelle nature continue de cohabiter avec notre ancienne nature pécheresse, si bien que nous sommes toujours attirés par le péché. Paul écrit aux Éphésiens de « se dépouiller » du vieil homme corrompu par le péché et de « se revêtir » du nouvel homme et de sa justice.

Nous devons renoncer au mensonge et revêtir la vérité, renoncer au vol et endosser le travail et la productivité, renoncer à l'amertume, à la rage et à la colère et revêtir la bonté, la compassion et le pardon (Éphésiens 4.22-32).

Nous avons été libérés de l'esclavage du péché, mais nous retournons souvent à nos chaînes, parce que quelque chose en nous continue d'aimer cette ancienne vie.

  Comprendre ce que veut dire être crucifiés avec Christ

Très souvent, nous comprenons mal que nous avons été crucifiés avec Christ (Galates 2.20) et régénérés pour devenir une nouvelle créature (2 Corinthiens 5.17).

La vie chrétienne est une vie de mort à soi-même. Si nous pensons sans cesse à nous-mêmes et accomplissons les désirs de la chair en nous complaisant dans les péchés dont nous avons été libérés, c'est comme si nous portions partout avec nous un cadavre plein de pourriture et de corruption. (Matthieu 23 :27)

Nous devons l'enterrer définitivement par l’écoute et la puissance du Saint-Esprit, qui est la source de notre force. Notre nouvelle nature deviendra de plus en plus forte, si nous la nourrissons continuellement de la lecture et la méditation de la Bible. De plus, par la prière, nous recevrons la force, la paix et puissance dont nous avons besoin pour échapper au désir de retourner à notre ancienne vie de péché et de doute.

Il nous faut absolument prendre conscience que le statut d'esclaves de Christ est la seule liberté véritable et le moyen d’être libéré de nous-même et du monde.

 
 

    

    

 

    

    

 


 

 

  La liberté en Christ

Table des matières

La liberté en Christ. 1

La liberté. 1

Définition de la liberté. 2

Les différentes formes de liberté :. 2

Le libérateur. 4

Une année de grâce, une année de liberté, une année de Jubilé. 4

Donnons une explication au texte déjà cité :. 5

Il révèle l’autorité (ou la puissance) du Christ. 6

Il exprime le message du Christ. 6

La mission du Christ. 6

Quelques versets qui parlent de liberté. 8

Devenir esclave du Christ pour être maître de sa liberté. 10

Même si cela semble contradictoire !. 10

Participer à l’héritage de Christ. 11

La liberté chrétienne :. 11

Jésus nous libère pour…... 11

La liberté chrétienne : être au service des autres. 14

La liberté chrétienne : être conduit par l’Esprit. 15

Les chaînes de certains chrétiens. 16

Comprendre ce que veut dire être crucifiés avec Christ. 16

 

  La liberté

 

"La liberté commence où l'ignorance finit."

Victor Hugo - 1802-1885 - Océan, 1840

  Définition de la liberté

Etymologie : du latin liber, libre.

La liberté est l'état d'une personne ou d'un peuple qui ne subit pas de contraintes, de soumissions, de servitudes exercées par une autre personne, par un pouvoir tyrannique ou par une puissance étrangère. C'est aussi l'état d'une personne qui n'est ni prisonnière ni sous la dépendance de quelqu'un.

La liberté peut être définie de manière positive comme l'autonomie et la spontanéité d'une personne douée de raison. La liberté est la possibilité de pouvoir agir selon sa propre volonté, dans le cadre d'un système politique ou social, dans la mesure où l'on ne porte pas atteinte aux droits des autres et à la sécurité publique.

  Les différentes formes de liberté :

Liberté naturelle : en vertu du droit naturel.

Liberté civile : en respectant les lois.

Liberté politique : pouvoir exercer une activité politique, adhérer à un parti, militer, élire des représentants...

Liberté individuelle : droit de chacun d'agir librement sans encourir de mesures arbitraires. Utilisé seul, le terme "liberté" recouvre à la fois la liberté individuelle, la liberté civile et la liberté politique.

Avec un substantif ou un adjectif, "la liberté ..." décline les principes de la liberté appliqués à un domaine. Exemples :

Liberté de conscience (choix d'une religion ou le refus d'avoir une religion),

Liberté du culte,

Liberté d'opinion, de pensée, d'expression (en matière politique, religieuse, philosophique),

Liberté de la presse,

Liberté de mouvement,

Liberté d'association,

Liberté syndicale,

Liberté économique,

Dans la devise "Liberté, Egalité, Fraternité" de la République française (issue de la Révolution), le terme "liberté" sous-entend que la contrainte et le devoir ne peuvent venir que des lois établies par l'Assemblée nationale, librement élue par le peuple.

L’Esprit de l’Eternel, |du Seigneur, est sur moi

Car l’Eternel m’a oint

Pour annoncer aux humiliés |une bonne nouvelle.

Oui, il m’a envoyé |afin de panser ceux |qui ont le cœur brisé,

D’annoncer aux captifs |leur délivrance

Et à ceux qui sont prisonniers |leur mise en liberté.

Ésaïe 61 :1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Le libérateur

Qui parle ici ? Selon plusieurs, le prophète lui-même. Cela ne nous paraît pas possible. Car celui qui parle ne se donne pas seulement pour un évangéliste, un messager du salut ; il en est lui-même l’auteur ; il est le Sauveur (verset 3). Si l’on se rappelle les tableaux précédents de l’œuvre du Messie dans le livre d’Esaïe (42.1-7 ; Ésaïe 49.8-13 ; Esaïe 50 :1-9 ; 52 :13-15 ; Esaïe 53 : 1-12 comparez Ésaïe 11.2), on ne doutera pas que ce ne soit lui que le prophète introduise ici sans le nommer. C’est donc lui qui réalisera le magnifique avenir promis à Sion dans le chapitre 60.

L’Éternel m’a oint. L’onction est l’emblème de la communication des dons du Saint-Esprit. C’était par cette cérémonie que les prêtres, les rois et quelquefois les prophètes étaient introduits dans leur charge (Exode 28.41 ; 1 Rois 1.39 ; 1 Rois 19.16). Le serviteur de l’Éternel, tel qu’il a été dépeint jusqu’ici (particulièrement dans les chapitres 42 et 53), réunit en sa personne ces trois charges et reçoit pour les remplir la plénitude de l’Esprit divin (Ésaïe 11.2 ; Ésaïe 42.1). Ce don s’est réalisé pour Jésus au moment de son baptême ; l’Esprit est descendu et est demeuré sur lui (Jean 1.32 ; Jean 3.34). Le nom de Messie vient en hébreu du verbe oindre ; le choix de ce verbe confirme notre opinion que c’est le Messie qui parle. Jésus lui-même a déclaré être le personnage ici annoncé, quand il a dit, après avoir lu le commencement de ce discours dans la synagogue de Nazareth : Cette parole est accomplie aujourd’hui et vous l’entendez (Luc 4.16-21).

La bonne nouvelle signifie la même chose que le mot grec évangile ; c’est le terme qui désigne dans le Nouveau Testament la prédication de Jésus. Ce message s’adresse tout spécialement aux débonnaires, ordinairement foulés et malheureux en ce monde (Matthieu 5.5).

             Une année de grâce, une année de liberté, une année de Jubilé

Annoncer… la liberté… Ces expressions font allusion à l’institution du jubilé, dans laquelle Ésaïe voit un type de la délivrance messianique. L’année de jubilé, instituée par la loi, revenait tous les cinquante ans (à l’expiration de sept périodes sabbatiques). Les esclaves israélites devaient cette année-là être mis en liberté ; ceux qui avaient dû vendre leurs biens rentraient en possession de leur patrimoine. Aussi est-il dit Lévitique 25.10 : Vous sanctifierez la cinquantième année et vous publierez la liberté par le pays à tous ses habitants. Et Ézéchiel (Ézéchiel 46.17) appelle cette année-là une année de liberté. Cette institution, destinée à procurer à Israël une sorte de restauration périodique, offre une belle image de l’ère de grâce dont le, Messie proclamera l’ouverture et qui doit aboutir à la réintégration du peuple de Dieu dans son héritage.

  Donnons une explication au texte déjà cité :

L’Esprit du Seigneur est sur moi ; Car il m’a oint ; Pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres.

Il m’a envoyé |pour annoncer aux captifs la délivrance, ; Aux aveugles le recouvrement de la vue,

Pour apporter la liberté aux opprimés.

Le début de ce chapitre est d'un intérêt tout particulier. C'est le passage qu'a choisi le Seigneur Jésus lorsqu'il s'est levé pour lire et méditer dans la synagogue de Nazareth (Luc 4 :16-21 Luc 4.16-22).

Mais remarquons un détail de la plus haute importance : Jésus a interrompu sa lecture au milieu de la phrase, avant la mention du jour de la vengeance.

Seule la première partie de son ministère — celui de la grâce — était accomplie « eux l’entendant ». Ce qui suit, c'est-à-dire le jugement, était suspendu et l'est

Encore aujourd'hui. Là où notre texte ne comporte pas même une virgule, Dieu a intercalé déjà presque 2 000 ans de patience.

Ésaïe 61 rapporte une déclaration prophétique du Messie lui-même où il résume, à la première personne du singulier, l’essence de son ministère :

L’Esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, car l’Éternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, et aux prisonniers la délivrance ; pour publier une année de grâce de l’Éternel, et un jour de vengeance de notre Dieu ; pour consoler tous les affligés ; pour accorder aux affligés de Sion, pour leur donner un diadème au lieu de la cendre, une huile de joie au lieu du deuil, un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu, afin qu’on les appelle des térébinthes de la justice, une plantation de l’Éternel, pour servir à sa gloire (Ésaïe 61.1-3).

On sait que cette prophétie porte sur le ministère de Christ parce que le texte regorge d’indices messianiques (par ex. l’onction) et parce que le Nouveau Testament le confirme. Au début de son ministère public, le Seigneur Jésus lit ce texte dans la synagogue de Nazareth, la ville où il a grandi (Luc 4.16-21). Il souligne la portée prophétique d’Ésaïe 61 en l’utilisant pour revendiquer son identité messianique.

Trois aspects du ministère du Messie se dégagent de ce texte.

 

  Il révèle l’autorité (ou la puissance) du Christ.

Cette puissance découle de l’onction divine. L’Éternel a oint Christ et l’a ainsi consacré pour être le Médiateur. Cette onction est la garantie qu’il accomplira aussi avec efficacité les fonctions correspondantes de prophète, de sacrificateur et de roi. En tant qu’élu de Dieu (Ésaïe 42.1), Dieu l’a mis à part pour accomplir son plan éternel de salut et de rédemption. La puissance du Messie repose sur la puissance divine. Les prophètes ont souvent prédit que l’Éternel lui donnerait l’Esprit sans mesure (Ésaïe 11.2). C’est une des caractéristiques de son ministère et la preuve irréfutable qu’il est le Christ de Dieu (Jean 3.34). La puissance de l’Esprit repose sur lui et garantit le succès de tous les aspects de son ministère. Aucun obstacle ne peut l’empêcher de mener sa mission à bien (Zacharie 4.6).

  Il exprime le message du Christ.

Il a les paroles de la vie. Son message peut se résumer en quatre mots : évangélisation (« porter de bonnes nouvelles »), consolation (« guérir ceux qui ont le cœur brisé »), libération (« proclamer aux captifs la liberté ») et avertissement (proclamer l’année de grâce et le jour de vengeance).

  La mission du Christ.

Les versets 2 et 3 révèlent le triple objectif de cette mission vis-à-vis de l’Éternel et de ceux qui pleurent sur Sion. Elle consiste d’abord à justifier les pécheurs. Cela se voit au verset 3, où ceux qui pleurent sont appelés « térébinthes de la justice, une plantation de l’Éternel ». Christ emploie la même image lorsqu’il dit à propos des pharisiens : « Toute plante que n’a pas plantée mon Père céleste sera déracinée » (Matthieu 15.13). Mais ceux que l’Éternel plante dans le sol fertile de la justice de Christ sont en sécurité ; rien ne les déracinera.

Ensuite, sa mission consiste à transformer des vies. La vie de ceux qui pleurent sur Sion ne sera plus la même. Il donne « un diadème au lieu de la cendre, une huile de joie au lieu du deuil, un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu ». La grâce ne laisse jamais le pécheur dans l’état où elle le trouve. Enfin, sa mission consiste à glorifier Dieu. Tout ce qu’il fait vise à « servir à sa gloire » (Matthieu 15.3). Le salut bénéficie aux pécheurs, mais son objectif ultime est de servir à la louange de la gloire de la grâce de Dieu (Éphésiens 1). Le Seigneur Jésus affirme avoir accompli cet aspect de sa mission lorsqu’il dit au Père : « Je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire » (Jean 17.4). Il n’est donc pas surprenant que lorsqu’à Nazareth, Jésus applique tout cela à lui-même, « tous lui rendaient témoignage ; ils étaient étonnés des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche » (Luc 4.22).

Luc 4 :18 ; Esaie 61 :1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Quelques versets qui parlent de liberté

 

Voici, au contraire, un homme qui scrute la loi parfaite qui donne la liberté : il lui demeure fidèlement attaché et, au lieu de l’oublier après l’avoir entendue, il y conforme ses actes ; cet homme sera heureux dans tout ce qu’il fait.

Jacques 1 :25

Dieu accorde aux gens seuls |une famille.

Il donne aux prisonniers |de sortir libres, dans la joie.

Seuls les rebelles |sont confinés |dans un désert aride.

Psaume 68 :7

De nombreux malheurs atteignent le juste

Mais l’Eternel le délivre de tous.

Psaume 34 :20

Vous agirez ainsi en hommes libres, sans faire pour autant de votre liberté un voile pour couvrir une mauvaise conduite, car vous êtes des serviteurs de Dieu.

1 Pierre 2 :16

Christ nous a rendus libres pour que nous connaissions la vraie liberté. C’est pourquoi tenez bon et ne vous mettez pas à nouveau sous le joug de l’esclavage.

Galates 5 :1

Le Seigneur dont parle le texte, c’est l’Esprit, et là où est l’Esprit du Seigneur, là règne la liberté.

2 Corinthiens 3 :17

Si donc c’est le Fils qui vous donne la liberté, alors vous serez vraiment libres.

Jean 8 :36

Oui, mes frères et sœurs, vous avez été appelés à la liberté. Seulement, ne faites pas de cette liberté un prétexte pour vivre comme des hommes livrés à eux-mêmes. Au contraire, par amour, mettez-vous au service les uns des autres.

Galates 5 :13

Tout m’est permis. Certes, mais tout n’est pas bon pour moi. Tout m’est permis, c’est vrai, mais je ne veux pas me placer sous un esclavage quelconque.

1 Corinthiens 6 :12

Alors je pourrai vivre |dans la vraie liberté,

Car j’ai à cœur |de suivre tes préceptes.

Psaume 119 :45

Alors Jésus dit aux Juifs qui avaient mis leur foi en lui : Si vous vous attachez à la Parole que je vous ai annoncée, vous êtes vraiment mes disciples. Vous connaîtrez la vérité, et la vérité fera de vous des hommes libres.

Jean 8 :31-32

Maintenant donc, il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont unis à Jésus-Christ. Car la loi de l’Esprit qui nous donne la vie dans l’union avec Jésus-Christ t’a libéré de la loi du péché et de la mort.

Romains 8 :1-2

Mais maintenant, affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, le fruit que vous portez, c’est une vie sainte, et le résultat auquel vous aboutissez, c’est la vie éternelle.

Romains 6 :22

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Devenir esclave du Christ pour être maître de sa liberté

Nous aspirons tous à être libres. Surtout en Occident, la liberté est la première valeur, recherchée par tous ceux qui sont ou se sentent opprimés.

Il y a cependant une différence entre la liberté en Christ et la libération politico-économique.

Les peuples les plus sévèrement opprimés de l'histoire ont souvent trouvé leur pleine liberté en Christ.

La Bible dit que personne n'est libre spirituellement. En Romains 6, Paul explique que nous sommes tous esclaves, soit du péché, soit de la justice. Ceux qui sont esclaves du péché ne peuvent s'affranchir eux-mêmes, mais une fois libérés de la puissance et du châtiment du péché par le sacrifice de la croix, nous entrons dans une autre forme d'esclavage en laquelle nous trouvons une paix parfaite et une liberté totale.

  Même si cela semble contradictoire !

La liberté en Christ n'est que pour ceux qui sont ses esclaves, ceux qui l’acceptent comme roi et maître sur leur vie. L'esclavage est considéré aujourd'hui comme un état dur et dévalorisant, d'inégalité, alors que dans le paradigme biblique, la véritable liberté appartient à l'esclave de Christ, qui éprouve la joie et la paix de son maître, produits de la seule liberté qu’il ne connaîtra jamais. Le terme doulos est employé 124 fois dans le Nouveau Testament et désigne « quelqu'un qui appartient à quelqu'un d'autre », un « esclave qui ne s'appartient pas à lui-même ».

Il nous faut employer le bon terme

Malheureusement, la plupart des traductions bibliques modernes traduisent doulos par « serviteur ». Or, un serviteur travaille pour un salaire.

Son employeur lui doit une récompense pour son travail. Le chrétien, lui, n'a rien à offrir au Seigneur en échange de son pardon : il appartient pleinement au maître qui l'a racheté par son sang versé à la croix. Les chrétiens ont été rachetés par son sang et appartiennent à leur Sauveur et Seigneur. Nous ne sommes pas ses employés : nous lui appartenons (Romains 8.9). La traduction correcte de doulos est « esclave ».

Loin d'être opprimé, l'esclave de Christ est réellement libre. Il a été libéré du péché par le Fils de Dieu, qui a dit : « Si donc le Fils vous libère, vous serez réellement libres. » (Jean 8.36) Le chrétien peut sincèrement dire avec Paul : « En effet, la loi de l'Esprit qui donne la vie en Jésus-Christ m'a libéré de la loi du péché et de la mort. » (Romains 8.2) Nous connaissons la vérité et la vérité nous a rendus libres (Jean 8.32).

  Participer à l’héritage de Christ

 

Paradoxalement, être esclave à Christ fait de nous les enfants et héritiers du Dieu Très-Haut (Galates 4.1-7). En tant qu'héritiers, nous participons à l'héritage qu'il accorde à tous ses enfants : La vie éternelle. C'est un privilège plus précieux que tous les trésors terrestres, tandis que les esclaves du péché n'héritent que la mort spirituelle et l'éternité en enfer.

  La liberté chrétienne :

La liberté chrétienne, celle que Dieu veut pour nous, réside dans le fait de vouloir et d'accomplir le bien. Le croyant accueille une telle liberté dans sa vie, par la grâce de Dieu qui agit en lui. « Dieu opère en vous et le vouloir et le faire » (Philippiens 2.

  Jésus nous libère pour…

Examinons maintenant la liberté chrétienne dans laquelle Christ nous a placés.

En 1789, la liberté a été symbolisée, en France, par la prise de la Bastille. Comme le peuple de Paris, derrière le mot liberté, chacun voit son propre problème : échapper à telle contrainte imposée par des supérieurs hiérarchiques, des horaires, des exigences administratives. En fait, on peut être libéré de tous ces problèmes sans être vraiment libre. Car la liberté, au sens le plus profond du terme, concerne la vie intérieure. Elle ne se réduit pas à la possibilité de s’extraire de la routine ou de la course effrénée de la vie moderne pour pouvoir se faire plaisir. Non, dans son essence, la liberté c’est d’être libre pour vivre la vie la plus gratifiante : celle que Dieu veut pour nous.

Dans ce sens, nous ne sommes réellement libres que lorsque Dieu nous a donné une nouvelle vie qui trouve sa joie à faire la volonté de Dieu. Liberté indissolublement unie à l’écoute obéissante de la Parole de Dieu, et à la communion avec Christ. C’est ce qu’il dit lui-même à ceux qui avaient cru en lui : « Si vous persévérez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; et vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira… Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres » (Jean 8. 31, 32, 36).

Jésus donne l’exemple le plus grand d’une telle vie. Il a constamment et librement choisi d’obéir à son Père, y trouvant une profonde joie. Sa personnalité était épanouie, malgré l’hostilité, l’injustice et l’humiliation. Sa liberté s’est exprimée jusqu’au sacrifice de lui-même, par amour pour son Père et pour chacun de nous.

La vraie liberté chrétienne s’exprime :

En nous par la capacité donnée de Dieu pour faire le bien,

Vers Dieu que nous connaissons comme notre Père, et vers Jésus que nous connaissons comme notre Seigneur,

Au service de notre prochain,

Tout cela par le Saint Esprit qui nous conduit dans ce chemin nouveau.

La liberté chrétienne : capacité, donnée de Dieu, pour faire le bien

« Or que le Dieu de paix… vous rende accomplis en toute bonne œuvre pour faire sa volonté, faisant en vous ce qui est agréable devant lui, par Jésus Christ, auquel soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen. » (Hébreux 13. 20-21)

La liberté chrétienne, celle que Dieu veut pour nous, réside dans le fait de vouloir et d’accomplir le bien. Le croyant accueille une telle liberté dans sa vie, par la grâce de Dieu qui agit en lui. « Dieu opère en vous et le vouloir et le faire » (Philippiens 2. 13). Il y a ainsi un lien mystérieux et intime entre la grâce de Dieu et la liberté du croyant. La grâce produit en nous cette liberté et nous la vivons par la foi et par l’action du Saint Esprit.

La liberté chrétienne, c’est connaître Dieu comme notre Père et Jésus comme notre Seigneur

« Parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, criant : Abba, Père : de sorte que tu n’es plus esclave, mais fils ; et, si fils, héritier aussi par Dieu. » (Galates 4. 6-7)

« Ayant une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints,­… approchons-nous avec un cœur vrai. » (Hébreux 10. 19, 22)

« Prenez mon joug sur vous (dit Jésus) et apprenez de moi car je suis débonnaire et humble de cœur et vous trouverez le repos de vos âmes ; car mon joug est aisé et mon fardeau est léger. » (Matthieu 11. 29-30)

Dans le Nouveau Testament, la liberté est souvent rattachée au fait que nous sommes enfants de Dieu. Devant Dieu, il y a deux possibilités. Ou nous sommes « esclaves » ou nous sommes « fils ».

Plus nous apprendrons à connaître Jésus, plus aussi nous découvrirons le Père. Connaître Dieu comme notre Père, c’est entrer dans la réalité la plus profonde de l’amour. Jouir d’un tel amour chasse, de nos cœurs, les peurs. Alors une nouvelle liberté peut s’épanouir, cette liberté qui rendait Jésus si attirant et authentique.

Dans toutes nos circonstances, nous pouvons goûter l’amour du Père. Toujours, nous pouvons aller à lui, dans la prière et l’adoration, sans aucun empêchement, car tous nos péchés sont effacés par le sang de Jésus. Par l’Esprit, nous crions : « Abba Père », « Père bien-aimé » (Romains 8. 15). Invoquer Dieu comme Père, c’est aussi prendre conscience de l’honneur et de l’obéissance qui lui sont dus. Une telle obéissance est la pierre de touche de notre foi dans le Père.

À cette part bénie d’être enfants de Dieu, s’ajoute celle de reconnaître Jésus comme notre Seigneur. Les deux sont liés car l’exaltation de Christ, sa gloire comme Seigneur est unie à la gloire du Père (Philippiens 2. 11 ; Romains 6. 4 ; Éphésiens 1. 17, 20). Pratiquement, en nous soumettant à Christ, en prenant son joug, nous sommes délivrés progressivement de tout ce qui nous tient courbés dans notre âme. Se soumettre à Christ, obéir à sa parole n’est donc pas un assujettissement mais la clef d’une véritable libération (Romains 10. 9).

  La liberté chrétienne : être au service des autres

« Vous avez été appelés à la liberté ; seulement n’usez pas de la liberté comme d’une occasion pour la chair, mais, par amour, servez-vous l’un l’autre. » (Galates 5. 13)

« Un chrétien est un libre seigneur de toutes choses, et il n’est soumis à personne. Un chrétien est un serf corvéable en toutes choses et il est soumis à tous », écrivait Martin Luther, en 1520. Pourquoi cette apparente contradiction ? Parce que la liberté chrétienne est intimement unie à l’amour qui aime servir, se donner. L’amour, produit par le Saint Esprit (Romains 5. 5), fait jaillir une vie spontanée, joyeuse, qui se met librement au service de son prochain et qui trouve son bonheur à accomplir la volonté de Dieu.

La liberté que Christ confère conduit donc à se mettre au service les uns des autres. Tel est le paradoxe de la liberté. Ma vraie liberté est d’être pleinement moi-même, c’est-à-dire tel que Dieu, mon Créateur et mon Rédempteur, me veut. Or Dieu m’a créé pour l’aimer et aimer mon prochain. Personne n’est libre comme l’était Jésus. Il nous montre ce qu’est la vraie liberté en disant : « Moi, je fais toujours les choses qui lui plaisent (à Dieu, le Père) » (Jean 8. 29). Il dit aussi : « Le fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir » (Matthieu 20. 28), et à notre intention : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il se renonce soi-même, et qu’il prenne sa croix, et me suive » (Matthieu 16. 24).

  La liberté chrétienne : être conduit par l’Esprit

 

« Là où est l’Esprit du Seigneur, il y a la liberté. » (2 Corinthiens 3. 17)

Dieu nous a donné son Esprit qui nous conduit dans cette nouvelle vie de liberté et de joie. Il nous fait connaître Christ (Jean 16. 14), nous détournant ainsi de nous-mêmes pour nous orienter vers le Seigneur Jésus, pour l’aimer et lui être soumis. C’est lui aussi qui nous donne la conviction d’être enfants de Dieu (Romains 8. 16) et l’assurance pour nous approcher de Dieu.

Le ciel se réjouit quand les chrétiens sont libres et heureux (Luc 15. 32). Le Seigneur veut nous donner de connaître, par son Esprit, une vie riche et abondante (Jean 7. 38 ; 10. 10). « Si quelqu’un entre par moi, dit Jésus, il sera sauvé, il entrera et il sortira et il trouvera de la nourriture » (Jean 10. 9). Il nous a donné toutes choses pour en jouir en saisissant ce qu’est vraiment la vie (1 Timothée 6. 17-19). Il le fait afin qu’à notre tour nous ayons le privilège de librement bénir et donner. Car, nous dit-il, « il est plus heureux de donner que de recevoir » (Actes 20. 35).

Veillons à ne pas attrister le Saint Esprit par le péché sous une forme ou sous une autre. Au contraire, soyons remplis de l’Esprit, en nous abandonnant sans réserve à l’amour du Père, en nous soumettant à l’autorité pleine d’amour du Seigneur et en apprenant à vivre par la foi et la confiance en lui. Alors, nous goûtons vraiment la liberté chrétienne. Cela est vrai sur le plan individuel, cela est vrai aussi sur le plan de l’Église. Pour le déroulement des réunions d’assemblée, pour l’exercice des dons spirituels (1 Corinthiens 12. 11), pour la compréhension de l’Écriture, que Dieu nous accorde de nous laisser véritablement conduire par son bon Esprit.

  Les chaînes de certains chrétiens

 

Pourquoi donc tant de chrétiens vivent-ils comme s'ils étaient encore esclaves ? D'une part, nous nous rebellons souvent contre notre Maître en refusant de lui obéir et en restant attachés à notre ancienne vie, aux péchés qui nous liaient à notre ancien maître, Satan.

Notre nouvelle nature continue de cohabiter avec notre ancienne nature pécheresse, si bien que nous sommes toujours attirés par le péché. Paul écrit aux Éphésiens de « se dépouiller » du vieil homme corrompu par le péché et de « se revêtir » du nouvel homme et de sa justice.

Nous devons renoncer au mensonge et revêtir la vérité, renoncer au vol et endosser le travail et la productivité, renoncer à l'amertume, à la rage et à la colère et revêtir la bonté, la compassion et le pardon (Éphésiens 4.22-32).

Nous avons été libérés de l'esclavage du péché, mais nous retournons souvent à nos chaînes, parce que quelque chose en nous continue d'aimer cette ancienne vie.

  Comprendre ce que veut dire être crucifiés avec Christ

Très souvent, nous comprenons mal que nous avons été crucifiés avec Christ (Galates 2.20) et régénérés pour devenir une nouvelle créature (2 Corinthiens 5.17).

La vie chrétienne est une vie de mort à soi-même. Si nous pensons sans cesse à nous-mêmes et accomplissons les désirs de la chair en nous complaisant dans les péchés dont nous avons été libérés, c'est comme si nous portions partout avec nous un cadavre plein de pourriture et de corruption. (Matthieu 23 :27)

Nous devons l'enterrer définitivement par l’écoute et la puissance du Saint-Esprit, qui est la source de notre force. Notre nouvelle nature deviendra de plus en plus forte, si nous la nourrissons continuellement de la lecture et la méditation de la Bible. De plus, par la prière, nous recevrons la force, la paix et puissance dont nous avons besoin pour échapper au désir de retourner à notre ancienne vie de péché et de doute.

Il nous faut absolument prendre conscience que le statut d'esclaves de Christ est la seule liberté véritable et le moyen d’être libéré de nous-même et du monde.

 
 

    

    

 

    

    

 


 

 

  La liberté en Christ

Table des matières

La liberté en Christ. 1

La liberté. 1

Définition de la liberté. 2

Les différentes formes de liberté :. 2

Le libérateur. 4

Une année de grâce, une année de liberté, une année de Jubilé. 4

Donnons une explication au texte déjà cité :. 5

Il révèle l’autorité (ou la puissance) du Christ. 6

Il exprime le message du Christ. 6

La mission du Christ. 6

Quelques versets qui parlent de liberté. 8

Devenir esclave du Christ pour être maître de sa liberté. 10

Même si cela semble contradictoire !. 10

Participer à l’héritage de Christ. 11

La liberté chrétienne :. 11

Jésus nous libère pour…... 11

La liberté chrétienne : être au service des autres. 14

La liberté chrétienne : être conduit par l’Esprit. 15

Les chaînes de certains chrétiens. 16

Comprendre ce que veut dire être crucifiés avec Christ. 16

 

  La liberté

 

"La liberté commence où l'ignorance finit."

Victor Hugo - 1802-1885 - Océan, 1840

  Définition de la liberté

Etymologie : du latin liber, libre.

La liberté est l'état d'une personne ou d'un peuple qui ne subit pas de contraintes, de soumissions, de servitudes exercées par une autre personne, par un pouvoir tyrannique ou par une puissance étrangère. C'est aussi l'état d'une personne qui n'est ni prisonnière ni sous la dépendance de quelqu'un.

La liberté peut être définie de manière positive comme l'autonomie et la spontanéité d'une personne douée de raison. La liberté est la possibilité de pouvoir agir selon sa propre volonté, dans le cadre d'un système politique ou social, dans la mesure où l'on ne porte pas atteinte aux droits des autres et à la sécurité publique.

  Les différentes formes de liberté :

Liberté naturelle : en vertu du droit naturel.

Liberté civile : en respectant les lois.

Liberté politique : pouvoir exercer une activité politique, adhérer à un parti, militer, élire des représentants...

Liberté individuelle : droit de chacun d'agir librement sans encourir de mesures arbitraires. Utilisé seul, le terme "liberté" recouvre à la fois la liberté individuelle, la liberté civile et la liberté politique.

Avec un substantif ou un adjectif, "la liberté ..." décline les principes de la liberté appliqués à un domaine. Exemples :

Liberté de conscience (choix d'une religion ou le refus d'avoir une religion),

Liberté du culte,

Liberté d'opinion, de pensée, d'expression (en matière politique, religieuse, philosophique),

Liberté de la presse,

Liberté de mouvement,

Liberté d'association,

Liberté syndicale,

Liberté économique,

Dans la devise "Liberté, Egalité, Fraternité" de la République française (issue de la Révolution), le terme "liberté" sous-entend que la contrainte et le devoir ne peuvent venir que des lois établies par l'Assemblée nationale, librement élue par le peuple.

L’Esprit de l’Eternel, |du Seigneur, est sur moi

Car l’Eternel m’a oint

Pour annoncer aux humiliés |une bonne nouvelle.

Oui, il m’a envoyé |afin de panser ceux |qui ont le cœur brisé,

D’annoncer aux captifs |leur délivrance

Et à ceux qui sont prisonniers |leur mise en liberté.

Ésaïe 61 :1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Le libérateur

Qui parle ici ? Selon plusieurs, le prophète lui-même. Cela ne nous paraît pas possible. Car celui qui parle ne se donne pas seulement pour un évangéliste, un messager du salut ; il en est lui-même l’auteur ; il est le Sauveur (verset 3). Si l’on se rappelle les tableaux précédents de l’œuvre du Messie dans le livre d’Esaïe (42.1-7 ; Ésaïe 49.8-13 ; Esaïe 50 :1-9 ; 52 :13-15 ; Esaïe 53 : 1-12 comparez Ésaïe 11.2), on ne doutera pas que ce ne soit lui que le prophète introduise ici sans le nommer. C’est donc lui qui réalisera le magnifique avenir promis à Sion dans le chapitre 60.

L’Éternel m’a oint. L’onction est l’emblème de la communication des dons du Saint-Esprit. C’était par cette cérémonie que les prêtres, les rois et quelquefois les prophètes étaient introduits dans leur charge (Exode 28.41 ; 1 Rois 1.39 ; 1 Rois 19.16). Le serviteur de l’Éternel, tel qu’il a été dépeint jusqu’ici (particulièrement dans les chapitres 42 et 53), réunit en sa personne ces trois charges et reçoit pour les remplir la plénitude de l’Esprit divin (Ésaïe 11.2 ; Ésaïe 42.1). Ce don s’est réalisé pour Jésus au moment de son baptême ; l’Esprit est descendu et est demeuré sur lui (Jean 1.32 ; Jean 3.34). Le nom de Messie vient en hébreu du verbe oindre ; le choix de ce verbe confirme notre opinion que c’est le Messie qui parle. Jésus lui-même a déclaré être le personnage ici annoncé, quand il a dit, après avoir lu le commencement de ce discours dans la synagogue de Nazareth : Cette parole est accomplie aujourd’hui et vous l’entendez (Luc 4.16-21).

La bonne nouvelle signifie la même chose que le mot grec évangile ; c’est le terme qui désigne dans le Nouveau Testament la prédication de Jésus. Ce message s’adresse tout spécialement aux débonnaires, ordinairement foulés et malheureux en ce monde (Matthieu 5.5).

             Une année de grâce, une année de liberté, une année de Jubilé

Annoncer… la liberté… Ces expressions font allusion à l’institution du jubilé, dans laquelle Ésaïe voit un type de la délivrance messianique. L’année de jubilé, instituée par la loi, revenait tous les cinquante ans (à l’expiration de sept périodes sabbatiques). Les esclaves israélites devaient cette année-là être mis en liberté ; ceux qui avaient dû vendre leurs biens rentraient en possession de leur patrimoine. Aussi est-il dit Lévitique 25.10 : Vous sanctifierez la cinquantième année et vous publierez la liberté par le pays à tous ses habitants. Et Ézéchiel (Ézéchiel 46.17) appelle cette année-là une année de liberté. Cette institution, destinée à procurer à Israël une sorte de restauration périodique, offre une belle image de l’ère de grâce dont le, Messie proclamera l’ouverture et qui doit aboutir à la réintégration du peuple de Dieu dans son héritage.

  Donnons une explication au texte déjà cité :

L’Esprit du Seigneur est sur moi ; Car il m’a oint ; Pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres.

Il m’a envoyé |pour annoncer aux captifs la délivrance, ; Aux aveugles le recouvrement de la vue,

Pour apporter la liberté aux opprimés.

Le début de ce chapitre est d'un intérêt tout particulier. C'est le passage qu'a choisi le Seigneur Jésus lorsqu'il s'est levé pour lire et méditer dans la synagogue de Nazareth (Luc 4 :16-21 Luc 4.16-22).

Mais remarquons un détail de la plus haute importance : Jésus a interrompu sa lecture au milieu de la phrase, avant la mention du jour de la vengeance.

Seule la première partie de son ministère — celui de la grâce — était accomplie « eux l’entendant ». Ce qui suit, c'est-à-dire le jugement, était suspendu et l'est

Encore aujourd'hui. Là où notre texte ne comporte pas même une virgule, Dieu a intercalé déjà presque 2 000 ans de patience.

Ésaïe 61 rapporte une déclaration prophétique du Messie lui-même où il résume, à la première personne du singulier, l’essence de son ministère :

L’Esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, car l’Éternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, et aux prisonniers la délivrance ; pour publier une année de grâce de l’Éternel, et un jour de vengeance de notre Dieu ; pour consoler tous les affligés ; pour accorder aux affligés de Sion, pour leur donner un diadème au lieu de la cendre, une huile de joie au lieu du deuil, un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu, afin qu’on les appelle des térébinthes de la justice, une plantation de l’Éternel, pour servir à sa gloire (Ésaïe 61.1-3).

On sait que cette prophétie porte sur le ministère de Christ parce que le texte regorge d’indices messianiques (par ex. l’onction) et parce que le Nouveau Testament le confirme. Au début de son ministère public, le Seigneur Jésus lit ce texte dans la synagogue de Nazareth, la ville où il a grandi (Luc 4.16-21). Il souligne la portée prophétique d’Ésaïe 61 en l’utilisant pour revendiquer son identité messianique.

Trois aspects du ministère du Messie se dégagent de ce texte.

 

  Il révèle l’autorité (ou la puissance) du Christ.

Cette puissance découle de l’onction divine. L’Éternel a oint Christ et l’a ainsi consacré pour être le Médiateur. Cette onction est la garantie qu’il accomplira aussi avec efficacité les fonctions correspondantes de prophète, de sacrificateur et de roi. En tant qu’élu de Dieu (Ésaïe 42.1), Dieu l’a mis à part pour accomplir son plan éternel de salut et de rédemption. La puissance du Messie repose sur la puissance divine. Les prophètes ont souvent prédit que l’Éternel lui donnerait l’Esprit sans mesure (Ésaïe 11.2). C’est une des caractéristiques de son ministère et la preuve irréfutable qu’il est le Christ de Dieu (Jean 3.34). La puissance de l’Esprit repose sur lui et garantit le succès de tous les aspects de son ministère. Aucun obstacle ne peut l’empêcher de mener sa mission à bien (Zacharie 4.6).

  Il exprime le message du Christ.

Il a les paroles de la vie. Son message peut se résumer en quatre mots : évangélisation (« porter de bonnes nouvelles »), consolation (« guérir ceux qui ont le cœur brisé »), libération (« proclamer aux captifs la liberté ») et avertissement (proclamer l’année de grâce et le jour de vengeance).

  La mission du Christ.

Les versets 2 et 3 révèlent le triple objectif de cette mission vis-à-vis de l’Éternel et de ceux qui pleurent sur Sion. Elle consiste d’abord à justifier les pécheurs. Cela se voit au verset 3, où ceux qui pleurent sont appelés « térébinthes de la justice, une plantation de l’Éternel ». Christ emploie la même image lorsqu’il dit à propos des pharisiens : « Toute plante que n’a pas plantée mon Père céleste sera déracinée » (Matthieu 15.13). Mais ceux que l’Éternel plante dans le sol fertile de la justice de Christ sont en sécurité ; rien ne les déracinera.

Ensuite, sa mission consiste à transformer des vies. La vie de ceux qui pleurent sur Sion ne sera plus la même. Il donne « un diadème au lieu de la cendre, une huile de joie au lieu du deuil, un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu ». La grâce ne laisse jamais le pécheur dans l’état où elle le trouve. Enfin, sa mission consiste à glorifier Dieu. Tout ce qu’il fait vise à « servir à sa gloire » (Matthieu 15.3). Le salut bénéficie aux pécheurs, mais son objectif ultime est de servir à la louange de la gloire de la grâce de Dieu (Éphésiens 1). Le Seigneur Jésus affirme avoir accompli cet aspect de sa mission lorsqu’il dit au Père : « Je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire » (Jean 17.4). Il n’est donc pas surprenant que lorsqu’à Nazareth, Jésus applique tout cela à lui-même, « tous lui rendaient témoignage ; ils étaient étonnés des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche » (Luc 4.22).

Luc 4 :18 ; Esaie 61 :1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Quelques versets qui parlent de liberté

 

Voici, au contraire, un homme qui scrute la loi parfaite qui donne la liberté : il lui demeure fidèlement attaché et, au lieu de l’oublier après l’avoir entendue, il y conforme ses actes ; cet homme sera heureux dans tout ce qu’il fait.

Jacques 1 :25

Dieu accorde aux gens seuls |une famille.

Il donne aux prisonniers |de sortir libres, dans la joie.

Seuls les rebelles |sont confinés |dans un désert aride.

Psaume 68 :7

De nombreux malheurs atteignent le juste

Mais l’Eternel le délivre de tous.

Psaume 34 :20

Vous agirez ainsi en hommes libres, sans faire pour autant de votre liberté un voile pour couvrir une mauvaise conduite, car vous êtes des serviteurs de Dieu.

1 Pierre 2 :16

Christ nous a rendus libres pour que nous connaissions la vraie liberté. C’est pourquoi tenez bon et ne vous mettez pas à nouveau sous le joug de l’esclavage.

Galates 5 :1

Le Seigneur dont parle le texte, c’est l’Esprit, et là où est l’Esprit du Seigneur, là règne la liberté.

2 Corinthiens 3 :17

Si donc c’est le Fils qui vous donne la liberté, alors vous serez vraiment libres.

Jean 8 :36

Oui, mes frères et sœurs, vous avez été appelés à la liberté. Seulement, ne faites pas de cette liberté un prétexte pour vivre comme des hommes livrés à eux-mêmes. Au contraire, par amour, mettez-vous au service les uns des autres.

Galates 5 :13

Tout m’est permis. Certes, mais tout n’est pas bon pour moi. Tout m’est permis, c’est vrai, mais je ne veux pas me placer sous un esclavage quelconque.

1 Corinthiens 6 :12

Alors je pourrai vivre |dans la vraie liberté,

Car j’ai à cœur |de suivre tes préceptes.

Psaume 119 :45

Alors Jésus dit aux Juifs qui avaient mis leur foi en lui : Si vous vous attachez à la Parole que je vous ai annoncée, vous êtes vraiment mes disciples. Vous connaîtrez la vérité, et la vérité fera de vous des hommes libres.

Jean 8 :31-32

Maintenant donc, il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont unis à Jésus-Christ. Car la loi de l’Esprit qui nous donne la vie dans l’union avec Jésus-Christ t’a libéré de la loi du péché et de la mort.

Romains 8 :1-2

Mais maintenant, affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, le fruit que vous portez, c’est une vie sainte, et le résultat auquel vous aboutissez, c’est la vie éternelle.

Romains 6 :22

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Devenir esclave du Christ pour être maître de sa liberté

Nous aspirons tous à être libres. Surtout en Occident, la liberté est la première valeur, recherchée par tous ceux qui sont ou se sentent opprimés.

Il y a cependant une différence entre la liberté en Christ et la libération politico-économique.

Les peuples les plus sévèrement opprimés de l'histoire ont souvent trouvé leur pleine liberté en Christ.

La Bible dit que personne n'est libre spirituellement. En Romains 6, Paul explique que nous sommes tous esclaves, soit du péché, soit de la justice. Ceux qui sont esclaves du péché ne peuvent s'affranchir eux-mêmes, mais une fois libérés de la puissance et du châtiment du péché par le sacrifice de la croix, nous entrons dans une autre forme d'esclavage en laquelle nous trouvons une paix parfaite et une liberté totale.

  Même si cela semble contradictoire !

La liberté en Christ n'est que pour ceux qui sont ses esclaves, ceux qui l’acceptent comme roi et maître sur leur vie. L'esclavage est considéré aujourd'hui comme un état dur et dévalorisant, d'inégalité, alors que dans le paradigme biblique, la véritable liberté appartient à l'esclave de Christ, qui éprouve la joie et la paix de son maître, produits de la seule liberté qu’il ne connaîtra jamais. Le terme doulos est employé 124 fois dans le Nouveau Testament et désigne « quelqu'un qui appartient à quelqu'un d'autre », un « esclave qui ne s'appartient pas à lui-même ».

Il nous faut employer le bon terme

Malheureusement, la plupart des traductions bibliques modernes traduisent doulos par « serviteur ». Or, un serviteur travaille pour un salaire.

Son employeur lui doit une récompense pour son travail. Le chrétien, lui, n'a rien à offrir au Seigneur en échange de son pardon : il appartient pleinement au maître qui l'a racheté par son sang versé à la croix. Les chrétiens ont été rachetés par son sang et appartiennent à leur Sauveur et Seigneur. Nous ne sommes pas ses employés : nous lui appartenons (Romains 8.9). La traduction correcte de doulos est « esclave ».

Loin d'être opprimé, l'esclave de Christ est réellement libre. Il a été libéré du péché par le Fils de Dieu, qui a dit : « Si donc le Fils vous libère, vous serez réellement libres. » (Jean 8.36) Le chrétien peut sincèrement dire avec Paul : « En effet, la loi de l'Esprit qui donne la vie en Jésus-Christ m'a libéré de la loi du péché et de la mort. » (Romains 8.2) Nous connaissons la vérité et la vérité nous a rendus libres (Jean 8.32).

  Participer à l’héritage de Christ

 

Paradoxalement, être esclave à Christ fait de nous les enfants et héritiers du Dieu Très-Haut (Galates 4.1-7). En tant qu'héritiers, nous participons à l'héritage qu'il accorde à tous ses enfants : La vie éternelle. C'est un privilège plus précieux que tous les trésors terrestres, tandis que les esclaves du péché n'héritent que la mort spirituelle et l'éternité en enfer.

  La liberté chrétienne :

La liberté chrétienne, celle que Dieu veut pour nous, réside dans le fait de vouloir et d'accomplir le bien. Le croyant accueille une telle liberté dans sa vie, par la grâce de Dieu qui agit en lui. « Dieu opère en vous et le vouloir et le faire » (Philippiens 2.

  Jésus nous libère pour…

Examinons maintenant la liberté chrétienne dans laquelle Christ nous a placés.

En 1789, la liberté a été symbolisée, en France, par la prise de la Bastille. Comme le peuple de Paris, derrière le mot liberté, chacun voit son propre problème : échapper à telle contrainte imposée par des supérieurs hiérarchiques, des horaires, des exigences administratives. En fait, on peut être libéré de tous ces problèmes sans être vraiment libre. Car la liberté, au sens le plus profond du terme, concerne la vie intérieure. Elle ne se réduit pas à la possibilité de s’extraire de la routine ou de la course effrénée de la vie moderne pour pouvoir se faire plaisir. Non, dans son essence, la liberté c’est d’être libre pour vivre la vie la plus gratifiante : celle que Dieu veut pour nous.

Dans ce sens, nous ne sommes réellement libres que lorsque Dieu nous a donné une nouvelle vie qui trouve sa joie à faire la volonté de Dieu. Liberté indissolublement unie à l’écoute obéissante de la Parole de Dieu, et à la communion avec Christ. C’est ce qu’il dit lui-même à ceux qui avaient cru en lui : « Si vous persévérez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; et vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira… Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres » (Jean 8. 31, 32, 36).

Jésus donne l’exemple le plus grand d’une telle vie. Il a constamment et librement choisi d’obéir à son Père, y trouvant une profonde joie. Sa personnalité était épanouie, malgré l’hostilité, l’injustice et l’humiliation. Sa liberté s’est exprimée jusqu’au sacrifice de lui-même, par amour pour son Père et pour chacun de nous.

La vraie liberté chrétienne s’exprime :

En nous par la capacité donnée de Dieu pour faire le bien,

Vers Dieu que nous connaissons comme notre Père, et vers Jésus que nous connaissons comme notre Seigneur,

Au service de notre prochain,

Tout cela par le Saint Esprit qui nous conduit dans ce chemin nouveau.

La liberté chrétienne : capacité, donnée de Dieu, pour faire le bien

« Or que le Dieu de paix… vous rende accomplis en toute bonne œuvre pour faire sa volonté, faisant en vous ce qui est agréable devant lui, par Jésus Christ, auquel soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen. » (Hébreux 13. 20-21)

La liberté chrétienne, celle que Dieu veut pour nous, réside dans le fait de vouloir et d’accomplir le bien. Le croyant accueille une telle liberté dans sa vie, par la grâce de Dieu qui agit en lui. « Dieu opère en vous et le vouloir et le faire » (Philippiens 2. 13). Il y a ainsi un lien mystérieux et intime entre la grâce de Dieu et la liberté du croyant. La grâce produit en nous cette liberté et nous la vivons par la foi et par l’action du Saint Esprit.

La liberté chrétienne, c’est connaître Dieu comme notre Père et Jésus comme notre Seigneur

« Parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, criant : Abba, Père : de sorte que tu n’es plus esclave, mais fils ; et, si fils, héritier aussi par Dieu. » (Galates 4. 6-7)

« Ayant une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints,­… approchons-nous avec un cœur vrai. » (Hébreux 10. 19, 22)

« Prenez mon joug sur vous (dit Jésus) et apprenez de moi car je suis débonnaire et humble de cœur et vous trouverez le repos de vos âmes ; car mon joug est aisé et mon fardeau est léger. » (Matthieu 11. 29-30)

Dans le Nouveau Testament, la liberté est souvent rattachée au fait que nous sommes enfants de Dieu. Devant Dieu, il y a deux possibilités. Ou nous sommes « esclaves » ou nous sommes « fils ».

Plus nous apprendrons à connaître Jésus, plus aussi nous découvrirons le Père. Connaître Dieu comme notre Père, c’est entrer dans la réalité la plus profonde de l’amour. Jouir d’un tel amour chasse, de nos cœurs, les peurs. Alors une nouvelle liberté peut s’épanouir, cette liberté qui rendait Jésus si attirant et authentique.

Dans toutes nos circonstances, nous pouvons goûter l’amour du Père. Toujours, nous pouvons aller à lui, dans la prière et l’adoration, sans aucun empêchement, car tous nos péchés sont effacés par le sang de Jésus. Par l’Esprit, nous crions : « Abba Père », « Père bien-aimé » (Romains 8. 15). Invoquer Dieu comme Père, c’est aussi prendre conscience de l’honneur et de l’obéissance qui lui sont dus. Une telle obéissance est la pierre de touche de notre foi dans le Père.

À cette part bénie d’être enfants de Dieu, s’ajoute celle de reconnaître Jésus comme notre Seigneur. Les deux sont liés car l’exaltation de Christ, sa gloire comme Seigneur est unie à la gloire du Père (Philippiens 2. 11 ; Romains 6. 4 ; Éphésiens 1. 17, 20). Pratiquement, en nous soumettant à Christ, en prenant son joug, nous sommes délivrés progressivement de tout ce qui nous tient courbés dans notre âme. Se soumettre à Christ, obéir à sa parole n’est donc pas un assujettissement mais la clef d’une véritable libération (Romains 10. 9).

  La liberté chrétienne : être au service des autres

« Vous avez été appelés à la liberté ; seulement n’usez pas de la liberté comme d’une occasion pour la chair, mais, par amour, servez-vous l’un l’autre. » (Galates 5. 13)

« Un chrétien est un libre seigneur de toutes choses, et il n’est soumis à personne. Un chrétien est un serf corvéable en toutes choses et il est soumis à tous », écrivait Martin Luther, en 1520. Pourquoi cette apparente contradiction ? Parce que la liberté chrétienne est intimement unie à l’amour qui aime servir, se donner. L’amour, produit par le Saint Esprit (Romains 5. 5), fait jaillir une vie spontanée, joyeuse, qui se met librement au service de son prochain et qui trouve son bonheur à accomplir la volonté de Dieu.

La liberté que Christ confère conduit donc à se mettre au service les uns des autres. Tel est le paradoxe de la liberté. Ma vraie liberté est d’être pleinement moi-même, c’est-à-dire tel que Dieu, mon Créateur et mon Rédempteur, me veut. Or Dieu m’a créé pour l’aimer et aimer mon prochain. Personne n’est libre comme l’était Jésus. Il nous montre ce qu’est la vraie liberté en disant : « Moi, je fais toujours les choses qui lui plaisent (à Dieu, le Père) » (Jean 8. 29). Il dit aussi : « Le fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir » (Matthieu 20. 28), et à notre intention : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il se renonce soi-même, et qu’il prenne sa croix, et me suive » (Matthieu 16. 24).

  La liberté chrétienne : être conduit par l’Esprit

 

« Là où est l’Esprit du Seigneur, il y a la liberté. » (2 Corinthiens 3. 17)

Dieu nous a donné son Esprit qui nous conduit dans cette nouvelle vie de liberté et de joie. Il nous fait connaître Christ (Jean 16. 14), nous détournant ainsi de nous-mêmes pour nous orienter vers le Seigneur Jésus, pour l’aimer et lui être soumis. C’est lui aussi qui nous donne la conviction d’être enfants de Dieu (Romains 8. 16) et l’assurance pour nous approcher de Dieu.

Le ciel se réjouit quand les chrétiens sont libres et heureux (Luc 15. 32). Le Seigneur veut nous donner de connaître, par son Esprit, une vie riche et abondante (Jean 7. 38 ; 10. 10). « Si quelqu’un entre par moi, dit Jésus, il sera sauvé, il entrera et il sortira et il trouvera de la nourriture » (Jean 10. 9). Il nous a donné toutes choses pour en jouir en saisissant ce qu’est vraiment la vie (1 Timothée 6. 17-19). Il le fait afin qu’à notre tour nous ayons le privilège de librement bénir et donner. Car, nous dit-il, « il est plus heureux de donner que de recevoir » (Actes 20. 35).

Veillons à ne pas attrister le Saint Esprit par le péché sous une forme ou sous une autre. Au contraire, soyons remplis de l’Esprit, en nous abandonnant sans réserve à l’amour du Père, en nous soumettant à l’autorité pleine d’amour du Seigneur et en apprenant à vivre par la foi et la confiance en lui. Alors, nous goûtons vraiment la liberté chrétienne. Cela est vrai sur le plan individuel, cela est vrai aussi sur le plan de l’Église. Pour le déroulement des réunions d’assemblée, pour l’exercice des dons spirituels (1 Corinthiens 12. 11), pour la compréhension de l’Écriture, que Dieu nous accorde de nous laisser véritablement conduire par son bon Esprit.

  Les chaînes de certains chrétiens

 

Pourquoi donc tant de chrétiens vivent-ils comme s'ils étaient encore esclaves ? D'une part, nous nous rebellons souvent contre notre Maître en refusant de lui obéir et en restant attachés à notre ancienne vie, aux péchés qui nous liaient à notre ancien maître, Satan.

Notre nouvelle nature continue de cohabiter avec notre ancienne nature pécheresse, si bien que nous sommes toujours attirés par le péché. Paul écrit aux Éphésiens de « se dépouiller » du vieil homme corrompu par le péché et de « se revêtir » du nouvel homme et de sa justice.

Nous devons renoncer au mensonge et revêtir la vérité, renoncer au vol et endosser le travail et la productivité, renoncer à l'amertume, à la rage et à la colère et revêtir la bonté, la compassion et le pardon (Éphésiens 4.22-32).

Nous avons été libérés de l'esclavage du péché, mais nous retournons souvent à nos chaînes, parce que quelque chose en nous continue d'aimer cette ancienne vie.

  Comprendre ce que veut dire être crucifiés avec Christ

Très souvent, nous comprenons mal que nous avons été crucifiés avec Christ (Galates 2.20) et régénérés pour devenir une nouvelle créature (2 Corinthiens 5.17).

La vie chrétienne est une vie de mort à soi-même. Si nous pensons sans cesse à nous-mêmes et accomplissons les désirs de la chair en nous complaisant dans les péchés dont nous avons été libérés, c'est comme si nous portions partout avec nous un cadavre plein de pourriture et de corruption. (Matthieu 23 :27)

Nous devons l'enterrer définitivement par l’écoute et la puissance du Saint-Esprit, qui est la source de notre force. Notre nouvelle nature deviendra de plus en plus forte, si nous la nourrissons continuellement de la lecture et la méditation de la Bible. De plus, par la prière, nous recevrons la force, la paix et puissance dont nous avons besoin pour échapper au désir de retourner à notre ancienne vie de péché et de doute.

Il nous faut absolument prendre conscience que le statut d'esclaves de Christ est la seule liberté véritable et le moyen d’être libéré de nous-même et du monde.

 
 

    

    

 

    

    

 


 

 

  La liberté en Christ

Table des matières

La liberté en Christ. 1

La liberté. 1

Définition de la liberté. 2

Les différentes formes de liberté :. 2

Le libérateur. 4

Une année de grâce, une année de liberté, une année de Jubilé. 4

Donnons une explication au texte déjà cité :. 5

Il révèle l’autorité (ou la puissance) du Christ. 6

Il exprime le message du Christ. 6

La mission du Christ. 6

Quelques versets qui parlent de liberté. 8

Devenir esclave du Christ pour être maître de sa liberté. 10

Même si cela semble contradictoire !. 10

Participer à l’héritage de Christ. 11

La liberté chrétienne :. 11

Jésus nous libère pour…... 11

La liberté chrétienne : être au service des autres. 14

La liberté chrétienne : être conduit par l’Esprit. 15

Les chaînes de certains chrétiens. 16

Comprendre ce que veut dire être crucifiés avec Christ. 16

 

  La liberté

 

"La liberté commence où l'ignorance finit."

Victor Hugo - 1802-1885 - Océan, 1840

  Définition de la liberté

Etymologie : du latin liber, libre.

La liberté est l'état d'une personne ou d'un peuple qui ne subit pas de contraintes, de soumissions, de servitudes exercées par une autre personne, par un pouvoir tyrannique ou par une puissance étrangère. C'est aussi l'état d'une personne qui n'est ni prisonnière ni sous la dépendance de quelqu'un.

La liberté peut être définie de manière positive comme l'autonomie et la spontanéité d'une personne douée de raison. La liberté est la possibilité de pouvoir agir selon sa propre volonté, dans le cadre d'un système politique ou social, dans la mesure où l'on ne porte pas atteinte aux droits des autres et à la sécurité publique.

  Les différentes formes de liberté :

Liberté naturelle : en vertu du droit naturel.

Liberté civile : en respectant les lois.

Liberté politique : pouvoir exercer une activité politique, adhérer à un parti, militer, élire des représentants...

Liberté individuelle : droit de chacun d'agir librement sans encourir de mesures arbitraires. Utilisé seul, le terme "liberté" recouvre à la fois la liberté individuelle, la liberté civile et la liberté politique.

Avec un substantif ou un adjectif, "la liberté ..." décline les principes de la liberté appliqués à un domaine. Exemples :

Liberté de conscience (choix d'une religion ou le refus d'avoir une religion),

Liberté du culte,

Liberté d'opinion, de pensée, d'expression (en matière politique, religieuse, philosophique),

Liberté de la presse,

Liberté de mouvement,

Liberté d'association,

Liberté syndicale,

Liberté économique,

Dans la devise "Liberté, Egalité, Fraternité" de la République française (issue de la Révolution), le terme "liberté" sous-entend que la contrainte et le devoir ne peuvent venir que des lois établies par l'Assemblée nationale, librement élue par le peuple.

L’Esprit de l’Eternel, |du Seigneur, est sur moi

Car l’Eternel m’a oint

Pour annoncer aux humiliés |une bonne nouvelle.

Oui, il m’a envoyé |afin de panser ceux |qui ont le cœur brisé,

D’annoncer aux captifs |leur délivrance

Et à ceux qui sont prisonniers |leur mise en liberté.

Ésaïe 61 :1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Le libérateur

Qui parle ici ? Selon plusieurs, le prophète lui-même. Cela ne nous paraît pas possible. Car celui qui parle ne se donne pas seulement pour un évangéliste, un messager du salut ; il en est lui-même l’auteur ; il est le Sauveur (verset 3). Si l’on se rappelle les tableaux précédents de l’œuvre du Messie dans le livre d’Esaïe (42.1-7 ; Ésaïe 49.8-13 ; Esaïe 50 :1-9 ; 52 :13-15 ; Esaïe 53 : 1-12 comparez Ésaïe 11.2), on ne doutera pas que ce ne soit lui que le prophète introduise ici sans le nommer. C’est donc lui qui réalisera le magnifique avenir promis à Sion dans le chapitre 60.

L’Éternel m’a oint. L’onction est l’emblème de la communication des dons du Saint-Esprit. C’était par cette cérémonie que les prêtres, les rois et quelquefois les prophètes étaient introduits dans leur charge (Exode 28.41 ; 1 Rois 1.39 ; 1 Rois 19.16). Le serviteur de l’Éternel, tel qu’il a été dépeint jusqu’ici (particulièrement dans les chapitres 42 et 53), réunit en sa personne ces trois charges et reçoit pour les remplir la plénitude de l’Esprit divin (Ésaïe 11.2 ; Ésaïe 42.1). Ce don s’est réalisé pour Jésus au moment de son baptême ; l’Esprit est descendu et est demeuré sur lui (Jean 1.32 ; Jean 3.34). Le nom de Messie vient en hébreu du verbe oindre ; le choix de ce verbe confirme notre opinion que c’est le Messie qui parle. Jésus lui-même a déclaré être le personnage ici annoncé, quand il a dit, après avoir lu le commencement de ce discours dans la synagogue de Nazareth : Cette parole est accomplie aujourd’hui et vous l’entendez (Luc 4.16-21).

La bonne nouvelle signifie la même chose que le mot grec évangile ; c’est le terme qui désigne dans le Nouveau Testament la prédication de Jésus. Ce message s’adresse tout spécialement aux débonnaires, ordinairement foulés et malheureux en ce monde (Matthieu 5.5).

             Une année de grâce, une année de liberté, une année de Jubilé

Annoncer… la liberté… Ces expressions font allusion à l’institution du jubilé, dans laquelle Ésaïe voit un type de la délivrance messianique. L’année de jubilé, instituée par la loi, revenait tous les cinquante ans (à l’expiration de sept périodes sabbatiques). Les esclaves israélites devaient cette année-là être mis en liberté ; ceux qui avaient dû vendre leurs biens rentraient en possession de leur patrimoine. Aussi est-il dit Lévitique 25.10 : Vous sanctifierez la cinquantième année et vous publierez la liberté par le pays à tous ses habitants. Et Ézéchiel (Ézéchiel 46.17) appelle cette année-là une année de liberté. Cette institution, destinée à procurer à Israël une sorte de restauration périodique, offre une belle image de l’ère de grâce dont le, Messie proclamera l’ouverture et qui doit aboutir à la réintégration du peuple de Dieu dans son héritage.

  Donnons une explication au texte déjà cité :

L’Esprit du Seigneur est sur moi ; Car il m’a oint ; Pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres.

Il m’a envoyé |pour annoncer aux captifs la délivrance, ; Aux aveugles le recouvrement de la vue,

Pour apporter la liberté aux opprimés.

Le début de ce chapitre est d'un intérêt tout particulier. C'est le passage qu'a choisi le Seigneur Jésus lorsqu'il s'est levé pour lire et méditer dans la synagogue de Nazareth (Luc 4 :16-21 Luc 4.16-22).

Mais remarquons un détail de la plus haute importance : Jésus a interrompu sa lecture au milieu de la phrase, avant la mention du jour de la vengeance.

Seule la première partie de son ministère — celui de la grâce — était accomplie « eux l’entendant ». Ce qui suit, c'est-à-dire le jugement, était suspendu et l'est

Encore aujourd'hui. Là où notre texte ne comporte pas même une virgule, Dieu a intercalé déjà presque 2 000 ans de patience.

Ésaïe 61 rapporte une déclaration prophétique du Messie lui-même où il résume, à la première personne du singulier, l’essence de son ministère :

L’Esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, car l’Éternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, et aux prisonniers la délivrance ; pour publier une année de grâce de l’Éternel, et un jour de vengeance de notre Dieu ; pour consoler tous les affligés ; pour accorder aux affligés de Sion, pour leur donner un diadème au lieu de la cendre, une huile de joie au lieu du deuil, un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu, afin qu’on les appelle des térébinthes de la justice, une plantation de l’Éternel, pour servir à sa gloire (Ésaïe 61.1-3).

On sait que cette prophétie porte sur le ministère de Christ parce que le texte regorge d’indices messianiques (par ex. l’onction) et parce que le Nouveau Testament le confirme. Au début de son ministère public, le Seigneur Jésus lit ce texte dans la synagogue de Nazareth, la ville où il a grandi (Luc 4.16-21). Il souligne la portée prophétique d’Ésaïe 61 en l’utilisant pour revendiquer son identité messianique.

Trois aspects du ministère du Messie se dégagent de ce texte.

 

  Il révèle l’autorité (ou la puissance) du Christ.

Cette puissance découle de l’onction divine. L’Éternel a oint Christ et l’a ainsi consacré pour être le Médiateur. Cette onction est la garantie qu’il accomplira aussi avec efficacité les fonctions correspondantes de prophète, de sacrificateur et de roi. En tant qu’élu de Dieu (Ésaïe 42.1), Dieu l’a mis à part pour accomplir son plan éternel de salut et de rédemption. La puissance du Messie repose sur la puissance divine. Les prophètes ont souvent prédit que l’Éternel lui donnerait l’Esprit sans mesure (Ésaïe 11.2). C’est une des caractéristiques de son ministère et la preuve irréfutable qu’il est le Christ de Dieu (Jean 3.34). La puissance de l’Esprit repose sur lui et garantit le succès de tous les aspects de son ministère. Aucun obstacle ne peut l’empêcher de mener sa mission à bien (Zacharie 4.6).

  Il exprime le message du Christ.

Il a les paroles de la vie. Son message peut se résumer en quatre mots : évangélisation (« porter de bonnes nouvelles »), consolation (« guérir ceux qui ont le cœur brisé »), libération (« proclamer aux captifs la liberté ») et avertissement (proclamer l’année de grâce et le jour de vengeance).

  La mission du Christ.

Les versets 2 et 3 révèlent le triple objectif de cette mission vis-à-vis de l’Éternel et de ceux qui pleurent sur Sion. Elle consiste d’abord à justifier les pécheurs. Cela se voit au verset 3, où ceux qui pleurent sont appelés « térébinthes de la justice, une plantation de l’Éternel ». Christ emploie la même image lorsqu’il dit à propos des pharisiens : « Toute plante que n’a pas plantée mon Père céleste sera déracinée » (Matthieu 15.13). Mais ceux que l’Éternel plante dans le sol fertile de la justice de Christ sont en sécurité ; rien ne les déracinera.

Ensuite, sa mission consiste à transformer des vies. La vie de ceux qui pleurent sur Sion ne sera plus la même. Il donne « un diadème au lieu de la cendre, une huile de joie au lieu du deuil, un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu ». La grâce ne laisse jamais le pécheur dans l’état où elle le trouve. Enfin, sa mission consiste à glorifier Dieu. Tout ce qu’il fait vise à « servir à sa gloire » (Matthieu 15.3). Le salut bénéficie aux pécheurs, mais son objectif ultime est de servir à la louange de la gloire de la grâce de Dieu (Éphésiens 1). Le Seigneur Jésus affirme avoir accompli cet aspect de sa mission lorsqu’il dit au Père : « Je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire » (Jean 17.4). Il n’est donc pas surprenant que lorsqu’à Nazareth, Jésus applique tout cela à lui-même, « tous lui rendaient témoignage ; ils étaient étonnés des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche » (Luc 4.22).

Luc 4 :18 ; Esaie 61 :1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Quelques versets qui parlent de liberté

 

Voici, au contraire, un homme qui scrute la loi parfaite qui donne la liberté : il lui demeure fidèlement attaché et, au lieu de l’oublier après l’avoir entendue, il y conforme ses actes ; cet homme sera heureux dans tout ce qu’il fait.

Jacques 1 :25

Dieu accorde aux gens seuls |une famille.

Il donne aux prisonniers |de sortir libres, dans la joie.

Seuls les rebelles |sont confinés |dans un désert aride.

Psaume 68 :7

De nombreux malheurs atteignent le juste

Mais l’Eternel le délivre de tous.

Psaume 34 :20

Vous agirez ainsi en hommes libres, sans faire pour autant de votre liberté un voile pour couvrir une mauvaise conduite, car vous êtes des serviteurs de Dieu.

1 Pierre 2 :16

Christ nous a rendus libres pour que nous connaissions la vraie liberté. C’est pourquoi tenez bon et ne vous mettez pas à nouveau sous le joug de l’esclavage.

Galates 5 :1

Le Seigneur dont parle le texte, c’est l’Esprit, et là où est l’Esprit du Seigneur, là règne la liberté.

2 Corinthiens 3 :17

Si donc c’est le Fils qui vous donne la liberté, alors vous serez vraiment libres.

Jean 8 :36

Oui, mes frères et sœurs, vous avez été appelés à la liberté. Seulement, ne faites pas de cette liberté un prétexte pour vivre comme des hommes livrés à eux-mêmes. Au contraire, par amour, mettez-vous au service les uns des autres.

Galates 5 :13

Tout m’est permis. Certes, mais tout n’est pas bon pour moi. Tout m’est permis, c’est vrai, mais je ne veux pas me placer sous un esclavage quelconque.

1 Corinthiens 6 :12

Alors je pourrai vivre |dans la vraie liberté,

Car j’ai à cœur |de suivre tes préceptes.

Psaume 119 :45

Alors Jésus dit aux Juifs qui avaient mis leur foi en lui : Si vous vous attachez à la Parole que je vous ai annoncée, vous êtes vraiment mes disciples. Vous connaîtrez la vérité, et la vérité fera de vous des hommes libres.

Jean 8 :31-32

Maintenant donc, il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont unis à Jésus-Christ. Car la loi de l’Esprit qui nous donne la vie dans l’union avec Jésus-Christ t’a libéré de la loi du péché et de la mort.

Romains 8 :1-2

Mais maintenant, affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, le fruit que vous portez, c’est une vie sainte, et le résultat auquel vous aboutissez, c’est la vie éternelle.

Romains 6 :22

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Devenir esclave du Christ pour être maître de sa liberté

Nous aspirons tous à être libres. Surtout en Occident, la liberté est la première valeur, recherchée par tous ceux qui sont ou se sentent opprimés.

Il y a cependant une différence entre la liberté en Christ et la libération politico-économique.

Les peuples les plus sévèrement opprimés de l'histoire ont souvent trouvé leur pleine liberté en Christ.

La Bible dit que personne n'est libre spirituellement. En Romains 6, Paul explique que nous sommes tous esclaves, soit du péché, soit de la justice. Ceux qui sont esclaves du péché ne peuvent s'affranchir eux-mêmes, mais une fois libérés de la puissance et du châtiment du péché par le sacrifice de la croix, nous entrons dans une autre forme d'esclavage en laquelle nous trouvons une paix parfaite et une liberté totale.

  Même si cela semble contradictoire !

La liberté en Christ n'est que pour ceux qui sont ses esclaves, ceux qui l’acceptent comme roi et maître sur leur vie. L'esclavage est considéré aujourd'hui comme un état dur et dévalorisant, d'inégalité, alors que dans le paradigme biblique, la véritable liberté appartient à l'esclave de Christ, qui éprouve la joie et la paix de son maître, produits de la seule liberté qu’il ne connaîtra jamais. Le terme doulos est employé 124 fois dans le Nouveau Testament et désigne « quelqu'un qui appartient à quelqu'un d'autre », un « esclave qui ne s'appartient pas à lui-même ».

Il nous faut employer le bon terme

Malheureusement, la plupart des traductions bibliques modernes traduisent doulos par « serviteur ». Or, un serviteur travaille pour un salaire.

Son employeur lui doit une récompense pour son travail. Le chrétien, lui, n'a rien à offrir au Seigneur en échange de son pardon : il appartient pleinement au maître qui l'a racheté par son sang versé à la croix. Les chrétiens ont été rachetés par son sang et appartiennent à leur Sauveur et Seigneur. Nous ne sommes pas ses employés : nous lui appartenons (Romains 8.9). La traduction correcte de doulos est « esclave ».

Loin d'être opprimé, l'esclave de Christ est réellement libre. Il a été libéré du péché par le Fils de Dieu, qui a dit : « Si donc le Fils vous libère, vous serez réellement libres. » (Jean 8.36) Le chrétien peut sincèrement dire avec Paul : « En effet, la loi de l'Esprit qui donne la vie en Jésus-Christ m'a libéré de la loi du péché et de la mort. » (Romains 8.2) Nous connaissons la vérité et la vérité nous a rendus libres (Jean 8.32).

  Participer à l’héritage de Christ

 

Paradoxalement, être esclave à Christ fait de nous les enfants et héritiers du Dieu Très-Haut (Galates 4.1-7). En tant qu'héritiers, nous participons à l'héritage qu'il accorde à tous ses enfants : La vie éternelle. C'est un privilège plus précieux que tous les trésors terrestres, tandis que les esclaves du péché n'héritent que la mort spirituelle et l'éternité en enfer.

  La liberté chrétienne :

La liberté chrétienne, celle que Dieu veut pour nous, réside dans le fait de vouloir et d'accomplir le bien. Le croyant accueille une telle liberté dans sa vie, par la grâce de Dieu qui agit en lui. « Dieu opère en vous et le vouloir et le faire » (Philippiens 2.

  Jésus nous libère pour…

Examinons maintenant la liberté chrétienne dans laquelle Christ nous a placés.

En 1789, la liberté a été symbolisée, en France, par la prise de la Bastille. Comme le peuple de Paris, derrière le mot liberté, chacun voit son propre problème : échapper à telle contrainte imposée par des supérieurs hiérarchiques, des horaires, des exigences administratives. En fait, on peut être libéré de tous ces problèmes sans être vraiment libre. Car la liberté, au sens le plus profond du terme, concerne la vie intérieure. Elle ne se réduit pas à la possibilité de s’extraire de la routine ou de la course effrénée de la vie moderne pour pouvoir se faire plaisir. Non, dans son essence, la liberté c’est d’être libre pour vivre la vie la plus gratifiante : celle que Dieu veut pour nous.

Dans ce sens, nous ne sommes réellement libres que lorsque Dieu nous a donné une nouvelle vie qui trouve sa joie à faire la volonté de Dieu. Liberté indissolublement unie à l’écoute obéissante de la Parole de Dieu, et à la communion avec Christ. C’est ce qu’il dit lui-même à ceux qui avaient cru en lui : « Si vous persévérez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; et vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira… Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres » (Jean 8. 31, 32, 36).

Jésus donne l’exemple le plus grand d’une telle vie. Il a constamment et librement choisi d’obéir à son Père, y trouvant une profonde joie. Sa personnalité était épanouie, malgré l’hostilité, l’injustice et l’humiliation. Sa liberté s’est exprimée jusqu’au sacrifice de lui-même, par amour pour son Père et pour chacun de nous.

La vraie liberté chrétienne s’exprime :

En nous par la capacité donnée de Dieu pour faire le bien,

Vers Dieu que nous connaissons comme notre Père, et vers Jésus que nous connaissons comme notre Seigneur,

Au service de notre prochain,

Tout cela par le Saint Esprit qui nous conduit dans ce chemin nouveau.

La liberté chrétienne : capacité, donnée de Dieu, pour faire le bien

« Or que le Dieu de paix… vous rende accomplis en toute bonne œuvre pour faire sa volonté, faisant en vous ce qui est agréable devant lui, par Jésus Christ, auquel soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen. » (Hébreux 13. 20-21)

La liberté chrétienne, celle que Dieu veut pour nous, réside dans le fait de vouloir et d’accomplir le bien. Le croyant accueille une telle liberté dans sa vie, par la grâce de Dieu qui agit en lui. « Dieu opère en vous et le vouloir et le faire » (Philippiens 2. 13). Il y a ainsi un lien mystérieux et intime entre la grâce de Dieu et la liberté du croyant. La grâce produit en nous cette liberté et nous la vivons par la foi et par l’action du Saint Esprit.

La liberté chrétienne, c’est connaître Dieu comme notre Père et Jésus comme notre Seigneur

« Parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, criant : Abba, Père : de sorte que tu n’es plus esclave, mais fils ; et, si fils, héritier aussi par Dieu. » (Galates 4. 6-7)

« Ayant une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints,­… approchons-nous avec un cœur vrai. » (Hébreux 10. 19, 22)

« Prenez mon joug sur vous (dit Jésus) et apprenez de moi car je suis débonnaire et humble de cœur et vous trouverez le repos de vos âmes ; car mon joug est aisé et mon fardeau est léger. » (Matthieu 11. 29-30)

Dans le Nouveau Testament, la liberté est souvent rattachée au fait que nous sommes enfants de Dieu. Devant Dieu, il y a deux possibilités. Ou nous sommes « esclaves » ou nous sommes « fils ».

Plus nous apprendrons à connaître Jésus, plus aussi nous découvrirons le Père. Connaître Dieu comme notre Père, c’est entrer dans la réalité la plus profonde de l’amour. Jouir d’un tel amour chasse, de nos cœurs, les peurs. Alors une nouvelle liberté peut s’épanouir, cette liberté qui rendait Jésus si attirant et authentique.

Dans toutes nos circonstances, nous pouvons goûter l’amour du Père. Toujours, nous pouvons aller à lui, dans la prière et l’adoration, sans aucun empêchement, car tous nos péchés sont effacés par le sang de Jésus. Par l’Esprit, nous crions : « Abba Père », « Père bien-aimé » (Romains 8. 15). Invoquer Dieu comme Père, c’est aussi prendre conscience de l’honneur et de l’obéissance qui lui sont dus. Une telle obéissance est la pierre de touche de notre foi dans le Père.

À cette part bénie d’être enfants de Dieu, s’ajoute celle de reconnaître Jésus comme notre Seigneur. Les deux sont liés car l’exaltation de Christ, sa gloire comme Seigneur est unie à la gloire du Père (Philippiens 2. 11 ; Romains 6. 4 ; Éphésiens 1. 17, 20). Pratiquement, en nous soumettant à Christ, en prenant son joug, nous sommes délivrés progressivement de tout ce qui nous tient courbés dans notre âme. Se soumettre à Christ, obéir à sa parole n’est donc pas un assujettissement mais la clef d’une véritable libération (Romains 10. 9).

  La liberté chrétienne : être au service des autres

« Vous avez été appelés à la liberté ; seulement n’usez pas de la liberté comme d’une occasion pour la chair, mais, par amour, servez-vous l’un l’autre. » (Galates 5. 13)

« Un chrétien est un libre seigneur de toutes choses, et il n’est soumis à personne. Un chrétien est un serf corvéable en toutes choses et il est soumis à tous », écrivait Martin Luther, en 1520. Pourquoi cette apparente contradiction ? Parce que la liberté chrétienne est intimement unie à l’amour qui aime servir, se donner. L’amour, produit par le Saint Esprit (Romains 5. 5), fait jaillir une vie spontanée, joyeuse, qui se met librement au service de son prochain et qui trouve son bonheur à accomplir la volonté de Dieu.

La liberté que Christ confère conduit donc à se mettre au service les uns des autres. Tel est le paradoxe de la liberté. Ma vraie liberté est d’être pleinement moi-même, c’est-à-dire tel que Dieu, mon Créateur et mon Rédempteur, me veut. Or Dieu m’a créé pour l’aimer et aimer mon prochain. Personne n’est libre comme l’était Jésus. Il nous montre ce qu’est la vraie liberté en disant : « Moi, je fais toujours les choses qui lui plaisent (à Dieu, le Père) » (Jean 8. 29). Il dit aussi : « Le fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir » (Matthieu 20. 28), et à notre intention : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il se renonce soi-même, et qu’il prenne sa croix, et me suive » (Matthieu 16. 24).

  La liberté chrétienne : être conduit par l’Esprit

 

« Là où est l’Esprit du Seigneur, il y a la liberté. » (2 Corinthiens 3. 17)

Dieu nous a donné son Esprit qui nous conduit dans cette nouvelle vie de liberté et de joie. Il nous fait connaître Christ (Jean 16. 14), nous détournant ainsi de nous-mêmes pour nous orienter vers le Seigneur Jésus, pour l’aimer et lui être soumis. C’est lui aussi qui nous donne la conviction d’être enfants de Dieu (Romains 8. 16) et l’assurance pour nous approcher de Dieu.

Le ciel se réjouit quand les chrétiens sont libres et heureux (Luc 15. 32). Le Seigneur veut nous donner de connaître, par son Esprit, une vie riche et abondante (Jean 7. 38 ; 10. 10). « Si quelqu’un entre par moi, dit Jésus, il sera sauvé, il entrera et il sortira et il trouvera de la nourriture » (Jean 10. 9). Il nous a donné toutes choses pour en jouir en saisissant ce qu’est vraiment la vie (1 Timothée 6. 17-19). Il le fait afin qu’à notre tour nous ayons le privilège de librement bénir et donner. Car, nous dit-il, « il est plus heureux de donner que de recevoir » (Actes 20. 35).

Veillons à ne pas attrister le Saint Esprit par le péché sous une forme ou sous une autre. Au contraire, soyons remplis de l’Esprit, en nous abandonnant sans réserve à l’amour du Père, en nous soumettant à l’autorité pleine d’amour du Seigneur et en apprenant à vivre par la foi et la confiance en lui. Alors, nous goûtons vraiment la liberté chrétienne. Cela est vrai sur le plan individuel, cela est vrai aussi sur le plan de l’Église. Pour le déroulement des réunions d’assemblée, pour l’exercice des dons spirituels (1 Corinthiens 12. 11), pour la compréhension de l’Écriture, que Dieu nous accorde de nous laisser véritablement conduire par son bon Esprit.

  Les chaînes de certains chrétiens

 

Pourquoi donc tant de chrétiens vivent-ils comme s'ils étaient encore esclaves ? D'une part, nous nous rebellons souvent contre notre Maître en refusant de lui obéir et en restant attachés à notre ancienne vie, aux péchés qui nous liaient à notre ancien maître, Satan.

Notre nouvelle nature continue de cohabiter avec notre ancienne nature pécheresse, si bien que nous sommes toujours attirés par le péché. Paul écrit aux Éphésiens de « se dépouiller » du vieil homme corrompu par le péché et de « se revêtir » du nouvel homme et de sa justice.

Nous devons renoncer au mensonge et revêtir la vérité, renoncer au vol et endosser le travail et la productivité, renoncer à l'amertume, à la rage et à la colère et revêtir la bonté, la compassion et le pardon (Éphésiens 4.22-32).

Nous avons été libérés de l'esclavage du péché, mais nous retournons souvent à nos chaînes, parce que quelque chose en nous continue d'aimer cette ancienne vie.

  Comprendre ce que veut dire être crucifiés avec Christ

Très souvent, nous comprenons mal que nous avons été crucifiés avec Christ (Galates 2.20) et régénérés pour devenir une nouvelle créature (2 Corinthiens 5.17).

La vie chrétienne est une vie de mort à soi-même. Si nous pensons sans cesse à nous-mêmes et accomplissons les désirs de la chair en nous complaisant dans les péchés dont nous avons été libérés, c'est comme si nous portions partout avec nous un cadavre plein de pourriture et de corruption. (Matthieu 23 :27)

Nous devons l'enterrer définitivement par l’écoute et la puissance du Saint-Esprit, qui est la source de notre force. Notre nouvelle nature deviendra de plus en plus forte, si nous la nourrissons continuellement de la lecture et la méditation de la Bible. De plus, par la prière, nous recevrons la force, la paix et puissance dont nous avons besoin pour échapper au désir de retourner à notre ancienne vie de péché et de doute.

Il nous faut absolument prendre conscience que le statut d'esclaves de Christ est la seule liberté véritable et le moyen d’être libéré de nous-même et du monde.

 
 

    

    

 

    

    

 


 

 

  La liberté en Christ

Table des matières

La liberté en Christ. 1

La liberté. 1

Définition de la liberté. 2

Les différentes formes de liberté :. 2

Le libérateur. 4

Une année de grâce, une année de liberté, une année de Jubilé. 4

Donnons une explication au texte déjà cité :. 5

Il révèle l’autorité (ou la puissance) du Christ. 6

Il exprime le message du Christ. 6

La mission du Christ. 6

Quelques versets qui parlent de liberté. 8

Devenir esclave du Christ pour être maître de sa liberté. 10

Même si cela semble contradictoire !. 10

Participer à l’héritage de Christ. 11

La liberté chrétienne :. 11

Jésus nous libère pour…... 11

La liberté chrétienne : être au service des autres. 14

La liberté chrétienne : être conduit par l’Esprit. 15

Les chaînes de certains chrétiens. 16

Comprendre ce que veut dire être crucifiés avec Christ. 16

 

  La liberté

 

"La liberté commence où l'ignorance finit."

Victor Hugo - 1802-1885 - Océan, 1840

  Définition de la liberté

Etymologie : du latin liber, libre.

La liberté est l'état d'une personne ou d'un peuple qui ne subit pas de contraintes, de soumissions, de servitudes exercées par une autre personne, par un pouvoir tyrannique ou par une puissance étrangère. C'est aussi l'état d'une personne qui n'est ni prisonnière ni sous la dépendance de quelqu'un.

La liberté peut être définie de manière positive comme l'autonomie et la spontanéité d'une personne douée de raison. La liberté est la possibilité de pouvoir agir selon sa propre volonté, dans le cadre d'un système politique ou social, dans la mesure où l'on ne porte pas atteinte aux droits des autres et à la sécurité publique.

  Les différentes formes de liberté :

Liberté naturelle : en vertu du droit naturel.

Liberté civile : en respectant les lois.

Liberté politique : pouvoir exercer une activité politique, adhérer à un parti, militer, élire des représentants...

Liberté individuelle : droit de chacun d'agir librement sans encourir de mesures arbitraires. Utilisé seul, le terme "liberté" recouvre à la fois la liberté individuelle, la liberté civile et la liberté politique.

Avec un substantif ou un adjectif, "la liberté ..." décline les principes de la liberté appliqués à un domaine. Exemples :

Liberté de conscience (choix d'une religion ou le refus d'avoir une religion),

Liberté du culte,

Liberté d'opinion, de pensée, d'expression (en matière politique, religieuse, philosophique),

Liberté de la presse,

Liberté de mouvement,

Liberté d'association,

Liberté syndicale,

Liberté économique,

Dans la devise "Liberté, Egalité, Fraternité" de la République française (issue de la Révolution), le terme "liberté" sous-entend que la contrainte et le devoir ne peuvent venir que des lois établies par l'Assemblée nationale, librement élue par le peuple.

L’Esprit de l’Eternel, |du Seigneur, est sur moi

Car l’Eternel m’a oint

Pour annoncer aux humiliés |une bonne nouvelle.

Oui, il m’a envoyé |afin de panser ceux |qui ont le cœur brisé,

D’annoncer aux captifs |leur délivrance

Et à ceux qui sont prisonniers |leur mise en liberté.

Ésaïe 61 :1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Le libérateur

Qui parle ici ? Selon plusieurs, le prophète lui-même. Cela ne nous paraît pas possible. Car celui qui parle ne se donne pas seulement pour un évangéliste, un messager du salut ; il en est lui-même l’auteur ; il est le Sauveur (verset 3). Si l’on se rappelle les tableaux précédents de l’œuvre du Messie dans le livre d’Esaïe (42.1-7 ; Ésaïe 49.8-13 ; Esaïe 50 :1-9 ; 52 :13-15 ; Esaïe 53 : 1-12 comparez Ésaïe 11.2), on ne doutera pas que ce ne soit lui que le prophète introduise ici sans le nommer. C’est donc lui qui réalisera le magnifique avenir promis à Sion dans le chapitre 60.

L’Éternel m’a oint. L’onction est l’emblème de la communication des dons du Saint-Esprit. C’était par cette cérémonie que les prêtres, les rois et quelquefois les prophètes étaient introduits dans leur charge (Exode 28.41 ; 1 Rois 1.39 ; 1 Rois 19.16). Le serviteur de l’Éternel, tel qu’il a été dépeint jusqu’ici (particulièrement dans les chapitres 42 et 53), réunit en sa personne ces trois charges et reçoit pour les remplir la plénitude de l’Esprit divin (Ésaïe 11.2 ; Ésaïe 42.1). Ce don s’est réalisé pour Jésus au moment de son baptême ; l’Esprit est descendu et est demeuré sur lui (Jean 1.32 ; Jean 3.34). Le nom de Messie vient en hébreu du verbe oindre ; le choix de ce verbe confirme notre opinion que c’est le Messie qui parle. Jésus lui-même a déclaré être le personnage ici annoncé, quand il a dit, après avoir lu le commencement de ce discours dans la synagogue de Nazareth : Cette parole est accomplie aujourd’hui et vous l’entendez (Luc 4.16-21).

La bonne nouvelle signifie la même chose que le mot grec évangile ; c’est le terme qui désigne dans le Nouveau Testament la prédication de Jésus. Ce message s’adresse tout spécialement aux débonnaires, ordinairement foulés et malheureux en ce monde (Matthieu 5.5).

             Une année de grâce, une année de liberté, une année de Jubilé

Annoncer… la liberté… Ces expressions font allusion à l’institution du jubilé, dans laquelle Ésaïe voit un type de la délivrance messianique. L’année de jubilé, instituée par la loi, revenait tous les cinquante ans (à l’expiration de sept périodes sabbatiques). Les esclaves israélites devaient cette année-là être mis en liberté ; ceux qui avaient dû vendre leurs biens rentraient en possession de leur patrimoine. Aussi est-il dit Lévitique 25.10 : Vous sanctifierez la cinquantième année et vous publierez la liberté par le pays à tous ses habitants. Et Ézéchiel (Ézéchiel 46.17) appelle cette année-là une année de liberté. Cette institution, destinée à procurer à Israël une sorte de restauration périodique, offre une belle image de l’ère de grâce dont le, Messie proclamera l’ouverture et qui doit aboutir à la réintégration du peuple de Dieu dans son héritage.

  Donnons une explication au texte déjà cité :

L’Esprit du Seigneur est sur moi ; Car il m’a oint ; Pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres.

Il m’a envoyé |pour annoncer aux captifs la délivrance, ; Aux aveugles le recouvrement de la vue,

Pour apporter la liberté aux opprimés.

Le début de ce chapitre est d'un intérêt tout particulier. C'est le passage qu'a choisi le Seigneur Jésus lorsqu'il s'est levé pour lire et méditer dans la synagogue de Nazareth (Luc 4 :16-21 Luc 4.16-22).

Mais remarquons un détail de la plus haute importance : Jésus a interrompu sa lecture au milieu de la phrase, avant la mention du jour de la vengeance.

Seule la première partie de son ministère — celui de la grâce — était accomplie « eux l’entendant ». Ce qui suit, c'est-à-dire le jugement, était suspendu et l'est

Encore aujourd'hui. Là où notre texte ne comporte pas même une virgule, Dieu a intercalé déjà presque 2 000 ans de patience.

Ésaïe 61 rapporte une déclaration prophétique du Messie lui-même où il résume, à la première personne du singulier, l’essence de son ministère :

L’Esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, car l’Éternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, et aux prisonniers la délivrance ; pour publier une année de grâce de l’Éternel, et un jour de vengeance de notre Dieu ; pour consoler tous les affligés ; pour accorder aux affligés de Sion, pour leur donner un diadème au lieu de la cendre, une huile de joie au lieu du deuil, un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu, afin qu’on les appelle des térébinthes de la justice, une plantation de l’Éternel, pour servir à sa gloire (Ésaïe 61.1-3).

On sait que cette prophétie porte sur le ministère de Christ parce que le texte regorge d’indices messianiques (par ex. l’onction) et parce que le Nouveau Testament le confirme. Au début de son ministère public, le Seigneur Jésus lit ce texte dans la synagogue de Nazareth, la ville où il a grandi (Luc 4.16-21). Il souligne la portée prophétique d’Ésaïe 61 en l’utilisant pour revendiquer son identité messianique.

Trois aspects du ministère du Messie se dégagent de ce texte.

 

  Il révèle l’autorité (ou la puissance) du Christ.

Cette puissance découle de l’onction divine. L’Éternel a oint Christ et l’a ainsi consacré pour être le Médiateur. Cette onction est la garantie qu’il accomplira aussi avec efficacité les fonctions correspondantes de prophète, de sacrificateur et de roi. En tant qu’élu de Dieu (Ésaïe 42.1), Dieu l’a mis à part pour accomplir son plan éternel de salut et de rédemption. La puissance du Messie repose sur la puissance divine. Les prophètes ont souvent prédit que l’Éternel lui donnerait l’Esprit sans mesure (Ésaïe 11.2). C’est une des caractéristiques de son ministère et la preuve irréfutable qu’il est le Christ de Dieu (Jean 3.34). La puissance de l’Esprit repose sur lui et garantit le succès de tous les aspects de son ministère. Aucun obstacle ne peut l’empêcher de mener sa mission à bien (Zacharie 4.6).

  Il exprime le message du Christ.

Il a les paroles de la vie. Son message peut se résumer en quatre mots : évangélisation (« porter de bonnes nouvelles »), consolation (« guérir ceux qui ont le cœur brisé »), libération (« proclamer aux captifs la liberté ») et avertissement (proclamer l’année de grâce et le jour de vengeance).

  La mission du Christ.

Les versets 2 et 3 révèlent le triple objectif de cette mission vis-à-vis de l’Éternel et de ceux qui pleurent sur Sion. Elle consiste d’abord à justifier les pécheurs. Cela se voit au verset 3, où ceux qui pleurent sont appelés « térébinthes de la justice, une plantation de l’Éternel ». Christ emploie la même image lorsqu’il dit à propos des pharisiens : « Toute plante que n’a pas plantée mon Père céleste sera déracinée » (Matthieu 15.13). Mais ceux que l’Éternel plante dans le sol fertile de la justice de Christ sont en sécurité ; rien ne les déracinera.

Ensuite, sa mission consiste à transformer des vies. La vie de ceux qui pleurent sur Sion ne sera plus la même. Il donne « un diadème au lieu de la cendre, une huile de joie au lieu du deuil, un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu ». La grâce ne laisse jamais le pécheur dans l’état où elle le trouve. Enfin, sa mission consiste à glorifier Dieu. Tout ce qu’il fait vise à « servir à sa gloire » (Matthieu 15.3). Le salut bénéficie aux pécheurs, mais son objectif ultime est de servir à la louange de la gloire de la grâce de Dieu (Éphésiens 1). Le Seigneur Jésus affirme avoir accompli cet aspect de sa mission lorsqu’il dit au Père : « Je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire » (Jean 17.4). Il n’est donc pas surprenant que lorsqu’à Nazareth, Jésus applique tout cela à lui-même, « tous lui rendaient témoignage ; ils étaient étonnés des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche » (Luc 4.22).

Luc 4 :18 ; Esaie 61 :1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Quelques versets qui parlent de liberté

 

Voici, au contraire, un homme qui scrute la loi parfaite qui donne la liberté : il lui demeure fidèlement attaché et, au lieu de l’oublier après l’avoir entendue, il y conforme ses actes ; cet homme sera heureux dans tout ce qu’il fait.

Jacques 1 :25

Dieu accorde aux gens seuls |une famille.

Il donne aux prisonniers |de sortir libres, dans la joie.

Seuls les rebelles |sont confinés |dans un désert aride.

Psaume 68 :7

De nombreux malheurs atteignent le juste

Mais l’Eternel le délivre de tous.

Psaume 34 :20

Vous agirez ainsi en hommes libres, sans faire pour autant de votre liberté un voile pour couvrir une mauvaise conduite, car vous êtes des serviteurs de Dieu.

1 Pierre 2 :16

Christ nous a rendus libres pour que nous connaissions la vraie liberté. C’est pourquoi tenez bon et ne vous mettez pas à nouveau sous le joug de l’esclavage.

Galates 5 :1

Le Seigneur dont parle le texte, c’est l’Esprit, et là où est l’Esprit du Seigneur, là règne la liberté.

2 Corinthiens 3 :17

Si donc c’est le Fils qui vous donne la liberté, alors vous serez vraiment libres.

Jean 8 :36

Oui, mes frères et sœurs, vous avez été appelés à la liberté. Seulement, ne faites pas de cette liberté un prétexte pour vivre comme des hommes livrés à eux-mêmes. Au contraire, par amour, mettez-vous au service les uns des autres.

Galates 5 :13

Tout m’est permis. Certes, mais tout n’est pas bon pour moi. Tout m’est permis, c’est vrai, mais je ne veux pas me placer sous un esclavage quelconque.

1 Corinthiens 6 :12

Alors je pourrai vivre |dans la vraie liberté,

Car j’ai à cœur |de suivre tes préceptes.

Psaume 119 :45

Alors Jésus dit aux Juifs qui avaient mis leur foi en lui : Si vous vous attachez à la Parole que je vous ai annoncée, vous êtes vraiment mes disciples. Vous connaîtrez la vérité, et la vérité fera de vous des hommes libres.

Jean 8 :31-32

Maintenant donc, il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont unis à Jésus-Christ. Car la loi de l’Esprit qui nous donne la vie dans l’union avec Jésus-Christ t’a libéré de la loi du péché et de la mort.

Romains 8 :1-2

Mais maintenant, affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, le fruit que vous portez, c’est une vie sainte, et le résultat auquel vous aboutissez, c’est la vie éternelle.

Romains 6 :22

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Devenir esclave du Christ pour être maître de sa liberté

Nous aspirons tous à être libres. Surtout en Occident, la liberté est la première valeur, recherchée par tous ceux qui sont ou se sentent opprimés.

Il y a cependant une différence entre la liberté en Christ et la libération politico-économique.

Les peuples les plus sévèrement opprimés de l'histoire ont souvent trouvé leur pleine liberté en Christ.

La Bible dit que personne n'est libre spirituellement. En Romains 6, Paul explique que nous sommes tous esclaves, soit du péché, soit de la justice. Ceux qui sont esclaves du péché ne peuvent s'affranchir eux-mêmes, mais une fois libérés de la puissance et du châtiment du péché par le sacrifice de la croix, nous entrons dans une autre forme d'esclavage en laquelle nous trouvons une paix parfaite et une liberté totale.

  Même si cela semble contradictoire !

La liberté en Christ n'est que pour ceux qui sont ses esclaves, ceux qui l’acceptent comme roi et maître sur leur vie. L'esclavage est considéré aujourd'hui comme un état dur et dévalorisant, d'inégalité, alors que dans le paradigme biblique, la véritable liberté appartient à l'esclave de Christ, qui éprouve la joie et la paix de son maître, produits de la seule liberté qu’il ne connaîtra jamais. Le terme doulos est employé 124 fois dans le Nouveau Testament et désigne « quelqu'un qui appartient à quelqu'un d'autre », un « esclave qui ne s'appartient pas à lui-même ».

Il nous faut employer le bon terme

Malheureusement, la plupart des traductions bibliques modernes traduisent doulos par « serviteur ». Or, un serviteur travaille pour un salaire.

Son employeur lui doit une récompense pour son travail. Le chrétien, lui, n'a rien à offrir au Seigneur en échange de son pardon : il appartient pleinement au maître qui l'a racheté par son sang versé à la croix. Les chrétiens ont été rachetés par son sang et appartiennent à leur Sauveur et Seigneur. Nous ne sommes pas ses employés : nous lui appartenons (Romains 8.9). La traduction correcte de doulos est « esclave ».

Loin d'être opprimé, l'esclave de Christ est réellement libre. Il a été libéré du péché par le Fils de Dieu, qui a dit : « Si donc le Fils vous libère, vous serez réellement libres. » (Jean 8.36) Le chrétien peut sincèrement dire avec Paul : « En effet, la loi de l'Esprit qui donne la vie en Jésus-Christ m'a libéré de la loi du péché et de la mort. » (Romains 8.2) Nous connaissons la vérité et la vérité nous a rendus libres (Jean 8.32).

  Participer à l’héritage de Christ

 

Paradoxalement, être esclave à Christ fait de nous les enfants et héritiers du Dieu Très-Haut (Galates 4.1-7). En tant qu'héritiers, nous participons à l'héritage qu'il accorde à tous ses enfants : La vie éternelle. C'est un privilège plus précieux que tous les trésors terrestres, tandis que les esclaves du péché n'héritent que la mort spirituelle et l'éternité en enfer.

  La liberté chrétienne :

La liberté chrétienne, celle que Dieu veut pour nous, réside dans le fait de vouloir et d'accomplir le bien. Le croyant accueille une telle liberté dans sa vie, par la grâce de Dieu qui agit en lui. « Dieu opère en vous et le vouloir et le faire » (Philippiens 2.

  Jésus nous libère pour…

Examinons maintenant la liberté chrétienne dans laquelle Christ nous a placés.

En 1789, la liberté a été symbolisée, en France, par la prise de la Bastille. Comme le peuple de Paris, derrière le mot liberté, chacun voit son propre problème : échapper à telle contrainte imposée par des supérieurs hiérarchiques, des horaires, des exigences administratives. En fait, on peut être libéré de tous ces problèmes sans être vraiment libre. Car la liberté, au sens le plus profond du terme, concerne la vie intérieure. Elle ne se réduit pas à la possibilité de s’extraire de la routine ou de la course effrénée de la vie moderne pour pouvoir se faire plaisir. Non, dans son essence, la liberté c’est d’être libre pour vivre la vie la plus gratifiante : celle que Dieu veut pour nous.

Dans ce sens, nous ne sommes réellement libres que lorsque Dieu nous a donné une nouvelle vie qui trouve sa joie à faire la volonté de Dieu. Liberté indissolublement unie à l’écoute obéissante de la Parole de Dieu, et à la communion avec Christ. C’est ce qu’il dit lui-même à ceux qui avaient cru en lui : « Si vous persévérez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; et vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira… Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres » (Jean 8. 31, 32, 36).

Jésus donne l’exemple le plus grand d’une telle vie. Il a constamment et librement choisi d’obéir à son Père, y trouvant une profonde joie. Sa personnalité était épanouie, malgré l’hostilité, l’injustice et l’humiliation. Sa liberté s’est exprimée jusqu’au sacrifice de lui-même, par amour pour son Père et pour chacun de nous.

La vraie liberté chrétienne s’exprime :

En nous par la capacité donnée de Dieu pour faire le bien,

Vers Dieu que nous connaissons comme notre Père, et vers Jésus que nous connaissons comme notre Seigneur,

Au service de notre prochain,

Tout cela par le Saint Esprit qui nous conduit dans ce chemin nouveau.

La liberté chrétienne : capacité, donnée de Dieu, pour faire le bien

« Or que le Dieu de paix… vous rende accomplis en toute bonne œuvre pour faire sa volonté, faisant en vous ce qui est agréable devant lui, par Jésus Christ, auquel soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen. » (Hébreux 13. 20-21)

La liberté chrétienne, celle que Dieu veut pour nous, réside dans le fait de vouloir et d’accomplir le bien. Le croyant accueille une telle liberté dans sa vie, par la grâce de Dieu qui agit en lui. « Dieu opère en vous et le vouloir et le faire » (Philippiens 2. 13). Il y a ainsi un lien mystérieux et intime entre la grâce de Dieu et la liberté du croyant. La grâce produit en nous cette liberté et nous la vivons par la foi et par l’action du Saint Esprit.

La liberté chrétienne, c’est connaître Dieu comme notre Père et Jésus comme notre Seigneur

« Parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, criant : Abba, Père : de sorte que tu n’es plus esclave, mais fils ; et, si fils, héritier aussi par Dieu. » (Galates 4. 6-7)

« Ayant une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints,­… approchons-nous avec un cœur vrai. » (Hébreux 10. 19, 22)

« Prenez mon joug sur vous (dit Jésus) et apprenez de moi car je suis débonnaire et humble de cœur et vous trouverez le repos de vos âmes ; car mon joug est aisé et mon fardeau est léger. » (Matthieu 11. 29-30)

Dans le Nouveau Testament, la liberté est souvent rattachée au fait que nous sommes enfants de Dieu. Devant Dieu, il y a deux possibilités. Ou nous sommes « esclaves » ou nous sommes « fils ».

Plus nous apprendrons à connaître Jésus, plus aussi nous découvrirons le Père. Connaître Dieu comme notre Père, c’est entrer dans la réalité la plus profonde de l’amour. Jouir d’un tel amour chasse, de nos cœurs, les peurs. Alors une nouvelle liberté peut s’épanouir, cette liberté qui rendait Jésus si attirant et authentique.

Dans toutes nos circonstances, nous pouvons goûter l’amour du Père. Toujours, nous pouvons aller à lui, dans la prière et l’adoration, sans aucun empêchement, car tous nos péchés sont effacés par le sang de Jésus. Par l’Esprit, nous crions : « Abba Père », « Père bien-aimé » (Romains 8. 15). Invoquer Dieu comme Père, c’est aussi prendre conscience de l’honneur et de l’obéissance qui lui sont dus. Une telle obéissance est la pierre de touche de notre foi dans le Père.

À cette part bénie d’être enfants de Dieu, s’ajoute celle de reconnaître Jésus comme notre Seigneur. Les deux sont liés car l’exaltation de Christ, sa gloire comme Seigneur est unie à la gloire du Père (Philippiens 2. 11 ; Romains 6. 4 ; Éphésiens 1. 17, 20). Pratiquement, en nous soumettant à Christ, en prenant son joug, nous sommes délivrés progressivement de tout ce qui nous tient courbés dans notre âme. Se soumettre à Christ, obéir à sa parole n’est donc pas un assujettissement mais la clef d’une véritable libération (Romains 10. 9).

  La liberté chrétienne : être au service des autres

« Vous avez été appelés à la liberté ; seulement n’usez pas de la liberté comme d’une occasion pour la chair, mais, par amour, servez-vous l’un l’autre. » (Galates 5. 13)

« Un chrétien est un libre seigneur de toutes choses, et il n’est soumis à personne. Un chrétien est un serf corvéable en toutes choses et il est soumis à tous », écrivait Martin Luther, en 1520. Pourquoi cette apparente contradiction ? Parce que la liberté chrétienne est intimement unie à l’amour qui aime servir, se donner. L’amour, produit par le Saint Esprit (Romains 5. 5), fait jaillir une vie spontanée, joyeuse, qui se met librement au service de son prochain et qui trouve son bonheur à accomplir la volonté de Dieu.

La liberté que Christ confère conduit donc à se mettre au service les uns des autres. Tel est le paradoxe de la liberté. Ma vraie liberté est d’être pleinement moi-même, c’est-à-dire tel que Dieu, mon Créateur et mon Rédempteur, me veut. Or Dieu m’a créé pour l’aimer et aimer mon prochain. Personne n’est libre comme l’était Jésus. Il nous montre ce qu’est la vraie liberté en disant : « Moi, je fais toujours les choses qui lui plaisent (à Dieu, le Père) » (Jean 8. 29). Il dit aussi : « Le fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir » (Matthieu 20. 28), et à notre intention : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il se renonce soi-même, et qu’il prenne sa croix, et me suive » (Matthieu 16. 24).

  La liberté chrétienne : être conduit par l’Esprit

 

« Là où est l’Esprit du Seigneur, il y a la liberté. » (2 Corinthiens 3. 17)

Dieu nous a donné son Esprit qui nous conduit dans cette nouvelle vie de liberté et de joie. Il nous fait connaître Christ (Jean 16. 14), nous détournant ainsi de nous-mêmes pour nous orienter vers le Seigneur Jésus, pour l’aimer et lui être soumis. C’est lui aussi qui nous donne la conviction d’être enfants de Dieu (Romains 8. 16) et l’assurance pour nous approcher de Dieu.

Le ciel se réjouit quand les chrétiens sont libres et heureux (Luc 15. 32). Le Seigneur veut nous donner de connaître, par son Esprit, une vie riche et abondante (Jean 7. 38 ; 10. 10). « Si quelqu’un entre par moi, dit Jésus, il sera sauvé, il entrera et il sortira et il trouvera de la nourriture » (Jean 10. 9). Il nous a donné toutes choses pour en jouir en saisissant ce qu’est vraiment la vie (1 Timothée 6. 17-19). Il le fait afin qu’à notre tour nous ayons le privilège de librement bénir et donner. Car, nous dit-il, « il est plus heureux de donner que de recevoir » (Actes 20. 35).

Veillons à ne pas attrister le Saint Esprit par le péché sous une forme ou sous une autre. Au contraire, soyons remplis de l’Esprit, en nous abandonnant sans réserve à l’amour du Père, en nous soumettant à l’autorité pleine d’amour du Seigneur et en apprenant à vivre par la foi et la confiance en lui. Alors, nous goûtons vraiment la liberté chrétienne. Cela est vrai sur le plan individuel, cela est vrai aussi sur le plan de l’Église. Pour le déroulement des réunions d’assemblée, pour l’exercice des dons spirituels (1 Corinthiens 12. 11), pour la compréhension de l’Écriture, que Dieu nous accorde de nous laisser véritablement conduire par son bon Esprit.

  Les chaînes de certains chrétiens

 

Pourquoi donc tant de chrétiens vivent-ils comme s'ils étaient encore esclaves ? D'une part, nous nous rebellons souvent contre notre Maître en refusant de lui obéir et en restant attachés à notre ancienne vie, aux péchés qui nous liaient à notre ancien maître, Satan.

Notre nouvelle nature continue de cohabiter avec notre ancienne nature pécheresse, si bien que nous sommes toujours attirés par le péché. Paul écrit aux Éphésiens de « se dépouiller » du vieil homme corrompu par le péché et de « se revêtir » du nouvel homme et de sa justice.

Nous devons renoncer au mensonge et revêtir la vérité, renoncer au vol et endosser le travail et la productivité, renoncer à l'amertume, à la rage et à la colère et revêtir la bonté, la compassion et le pardon (Éphésiens 4.22-32).

Nous avons été libérés de l'esclavage du péché, mais nous retournons souvent à nos chaînes, parce que quelque chose en nous continue d'aimer cette ancienne vie.

  Comprendre ce que veut dire être crucifiés avec Christ

Très souvent, nous comprenons mal que nous avons été crucifiés avec Christ (Galates 2.20) et régénérés pour devenir une nouvelle créature (2 Corinthiens 5.17).

La vie chrétienne est une vie de mort à soi-même. Si nous pensons sans cesse à nous-mêmes et accomplissons les désirs de la chair en nous complaisant dans les péchés dont nous avons été libérés, c'est comme si nous portions partout avec nous un cadavre plein de pourriture et de corruption. (Matthieu 23 :27)

Nous devons l'enterrer définitivement par l’écoute et la puissance du Saint-Esprit, qui est la source de notre force. Notre nouvelle nature deviendra de plus en plus forte, si nous la nourrissons continuellement de la lecture et la méditation de la Bible. De plus, par la prière, nous recevrons la force, la paix et puissance dont nous avons besoin pour échapper au désir de retourner à notre ancienne vie de péché et de doute.

Il nous faut absolument prendre conscience que le statut d'esclaves de Christ est la seule liberté véritable et le moyen d’être libéré de nous-même et du monde.

 
 

    

    

 

    

    

 


 

 

  La liberté en Christ

Table des matières

La liberté en Christ. 1

La liberté. 1

Définition de la liberté. 2

Les différentes formes de liberté :. 2

Le libérateur. 4

Une année de grâce, une année de liberté, une année de Jubilé. 4

Donnons une explication au texte déjà cité :. 5

Il révèle l’autorité (ou la puissance) du Christ. 6

Il exprime le message du Christ. 6

La mission du Christ. 6

Quelques versets qui parlent de liberté. 8

Devenir esclave du Christ pour être maître de sa liberté. 10

Même si cela semble contradictoire !. 10

Participer à l’héritage de Christ. 11

La liberté chrétienne :. 11

Jésus nous libère pour…... 11

La liberté chrétienne : être au service des autres. 14

La liberté chrétienne : être conduit par l’Esprit. 15

Les chaînes de certains chrétiens. 16

Comprendre ce que veut dire être crucifiés avec Christ. 16

 

  La liberté

 

"La liberté commence où l'ignorance finit."

Victor Hugo - 1802-1885 - Océan, 1840

  Définition de la liberté

Etymologie : du latin liber, libre.

La liberté est l'état d'une personne ou d'un peuple qui ne subit pas de contraintes, de soumissions, de servitudes exercées par une autre personne, par un pouvoir tyrannique ou par une puissance étrangère. C'est aussi l'état d'une personne qui n'est ni prisonnière ni sous la dépendance de quelqu'un.

La liberté peut être définie de manière positive comme l'autonomie et la spontanéité d'une personne douée de raison. La liberté est la possibilité de pouvoir agir selon sa propre volonté, dans le cadre d'un système politique ou social, dans la mesure où l'on ne porte pas atteinte aux droits des autres et à la sécurité publique.

  Les différentes formes de liberté :

Liberté naturelle : en vertu du droit naturel.

Liberté civile : en respectant les lois.

Liberté politique : pouvoir exercer une activité politique, adhérer à un parti, militer, élire des représentants...

Liberté individuelle : droit de chacun d'agir librement sans encourir de mesures arbitraires. Utilisé seul, le terme "liberté" recouvre à la fois la liberté individuelle, la liberté civile et la liberté politique.

Avec un substantif ou un adjectif, "la liberté ..." décline les principes de la liberté appliqués à un domaine. Exemples :

Liberté de conscience (choix d'une religion ou le refus d'avoir une religion),

Liberté du culte,

Liberté d'opinion, de pensée, d'expression (en matière politique, religieuse, philosophique),

Liberté de la presse,

Liberté de mouvement,

Liberté d'association,

Liberté syndicale,

Liberté économique,

Dans la devise "Liberté, Egalité, Fraternité" de la République française (issue de la Révolution), le terme "liberté" sous-entend que la contrainte et le devoir ne peuvent venir que des lois établies par l'Assemblée nationale, librement élue par le peuple.

L’Esprit de l’Eternel, |du Seigneur, est sur moi

Car l’Eternel m’a oint

Pour annoncer aux humiliés |une bonne nouvelle.

Oui, il m’a envoyé |afin de panser ceux |qui ont le cœur brisé,

D’annoncer aux captifs |leur délivrance

Et à ceux qui sont prisonniers |leur mise en liberté.

Ésaïe 61 :1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Le libérateur

Qui parle ici ? Selon plusieurs, le prophète lui-même. Cela ne nous paraît pas possible. Car celui qui parle ne se donne pas seulement pour un évangéliste, un messager du salut ; il en est lui-même l’auteur ; il est le Sauveur (verset 3). Si l’on se rappelle les tableaux précédents de l’œuvre du Messie dans le livre d’Esaïe (42.1-7 ; Ésaïe 49.8-13 ; Esaïe 50 :1-9 ; 52 :13-15 ; Esaïe 53 : 1-12 comparez Ésaïe 11.2), on ne doutera pas que ce ne soit lui que le prophète introduise ici sans le nommer. C’est donc lui qui réalisera le magnifique avenir promis à Sion dans le chapitre 60.

L’Éternel m’a oint. L’onction est l’emblème de la communication des dons du Saint-Esprit. C’était par cette cérémonie que les prêtres, les rois et quelquefois les prophètes étaient introduits dans leur charge (Exode 28.41 ; 1 Rois 1.39 ; 1 Rois 19.16). Le serviteur de l’Éternel, tel qu’il a été dépeint jusqu’ici (particulièrement dans les chapitres 42 et 53), réunit en sa personne ces trois charges et reçoit pour les remplir la plénitude de l’Esprit divin (Ésaïe 11.2 ; Ésaïe 42.1). Ce don s’est réalisé pour Jésus au moment de son baptême ; l’Esprit est descendu et est demeuré sur lui (Jean 1.32 ; Jean 3.34). Le nom de Messie vient en hébreu du verbe oindre ; le choix de ce verbe confirme notre opinion que c’est le Messie qui parle. Jésus lui-même a déclaré être le personnage ici annoncé, quand il a dit, après avoir lu le commencement de ce discours dans la synagogue de Nazareth : Cette parole est accomplie aujourd’hui et vous l’entendez (Luc 4.16-21).

La bonne nouvelle signifie la même chose que le mot grec évangile ; c’est le terme qui désigne dans le Nouveau Testament la prédication de Jésus. Ce message s’adresse tout spécialement aux débonnaires, ordinairement foulés et malheureux en ce monde (Matthieu 5.5).

             Une année de grâce, une année de liberté, une année de Jubilé

Annoncer… la liberté… Ces expressions font allusion à l’institution du jubilé, dans laquelle Ésaïe voit un type de la délivrance messianique. L’année de jubilé, instituée par la loi, revenait tous les cinquante ans (à l’expiration de sept périodes sabbatiques). Les esclaves israélites devaient cette année-là être mis en liberté ; ceux qui avaient dû vendre leurs biens rentraient en possession de leur patrimoine. Aussi est-il dit Lévitique 25.10 : Vous sanctifierez la cinquantième année et vous publierez la liberté par le pays à tous ses habitants. Et Ézéchiel (Ézéchiel 46.17) appelle cette année-là une année de liberté. Cette institution, destinée à procurer à Israël une sorte de restauration périodique, offre une belle image de l’ère de grâce dont le, Messie proclamera l’ouverture et qui doit aboutir à la réintégration du peuple de Dieu dans son héritage.

  Donnons une explication au texte déjà cité :

L’Esprit du Seigneur est sur moi ; Car il m’a oint ; Pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres.

Il m’a envoyé |pour annoncer aux captifs la délivrance, ; Aux aveugles le recouvrement de la vue,

Pour apporter la liberté aux opprimés.

Le début de ce chapitre est d'un intérêt tout particulier. C'est le passage qu'a choisi le Seigneur Jésus lorsqu'il s'est levé pour lire et méditer dans la synagogue de Nazareth (Luc 4 :16-21 Luc 4.16-22).

Mais remarquons un détail de la plus haute importance : Jésus a interrompu sa lecture au milieu de la phrase, avant la mention du jour de la vengeance.

Seule la première partie de son ministère — celui de la grâce — était accomplie « eux l’entendant ». Ce qui suit, c'est-à-dire le jugement, était suspendu et l'est

Encore aujourd'hui. Là où notre texte ne comporte pas même une virgule, Dieu a intercalé déjà presque 2 000 ans de patience.

Ésaïe 61 rapporte une déclaration prophétique du Messie lui-même où il résume, à la première personne du singulier, l’essence de son ministère :

L’Esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, car l’Éternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, et aux prisonniers la délivrance ; pour publier une année de grâce de l’Éternel, et un jour de vengeance de notre Dieu ; pour consoler tous les affligés ; pour accorder aux affligés de Sion, pour leur donner un diadème au lieu de la cendre, une huile de joie au lieu du deuil, un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu, afin qu’on les appelle des térébinthes de la justice, une plantation de l’Éternel, pour servir à sa gloire (Ésaïe 61.1-3).

On sait que cette prophétie porte sur le ministère de Christ parce que le texte regorge d’indices messianiques (par ex. l’onction) et parce que le Nouveau Testament le confirme. Au début de son ministère public, le Seigneur Jésus lit ce texte dans la synagogue de Nazareth, la ville où il a grandi (Luc 4.16-21). Il souligne la portée prophétique d’Ésaïe 61 en l’utilisant pour revendiquer son identité messianique.

Trois aspects du ministère du Messie se dégagent de ce texte.

 

  Il révèle l’autorité (ou la puissance) du Christ.

Cette puissance découle de l’onction divine. L’Éternel a oint Christ et l’a ainsi consacré pour être le Médiateur. Cette onction est la garantie qu’il accomplira aussi avec efficacité les fonctions correspondantes de prophète, de sacrificateur et de roi. En tant qu’élu de Dieu (Ésaïe 42.1), Dieu l’a mis à part pour accomplir son plan éternel de salut et de rédemption. La puissance du Messie repose sur la puissance divine. Les prophètes ont souvent prédit que l’Éternel lui donnerait l’Esprit sans mesure (Ésaïe 11.2). C’est une des caractéristiques de son ministère et la preuve irréfutable qu’il est le Christ de Dieu (Jean 3.34). La puissance de l’Esprit repose sur lui et garantit le succès de tous les aspects de son ministère. Aucun obstacle ne peut l’empêcher de mener sa mission à bien (Zacharie 4.6).

  Il exprime le message du Christ.

Il a les paroles de la vie. Son message peut se résumer en quatre mots : évangélisation (« porter de bonnes nouvelles »), consolation (« guérir ceux qui ont le cœur brisé »), libération (« proclamer aux captifs la liberté ») et avertissement (proclamer l’année de grâce et le jour de vengeance).

  La mission du Christ.

Les versets 2 et 3 révèlent le triple objectif de cette mission vis-à-vis de l’Éternel et de ceux qui pleurent sur Sion. Elle consiste d’abord à justifier les pécheurs. Cela se voit au verset 3, où ceux qui pleurent sont appelés « térébinthes de la justice, une plantation de l’Éternel ». Christ emploie la même image lorsqu’il dit à propos des pharisiens : « Toute plante que n’a pas plantée mon Père céleste sera déracinée » (Matthieu 15.13). Mais ceux que l’Éternel plante dans le sol fertile de la justice de Christ sont en sécurité ; rien ne les déracinera.

Ensuite, sa mission consiste à transformer des vies. La vie de ceux qui pleurent sur Sion ne sera plus la même. Il donne « un diadème au lieu de la cendre, une huile de joie au lieu du deuil, un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu ». La grâce ne laisse jamais le pécheur dans l’état où elle le trouve. Enfin, sa mission consiste à glorifier Dieu. Tout ce qu’il fait vise à « servir à sa gloire » (Matthieu 15.3). Le salut bénéficie aux pécheurs, mais son objectif ultime est de servir à la louange de la gloire de la grâce de Dieu (Éphésiens 1). Le Seigneur Jésus affirme avoir accompli cet aspect de sa mission lorsqu’il dit au Père : « Je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire » (Jean 17.4). Il n’est donc pas surprenant que lorsqu’à Nazareth, Jésus applique tout cela à lui-même, « tous lui rendaient témoignage ; ils étaient étonnés des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche » (Luc 4.22).

Luc 4 :18 ; Esaie 61 :1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Quelques versets qui parlent de liberté

 

Voici, au contraire, un homme qui scrute la loi parfaite qui donne la liberté : il lui demeure fidèlement attaché et, au lieu de l’oublier après l’avoir entendue, il y conforme ses actes ; cet homme sera heureux dans tout ce qu’il fait.

Jacques 1 :25

Dieu accorde aux gens seuls |une famille.

Il donne aux prisonniers |de sortir libres, dans la joie.

Seuls les rebelles |sont confinés |dans un désert aride.

Psaume 68 :7

De nombreux malheurs atteignent le juste

Mais l’Eternel le délivre de tous.

Psaume 34 :20

Vous agirez ainsi en hommes libres, sans faire pour autant de votre liberté un voile pour couvrir une mauvaise conduite, car vous êtes des serviteurs de Dieu.

1 Pierre 2 :16

Christ nous a rendus libres pour que nous connaissions la vraie liberté. C’est pourquoi tenez bon et ne vous mettez pas à nouveau sous le joug de l’esclavage.

Galates 5 :1

Le Seigneur dont parle le texte, c’est l’Esprit, et là où est l’Esprit du Seigneur, là règne la liberté.

2 Corinthiens 3 :17

Si donc c’est le Fils qui vous donne la liberté, alors vous serez vraiment libres.

Jean 8 :36

Oui, mes frères et sœurs, vous avez été appelés à la liberté. Seulement, ne faites pas de cette liberté un prétexte pour vivre comme des hommes livrés à eux-mêmes. Au contraire, par amour, mettez-vous au service les uns des autres.

Galates 5 :13

Tout m’est permis. Certes, mais tout n’est pas bon pour moi. Tout m’est permis, c’est vrai, mais je ne veux pas me placer sous un esclavage quelconque.

1 Corinthiens 6 :12

Alors je pourrai vivre |dans la vraie liberté,

Car j’ai à cœur |de suivre tes préceptes.

Psaume 119 :45

Alors Jésus dit aux Juifs qui avaient mis leur foi en lui : Si vous vous attachez à la Parole que je vous ai annoncée, vous êtes vraiment mes disciples. Vous connaîtrez la vérité, et la vérité fera de vous des hommes libres.

Jean 8 :31-32

Maintenant donc, il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont unis à Jésus-Christ. Car la loi de l’Esprit qui nous donne la vie dans l’union avec Jésus-Christ t’a libéré de la loi du péché et de la mort.

Romains 8 :1-2

Mais maintenant, affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, le fruit que vous portez, c’est une vie sainte, et le résultat auquel vous aboutissez, c’est la vie éternelle.

Romains 6 :22

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Devenir esclave du Christ pour être maître de sa liberté

Nous aspirons tous à être libres. Surtout en Occident, la liberté est la première valeur, recherchée par tous ceux qui sont ou se sentent opprimés.

Il y a cependant une différence entre la liberté en Christ et la libération politico-économique.

Les peuples les plus sévèrement opprimés de l'histoire ont souvent trouvé leur pleine liberté en Christ.

La Bible dit que personne n'est libre spirituellement. En Romains 6, Paul explique que nous sommes tous esclaves, soit du péché, soit de la justice. Ceux qui sont esclaves du péché ne peuvent s'affranchir eux-mêmes, mais une fois libérés de la puissance et du châtiment du péché par le sacrifice de la croix, nous entrons dans une autre forme d'esclavage en laquelle nous trouvons une paix parfaite et une liberté totale.

  Même si cela semble contradictoire !

La liberté en Christ n'est que pour ceux qui sont ses esclaves, ceux qui l’acceptent comme roi et maître sur leur vie. L'esclavage est considéré aujourd'hui comme un état dur et dévalorisant, d'inégalité, alors que dans le paradigme biblique, la véritable liberté appartient à l'esclave de Christ, qui éprouve la joie et la paix de son maître, produits de la seule liberté qu’il ne connaîtra jamais. Le terme doulos est employé 124 fois dans le Nouveau Testament et désigne « quelqu'un qui appartient à quelqu'un d'autre », un « esclave qui ne s'appartient pas à lui-même ».

Il nous faut employer le bon terme

Malheureusement, la plupart des traductions bibliques modernes traduisent doulos par « serviteur ». Or, un serviteur travaille pour un salaire.

Son employeur lui doit une récompense pour son travail. Le chrétien, lui, n'a rien à offrir au Seigneur en échange de son pardon : il appartient pleinement au maître qui l'a racheté par son sang versé à la croix. Les chrétiens ont été rachetés par son sang et appartiennent à leur Sauveur et Seigneur. Nous ne sommes pas ses employés : nous lui appartenons (Romains 8.9). La traduction correcte de doulos est « esclave ».

Loin d'être opprimé, l'esclave de Christ est réellement libre. Il a été libéré du péché par le Fils de Dieu, qui a dit : « Si donc le Fils vous libère, vous serez réellement libres. » (Jean 8.36) Le chrétien peut sincèrement dire avec Paul : « En effet, la loi de l'Esprit qui donne la vie en Jésus-Christ m'a libéré de la loi du péché et de la mort. » (Romains 8.2) Nous connaissons la vérité et la vérité nous a rendus libres (Jean 8.32).

  Participer à l’héritage de Christ

 

Paradoxalement, être esclave à Christ fait de nous les enfants et héritiers du Dieu Très-Haut (Galates 4.1-7). En tant qu'héritiers, nous participons à l'héritage qu'il accorde à tous ses enfants : La vie éternelle. C'est un privilège plus précieux que tous les trésors terrestres, tandis que les esclaves du péché n'héritent que la mort spirituelle et l'éternité en enfer.

  La liberté chrétienne :

La liberté chrétienne, celle que Dieu veut pour nous, réside dans le fait de vouloir et d'accomplir le bien. Le croyant accueille une telle liberté dans sa vie, par la grâce de Dieu qui agit en lui. « Dieu opère en vous et le vouloir et le faire » (Philippiens 2.

  Jésus nous libère pour…

Examinons maintenant la liberté chrétienne dans laquelle Christ nous a placés.

En 1789, la liberté a été symbolisée, en France, par la prise de la Bastille. Comme le peuple de Paris, derrière le mot liberté, chacun voit son propre problème : échapper à telle contrainte imposée par des supérieurs hiérarchiques, des horaires, des exigences administratives. En fait, on peut être libéré de tous ces problèmes sans être vraiment libre. Car la liberté, au sens le plus profond du terme, concerne la vie intérieure. Elle ne se réduit pas à la possibilité de s’extraire de la routine ou de la course effrénée de la vie moderne pour pouvoir se faire plaisir. Non, dans son essence, la liberté c’est d’être libre pour vivre la vie la plus gratifiante : celle que Dieu veut pour nous.

Dans ce sens, nous ne sommes réellement libres que lorsque Dieu nous a donné une nouvelle vie qui trouve sa joie à faire la volonté de Dieu. Liberté indissolublement unie à l’écoute obéissante de la Parole de Dieu, et à la communion avec Christ. C’est ce qu’il dit lui-même à ceux qui avaient cru en lui : « Si vous persévérez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; et vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira… Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres » (Jean 8. 31, 32, 36).

Jésus donne l’exemple le plus grand d’une telle vie. Il a constamment et librement choisi d’obéir à son Père, y trouvant une profonde joie. Sa personnalité était épanouie, malgré l’hostilité, l’injustice et l’humiliation. Sa liberté s’est exprimée jusqu’au sacrifice de lui-même, par amour pour son Père et pour chacun de nous.

La vraie liberté chrétienne s’exprime :

En nous par la capacité donnée de Dieu pour faire le bien,

Vers Dieu que nous connaissons comme notre Père, et vers Jésus que nous connaissons comme notre Seigneur,

Au service de notre prochain,

Tout cela par le Saint Esprit qui nous conduit dans ce chemin nouveau.

La liberté chrétienne : capacité, donnée de Dieu, pour faire le bien

« Or que le Dieu de paix… vous rende accomplis en toute bonne œuvre pour faire sa volonté, faisant en vous ce qui est agréable devant lui, par Jésus Christ, auquel soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen. » (Hébreux 13. 20-21)

La liberté chrétienne, celle que Dieu veut pour nous, réside dans le fait de vouloir et d’accomplir le bien. Le croyant accueille une telle liberté dans sa vie, par la grâce de Dieu qui agit en lui. « Dieu opère en vous et le vouloir et le faire » (Philippiens 2. 13). Il y a ainsi un lien mystérieux et intime entre la grâce de Dieu et la liberté du croyant. La grâce produit en nous cette liberté et nous la vivons par la foi et par l’action du Saint Esprit.

La liberté chrétienne, c’est connaître Dieu comme notre Père et Jésus comme notre Seigneur

« Parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, criant : Abba, Père : de sorte que tu n’es plus esclave, mais fils ; et, si fils, héritier aussi par Dieu. » (Galates 4. 6-7)

« Ayant une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints,­… approchons-nous avec un cœur vrai. » (Hébreux 10. 19, 22)

« Prenez mon joug sur vous (dit Jésus) et apprenez de moi car je suis débonnaire et humble de cœur et vous trouverez le repos de vos âmes ; car mon joug est aisé et mon fardeau est léger. » (Matthieu 11. 29-30)

Dans le Nouveau Testament, la liberté est souvent rattachée au fait que nous sommes enfants de Dieu. Devant Dieu, il y a deux possibilités. Ou nous sommes « esclaves » ou nous sommes « fils ».

Plus nous apprendrons à connaître Jésus, plus aussi nous découvrirons le Père. Connaître Dieu comme notre Père, c’est entrer dans la réalité la plus profonde de l’amour. Jouir d’un tel amour chasse, de nos cœurs, les peurs. Alors une nouvelle liberté peut s’épanouir, cette liberté qui rendait Jésus si attirant et authentique.

Dans toutes nos circonstances, nous pouvons goûter l’amour du Père. Toujours, nous pouvons aller à lui, dans la prière et l’adoration, sans aucun empêchement, car tous nos péchés sont effacés par le sang de Jésus. Par l’Esprit, nous crions : « Abba Père », « Père bien-aimé » (Romains 8. 15). Invoquer Dieu comme Père, c’est aussi prendre conscience de l’honneur et de l’obéissance qui lui sont dus. Une telle obéissance est la pierre de touche de notre foi dans le Père.

À cette part bénie d’être enfants de Dieu, s’ajoute celle de reconnaître Jésus comme notre Seigneur. Les deux sont liés car l’exaltation de Christ, sa gloire comme Seigneur est unie à la gloire du Père (Philippiens 2. 11 ; Romains 6. 4 ; Éphésiens 1. 17, 20). Pratiquement, en nous soumettant à Christ, en prenant son joug, nous sommes délivrés progressivement de tout ce qui nous tient courbés dans notre âme. Se soumettre à Christ, obéir à sa parole n’est donc pas un assujettissement mais la clef d’une véritable libération (Romains 10. 9).

  La liberté chrétienne : être au service des autres

« Vous avez été appelés à la liberté ; seulement n’usez pas de la liberté comme d’une occasion pour la chair, mais, par amour, servez-vous l’un l’autre. » (Galates 5. 13)

« Un chrétien est un libre seigneur de toutes choses, et il n’est soumis à personne. Un chrétien est un serf corvéable en toutes choses et il est soumis à tous », écrivait Martin Luther, en 1520. Pourquoi cette apparente contradiction ? Parce que la liberté chrétienne est intimement unie à l’amour qui aime servir, se donner. L’amour, produit par le Saint Esprit (Romains 5. 5), fait jaillir une vie spontanée, joyeuse, qui se met librement au service de son prochain et qui trouve son bonheur à accomplir la volonté de Dieu.

La liberté que Christ confère conduit donc à se mettre au service les uns des autres. Tel est le paradoxe de la liberté. Ma vraie liberté est d’être pleinement moi-même, c’est-à-dire tel que Dieu, mon Créateur et mon Rédempteur, me veut. Or Dieu m’a créé pour l’aimer et aimer mon prochain. Personne n’est libre comme l’était Jésus. Il nous montre ce qu’est la vraie liberté en disant : « Moi, je fais toujours les choses qui lui plaisent (à Dieu, le Père) » (Jean 8. 29). Il dit aussi : « Le fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir » (Matthieu 20. 28), et à notre intention : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il se renonce soi-même, et qu’il prenne sa croix, et me suive » (Matthieu 16. 24).

  La liberté chrétienne : être conduit par l’Esprit

 

« Là où est l’Esprit du Seigneur, il y a la liberté. » (2 Corinthiens 3. 17)

Dieu nous a donné son Esprit qui nous conduit dans cette nouvelle vie de liberté et de joie. Il nous fait connaître Christ (Jean 16. 14), nous détournant ainsi de nous-mêmes pour nous orienter vers le Seigneur Jésus, pour l’aimer et lui être soumis. C’est lui aussi qui nous donne la conviction d’être enfants de Dieu (Romains 8. 16) et l’assurance pour nous approcher de Dieu.

Le ciel se réjouit quand les chrétiens sont libres et heureux (Luc 15. 32). Le Seigneur veut nous donner de connaître, par son Esprit, une vie riche et abondante (Jean 7. 38 ; 10. 10). « Si quelqu’un entre par moi, dit Jésus, il sera sauvé, il entrera et il sortira et il trouvera de la nourriture » (Jean 10. 9). Il nous a donné toutes choses pour en jouir en saisissant ce qu’est vraiment la vie (1 Timothée 6. 17-19). Il le fait afin qu’à notre tour nous ayons le privilège de librement bénir et donner. Car, nous dit-il, « il est plus heureux de donner que de recevoir » (Actes 20. 35).

Veillons à ne pas attrister le Saint Esprit par le péché sous une forme ou sous une autre. Au contraire, soyons remplis de l’Esprit, en nous abandonnant sans réserve à l’amour du Père, en nous soumettant à l’autorité pleine d’amour du Seigneur et en apprenant à vivre par la foi et la confiance en lui. Alors, nous goûtons vraiment la liberté chrétienne. Cela est vrai sur le plan individuel, cela est vrai aussi sur le plan de l’Église. Pour le déroulement des réunions d’assemblée, pour l’exercice des dons spirituels (1 Corinthiens 12. 11), pour la compréhension de l’Écriture, que Dieu nous accorde de nous laisser véritablement conduire par son bon Esprit.

  Les chaînes de certains chrétiens

 

Pourquoi donc tant de chrétiens vivent-ils comme s'ils étaient encore esclaves ? D'une part, nous nous rebellons souvent contre notre Maître en refusant de lui obéir et en restant attachés à notre ancienne vie, aux péchés qui nous liaient à notre ancien maître, Satan.

Notre nouvelle nature continue de cohabiter avec notre ancienne nature pécheresse, si bien que nous sommes toujours attirés par le péché. Paul écrit aux Éphésiens de « se dépouiller » du vieil homme corrompu par le péché et de « se revêtir » du nouvel homme et de sa justice.

Nous devons renoncer au mensonge et revêtir la vérité, renoncer au vol et endosser le travail et la productivité, renoncer à l'amertume, à la rage et à la colère et revêtir la bonté, la compassion et le pardon (Éphésiens 4.22-32).

Nous avons été libérés de l'esclavage du péché, mais nous retournons souvent à nos chaînes, parce que quelque chose en nous continue d'aimer cette ancienne vie.

  Comprendre ce que veut dire être crucifiés avec Christ

Très souvent, nous comprenons mal que nous avons été crucifiés avec Christ (Galates 2.20) et régénérés pour devenir une nouvelle créature (2 Corinthiens 5.17).

La vie chrétienne est une vie de mort à soi-même. Si nous pensons sans cesse à nous-mêmes et accomplissons les désirs de la chair en nous complaisant dans les péchés dont nous avons été libérés, c'est comme si nous portions partout avec nous un cadavre plein de pourriture et de corruption. (Matthieu 23 :27)

Nous devons l'enterrer définitivement par l’écoute et la puissance du Saint-Esprit, qui est la source de notre force. Notre nouvelle nature deviendra de plus en plus forte, si nous la nourrissons continuellement de la lecture et la méditation de la Bible. De plus, par la prière, nous recevrons la force, la paix et puissance dont nous avons besoin pour échapper au désir de retourner à notre ancienne vie de péché et de doute.

Il nous faut absolument prendre conscience que le statut d'esclaves de Christ est la seule liberté véritable et le moyen d’être libéré de nous-même et du monde.

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